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Aujourd'hui, clairement, le constat est fait, et il n'y a pas qu'elle qui le fait, puisqu'en Europe, c'est aussi le point de vue de l'AFD en Allemagne et de pas mal d'autres pays, on n'a pas les moyens, on n'a plus les moyens d'envoyer des milliards en Ukraine pour soutenir cette guerre ad vitam.
Ma vision protectrice, elle profitera à tous des moyens pour rendre aux Français du pouvoir d'achat, notamment en baissant les impôts sur l'énergie, des moyens pour l'école, pour la santé, car ce sont des promesses que la République ne peut trahir, des moyens contre la voyoucratie et les mafias qui attendent à la sécurité, à la liberté et à la dignité des personnes. Une détermination sans faille contre l'immigration qui submerge nos villes et maintenant nos villages et contre les fraudes qui nous ruinent. Des moyens pour une vie digne et sereine des anciens après une vie de labeur. Des moyens pour les territoires délaissés avec une grande politique de réaménagement et de rééquilibrage qui organisera la démétropolisation et donc la fin de l'absorption de tous les moyens par Paris et par les capitales régionales. Bref. Protéger un territoire, protéger nos enfants, protéger notre culture et notre art de vivre, protéger notre économie et nos entreprises, protéger la liberté de chacun d'agir, d'entreprendre, de penser, de vivre. La protection des Français, voilà les quatre mots qui résument notre grand dessin pour la France. Et la première des protections. C'est le droit à la sécurité, à commencer par la sécurité intérieure, la sécurité du quotidien pour vous, pour vos familles, pour vos enfants. La grande révolution que nous allons mettre en œuvre, ce ne sont pas de nouvelles lois, pas des gesticulations ministérielles, pas de faux semblants judiciaires, c'est quelque chose de plus simple et de plus logique. Nous allons rétablir l'état de droit. Je dis bien rétablir l'état de droit. Qui peut dire qu'il existe un état de droit quand les délinquants ne sont pas punis, quand les mafias imposent leurs lois dans les quartiers ? Qui peut dire qu'il existe un état de droit quand des hordes viennent saccager, brûler nos bâtiments ou organiser de véritables razias devant des forces de l'ordre volontairement désarmées matériellement et moralement ? Qui peut dire que force est à la loi ? quand des logiques théocratiques sectaires prétendent contester le principe même de la règle républicaine au nom de principes religieux ? Qui peut dire que le système pénal fonctionne quand des cours supranationales, sans légitimité, croient pouvoir interdire l'expulsion d'un terroriste ? Ou quand un syndicat de magistrats prétend adapter les lois à son idéologie pro-délinquant d'extrême-gauche ? L'état de droit, ce n'est pas le droit contre l'État, et encore moins contre la nation. L'état de droit, c'est mettre au pas les féodalités qui menacent les libertés. C'est ne pas laisser s'instaurer la loi du plus fort, du plus cupide, ou dans certains quartiers, du plus cruel. L'état de droit, c'est garantir à tous le respect de son intégrité physique. Ce n'est pas banaliser la violence aux personnes. Enfin, comme l'a rappelé Jordan, nous appliquerons la règle du casseur-payeur. Et s'il faut payer, s'il faut qu'ils payent toute leur vie, ils paieront toute leur vie. ne laisserons pas non plus la France basculer dans la mexicanisation avec des cartels. Nous éradiquerons sans faiblesse ces organisations criminelles en les considérant comme terroristes. Avec nous, celui qui viole la loi et particulièrement celui qui porte atteinte aux personnes, tout particulièrement aux représentants de l'Etat, pompiers, professeurs ou policiers, aura trois certitudes. La certitude des poursuites. la certitude de la peine, la certitude de leur exécution. Et pour les étrangers délinquants, il y aura une prime d'expulsion automatique et définitive. sécurité extérieure, mes amis, sera aussi une préoccupation majeure avec le respect des engagements budgétaires que nous avons soutenus et votés. Notre défense ne sera pas déléguée ni mutualisée. Elle sera une défense nationale avec une armée nationale. Je le dis ici. Si je crois à l'impérative nécessité de préparer notre défense nationale à toute éventualité de guerre conventionnelle, si j'ambitionne de doter à nouveau la France d'une armée puissante et moderne, nous garderons la disposition exclusive de notre arme nucléaire. Toute concession de cet instrument de notre souveraineté et de notre sécurité nationale est pour moi un acte de trahison. Pour autant, disposer d'une armée puissante ne signifie pas vouloir faire la guerre. C'est tout le contraire. Nous ferons de la France une nation de paix. Aller vers la paix n'est pas, comme le prétendent les vatanguères de l'arrière qui peuplent les ministères et les plateaux de télévision, un acte de faiblesse, mais un acte de courage. Elle est pour nous, comme elle le fut pour les hommes de la Renaissance, une exigence de la raison. Avec moi, il n'y aura pas de virilisme guerrier. Ces démonstrations à la fois ridicules et vaines, ces postures de matamor pathétiques qui nous déconsidèrent et nous font honte. Jamais on ne doit laisser la peur irraisonnée ou les passions débridées l'emporter sur l'intelligence et la raison. L'orgueil des dirigeants fait le malheur des peuples. C'est pourquoi la paix pour moi. est la plus haute des ambitions de la politique. Parce que le sang français a trop coulé au cours de notre histoire. Et parce que le pays a besoin de tous ses enfants. Je vous le dis, mes amis, nous n'en verrons pas nos jeunes mourir dans des aventures guerrières inconsidérées ou irresponsables. Et encore moins dans des guerres qui ne sont pas les nôtres. Notre puissance sera mise au service de la paix et de la concorde entre les peuples. La sagesse de l'homme l'enseigne, on mesure la grandeur d'une civilisation, non aux conflits qu'elle mène, mais aux guerres qu'elle sait éviter, aux armes meurtrières et destructrices qu'elle sait faire taire, aux réconciliations parfois improbables, mais qu'elle réussit à nouer, aux paix qu'elle sait négocier. Avec moi, la France renouera avec la politique étrangère qui fut instituée par le général de Gaulle autour des trois exigences. Indépendance, équidistance, constance. Le premier garant de la protection des Français, ce sera le président de la République. Parce que par son élection... Le président représente la nation et qu'il est comptable devant elle de la défense des intérêts vitaux du pays. Parce qu'il est le chef de l'État et veille à ce titre au bon fonctionnement des institutions et notamment des autorités régaliennes. L'État, qui est en bien mauvais état, sera restauré. Dans ses moyens, son prestige et son autorité, il ne sera plus partout, mais au bon endroit, au bon moment, à bon escient. Renaissance régalienne se concrétisera par un État revivifié. D'abord un État prestataire qui fonctionnera de manière moderne et diligente au service exclusif des administrés. Un État bouclier qui fera de la protection des citoyens sa mission première. Un État patriote et stratège qui fera en toutes circonstances prévaloir l'intérêt national. Un État impartial qui refusera la politisation de ses agents et garantira à tous l'égalité devant la loi. Et parmi les devoirs de l'Etat, il y a l'impérieuse nécessité de concourir à l'unité nationale par sa neutralité, par sa bienveillance, par son égale fermeté à l'égard des prédateurs d'en haut et d'en bas, mais aussi, et je le dis ici solennellement, par son souci républicain d'appliquer les lois que le peuple s'est donné. Le redressement que nous engagerons ne relèvera pas d'un parti mais de la France toute entière. L'État que nous voulons ne sera pas RN mais ce sera une œuvre collective, une œuvre certes patriote mais pas partisane. La volonté qui est la nôtre de ne voir reconnaître qu'un seul peuple, c'est aussi le refus absolu du communautarisme. Il n'y a pour nous qu'une seule communauté, c'est la communauté nationale. Et nous inscrirons ce principe fondateur, inclusif et fraternel dans la Constitution.
