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Dans ce Face à BFM, Dominique de Villepin, on en vient au débat et on accueille sur ce plateau Marion Maréchal qui nous rejoint. Venez Marion Maréchal, députée européenne, soutien de Marine Le Pen. Bonsoir à vous. Merci d'être là et merci à tout le monde d'avoir accepté le principe de ce débat. Vous venez de suivre cette émission en coulisses, Marion Maréchal. Qu'avez-vous à dire ce soir en introduction Dominique de Villepin
Déjà, je vous remercie, monsieur de Villepin, d'avoir accepté ce débat. Je suis ravie de débattre avec vous parce que... Pour moi, d'une certaine manière, vous vivez sur une sorte de rande d'image. Une rande d'image qui a 23 ans maintenant, ce fameux discours de l'ONU à 2023. D'ailleurs, cette image d'une France que nous avons aimée, il faut bien le dire. Mais qui donne, me semble-t-il, une image biaisée de l'homme politique que vous êtes. Parce qu'il donne une image de solidité, où là, pour moi, vous êtes l'une des nombreuses incarnations, en réalité, de l'impuissance d'État. et de la soumission à la fois à l'extrême gauche et au racaille de cités. Et j'en veux pour preuve, à l'époque où vous étiez Premier ministre, la manière dont vous avez répondu aux premières grandes émeutes qui ont frappé notre pays en 2005. Vous avez fait un grand discours à l'Assemblée nationale et à l'occasion de ce discours, votre réponse à la casse, aux pillages, aux agressions, aux incendies ont été des centaines de millions d'euros supplémentaires de plans banlieue, ont été des logements sociaux supplémentaires. entre autres choses, ont été la création de préfets à l'égalité des chances. Bref, vous avez été pour moi l'initiateur, avant tout vos successeurs, d'une sorte de mécanique infernale qui a consisté chaque fois à plus la racaille casse, plus l'État s'excuse, plus les Français payent. Donc vraiment l'incarnation d'une forme de culture d'excuses de l'État et d'une tentation d'achat de la paix sociale par l'argent. Et le résultat de cela des décennies après, c'est le 17 octobre. Donc moi j'ai lu avec attention, j'ai écouté plutôt avec attention votre vidéo et j'en finis par là. Avant-hier, vous présentez comme l'homme, le candidat de la paix civile. Alors moi j'aimerais savoir comment vous voulez mettre en place cette paix civile alors que vous êtes pour moi l'un des grands-pères du 17 octobre finalement.
Vous me permettrez d'abord de vous dire pourquoi j'ai accepté de débattre avec vous. En d'autres temps, j'étais à côté de Jacques Chirac en 2002, quand Jacques Chirac a refusé de débattre avec votre grand-père.
Oui, en toute lâcheté d'ailleurs. Jacques Chirac,
qui portait l'héritage gaulliste, estimait qu'il ne devait pas, parce que je pense... que vous avez gagné la bataille du récit dans notre pays jusqu'à ce jour, et que vous êtes, vous et le parti que vous soutenez, aux portes de l'Élysée. Et qu'il faut aujourd'hui se convaincre que c'est vous qui allez gouverner la France dans les cinq prochaines années, s'il n'y a pas un immense sursaut républicain de notre pays. Et je ne ferai certainement pas le procès d'intention à vous, à Jordan Bardella ou à Marine Le Pen, d'être en tant que telle des incarnations des qualificatifs que Jacques Chirac portait à l'époque à la figure de votre grand-père. Mais j'estime que le système, j'estime que l'idéologie, qui est celle du Rassemblement national, comporte aujourd'hui des risques majeurs pour la République. A commencer par la tentation de détourner nos institutions. L'article 11 que Marine Le Pen veut utiliser pour réviser la Constitution, le bouclier européen, et vous connaissez bien l'Europe puisque vous êtes député européen, l'ensemble des traités européens sous l'égide du système juridique national, la priorité nationale qui changera profondément, balayera même notre République. Tout cela, c'est une France qui n'a rien à voir avec celle dans laquelle j'ai vécu. Et quel que soit mon grand âge, je suis attaché à une France. des droits de l'homme, de l'universel et de l'intérêt général. Et vous avez voulu trouver une filiation entre 2005 et le combat que je mène aujourd'hui.
appréciez mon intervention dans cette émission et vous partagez mes idées ? J'ai besoin de vous pour les faire gagner. Alors prenez une minute pour adhérer ou faire un don à notre mouvement Identité Liberté sur le site identité-liberté.fr ou en scannant ce QR code. Je compte sur vous.
'est ce que vous dites dans l'histoire. j'ai pardon.
Je ne me serais pas permis.
répondez sur le fond monsieur Dilpin. Oui justement, les situations sont profondément différentes. 'hui, nous sommes dans un conflit social qui a commencé avec les demandes des lycéens. Ce conflit a vu se greffer d'autres revendications, et en particulier celle de la vie chère, et qui peut nier aujourd'hui qu'il n'y a pas dans notre pays un malheur social. Et bien sûr, de façon opportuniste. Comme souvent dans ce genre de manifestation, il y a malheureusement un certain nombre d'invités et non-invités, et en particulier des ultras qui cassent, qui pillent. Face à qui vous proposez de désarmer la police ? Absolument pas.
Si, si, le texte que vous avez écrit le 16 octobre. Absolument pas. Sur vos raisons sociaux, la veille des émeutes, vous proposez que les policiers renoncent à utiliser les LBD, renoncent à utiliser les grenades de désencerclement, renoncent à utiliser les techniques de NAS.
Je demande,
je
demande, je demande face à des revendications lycéennes, face à un mouvement social lycéen, les consignes données à la police. de maintien de l'ordre, soit adaptée, proportionnée à des jeunes, voire des très jeunes qui sont dans la rue. Alors j'ai bien compris que pour vous... Quand les policiers se font lyncher au sol, j'ai bien compris que pour vous... Y compris
pendant les blocages lycéens, pour vous, les policiers n'ont pas le droit de se défendre. Parce que vous préférez un policier blessé plutôt qu'un énoncier blessé. Manifestants
et casseurs, c'est la même chose. Non, pas du tout, monsieur Dilpin. Vous l'avez dit absolument comme ça. Par contre, vous ce que vous dites... Les manifestants et les casseurs, c'est la même chose.
Monsieur de Villepin, la réalité, c'est que vous, vous préférez avoir un policier blessé qu'un émeutier blessé. Ça, j'avoue que c'est une grande différence entre vous et moi. Et quand on a, lors du 17 octobre, excusez-moi...
