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Bonne réunion de travail avec le maire qui permet évidemment aussi de revenir sur le premier engagement que j'ai pris vis-à-vis de lui. D'ailleurs, je l'ai signé dans ce courrier des dimanches, c'est la transparence sur ce qui s'est passé. Cette transparence, évidemment, elle incombe à l'État, au gouvernement. Puis désormais, on est dans le cadre d'une enquête judiciaire. Et on voit bien que les faits sont des faits qui sont particulièrement graves et d'ailleurs plus en avance. Dans cette enquête de flagrance, même la procureure de la République s'est déjà exprimée, plus on voit bien que tout ça est encore plus grave qu'il n'y paraissait. Plus grave qu'il n'y paraissait. Par le degré de planification, par la volonté de passage à l'acte, et même d'ailleurs par les différents chefs d'inculpation, en tout cas de poursuite, de motifs de poursuite que la justice a retenus. Donc ça c'est la première des choses. La deuxième des choses, moi je crois encore à la responsabilité individuelle. Si on peut faire transparence sur comment les opérations de sécurisation se sont tenues samedi dernier, on demeure pas moins que ceux qui sont responsables de l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges, ce sont ceux qui ont mis le feu. Alors après, je sais qu'on vit désormais dans une société dans laquelle il peut y avoir des excuses sociales faciles, une repentance collective facile à considérer que l'État, c'est tout le monde. Après, il y a le gouvernement, il y a le préfet, il y a les forces de police. Enfin, la réalité, c'est que celles et ceux qui ont mis le feu sont les principaux responsables. Après, c'est normal qu'un maire, engagé pour sa commune, avec en plus de l'émotion, parce que ce n'est pas que de la politique, tout ça, ce n'est pas que de l'action publique, il y a aussi une dimension particulièrement humaine. et ont envie de comprendre ce qui s'est passé, parce que tout simplement, il a besoin aussi d'expliquer à sa population. J'étais maire, je suis toujours premier adjoint de ma commune, et ça pour le coup, dans les discussions entre l'autorité judiciaire et le maire, la réunion de travail qu'on a eue ensemble ce soir, il est clair qu'on commence à mettre aussi des choses plus concrètes, plus tangibles sur la manière dont ça s'est passé. Et vous le verrez, je crois, au temps prochain. Tout ça a été complètement délibéré, planifié, organisé avec un degré de menace élevé. Et donc maintenant, ce qui nous appartient, c'est d'en faire le retour de l'expérience nécessaire. Après, il y a aussi un volet de réparation, d'aider. C'est le début du mandat municipal. Ce n'est pas parce que l'État n'est pas responsable, l'État n'a pas mis le feu la mairie de Limoges, ce n'est pas pour autant que l'État doit abandonner le conseil municipal de Limoges, le maire de Limoges et la population de Limoges. C'est le sens de ce que les ministres ont fait avec les adjoints maires cet après-midi, ce qu'on a refait ensemble ce soir, après un certain nombre d'engagements. Si le contribuable municipal, les habitants de Limoges doivent consacrer de l'argent pour reconstruire la mairie, il est certain que c'est d'autres projets qui ne vont pas sortir de terre. Premier engagement. Le premier, c'est que le contribuable local, communal, ne mettra pas un euro dans la reconstruction de cet hôtel de ville.
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