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Interdiction du communautarisme s'appliquera à tous et notamment à ces collectivités locales ou ces pouvoirs publics qui, par leurs actions inconsidérées et irresponsables, encouragent dans notre pays la fragmentation nationale et la sécession communautaire. N'avoir qu'un seul peuple, c'est aussi ne laisser personne au bord de la route. Un pays ne peut pas durablement avancer et progresser s'il laisse se fracturer la nation en deux blocs, ceux pour qui la vie va bien et ceux qui n'ont pas cette chance. C'est pourquoi je le dis et je le répéterai, nous porterons une grande politique sociale. Je me refuse à opposer le social à l'économie, le salarié à l'actionnaire, le fonctionnaire à l'entrepreneur, l'habitant des banlieues à l'habitant des campagnes. C'est aussi ce qui peut nous séparer de la droite et de la gauche. La droite incrimine celui qui souffre, la gauche incrimine celui qui réussit. Moi, je refuse de les opposer. Je ne les oppose pas parce que pour reprendre ce beau proverbe indien, je ne suis ni l'aile droite ni l'aile gauche, je suis l'oiseau. Que chacun entende cela. Une société fragmentée gaspille les talents. Les querelles intérieures érodent les énergies. La haine sociale ronge la confiance. Nous considérons qu'un accident de la vie ne condamne pas la précarité. Une adresse ou un lieu de naissance ne condamnent pas un enfant. Une chute ne condamne pas une vie. La nation sera pour tous une protection et son aide une nouvelle chance. Je dis à tous les Français, la nation sera là quand vous en aurez besoin, comme vous devrez être là quand elle en aura besoin. Alors je tiens à préciser, pour que tout soit clair, il n'est pas question pour nous, contrairement à la gauche, d'installer les personnes dans l'assistanat. Nous avons au contraire pour volonté de les accompagner vers l'émancipation et la dignité par le travail, vers le retour à l'autonomie et vers les moyens de vivre par elles-mêmes. Parce qu'il existe encore trop de travailleurs pauvres. La nation doit surtout veiller à la juste rémunération du travail, au bon équilibre entre les revenus du capital et du travail, au refus de l'ubérisation des emplois. Et c'est pourquoi nous redonnerons au travail toute sa valeur, nous élargirons les possibilités d'intéressement et de participation. Celui qui veillera à cela, à ses équilibres indispensables, à ses impératifs vitaux, ce sera le président, ou plutôt la présidente. si révolutionnaire de le dire. président de la République est avant tout le gardien des intérêts français. Ah oui, c'est vrai qu'on avait oublié ça dans les dix dernières années. Il n'est pas là pour laisser des gouvernements de passage distribuer l'argent des Français à la terre entière. Il n'est pas là pour déposséder la nation de ses prérogatives au profit d'entités supranationales en dehors même des traités comme l'Union Européenne. Il n'est pas là non plus pour déposséder la France de ses moyens de souveraineté comme le siège de la France au Conseil de sécurité de l'ONU, de parties du territoire national comme les îles Éparses ou de ses capacités diplomatiques. Dans l'action diplomatique, la présidente que j'entends être n'acceptera jamais de vassaliser la France dans des logiques de bloc quand son histoire, son aspiration à la liberté des peuples ou sa vocation géopolitique est de s'en affranchir pour porter un message de concorde et de paix entre les nations en toute indépendance. Il nous faudra restaurer aussi la fonction présidentielle qui a été tellement abîmée. La fonction présidentielle qui est la clé de voûte des institutions. Elle sera rétablie dans son prestige, son image, sa tenue et je dirais plutôt même sa retenue. Discipline du temps, de la parole, de la décision. Elle sera rétablie dans sa vocation unificatrice. Ce devoir de représentation du président de la République française lui impose la sobriété des comportements et des paroles, la hauteur des vues et des décisions, l'empathie pour les plus vulnérables. La présidence doit incarner quelque chose qui dépasse les factions, les majorités de convenance, les partis et les circonstances. Elle doit avoir à cœur d'incarner la France, sa nation, son peuple. Cette présidence qui retrouvera tout à la fois sa hauteur et son empathie sera exemplaire par la confiance qu'elle inspirera et la double ambition qu'elle porte, le sens et le lien, donner du sens et créer du lien. Et c'est pourquoi... Pour me conformer à cette exigence d'impartialité, j'ai quitté la présidence du Rassemblement national et que je vais quitter mes fonctions à la présidence du groupe parlementaire dès demain. Je veux que les Français aient la certitude d'élire une femme, si vous me passez l'expression, qui ne sera pas l'homme d'un parti. Mettre la France en ordre, c'est aussi remettre toutes nos institutions en ordre. Il ne s'agit pas de changer de numéro de République, mais de retrouver les majestueuses et puissantes institutions que le général de Gaulle nous avait confiées. La Ve République n'a pas besoin d'être remplacée, elle a besoin d'être restaurée, restaurée dans son esprit, dans sa pratique, dans son autorité. Nous n'avons plus besoin de comités théodules. qui bride voire sclérose les institutions, mais d'hommes et de femmes politiques qui assument leurs responsabilités. Nous avons besoin d'une République qui décide et qui agit, qui ose et qui conquiert, qui avance et qui réussit. Mais pour cela, il va falloir redonner à notre Constitution toute sa valeur et toute sa force en la réinstallant comme la loi fondamentale des Français. Aucun texte, aucune autorité, et surtout pas étrangère, même européenne, ne sera supérieure à la Constitution. La nationalité française... redeviendra un privilège qui s'hérite ou se mérite, auquel sera attaché pour tous les citoyens, quelle que soit leur origine, leur couleur de peau, leur religion, un droit nouveau, la priorité nationale. Regardez comme les choses vont être douces. On va retrouver de l'ordre et de la clarté dans nos affaires publiques, une présidence qui préside, un gouvernement qui gouverne, un parlement qui légifère, une justice qui applique en toute impartialité les lois votées, des cours qui contrôlent mais se gardent de faire ou défaire la loi, et surtout le peuple qui retrouve sa place, c'est-à-dire la première. C'est en réaffirmant le rôle... récit de chaque institution. Et on les dit maintenant que nous sortirons de la confusion qui règne. Cette confusion qui ne permet plus de savoir qui fait quoi, qui décide de quoi, qui finance quoi et finalement qui est responsable. Le Premier ministre et le mien sera Jordan Bardella, sera le chef. Le chef de l'orchestre gouvernemental, un gouvernement ouvert et pluraliste, un gouvernement que je souhaite d'union nationale. Notre désir d'unité des Français nous y conduit. La situation d'un pays fracturé nous le commande. Chaque citoyen, avec la diversité des parcours, des talents, des sensibilités, est appelé à participer au mouvement de renaissance française que je propose au pays. Vous savez l'annonce du nom du Premier ministre dès avant l'élection du Président ? Je crois que c'est un acte de transparence et de cohérence. C'est un acte d'honnêteté, de loyauté. C'est un acte qui témoigne de la maturité, de la sincérité de notre démarche. Le Parlement, enfin, qui a donné une si piètre image dans les dernières années, doit retrouver toute sa place avec un pouvoir de contrôle réel. Un Parlement qui ne sera pas une chambre d'enregistrement, mais une institution dans l'action. Un Parlement qui ne légifère pas plus. Il y a trop de lois, mais mieux, avec la certitude que ces votes seront effectivement pris en compte. La tâche que nous avons devant nous, est immense. Nous avons le sentiment qu'un cycle s'achève. Les anciens grands partis brûlent de leur dernier feu, mes amis, et s'agitent sur un tas de cendres. Les féodalités installées se crispent devant cette fin qu'elles pressentent prochaine. Les fantasmes les plus fous nous sont opposés. Les diffamations sont orchestrées par le syndicat des sortants et leur proxy. Nous ne vivons pas la fin du monde, mais la fin d'un monde, de leur monde. A nous de réinventer celui qui vient, celui que nous allons bâtir plus juste, plus beau, plus sûr et finalement plus fort. Pour conclure, l'espérance, je vous le dis, n'est pas une naïveté. Ce n'est pas la certitude que tout sera facile, mais celle que nous ne sommes pas condamnés à subir à l'avenir et que nous avons le pouvoir de construire. L'aspiration au renouveau ne vient jamais des temps calmes, vous le savez, mais des périodes de crise, jamais des moments de certitude, mais des instants de doute, jamais de l'insouciance, mais de l'inquiétude qui est la marque de l'instinct de vie. Mes amis, ne craignez pas d'espérer, n'ayez pas peur de vouloir. N'ayez pas peur de ceux qui enseignent le déclin. Le futur n'est pas une menace, le futur est une promesse. Et si nous en décidons, ce sera le chemin qui conduit à la lumière. Le monde qui prend aujourd'hui la France en pitié, après l'avoir admirée, attend son sursaut. Les peuples d'Europe... qui les uns après les autres se libèrent des croyances révolues, attendent que nous prenions la tête d'un mouvement des nations qui emportera le continent tout entier. Ce mouvement, ce sera la Renaissance. Ce jour-là, la France renouera avec sa vocation émancipatrice et sera au rendez-vous. Que l'histoire lui fixe, l'avenir nous appartient ! Vive la République !
