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Emmanuel Macron doit-il partir ? Jupiter est à terre. Beaucoup le pensent, beaucoup le disent, beaucoup le réclament. Eh bien, il est cerné. Il est cerné par les crises. Il a beau faire bonne mine, comme aujourd'hui d'ailleurs, où il est à Marseille, il est effectivement cerné par une crise politique. Il n'y a pas de majorité. Le paysage politique est plus que jamais éclaté. Une crise économique, même si l'agence Moody's ne nous a pas déclassés, n'a pas déclassé la France vendredi dernier. Une crise sociale avec des salariés qui demandent davantage de pouvoir d'achat. Une crise des jeunes lycéens et étudiants qui disent qu'ils travaillent dans de mauvaises conditions et qui réclament beaucoup de choses. Une crise morale. La France est malade. Elle est très malade. Et évidemment, ce déclin n'est pas nouveau. Il vient de très loin, probablement 30 ou 40 ans, si on analyse bien les choses. Mais Emmanuel Macron a des responsabilités. importante, tellement importante que certains, même de ses amis, disent qu'il est le plus mauvais président de la Ve République, c'est le cas de... Alain Minc, qui a dit ça il n'y a pas très longtemps. Alors doit-il partir ? Doit-il démissionner ? Comme d'autres présidents sous les républiques précédentes, notamment M. McMahon, le général, le maréchal McMahon en 1879, qui était parti. Le général de Gaulle, évidemment, en 1969, après le fameux référendum sur la réforme du Sénat. Il part, Emmanuel Macron, encore six mois attiré, mais s'il avait dû partir, il aurait dû partir, moi je vais vous le dire, après la dissolution de 2024, dissolution ratée, avec ce résultat, il aurait dû dire, écoutez, je suis désolé, je suis désavoué. Parce que maintenant, il s'en va, mais ça change quoi ? Avec une montée des extrêmes comme la France n'a jamais vu. Bonsoir, vous êtes au club du filiaire politique avec Alexandre Devecchio, bonsoir Alexandre, avec Guillaume de Montjoux, vous les connaissez tous maintenant, évidemment, et avec Véronique Reissoult, bonsoir, merci d'être parmi nous, vous êtes présidente de Backbone Consulting. Alors que, tiens, on va rester quelques temps avec vous pour savoir quels sont les sondages, que disent les réseaux aujourd'hui qui doivent être... Terrible, terrible pour l'exécutif, à la fois Macron, mais aussi pour Sébastien Lecornu.
ils ne sont pas si terribles que ça. Ah bon ? Non, en fait, il y a une... beaucoup de volume, beaucoup de discussions, mais vous avez deux salles, deux ambiances. C'est-à-dire qu'en fait, chacun est enfermé dans sa bulle algorithmique. Donc les gens qui sont en train de râler contre... Encore des algorithmes,
alors.
Encore des algorithmes. Eh bien, vous êtes dans un biais de confirmation et vous vous dites que vous avez bien raison de penser ce que vous pensez, puisque les autres pensent la même chose que vous. Et donc, globalement, ça monte d'un côté qui est ceux qui sont mécontents. De l'autre côté, je ne peux pas dire qu'il y a beaucoup de gens très contents, mais c'est une autre ambiance qui est plutôt, globalement, le rejet des élites et Emmanuel Macron, le symbolisme. Ce n'est pas que lui, ce sont les médias, ce sont les experts. Une fracture
qui se crée entre ceux qui font l'opinion, d'une certaine façon, et une
majorité de Français. Et ça monte de plus en plus. Donc on va dire qu'il y a peut-être un dénominateur commun, c'est l'insatisfaction envers le président. Ça, c'est dans les deux bulles. Ça veut dire autre chose aussi.
Il y a un petit parfum inséductionnel là-dedans, alors, peut-être, Alexandre ? Non, mais
la fracture entre le peuple et les élites, elle n'est pas nouvelle, j'ai envie de... Oui, mais là, elle est... À la date de 2005 du référendum, 90% des éditorialistes étaient pour le oui à la Constitution européenne. J'en faisais partie. Moi, je faisais partie du nom, mais je n'étais pas encore éditorialiste. Et c'est le nom qui l'a emporté, donc on voyait déjà bien un décalage. Et c'est vrai que ce décalage entre les élites et le peuple, c'était aussi l'une des causes des Gilets jaunes. Je dirais que ça s'est effectivement accentué. Et puis ensuite, effectivement, la personne du président de la République, le fait qu'après une dissolution qu'il a provoquée lui-même, qui est complètement ratée, il ne part pas, ça accentue effectivement ce malaise. Et puis le fait qu'il y a un bloc central en réalité, ça c'est une recomposition politique, mais qui a laissé comme seule alternative possible... ce que vous appelez les extrêmes, en tout cas la gauche de la gauche et une droite plus radicale. Ce
qui me fascine à chaque fois, c'est qu'on dit qu'il a fait ce bloc central. Mais qui est-ce qu'a voté ? Ce n'est pas lui, c'est les Français. C'est les Français qui ont dit dégagés.
c'est les Français qui ont dit dégagé dans cette dissolution dont vous parliez en 2017 ? Non,
non, qui ont dit dégagé d'abord en 2017, puisqu'il y a quand même beaucoup de l'ancien personnel politique qui est parti. Bon, il avait cette idée, il a dû en même temps complètement baroque, on va dire. Il l'a emmené
avec lui. Et
ça ne s'est jamais reconstitué en fait.
Non, ça ne s'est jamais reconstitué parce qu'il a savamment orchestré ce petit chaos parce qu'il n'a jamais laissé. Regardez aujourd'hui même les candidats à l'élection de 2027. Deux anciens premiers ministres qu'il a objectivement, qu'il ne soutient pas, qui ne sont pas ses dauphins, Gabriel Attal et Edouard Philippe. Donc en fait, même tout ce qui pourrait ressembler à un centre un peu de continuité qui est de... Avec Emmanuel Macron, il l'a un peu laminé. Donc en fait, c'est vrai que c'est un homme qui, depuis 10 ans, Emmanuel Macron, ne fait que cliver. Et je pense que ça tient énormément à sa personnalité, qui finalement est absolument glissante, insaisissable. beaucoup trop intelligente, donc très, très efficace dans son mécanisme intellectuel, mais pas capable de, comme on dit, rentrer dans le réel, réellement, parce que là, vous voyez, cet après-midi, ce qu'il a dit en disant « les Français sont en ébullition, c'est pas normal, six mois avant une élection présidentielle », c'est comme s'il commentait. Vous voyez, il n'a pas du tout de réponse de président, il a une réponse de citoyen, il observe, il commente.
Commentateur.
Commentateur des événements, il n'a pas vraiment...
Il y en a un qui a des idées assez précises sur la chose, on va le regarder maintenant, il s'appelle Jean-Luc Mélenchon.
Si on regarde les choses froidement, soit M. Macron et M. Lecornu cèdent, soit ils vont faire quoi ? Il ne leur restera plus qu'une chose, c'est la porte de sortie. Je veux dire, il n'y a pas besoin d'être un immense observateur de la vie politique pour comprendre une chose aussi simple que celle-là.
porte de sortie. Qu'est-ce qui se passe après ?