Mais j'ai un bilan, contrairement à vous, en matière de maintien de l'ordre. Et j'ai été très soucieux. Sur
10 000 déployés qui ont été blessés, monsieur, c'est un policier sur 10 que vous expliquez qu'aux forces de l'ordre, qu'ils doivent renoncer au LVD, renoncer au dé... Et en 2005, 2006, ça n'a pas été le cas. Vous vous rendez compte à quel point c'est irresponsable. Madame Maréchal, l'amalgame,
ça marche peut-être sur les estrades. Monsieur de Villepin, monsieur de Villepin. Mais comparer des choses qui ne sont pas comparables, je crois que c'est une erreur. C'est un débat. Je vous laisse bien
volontiers la parole. Et donc, j'aimerais pouvoir répondre, puisque vous avez fait une longue tirade, notamment, mais qui recoupe ce que vous avez dit juste avant, sur l'anti-républicanisme que j'incarnerais. On est d'accord. Sur trois exemples que vous avez pris, qui m'intéressent beaucoup. Le premier, c'est le fait que nous voudrions recourir à l'article 11 de la Constitution pour demander aux Français, par référendum, leur avis sur une réforme constitutionnelle. Ça ne vous aura pas échappé, d'ailleurs, que cette proposition est précisément celle qu'a appliqué le général de Gaulle à l'époque. Vous, gaullistes flamboyants que vous êtes, ne pouvez pas l'ignorer, soutenus d'ailleurs à cette même époque par Michel Debré. Et je vais vous épargner, parce que je pense que vous les connaissez aussi bien que moi, les mots extrêmement précis qui ont été ceux du général de Gaulle à l'époque, qui donc, si j'en crois ce que vous dites, étaient un anti-républicain. Deuxième chose, et j'imagine que vous me répondrez à cela, vous expliquez que la préférence nationale, La priorité nationale, appelons-la comme nous le souhaitons, serait anti-républicaine puisque cette priorité consisterait à donner donc une priorité de fait d'accès aux personnes de nationalité française dans leur pays, que ce soit dans le cas d'un certain nombre d'aides, notamment sociales non contributives, ou dans l'accès aux logements sociaux. Comme d'ailleurs, vous le savez, ça se pratique pour un certain nombre d'emplois aujourd'hui de la fonction publique qui sont d'ores et déjà réservés aux Français. En cela, d'une certaine manière, vous renvoyez hors du camp républicain Léon Blum et le Front Populaire, qui à l'époque avait là encore mis en place une politique de priorité nationale très offensive, notamment sur la question de l'emploi. Je pense que je ne vous l'apprends pas. Mais je suis étonnée que ce soit un critère d'anti-républicanisme. Et la troisième chose, que je trouve la plus surprenante, je ne vais pas vous mentir, c'est le fait que nous souhaiterions baisser la contribution de la France à l'Union européenne, comme si l'Union européenne était consubstantielle, finalement, de la République française. Et je ne savais pas que la France n'était pas républicaine avant 1958 et le CE, me semble-t-il. Sachez, M. de Bilepain, je ne crois pas vous l'apprendre. Il n'y avait pas d'Union européenne. Je ne crois pas vous l'apprendre sur les contributions nettes. Je ne crois pas vous l'apprendre parce que... En l'occurrence, l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, entre autres choses, ont obtenu des rabais de leurs contributions. Ça s'appelle des mécanismes correcteurs. Ça se décide et ça se négocie au moment des grandes négociations du Conseil européen en amont du budget pluriannuel, qui est une phase qui va s'ouvrir dans les mois qui viennent et dont Marine Le Pen, bien évidemment, veut profiter pour pouvoir obtenir, en effet, que nous revenions à des hauteurs raisonnables alors que notre situation financière est dramatique. Alors, je vous le dis... Et très franchement, je suis un peu étonnée de la manière dont vous justifiez le fait que nous serions, à travers ces trois exemples, excusez-moi, une menace plus grave aujourd'hui que la France insoumise et que l'extrême-gauche française que nous avons à l'œuvre dans la rue le dimanche dernier.
Sur l'article 11, sur le référendum. Il y a une procédure dans notre Constitution, et les choses ont changé depuis l'époque du général de Gaulle, il y a une procédure, c'est la procédure de l'article 89 qui permet de réviser la Constitution, mais qui oblige à obtenir l'accord des deux chambres.
Donc le général de Gaulle était antirépublicain ?
Le général de Gaulle, dans une période antérieure où la jurisprudence du Conseil constitutionnel était moins établie qu'aujourd'hui, avait choisi de passer par l'article 11 pour un sujet, et ça ne vous a pas échappé, Mme Maréchal, qui concernait l'organisation des pouvoirs publics. C'était l'élection présidentielle. Qu'est-ce que la Constitution,
si n'est l'organisation des pouvoirs publics ?
Là, vous voulez le faire pour un certain nombre de sujets qui touchent à des questions de société. Et il ne vous a pas échappé qu'en 1995, il y a eu une révision qui a été menée par Jacques Chirac, et Jacques Chirac a étendu les prérogatives de l'article 11. en particulier aux problèmes économiques, sociaux et environnementaux. Et à l'époque, il y avait eu un débat qui avait été mené par Jacques Toubon, qui avait répondu à cette question. Pourquoi exclure du champ de l'article 11 les grandes questions de société comme l'immigration ? Et il avait répondu parce que ce serait la porte ouverte à la démagogie. Et c'est bien ça qui fait glisser. Recourir au peuple,
c'est démagogue, évidemment.
Il
risquerait de ne pas être d'accord avec vous. C'est bien ça qui
fait glisser, justement. C'est bien ça qui fait glisser la République. Qui alors se retrouve soumis à la décision d'un jour ? Il ne s'agit pas de la décision d'un peuple souverain et constituant comme l'est la Constitution. Si, monsieur, c'est le
peuple souverain qui est constituant.
Et c'est pour cela qu'il y a la procédure de l'article 89. Mais passons, ce sont des sujets effectués. Venons-en à la Constitution. En effet, parce qu'il n'y a
pas de jurisprudence du Conseil constitutionnel qui écarte totalement l'article 11. C'est la jurisprudence Hochmaï et qui ne dit pas ça. La jurisprudence du Conseil constitutionnel est très
claire et le président du Conseil constitutionnel s'est encore exprimé très récemment. On ne sera pas
d'accord, mais je conclue juste sur ce sujet. Moi, je suis toujours extrêmement choquée quand on présente un coup d'État. comme un coup d'État le fait de recourir au peuple français. Mais on a le droit de ne pas être d'accord, il n'y a pas de problème. Je
vous en prie. Non, mais il ne s'agit à aucun moment de considérer que... Ah bah si ! C'est un coup d'État. C'est de recourir au peuple français, de donner la parole au peuple français dans des conditions qui ne sont pas celles qui sont prévues par la Constitution.
Vous connaissez bien le droit, monsieur. Vous savez très bien que l'esprit... Des rédacteurs de la Constitution comptent dans l'interprétation qu'on fait de la Constitution. L'esprit de la Constitution, je regrette,
Mme Maréchal, mais je ne suis pas sûr que vous soyez autorisé à l'interpréter. Et moi non plus, il y a un conseil constitutionnel sur la contribution à l'Union Européenne. Là encore, il y a les procédures. Et d'ailleurs, vous avez vu la réaction de l'ensemble de nos partenaires, y compris de ceux qui sont proches de vous, quand cette idée a été émise, a été une hostilité manifeste. Que l'on dise que nous souhaiterions et que nous allons soumettre et présenter à nos partenaires. Une demande pour réduire cette contribution, compte tenu de notre situation financière, c'est une chose.
que demande d'ailleurs aujourd'hui M. Lecornu, puisque tout le monde s'aligne sur la proposition de Marine Le Pen, vous l'avez noté.
