Chargement...
Chargement...
Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Eric Ciotti. Bonjour à vous, bienvenue. Président de l'UDR et maire de Nice. Pour vous, la République a vacillé le week-end dernier, Eric Ciotti. Est-ce que les mesures annoncées par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui sort les grands moyens, dispositifs policiers renforcés, militaires de la force sentinelle déployés, hélicoptères dans le ciel pour patrouiller, est-ce que ça peut permettre de ramener le calme samedi ? Est-ce qu'il n'est pas déjà trop tard ?
En tout cas, je l'espère, nous verrons bien. Ce qui est sûr, et c'est la première remarque, c'est que les mesures qui avaient été prises samedi dernier n'étaient pas proportionnées, n'étaient pas adaptées, n'étaient pas à la hauteur de la violence que l'on a connue et de l'ampleur des manifestations. Naturellement, par manque d'anticipation, mais aussi par des décisions contradictoires. Ce que nous avons payé, quelque part, c'est le en même temps macroniste. échanger avec beaucoup de policiers, avec beaucoup de préfets. Ils ont tous été déstabilisés par la prise de parole du président de la République qui leur a en gros... Donner des consignes relayées par M. Nunes, qui en gros n'existent pas dans le dispositif, qui n'est que le porte-parole de M. Macron, pour dire, attention, il ne faut pas de vague. L'empathie face à des casseurs, c'est la consigne qu'avait donnée le président de la République. Donc il y a eu moins de force. Ça a joué,
vous pensez ? Ça a désarmé moralement les gens de l'ordre ? Il y a eu moins
de force, moins de moyens. Et puis, on a une gestion de l'ordre public qui était totalement incohérente. Il y avait, samedi dernier, on dispose aujourd'hui de 170 forces mobiles, CRS ou escadron de gendarmerie. Il y en a eu à peine 70 qui ont été mobilisés. Donc, on était à moins de la moitié des effectifs possibles. Je prends un exemple à Nice, dans ma ville. On nous a enlevé une compagnie républicaine de sécurité, la CRS, un quart d'heure avant le début de la manifestation pour la rapatrier en urgence à Marseille, désorganisation totale, alors qu'il y avait une CRS. au repos à Saint-Laurent-du-Var, dans le département des Alpes-Maritimes. J'ai moi-même appelé pour dire, mais activez cette CRS. Alors, on en a fait venir une autre, mais ça veut dire que c'est de la désorganisation, c'est de l'amateurisme. Les policiers ont manqué de moyens, ont marqué de grenades, des encerclements, ont marqué de lacrymogènes. Il fallait qu'ils aillent en urgence, chercher des munitions qui faisaient défaut, parce que comme il y avait peu de policiers, ils ont utilisé pour ce, quelque part... pour sortir de nasse qui les entourait avec des casseurs ultra-violents. Donc il y a un problème de compétence, il y a un problème de gestion du maintien de l'ordre que l'on doit aujourd'hui dénoncer, j'espère. Donc c'est le ministre de l
'Intérieur que vous pointez du doigt, Laurent Nouniez ? Il aurait dû démissionner ? C'est lui qui est dans cet organique, même
si dans l'état macroniste, tout vient d'en haut, tout vient de M. Macron, et la désorganisation vient toujours de M. Macron.
Bien sûr. Est-ce qu'il y a une différence pour vous entre ce qui s'est passé le week-end dernier et les émeutes qui étaient liées à la mort de Naël, ou même les émeutes des Gilets jaunes ? C'est quoi la grande différence pour vous, Éric Ciotti ?
Là, on a eu une conjonction un peu de tout cela avec... Il faudra que la commission d'enquête, les commissions d'enquête s'y attardent, mais il y a sans doute des activistes qui ont allumé la mèche. derrière l'ultra-gauche, l'extrême-gauche, leur vitrine légale qui est LFI et les proxys clandestins violents qui relèvent quelque part... du terrorisme. Je le dis et j'ai souhaité, je crois, avoir été un des premiers à le faire, à parler de terrorisme. Et on voit bien que ce qui s'est passé à Limoges est un acte de terrorisme. Quand on incendie une mairie, c'est un acte de terrorisme. Quand on menace de mort des élus, des grands patrons, c'est un acte de terrorisme. Relayer... par cette sphère de l'ultra-gauche, y compris médiatique. Quand Radio Nova porte un message disant sous pseudo alibi humoristique qu'il faut tuer des grands patrons, parce que c'était ça le message, en donnant l'adresse de leur domicile, c'est toute une sphère d'ultra-gauche qui a fédéré à la fois des réseaux islamistes, qui a fédéré... des mouvements politiques insurrectionnels et puis il y a eu aussi ces casseurs. et ses pilleurs qui ont suivi derrière.