Alors moi, j'étais, il y a deux ans ou il y a un an et demi, effectivement, l'un des très rares à dire qu'institutionnellement, il aurait été logique qu'il démissionne. Après le... J'étais un peu accusé de... Après les législatives anticipées. J'étais un peu accusé de pulsions régicides à l'époque, mais je crois que c'est plutôt ceux qui le défendaient, qui avaient un surmoi monarchique, parce que c'était l'esprit des institutions. J'ai même entendu Bruno Rotaio expliquer, moi je suis gaulliste, donc je ne souhaite pas... la démission du président de la République. Or, De Gaulle, précisément, a démissionné après un référendum perdu. Je crois que McMahon, c'était après une dissolution perdue. Donc, c'est la logique des institutions de la Ve République. Il aurait fallu le faire à ce moment-là. Par contre, le faire maintenant, je pense que ce serait tragique, parce que là, pour le coup, ce serait céder non plus à la majorité des Français après un vote, ce serait céder à une minorité, donc à Jean-Luc Mélenchon qui rêve de révoluer. et aux casseurs et aux pilleurs. Donc il ne peut plus le faire, mais ça va être très long, les six mois à tenir, c'est une très très lente agonie.
Alors Véronique, justement, il y en a peut-être qui ont intérêt à ce qu'ils partent maintenant. sans doute Jean-Luc Mélenchon, mais pas Mme Le Pen, qui joue au contraire plutôt l'apaisement, si on regarde bien. Elle se sert évidemment de la situation, mais elle n'appelle absolument pas le président à partir.
Non, parce que d'abord elle est dans une logique où elle essaye d'expliquer qu'elle respecte les institutions et le système de la cinquième, donc il n'y a pas de raison de demander à ce qu'il s'en aille, d'autant que la porte de sortie que M. Mélenchon annonce, bah oui. Dans six mois, de fait, il y a une porte de sortie. Et c'est une question de patience. Ce qui va être compliqué, c'est qu'il est peu probable que ça s'arrête et que les demandes, ce n'est pas parce qu'il y a eu deux, trois entretiens à postérieur et que ça va bouger. Quand je vous parlais du décalage avec les élites, et qui est commun à tous ceux qui s'expriment, on va dire, contre le président, c'est que cette dissolution, elle a aussi eu quelque chose, c'est qu'elle a dit au peuple qui venait de voter. Ce que vous dites ne m'intéresse pas, donc je vais changer. Donc en fait, ce point-là, il est compliqué. Marine Le Pen va surfer. En gros, vous avez mal
voté aux Européennes.
Oui, c'est comme ça que les Français l'ont compris. En disant, je dissous, parce que ça ne me plaît pas ce que vous avez décidé, les élections ont confirmé que... finalement, les choix qu'ils avaient faits étaient ceux qu'ils voulaient faire. Et donc, globalement, Marine Le Pen, elle n'a pas intérêt à rentrer dans ce sujet-là, parce que les Français, eux-mêmes, vont chaque semaine rappeler que les choses ne vont pas, mais non pas non plus... Pour regarder, d'ailleurs, dans les panneaux qu'il y a dans les manifestations, il n'y a pas tellement de Macron démission, parce qu'en fait, les uns et les autres se disent, bon, de toute façon, on sait dans combien de temps ça va se terminer, s'ils démissionnent demain. On n'est pas forcément prêt. Globalement, on voit bien que même les candidats, il y en a chaque jour un peu plus et chaque jour un peu moins aussi. Donc, ce n'est pas si simple que ça. Donc, les six mois, c'est plus six mois pour pouvoir expliquer qu'il va être temps de nous écouter cette fois-ci. Il va être temps de prendre en compte les choses et surtout de nous expliquer comment vous allez faire et à quoi nos impôts vont servir. Néanmoins, il
y en a certains qui pensent que M. Mélenchon, notamment, souffle sur les braises. On va écouter M. Marc-Angéli, qui est le patron. du groupe Horizon à l'Assemblée nationale.
pense que l'attitude de Jean-Luc Mélenchon n'est pas là pour mettre de l'apaisement dans le débat politique français. Mais il veut
mettre le feu au pays ou pas ?
Pour quelle raison ? Parce que c'est un projet politique, la conflictualisation, tout conflictualisé. En règle générale, quand on conflictualise tout, on ne met pas d'apaisement. Et en règle générale, quand tout est conflictualisé, il y a le feu partout.
Et donc vous dites précisément, Jean-Luc Mélenchon, il met le feu au pays ou pas
Il participe à une situation, je le pense, préinsurrectionnelle et parfois même qui peut avoir des rapports avec ce qu'on peut qualifier de guerre civile.
civile, carrément, on parle de guerre civile. Certes, mais... Qu'est-ce qu'il peut faire ? Qu'est-ce qu'il peut proposer ? Il
a un autre levier, Emmanuel Macron, on n'en parle jamais, mais c'est de dissoudre à nouveau, d'organiser, mais oui, d'organiser, de jumeler l'élection présidentielle avec l'élection législative. Vous voyez, il a deux ou trois leviers, moi j'ai pensé à trois scénarios. Un, une dissolution anticipée parce que justement le pays est à feu et à sang et donc il y aurait une obligation de marquer soudain un nouveau temps d'arrêt. Que les Français prennent conscience avant une élection présidentielle de la mesure du décalage dont on parlait. Deuxièmement, de faire en sorte que l'élection législative et l'élection présidentielle soient aux mêmes dates. Oui, regardez, 18 avril, 2 mai, on peut organiser ces deux scrutins. Mais vous voyez, tout ça, c'est une ingénierie hyper intéressante. Ou la troisième solution, c'est de laisser le cours des choses. C'est-à-dire que soit de laisser un président être élu et il a le Parlement actuel jusqu'en 2029, les institutions... Comme il a fait la dissolution, il a décalé dans ce quinquennat la présidence et la législative. Ou bien il décide de laisser le cours des choses et que le président nouvellement élu... en mai prochain, dissolve à son tour et donc se fasse une assemblée.
Ce qui sera sans doute le cas d'ailleurs. Ce qui serait la logique.
Mais en même temps, c'est intéressant. Ça peut être une correction aussi d'une élection présidentielle qui aurait porté au pouvoir quelqu'un qui soudain fait peur ou sidère un peu. Ça pourrait aussi faire l'objet d'une nouvelle campagne pour les législatives. C'est une autre élection et on pourrait avoir une correction à l'Assemblée après. Je pense qu'on ne mesure pas assez. Emmanuel Macron, il a quand même des leviers. constitutionnelle entre ses mains. Ah oui.