Oui, mais ça suppose, Mme Maréchal, quelque chose que vous êtes très très loin de pouvoir cranter comme exigence. Ça suppose d'avoir un chemin vers le retour à la réduction des déficits. dont vous ne donnez pas l'exemple dans votre projet. Parce qu'il est difficile d'imaginer un projet plus farfelu que celui que vous avez proposé. Je ne vois pas du tout le rapport. Mais si, parce que imaginez 'en ponctionnant les immigrés, j'ai bien compris que ceux-là, vous aviez décidé de les faire partir. Quand, ponctionnant, d'ailleurs vous allez m'expliquer comment, je serais très curieux de savoir comment vous faites partir 700 000 ou 600 000 immigrés clandestins. Tous
ceux qui ont un casier judiciaire, qui sont fichés S, qui sont des chômeurs de longue durée, qui sont des illégaux, vous voudriez être d'accord avec ça ?
Et vous allez commencer, bien évidemment, par vous brouiller avec les pays de l'autre côté de la Méditerranée. Ah
parce qu'on fait respecter la loi française, on va se brouiller ? Bah oui, je sais que vous êtes un grand ami de M. Théboun, ennemi de la France. Mais
Madame Maréchal, vous êtes en aplavantrisme
au total. Le grand
ami Mme Mélanie, elle a commencé par signer des accords avec ces mêmes pays. On n'insulte pas les gens à qui on a quelque chose à demander. Donc moi je suis pour qu'on ait des visas qui soient donnés en échange de laisser passer consulaires. C'est exactement ce qu'a fait Mme Mélanie, M. de Villepin. C'est exactement ce qu'a fait Mme Mélanie. Moi je pars du principe que pour ça il faut les traiter d'équilibre entre les deux pays. Mais je l'ai dit à plusieurs reprises. Je pense que Mme Mélanie, contrairement aux propositions qui ont été celles de Bruno Retailleau ou de Marine Le Pen, elle, elle ne commence pas par insulter les gens. Elle a commencé par dialoguer avec ces États. Vous vous dialoguez avec un homme
qui est un otage aujourd'hui français, prisonnier politique dans les geôles algériennes. Et qu'est-ce qu'a fait Mme Mélanie ? Et bien justement, c'est l'occasion de
parler de Christophe Glez et de souhaiter une nouvelle fois. Et vous refusez le rapport de France et vous défendez l'accord de 68. Mais vous dénoncez l'accord de 68. Vous voulez en même temps que l'Algérie délivre un certain nombre de laisser passer. Mais comment vous faites ? Mais madame, il faut rappeler
l'accord de 68 qui permet aux Algériens d'avoir des facilités pour arriver...
Une fois, d'abord, il faut être deux pour dénoncer un accord. Quand un accord est signé par...
Monsieur, la politique que vous avez prônée du dialogue, elle a donné quoi ? Excusez-moi, on se fait insulter matin, midi et soir par les Algériens ? Ils détiennent un détenu politique français ? Il ne vous a pas échappé,
il ne vous a pas échappé. Tous les jours, ils refusent
de reprendre leur plan d'estin.
Je ne suis pas aux affaires depuis 20 ans. Mais c'est votre méthode
qui est appliquée, monsieur de Villemont ? Mais bien sûr que si !
Non, à aucun moment. On se complaît dans la repentance, dans l'excuse, on leur sait tout. Et vous avez vu avec Bruno Retailleau à quel point la politique que vous préconisez ne mène nulle part. Il a eu à un moment donné le mandat donné par Emmanuel Macron pour faire appliquer sa politique de fermeté. Cette politique de fermeté n'aboutit pas. Et en tout cas... Je suis heureux de constater que la personne que vous admirez et respectée en Europe, Madame Mélanie, n'a pas suivi vos préconisations et elle a fait exactement l'inverse. C'est faux. Elle
a fait baisser l'immigration illégale, elle a fait baisser l'immigration légale. Mais on y revient. Et comment ? Certainement pas en se
brouillant avec ces États. L
'immigration de travail, elle a posé des conditions très strictes. À l'inverse, elle a inversé le rapport de force. Et elle a
intégré plusieurs centaines de milliers, plusieurs centaines d'immigrés en France. Je ne crois pas que ce soit la politique que vous préconisez. Excusez-moi. Est-ce que c'est la politique que vous préconisez ? Non, non, mais allons au bout des choses. Est-ce que c'est la politique que vous préconisez ? S'il vous plaît. Est-ce que c'est la politique que vous préconisez ? Je vais vous répondre. Oui, absolument, je
vais vous dire pourquoi. On va parler de l'intégration après parce que ça m'intéresse beaucoup. Sur Madame Mélanie, on en finit par là, on va conclure par là. Elle inverse le rapport de force. Elle n'octroie aujourd'hui des visas de travail à des travailleurs venus de pays extra-européens uniquement. Si les pays d'origine s'engagent à reprendre ces clandestins, ça veut dire qu'avec cette méthode, monsieur de Villepin, on n'aurait pas de travailleurs algériens, on n'aurait pas aujourd'hui de travailleurs algériens. C'est la méthode que j'ai mis en avant depuis des années. Laissez passer
consulaire contre visa.
Et bien formidable, vous êtes d'accord avec madame Mélanie alors ?
Mais c'est la politique que j'ai préconisée depuis des années. Mais il y a bien longtemps qu'on avance sur ce sujet. Mais je vous fais remarquer que madame Mélanie, elle n'emploie pas le ton. et pas les méthodes que vous voulez employer vis-à-vis des pays d'origine.
Elle n'a pas tout à fait les mêmes passifs avec l'Algérie, vous nous l'accorderez.
Mais parlons
d'intégration. On parlera d'intégration
dans
un instant.
J'ai besoin d'un éclaircissement, Dominique De Villepin, et je pense que c'est le moment de la voir. Et je reviens à ce que vous avez dit tout à l'heure en tout début d'émission, en expliquant effectivement qu'on était aux portes d'une guerre civile. Et vous nous avez expliqué une guerre civile entre deux camps. Quand je vous ai dit quel camp, vous avez pointé du doigt la France insoumise ? et le Rassemblement National. Absolument.
Oui, c'est notre faute ce qui s'est passé le 17 octobre. J'étais au milieu des casseurs à casser des vitres, moi. Vous vous rendez compte à quel point c'est ridicule et même insultant,
monsieur de Villepin ? Madame Maréchal. Insultant. Madame Maréchal.
On est aux affaires, c'est nous qui avons créé toutes les conditions du débordement ? J
'ai longuement précisé ce que je croyais être la mécanique par laquelle la violence se développe dans notre pays. Et la logique de surenchère, et en particulier sécuritaire, parce que... Les Français le savent, la politique que vous préconisez, elle est appliquée par pan entier depuis maintenant quelques années, dans le domaine de la sécurité, dans le domaine de l'immigration. Et nous voyons l'absence totale de résultats de ces politiques. Ce que je dis, c'est que la surenchère, elle pourrit le débat démocratique. Et c'est bien pour cela que j'aimerais vous entendre. La surenchère,
c'est celle qui consiste à défendre les commerçants, à faire en sorte qu'ils ne se fassent pas casser leur vitrine, à mettre les délinquants en plus en plus en plus. C'est ça que vous appelez la surenchère en fait, on est d'accord ?