amis, bienvenue dans votre rendez-vous du dimanche, l'heure inter. Pour vous accompagner sur CNews, Arnaud Klarsfeld est avec nous. Arnaud, bonjour. Bonjour. Régis Le Sommier, grand reporter, nous accompagne également. Régis, bonjour. Bonjour Olivier. Nicolas Meillan, expert en énergie. Bonjour Olivier. Qui décortique justement l'actualité internationale à travers l'énergie, est avec nous. Bonjour Nicolas. Bonjour. Et bien évidemment, une pensée pour Xenia Fedorova, vous le savez une nouvelle fois. absente de cette émission. C'est le ministère de l'Intérieur qui a ainsi décidé cette absence. Ce n'est pas nous, vous vous en doutez bien. Une pensée donc pour Xenia Fedorova. Et c'est vrai que ces clés de lecture auraient été importantes aujourd'hui puisque nous allons revenir largement sur la situation entre la Russie et l'Ukraine puisque oui, la diplomatie avance sans les Européens mais la diplomatie avancée d'ailleurs cet après-midi. Vous avez pu l'entendre en direct sur CNews. Marine Le Pen s'est exprimée sur le dossier. Alors certes, elle n'a pas nommé précisément l'Ukraine, mais elle l'a dit, elle n'enverra pas de soldats français pour une guerre qui ne nous concerne pas. Je vous propose de l'écouter pour démarrer.
Disposer d'une armée puissante ne signifie pas vouloir faire la guerre. C'est tout le contraire. Nous ferons de la France une nation de paix. Aller vers la paix n'est pas, comme le prétendent les vatanguères de l'arrière, qui peuplent les ministères et les plateaux de télévision, un acte de faiblesse, mais un acte de courage. Elle est pour nous, comme elle le fut pour les hommes de la Renaissance, une exigence de la raison. Je vous le dis, mes amis, nous n'enverrons pas nos jeunes mourir dans des aventures guerrières inconsidérées ou irresponsables. qui ne sont pas les nôtres.
Alors Arnaud Klarsfeld, c'est vrai que le 14 octobre dernier, mais là c'était depuis Bruxelles, Marine Le Pen l'avait déjà dit, elle cesserait d'aider l'Ukraine car la France n'en a plus les moyens. Et là, elle va plus loin. Elle le dit, la France n'enverra pas de soldats mourir. Notre nation a trop souffert durant les siècles passés. Voilà une posture aujourd'hui de Marine Le Pen qui est assumée.
Elle semble être pour une Europe pacifique, soucieuse du bonheur et du bien-être. des peuples qui, en effet, les peuples européens ont extrêmement souffert par le passé. Moi, je crois que c'est une bonne chose. C'est ma position depuis le début de la guerre en Ukraine. Il faut trouver un compromis. Il ne faut pas que cette guerre qui est entre peuples slaves entraîne les peuples européens dans une troisième guerre mondiale qui serait fatale à notre continent. C'est ma position. C'est celle de Marine Le Pen. Ce n'est pas la position de tout le monde. Il n'y a pas un... quelqu'un qui va sortir des nuages pour dire un tel ou un tel a raison, mais en tous les cas, c'est une position qui se tient et qui, à mon avis, recueille l'assentiment de la plupart des peuples européens.
En tout cas, une posture, il est vrai, Régis Le Sommier, qui pourrait changer la ligne diplomatique de la France si Marine Le Pen arrive au pouvoir, puisque aujourd'hui, nous ne sommes absolument pas dans cette logique. En tout cas, l'Europe d'Ursula von der Leyen et la France d'Emmanuel Macron n'est absolument pas dans la logique que nous venons d'entendre de la... Ce
qui est intéressant, moi je note dans cette allocution et surtout dans cette phrase prononcée sur le rôle de la France, le souhait que la France soit une puissance forte mais pacifique, c'est qu'il y a une réponse directe à ce que disait le chef d'état-major des armées françaises, le général Mandon, quand il expliquait qu'il fallait expliquer aux Français... qu'ils allaient devoir voir mourir leurs enfants. Et là, Marine Le Pen prend l'exact opposé. Nous n'en verrons pas nos enfants mourir dans cette guerre. Donc effectivement, la rupture est assez nette, il me semble. Elle a déjà exprimé d'ailleurs le point de vue du Rassemblement national, son point de vue aussi, en expliquant qu'il ne s'agit pas de lâcher l'Ukraine, mais simplement, comme l'a dit de façon assez claire aussi Louis Alliot, de couper le robinet. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, clairement, le constat est fait, et il n'y a pas qu'elle qui le fait, puisqu'en Europe, c'est aussi le point de vue de l'AFD en Allemagne et de pas mal d'autres pays. On n'a pas les moyens, on n'a plus les moyens d'envoyer des milliards en Ukraine pour soutenir cette guerre ad vitam, parce qu'il n'y a pas d'autre solution. Donc l'idée de la recherche d'un corps compromis, comme disait Arnaud Klarsuel tout de suite, est essentielle. Elle aurait dû être essentielle depuis longtemps. On a appris à travers le journal le Financial Times. On va y revenir, mais c'est important qu'il y a eu déjà, il y a encore une tentative en début 2023 d'obtenir une réédition, en tout cas un accord qui à l'époque avait été rejeté par le président Zelensky et par les Américains.
Et on le verra d'ailleurs, plus Volodymyr Zelensky tarde pour un accord, moins il est gagnant. Et ça, on va le décrypter dans un instant. Mais avant, vous l'évoquiez, coupez les vivres pour l'Ukraine. Voilà le souhait de Marine Le Pen qui dit que, pas les vivres, c'est une expression. Les armes. Les armes, l'aide militaire, exactement, Arnaud Klarsfeld. Car on ne peut plus le faire, nous n'avons pas l'argent. Voilà quelle est la posture aujourd'hui de Marine Le Pen. Mais un homme a montré qu'il pouvait couper bien plus. Au fond, pour l'Ukraine, c'est la connexion du front ukrainien et c'est Elon Musk. Qu'est-ce qui s'est passé ? Alors Elon Musk, il a un réseau satellitaire qui s'appelle Starlink. Eh bien, il a été bridé en Ukraine à la demande d'Elon Musk. Kiev qui dit ensuite avoir eu du mal à intercepter des drones et Kiev qui a dû annuler des missions. Puisqu'on va le voir dans ce message d'Elon Musk, l'armée ukrainienne a utilisé un service civil, donc son réseau satellitaire, pour des frappes offensives. Et il ajoute que sans Starlink, le front ukrainien s'effondrerait. Et il le répète, ce n'est pas une menace. Pour aller plus loin, pour bien comprendre de quoi nous parlons, on va accueillir Alexandre Delval, géopolitologue que l'on connaît bien dans leur inter qui est en liaison avec nous. Alexandre Delval, bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation. Peut-être pour bien comprendre, pour démarrer, qu'est-ce que c'est que Starlink, ce fameux réseau d'Elon Musk ?
