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Je vous précise cette information qui nous parvient à l'instant, l'Elysée qui dénonce un attentat terroriste, raciste. Ce sont des mots assez forts de la part de l'Elysée. Il est 19h36, bien donc 37 si vous nous rejoignez sur France Info. Nous sommes toujours en édition spéciale sur cette attaque terroriste ce matin dans les Yvelines, sur les communes de Trappes et de La Verrière. Nous attendons... D'une minute à l'autre, l'arrivée d'Emmanuel Macron sur place, à Trappes, qui se rend pour exprimer, ce sont les mots de l'Elysée, la solidarité de la nation après cet acte. Reda Didi, je me tourne vers vous. Est-ce que c'est important que le président de la République se rende sur place pour justement, ce que je viens de dire, montrer la solidarité de la nation ?
Alors, cette affaire est mise en relief parce qu'on a vécu le 17 octobre. Ce qui se passe à Orléans a pris plus de place, ce qui se passe aujourd'hui. Je pense qu'il y aura un après, après cette journée en fait. Un peu comme il a pu y avoir en effet pendant la campagne de 2012. Par rapport à quoi ? Expliquez-nous. Un avant et un après. Il me semble que c'est un acte grave qui vient de... de se dérouler, que le président se déplace sur place, montre bien quelque chose qui s'est passé. Et je trouve que le travail effectué par les forces de l'ordre, notamment la BAC, la scientifique jusque-là, il n'y a pas de reproche à faire. Oui, parce qu'a priori,
c'est la BAC qui aurait arrêté le suspect. Une information qu'on a eue tout à l'heure, le suspect pour l'instant ne peut pas être interrogé. De par son état, on attend un petit peu d'en savoir plus maintenant. Mais ce que je veux dire,
c'est que les citoyens nous regardent, que les habitants de ces villes de Trappes nous regardent, des gens qui ont pu être touchés par cet événement nous regardent et regardent la façon dont, finalement, l'autorité traite le problème. Vous voulez dire que la réaction de l'État et d
'Emmanuel Macron, elle est attendue au tournant ?
Et pour l'instant, je ne vois pas de fausse note. On va voir la prise de parole et le déplacement et voir un peu tout ce qu'il dit. Mais de ce que je vois du communiqué de presse, de ce que je vois des différentes interventions, de ce que je vois des différentes prises de parole de la part des responsables à l'État, ils ont pris conscience de ce qui se passait.
Et je rebondis, je me permets à l'exemple, parce qu'on se rappelle que lorsque Aboubakar sissait... en 2025, avait été assassiné dans une mosquée, le ministre de l'Intérieur de l'époque n'avait pas souhaité se rendre sur place. Et je rebondis sur ce que Réna Didi nous disait tout à l'heure, le fait qu'il y ait cette prise en compte au plus haut niveau de l'État, elle marque quand même... Du caractère
raciste, vous voulez dire ? Du caractère terroriste.
Exactement, ça marque quelque chose. Là où on se souvient qu'il y a un peu plus d'un an, il y avait eu une forme de valse-hésitation où les mots n'avaient pas été posés et je pense que là c'est important qu'ils soient posés aujourd'hui.
va peut-être retrouver Cédric Mas, historien spécialiste du terrorisme, s'il est toujours avec nous. Cédric Mas, en quoi est-ce que c'est important, selon vous, que le chef de l'État, Emmanuel Macron, se rende sur place ? Est-ce que ça peut avoir un impact, notamment pour apaiser la situation, apaiser la population sur place ?
oui, évidemment, mais plus globalement, éviter que cette attaque produise des effets politiques que son auteur a priori souhaiterait lui faire produire. Vous savez, un acte terroriste, c'est un crime qui est commis pour influencer la scène politique et la direction d'un pays, et donc les opinions, les perceptions de la majorité. Donc c'est ça. D'ailleurs, les attaques de Mohamed Merah n'avaient finalement pas eu tant d'effet que ça, puisque... Marine Le Pen n'était pas passée au second tour, malgré la récupération qu'elle en avait faite. C'est très important. Je rappelle quand même que ce n'est pas exceptionnel. Le déplacement d'un président de la République sur un lieu d'une attaque terroriste, c'est même d'ailleurs un classique qui fait peur aux services de sécurité. On se rappelle François Hollande qui sera au Bataclan alors que la situation saine n'est même pas sécurisée, qu'une partie, on le prendra après, du commando était encore présent dans le voisinage. Mais c'est très important aussi pour renforcer la légitimité de cette qualification-là. qui, si elle était trop rapidement récupérée politiquement d'un côté ou de l'autre, pourrait être questionnée, alors que je le répète, je suis aujourd'hui... malheureusement c'est un drame, mais il est heureux que les pouvoirs publics réagissent comme ça et qu'il n'est pas, et il est malheureux qu'il n'y ait pas réagi comme cela précédemment.