Non, ce que j'appelle... Ah non, ce n'est pas ça, c'est quoi ? C'est ce que nous
faisons en fait. Non, ce que j'appelle la
surenchère, c'est de toujours considérer qu'une réponse... n'est jamais assez forte et qu'il faut toujours en prendre une supérieure. Quand
on constate que la méthode qu'on a employée... C'est bien
pour ça que vous êtes une adepte du raccourci, d'ailleurs en matière d'intervention militaire à l'extérieur comme en matière intérieure, toujours tourner le bouton un peu plus loin en espérant qu'il y aura des résultats. Non seulement il n'y a pas de résultats, mais il y a ce climat de guerre civile qui existe aujourd'hui dans notre pays. Et aujourd'hui, il y a un intérêt commun entre ceux qui... souffle sur les braises, et ceux qui tirent les marrons du feu, en l'occurrence le Rassemblement national.
Vous savez, je vous écoute, monsieur de Villepin, vous me faites penser à Athènes qui parle de Robespierre. Vous savez, il disait, parce qu'il était plein de mots, il se croyait plein d'idées. Alors c'est beau, c'est flamboyant, c'est de la prose à la Victor Hugo, mais ce sont objectivement des slogans qui n'ont aucune réalité. La réalité du 17 octobre que nous avons vécue, c'est l'ultra-gauche terroriste. qui a pu s'organiser, se professionnaliser depuis des années grâce à la complaisance, à l'impuissance d'État, au laxisme judiciaire. C'est les petites racailles de cités à qui... Je vous souhaite bonne chance pour aller vendre votre France humaniste, qui est une des conséquences d'ailleurs de l'immigration inassimilée, qui est allée piller dans une espèce de pulsion de violence nihiliste, profiter de la faille d'autorité de l'État pour se mettre à l'œuvre. Ça n'est en rien, évidemment, la responsabilité ni directe ni indirecte du camp politique que nous sommes, puisque là où vous dites que nous soufflons sur les braises, précisément, nous cherchons à éteindre l'incendie. Et je réfute totalement le fait que, soi-disant, ce serait notre politique qui aurait été mis en œuvre depuis des années, puisque que ce soit sur le plan judiciaire, sécuritaire, carcéral, migratoire ou même social, nous sommes très loin. de ce que nous proposons. Par contre, c'est vrai que contrairement à vous, nous ne trouvons pas d'excuses aux casseurs, aux pilleurs, à ceux qui détruisent des mairies, des facultés, qui frappent des femmes commerçantes, qui lingent des policiers au sol. Parce que vous, vous trouvez... toutes les excuses au prétexte de la précarité. Heureusement, je vais vous dire, contrairement à vous, j'ai réussi à être élue dans ma vie. J'ai été élue cinq ans dans le Vaucluse, l'un des départements les plus pauvres de France. J'ai été élue par des honnêtes gens qui n'arrivaient pas à joindre les deux bouts, qui jamais ne se seraient autorisés à faire le dixième de ce qu'on a vu dimanche dernier. Donc c'est extrêmement insultant pour les honnêtes gens, monsieur, que vous fassiez le lien entre
qui engage des actions de violence. Et j'ai toujours fait preuve, tout au long de ma vie, à de la plus grande fermeté vis-à-vis de ceux qui choisissaient ce chemin. Donc à aucun moment, il ne s'agissait d'excuser. C'est intéressant, monsieur. Les lycéens. C'est beaucoup plus clair, alors. Les lycéens. Les revendications qui sont les leurs. Elle mérite d'être entendue. Là, le choix que vous faites en permanence de la dénonciation, de l'accusation, je vous entends, et tout cela résonne étrangement dans ma mémoire, parce que Rakaï, Karcher, on a vu ce que ça donnait. Ça ne contribue pas à la paix sociale. Ça ne
contribue pas à la paix sociale
et la paix civile. Au contraire, cela exacerbe. Vous imaginez que c'est pour cela. Vous êtes aux portes du pouvoir. Vous allez vous installer à l'Élysée. Vous serez peut-être au ministère de l'Intérieur ou au ministère des Finances ou Dieu sait quoi. Comment vous allez mettre en place ce projet si vous n'êtes pas capable de réconcilier et de parler à des Français qui ne sont pas d'accord avec vous et qui ont peur de votre arrivée au pouvoir ? Qui souffre
sur les braises ? Quand vous-même, dans le texte que vous avez publié le soir du 17 octobre, je l'ai ici, vous dites, je cite, il n'y a dans cette affaire aucun camp qui puisse se targuer d'être sans tâche. La violence engendre la violence. Vous parlez de quoi ? Des forces de l'ordre ? C'est la violence des forces de l'ordre que vous dénoncez, monsieur De Villepin ? Et c'est moi qui souffle sur les braises ? Vous décrédibilisez l'autorité de l'État, la réponse de l'État ?
Je vous explique que le campisme… ne peut pas permettre de sortir d'une crise comme celle-ci. Et nous allons le voir dans les prochains jours. Ceux qui ne voient que les violences policières ceux qui ne voient que les violences urbaines. Et vous faites un parallèle entre les deux ? Diriger la France, diriger l'État. Non, je dis que dans les deux cas, c'est quand contribuent stérilement à accroître la tension dans notre pays. Et qu'à un moment donné, écoutez les maires, écoutez le maire de Paris, écoutez le maire de Marseille, ils cherchent à trouver un chemin permette justement de sortir de ce face-à-face. Quand vous avez deux Frances qui s'opposent comme celle-ci, si vous mettez de l'huile sur le feu, c'est un peu plus de violence que vous aurez.
je vais vous dire, monsieur de Villepin. J'ai entendu dire de vous, ça a été dit dans cette émission, que vous étiez l'homme de droite préféré de la gauche. Moi, je ne crois pas du tout que vous soyez un homme de droite. Je vous ai écouté d'ailleurs face à monsieur Ruffin, vous êtes d'accord sur l'essentiel, voire même vous êtes plus à gauche que lui sur un certain nombre de sujets. Et vous dites vous-même, je vous cite de mémoire, je suis très soucieux d'un gaullisme de gauche républicain, humaniste, écologique et culturel. C'est magnifique. C'est magnifique, si ce n'est que... votre projet de France humaniste à ces petites frappes de cités qui pillent et caillent. Je vous assure que si vous allez au milieu d'eux avec votre mégaphone et votre petit tabouret, non seulement vous ne repartirez pas avec le mégaphone et le tabouret, mais surtout, je ne crois pas que vous empêcheriez une seule seconde ces vitrines d'être pillées. Parce que, en l'occurrence, ces racailles de cités, elles détestent la France. Elles détestent la vôtre et elles détestent la mienne. Donc, je ne crois pas, excusez-moi, que ce sujet du dialogue, de l'inclusion, fonctionne. Ça ne fonctionne. Ça ne fonctionne pas, ça ne fonctionne plus,
ça n
'a
jamais fonctionné. Vous traissez complètement ce que je dis. Il ne s'agit pas d'un quelconque laxisme. Il ne s'agit pas d'accepter cet état de fait. Au contraire, il faut lutter contre. Je ne parle pas des casseurs, je ne parle pas des pilleurs. La répression vis-à-vis de ceux qui pillent. équivalent, doit être... Mais
personne n'a parlé de réprimer les manifestants, en fait. Ce n'est pas ça dont on parle, excusez-moi. On parle de ce qui a conduit aux conséquences. J'ai cru comprendre dans vos déclarations
que l'amalgame existait. Et je crois que la polarisation... Je pense qu'on ne manifeste pas un peu les mots d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon. La polarisation, vous savez les mots que l'on emploie, ils disent beaucoup en politique. Oui. Et avant moi, avant moi, Thucydide l'a dit, Victor Clampereur et beaucoup d'autres. Et quand on essentialise... Oui,
enfin le vide avec la prose de Victor Hugo, c'est toujours le vide. Mais allez-y. Quand on
essentialise... les adversaires. Eh bien, dans la République...
