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mais finalement, qui ne l'est pas en ce moment ? Nicolas Dupont-Aignan, l'invité ce matin.
Votre rendez-vous avec Serf France, réseau de conseils et d'expertise comptable partout en France.
Votre rendez-vous avec le Xpeng L03, le SUV coupé 100% électrique, alimenté par l'IA.
Il est 8h29 et vous êtes bien sur BFM TV et RMC. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Madame.
Merci d'être dans ce studio face à moi ce matin. Je le disais, vous êtes pour la quatrième fois candidat à l'élection présidentielle, président de votre parti Debout la France. On va revenir longuement sur ces mobilisations, sur ce tour de vie sécuritaire annoncé par le président de la République. Ce conseil de défense organisé ce matin après une réunion hier à l'Elysée avec notamment les services de renseignement. Mais d'abord, on l'a appris tard hier, le président recevra aussi aujourd'hui les organisations de lycéens. Écoutez leurs revendications, leurs inquiétudes après plus de trois semaines de revendications, des blocus dans les lycées. Vous dites quoi ce matin Nicolas Dupont-Aignan ? Il était temps qu'il les reçoive, qu'il les mette autour d'une table ?
Il était temps bien sûr. Mais en fait, je vois que le président fait tout, tout seul. C'est incroyable ce qui se passe. Parce que la question, ce n'est pas simplement de les recevoir.
C
'est de savoir si on va entendre des revendications, souvent, pas toujours, de bon sens, personnellement, je réclame depuis des années. C'est-à-dire la suppression ou la modification profonde du système Parcoursup. qui génère une angoisse terrible dans toutes les familles de France.
Ça fait partie en effet de leur revendication. C'est fondamental. C'est fondamental, vous dites aujourd'hui, le gouvernement qui s'appuie notamment pour répondre à cette colère lycéenne, en tout cas c'est ce qu'on nous explique, sur vous savez cette... plateforme qu'ils ont mise en ligne pour recueillir des formes de doléances. Et ils disent que dans, finalement, le décryptage de ces 100 000 doléances, 14% concernent justement Parcoursup, contre 70% pour les emplois du temps, pour les classes surchargées, 28% pour les professeurs non remplacés. Comme si, finalement, Parcoursup et son abrogation, en tout cas, sa remise en cause... Arriver loin derrière, qu'est-ce que cela sous-entend selon vous
? Le coût des plateformes, on est dans une situation incroyable. Ils ont besoin d'une plateforme, il y a un ministère, il y a un ministre, il y a un ministre de l'enseignement supérieur, il y a un ministre de l'éducation. Donc on nous invente une plateforme qui était faite pour noyer le poisson. Vous ne trouvez
pas la démarche saine, citoyenne ? Non, la
démarche c'est du pipeau. On a connu ça avec les cahiers de doléances au moment des gilets jaunes. Ils ont tous été foutus à la poubelle. On n'en a jamais tiré la moindre leçon. À la poubelle, je ne sais
pas. Ils sont dans les archives. Dans les
archives, voilà. Non, mais il faut arrêter tout ça. Pourquoi il y a une telle protestation populaire qui est extrêmement profonde ? C'est parce que ça fait 10 ans... la seule politique menée, c'est celle du mépris. Vous ne pouvez pas gouverner un peuple avec le mépris. Donc il y a incompétence, on voit les résultats sur les finances, sur la sécurité, sur l'immigration, etc. Et puis il y a mépris. Donc là, il va recevoir les jeunes en catastrophe, tout en interdisant les manifestations des jeunes. On va voir ce que ça donne. Moi, j'espère toujours parce que je suis un optimisme. J'espère. Mais tout ça n'est pas sérieux. Tout ça n'est pas sérieux. C'est du grand n'importe quoi. Vous le dites
et redites. Mais c'est la vérité. Pour avancer, l'abrogation de Parcoursup, par exemple, fait partie, vous dites, des mesures impératives aujourd'hui sur lesquelles il faut avancer. Ou du moins la réforme.