êtes d'accord avec ça ? Non, moi je crois qu'on touche à une crise de régime. C'était d'abord une crise politique, une crise démocratique, c'était bien dit, avec cette fracture entre les élites et le peuple. Et déjà, l'élection d'Emmanuel Macron, il a été élu au slogan de révolution. Et il a été élu aussi parce que le bloc central, ou du moins le centre-gauche et le centre-droit, étaient tout de même affaiblis et qu'ils ont éprouvé le besoin peut-être de se réunir pour... pour sauver justement le régime et sauver en tout cas une élite politique qui avait gouverné depuis trois décennies. On voit aujourd'hui que ça ne marche pas du tout. En faisant cette dissolution ratée, il a aggravé cette crise de régime et peut-être abîmé la Ve République, qui était la seule chose qui tenait encore debout. Mais on voit bien que s'il a été mené aussi à faire cette dissolution, c'est parce que justement, cette classe politique-là n'était plus à même, en tout cas, d'apporter les solutions aux multiples problèmes des Français, que ce soit sur le plan économique. On voit bien que l'explosion de la dette, le Mozart de la... finances, c'est pas tout à fait ça. Sur la question de l'immigration, et là ça fait un peu penser à 58 avec la guerre d'Algérie, les Français manifestent depuis longtemps l'idée qu'il y a un problème de maîtrise des flux migratoires, il n'y a pas de solution qui soit apportée, donc ce à quoi on assiste, c'est à la fin d'une classe politique. Alors, on dit qu'elle va être remplacée par les extrêmes, mais c'est une recomposition, le centre droit et le centre gauche sont démonétisés, et pour l'instant, il y aura l'élection présidentielle. on verra, mais il semblerait qu'il y ait deux autres formations politiques qui soient amenées à les remplacer, et tout ça sur fond de... de dysfonctionnement aussi de l'appareil d'État, de la justice. Je pense que si, pour sortir de cette crise de régime, en 1958, on était sortis de là par une nouvelle constitution, par une réforme constitutionnelle, je crois que peut-être qu'il faut envisager de passer à une sixième république, qui ne sera peut-être pas celle de Mélenchon, mais qui redonnerait peut-être du pouvoir aux politiques. Parce que ce qu'on voit, c'est que non seulement les hommes politiques qui ont gouverné ont été déconnectés, mais qu'ils ont... plus beaucoup de pouvoir sur rien. On voit bien qu'on n'arrive plus à mater une manifestation parce qu'il y a un sentiment d'impunité chez certains émeutiers qui est total. Pour retrouver les commandes, je pense qu'il faut envisager une réforme constitutionnelle
d'ampleur. Je ne suis pas loin de vous suivre, mais j'ai beaucoup réfléchi. Je pense que ce ne sont pas les hommes. Ce sont les hommes qui font les constitutions et non pas les constitutions qui font les hommes. Parce qu'en fait, on changerait là. Avec
quelle force politique ? Non, mais c'est
pas ça. Oui, avec quelle force politique ? Parce que ça, c'est vrai. Bon, peut-être qu'effectivement, il y a une force politique qui va se dégager. Mais est-ce que, déjà, il faut en arrêter avec un président, ou une présidente d'ailleurs, des murges, président de la République ? Est-ce qu'il faut revenir à un régime plus parlementaire qu'un régime président ? On voit la
4e République, on y est, c'est pas terrible. Moi, je crois que les Français, quand on regarde... sondages, ils veulent un homme fort. Donc en fait, ils veulent ce qu'était le général de Gaulle, c'est-à-dire à la fois un exécutif très puissant, mais en même temps respectueux du suffrage populaire et de la volonté populaire. C'est que de Gaulle, d'un côté, c'était très vertical, de l'autre côté, quand il était désavoué, il s'en allait.
Alors, en plus, parfois, vous êtes amené à faire, à dire des choses qui ne sont pas très bien inspirées. On en écoute un, vous le connaissez, c'est le président de la République qui était vendredi à Trappes.
Aujourd'hui... attrape aux côtés de nos élus et des populations, parce que ce qui s'est passé aujourd'hui est un tournant dans la vie de notre République et de notre nation. Ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est un attentat terroriste raciste, ainsi qualifié par le parquet national antiterroriste, qui a fait six victimes. Un homme a été tué ce matin. par un de nos compatriotes sur la base d'une idéologie raciste. On a cinq victimes par ailleurs, dont une petite fille de 12 ans qui est en train de se battre à l'hôpital au moment où on se parle. Ces personnes, elles ont été visées à raison de leur couleur ou de la religion supposée, et pour rien d'autre.
Alors Véronique, on a l'impression que c'était la première fois que ça arrivait à Paris, en France, pardon, pas à Paris. Ça a été très très mal reçu, cette sortie, parce qu'il y a énormément, on peut le dire comme ça, énormément d'attentats
à
caractère raciste dans notre pays, dont ont été victimes des juifs, des catholiques, des musulmans. tout le monde, c'est vraiment assez maladroit.
Non seulement c'est maladroit, mais il avait à peine fini sa déclaration que déjà sur les réseaux, chacun rappelait la réalité de toutes les dates, malheureusement, égrainait la réalité, rappelait qu'il est un peu déconnecté, alors le président s'est emprunté. Alors là, ça fait vraiment déconnexion. À peine un quart d'heure après, de dire qu'il ne s'était pas tout à fait bien exprimé, que bien évidemment, ce n'était pas la première fois et avec un long message, mais qui, voilà, c'était trop tard, c'était dit, ça n'est que des systèmes qui renforcent force ce sentiment de déconnexion. Et puis, de nouveau, de toutes les façons, il est détesté. De toutes les façons, par les gens, qu'ils soient de droite ou de gauche, de toutes les façons, il cristallise tous les problèmes. Il faut toujours un bouc émissaire quand vous avez une crise, que ce soit un bouc émissaire légitime ou pas. Il l'est, celui-ci. Il est presque toxique, c'est-à-dire toute personne qui s'approche de lui, dans le fond, prenne un peu de, on va dire, de toxicité et de rejet. Donc, ces propos, ils ont été extrêmement mal perçus, mais de toutes les façons, pas plus que son intervention le lendemain du 17 octobre a été extrêmement mal perçue et a provoqué la même chose instantanément. Il y avait le hashtag 24 octobre qui est sorti. Globalement, à chaque fois, il fait réagir. Est-ce qu'il est connecté totalement ? Est-ce qu'il se rend compte ? Je ne sais pas. En fait, ce n'est même plus le sujet. Les Français sont juste dans une forme d'exaspération, ont juste envie qu'on les écoute.
Véronique Réissoute, si on reprend l'histoire de la Ve République, Ça s'est toujours mal terminé, les présidents, et surtout ceux qui font de mandats.
Oui, ça ne s'est jamais vraiment très mal terminé, c'est vrai qu'on puisse dire. Je m'en souviens, mais c'est vrai, mais il y a aussi quelque chose de très spécifique.
Le premier,
c'est que tout le monde peut parler.
Aujourd'hui ? Tout le monde. Ce qui n'était pas le cas en 69, c'est sûr. Les
gens qui sont ici peuvent s'adresser directement au président de la République. On se doute bien que ce n'est pas forcément lui qui va nous répondre, mais il y a une réalité. Il y a une forme d'aplanissement de la valeur de la parole de chacun. Donc quand on n'est pas entendu, on trouve ça encore plus désagréable qu'avant. Ça n'est pas spécifique à la France. Partout en Europe, c'est une réalité. Dans le reste du monde, les gens ne comprennent plus de ne pas être écoutés. Ça, c'est une donnée forte. Le deuxième, je vous en ai parlé. quelques instants avant, mais ces bulles algorithmiques font que les gens ne se parlent plus de temps que ça. Ce n'est pas que tout le monde s'aimait avant, on s'insultait un peu, mais s'insulter, c'est déjà un début de lien. Là, par moment, il n'y a même plus de discussion d'un groupe à l'autre, il y a une espèce de décalage, donc c'est compliqué d'embarquer tout le monde. Et puis, cette crise de représentation, de sentiment, de déconnexion, elle est d'autant plus forte qu'il n'y a pas de solution proposée. À chaque fois, ce sont des sommes de constats. Normalement, on est toujours d'accord sur les constats. Alors, visiblement, pas tant que ça sur le sujet de la dette, mais on est censé être d'accord à peu près sur les constats. Il n'y a pas tellement de solutions. Et quand vous n'avez pas de solution, même à critiquer, ça devient compliqué. Et donc là, ça flotte beaucoup. Donc, on sent bien qu'il devient le bouc émissaire, quoi qu'il en soit, quoi qu'il dise.