Pas de lien avec l'immigration dans ces émeutes, monsieur ?
Dans la République...
Est-ce qu'il y a un lien avec l'immigration ? Dans la
République, il y a des procédures. Il y a un état de droit et justement cet état de droit, vous ne le respectez pas. Cet état de droit, vous le brutalisez et vous aimeriez arriver à des solutions expéditives. Vous ne m'avez pas dit comment vous renvoyez chez eux les 500 ou 600 000 immigrés clandestins. J'aimerais savoir comment justement vous appliqueriez vos méthodes dès lors que vous voudriez appliquer une méthode beaucoup plus autoritaire que celle que le gouvernement mène aujourd'hui. Et ce que je vous dis simplement, c'est que si vous voulez une sortie de crise à un moment donné... Si vous voulez une sortie de crise, à un moment donné, faut être capable d'être dur avec ceux qui ne respectent pas la loi. Oui, très bien. Et gentil avec ceux qui
sont gentils. Ok, merci. Est-ce qu'il y a un lien, monsieur de Villepin, entre ces émeutes et l'immigration
? Eh bien, vous avez vu les comparutions immédiates. Vous avez vu ce que donnent les premiers résultats que nous avons.
J'ai vu que les préfets du 06 avaient dit qu'un tiers des personnes arrêtées étaient étrangères. Oui, en effet.
donc il y a effectivement un certain nombre d'immigrés qui peuvent se retrouver dans ce cadre. Bien,
on avance.
Alors du coup, ça nous pose la question
de l'intégration. Est-ce qu'il faut,
à partir de là, stigmatiser une partie ? Qui fait ça, monsieur ? Dire
qu'il y a un lien entre les émeutes et l'immigration, c'est stigmatiser l'ensemble des immigrés ? Vous pensez qu'ils ne savent pas faire la différence ?
Non. Vous
écoutez les témoignages des commerçants d'origine extra-européenne qui eux-mêmes dénoncent cette situation et sont du côté de la France
? Je constate que la procureure générale de Paris, quand elle est interrogée sur sa voix, L'origine de ceux qui, aujourd'hui, ont été présentés en comparution immédiate, elle ne parle pas de l'ultra-gauche, comme vous l'avez fait immédiatement, ou elle ne parle pas d'origine ethnique, conformément à ce qui est... Alors là, sur ce point-là, vous avez raison. C'est quelqu'un qui est accusé, qui est en garde à vue,
il y en a deux en garde à vue, on verra ce que donnera
l'enquête jusqu'au bout. On verra l'enquête, mais il y a des... Il y a un faisceau d'indices, il y a une série d'éléments qui peuvent penser qu'effectivement, il appartient à cette mouvance. Mais vous voyez, la difficulté, c'est que vous êtes tellement rapide dans vos raccourcis, tellement rapide dans vos conclusions. Non, non, j'ai juste des yeux pour voir
et des oreilles pour voir. Un pays.
Comme la France. Une République, c'est le respect. Le monde entier l'a vu. Oui, mais ça, ça donne une justice expéditive. Ça, ça donne une justice qui ne respecte pas l'état de droit. Le monde entier l'a vu. Mais ce n'est pas un argument. Nous sommes un pays qui doit appliquer des règles.
C'est intéressant parce que du coup, le fait que vous admettiez au moins qu'il y ait une part de lien avec l'immigration nous amène plus largement à la question de l'intégration. Parce que j'ai lu un certain nombre de choses. venant de vous sur le sujet, et notamment un texte que vous avez écrit, un peu un texte fondateur sur ce que vous appelez le piège identitaire, c'est un peu votre dada. Je cite, « La France est une babelle heureuse, une terre palimpseste qui n'existe que par le dialogue qu'elle entretient avec le monde. » Alors c'est beau, mais je ne sais pas ce que ça veut dire. Non mais je vous le dis, je ne dois pas être à votre niveau, mais je ne comprends pas ce que ça veut dire parce que vous ajoutez par ailleurs dans ce texte que la France de souche n'existe pas. Et c'est marrant parce que quand j'ai revu votre discours de 2003, à l'ONU vous dites « je parle au nom d'un vieux pays ». Et du coup, c'est quoi ce vieux pays, monsieur Villepin, s'il n'y a pas de Français de souche, s'il n'y a pas de peuple historique, s'il n'y a pas de culture française qui aurait un droit de préséance, de prééminence sur toutes les cultures européennes qui sont aujourd'hui en train de s'installer sur notre sol de manière extrêmement vindicative ? J'aimerais que vous m'expliquez quel est votre vision de la France. Je ne suis pas sûr. J'en finis par là, parce que pour s'intégrer, et je pense que vous le savez, il faut d'abord s'intégrer à quelqu'un et à quelque chose. Accordons-nous sur ce quelqu'un, ce quelque chose. Je ne suis
pas sûr que vous soyez fondé à m'expliquer ce que c'est qu'un Français de souche. Jean,
vous en êtes un a priori. Vive la Bourgogne.
Oui, mais, mais, mais. Vous admettez que ça existe déjà ? Nous sommes une république. Vous admettez que ça existe ou pas ? Pas dans la république. Il n'y a pas de distinction dans la république
en fonction de l'origine. Mais on peut quand même admettre qu'il y ait un
peuple et une culture d'origine. Ni en droit, ni en fait. On n'a pas le droit de le dire. C'est tout l'esprit de la révolution française de 1789. 'est que chacun vient tel qu'il est. indépendamment de son origine, indépendamment de ses croyances, indépendamment de ses attaches. Et c'est cette reconnaissance de chacun qui crée la beauté de notre pays. et qui fait ses principes de liberté, d'égalité et de fraternité. Cet édifice, il est fragile. Vous, vous voulez établir des distinctions. Vous, vous voudriez qu'il y ait des portiques où les Français de souche passeraient plus rapidement que ceux qui sont arrivés plus tard. Vous êtes
trop intelligent pour faire ce genre de caricature.
Expliquez-moi jusqu'où vous portez la distinction. J'ai entendu ce que vous disiez et ce que disaient un certain nombre de gens autour de vous sur les binationaux. Mais quand on commence à couper la francité... En rondelle.
Ah oui, les binationaux en effet, qui attaquent les forces de l'ordre, déchuent leur nationalité, renvoyés dans leur pays d'origine. Tout à fait. Mais j'assume. J'ai pas de problème. Ils ont un autre pays, manifestement, ils vomissent le nôtre et ils s'en prennent à l'État. Donc pourquoi aurait-il le bénéfice de notre hospitalité ?
Mais le fait d'avoir deux passeports ne fait pas que quelqu'un soit moins français qu'un autre.
