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13h-14h
Avec Lili Mathias et vos chroniqueurs du jour, l'avocat essayiste Gilles-William Golnadal et le chroniqueur politique et communicant Jean-Michel Salvatore. On va évidemment revenir sur la journée de demain, journée sous tension dès aujourd'hui d'ailleurs. Nouvelle mobilisation donc prévue, des commerçants qui craignent d'être pris pour cible par les casseurs, par les pilleurs. Écoutez Sébastien Chenu qui était l'invité de la grande interview au Europe 1 C News, le vice-président du RN qui estime que le gouvernement est débordé avec un président de la République.
a l'impression à la fois d'un gouvernement débordé et d'un président absent, déconnecté, déserteur, qui part à l'étranger au moment où les Français attendent quelque chose de lui, qui prend la parole pour ne rien dire. Vraiment d'un président de la République qui est au bout du rouleau. Un gouvernement qui n'a pas anticipé les choses parce que... Tout cela ne dégringole pas de la planète Mars. Que ce soit les violences ou les revendications, d'ailleurs, qui peuvent être entendues dans les manifestations, le gouvernement n'a rien anticipé.
Alors, il y a deux choses au niveau du gouvernement et même de l'Elysée aujourd'hui. Il y a le dialogue qui va reprendre aussi, puisque Emmanuel Macron va recevoir les lycéens aujourd'hui à 15h. Ils sont également reçus par Matignon lundi. Et puis, parallèlement, Laurent Nunez a dévoilé un dispositif qui est massif. Peut-on dire pour autant que, vu ce qu'on a vécu la semaine dernière, l'État est au... En tout cas, le président de la République, comme dit Sébastien Chenu, est au bout du rouleau. Jean-Michel Salvatore.
Bien sûr. Bien sûr que l'exécutif est au bout du rouleau. Il court après les événements. Le président de la République reçoit les mouvements lycéens cet après-midi. Mais le mouvement a commencé il y a plus d'un mois. Vous ne croyez pas qu'il aurait pu prendre du temps pour les recevoir un petit peu avant, étant donné l'importance de la protestation ? De même, il était prévu que Laurent Nunez aille à Limoges. Mais ce n'est pas aujourd'hui qu'il fallait y aller. c'était lundi dernier donc et tout est comme ça donc ils courent après les événements enfin pas un train mais des trains de retard et donc on voit bien qu'ils sont en train de courir après les événements Ils nous disent qu'ils ont mobilisé des forces de l'ordre en quantité suffisante pour tenir le choc demain. Quand on regarde les effectifs, 70 000, c'est beaucoup, mais étant donné le niveau de violence qu'on avait vu la semaine dernière, on a un petit peu peur. On se dit, mais est-ce que ça va être suffisant, plus 20% ? Est-ce que ce sera suffisant ? Est-ce qu'il n'aurait pas été plus prudent de faire plus ? Est-ce qu'on pouvait faire plus ? Là, on est vraiment dans l'inconnu. Et très honnêtement... et Laurent Nunez, Sébastien Lecornu, et le président de la République n'ont pas le droit à l'erreur. Il ne peut pas se reproduire ce week-end ce qu'il s'est produit la semaine dernière.
J. William Gonnadel, vous êtes d'accord avec ce que vient de dire Jean-Michel Salvatore
Totalement d'accord, moi ça fait très longtemps, mais très longtemps que je ne fais plus attention à ce que dit ou fait M. Macron. J'ai des peuples, totalement. C'est quelqu'un qui est capable de jouer les gros bras contre monsieur Poutine et qui n'est pas capable de défendre l'hôtel de Ville d'Amiens. Vous comprenez ? Il va recevoir des syndicats de lycéens ou d'étudiants qui ne sont pas représentatifs alors que lui ne l'est à peine plus non plus. À quoi ça sert ? Pardon, je veux dire, c'est complètement... Mais c'est de la poudre aux yeux. Nous sommes, je l'ai déjà dit, je le répète, je l'ai écrit la semaine dernière dans le Figaro, dans une situation de pré-guerre civile, avec des aspects sociaux très graves et des aspects identitaires très graves, j'ai pas caché, qui se cachait derrière ceux qui pillaient, d'accord ? Donc, et... Le dernier rempart avant justement la barbarie à visage urbain, c'est la police nationale. Il n'y a plus rien d'autre que la police nationale. Il faut bien l'entendre. Et comme si ça ne suffisait pas notre malheur, nous avons l'extrême gauche et même la gauche qui décident d'aller faire une manifestation à Orléans contre un parti qui se réunit démocratiquement. Pardon, mais il y a ce qu'il faut comme ingrédient, effectivement, pour que tout pète.
Il y aura des personnalités politiques, d'ailleurs. Olivier Faure a dit qu'il y serait. Bali Bagayoko aussi.
Sophie Binet,
la CGT.
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