Dion, vous êtes d'accord avec cette singularité de l'époque
l'époque et de cette personnalité présidentielle très singulière. À la fois, il est assez inoxydable, parce que je pense qu'il n'est pas très affecté par le désamour perceptible que nous on perçoit quand on a des antennes dans cette société-là. Vraiment, j'ai l'impression qu'il passe à travers, que c'est une forme de force aussi, ce déni de la réalité. Ça lui permet de tenir, justement, les six mois qui restent. Mais par ailleurs, je suis frappée par cette étanchéité, cette façon de dire qu'il y a un tournant, cet attentat de Trappes, c'est un tournant. Cette façon de se produire comme origine et seul commentateur de la réalité, à partir de lui jusqu'à lui, alors qu'il y a tout le grand tableau qui lui échappe. Bien avant, lui, il y a eu des attentats de ce type, comme on le disait. Cette façon qu'il a de dire que tout commence maintenant. que tout est maintenant, c'est très angoissant pour nous les Français qui avons justement un peu plus de capacité à nous détacher du réel, du présent, pour pouvoir regarder un peu les profondeurs de notre société, les lignes de force qui bougent. Je trouve que c'est un président qui est beaucoup trop dans l'action, immédiate, dans l'instantanéité et surtout dans une espèce de...
C'est le président sous-secrétaire d'État. Ça a commencé avec Sarkozy, ça.
Oui, mais c'est ce rapport au temps d'accélération.
Le quinquennat a changé le temps politique.
Moi, je crois qu'il y a quand même quelque chose dans sa personnalité qui exacerbe la détestation. On dit que ça s'est toujours mal terminé le deuxième mandat. D'un côté, c'est vrai, parce que c'est des présidents totalement démonétisés, avec une fin de règne un peu crépusculaire. Mais en fait, à six mois du départ, généralement, ils gagnent dans les sondages. Mitterrand fait ça sur les forces de l'église. Jacques Chirac devient le type que... le monde trouve finalement sympathique parce qu'on sait qu'ils vont pas se représenter généralement les français n'en veulent pas au type qui ne va pas se représenter c'est bon ils essayent de voir le bon côté des choses là on sait qu'il peut plus se représenter il ya une colère incroyablement exacerbée donc
pas si sûr que ça qui va quand
on va dans les cafés etc les gens qui sont pas forcément complotistes pensent qu'il va s'accrocher au pouvoir c'est vraiment vous
avez deux théories il ya un complot qui qui sort qui est, il organise tout ça pour rester... L'article 16, c'est ça. L'article 16, voilà, ok, pourquoi pas. Mais il y a aussi, même s'il s'en va... Étant donné son... Il va nous faire une poutine. Il pourra revenir. Donc, il y a quand même... Ce n'est pas tout à fait pareil que pour... Exactement. Alors, c'est peut-être
lié au facteur de l'âge, mais je crois qu'il y a quelque chose d'abîmé aussi. Et depuis très longtemps, la crise des Gilets jaunes vient après des paroles, ceux qui ont tout, enfin, ceux qui ont réussi leur vie et ceux qui ne sont rien. Je crois qu'il y a quand même une partie des Français
qui
se sont sentis méprisés. Et là, dans les dernières paroles, il y a comme s'il y avait des bonnes victimes et des mauvaises victimes. Je pense que... français et une partie des français en ont assez d'être considérés comme quantité négligeable. Alors,
pour ajouter à votre information, aujourd'hui, le premier ministre devait recevoir et a reçu les syndicats de lycéens, mais qu'est-ce qu'il a fait avant de les recevoir ? Il a reçu des influenceurs, des influenceurs sûrs. la vie scolaire. Et c'est aux influenceurs sur la vie scolaire qu'il a donné les mesures qu'il allait annoncer après au syndicat. Donc, inutile de vous dire... Maladresse. J'ai une grosse maladresse. Alors, bon, il y a les syndicats, les lycéens, je ne sais pas comment il va s'en sortir, à mon avis, ça va être très compliqué. Il y a aussi, évidemment, le problème, qui est un problème qui court depuis très longtemps, c'est celui du pouvoir d'achat. On écoute quelqu'un, vous connaissez bien, qui s'appelle Madame Sophie Binet.
le dis à monsieur Lecornu, il n'est plus ministre des armées, il est Premier ministre. Il faut qu'il sorte de son bunker, il faut qu'il entende la mobilisation sociale énorme, il faut qu'il réponde aux revendications. Il est atteint d'une grave pathologie, il faut qu'il arrête de voir la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon. partout. Je ne sais pas si ça soigne la Mélenchonite aiguë, mais en tout cas ce que je peux vous dire, c'est qu'il faut arrêter de sacrifier le pays, de sacrifier nos jeunes pour de petits calculs politiciens.
mais il n'a pas de moyens, il n'a pas de budget.
mais il y a des tas de choses que vous pouvez faire dans la vie sans argent.
oui ? Alors, donnez-nous, mais vous allez être nommé un matignon, vous !
petites choses, mais si on est dans un... Beaucoup de ce que nous venons de dire, ce sont du domaine du symbole. Donc, vous pouvez très bien réunir des étudiants et leur dire, effectivement, Parcoursup est peut-être un sujet, posons-nous autour de la table, au lieu de dire, bon, qu'ils viennent sur une plateforme raconter des trucs. En même temps, on était à peu près au courant, il y avait dix demandes assez claires, mais de dire, parcours sub, pourquoi pas, mettons-nous autour de la table avec des profs, des élèves.
C'est ce qui va être fait à l'Assemblée nationale.
Oui, mais ce que je veux dire, c'est que c'était la première de mesure, ils pouvaient le faire vite. Ça a duré un mois. C'est pour ça que dans six mois, il n'est plus là. Dans l'absolu, ça ne demande pas forcément d'argent, c'est de l'énergie des discussions. Peut-être qu'aux sorties de ces discussions, on dira que c'est beaucoup plus compliqué qu'on ne pensait, il faudra... Laissons ce joli paquet au suivant, mais il y a des tas de choses que vous pouvez faire pour montrer que vous écoutez les gens, que vous comprenez. Et puis, quand vous êtes dans le déni complet, même de ne pas nommer les gens, ça a déjà été le cas au moment des Gilets jaunes. Je ne sais pas si vous vous souvenez, lorsque le président de la République présente ses voeux en plein Gilets jaunes, il ne dit pas le mot Gilets jaunes. Il dit que c'est factieux. C'est fou les nœuds. Les gens attendaient ça. Ça ne veut pas dire que quand vous nommez les gens, ça peut dire que vous êtes d'accord avec eux, ça ne veut pas dire que vous cautionnez, mais vous les reconnaissez. Et là, ça a été pareil. Quand il prend la parole, il ne nomme pas les choses. Donc c'est important. Là aussi, ça ne coûte pas d'argent. 'est juste de l'attention à l'autre, ça peut fonctionner, je ne dis pas que ça va tout résoudre, mais ça peut potentiellement tempérer quelques colères.
C'est de la psychologie le pouvoir.