Ah bah, de fait. Non, il n'y a pas de fait. Excusez-moi. Il n'y a pas de fait. Mais excusez-moi, ce n'est pas une déchéance systématique. La République, ce n'est pas de fait. C'est une déchéance dans le cadre d'attaques aux forces de l'ordre, excusez-moi.
La République,
ce n'est pas de fait. C'est que vous avez une autre attache. Non. Vous avez la possibilité d'aller ailleurs, puisque vous avez un autre pays. Moi, je n'ai pas d'autre pays, M. de Villepin. Vous voyez ? Je n'en ai pas d'autre.
Oui, mais moi non plus.
Voilà. C'est une grande différence quand même. C'est
une grande différence. ouvre la voie à ce que j'ai indiqué tout à l'heure, la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme. Ces distinctions, elles sont lourdes de conséquences pour l'état de droit. Parce que... Quand on introduit ces paramètres, et on voit très bien comment on pourrait avoir une justice qui prenne en compte, justement, un deuxième passeport, la couleur de peau, pourquoi pas ? Et déjà, trop souvent, nous voyons à quel point il y a des demandes qui sont faites au faciès et qui doivent être. Il y a un certain nombre de pratiques qui, dans notre pays, créent des tensions et qui créent des frustrations. Et il faut être capable de les regarder en face. Je ne vous dis pas, je ne vous dis pas. que tout cela est bien, je vous dis au contraire, soyons lucides, regardons les choses et essayons de mettre notre pays davantage en conformité avec les principes qui sont les longs. Je
ne réponds ni sur les insultes ni sur les anathèmes parce que je pense qu'on ne nous a pas le temps. Néanmoins, je crois que vous vous trompez dans le diagnostic. C'est-à-dire que vous considérez qu'aujourd'hui, c'est une personne comme moi. qui aurait brisé le vivre-ensemble du palimpseste de destin de la France qui se raconte au monde. Ce qui aujourd'hui brise, me semble-t-il, la cohésion nationale et la capacité à vivre ensemble, c'est le fait que nous soyons, pour ne citer que cet exemple, dans un pays où 42% des jeunes musulmans disent avoir une sympathie pour au moins une mouvance islamiste. Et ça, si vous voulez, pourquoi je vous dis ça ? Parce que ça recoupe, malgré tout, là encore, une partie de votre héritage. Vous voyez, ce qui nous sépare, vous et moi, alors vous, vous le présentez de cette manière-là, c'est que moi, je suis traînée devant les tribunaux par tous les islamistes de France et de Navarre, parce que je les combats. J'ai d'ailleurs envoyé un homme en prison qui voulait égorger ma fille. Je me bats au Parlement européen pour faire interdire les frères musulmans. Et vous, quand vous étiez bien Premier ministre, vous avez mis à la table de la République l'UOIF, c'est-à-dire les frères musulmans, dans une volonté de faire reconnaître Je crois que vous
vous trompez sur le calendrier, parce que si vous avez quelques mémoires...
Ou alors vous étiez ministre de l'Intérieur, peut-être. En tout cas, vous étiez aux affaires. Si vous aviez... Pas du tout. Ce n'est pas
sous mon règne, si je puis dire. En tout cas... Et vous êtes félicité, monsieur Dupin, de cet arrivée de l'UEF. J'ai expulsé et j'ai été un ministre de l'Intérieur extrêmement ferme et exigeant, puisque j'ai expulsé... En faisant rentrer l'UEF à
la table de la République. Puisque
j'ai... Non, je crois que vous vous trompez. Non, non, je ne me trompe pas du tout. J'ai expulsé les prêcheurs de haine. J'ai expulsé... Les imams prêcheurs de haine, je les ai expulsés de France. Donc à chaque fois que j'ai eu...
Félicité de la participation de l'OIF.
Je comprends
que vous soyez mal à l'aise.
Parce que 25 ans après, il y a 42
% des jeunes français et musulmans. Mais vous mélangez
tout. Non, je ne mélange rien du tout. Parce que ce qui me rend aujourd'hui le vivre ensemble impossible, c'est ça monsieur. C'est la montée de l'islamisme. C'est la haine de la France. C'est pas moi. Le conseil consultatif des musulmans de France avait été mis en place. par Nicolas Sarkozy, avec une fondation qui était afférente, et à aucun moment il n'y a eu de gestes en cette direction.
Mais vous plaisantez où quoi ? Vous mentez donc ouvertement. Je ne manque pas,
je vous rappelle la chronologie des faits. Mais vous
êtes félicité de cela monsieur, vous l'avez accompagné, vous avez dit, c'est formidable que l'UOIF soit à la place parce qu'il représente, parce que vous avez été d'une naïveté criminelle. Dans le cadre d'un conseil. Dans
le meilleur des cas. Dans le cadre d'un conseil. qui était un conseil qui rassemblait l'ensemble des sensibilités. D
'accord, la sensibilité islamiste du coup. Je voudrais
qu'on avance, Marion Maréchal, Dominique de Villepin, pour parler notamment de ce qui vous sépare en matière d'économie. Vous avez dit tout à l'heure, Dominique de Villepin, que le programme économique du Rassemblement National, c'était un programme de fausses promesses. Quelle fraude-promesse fait ce soir Marion Maréchal face à vous ?
Il suffit de prendre une calculette et de faire les additions. On voit que tous les chiffres qui sont censés permettre d'arriver à 140 milliards sont des chiffres qui sont manifestement très au-delà de la réalité. Quand on espère tirer de la réduction de la contribution européenne... les chiffres qui sont avancés, quand on espère tirer de la suppression de l'AME ou de l'aménagement de l'AME, les chiffres aussi qui sont avancés. Un milliard
et demi ?
C'est pas mal quand même, non ? Je pense que cela ne correspond pas à la réalité. Et je ne suis pas seul à le dire, tous ceux qui se sont penchés sur ce programme, économistes, experts en tout genre, ont constaté qu'il y avait là un certain flottement.
Tâchez d'essayer de comprendre les propositions de M. de Villepin, qui aujourd'hui, comme je vous le disais, est très en accord avec ce que propose notamment M. Ruffin sur un certain nombre de sujets. J'ai cru comprendre que votre mesure phare, votre choc économique, c'était la suppression d'une grande partie des niches fiscales et sociales. La mise à plat. Ah oui, la mise à plat, mais pour supprimer.
Et la suppression d'un tiers de ces niches
fiscales et sociales. D'ailleurs, disons-le clairement aux Français, ce qui correspondra à une hausse. des prélèvements obligatoires, puisque le principe d'une niche fiscale a priori, c'est qu'on obtient des déductions fiscales. Donc sachez, Français qui nous écoutent, que Monsieur de Villepin... homme de droite soi-disant, veut augmenter les prélèvements obligatoires par la suppression massive des niches fiscales.
Je veux mettre à plat et je veux supprimer un certain nombre de privilèges fiscaux qui sont entretenus dans la plus grande opacité au fil des années. Je ne crois pas que vous soyez contre la transparence en matière fiscale. Je crois que plus on fait la lumière là-dessus,
plus...