Vous vous dites que vous pointez du doigt la responsabilité de la France Insoumise. Sébastien Lecornu l'a fait hier à l'Assemblée, face à face avec Mathilde Panneau. Il lui a notamment demandé de dénoncer ou de condamner l'incendie de la mairie de Limoges, ce qu'elle n'a pas fait. Cela veut dire quoi ?
Bien sûr, la responsabilité de la France Insoumise, elle est immense. Ils sont là pour déstabiliser le pays. Mais vous savez, je m'attarderai quelques secondes sur l'hypocrisie de ceux qui nous gouvernent. Pourquoi il y a 70 députés de la France insoumise aujourd'hui à l'Assemblée nationale ? Parce que le bloc central qui va de LR... aux amis de M. Lecornu, se sont désistés pour les candidats du nouveau Front populaire qui était dirigé par LFI. La réalité, elle est là. Tout ce beau monde qui aujourd'hui s'insulte, ils étaient tous ensemble aux élections alors que nous, nous avions formé avec Marine Le Pen, avec Jordan Bardella. une coalition des droites, une coalition nationale. Si nous avions gagné ces élections législatives, nous sommes très largement arrivés en tête. Mais il y a eu ce chaos parlementaire, justement, parce qu'il y a eu l'alliance de Renaissance, d'Horizon de M. Philippe, de LR de M. Wauquiez. avec la gauche. Donc n'oublions jamais, quand on entend ce discours qui se veut martial de M. Lecornu, c'est que ce discours, il ne vaut qu'avant les élections, mais pendant l'élection, tout ce beau monde est uni. Et c'est pour cela qu'il faut tous les changer.
J'entends Eric Ciotti, mais vous pointez aussi la responsabilité directement de la France insoumise qui jette de l'huile sur le feu. C'est un propos. Est-ce qu'il faut aller en justice pour condamner ces propos ? C'est pour ça qu'on ne s'allie
pas avec la France insoumise. On doit faire un cordon sanitaire étanche contre la France insoumise. La France insoumise, c'est une menace contre la République. Si demain, les insoumis autour de M. Mélenchon arrivent au pouvoir, on basculerait. immédiatement dans un régime autoritaire, dans une forme de dictature Et donc on ne s'allie pas avec ces gens-là. C'est aussi cette leçon qu'il faut tirer chez de la mémoire.
Mais ne croyez-vous pas que ce chaos qui s'est installé n'est pas une stratégie en réalité qui va perler et se poursuivre jusqu'en mai 2027 ?
C'est naturellement le danger. On voit bien les dessins de M. Mélenchon. C'est pour cela que face à cela, nous avons besoin d'ordre, nous avons besoin d'autorité, nous avons besoin de nations aussi. Nous avons besoin, on a vu cette jeunesse sans aucun repère, si ce n'est les repères de la violence, les codes de la violence. Il faut redonner à cette violence et notamment à celle issue de l'immigration. était manifestement extrêmement présente dans les manifestations. Le préfet des Alpes-Maritimes, vous avez rappelé je crois tout à l'heure les chiffres, a indiqué que dans notre département, un tiers des interpellations des casseurs, des pilleurs, sont des étrangers. Donc là aussi, nous devons tirer toutes les conséquences en rompant avec la naïveté. Ça veut dire qu'il faut plus de nations, plus d'intégration. Quand je veux mettre les drapeaux tricolores dans les écoles, qui s'y oppose ? Le ministre de l'Éducation, macroniste. Aujourd'hui, il faut avoir à la fois ce message et il faut avoir un message d'extrême fermeté. Quand on est étranger, qu'on commet un délit, qu'on est condamné pour les émeutes, qu'on est condamné pour avoir pillé dans un magasin, immédiatement, on doit être expulsé. Ça doit être la prison. La
majorité de ceux qui ont été arrêtés sont français.
