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Il sera justement question de pouvoir d'achat, notamment lors de cette mobilisation prévue un petit peu partout en France. Ce samedi, on a parlé avec vous, Antoine Comte, dans Tout est politique. À la veille de cette nouvelle journée, une semaine après le fiasco du maintien de l'ordre, le 17 octobre, Emmanuel Macron, lui, tente de revenir en première ligne.
Oui, j'ai envie. Il était temps, Jamel, après son allocution présidentielle totalement ratée, on peut le dire, dimanche dernier, on s'en souvient, c'était au lendemain de cette journée noire du 17 octobre. Et puis le maintien, la décision de maintenir son déplacement de trois jours au Moyen-Orient qui lui a valu de vives critiques, notamment des oppositions politiques. Alors lui, le chef de l'État, s'est justifié en disant qu'il allait négocier la baisse des prix des carburants avec les alliés sur place au Moyen-Orient. Mais c'est vrai que... Désormais, l'objectif du chef de l'État, c'est clairement, vous l'avez dit, de reprendre la main, de revenir dans le jeu politique et surtout ne pas laisser penser que l'État peut faillir encore, comme la semaine dernière, que l'exécutif serait impuissant et pas à la hauteur de la situation. en particulier sur la doctrine du maintien de l'ordre dans tout le pays. Alors ça passe d'abord par beaucoup de communication politique de la part du chef de l'État, qui a notamment présidé un conseil de défense, c'était hier, on l'a suivi d'ailleurs sur France Info, Canal 16. Et voici ce qu'a dit Emmanuel Macron, écoutez.
règles sont simples et je crois que c'est du simple bon sens. La recommandation générale, c'est qu'il n'y ait pas de manifestation dans les jours à venir. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira pour que le calme soit là, pour qu'on puisse protéger les commerces, pour qu'on puisse aussi protéger les bâtiments publics.
a donc Emmanuel Macron qui souhaite resserrer la vis sur l'aspect sécuritaire pour ne pas que les scènes de... de chaos du week-end dernier ne se reproduisent, qui fait là aussi l'objet de vivre critique. Oui,
parce qu'on a un peu l'impression finalement de passer en une semaine du tout-rien, ou plutôt de rien à tout en fait, parce qu'on avait un dispositif, en tout cas qui n'a pas fonctionné, le dispositif policier la fois dernière. D'ailleurs, Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, l'a reconnu. Il présentera, lui, Laurent Nunez, le dispositif de sécurité pour cette nouvelle journée de mobilisation de demain à 11h30 ce matin, avec, ça c'est nouveau, la mobilisation... d'unités d'élite, le RAID, la BRI et puis aussi l'appui des militaires avec la force sentinelle. De même avec la mise en place de couvre-feu localisés et partiels qui ont été décidés en début de semaine dans certaines villes. L'interdiction, on a vu Emmanuel Macron s'exprimer de certaines manifestations, je pense, aux villes de Marseille et de Lyon. Des villes quasiment sous cloche, quasiment confinées. Vous vous rendez compte, à Marseille, par exemple, les transports publics à l'heure à laquelle on se parle sont interdits pour la journée de demain. Et puis, au-delà finalement de cet état d'urgence qui ne dit pas vraiment son nom, Emmanuel Macron refuse pour l'instant de prononcer cette expression-là et donc un pays sous état d'urgence. L'exécutif, on peut le dire, va continuer à déployer. cette stratégie de tentative de reprise en main de la situation avec un nouveau conseil de défense ce matin à 9h, présidé par le chef de l'État à nouveau. Il va rencontrer également les représentants lycéens à 15h à l'Elysée. Ça aussi, c'est nouveau et ça a tardé à venir. Le déplacement de Sébastien Lecornu, le Premier ministre à Limoges. Limoges, qu'est-ce qu'il s'est passé ? On se souvient tous de cet hôtel de ville. en proie aux flammes quasiment totalement détruites. Et puis une rencontre aussi ce soir, en soirée, nous dit-on, dans la capitale parisienne, avec les forces de l'ordre et donc le chef de l'État.
Le chef de l'État qui prend aussi le risque d'être désormais en première ligne et donc potentiellement responsable d'un nouvel échec.
Ce qu'on peut dire c'est qu'il était impossible que le chef de l'État ne s'exprime pas, ne décide pas de monter au front et finalement passe son temps à renvoyer un petit peu la patate chaude au préfet ou à son Premier ministre Sébastien Lecornu. Mais c'est vrai qu'en essayant de s'imposer à nouveau sur le devant de la scène comme le pilote de l'avion France finalement, comme le seul maître à bord ou le seul maître des horloges de ce durcissement assez impressionnant quand même il faut le dire, plusieurs risques majeurs, Emmanuel Macron. Le premier, c'est peut-être de se voir désavoué par la justice. Imaginez, sur les interdictions de manifestations qui ont été signifiées hier par les préfets, la justice peut se prononcer à l'inverse et dire finalement que ces manifestations peuvent être autorisées. Donc ça, ça serait une forme de désaveu pour le chef de l'État indirect. Et puis surtout, imaginez si de nouvelles selles de pillage, de chaos ont lieu à nouveau demain, comme on l'a connu le week-end dernier. Là, il y a un risque quand même de dangereux camouflet politique. pour le chef de l'État. Et en plus, le tout à six mois de son départ de l'Élysée.
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