On va regarder ces images en direct qui nous parviennent de Trappes. Emmanuel Macron, visiblement, vient d'arriver au commissariat de Trappes. On le voit actuellement sur l'image, il est arrivé à ce commissariat à la mairie, pardonnez-moi, de la ville de Trappes, où a eu lieu ce matin cette attaque terroriste Henri Vernet. On parlait de l'importance de cette visite d'Emmanuel Macron. Qu'est-ce qu'il peut dire ? Qu'est-ce qu'il peut faire dans un moment pareil
? Ce que vous disiez tout à l'heure, c'est les valeurs dans la République qui sont attaquées. C'est important qu'ils soient là pour les rappeler, pour rappeler à quel point c'est important. Et puis on l'a dit sur les mots qui vont être prononcés également. Parce que là donc c'est l'Elysée, c'est un communiqué de l'Elysée sur le côté attaque terroriste raciste, donc le mot racisme qui a été prononcé. Parce qu'il ne l'avait pas été, c'est normal, puisque Emmanuel Macron avait réagi dans un premier temps très peu de temps après l'attaque. Et donc il avait évidemment dénoncé la profondeur. parler de la profonde émotion et d'une terrible épreuve, mais sans qualifier cette attaque raciste. Là, évidemment, on va écouter avec extrêmement d'intention les mots qu'il va prononcer. Mais oui, c'est d'abord apaiser, je ne sais pas. Le pays est dans une charge émotionnelle intense depuis quelques semaines. Donc apaiser la tâche, elle est extrêmement difficile. Et les répercussions que, évidemment, cette attaque va avoir sur la campagne politique, elles vont être très importantes. Voilà, on le voit. On voit qu'il est en train de saluer, il est
accompagné du... préfet des Yvelines, visiblement, Emmanuel Macron, qui salue les personnes qui sont dans cette mairie Trappes. On le voit à présent saluer des personnels de la Croix-Rouge, me semble-t-il, Sibeth Ndiaye. Vous connaissez plutôt très bien le président de la République. Qu'est-ce qu'il va essayer de faire ?
pense que d'abord, ce déplacement, il était important. Important parce que dans les mots qui accompagnent, qui ont été diffusés à l'ensemble des journalistes, par communiqué de presse, par off, on voit bien que là, le président de la République souhaite marquer quelque chose d'important. Un déplacement du président de la République, ce n'est pas anodin, quand même, malgré tout, d'autant plus quand... On est dans cette situation, vous savez, habituellement, on vous dit souvent « Ah, mais on n'a pas tous les éléments d'enquête, etc. » Là, manifestement, il y a un choix qui a été fait, qui est clair, qui est affirmé. La position du président de la République, c'est de se situer, évidemment, aux côtés des élus, puisqu'on a Ali Rébé qui est sur place, qui est le maire de Trappes, évidemment, le maire de La Verrière qui est également sur place, que vous avez eu à l'antenne tout à l'heure. Il y a quelque part cette tradition républicaine qui consiste à être à côté des élus qui ont à connaître sur leur territoire des événements de cette nature. Sans doute rencontrera-t-il des habitants qui sont traumatisés de manière collective ? Probablement pas les familles, qui sont évidemment auprès de leurs proches actuellement, mais je ne doute pas, pour bien connaître le président de la République, qu'il aura aussi à cœur de les voir dans les jours sans doute à venir. Et on peut peut-être remontrer,
alors je vois des images qui se sont passées il y a quelques minutes de l'arrivée d'Emmanuel Macron, c'était il y a quelques instants, à Trappes. Maintenant, il est visiblement en train de s'entretenir avec... ... ... ... ... ... Préfet des Yvelines, visiblement. Je me retourne vers vous, Sibeth Ndiaye. Qu'est-ce qu'ils peuvent se dire dans une telle situation ? Emmanuel Macron, le maire de Trappes, le préfet des Yvelines, c'est quoi ? C'est un point de situation ?
Pas forcément un point de situation, parce que le point de situation a probablement été fait en briefing. au président de la République avant son départ. À l'Elysée. À l'Elysée, exactement. Avant son départ pour Trappes dans les Yvelines, tout lui a été expliqué. On a d'ailleurs à l'image, on a vu des images avec son aide de camp, qui lui permet d'avoir en temps réel les informations. L'aide
de camp, c'est le militaire, je l'explique pour noter les spectateurs, qui accompagne le président de la République partout où il va.
Exactement, et qui le cas échéant peut lui transmettre des informations. Donc on n'est pas forcément là dans un point technique, mais on est plutôt dans de la symbolique politique. Probablement le président de la République. République va avoir des mots qui sont plus du registre du soutien, de l'émotion vis-à-vis de ceux qui sont aux manettes pendant qu'ils doivent gérer cette situation qui, je dois le dire, est quand même assez inédite puisqu'on a une tuerie, en tout cas qui a une fusillade, qui a touché de nombreuses personnes et c'est quelque chose qu'on n'a pas connu en France.
Henri Vernet, Cédric Mas le disait tout à l'heure. C'est assez traditionnel finalement que le président de la République se déplace sur des lieux où il s'est passé des drames. malgré tout, ça a quand même une importance en termes d'image dans l'opinion ?
Oui, bien sûr, ça montre l'importance qui est accordée à cette attaque terroriste. Non, ce n'est pas si fréquent que ça. Je veux dire que des attaques assez monstrueuses, de degrés divers, on en a, que ce soit en France ou même dans les territoires outre-mer. Et non, un déplacement présidentiel, Sivet vient de le dire, ça marque parce que ce n'est pas fréquent, parce que ça dénote vraiment l'importance L'importance qui est accordée à ce qui vient de se passer. Et l'accordance qui est importée, elle marque aussi que non, ce n'est pas une tuerie comme les autres. C'est vraiment, en tout cas, c'est l'analyse qui en est faite pour l'instant. Elle va s'affiner certainement au fil de l'enquête. Néanmoins, cette dimension... Elle est vraiment prise en compte. Il y avait le communiqué de l'Elysée. On peut penser que quand il s'exprimera, le président sans doute l'exprimera avec ses propres mots et de manière assez forte. Et donc, c'est de dire que ces valeurs républicaines, elles sont là, elles sont importantes à défendre. Et surtout, encore une fois, dans ce contexte quand même extrêmement inflammable de la France depuis quelques semaines, notamment depuis samedi dernier et à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation importante dont on ne sait pas très bien. Comment elle pourrait se passer ?
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