Moi, je ne suis pas un jusqu'au boutiste. Il faut que les gens comprennent parce qu'en fait, peu de gens savent ce qui se passe avec Parcoursup. Les étudiants mettent 10 vœux. Mais ils n'ont pas le droit de les hiérarchiser. Ce qui fait qu'il y a un algorithme obscur et que le destin des étudiants et de leur famille dépend de cet algorithme. Et surtout, comme ils ont supprimé le bac égalitaire, anonyme, il y a quelques épreuves du bac, mais la réalité, c'est que l'orientation de tous les jeunes de France se fait aujourd'hui sur un contrôle continu qui commence en début de première. Ce contrôle continu est d'une injustice incroyable parce que selon le professeur et selon le lycée, vous n'avez pas la même grille d'évaluation. Et les jeunes ont très bien compris. Vous savez, il y a des jeunes casseurs, il y a des pilleurs. Il faut les sanctionner. Et comme on ne les a pas sanctionnés, on aboutit à ce qui se passe aujourd'hui. Mais vous distinguez cela
des autres qui ont fait des blocus, qui manifestent... Mais bien évidemment.
Et comme ça fait des mois... que ces jeunes qui manifestent, qui protestent, qui d'abord au début n'ont pas manifesté, réclament un changement, le gouvernement et le président de la République les a totalement ignorés. C'est aberrant.
C'est important de préciser que vous faites cette distinction. Parce que certains responsables ne la font
pas. Mais moi je la fais. Et je vais vous dire, je crois, et j'ai été à Limoges, présenter 10 mesures pour rétablir l'ordre. Précise. Mais j'ai aussi au même moment. présenter 10 mesures pour désamorcer la crise sociale qui est là, qui est profonde, qui touche autant les jeunes. Il n'y a pas que Parcoursup, il y a les stages. On demande même en troisième de faire un stage. Et moi, je vois des collégiens dans ma ville, parce que je suis maire d'une ville de banlieue, et je sais ce qui se passe. Je vois des collégiens qui frappent à 60 portes et qui n'obtiennent pas de stage. Ils commencent comme ça en troisième.
Et ça pointe selon vous quoi ? L'inégalité des chances totales ? De là où vous venez ? Dans quelle famille vous évoluez ?
Ce que je crois profondément, c'est-à-dire un système méritocratique de la Troisième République, une école du savoir, de l'effort, du mérite, de la note, de l'exigence, c'est la faillite de l'école post-68 Ard. C'est-à-dire qu'en fait, on a détricoté, déconstruit l'école de la République et on a abouti à un système gazeux, totalement... parce que ce sont les catégories populaires qui ne peuvent pas se payer des petits cours, qui n'ont pas la famille pour les aider, qui n'ont pas les relations. Et on aboutit à cette espèce de frustration généralisée d'une jeunesse qui par ailleurs n'a pas de boulot en sortant, qui ne peut pas se loger puisque la crise du logement est monstrueuse. Donc en fait, au-delà des protestations dont on parlera sans doute, il faut traiter les causes des phénomènes. Et moi je me bats. Et c'est peut-être ma différence. Je me bats pour apporter des solutions. Et ces solutions, je les ai apportées, mais ça fait des années que je les propose. Et on me rit au nez.
On vous rit au nez. Parce qu'on fait dans la vie
politique française. Et
on ne vous reçoit pas non plus à Matignon.
Non. Je suis président d'un parti. J'ai un parlementaire qui est adhérent de notre parti. Juste
aux téléspectateurs qui ne regardent, qui n'ont peut-être pas la précision. Hier, Sébastien Lecornu recevait les formations politiques. Vous n'étiez pas autour de la table. Vous n'avez pas reçu de carton d'invitation. Vous dites que vous avez l'habitude. Mais
j'ai l'habitude. Pourquoi ? Vous le regrettez ? Bien sûr. Parce que moi j'ai des choses à dire. Mais pourquoi on ne me reçoit pas ? Parce que je suis différent des autres. Parce que je propose sur l'Europe la sortie de l'Union Européenne et que j'ai une vision totalement différente sur la paix en Ukraine. Mais en fait ce système politique, c'est l'effondrement. C'est
la seule raison selon vous ? Ou peut-être quoi ? Je
ne sais pas.
