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C'est sans doute son rôle aussi au président de la République. D'ailleurs, on voit les images qui sont en direct du président de la République avec le maire notamment de Trappes.
crois qu'il a une telle impopularité, Emmanuel Macron, aujourd'hui, que s'il ne fait pas extrêmement attention à tout ce qu'il fait, il crée encore plus d'impopularité. Et je crois que c'est justement la spirale dans laquelle il est. On lui a reproché la semaine dernière d'avoir été à un concert à un moment où la France était à la limite de l'explosion. Là, il décide d'aller à Trappes aujourd'hui. alors qu'on sait qu'il a brillé par son absence à des moments importants de son mandat, où il a refusé de se déplacer sur des événements qui aussi étaient gravissimes, demain matin, tout ça va être comparé, et on va lui reprocher, non pas là où il est allé, mais là où il n'est pas allé. Donc effectivement, Emmanuel Macron, aujourd'hui, est dans une position qui est compliquée. Mais effectivement, il veut reprendre la main. Sauf qu'à mon avis, aujourd'hui, il est tellement bas dans la popularité chez les Français, que pour reprendre la main, pourquoi faire ? Et est-ce qu'il peut ? Je crois qu'il ne peut plus. Et pourquoi faire ? Il ne faut pas grand-chose.
On ne sait pas à ce stade s'il va s'exprimer le président de la République. C'est probable. S'il se rend sur place, c'est sans doute qu'il a aussi envie de passer des messages. Qu'est-ce qu'il peut dire, le chef de l'État, après un drame pareil ? C'est un drame dont on ne connaît pas encore tous les tenants et les aboutissants. Mais pour autant, on imagine qu'il voudra aussi apporter un message d'unité. C'est son rôle en
tant que
chef de l'État ?
Je pense qu'il n'y a pas grand-chose à dire, quand vous êtes président de la République, que vous faites face à des gens qui sont encore très émus, choqués, bouleversés, parfois en colère. Je pense que d'abord, il faut qu'il écoute toutes les personnes qui sont intervenues. Ensuite, je pense qu'il faut qu'il leur dise que la nation se tient à leur côté et qu'il les assure de leur soutien. Et puis ensuite, je pense qu'il faut qu'il leur propose éventuellement de les aider, les faciliter dans un certain nombre de démarches. Vous savez, aujourd'hui, quand tout va bien, c'est une galère pas possible pour entreprendre la moindre démarche. Alors j'imagine que quand tout va mal, ça ne va pas forcément plus vite. Seule chose que peut peut-être faire le président de la République, c'est ça. Sur le volet réglementaire législatif, on l'a un peu évoqué tout à l'heure, il est beaucoup trop tard. C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron ne peut pas se réveiller aujourd'hui. Alors il peut essayer de le faire, mais je pense qu'il y a des forces politiques qui le soutiendront. Mais si vous voulez, vous ne pouvez pas le faire quand vous êtes aussi faible. Si vous voulez vraiment changer les choses, réformer le pays pour l'armer davantage, pour renforcer le pouvoir de la police et de la gendarmerie, pour que l'État ait beaucoup plus de puissance, il faut que vous soyez forts politiquement. Et là, aujourd'hui, Emmanuel Macron et Marc Varnot l'ont dit, est extrêmement faible. Et quand vous êtes faible, vous ne pouvez pas lancer des grands projets.
Parallèlement à ce déplacement à Trappes... Je le disais, le chef de l'État est aussi attendu au chevet, si je puis dire, des policiers. Qu'est-ce que vous attendez qu'il vous dise, Éric Ouvras, le président de la République ? Il y a eu des propos rapportés qui ont été beaucoup commentés sur ce manque d'empathie.
C'est ce que j'ai eu. Ces propos-là, ils nous ont choqués, je vous le dis. Dans les rangs, ça a choqué l'ensemble des policiers qui faisaient face à des scènes de violence chaque jour. Et c'était très mal placé. au mauvais moment et ça a fracturé un petit peu. Donc là, il vient faire une visite. Voilà, c'est bien, il n'y a pas de souci. Mais les mots prononcés ont beaucoup choqué dans nos rangs.