Plus on peut faire avancer notre pays vers des décisions rationnelles. Je n'ai jamais compris
quelles étaient en revanche véritablement vos économies. En revanche, j'ai noté une chose qui m'a beaucoup intéressée, parce que c'est un sujet sur lequel je travaille beaucoup au niveau européen. C'est le fait que vous défendiez l'inscription de la neutralité carbone en 2050 dans la Constitution. C'est la transcription constitutionnelle du projet de la gauche et de l'extrême gauche européenne qui s'est déclinée à travers un certain nombre de législations sous le terme de pacte vert. Le pacte vert qui est un tsunami de réglementation, d'interdiction, de contraintes pour les entreprises, pour les agriculteurs que nous sommes laborieusement en train d'essayer de justement détricoter en ce moment tant les effets sont néfastes, dont tout indique d'ailleurs qu'elle contribue à une décroissance, à un risque massif de décroissance industrielle et de décroissance agricole. Ça avait été très documenté par un certain nombre de grandes études au niveau européen. Et donc moi j'aimerais comprendre... Comment vous pouvez défendre cette mesure qui, pour le coup, selon tous les experts, est objectivement inatteignable en 2050 ? Vous me diriez encore 2075, je pourrais prendre ça un peu plus au sérieux, mais comment vous atteignez cette mesure qui va donc demander non seulement des investissements extrêmement importants, on parle de pas moins de 200 milliards d'euros par an pour avoir une transition qui puisse aboutir à cela, des interdictions, des contraintes extrêmement lourdes dans un moment où l'économie souffre énormément, et en même temps... nous expliquer que vous voulez faire passer l'industrie de 10% à 14%. Expliquez-moi, parce que moi j'ai vu cette politique à l'œuvre au niveau européen et je vous garantis que la seule chose que ça a fait, c'est détruire des emplois, détruire des industries et augmenter nos dépendances vis-à-vis de la Chine, en grande partie, dépendance que vous êtes pourtant censée combattre, si je ne m'abuse, souverainiste que vous êtes.
Dans la stratégie qui est celle, me semble-t-il, de la France, son intérêt en tout cas, l'accélération de la transition écologique et énergétique est vitale. Pourquoi ? Parce que c'est à la fois l'intérêt du consommateur, c'est l'intérêt de notre pays d'accélérer la transition pour développer des technologies qui nous permettront d'être beaucoup plus compétitifs vis-à-vis des marchés mondiaux. Et dans l'immédiat, si on regarde la facture des Français, Passer à l'électrique, aujourd'hui, c'est une économie de 1 000 euros par an. Et nous voyons d'ailleurs que la progression des véhicules électriques, je pense que vous étiez comme moi au Mondial de l'Automobile, et vous avez pu constater qu'il y a aujourd'hui plus de 40% de Français qui achètent tous les mois des véhicules électriques. 1 000 euros de pouvoir d'achat en plus. Et de la même façon, adopter aujourd'hui et changer la chaudière à gaz de la même façon, c'est... 1000 euros, là encore, d'économie qui est faite à travers un certain nombre de rénovations thermiques des logements. Donc, c'est l'intérêt du consommateur, et la différence se fait directement sur la facture, et c'est la promotion de notre industrie, puisqu'au cœur de notre industrie, vous n'êtes pas sans le savoir, il y a notre politique d'électrification, il y a l'héritage de ces années glorieuses qui étaient les années gaullistes, et du développement de notre industrie nucléaire, et que grâce à cette énergie... Et donc, en misant sur cette énergie nucléaire, nous allons accélérer la décarbonation. accélérer le rythme de la décarbonation de notre économie, c'est accélérer la transition, c'est accélérer le développement économique et industriel, puisque nous avons, grâce à l'électricité, des tarifs bien inférieurs, et que ces tarifs bien inférieurs nous permettront de raccorder la facture des Français directement à cette industrie nucléaire, alors qu'aujourd'hui, en matière européenne, nous sommes raccordés à la dernière unité de centrale à gaz européenne. À travers les certificats pour différence, nous avons la possibilité, ces certificats ont été agréés il y a quelques années au moment du Covid par la Commission, il y a donc la possibilité d'obtenir ce raccordement et de faire une économie supplémentaire grâce à la suppression des certificats d'économie d'énergie. Donc il y a à la fois en termes de compétitivité, à la fois en termes de productivité et à la fois en termes écologiques un intérêt absolu. à accroître cette transition plutôt qu'à se recroqueviller et à camper sur un système qui aujourd'hui n'est plus adapté. Et je pense que les Français l'ont parfaitement compris.
c'est un discours plein de promesses. C'est d'ailleurs le discours que nous tient globalement les Verts et autres depuis un certain nombre d'années. La grande promesse de la transition écologique qui créerait de l'emploi et qui faciliterait la dépendance. Mais alors déjà, moi, j'interroge quand même le principe, même si je serais très soucieuse comme vous de limiter nos dépendances à l'étranger, mais j'interroge le principe. d'un choc réglementaire aussi violent, dans un pays qui, rappelons-le quand même, c'est important de le dire, est à l'origine de 1% des émissions de gaz à effet serre dans le monde. C'est quand même important de le rappeler. Nous sommes l'un des pays les plus vertueux du monde. Donc, on peut interroger quand même la réalité de la possibilité d'investir probablement autour de 200 milliards d'euros par an dans un pays en crise pour aboutir à… Nous
dépensons par Français, nous dépensons chaque année 450 euros pour acheter notre essence à l'Arabie saoudite, la Russie ou les États-Unis. Je vais juste au bout.
Et la réalité, si on doit prendre un secteur très précis, puisque vous parliez du salon de l'auto, c'est tout à fait édifiant, les conséquences de cette politique et de ses objectifs sur l'industrie automobile, puisque dans cette neutralité carbone voulue, je ne vous l'apprends pas, monsieur de Villepin, il y a l'interdiction de la construction des moteurs à voiture thermique. en 2035, qui a pour conséquence immédiate la destruction, en bonne et due forme, de notre industrie automobile européenne et française. Alors que nous étions, en tout cas sur le moteur thermique, les plus performants du monde et que nous étions encore d'ailleurs en capacité de nous améliorer, ça est en train de créer une dépendance non moins d'ailleurs critique. que celle aux hydrocarbures, puisque là encore, je ne vous l'apprends pas, vous connaissez bien la géopolitique, la dépendance aux terres rares et à ces matériaux spécifiques dont nous avons besoin, notamment pour les batteries, est encore plus concentrée dans le monde que ne le sont les hydrocarbures. Nous nous mettons en situation d'extrême fragilité, d'extrême dépendance, alors qu'à l'heure où nous vous parlons...
Rien n'interdit que nous développions dans un esprit de souveraineté, que nous développions justement cette indépendance en... contractant avec des pays qui sont aujourd'hui riches en terrain.
Qui sont limités d'une part, moi je suis même, si vous voulez, je vais au-delà de ça, parce que moi je considère qu'on devrait même pouvoir... explorer et exploiter sur notre sol, notamment dans notre zone économique maritime. Pour ouvrir des mines ici en France. Oui, dans les richesses de nos outre-mer. Je pense qu'il y a là beaucoup de choses inexploitées, mais en général, dans le logiciel qui est le vôtre, alors je ne sais pas si vous avez jusque-là, on veut bien exporter des choses produites plus salement d'ailleurs, mais on s'interdit nous-mêmes en général d'exploiter et d'explorer. Alors je ne sais pas quelle est votre position là-dessus.