Vous n'êtes pas assez crédité dans les sondages ? Les sondages,
j'ai quand même fait près de 5% une élection présidentielle en 2017. A l'époque j'étais à zéro dans les sondages. Donc si vous voulez tout ça... En fait, au-delà même de la crise sociale, je pense qu'il y a une vraie crise démocratique. Et vous savez d'où elle vient cette crise démocratique ? En 2005, 55% de Français ont refusé la Constitution européenne. Quelques années après, c'est là où j'ai rompu avec le système politique et où j'ai créé Debout la France et j'ai quitté l'UMP. Ce vote a été bafoué. Et depuis ce temps, de plus en plus de Français ne croient plus en notre démocratie. Et à partir du moment où un peuple... comprend qu'il est bafoué, que la démocratie ne sert plus à rien, eh bien ça finit dans la rue. Je l'annonce depuis des années. C'est ce qui s'exprime et c'est ce qui arrive aujourd'hui. Et c'est là où il faut tout reconstruire. Pas seulement remplacer M. Macron par un autre ou une autre, inventer une démocratie et je... Je propose une démocratie à la Suisse, le RIC, référendum d'initiative citoyenne que j'ai mis en place dans ma ville. Je propose une nouvelle façon de faire de la politique. On
reviendra sur vos positions et votre candidature à la présidentielle, la quatrième encore une fois. Mais oui, je suis persévérant. Mais si on avance la persévérance donc pour Nicolas Dupont-Aignan, si on avance le Conseil de défense ce matin qui s'ajoute à une réunion hier autour des services de renseignement. En vue et en perspective du week-end prochain, nouvel appel à manifester, des décisions lourdes, tour de vis sécuritaire disent certains, des manifestations interdites dans plusieurs villes, pas dans d'autres. Et ce retournement, cette dernière minute, on vient de l'apprendre, de la préfecture des Bouches-du-Rhône concernant Marseille. Marseille, décision avait été prise, notamment d'interdire toutes les manifestations. et de suspendre aussi les transports en commun pour toute la journée de samedi. Certains ont très vite dénoncé des mesures liberticides, parce qu'effectivement, quand vous êtes marseillais et que vous n'avez pas de voiture, vous faites quoi ce week-end ? Ça paraît assez compliqué. Là, le préfet renonce ce matin. Que vous inspire d'abord cette décision, voire ce que l'on pourrait appeler ce retournement du
bon sens ? Je vais vous dire ce qui se passe. Parce que le gouvernement a été incapable... D'assurer l'ordre public n'a pas mis les effectifs nécessaires parce que depuis des années, la justice est faible. Les lois qui ont été votées, je ne les ai jamais votées, celles-là, les lois ont été laxistes. On n'est pas capable d'enfermer les délinquants et donc on enferme tout un peuple. C'est-à-dire qu'on est chez les fous. Parce que l'État n'est pas capable de jouer son rôle d'une démocratie, c'est-à-dire de punir ceux qui sont malhonnêtes et qui violent la loi, eh bien on punit les honnêtes gens. L'interdiction des manifestations est stupide. Et je vais vous expliquer pourquoi. Parce que interdire une manifestation, il faut être capable de faire respecter l'interdiction. Or vous savez que la plupart des manifestations interdites n'ont jamais été interdites vraiment. Que les pilleurs et les casseurs, ils ne respectent rien des interdictions. Et pourquoi il y a le droit de manifester dans la Constitution ? Vous dites que ces interdictions n'empêcheront pas les
violences que
l'on a eues le week-end dernier. Elles vont jeter de l'huile sur le feu. Pourquoi il y a le droit de manifester ? il y a le droit de manifester depuis la Troisième République ? Garantie par la Constitution dans les démocraties. Parce que vous faites de la cuisine.