On va retrouver Mathieu Devez qui est en direct à Trappes, qui a suivi d'abord le déplacement du ministre de l'Intérieur et désormais celui du président de la République. Mathieu, le chef de l'État est arrivé. C'était inattendu. On l'a appris il y a quelques minutes à peine d'abord de la part de l'Elysée et puis il est arrivé sur place. Qu'avez-vous pu observer de ces premiers échanges avec les autorités locales, avec les habitants ? Pourquoi pas ?
Écoutez, écoutez, cher Thomas, scène assez impressionnante qui s'est passée. On a vu tout ce cordon, le cordon sécuritaire du président de la République, des motos, des gyrophares de partout. Et tous les habitants des rues alentours sont sortis pour savoir ce qui se passait. Alors bien sûr, tout le monde nous a interpellé. Qui est là ? Qui est là ? C'est le président de la République. Regardez d'ailleurs cette boulangerie. On est juste en face de la mairie. Tout le monde est sorti donc pour regarder. Ce cortège assez impressionnant qui vient d'arriver à Trappes. Et puis cette communication assez brève, un succinct de l'Elysée, c'était un bruit qui courait depuis la fin d'après-midi. Donc la venue du président de la République, l'Elysée, nous dit qu'il va notamment s'entretenir, bien sûr. Avec le maire, ça c'est important. Aussi avec les forces de secours qui ont été mobilisées. On vous rappelle que c'est la BAC notamment qui a réussi à interpeller. Seulement 10 minutes après les faits, le principal suspect. Échange aussi avec les habitants. On se demande bien qui va pouvoir parler avec le président de la République. Il y a énormément de monde autour de nous qui souhaite en tout cas se rapprocher. Mais regardez le périmètre, il est bouclé évidemment. Alors que tous les habitants souhaitent se rendre à la mairie et peut-être interpeller le président de la République. qui, ça y est, est en train d'échanger avec les forces de secours. Et notamment le maire, il est arrivé à la mairie il y a un peu moins de 10 minutes, Thomas, désormais.
Monsieur Devez, est-ce que vous avez une quelconque information sur le programme du président de la République ? Est-ce qu'il a prévu justement de s'entretenir avec les habitants ? Est-ce qu'il a prévu de prendre la parole ? Que vous ont dit les équipes de l'Elysée si jamais vous avez pu échanger avec elle ?
qu'on nous dit, c'est que le président de la République, il va aller au contact des habitants. Des échanges sont bien prévus avec les habitants, également avec les forces de secours mobilisées. On imagine bien sûr les policiers, les policiers de la BAC de Saint-Quentin-en-Yvelines, dans les Yvelines, qui sont intervenus pour appréhender le principal suspect. En revanche, peu d'informations sur l'identité des personnes qui vont échanger éventuellement des membres d'associations. On sait que c'est bien sûr la communauté musulmane, des personnes issues de l'immigration qui auraient été touchées. Donc par ce principal suspect, ce crime terroriste. Sachez que le Parc national antiterroriste est bien saisi des faits. Mais très peu de communication de la part de l'Elysée. On imagine que le climat social, l'atmosphère est très très tendue. D'ailleurs, on n'avait pas véritablement d'informations sur l'heure de la venue d'Emmanuel Macron. Il est arrivé très vite ici, moment de stupeur. Alors qu'il faut le dire, l'atmosphère est très tendue. Mais ça commençait un peu à devenir un peu plus calme. Il y a eu cette cellule psychologique, il y a de moins en moins de monde qui est arrivé à la cellule psychologique. La mairie qui commençait à se vider, Laurent Nunez qui était parti avec Aurore Berger depuis quelques heures désormais. Et puis cette venue impromptue du président de la République ici, qui finalement réveille un peu tout le monde. Et tout le monde se dit, qu'est-ce qu'il fait là ? Qu'est-ce qu'il va dire ? Est-ce qu'il va venir en soutien des habitants, de la communauté musulmane ? Il y a beaucoup de rivérins qui rentrent chez eux, qui ne peuvent pas passer ici. Ça y est, regardez, les voitures peuvent de nouveau passer, il y a énormément. de policiers qui circulent. Et donc ce climat assez anxiogène, il faut le dire, cette stupeur des habitants qui regardent, qui échangent au téléphone avec leurs proches, avec d'autres riverains également, qui interpellent les journalistes. Et puis Emmanuel Macron, que va-t-il dire ? A qui va-t-il parler ? Quels habitants ? Le maire, oui. Les forces de police, oui. Et puis donc toujours cette interrogation sur ce que va dire le président de la République et surtout à qui.
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