Oui, c'est de la psychologie. Mais moi ce qui m'inquiète, c'est qu'en effet, un brillant sujet comme Emmanuel Macron, qui est sorti de l'ENA en 2004 à l'Inspection Générale des Finances, qui a laissé le pays dans une dégradation constante de ses finances, je me dis, est-ce qu'on aura mieux ? Est-ce qu'en 2027, on va pouvoir trouver des personnes qui sont capables d'appréhender cette complexité de notre dette, de cette ingénierie qu'il nous faudrait mettre en route pour essayer de réfréner un peu ce lent déclassement de la France sur la scène internationale, etc. On a raté un moment quand même. On est tous un peu orphelins avec cet espoir qu'il avait réussi à éveiller une personne un peu hors des partis qui arrive avec du bon sens et une énergie et une intelligence. Je pense qu'il y a aussi dans cette détestation une part de nous. C'était le cas du
président de Gaulle, enfin du premier ministre de Gaulle avant qu'il devienne président avec le plan Armand-EF de dévaluation, augmentation de la taille. sur les tabacs et sur, à l'époque, je crois que c'était l'essence aussi, et il avait réussi à renflouer un peu le pays de la sorte. Alors, là, on a le Premier ministre qui se réjouit, parce que vous allez voir, on a retrouvé sa citation, vendredi, eh bien, on n'emmenait pas large, on pensait que l'agence Moody's allait nous dégrader, et finalement, l'agence Moody's ne nous a pas dégradés, l'agence de notation Moody's maintient ce soir, dit, monsieur Lecornu, la note souveraine de la dette française, L'annonce déjoue les pronostics déclinistes de nombreux experts et de ceux qui spéculent sur la dette française. Sauf que Bouddhiz n'est pas la seule agence, premièrement. Et puis deuxièmement, ce n'est pas l'agence qui fait l'appui et le beau temps. Si les prêteurs décident de ne plus nous prêter, on sera dans le beau drap.
Oui, je crois que les agences ont surtout le souci de ne pas déclencher une crise avant l'élection présidentielle. Elles ont bien compris que... on avait un gouvernement qui avait les mains liées, et c'est pour ça aussi que je pense qu'Emmanuel Macron aurait dû partir, puisque un pouvoir sans pouvoir, il n'y a rien de pire aujourd'hui, il n'y a pas de majorité, donc il n'y a pas de marge de malheur, il n'y a plus qu'à attendre six mois, ce que font les agences pour ne pas ajouter de la crise à la crise, ça ne veut pas pour en dire qu'on est dans une situation économique positive. J'aimerais juste dire un mot sur Emmanuel Macron et les influenceurs, parce que je crois que c'est très révélateur de... C'était
le cornu, les influenceurs, c'était pas le... Mais allez-y quand même. C'est
la Macronie d'une certaine manière. Je crois que ce qu'on a vu le 17 octobre et la multiplication des émeutes, des violences, c'est aussi une société liquide qui perd. C'est une crise de la démocratie, mais aussi une crise de civilisation, une société dans laquelle il n'y a plus aucun cadre. Les cadres de la famille traditionnelle, les corps intermédiaires. Et je trouve qu'Emmanuel Macron, et c'est pour ça aussi qu'on en est là, a accéléré cette liquide. d'une certaine manière. Il n'a pas traité les corps intermédiaires. Il a refusé même de le faire. Il a refusé. Son slogan lui-même était en marche. Et c'était assez révélateur. En marche vers quoi ? Pourquoi faire ? Et je crois que c'est le problème dans lequel on est. La dette, pas la dette. Il faut d'abord avoir une vision politique, je crois, claire. C'est ce qu'attendent les Français.
Véronique. Je ne sais pas si vous pouvez remettre la citation de M. Lecornu, qui est assez révélatrice de l'état d'esprit global. Normalement, vous devez vous réjouir de la reconnaissance de la force de la France. Normalement, vous devez dire que ceci est un signe positif. C'est juste un tacle. Et donc ce tacle, il raconte quelque chose qui est compliqué dans la relation que l'État a avec tout le monde, globalement, les experts visiblement, mais globalement. Il y a peu d'espoir et je rejoins votre propos qui est que, en fait, l'une des raisons pour lesquelles les gens sont dans la rue, ils ne sont pas contents, il y a une convergence non pas des luttes mais des colères, c'est évident, mais c'est qu'en fait, on ne voit pas bien. La solution.
Il
y a peu d'espoir. D'ailleurs, Marine Le Pen ne s'est pas trompée dans son discours dimanche. Porteuse d'espoir, de positif. C'est cette envie de quelque chose qui nous dit qu'en fait, il y a peut-être une solution. Il ne croit pas aux technocrates en disant que c'est eux qui nous ont plantés. Il ne voit pas forcément la réalité de ce qui va sortir des deux camps présupposés. Et donc, ils se disent qu'en fait, est-ce qu'ils seront vraiment capables ? Et ce genre de message n'aide pas à envisager l'avenir avec sourire et légèreté, on va dire. Encore un mot sur ce...
suis très
d'accord avec vous et je
pense qu'il y a quelque chose de la justification. Vous voyez, moi je pense tout le temps à... Vous allez me trouver étrange de faire le lien, mais Brigitte Macron qui dit que les Français ne le méritent pas. Je trouve ça intéressant, vous voyez, cette... Mais
alors là, vous parlez à l'envers, vous.
Oui, mais ça m'intéresse, parce que ça veut dire que lui... Profondément, il sent que les Français ne l'ont pas compris. et ne l'ont pas mérité. Et donc, il est tout le temps dans la justification de j'ai bien fait, j'ai fait de mon mieux, je ne pouvais pas faire autrement. Il y a quelque chose d'un peu comme ça, comme vous dites, c'est des tacles en fait derrière. Il n'y a pas de côté, je vous emmène vers un projet, on peut y arriver ensemble, on va essayer de réconcilier tout ça. Il y a quelque chose qui manque en fait, c'est un esprit de géométrie et pas un esprit de finesse.
Alexandre, un mot ? Non, non, mais c'est la faillite aussi d'une politique purement gestionnaire. Quand je disais tout à l'heure, en marche, mais vers où, vers quel horizon ? La dette est un problème économique, mais c'est aussi un problème politique. On la résoudra en ayant un projet collectif, en créant de l'emploi, de la croissance. Et ça, ça n'existe pas. On n'était que dans des mesurettes techniques qui ne peuvent pas être comprises par les Français. Et même si elles sont comprises, les gens ont besoin d'un horizon. Parce que sinon, c'est du sado réformé. Je crois que c'est Lysnard qui disait ça. Mais je crois que les Français en ont marre de la réforme pour la réforme, si c'est pour aller de plus en plus mal. Je pense qu'ils ne veulent pas entendre ça. Donc, ils sont prêts à faire des sacrifices, mais à condition qu'ils aient un horizon meilleur devant eux.
Alors, il y en a une qui attend son heure, si je puis me permettre de parler ainsi. Eh bien, on va l'écouter.