Ça m'arrive.
Bon, si vous mettez une bouilloire d'eau chaude, que vous allumez le gaz à fond dessus, que ça commence à bouillir, si vous avez l'idée intelligente et stupide de mettre un couvercle dessus en disant c'est génial, je vais mettre un couvercle dessus, c'est l'interdiction de manifestation. Mais que vous laissez le gaz allumé dessous, votre couvercle va sauter au plafond. Ou en
tout cas il déborde.
Largement. Donc ce que je veux dire, c'est qu'encadrer les manifestations, oui. Définir un parcours, sécuriser le parcours, punir ceux qui s'en écartent, oui. Mais il y a le droit de manifester dans démocratie encadrée, bien sûr, parce que c'est la soupape de sécurité d'un peuple qui a le droit. La doctrine
élancée hier par
le chef de
l'État, c'est d'interdire des manifestations considérées comme, je mets des guillemets à cela, sans légitimité. C'est-à-dire que seules les manifestations organisées à la demande des syndicats, voilà ce qui a été précisé. seront autorisés ce week-end, demain en tout cas, sur des tracés protégeant les commerces et les bâtiments publics. C'est
stupide. Alors oui, des tracés. Oui, l'encadrement. Je ne suis pas quelqu'un... Je suis quelqu'un qui respecte l'ordre. Et je demande des mesures sévères. Mais les mesures sévères doivent toucher les gens qui violent la loi républicaine et pas les honnêtes gens. C'est évident. Et je vais vous dire autre chose. Et donc à vous écouter, la décision
juste prise par le préfet des Bouches-de-Ronde, elle est de bon sens. C'est un retournement qui a du sens et qui va finalement dans la liberté de déplacer. Il faut revenir à la raison.
Parce que je vais vous dire, interdire tout, c'est le meilleur carburant. pour tous ceux qui veulent récupérer et instrumentaliser le désordre, le meilleur carburant. D'ailleurs, si on voulait qu'il y ait encore plus de monde le 5 novembre, il fallait faire comme ça. Ce que je crois vraiment, c'est qu'il faut faire deux choses. Un, prendre des mesures sur l'ordre public. Je veux qu'on vote une loi anti-casseur au plus vite. Je sais qu'il y a un débat au Sénat. Il faut aller vite. Je veux qu'on interdise les groupes d'ultra-gauche dangereux. Interdire les groupes d'ultra-gauche dangereux.
Quelques milliers de personnes.
Vous savez
bien que vouloir les interdire, vous pouvez proclamer l'interdiction. C'est un peu comme ce que vous nous décrivez là. Ce n'est pas parce que vous interdisez les manifestations que vous n'empêcherez pas des rassemblements.
Cela n'a rien à voir parce que là c'est une minorité. Quelques milliers de personnes. On a bien été capable d'interdire des groupes d'ultra-droite. On peut interdire des groupes d'ultra-gauche. Donc je demande ça. Je demande qu'on baisse la majorité pénale à 16 ans. Je demande qu'on mette des peines planchées pour les agressions. Deux policiers. Je demande qu'on expulse ces délinquants étrangers. Je demande qu'on construise des places de prison. Donc je ne suis pas quelqu'un pour qu'elle désordre. Je veux l'ordre. Mais parallèlement, il faut qu'une fois qu'on rétablit l'ordre, il faut parallèlement qu'on réponde aux revendications, celles qui peuvent être raisonnables et pas trop coûteuses, parce qu'on n'a pas beaucoup d'argent. Et deuxièmement... Je veux qu'on réponde à la crise sociale parce que pendant qu'on parle des manifestations et du désordre,
on ne parle pas
de l'essence et du gazole.