en fait, il y a deux niveaux. Il y a Starlink qui est un système normalement réservé aux particuliers, aux entreprises et au secteur maritime. Il est civil et il n'est pas du tout destiné pour la guerre. C'est ce qu'a dit M. Musk lui-même qui a déploré. que c'est détourné pour l'usage de drones, pour des tirs à courte portée. Et ensuite, par exemple, le système mini a plusieurs offres, parce que c'est des contrats. Le système mini, c'est un kilo qu'on peut mettre dans un petit sac à dos, dans une poche, etc. Donc c'est extrêmement mobile et pratique. Et il y a autre chose qui n'a rien à voir au niveau de la responsabilité, c'est... Starshield, qui n'a rien à voir avec Skyshield, beaucoup ont fait l'adaptus. Starshield, c'est la partie militaire, dans la mesure où le réseau Starshield utilise les satellites de Starlink, mais c'est la propriété, le système est mis à disposition par Musk, mais le système est propriété du Pentagone. donc du ministère de la Défense américain. Et là, on a des systèmes extrêmement cryptés, d'un point de vue hautement crypté militaire, qui permettent d'atteindre des cibles sur le territoire russe. Et ça, c'est le problème qui a fâché M. Musk, et pas uniquement M. Trump. M. Musk dit que le système civil est détourné, alors qu'il est prévu. uniquement pour du civil, et il y a même une clause dans le système Starlink, qui est également détournée pour le militaire alors que ce n'est pas prévu, il y a une clause qui interdit de l'utiliser pour tuer ou pour faire des opérations qui entraînent la mort dans le cadre militaire. Et voilà en fait la confusion entre Star Shield, c'est l'Amérique. au niveau du ministère de la Défense et du président américain qui peut le bloquer ou le brider, ou réduire le débit, ce qui a été fait ces jours-ci, à notamment 160 km heure, un missile qui va vite ne peut pas être intercepté, et même l'interception précoce au niveau du renseignement. Tandis que pour Starlink, la responsabilité est d'Elon Musk, qui est très fâché parce que personne n'a fait plus que lui pour l'Ukraine depuis le début de cette guerre, sans Starlink. je répète, qui a été également détourné, sans parler aussi de Starship, eh bien l'Ukraine se serait effondrée. C'est même Fedorov, l'ancien ministre qui, avant d'être à la Défense, il a été dans le domaine du digital. C'est Fedorov qui avait obtenu en 2023 l'utilisation massive de Starlink, même 2022, et Musk avait accepté. Sans Musk, l'Ukraine se serait écroulée. Elle est totalement aveugle pour une raison très simple, c'est que les Russes ont des systèmes de brouillage. extrêmement perfectionnés, qu'ils avaient mis en place déjà en Syrie, et ils avaient rendu aveugles les Ukrainiens, avec des systèmes de brouillage électromagnétique, et c'est en fait Musk qui a sauvé la mise des Ukrainiens depuis cinq ans, et aujourd'hui il se fait insulter, de même que M. Trump n'est pas très content, les deux se font traiter de traître, on lâche les Ukrainiens, moi je pense que Zelensky est allé trop loin. dans l'ingratitude et l'insulte envers ceux-là même qui lui permettent de se battre depuis cinq ans, il est allé trop loin. Et cette histoire est intéressante parce qu'il y a eu une petite coupure qui a été rétablie ensuite, ou plutôt une limitation de débit. Et en fait, le message, c'était, premièrement, ne soyez pas ingrats, dites merci. Et troisièmement, puisque c'est nous qui vous permettons de vous battre. accepter de ne pas viser certaines cibles, car vous avez vos considérations. Mais moi, Elon Musk, je ne veux pas être un belligérant, je suis quelqu'un qui donne des services satellites, et il y a des clauses d'utilisation pour le civil, et même pour la partie militaire, on ne frappe pas n'importe quelle cible. Or l'Ukraine frappe qui elle veut quand elle veut, sans même écouter les Américains. Elle écoute beaucoup plus les Anglais.
Merci beaucoup Alexandre Delval pour cet éclairage précieux. Je rappelle votre dernier ouvrage, le nouvel ordre post-occidental et c'est aux éditions L'Arctilleur. Nous l'avons bien compris Nicolas Méliant. On a donc ce réseau satellitaire de SpaceX de Elon Musk qui a été détourné, qui avait été mis à disposition à des fins civiles. Aujourd'hui ce n'est plus le cas, on l'a bien compris dans l'explication d'Alexandre Delval. On voit aussi que les restrictions... d'Elon Musk, elle tombe finalement très peu de temps avant ses négociations, ses nouveaux pourparlers trilatérales entre la Russie, entre les Etats-Unis et entre l'Ukraine. On va y revenir. Ça montre aussi que Starlink et Elon Musk... C'est un levier incontestable aujourd'hui dans cette guerre en Ukraine.
Bien sûr. Il faut peut-être rappeler que c'est arrivé après que Donald Trump ait demandé à plusieurs reprises à Volodymyr Zelensky d'arrêter de frapper les raffineries, notamment en Russie, en profondeur, parce que c'était un problème qui était réimporté ensuite chez lui aux États-Unis avec du prix du diesel qui ont explosé. Plusieurs deals, bien évidemment, qui ont été annoncés par Donald Trump pour non-attaques réciproques des infrastructures énergétiques, mais deals qui n'ont pas tenu. Et finalement, depuis quelques jours, on voit qu'il y a moins d'attaques de drones sur les raffineries russes. Pourquoi ? Parce que ces drones avaient besoin effectivement du réseau Starlink pour pouvoir les frapper. Et donc, ils ont décidé finalement de reprendre la main sur ce système-là. C
'est les raffineries russes finalement qui étaient évisées, c'est pour arrêter que ces raffineries russes soient
visées. Parce que je rappelle que dans l'augmentation du prix du diesel qu'on a depuis le début de l'année, la moitié c'est effectivement le conflit au Moyen-Orient, le détroit de l'Harmouz, et l'autre moitié c'est la Russie et c'est les raffineries russes qui sont frappées. Donc Donald Trump il a des élections dans quelques jours, il faut qu'il se fasse quelque chose sur le diesel, il a trouvé plusieurs initiatives, il a réussi à voir les Européens qui ont relâché des strokes stratégiques, il a réussi à faire un deal avec Vladimir Poutine. Et il a contraint et forcé Volodymyr Zelensky à arrêter ou réduire ses frappes sur les raffineries russes à l'aide d'Elon Musk pour réduire, restreindre Starlink pour qu'il ne puisse plus être embarqué dans ces drones qui frappent ces raffineries.
Arrêtons-nous sur cette phrase d'Elon Musk, cette phrase qui est dure, on va le voir. Je n'ai que du mépris absolu. pour les vatanguères vertueux qui poussent à un massacre sans fin et n'offrent aucune solution réaliste au conflit que vous brûliez en enfer. Alors à qui ils s'adressent ? Il
s'adresse à Zelensky, sans aucun doute. Il ne s'adresse pas à Poutine, puisque vu qu'il a obtenu un contrat pour rebâtir l'armée américaine nouvelle avec Trump, ils disent en gros ce que Trump veut. Et Trump est très agacé que... Comme l'a dit Nicolas, Zelensky frappe les raffineries de diesel. Maintenant pour Starlink, je n'ai pas tout à fait compris. Parce que si Alexandre Delval dit que l'Ukraine se serait effondrée sans Starlink, c'est donc que Starlink sert ou a servi quand même à des frappes militaires et à tuer des gens. Donc Trump et Musk ne veulent pas que pour l'instant, en tous les cas, les Ukrainiens frappent sur les raffineries russes maintenant. Je l'avais dit aussi à Régis, déjà en 2023. D'un côté, on peut considérer quand même que les dirigeants ukrainiens, depuis 2014, n'ont pas servi les intérêts de leur nation. À tort ou à raison, mais en 2014, ils avaient le Donbass, ils avaient la Crimée, ils avaient 40-50 millions d'habitants. Maintenant, ils ont 15 millions d'habitants en plus. Ils ont perdu la Crimée et ils ont perdu la vaste majorité du Donbass. Pour s'être opposé, encore une fois, à tort ou à raison, parce qu'il faut être prudent, à la Russie en prenant une position totalement opposée et belliqueuse envers la Russie. Ça peut se discuter. Encore une fois, je suis prudent, ça peut se discuter. Mais s'ils avaient essayé de trouver une solution... pacifique avec la Russie, même si la Russie a violé le droit international et a envahi l'Ukraine, ils auraient quand même pu s'arranger. Et Zelensky avait quand même été élu sur un programme de paix, sur une promesse de paix qu'il n'a pas pu ou pas voulu tenir.