La voix, mes amis, que je vous propose de tracer est celle de la Renaissance. La Renaissance pour la France. Alors la Renaissance est d'abord une méthode, ce n'est pas une rupture brutale et encore moins une révolution destructrice. C'est l'élévation progressive de tout un pays vers le beau, le vrai, le juste, vers la sécurité, la prospérité, la créativité. La renaissance est savoir puiser dans le passé, mais sans cette nostalgie qui a anesthésié, qui paralyse ou qui incite à revenir en arrière. Nous ne sommes pas dans le « c'était mieux avant ». Nous disons « c'était bien avant, ce sera mieux demain ».
on n'est pas au XVIe siècle, mais bien au XXIe siècle. Elle a décidé depuis un moment déjà d'avoir un discours, j'ai envie de dire, très positif.
Très positif, même la couleur de sa veste, tout était calme posé. Même son pupitre, ce n'était pas un pupitre habituel, avec les deux colonnes posées, calme. Elle est là pour nous accompagner et elle propose un projet plutôt beau et plutôt apaisant. Après, je ne dis pas qu'il passe auprès de tout le monde loin de là et qu'il n'a pas été critiqué, mais c'était un peu à l'image. Vous vous rappelez, elle a fait une intervention juste avant le président de la République le 18 au soir.
Elle était présidente, d'ailleurs. Elle était devant une bibliothèque.
Avec un drapeau, sa robe dans le fond. Bref, une intervention présidentielle. Et j'ai vu plein de messages de gens qui ont dit « Mais oui, si ce soir, c'était elle, j'aurais moins peur. » Et beaucoup de messages de gens qui disaient « Au secours, c'était elle ce soir, j'aurais moins peur. » Ça donne une idée de ce qui se passe. par rapport, on revient à Emmanuel Macron. Donc oui, elle a plutôt intérêt à proposer un projet, un projet positif, mais ça peut vous sembler étonnant, mais Jean-Luc Mélenchon aussi propose un projet. Ce n'est pas celui que... Oui, bien sûr. C'est les deux seuls, d'ailleurs. Les deux seuls qui, aujourd'hui, montent dans les sondages sont deux personnes qui proposent un avenir, qui ont une vision, on la partage, on ne la partage pas, mais ils proposent quelque chose, ce qui explique pourquoi le fameux bloc central ou ceux qui sont au milieu galèrent un peu, parce que... D'abord, ils vous promettent non pas des sangs et des larmes, mais je vais ranger la chambre. Ça ne fait pas rêver, quand même. Et en plus, ne vous disent pas comment, parce que dans ce que vous disiez tout à l'heure, l'un des points les plus importants dans le pays en public, faire des efforts, on peut tous faire des efforts, quand on sait pourquoi.
Et
en fait, le mépris que les Français ressentent aussi, c'est qu'à aucun moment, on ne nous dit comment. C'est-à-dire... Que faites-vous de l'argent ? La fameuse vidéo de Jacqueline Moreau au moment des Gilets jaunes, on n'a toujours pas la réponse. Que faites-vous de cet argent ? Je vais vous donner mes impôts, comment allez-vous le dépenser ? On a l'impression qu'on met de l'argent dans un tonneau des Danaïdes sans fin, et donc ça n'est pas motivant. Et d'ailleurs, on est les champions pour lever la dette, mais on est aussi les champions pour collecter l'impôt normalement. Il semblerait que ce soit un tout petit peu...
Vous confirmez, alors on sait qu'elle survole les sondages, ça c'est très clair, mais de plus en plus maintenant, Jean-Luc Mélenchon occupe la deuxième place.
qu'il propose lui aussi quelque chose de clair. Loin derrière,
mais...
Loin derrière, mais sur certaines cibles loin devant. Les jeunes en particulier, parce qu'il leur parle, il leur parle directement, il leur promet des tas de choses. En tout cas, il a un projet. C'est ça. Donc, dès que vous avez un projet, le débat peut avoir lieu. Quand vous n'avez pas de projet, quand c'est juste rangé ou classé ou réglé, c'est plus
difficile. Rien ne peut atteindre Marine Le Pen ?
L'histoire n'est jamais écrite d'avance, mais il y a quelque chose d'une vague. Les choses auraient pu la faire barder là, par exemple. Ça aurait été sans effet. Ça a été totalement sans effet, tout simplement parce que, vrai ou faux, les Français estimaient que ce n'était pas le problème. Il a peut-être pu ses propos à 17 ans, mais aujourd'hui, les Français voient bien que l'antisémitisme qui tue, ce n'est pas les bardellistes. Donc, elle est connectée au réel par rapport aux autres et j'ai l'impression que les Français estiment aussi que c'est peut-être son tour. Elle a perdu plusieurs fois, elle semble enfiler le costume, incarner une forme de... Moi, elle rappelle François Mitterrand en 1981. Et donc, oui, moi, je pense qu'il y a probablement une vague qui sera difficile à enrayer. Et ça a été très bien dit. Moi, ça fait longtemps que je pronostique Mélenchon, Le Pen au second tour. Pour une raison simple, c'est d'abord que tous les deux ont une sociologie à laquelle ils s'adressent. On sait à qui ils s'adressent. Marine Le Pen, c'est les classes populaires. Alors, elle a largement... élargit sa base électorale, mais elle est partie de là. Jean-Luc Mélenchon, effectivement, c'est les jeunes, c'est les grandes villes et c'est les banlieues. Le bloc central, on ne sait plus très bien à qui il s'adresse. Leur base électorale était plutôt les retraités. Pour des raisons démographiques, ça va... Les boomers, en réalité, c'est une base qui tend à diminuer. Ensuite, la France Insoumise et le Rassemblement National... Ce sont les deux seuls partis qui ont un chef. Pour le Rassemblement national, il y en avait même deux, des figures centrales. Ce n'est pas le cas du Bloc central. On ne sait pas qui. Il n'y a pas de candidat naturel du Bloc central. Et troisièmement, effectivement, ils ont un projet clair. Je trouve le projet de Jean-Luc Mélenchon absolument effrayant, mais c'est un projet révolutionnaire de Nouvelle-France qui peut en faire rêver certains, et en tout cas qui fait rêver ceux à qui il s'adresse. Marine Le Pen, c'est pareil. C'est retrouver la souveraineté, l'identité nationale. Le projet idéologique du centre, effectivement, s'est rangé sa chambre ou en tout cas limiter la casse. Je dirais que c'est limiter la casse. C'est exactement ce qu'on a vu ce week-end. On se félicite désormais quand il y a des émeutes qui ne font pas trop de casse. C'est un peu un phénomène climatique des intempéries contre lesquelles on ne peut rien faire. Ça, ça ne s'appelle pas un projet de société.
alors, moi je me fais l'avocat du diable. Marine Le Pen est élue, est-ce qu'on n'aura pas... le spectacle du 17 octobre, puissance 10, avec tout le monde dans la rue, avec LFI qui se jette dans la rue, qui a plus de limites, qui a déjà presque plus de limites avec un président en exercice légitime et qui tient à peu près sa police. Vous voyez, en fait, il y a quelque chose dans cet accident du 17 octobre qui pourrait être isolé, mais qui semble...
Je vais même vous dire, c'est le seul point, quand vous disiez qu'est-ce qui peut l'arrêter, c'est le seul point, c'est-à-dire que comme ils ont déjà annoncé, si elle est élue, nous serons dans la rue, qu'il y a Autre scénario possible, vous en imaginiez plusieurs, c'est changer la date de l'élection, parce que c'est donc le 2 mai.
Là, il y aurait une atmosphère de guerre civile, alors.