Je pense que sous réserve de limites... très étroitement posé, d'abord de consultation avec les populations, et je suis heureux que vous parliez de l'outre-mer parce que c'est les grands oubliés de cette époque. Les manifestations contre la Vichère, Martinique, Guadeloupe, La Réunion, montrent à quel point ces territoires souffrent, ces populations souffrent, alors même que nous avons des obligations que nous ne satisfaisons pas. Donc que, dans certains cas bien précis, nous soyons soucieux. de développer un certain nombre de mines ou d'extractions, oui, dans le respect de l'environnement, dans le respect de la faune et de la flore. Ce sont des exigences que nous imposons sur le territoire national. Il serait normal que nous les imposions également. C'est
ce que j'interroge. J'interroge pas l'objectif vertueux de la faune, j'interroge le délai. Imaginez de dire aux Français en 2050, c'est-à-dire dans 25 ans, on va régler le problème de la disponibilité de tous les matériaux et terres rares au point de pouvoir être souverains en la matière parce que nous aurons ouvert des mines. Une grande
politique africaine nous permettrait parfaitement de retrouver une grande partie de ces terres rares dans le cadre d'une politique de coopération renouvelée.
Nous sommes dans une situation de dépendance industrielle. notamment en ce qui concerne les panneaux solaires, comme vous le savez, et l'éolien. Donc je crois qu'avant d'expliquer aux Français... des contraintes, des interdictions supplémentaires. Il faut déjà s'attacher à savoir comment on relance l'industrie dans notre pays. Ce n'est pas en supprimant les niches fiscales, c'est en supprimant les impôts de production.
C'est certainement pas en suivant la politique de Donald Trump.
C'est certainement pas en suivant la politique de Donald Trump. Et je sens en vous une émule de cette politique et de cette diplomatie. Je crois que c'est une immense erreur. Et quand on voit la politique du gaz de schiste qui empoisonne aujourd'hui les territoires... se portent
un peu mieux que nous quand même.
Mais à quel prix ? À quel prix de saccage de leur territoire ? Il ne s'agit pas de singer
ce que font les Américains, mais je crois qu'on est assez mal placés pour leur donner des leçons en matière de réussite à l'esquête, parce que nous, on n'en fait plus. C'est sûr qu'on n'a plus d'émissions carbone, on n'a plus d'industrie. Oui, d'accord, mais enfin, excusez-moi, je... Moi, j'ai eu ce procès, si vous voulez, depuis un certain nombre d'années de responsable politique, du fait que je serai, quand je ne suis pas un agent russe, je suis un agent américain. J'espère, monsieur de Villepin, que vous ne tombez pas dans ces outrages. J'espère que vous n'en faites pas le procès, parce que je pense qu'il y a peut-être un chemin sur lequel on sera d'accord. C'est que, voyez-vous, moi, j'ai toujours vu les Américains pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire des adversaires, des concurrents économiques. Que ce soit d'ailleurs... Sous les démocrates ou sous les républicains ? Parce que ce que je note quand même, c'est qu'on s'offusque beaucoup lorsque Donald Trump est aux affaires. de ce qu'il peut pratiquer, et que je peux critiquer d'ailleurs aussi, dans la dureté de ce qu'il impose aux Européens en matière d'accords commerciaux, par exemple, auxquels je me suis opposée. Mais je note que lorsque c'était les démocrates qui étaient aux affaires, au moment de l'affaire Ocus, de l'affaire de l'amende BNP, de l'espionnage massif des Européens, entre autres choses, bizarrement, les élites européennes ne trouvaient strictement rien à dire. Donc il y avait une vastalité qui leur convenait.
Ce qui n'était pas mon cas.
Et voilà, c'est pour ça que je vous dis, je pense qu'on sera d'accord là-dessus. Ce qui n'était pas mon cas. Et moi, je suis français, je défends les intérêts. Maintenant, c'est vrai, je ne veux absolument pas me cacher derrière mon petit doigt, ça ne m'empêche pas que sur un ton de politique, je peux partager des constats ou des solutions avec Donald Trump.
Le choix d'une politique de simplification, le choix de sortir de l'impuissance publique qui paralyse aujourd'hui une grande partie des énergies dans notre pays, c'est une nécessité absolue. Mais s'engager dans une politique de régression des différentes avancées qui se sont déroulées au cours des dernières années en matière écologique serait une immense irresponsabilité. Mais vous voulez augmenter la taxe carbone, monsieur de Villepin ? Mais redistribuer cette même taxe au François. Ah, la
politique du chèque,
super. On augmente les impôts, on fait des chèques. Mais pas du tout, c'est que ce que je veux, moi, c'est accélérer le processus de transition écologique. Le fait de retarder. Le moment où nous serons souverains, vous attachez de l'importance à la souveraineté, tant que nous sommes dépendants du pétrole, tant que nous sommes dépendants du gaz, sachant que nous n'en produisons pas, nous sommes pieds et mains liés à des marchés extérieurs, liés au Golfe, liés aux États-Unis, liés à la Russie. Je veux sortir de cette dépendance. Et pour sortir de cette dépendance, c'est une politique ambitieuse, audacieuse, innovante en matière énergétique. Le fait, une fois de plus, de jouer la montre, d'imaginer qu'on va saccager nos territoires, ouvrir... à tout vent les possibilités d'extraction.
Personne ne souhaite saccager les territoires. Vous savez, moi j'ai des enfants, je ne suis pas du tout pour qu'ils vivent dans un territoire saccagé. Par contre, je pourrais vivre dans un territoire où il y a de l'industrie, où il y a de la production. Mais
ça ne vous gêne pas, évidemment, que l'outre-mer soit ouverte à tous les vents et qu'on fasse outre-mer ce qu'on ne veut pas faire dans l'hexagone. Mais absolument pas, je n'ai pas dit ça. J'ai cru comprendre que vous ouvriez la boîte de Pandore. Parce que vous, quand vous explorez et vous exploitez, vous
pouvez le faire nécessairement salement. Vous pouvez le faire avec des règles, avec des contraintes écologiques, avec des contraintes sociales. Ce qu'a priori fait la France. Et le respect
de l'État. Personne
ne dit le contraire, évidemment.
Une toute dernière question, Dominique de Villepin. Il y a ce week-end le Congrès du Grand Assemblant National, avec de vives tensions qui sont redoutées, avec un certain nombre de manifestants anti-RN qui vont venir, parmi eux Olivier Faure, Bali Bakayoko, Sophie Binet, etc. Au vu de votre opposition avec le RN, qu'on a vu ce soir, vous pourriez défiler contre le RN ce week-end
? À Orléans ? Non, j'estime que ce n'est pas ma place. Et vous dénoncez les
élus qui sont là-bas ?
Ce que
je
souhaite, c'est qu'on puisse voir la réalité de ce qu'est le Rassemblement national, au-delà des très belles figures qui aujourd'hui en sont les portes-drapeaux, et que la réalité des politiques qui vont être mises en œuvre, la réalité des risques que nous font courir ces politiques. pour la République, pour l'État de droit, pour nos libertés, apparaissent au grand jour. Je vous
fais si peur, monsieur de Villepin.
Merci beaucoup,
Marion Maréchal, d'avoir été avec nous sur ce plateau.
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