Encore, mais en tout cas, quand il dit « je n'ai du mépris absolu » que pour les va-t'en-guerre, vertueux, Régis Le Saumier, on l'imagine, il s'adresse à Volodymyr Zelensky, seulement à Volodymyr Zelensky, puisque ça peut faire écho à ce que nous entendions et nous décryptions. Tout à l'heure, lorsque Marine Le Pen s'est exprimée, elle a aussi pointé du doigt ses vatanguères. Est-ce qu'il pense à l'Europe, Elon Musk également ?
Bien sûr qu'il a l'Europe dans son logiciel. Et il a Zelensky en premier lieu. Je dirais presque qu'Elon Musk et Donald Trump se sont réconciliés sur le dos de Zelensky. Ils l'ont dans leur viseur. D'ailleurs, Elon Musk, l'autre jour, a écrit un tweet en trois mots. Time to go. Il est temps de partir en parlant de Zelensky, reprenant ce que Trump avait dit avant. C'est-à-dire, Trump dit, je souhaite que les Ukrainiens se trouvent un autre président parce qu'avec celui-là, on ne peut pas négocier un accord de paix. Donc il y a Zelensky. Mais effectivement, il y a aussi tout l'appareil de communication autour de cette guerre. Toute cette narration qui nous est vendue ad nauseum depuis 4 ans et qui continue d'ailleurs à nous être vendue en dépit des efforts que font les Américains. C'est-à-dire que les Américains qui ont une grande responsabilité. responsabilités dans cette guerre, ont aujourd'hui pris acté le fait qu'il faut qu'elle s'arrête pour des raisons économiques, pour des raisons humaines, parce que Trump met aussi en avant les dizaines de milliers de morts par mois que continue à causer cette guerre. C'est quelque chose qui le préoccupe, mais les Américains ont enclenché avec la Russie un reset. Des nouvelles relations, et ces nouvelles relations, ils veulent les voir éclore. Et l'obstacle à ça, c'est la guerre en Ukraine. Et il y a qui ? Qui continue à vouloir continuer cette guerre ? Les Européens. Et je vous dis, ce système médiatique dont Marine Le Pen parlait tout à l'heure, c'est-à-dire des gens qui viennent sur les plateaux télé pour expliquer qu'il faut continuer la guerre. Ces fameux
« va-t'en-guerre ». Alors qu'en attendant, visiblement, la diplomatie se remet en marche, puisque le Kremlin l'a confirmé. C'était vendredi. Russes, Ukrainiens et Américains doivent se retrouver, ce sera à Abu Dhabi, dans la première quinzaine du novembre, autour du 10, selon Moscou. Pour parler à Troyes, sous médiation américaine, Volodymyr Zelensky lui aussi a confirmé un rendez-vous semblable à déjà capoter ce mois-ci, dit-il lui, Volodymyr Zelensky. En tout cas, au menu selon Moscou, la sécurité des deux pays après la guerre. Alors là, on parle plus d'une trêve courte, on avance. On va écouter Dmitri Peskov, c'est le porte-parole du Kremlin.
Comme vous le savez, les forces armées s'emploient actuellement à coordonner le calendrier d'un cessez-le-feu dans cette zone, afin de faciliter cette mission humanitaire. Toute personne qui le souhaite pourra quitter cette localité. cela, bien sûr, exige une préparation très complexe, impliquant un large éventail de représentants.
Mais
je le répète encore une fois, le rôle de coordination incombe à Melania et à Trump.
'est vrai Nicolas Méliang, c'est la première fois depuis longtemps que les trois acteurs, Russie, Ukraine, Russie, se donnent une date. On voit ce qui est intéressant, c'est que la Russie se projette. Elle parle de l'après-guerre, surtout pas de cesser le feu. Par exemple, surtout pas de trêve.
Alors si sur la ville de Oléchki, il était négocié. Mais une trêve humanitaire. Qui est quand même intéressante.
Mais passionnante. Et c'est pour ça qu'on va s'y attarder dans un instant. Régis, mais peut-être qu'on peut souligner, ça faisait longtemps que nous n'avions pas eu ce rendez-vous trilatéral.
On a l'impression qu'en fait, ils se sont débarrassés du principal obstacle. à la paix. Et le principal obstacle, c'est les Européens. Et comment est-ce qu'ils s'en sont débarrassés ? Moi, j'ai ma petite intuition. Mon intuition, depuis ces dernières semaines, c'est que finalement, les Européens, si vous voulez, ils ont remplacé le diesel et le gaz qu'ils achetaient à M. Poutine par du diesel et du gaz qu'ils achetaient à M. Trump. Donc M. Trump leur a dit, si vous continuez, je vous coupe le diesel et le gaz. Terminé. Et donc c'est pour ça qu'on ne voit plus les Européens et qu'à mon avis, ils se sont calmés. Ils ont dit très bien, on va relâcher des stocks stratégiques, etc. Je pense que Donald Trump les tient par le diesel et le gaz. Il y a vraiment la dimension
énergie.
60% du gaz naturel liquide importé en Europe vient des Etats-Unis. Donc il nous tient. On avait mis tous nos yeux dans le panier de Vladimir Poutine. On les a mis dans le panier de Donald Trump. Il fait ce qu'il veut. Donc effectivement,
c'est une clé de lecture particulièrement importante. C'est plutôt une bonne nouvelle. Est-ce que ça veut dire que cette avancée diplomatique que nous venons d'évoquer marque une relance pour la paix ? Il y a aussi cette note positive que l'on peut souligner.
verra, mais pour l'instant, aucun des deux adversaires ne s'est suffisamment effondré pour qu'on arrive tout de suite à une négociation de paix. On parlait la dernière fois de la guerre de 30 ans. Les négociations ont duré des années. La guerre de Corée, ça a duré aussi très longtemps. La guerre du Vietnam, ça a duré deux ans. Pour l'instant, les Ukrainiens tiennent quand même relativement bon sur la ligne de front. Et Poutine ne veut pas arriver à un accord sans que... le don basse soit conquis entièrement et sans qu'il y ait des garanties pour lui que la guerre ne reprendra pas après, sans des garanties que l'Ukraine ne continue pas à fabriquer des millions et des millions de drones pour reprendre la guerre après. Donc ça va être des négociations qui vont durer. à mon avis, très longtemps et qui vont être très ardus. Et c'est peut-être les Européens qui devraient essayer de jouer un rôle parce que pour l'instant, ils sont vraiment dans les corridors à Abu Dhabi. Ils doivent être là, mais dans les halls d'hôtels plutôt qu'à la table de négociation. Malheureusement...
Et c'est là où on va parler de cet article du Financial Times. Vous l'évoquiez il y a quelques minutes, Régis Le Saumier. Puisque dans cet article, eh bien... Le Financial Times rappelle un plan de paix de 2023 qui prévoyait un retrait russe jusqu'aux frontières de février 2022. Ça veut dire que la reconnaissance par l'Ukraine du contrôle russe sur la Crimée, son renoncement à l'OTAN. Mais cela, Volodymyr Zelensky a refusé. Mais on a ce constat, donc, me semble-t-il, les propositions faites ensuite à Volodymyr Zelensky. Elles sont bien moins avantageuses finalement par rapport à ce qui lui était proposé il y a quelques années. On va peut-être voir d'ailleurs les cartes. C'est cela qu'il faut comprendre ?