Et c'est le seul point qui pourrait l'arrêter, sans doute pas, mais faire un peu peur et ramener les gens vers ranger la chambre. Parce qu'en se disant, ouais, mais là, c'est beaucoup, quand même. Oui,
mais en même temps, pardonnez-moi, mais la guerre civile, entre guillemets, enfin, en tout cas, le désordre est déjà présent. Le
désordre de joli mois de mai, ce n'est pas le même qu'au mois de novembre. Oui, sans doute,
mais je pense aussi que... De plus en plus, dans la tête des Français, ça a été d'ailleurs l'une des raisons du maintien aussi longtemps du bloc central, c'était que c'était le statu quo et que c'était ce qui faisait moins peur. Mais il y a quand même un sentiment qui monte, c'est qu'on n'arrêtera pas l'incendie avec les pyromanes d'hier. Ce n'est pas ceux qui l'ont créé qui vont pouvoir l'arrêter. Et Marine Le Pen a quand même l'avantage de ne jamais avoir exercé le pouvoir. Ça ne veut pas dire qu'elle fera mieux que les autres, mais les gens se disent qu'on a tenté la gauche, la droite. Le centre, pourquoi pas Marine Le Pen ? cette situation d'émeute ou de violence, là où il y a un petit risque, c'est qu'il y a... C'est pendant la transition du pouvoir. Ensuite, je pense qu'il y a une partie des Français qui espère qu'elle rétablira l'ordre. Et elle est en train de devenir la candidate du parti de l'ordre, en réalité.
Oui, c'était juste pour répondre à la question de ce qui pourrait potentiellement... Alors, il y a
un sujet, quand même, qui demeure et qui existe, que ce soit elle ou lui, d'ailleurs, parce que c'est le dénominateur commun des deux. l'histoire des retraites. qui fait extrêmement peur à certains opérateurs économiques, et notamment aux prêteurs de la France, qui disent comment on va pouvoir continuer à prêter à ce pays qui ne veut pas faire des économies, puisqu'on sait que c'est une des premières sources d'économies, puisque les retraites à la santé, c'est un tiers quasiment du budget de la dépense publique en France. Et donc ça c'est un problème.
Et en plus, sauf erreur de ma part, le gel qui a été décidé en 2023 pour Sébastien Lecornu, puisse passer son budget.
En 2024. En
2024, voilà. Elle court jusqu'à janvier 2028, si mes calculs sont bons. Et donc, ça veut dire que le nouveau président devra, de toutes les façons, décider si oui ou non, il prolonge ce gel. Et là, à nouveau, perspective sympathique de mouvement.
Ça, c'est une
singularité française aussi, la retraite.
La retraite, c'est vraiment une singularité française. Après, le sujet, c'est que ça s'adresse aux retraités, par essence. pour beaucoup, ceux qui ne sont pas loin d'eux, et ce n'est pas ceux-là qui descendent dans la rue. Donc, en fait, la réalité, quand ils descendent dans la rue, c'est qu'on est arrivé à un stade d'exaspération suprême. Mais ils votent. Ils votent, mais là, on parle d'après les élections. Il faut que passent les législatives, mais ça sera un sujet qui sera sans doute un tout
petit
peu
plus... Je crois aussi que l'argument est un peu en train de se retourner, du fait que ceux qui ont gelé cette réforme sont ceux qui ont voulu se maintenir au pouvoir, y compris, en réalité, LR, le PS et le Centre se sont mis d'accord. pour geler ces retraites. Donc ceux qui échouent dans la réforme, pour le coup, c'est ceux qui ont les manettes. Ensuite, pour ce qui est de réforme ou pas réforme, sans doute faudra-t-il trouver une solution sur ces retraites-là. Mais je crois qu'il y a une leçon que n'ont pas compris ceux qui ont été au pouvoir, c'est qu'on ne gouverne jamais contre la majorité. C'est absolument impossible. Et en réalité, on nous a dit on va faire cette réforme, on va faire cette réforme. Ça nous a coûté un pognon de dingue, pardonnez-moi, parce qu'on a fait semblant de la faire. Et pour l'instant, on n'a pas avancé d'un centimètre. Donc il y a peut-être une autre méthode, c'est peut-être de faire d'autres réformes plus populaires avant, et de convaincre les Français, et peut-être qu'il n'y a pas qu'une seule réforme à faire, il n'y a peut-être pas que le critère d'âge, il y a la durée de cotisation, il y a l'idée de la capitalisation qui paraissait une idée... Qui est en train de faire des progrès. Et qui est en train de faire des progrès, donc je crois que c'est ça aussi la politique, ne pas s'enfermer dans l'idée qu'il y a une seule politique possible. Et c'est aussi pour ça que ceux qu'on appelle les extrêmes mondes, parce que je crois qu'ils sont lassés d'une politique qui propose toujours les mêmes solutions, qui ne fonctionnent pas. Puisque de fait, ça n'a pas fonctionné, il n'y a pas eu de réforme des retraites.
petit pari, par les uns et les autres. On va jusqu'à l'élection présidentielle.
Démission ou pas
Alexandre ? En tout cas, c'est souhaitable. Ce soir, c'est ce qu'on peut se dire. Il y a traditionnellement dans cette émission ce que vous connaissez, c'est-à-dire les coups de gueule et les coups de griffe. Alors, ce n'est pas les coups de gueule, c'est les coups de cœur. Nous sommes de Figaro, quand même. Oui, quand
même, on parle bien. On se tient. Guillaume, on
commence par le salé, coup de griffe.
Ah, coup de griffe. Moi, c'est cette étude très approfondie de la Fondation Jean Jaurès qui montre que les Français sont à 55% en totale sécession vis-à-vis de l'information et qu'ils sont aujourd'hui moins enclins qu'il y a quatre ans à recouper leurs informations, à doubler les sources, en fait. Donc ça, c'est un coup de cœur. Griffe, parce que ça a été publié vendredi dernier. Et c'est pourquoi ? Il y a une étude qui montre qu'ils sont complètement noyés, comme l'annonçait Marguerite Duras en 1985. On est noyés dans l'information et donc pour se dégager, soudain on choisit, comme vous le disiez, un algorithme qui nous est favorable, qui nous entretient dans nos convictions. Qui nous flatte
dans nos convictions. Qui nous
conforte, qui nous confirme presque dans nos intuitions, dans nos convictions. Et il y a quelque chose d'un muscle avec l'IA depuis 4 mois qui est si accessible dans Google, qui est en train de se perdre. C'est comme si on le... le muscler plus. Et l'Institut Georges Jaurès a publié vendredi dernier cette étude et les chiffres sont extrêmement préoccupants
selon vous.
Inquiétant.
Je vais même vous dire un truc qui va vous saper le moral définitivement. Nous sommes passés de l'ère des sources à l'ère des réponses. En fait, les gens ne cherchent plus des sources, mais ils cherchent des réponses, voire même ils ont des réponses à des questions qu'ils n'ont pas posées. Si vous allez sur Google Open, enfin Overview, vous cherchez, je ne sais pas moi, l'adresse d'un magasin. Et avant d'avoir l'adresse du magasin, vous allez avoir des informations sur l'entreprise que vous n'aviez pas posé la question. Et nous sommes rentrés dans cette logique-là. Alors on va dire que les seniors savent que les sources ont un sens. Plus vous êtes jeune, plus vous allez être formé à la réponse. C'est un problème. Et donc on est noyé.