Sauf que le chef de l'État pourrait vous rétorquer qu'il est allé notamment faire cette tournée dans les Émirats pour négocier en tout cas à la baisse
le
prix de notre désordre et de notre essence. Mais
il ne négocie rien du tout à la baisse. Vous lui en faites ça dit ? Non, parce qu'on pourrait baisser le prix des carburants aujourd'hui. en supprimant les certificats d'économie d'énergie. Ça ne coûterait rien à l'État, 17 centimes. Et on pourrait supprimer la TVA sur la taxe, 13 centimes. Je propose de baisser 30 centimes. Ça, c'est finançable.
Là, ils expliquent la libération de stocks stratégiques. Mais juste, j'aimerais qu'on avance et revenir sur un week-end de manifestations à haut risque dans tout le pays. Vous évoquez la situation du congrès du RN à Orléans, précisément, avec des inquiétudes là aussi très fortes des autorités, du préfi. 3 000 forces de l'ordre mobilisées parce que 10 000 personnes, 10 000 militants du RN sont attendus. Marine Le Pen le parti à aucun moment n'a envisagé de céder ou de relancer. Et heureusement, vous le dites ce matin, elle a raison de ne pas céder à cela.
Là aussi, on vit chez les fous. Mais ne serait-ce
que de se poser la question encore une fois.
J'ai été à Limoges. À la demande d'habitants de Limoges.
Où la mairie, encore une fois, a été incendiée.
J'arrive à Limoges devant la mairie. J'ai 15 dingues qui me menacent. Me menacent avec des pancartes. Ils veulent m'interdire de parler. Heureusement, il y avait beaucoup d'habitants de Limoges qui m'ont dit « mais restez qu'ils m'ont protégé ». Et la police était là. Vous imaginez, on en arrive. On en arrive dans un pays où un homme politique, candidat à la présidentielle, n'a pas le droit. Mais qui étaient ces dingues, Nicolas Dupont-Aignan ? Je reprends vos termes. De l'ultra-gauche qui veulent terroriser les gens. Mais vous en avez la preuve ?
Peut-être simplement des opposants ? Mais
les opposants, je l'aurais dit d'ailleurs, chers opposants, vous pouvez venir dans ma ville. Si vous venez dans ma ville pour visiter ma ville, jamais je ne me permettrai. Mes militants ne viendront pas vous dire dehors. On est arrivé dans un état. Dans notre pays, d'intolérance, de sectarisme, de guerre civile.
Sauf que là, ce n'est pas 15 dingues qui sont attendus, c'est 2 à 3 000 éléments radicaux. Les
éléments radicaux, excusez-moi, là je suis très en colère. Les éléments radicaux, quand il y a la coupe du monde, c'est bizarre, on les filtre aux frontières. Pourquoi là, on ne l'a pas fait ? Et pourquoi on ne le fait plus ? Les éléments radicaux, quand il y a les Jeux Olympiques, on sait les maîtriser. Mais le samedi dernier, on n'a pas dessus. J'espère que ce week-end, on le saura. Encore une fois, être intraitable vis-à-vis des fauteurs de troubles, garder nos libertés d'expression. Parce que s'il n'y a plus de liberté d'expression, aujourd'hui, c'est les manifestations. Demain, ce sera les réseaux sociaux. Puis le troisième jour, ce sera les élections. C'est tellement plus simple.