Dans les Alpes-Maritimes, on y a parlé ensemble, le préfet des Alpes-Maritimes, qui a indiqué qu'il retirerait les titres de séjour aux étrangers qui sont condamnés. Ils ne quitteront pas le territoire français, comme vous le savez. Il restera à les faire quitter le territoire. Je crois que la volonté de M. Macron en la matière est assez faible. C'est pour ça qu'il faut aller très vite. J'aurais espéré d'ailleurs, j'ouvre encore une parenthèse. Mais dimanche, dans ce discours inutile, M. Macron est un sursaut d'honneur en disant qu'on ne va pas vivre six mois comme ça. On anticipe l'élection présidentielle en redonnant la parole aux Français. Vous demandez la
démission d'Emmanuel Macron aujourd'hui. Moi,
je demande sa responsabilité. On va vivre six mois difficiles. On est dans un chaos financier. On est dans une crise financière qui a commencé ce matin. Les taux d'intérêt, les OAT à 10 ans, sont quasiment à 5 points, 5%. C'est un coût considérable pour nos finances publiques. On va avoir aujourd'hui une spirale, une boule de neige qui va creuser les déficits pour payer la dette, qui va alourdir la dette et à nouveau alourdir les déficits. Donc on est dans la crise financière, dans un chaos budgétaire. dans une crise sécuritaire majeure. On est dans une crise sociale où les Français souffrent d'une baisse massive de leur pouvoir d'achat. Alors que vont s'engager les négociations annuelles obligatoires, les NAO, pour les entreprises, pour éventuellement augmenter les salaires, parce que l'inflation est désormais de plus de 3%, on a un gouvernement qui prélève encore de l'argent sur les entreprises en supprimant les exonérations de charges. Donc, c'est de l'incohérence totale. Il faut que ces gens s'anaillent le plus vite possible. Il faut un vrai changement. Et c'est pour cela que j'ai souhaité cette alliance avec Marine Le Pen. Parce que le seul changement, et je le dis, il est là.
Alors, vous irez demain à Matignon pour discuter avec Sébastien Lecornu, qui convoque les chefs de parti. Jordan Bardella et Marine Le Pen n'iront pas. Ils ont dit qu'ils se feraient représenter. Jean-Luc Mélenchon dit « On va y aller et on va te pourrir la réunion ». Je cite ces mots. Et vous, Éric Setti ?
Moi, je n'irai pas parce que ces messes ne servent à pas grand-chose. J'ai l'habitude de ces discours où celui qui les tient s'écoute parler. Et ça s'arrête à peu près à cela. Donc, on n'est pas des alibis de communication. Un de mes députés du groupe UDR à l'Assemblée sera présent. C'est Bartholomé Lenoir, d'ailleurs. Et pourquoi ce sera lui ? Parce que c'est lui qui, depuis deux ans... député de la Creuse, alerte sur l'infiltration de l'ultra-gauche sur le plateau de Millevaches. Et il a été caricaturé, il a été attaqué. Le ministre ne lui a jamais répondu. Pourtant, il avait pointé ces réseaux d'ultra-gauche qui sont en cause dans l'incendie de la mairie de Limoges.
L'homme en garde à vue fiché S vient du plateau de Millevaches.
Il vient de ces réseaux que l'UDR avait dénoncés. depuis deux ans et qui sont restés lettres mortes face à l'inaction du gouvernement.