Et pour le coup de cœur, vous demandez ? Quand même, je reconnais chez vous cette envie d'être optimiste. Coup de cœur, moi, c'est l'engouement pour les films historiques. 6 millions d'entrées pour le De Gaulle. Il y a Moulin qui sort demain. Moulin sort demain. Les Trois Mousquetaires. On voit depuis 3-4 ans un engouement pour que les Français vont dans les sages obscurs. Je vais vous
dire une chose, j'adore, mais c'est un peu grave.
Ça veut dire qu'on n'a plus d'avenir.
On vit dans le passé. oui, mais c'est ça le sujet. Je trouve ça... Alors attendez, j'ai adoré le De Gaulle, je crois que le moulin est très très bon. Il y a aussi notre salut, qui était paraît-il très bien, que je n'ai pas encore vu. Mais ce qui est extraordinaire, c'est qu'on se tourne toujours vers le passé. Ça veut dire que... Oui, mais moi, avec moi, je suis très
barésienne là-dessus. Je trouve que c'est beau que les Français puissent regarder leur terre, leur mort. Il vaut mieux qu'ils connaissent leur passé, déjà. Pour se
faire le présent et le futur, il vaut mieux qu'on connaisse le passé.
Voilà, mon coup de cœur, c'est ça. Donc vous
allez voir Moulin demain ? Bien sûr. Peut-être pas demain, mais
après-demain.
J'avoue que je n'avais pas préparé. Spontanément, le coup de griffe aurait été Emmanuel Macron, le fait qu'il explique que c'est la première fois qu'il y a eu un terroriste. La sortie de trappe. On en a parlé, donc je ne vais pas en rajouter. Peut-être le coup de cœur en y pensant comme ça. Je ne sais pas si c'est exactement un coup de cœur, mais je regardais la politique au Brésil, qui est encore plus folle, je dirais, que la politique en France. Je ne suis pas un spécialiste, mais de voir Lula comme ça, gagner pour la quatrième fois après avoir été en prison, son adversaire. Je me dis que la télé-novella, c'est pire qu'en France. Donc d'un côté, ça nous rassure. Et puis qu'on regarde ça aussi un peu comme une sorte d'épisode du parrain sud-américain. Et que c'est assez passionnant à suivre quand on n'est pas directement concerné. Et
si vous voulez accorder deux heures de plus pour le vote, vous pouvez le faire. Parce que c'est ce qui s'est produit hier au Brésil. La durée de vote a été allongée. deux heures au dernier moment, ce qui lui a, enfin je ne sais pas si c'est ça qui lui a permis de gagner, mais effectivement Lula a gagné de quelques 4 millions de voix, de plus que son adversaire qui était Bolsonaro, le fils junior, Bolsonaro junior.
Là, moi, je n'ai pas non plus été très bonne élève et donc je n'avais pas compris qu'il fallait griffe et cœur. Donc, on va dire que ça fait les deux. Et je reprends ce que vous avez dit. Parce qu'en fait, moi, ce qui m'avait intéressé sur cette élection et sur Lula, c'est que ça va vous faire plaisir le rôle des influenceurs et des réseaux sociaux dans mon canal. Parce qu'en fait, vous avez eu sur WhatsApp. Un canal avec 10 millions d'abonnés qui s'appelle Exercito de Lula, en gros l'armée de Lula. L'armée de Lula ! Voilà, et qui donnait des arguments pour voter pour Lula, qui discréditait. Il a lui-même fait énormément de vidéos selfies où il parlait. Il s'est engagé à donner la parole aux citoyens. Donc je ne rentre pas dans le télénovella et les meilleurs ou moins bien. Mais c'est intéressant de voir que dans le fond, de nouveau, quand on s'adresse directement aux gens, qu'on donne des canaux. Alors un selfie, vous n'êtes pas en train de communiquer, vous êtes en train de... d'informer potentiellement, mais on va dire qu'il a pas mal utilisé et il a proposé des tas de choses pour la suite en essayant de contourner la réalité de quelque chose qu'il va connaître et qui va résonner dans nos esprits, qu'il n'a pas de majorité non plus
au
Congrès, donc ça ne va pas être simple, sa vie, pour faire passer des lois, et donc en se disant, et dans le fond, si je m'appuyais constamment sur l'explication auprès des citoyens et que je les faisais participer, donc le numérique. va tenir une place particulièrement intéressante à observer dans la vie de ce nouveau gouvernement brésilien.
j'aurai aussi un coup de cœur et un coup de griffe. Alors mon coup de griffe, ça sera contre ceux qui critiquent les chaînes d'information continue. D'abord, les chaînes d'information continue, il faut le savoir, il faut savoir s'en servir. Ce n'est pas fait pour être regardé toute la journée. Justement, précisément, ça existe pour qu'on s'informe de temps en temps. Première chose, et elles ne sont pas partiales, comme on veut bien le dire. Elles ont le droit d'avoir une ligne éditoriale, si elles veulent d'ailleurs, ce n'est pas le problème. Et la deuxième chose, ça sera un coup de cœur pour la Serbie. Parce que sachez qu'en Serbie, Eh bien, il y a eu des élections aussi, des élections législatives. Et qui a gagné ? Une liste d'étudiants a damé le pion au candidat sortant, qui était un candidat qui était là depuis très longtemps. Grand ami d'Emmanuel Macron. Grand ami d'Emmanuel Macron. Et c'est une espèce d'agglomération. rien de péjoratif dans ce que je dis, mais de la société civile avec des jeunes et des étudiants qui ont gagné cette élection législative en Serbie, qui est un pays qu'il faut toujours suivre de près, comme vous le savez, la Serbie, parce que c'est un pays qui est souvent allié avec la Russie, et c'est un pays qui, dans les Balkans, fait l'appui et le beau temps. Voilà ce qu'on avait à dire aujourd'hui. Merci d'avoir participé à cette émission avec vos éclairages, vos décryptages. Je remercie aussi la régie et tout particulièrement Lila. Je ne le fais pas assez régulièrement, mais je pense à Clélia aussi parce qu'on a été obligé de changer au dernier moment pas mal de choses. Donc, on a une équipe qui... qui assure très bien au Figaro TV. Et j'en suis tout à fait ravi. Merci en tous les cas de votre présence régulièrement devant vos écrans, de votre présence aussi dans le studio, puisque vous êtes toujours plus nombreux à venir nous écouter. Et c'est fort agréable. On est très encouragé par tous vos messages que vous nous laissez. Et le plaisir que vous nous suscitez par votre présence et votre assiduité. Donc merci beaucoup. Et puis je vous dis à la semaine prochaine. Il sera vraisemblablement encore question de l'élection présidentielle. Il sera aussi question, j'en suis quasiment certain, d'Emmanuel Macron, de Jean-Luc Mélenchon, de Marine Le Pen et de beaucoup d'autres. Parce qu'on aura à commenter. Probablement ce qui se passe samedi prochain. Comme vous le savez, encore une nouvelle journée de manifestation. On n'est pas sortis de l'auberge. Et puis une casseroleade maintenant. Il faut que vous n'oubliez pas ce mot. Ça revient à la mode. Vous l'avez eu pendant les Gilets jaunes, vous l'aurez aussi pour les semaines à venir avec des Français qui sont mécontents, en colère et qui font savoir en tapant sur des casseroles. Eh oui, au pays d'Astérix, c'est bien normal. Bonne soirée, bonne nuit et à la semaine prochaine.
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