J'aimerais qu'on avance sur la réponse pénale et les mots du garde des Sceaux. Juste une parenthèse aussi sur l'indignation, l'assidération aussi de ces images et qui provoque conséquence aussi des réactions. Comment les qualifier ? Je ne sais pas, un peu surprenante, mais en même temps dans l'air du temps, de la volonté de s'auto-défendre aussi. On a vu sur les réseaux sociaux des appels à se barricader, faire des appels à de la protection privée et des commerçants notamment qui s'arment. On voit des armureries dont les ventes ont été multipliées par 10. C'est le début. Dans la guerre civile
? C'est le début d'une guerre civile faute du rôle de l'État. Emmanuel Macron a laissé le pays dans le chaos parce que là aussi, ça fait des années qu'on demande la construction des places de prison. Il s'était engagé sur 15 000 parce qu'il faut traiter la cause des problèmes. Pourquoi les tribunaux ne condamnent pas ? Juste ce fisiez mon raisonnement, si je puis me permettre. Pourquoi les tribunaux ne condamnent pas en France ? C'est pas qu'il y a des mauvais magistrats, c'est qu'il n'y a pas de place de prison. Emmanuel Macron en avait promis 15 000. Il ne les a pas réalisées. Moi, j'en avais promis 40 000. On peut le faire, tous les pays le font. Pourquoi le Salvador de Bukele a été capable de rétablir l'ordre et que la France n'est pas capable ? Vous savez très bien,
Bukele, pardonnez-moi, les conditions de détention à un petit pays et ce qu'il met en place vont totalement à l'encontre des conditions et des droits de l'homme. Non, non, attendez, les droits
des voyous ou les droits des citoyens ? Parce que, excusez-moi, en France aujourd'hui, on s'attaque aux droits des citoyens libres, on s'attaque aux honnêtes gens. On met en danger les honnêtes Français parce que l'État a été incapable depuis 10 ans ou 20 ans, ça date d'avant, de s'attaquer aux voyous. Donc je demande simplement qu'il y ait des mesures. Mais le responsable politique que vous êtes, ancien député, dit
quoi à ces commerçants, dit quoi à ces Français. Mais les commerçants, je leur dis,
vous seriez à la place de ce commerçant, est-ce que vous vous armeriez pas ? Puisque la police, même la préfecture de police, alors je veux vérifier parce que j'ai lu, est-ce que c'est vrai, j'ai lu que même la préfecture de police recommandait à des commerces de prendre des vigiles.
Oui, ou en tout cas de renforcer leur sécurité privée. Mais on en est où ? Mais tout ça, pourquoi ?
Parce qu'on a oublié deux choses dans notre pays. La dissuasion de la peine. S'il y a des peines de prison, c'est parce que ça permet de mettre hors d'état de nuire des gens dangereux. Ça fait 20 ans qu'en France, on ne veut pas mettre les gens en prison. Voilà la conséquence. Deuxièmement, la situation sociale, parce qu'on a un pays de plus en plus pauvre, inégalitaire, et que je revendique, moi... Un programme de production en France, il faut rapatrier de la production, de la richesse et il faut la partager. S'il n'y a pas de production, il n'y aura pas de partage.
J'évoquais les propos du garde des Sceaux, la volonté d'une réponse pénale rapide, efficace, certains pâles de justice expéditive. Et cette circulaire envoyée au procureur, il a demandé de prévenir à tous les employeurs que leur salarié, leur agent a été dans un pillage ou dans une émeute suite à une condamnation. Est-ce que vous validez ce type finalement d
'ordre et de... moins ils sont efficaces, plus ils gesticulent. Et je vais vous dire, il n'y a plus un Français qui écoute M. Darmanin, M. Macron et les autres. C'est fini. Il faut tourner la page. Je vais vous dire le fond de ma pensée. Il reste six mois à tirer. Mais plus personne ne les croit parce qu'il y a un moment dans la vie, vous le savez, dans notre vie personnelle, dans notre vie publique, ce sont les actes qui comptent, ce ne sont plus les paroles. Ce sont des gens... qui ont mis la France au fond du trou. Il faut maintenant s'en débarrasser au plus vite. Moi, la décence, ce serait que le président de la République s'en aille un peu plus tôt et qu'on accélère l'élection présidentielle. La décence. Mais il ne le fera pas. Il va s'accrocher jusqu'au bout. Vous appelez aujourd'hui chef de l'État à démissionner ? Oui, mais bien sûr. Tous les Français le pensent. Il doit partir. Il doit partir avec honneur. Le général de Gaulle, qui était autre chose, quand il a perdu un référendum, il est parti. Lui, il a perdu les élections législatives quand même. Il s'accroche au pouvoir. Il sème le chaos. sa seule personne insupporte des dizaines de millions de Français. Il doit partir. Alors il va partir à la fin. Mais est-ce qu'il va partir en ayant semé le chaos dans le pays ? est-ce qu'il va partir avec un peu d'honneur ?