Eric Ciotti, vous êtes l'invité de la matinale de CNews et Europe 1. Est-ce que la réponse pénale est à la hauteur ? Hier, nous avions Gérald Darmanin, un garde des Sceaux à votre place, qui disait la réponse sera extrêmement ferme. 300 personnes ont été jugées en comparaison immédiate et visiblement, il y a beaucoup plus de peines de prison avec sursis que de peines de prison ferme. On a beaucoup d'exemples sur des dizaines de condamnations. Est-ce que les juges... ne tiennent aucun compte, ça c'est normal, les instructions du garde des Sceaux, mais est-ce que finalement la justice ne s'inscrit pas en faux par rapport à cette volonté de fermeté, affichée en tout
crois que la réponse pénale n'est pas adaptée. Dans une crise de cette ampleur, de cette violence qui a sidéré le pays, qui conduit à un risque d'effondrement de nos institutions, on doit avoir une réponse implacable. Moi, je crois à l'exemple, à la capacité de dissuasion de la fermeté. On a besoin de retrouver de l'autorité, de la fermeté, de l'ordre dans ce pays. C'est tout ce qui a disparu. Et il faut... qu'il y ait des instructions pénales du garde des Sceaux. Il dit les avoir données. Il faut aussi qu'il y ait des instructions individuelles. Quand il y a des peines avec sursis, des rappels à la loi, mais tout ça est ridicule, il faut qu'il y ait des instructions individuelles du garde des Sceaux. Il faut que les parquets fassent appel lorsqu'il y a des décisions qui sont aussi légères. Vous voulez des peines de prison ferme pour les émeutiers, Eric Ciotti ? Moi, je pense que ça doit être la règle. Ça doit être, bien sûr, il y a l'individualisation des peines, mais ça doit être la règle. Alors, face à cela, on va nous opposer notamment la situation des mineurs. J'ai échangé avec le procureur de Nice, qui a fait des audiences de comparution immédiate, avec des décisions de fermeté, que je salue, avec une politique pénale ferme. Mais il me dit, et c'est la loi. qu'il ne peut quasiment pas y avoir d'incarcération de mineurs. Donc on a cette problématique des mineurs, parce que dans ces casseurs, dans ces pilleurs, il y a beaucoup de mineurs. Et là, c'est un problème général, on l'a vu. Il faut supprimer l'excuse de minorité. Il faut diminuer la majorité pénale. Quand quelqu'un de 17 ans agresse un policier, il doit aller immédiatement à la casse-prison, peu importe qu'il soit mineur. Vous avez raison, les places de prison annoncées par M. Macron n'ont jamais été construites. C'est un problème majeur. Donc il faudra d'urgence une grande loi de programmation sur la sécurité intérieure et sur la justice, parce que nos policiers, comme nos magistrats, comme nos capacités carcérales, manquent cruellement de moyens pour donner sur tout le quinquennat de Marine Le Pen une visibilité très forte. pour réarmer l'État. Vous savez, on a divisé par deux l'effort de protection dans notre pays depuis 50 ans par rapport aux moyens qui sont déployés pour la sécurité, pour protéger les Français, pour la justice, pour juger ceux qui ne respectent pas les lois, pour assurer la défense aussi à l'extérieur, parce que nous avons beaucoup de menaces extérieures, alors que les menaces intérieures et extérieures... ont largement augmenté, on a divisé par deux notre effort national. 3% de la richesse nationale sont consacrées à la sécurité, à la justice et à la défense. C'était 6% au moment où le président de la République était le général de Gaulle. Un autre temps, j'en conviens, mais quelques chiffres aujourd'hui. Si on enlève les pensions de retraite et les salaires, le budget du ministère de l'Intérieur, c'est moins de 5 milliards d'euros pour notre police, pour notre gendarmerie. C'est-à-dire que c'est 4, quand on dépense 1 000 euros d'argent public, il y en a à peine 4. pour la sécurité. Voilà la réalité. On entend beaucoup de grands discours quand il y a des crises, mais il faut programmer, il faut anticiper et il faut le faire sur le moyen et le long terme.
Est-ce que vous voterez le projet de budget 2027 du gouvernement ? Non, je ne
voterai pas ce budget. C'est un budget où il n'y a pas d'économie suffisante et où il n'y a encore que des réponses fiscales, d'impôts. C'est toujours la réponse identique du gouvernement. Plus d'impôts, plus de normes et jamais d'économie.
Mais pas de censure pour ne pas rajouter du chaos au chaos.
Moi, je ne m'interdis rien. Il y a des lignes rouges, notamment lorsqu'on veut faire les poches des retraités, des entreprises, de ceux qui travaillent. Il faut inverser la problématique dans ce pays. Il faut que ceux qui travaillent gagnent plus et il faut que ceux qui ne travaillent pas soient incités à aller vers le travail et ne soient pas payés par la solidarité nationale, ce qui est le cas aujourd'hui. d'alloc de la part de l'Etat. et plus de moyens pour nos policiers. Vous
avez évoqué votre alliée Marine Le Pen. Dans le dernier sondage IFOP fiducial publié par Lufie Garo, elle monte encore de deux points. Le sondage le donne aux alentours de 38%. Elle l'emporterait dans absolument tous les cas de figure. Le trophée notable, c'est l'effondrement d'Edouard Philippe et le fait que Jean-Luc Mélenchon ne bouge pas. Son socle électoral est extrêmement solide. Quelle conclusion vous en tirez ?