Disons qu'aujourd'hui, effectivement, la donne a changé dans le sens où les Russes n'ont plus du tout ce genre de proposition. C'est intéressant parce que c'est à mettre en perspective avec l'autre proposition qui avait été faite le 10 avril 2022. Par exemple. Avec la fameuse intervention de Boris Johnson qui aurait mis un terme à toute négociation. Mais en tout cas, à l'époque, moi je me base par rapport à un rapport de la Rand Corporation qui est un think tank de Washington. qui expliquait que les deux adversaires n'étaient jamais allés aussi loin dans la possibilité de nouer un accord. Et on se rend compte que donc avril 2022, l'accord échoue en raison parce que Zelensky refuse de signer sans doute sous la pression de Boris Johnson et que même pas six mois plus tard, début 2023, on a une nouvelle proposition d'accord qui cette fois émane des Russes et qui ne va pas au bout. Donc il y a déjà au départ beaucoup d'occasions manquées. pour finalement mettre un terme à une guerre qui n'aurait peut-être pas dû continuer autant. Là, cette fois-ci, vous savez quand même que Volodymyr Zelensky a fait quand même une concession majeure la semaine dernière. Il a expliqué qu'il était d'accord avec un gel du front dans l'état actuel. Ce qui est quand même une avancée considérable. Parce qu'on ne parle plus de revenir aux frontières de 1991. Ça veut dire qu'on acte le fait que la Russie a amputé l'Ukraine de 22 ou 23%. Donc si on pratique un gel du front, ça n'a pas eu de suite. Parce que les Russes souhaitent un accord global et non pas un cessez-le-feu par crainte que les Ukrainiens se réarment. On va voir ce que... Mais en tout cas, ce qui est terrible ce que vous dites sur l'Europe, moi je... menavre à chaque fois et sur la france parce que j'ai l'impression qu'à chaque fois on manque le coach on est derrière et on est en retard on sent bien que tout ça nous amène vers une négociation les russes tout à l'heure ont expliqué que ils avaient donné leur accord pour une réunion tripartite avec les chinois et avec trump le 10 novembre probablement en chine donc tout ça se met en place Je vous
propose d'écouter, mais Régis Le Sommier a toujours un temps d'avance, puisque je voulais vous faire écouter, et nous allons écouter Xenia Fedorova, une intervention, c'était en août 2025, c'était à la veille du sommet, Trump-Zelensky dans le bureau Oval. Vous allez voir, c'est tout à fait d'actualité, et ça revient à ce que vous disiez, Régis Le Sommier, Xenia Fedorova.
que je trouve étonnant, c'est que même aujourd'hui, Zelensky a dit que aucun accord sur le territoire n'est possible. Regardons ce qui est passé au début de la guerre en 2022 à Istanbul. Il y a eu des échanges entre la Russie et l'Ukraine et les deux côtés étaient prêts à signer un accord de paix. Sauf que Vladimir Zelensky a réussi un appel de Boris Johnson qui l'a dit. Non, on va continuer, on va vous aider, vous continuez. Et en fait, cette guerre a continué. Et je m'inquiète pour la situation si aujourd'hui l'Europe va convaincre Zelensky de ne pas accepter une... En fait, les négociations avec la Russie ont continué parce que la situation entre 2022 et aujourd'hui est très différente et la Russie a pris beaucoup plus de territoires. Et donc beaucoup plus de gens sont mortes. Et la même chose pour la position de l'Union européenne qui m'étonne un peu parce qu'aujourd'hui, sans les États-Unis, l'Europe n'est pas capable de continuer. suivre cette guerre, en fait, aider l'Ukraine dans la même façon comme avant. C'est économiquement parlant très compliqué pour l'Ukraine. Et c'est en fait, il faut demander qu'est-ce qu'il veut. Parce que, ok, il veut laisser cesser le feu, mais là, sur la table, il y a une proposition d'accord de paix. C'est-à-dire une paix durable, ce qui est plus important que la courte, cesser le feu. Oui,
mais avec une cession de territoire.
Exactement. Mais aujourd'hui, c'est différent qu'en 2022. Donc encore une fois, Zelensky qui est soutenu par les Européens et le Royaume-Uni, il peut perdre encore plus dans le futur. Et juste une autre chose que je trouve très intéressante, c'est que Donald Trump a dit qu'il est prêt d'avoir ce rendez-vous entre Poutine et Zelensky déjà en août 2022, si Zelensky sera d'accord avec les propositions qui seront faites ce lundi. Donc c'est très intéressant. Beaucoup est sur la table et ça dépend vraiment de qui il faut aujourd'hui.
résumer, au fond, à chaque fois que l'Ukraine a raté une occasion de conclure un accord de paix, les conditions proposées par la suite, et on le répète, Arnaud Clarkson, se sont révélées moins avantageuses. Donc là, il y a une nouvelle occasion à Abu Dhabi pour l'Ukraine. Mais si là, l'Ukraine rate le coche, c'est ce que nous dit l'histoire, en tout cas pour le moment, il y a des chances que ce soit encore moins avantageux pour l'Ukraine. Plus le temps passe, moins c'est avantageux. C'est ça qu'il faut conclure.
Oui, mais enfin, ça dépend. Certains disent, oui, vous avez vu dans telle ou telle guerre, la France s'est reprise avec De Gaulle et finalement, aidés par une force mécanique supérieure, ils ont réussi à battre les nazis qui, eux, avaient déjà conquis l'Europe. On peut avoir ce point de vue. Maintenant, je ne crois pas que ce soit simplement Boris Johnson ou les Américains. Comment il s'appelle ? Zelensky n'est pas tout seul. Il est quand même le produit de... d'un État aussi profond, ou en tous les cas de groupes qui sont autour de lui. Et les nationalistes ukrainiens ne veulent pas faire... ne veulent pas faire de compromis avec la Russie et veulent se battre jusqu'au bout. Vous avez vu dans Azovstal comme ils se sont battus. Ils se sont battus héroïquement, ils sont peut-être extrêmement d'extrême droite, extrêmement néo-nazis pour certains, mais ils se sont battus quasiment jusqu'au dernier homme. Donc ils ne veulent pas céder aux Russes. Il y a une haine profonde entre les nationalistes ukrainiens qui sont autour quand même de Zelensky, parce que je ne comprends pas pourquoi Zelensky qui est juif va quand même prendre comme héros nationaux des gens qui ont collaboré avec les nazis et exterminé des... famille juive dont lui-même est issu. Donc il dépend quand même d'un certain groupe qui ne veut pas faire d'accord, qui ne veut pas conclure d'accord avec la Russie.
Peut-être un mot, ça va dans le sens de ce
que
nous décryptions à l'instant, c'est l'ancienne porte-parole du président Zelensky, qui elle aussi a passé en vue les accords de paix que Volodymyr Zelensky a rejetés. Ils sont très nombreux, ils sont presque une dizaine, et elle le dit, il a refusé la paix à plusieurs... Voilà l'accusation de son ancienne porte-parole. Donc l'ancienne porte-parole de Volodymyr Zelensky, qui au fond fait le même constat beaucoup aujourd'hui. Et peut-être un mot avant d'entamer un autre sujet, à savoir le chaos en France vu de l'étranger. Vous l'avez évoqué, les combats à Oleschki, ils sont suspendus, Régis Le Saumier. Peut-être un mot sur cette ville dans la région de Kerson. Alors elle est tenue... Par les Russes, c'est bien cela. Il y a encore, on va le voir sur la carte, 2000 civils. Il y a eu un appel du pape Léon XIV à la fois à Vladimir Poutine et en même temps à Volodymyr Zelensky. Et puis une médiation menée... par Mélania Trump, la femme de Donald Trump. C'est un petit peu cela. Expliquez-nous à comprendre pourquoi les deux camps se sont mis d'accord pour laisser entrer l'aide alimentaire et médicale pour permettre l'évacuation volontaire et sûre des habitants. Là aussi, c'est majeur.