Est-ce que c'est le président ou ses groupes, ses groupuscules qui sèment le chaos ? La question peut aussi se poser. Les
deux, mon capitaine. Ben oui. Parce que quand vous laissez le désordre, vous jouez du désordre, quand les députés... Parce que remettons quand même les choses en place. Toute cette petite classe politique qui crie haro sur la France insoumise. crient tous à roue sur la France insoumise. Ce que
vous faites aussi également. Oui,
mais comme tout le monde. Mais moi, la différence, c'est que je n'ai pas fait un accord électoral entre les deux tours de l'élection législative et je n'ai pas fait des désistements réciproques entre M. Attal, M. Philippe, Les Républicains, M. Wauquiez et M. Mélenchon. Parce que ce qui est quand même extravagant dans ce qu'on vit, c'est qu'en 2024, toute cette petite classe politique en perdition s'est alliée avec M. Mélenchon, à profiter des voix de M. Mélenchon. Voilà la réalité. Et ils sont complices de ce qui se passe. Donc il faut un grand ménage. Ce grand ménage, j'espère qu'il va pouvoir venir dans les six mois qui viennent, dans le calme, la bienveillance, en essayant que les Français, et je fais un appel aux Français, se respectent. Et je suis certain que le peuple français, dans sa grande majorité, veut de la démocratie.
Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été mon invité ce matin. Il est 8h50 et vous regardez BFM TV et vous écoutez RMC. Bonjour Loïc Besson, c'est tout de suite à vous pour le 9-10. Bonjour
Marie, bonjour à tous. BFM TV se mobilise ce matin face à la tempête Austin qui défère sur la France plus de 160 000 foyers privés d'électricité. Déjà, c'est la grande majorité en Bretagne. Pour l'instant, en tout cas, des vents entre 120 et 140 km heure. Vigilance extrême. BFM TV vous accompagne. Toutes nos équipes sont mobilisées sur le terrain. Et Kevin Fleury pour nous accompagner. On se parle, Kevin. Elle est où la
tempête ? Elle est parfaitement installée entre la France et l'Angleterre. 161 km par heure, vous l'avez dit, Pointe-du-Rat, 158 à Wesson, 144 sur les côtes de Loire-Atlantique. Le vent est fort, les vagues également se lèvent de plus en plus avec des images impressionnantes de la région du Havre. Je vous rappelle qu'on attend des creux au large de la Bretagne de 10 à 12 mètres de haut. Première tempête automnale de la saison. Et ce n'est que le début, elle va se déplacer. Exactement, rejoindre la Haute-Normandie, les Hauts-de-France, le bassin parisien, 111 km par heure relevés à la Tour Eiffel, évidemment à son sommet.
Allez, vous restez avec nous, toutes les images et bien sûr nos équipes en direct, c'est dans un instant sur BFM TV.
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est de retour dans On fait le point et on enchaîne avec un phénomène qui révolutionne le monde de l'entreprise. Comment les outils numériques créent des chefs d'entreprise 2.0 Thomas ?
Exactement Yasmine. C'est vrai que je connais quelqu'un qui est responsable d'un garage qui me racontait que justement grâce à ses innovations son affaire avait décollé.
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Clairement on n'a jamais eu autant de données pour gérer nos entreprises. Et c'est super qu'on en arrive à...
Oui, je vous coupe. Excusez-moi, Thomas. Je pense que nous avons un incident. Je vois que nous avons été piratés. Nos écrans ont été piratés. On reviendra vers vous, bien évidemment.
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