La conclusion, c'est qu'il faut tous se rassembler autour de Marine Le Pen. Et je le dis à tous mes amis de droite. Je leur dis à
Bruno Rentailleau,
à David Lissnard, leurs candidatures sont désormais des candidatures de témoignage. Ils ne peuvent pas gagner l'élection présidentielle. Ils ne peuvent pas gagner l'élection présidentielle. Donc il faut qu'ils reviennent vers nous. Il faut qu'ils participent à cette alliance. Le moment est grave. Nous sommes comme en 1958. Tout s'effondre. Il faut redresser le pays. C'est pour ça que dès 2024, j'ai voulu cette alliance. J'ai des différences avec le Rassemblement national. Je ne viens pas de cette famille, je viens de la famille gaulliste. Mais je pense aujourd'hui qu'il faut que les patriotes se rassemblent, s'unissent, parce que là est l'essentiel. Seule Marine Le Pen peut gagner l'élection présidentielle. Autrement, nous aurons une ressuscée d'une gauche. impuissante, immobile. Je mets monsieur Macron dans la gauche, impuissante et immobile. Il vient de là d'ailleurs. On aura ce pouvoir qui ne décide pas, qui a ruiné le pays économiquement, moralement, au plan sécuritaire, au plan migratoire. Donc le moment est venu, l'urgence de la situation. Appel à ce qu'on se rassemble. Alors, je ne sais pas si les candidats écouteront cet appel, sans doute pas. J'en doute, j'en doute. Je vous fais le pari ici qu'ils ne seront pas à tout cela le moment venu. Il y aura sans doute un rassemblement de survie, une bouée de sauvetage de ce bloc central qui pourtant est en train de couler la France. Et c'est ça le piège. Je dis aux Français, ne tombez plus dans ce piège. Ils y sont tombés en 2024. On voit le chaos parlementaire. Mais Marine Le Pen n'a jamais tendu
la main à cette droite-là. Bien sûr
qu'elle a tendu la main, j'en suis l'exemple. J'étais président des Républicains. droite gaulliste. On a fait cette union avec Marine Le Pen. Quelques-uns nous en ont empêché. Monsieur Larcher, Monsieur Wauquiez, Monsieur Copé, tous les faux soyeurs de la droite française. Elle a tendu cette main. Et aujourd'hui, bien sûr, elle parle à tous les Français parce qu'elle est en situation de devenir la présidente de la République. Mais ne nous trompons pas de combat. Il n'y a pas 12 choix possibles. Il y en a... Deux, voilà. Soit Marine Le Pen pour redresser un pays qui sombre, soit la poursuite du chaos, du déclin et de l'effondrement.
Et donc il n'y a pas l'hypothèse de Jean-Luc Mélenchon dans ce que vous nous dites ce matin. C'est
naturellement l'hypothèse à éviter, c'est le danger à éviter.
Une dernière question concernant CNews européen LJDD, dont les locaux, vous le savez, ont été attaqués samedi dernier. 25 personnes ont été placées en garde à vue, nous a confirmé le garde des SAU hier. La liberté de l'expression, la liberté de la presse n'est donc pas garantie dans notre pays ?
elle naît aujourd'hui et puis j'ai l'impression que cette liberté, selon d'où elles viennent, ne reçoit pas la même protection. Il y a aujourd'hui des journaux ou des radios comme Radio Nova qui peuvent dire des ignominies à l'antenne financées par l'ultra-gauche de M. Pigasse et il n'y a aucune réaction, aucune. J'ai saisi l'Arcom sur ses dérives. Il y a des messages sur le service public qui sont une véritable propagande pour l'extrême gauche, notamment sur Radio France. Ça ne préoccupe personne. Et puis, il y a des attaques contre des médias qui ont des voix différentes du concert ambiant du pouvoir et qui, eux, sont des cibles des institutions et sont assez peu protégées. Et je le dénonce.
Merci beaucoup, Éric Ciotti, d'être venu ce matin dans la matinale sur CNews et sur Europe 1. Bonne journée à vous.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.