C'est majeur, d'abord parce qu'il y a la personnalité de la femme du président américain qui est directement impliquée dans cette histoire. Vous avez raison de rappeler la médiation de l'église. Vous avez évoqué, ou Arnaud a évoqué Mariupol. tout à l'heure avec Azovstal. A l'époque, déjà à l'époque de Mariupol, l'église était intervenue pour, c'est la ville de Marie, Mariupol, pour obtenir une clémence pour les civils enfermés dans cette ville. Et là, Mélania Trump, qui a aussi déjà agi pour des enfants ukrainiens retenus en Russie, intervient. Alors, ça paraît un geste humanitaire, mais en réalité, c'est très important parce que ça veut dire qu'il y a un potentiel. Il y a quelque chose qui est possible entre la Russie, les Etats-Unis, l'Ukraine sur le terrain, de faire en sorte que pour une ville qui est un exemple qui puisse être faite, où finalement on permet l'évacuation de civils. Donc potentiellement ça encourage beaucoup, ça donne beaucoup d'espoir à mon sens pour que les choses aillent dans le bon sens et qu'on aille vers un... comment on va dire, un cessez-le-feu, ou en tout cas, un règlement du conflit. En
tout cas, on suivra tout cela de très près, bien évidemment, mais il y a quand même plusieurs lumières qui s'allument au vert, si je puis dire, en très peu de temps, puisque le
temps passe. Très rapide, sur la question d'Azov, et sur la question justement des nationalistes ukrainiens, aujourd'hui, ils ont acquis un pouvoir incroyable dans l'armée, une partie de l'armée ukrainienne est... organisés autour d'eux. Et sur les dernières victoires de l'Ukraine, que ce soit à Liman ou à Dobropila, ce sont les deux commandants historiques d'Azov qui sont à la tête. C'est Denis Propopenko et Mielski. Donc quand on nous dit que ça ne existe plus, selon vous, c'est faux ? Bien sûr. Et Zelensky leur a confié la défense de ce qui reste du Donbass, de la partie ukrainienne du Donbass. Donc ils ont un rôle central. Aujourd'hui, ce n'est pas simplement Azov a rejoint, a intégré l'armée ukrainienne. L'armée ukrainienne s'organise autour d'Azov. On va
suivre en tout cas ces avancées diplomatiques de très près, d'avancées diplomatiques majeures. Et il est vrai qu'on s'en est un peu moins préoccupé ces derniers jours, puisque vous le savez bien, il y a eu ce chaos qui a traversé notre pays, la France, toute la semaine. Finalement, c'est le monde entier qui a scruté Paris et nos villes de province depuis le 17 octobre. La France, elle a brûlé sous le regard du monde entier. Il y a le télégraphe qui... Il disait la police a perdu le contrôle, on pouvait aussi lire ici et là, la France est un pays au bord de l'implosion. Et une image s'est installée et donc une interrogation, est-ce que la France... Elle a perdu aujourd'hui son autorité morale à travers le monde. De nombreux pays ont alerté les ressortissants cette semaine. Je peux vous parler des Etats-Unis, du Canada, de l'Allemagne, de la Malaisie, de la Thaïlande. L'ambassade de Chine, elle, a publié quatre rappels à ses ressortissants en neuf jours, dont un évoquant une situation, je cite, « devenue incontrônable par endroits ». Et il me semblait intéressant de prendre la direction de Pékin pour retrouver Shanhui Zhang, journaliste à la télévision publique chinoise. Bonjour. On voudrait savoir, et c'est pour ça qu'il est intéressant de vous avoir, comment est-ce que Pékin a suivi les émeutes, les pillages survenus en France ces derniers jours
En effet, là, aujourd'hui, en parcourant les réseaux sociaux chinois, comme chez Ronchou et aussi sur Weibo, j'ai lu les réactions très diverses aux images des violences en France de la part des internautes chinois et aussi l'opinion publique. Déjà, pour comprendre l'émotion qu'elle suicide, il faut d'abord rappeler que pour de très nombreux chinois, pour quasiment, je dirais, tous les chinois, la France évoque depuis longtemps ce romantisme, l'élégance, la richesse culturelle et aussi l'art de vivre. Et donc là, le contraste entre cet imaginaire et les... les scènes que nous avons suivies ces derniers jours, les scènes d'incendie et de pillage, ça reste donc particulièrement frappant. Donc la plupart des internautes disent très choqués par les scènes de violence et d'autres en effet s'interrogent sur les méthodes de maintien de l'ordre et aussi leur compatibilité avec les droits humains que défend depuis longtemps la France. Et puis il y a aussi cette remarque très concrète, dans quelles mesures, dans quelles conditions et comment les commerçants peuvent-ils continuer encore leur travail. Donc là tous ces commentaires ne représentent évidemment pas tout. l'opinion de la Chine, mais ça exprime déjà plusieurs préoccupations, la sécurité des touristes sur place, la sécurité des investissements et aussi le respect des libertés et la préservation des moyens de subsistance. Et donc là, en effet, peut-être pour les Chinois, derrière chaque vitrine brisée, il y a aussi des salariés et parfois des économies de toute une famille. Donc là, je dirais que pour les partenaires de la France, y compris bien sûr la Chine, l'enjeu aujourd'hui dépasse la sécurité immédiate. Ça concerne aussi la critique La crédibilité de la France à l'international, la stabilité des règles et la capacité d'un pays à tenir ses engagements. Donc finalement, il est important de rétablir l'ordre. C'est bien sûr indispensable, mais il faut aussi restaurer la confiance. Et cela exige bien sûr des efforts et des perspectives crédibles de l'amélioration. Et donc en cela, je pense que la crédibilité de la France compte aujourd'hui vraiment à l'international. Et bien sûr, cela demande la confiance interne, intérieure de la France.
Merci beaucoup Chen Wiesang. journaliste CGTN Pékin, pour nous avoir apporté le point de vue aujourd'hui de la Chine vis-à-vis de ce chaos que nous avons traversé. C'est intéressant, Nicolas Méliand, finalement, on le voit bien, que c'est le Global Times d'ailleurs qui oppose lui aussi la stabilité chinoise à notre chaos. Forcément, l'Occident, la France en prend un coup, c'est une évidence, et en prend un coup aussi d'un point de vue économique, parce qu'il y a aussi ça derrière qu'il faut comprendre.
Oui, bien évidemment. Malheureusement aussi. Et sur les marchés pour aller plus
globalement, tous les marchés financiers.
Oui, parce que la France, contrairement à un pays comme le Japon, ce n'est pas nous qui possédons notre propre dette. Si je ne dis pas de bêtises, à peu près la moitié ou un peu plus est possédée par l'extérieur. Donc ces gens-là qui nous prêtent de l'argent, ils espèrent qu'un jour on va leur rendre. Effectivement, quand ils voient ce qui s'est passé le samedi 17 octobre. Certains ont des doutes et on l'a vu très clairement. Si on regarde par exemple le taux d'emprunt de la France, taux d'emprunt à 10 ans, auquel nous finançons notre dette, qui a dépassé les 5% et au-delà des 5%, qui a d'ailleurs dépassé le taux d'emprunt des Américains pour la première fois depuis très longtemps, c'est l'écart que l'on voit avec d'autres pays comme l'Italie, bien évidemment comme l'Allemagne. qui est en train de se creuser. Aujourd'hui, si vous prenez ce taux de 5% et que vous le ramenez à notre dette, qui est à peu près de 3 500 milliards d'euros, qui se finance sur 8 ans, ça veut dire que dans 8 ans, on paierait presque 150 milliards d'euros d'intérêt par an, ce qui est significatif.
Ce qui est intéressant, c'est que c'est aussi devenu un argument politique. Et là, je parle des États-Unis. Écoutons Donald Trump. On arrive, ce sont bientôt les mid-terms. Et Donald Trump, qu'est-ce qu'il dit finalement pour bien comprendre derrière les lignes ? Il dit que si les démocrates arrivent au pouvoir, regardez la France. C'est cela qui va arriver aux États-Unis. Écoutez-le.
Lorsque vous voyez des clochers en flammes et des incendies ravageurs en France, souvenez-vous que c'est exactement ce que les démocrates radicaux veulent faire aux Etats-Unis. Ils s'attendent à y parvenir. Ils ne s'en approcheront même pas. Et tout comme en Europe, les démocrates sont les partis des marxistes anti-occidentaux et des migrants du tiers-monde hostiles. Regardez simplement ce qui se passe en France. Autrefois, grandes nations, aujourd'hui conquises. pillée et réduite en cendres par des migrants, des djihadistes et des communistes qui haïssent le christianisme et, à vrai dire, la civilisation occidentale elle-même.
c'est cela finalement la conclusion pour Donald Trump. En tout cas, c'est un argument politique.
C'est jamais bon quand votre nation se trouve dans les arguments politiques d'une élection à l'étranger. Moi, ce qui m'a surpris le plus, c'est les trois enquêtes qui ont réalisé Fox News, donc une chaîne extrêmement favorable à Trump, intitulée la société du chaos, Chaos Incorporation, qui décrit la France et surtout qui mène l'enquête en France. C'est-à-dire qu'ils ont recensé 54 groupes. groupuscules différents. C'est très intéressant parce qu'il y a des réseaux antifascistes, VAR, Orléans, Riposte, antifasciste. Ça, c'est Fox News. Morlaix, antifasciste, Milvatch, antifa. Vous savez qu'il y a des antifas qui sont dans cette... Bref, ils ont recensé 54 groupes ayant participé aux émeutes avec leur action, avec leur spécificité. J'ai jamais vu ça dans la presse américaine. Toutes les télés,
toutes les chaînes d'information parlaient de la situation en
France. C'est évident. Je dis la société du chaos, c'est comme ça qu'il nous appelle. Alors certes, c'est des gens très à droite et c'est des gens très pro-Trump, mais il est fort à parier que c'est quelque chose, c'est un argument important. Parce que n'oubliez pas que Donald Trump, évidemment, lit ce qui s'est passé en France à l'immigration et que c'est un thème porteur. Il essaye à travers nous de récupérer sa base, celle qu'il a portée au pouvoir, parce qu'il est en... Donc la France devient un argument pour aider Trump à conserver... La France qui est dans le viseur, et
notamment des Républicains, c'est absolument terrible. Est-ce que demain ce sera toute l'Europe ? Puisque nous allons nous interroger pour terminer. La contagion a-t-elle passé les Pyrénées ? Hier soir, ça s'est passé au cœur de Barcelone. 500 à 600 jeunes cagoulés ont pillé 23 commerces et allumé 33 incendies. Ils ont attaqué la police. On va retrouver tout de suite notre correspondant sur place. Nico Salvado. Nico, bonjour. Alors, est-ce qu'on peut dire que c'est une contagion qui est venue de France ? Finalement, on va faire le point avec vous, puisqu'il y a eu des scènes tout à fait similaires qui ont eu lieu hier soir, ce samedi soir, donc à Barcelone.
Oui, bonsoir, cher Olivier. Alors déjà, on peut insister sur la violence de ce qui s'est passé à Barcelone. La police a déclaré qu'ils n'avaient jamais vu ça durant les... Le principal problème qu'il y a eu dans la ville, on sait qu'il y a eu des problèmes avec les indépendantistes catalans, à un moment donné il y a eu des violences, mais ce qui s'est passé hier soir dépasse tout entendement. D'ailleurs il y a beaucoup de policiers qui ont été blessés, 10 forces de l'ordre qui ont été blessées, dont 3 grièvement, comme vous l'avez dit. Le centre-ville était un véritable chaos, des vitrines explosées, des magasins pillés, des feux partout du mobilier urbain qui volent, comme on le voit sur ces images. Est-ce que c'est une contagion qui vient de France ? La réponse est oui, sans aucun doute, puisque le... rassemblement s'est fait de manière virtuelle. Toute la semaine, il y a eu des messages qui ont circulé sur TikTok, sur les réseaux sociaux et les flyers publicitaires, on peut les appeler comme ça, disaient en France, ils n'ont pas peur et nous non plus. Il est temps de montrer que notre génération a le même courage que les Français. Donc c'était exactement ce que redoutaient les Espagnols, que le conflit traverse les Pyrénées. Alors l'explication qui avait été donnée pour la France était que le macronisme était finissant, que le président de la République ne contrôlait absolument plus rien en France. et qu'il va se passer en Espagne la même chose avec Pedro Sanchez. On sait que le premier ministre socialiste arrive à la fin de son mandat, qu'il y aura des élections à la fin du mois de novembre et on a l'impression ici que Pedro Sanchez comme Emmanuel Macron vont terminer leur mandat de la même façon, c'est-à-dire dans le chaos.
beaucoup Nico Salvador correspondant à Barcelone. Donc c'est vrai que jadis, la France exportait sa culture, exportait sa gastronomie. Aujourd'hui, c'est quoi Arnaud Klarsfeld ? C'est la France, elle exporte ses émeutes, un modèle d'émeute. C'est ce que l'on comprend, en tout cas, après ce qui s'est passé hier à Barcelone.
Ce sont les extrêmes gauches d'un certain nombre de pays européens qui cherchent à s'unir. Avant, on disait prolétaires de tout pays, unissez-vous. Mais maintenant, les prolétaires vont plutôt du côté des partis populaires ou populistes, puisque la gauche a perdu le vote des prolétaires ou des ouvriers. Et il reste une extrême gauche qui ne représente pas réellement le peuple. Et ces émeutes en France ne sont pas portées par un mouvement populaire. Les gens sont plutôt effrayés de voir les incendies, de voir les... Ils soutiennent les revendications des manifestants qui manifestent pacifiquement, mais sont effrayés par cette extrême gauche qui s'allie avec les voyous pour essayer de faire tomber l'État. On est dans un état de droit. Elle doit donc se contenir pour réprimer ses émeutes. Malheureusement, la police n'est pas assez vaste et considérable pour réprimer ses émeutes. Hier, heureusement, l'État a repris du poil de la bête. L'État s'est repris en main. Maintenant, si les manifestations... Et les émeutes, surtout les émeutes, parce que les manifestations, elles sont tout à fait légitimes. Mais si les émeutes, les casses, les incendies continuent, on va voir comment la situation se déroulera.
Là, on parle de Barcelone. Il y a en Italie aussi à Milan des parachutistes, des militaires parachutistes qui sont arrivés. Donc effectivement, la question d'une contagion, Régis Le Saumier, elle se pose depuis ces images catastrophiques. Et avec une nouveauté, ce sont les réseaux sociaux. notamment ce fameux réseau social TikTok. Et là, eh bien... Il y a un effet boule de neige et qui passe les frontières.
Oui, qui passe les frontières. Moi, je suis assez d'accord avec ce que disait Arnaud. Je voudrais presque élaborer un peu plus quand on passe un peu de temps dans la France profonde, ce qu'il m'arrive de faire. Moi, je ne vois pas au niveau du peuple français les appels à la révolution de M. Jean-Luc Mélenchon être très pertinents pour les gens. Les gens ont envie effectivement que les choses se calment, ont envie de... leur vie correctement d'avoir les moyens mais les appels révolutionnaires à prendre la Bastille, ça a assez peu d'impact quand on dépasse le périph' si vous voulez. Je caricature volontairement, il y a des endroits où ce discours peut marcher, mais là c'est une exportation en effet de méthodes qui consistent effectivement à casser du mobilier urbain, à piller et éventuellement à s'attaquer à des symboles de l'autorité, parce que c'est ça qui se passe. Et donc vous allez trouver en effet une jeunesse, parce que bah oui, comment il y a une jeunesse qui est tout à fait réceptible à ce genre de proposition. Mais quand c'est fait, ce qui est assez intéressant, c'est que c'est fait au nom du peuple, mais le peuple, dont son immense majorité, ne veut pas ça. Il est beaucoup plus, on va dire, du côté d'un ordre établi, où en tout cas, il cherche à pouvoir vivre tout simplement.
Et peut-être pour boucler la boucle, puisque en début d'émission, nous revenions sur le souhait de Marine Le Pen d'avoir une France. puissante au fond, mais une France puissante pour la paix. Et notamment dans le contexte de la guerre en Russie, peut-être est-ce cela aussi que les populations, Nicolas Méliand, veulent pour conclure, une France puissante, mais une France apaisée et une France pour la paix. Ça peut être le mot de la fin.
Oui, bien sûr, quand on a des enfants, c'est ce qu'on leur souhaite, la paix et que l'Europe puisse se redresser. Mais pour l'instant, malheureusement, ce qui se passe en France, on retrouve les mêmes symptômes. Une immigration incontrôlée, je ne peux pas m'empêcher de penser de ce qui s'est passé à Sota il y a quelques semaines. Des réseaux sociaux, une jeunesse abandonnée à qui on explique que c'est la fin du monde en quatre jours. Donc effectivement, il va falloir leur proposer un nouveau projet pour pouvoir les réinclure et leur proposer un avenir. Un
grand merci à tous les trois d'avoir décrypté l'actualité internationale. C'était tout à fait passionnant.
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