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Bonjour à tous, bonjour Manuel Bompard, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin. Craignez-vous l'irresponsabilité pénale dans l'attaque terroriste de Trappes ? La garde à vue de l'auteur de la fusillade vendredi qui souffrirait de schizophrénie a été levée samedi soir pour un examen psychiatrique. De son résultat dépendra le destin judiciaire du terroriste. L'avocat de la famille du jeune homme qui a été tué dénonce... Une récurrence, je cite, préoccupante, lorsque l'attentat émane de l'extrême droite, la question psychiatrique s'impose très vite, l'auteur serait forcément un déséquilibré.
D'abord je veux dire évidemment mon soutien, ma solidarité avec toutes les victimes de cet ignoble attentat raciste. Je rappelle qu'il y a un homme qui est mort, que d'autres personnes sont blessées. D'abord mon soutien évidemment à ses proches, à sa famille. et aux habitantes et aux habitants de la ville de Trappes, parce que je sais qu'ils ont peur et je le comprends. Après, il y a une procédure judiciaire qui est en cours. Il ne m'appartient pas de la commenter. Ce que je peux dire, par contre, c'est qu'il me semble qu'il y a un certain nombre d'éléments qui ont été dévoilés depuis ce terrible attentat qui démontrent à quel point cette personne-là a été... pris dans une démarche de vengeance, notamment vis-à-vis d'un discours qu'on a entendu à la télévision de la part d'un certain nombre de responsables politiques. Vous citez qui
précisément ?
Écoutez, quand M. Bardella, il y a quelques années, disait que Trappes était la... capitale du djihad, pour reprendre les termes qu'il avait employés. Quand j'ai entendu la semaine dernière sur des plateaux de télévision des responsables politiques comme M. Zemmour, disant après les événements du 17 octobre que c'était la responsabilité des arabos musulmans, je cite, malheureusement après il y a des personnes qui prennent ce type de discours au pied de la lettre et que parfois les mots, les paroles arment ensuite des terroristes. Donc je pense que tout le monde doit se sentir visé.
Monsieur Bellamy qui prenait sa défense en disant ceci. Il vous accuse en fait, vous aussi, de votre côté de faire de la récupération. Il dit en fait ce que vous faites, c'est que vous répétez exactement le geste des terroristes islamistes qui ont voulu interdire dans notre pays sous peine de mort qu'on critique l'islam. Il y a des gens qui critiquent l'islam dans ce pays. Est-ce qu'ils ont encore le droit de le faire ?
en fait, la critique d'une religion n'est pas la mise en cause des personnes qui la pratiquent. Les propos dont je viens de vous parler là sont des propos qui entretiennent ou qui laissent prospérer en France un discours qui est un discours d'affrontement. Quand, y compris le ministre du gouvernement, Mme Berger, dit que la théorie du grand remplacement serait un sujet de débat, alors que c'est une théorie raciste et complotiste qui ne devrait même pas être l'objet d'un débat, évidemment qu'on a franchi à ce moment-là. des capes qui sont des capes extrêmement graves. Donc moi, je veux dire évidemment mon émotion, et je pense qu'elle est largement partagée dans le pays. Vous manifesterez aujourd'hui ?
Il y a des rassemblements à la paix de la Ligue des droits de l'homme, des souhaites de racisme dans l'ensemble du pays ? Oui,
il y a plusieurs rassemblements aujourd'hui, évidemment on y participera, et puis surtout il y a un appel à un rassemblement vendredi soir à Trappes, et évidemment on y sera aussi. Vous y serez
également. Ce week-end, week-end de manifestation, est-ce que l'État a été au rendez-vous de ces missions ? Salut Emmanuel Macron, je vous vois déjà sourire, mais marée humaine à Paris indéniablement, cortège très dense indéniablement, sans retrouver les images du 17 octobre qui ont traumatisé pas mal de personnes. La situation pour beaucoup restait sous contrôle. L'État a rempli sa mission et on peut s'en féliciter ce lundi matin ?
Non, ce qu'il faut féliciter, c'est d'abord la discipline et la grande maturité politique des centaines de milliers de personnes qui ont manifesté samedi parce qu'ils ont su déjouer, y compris les provocations, qui étaient les provocations du gouvernement. Quelle provocation ? Écoutez, quand la veille de la manifestation à Paris, il y a quelques heures, vous changez le parcours, alors qu'avant vous avez donné votre accord, la préfecture en lien avec les organisations syndicales pour valider un parcours. Certains estiment que justement
le changement de parcours est validé par le fait que ce soit plutôt bien passé.
Si ça s'est bien passé, c'est parce qu'il y a des organisations syndicales, professionnelles, lycéennes, étudiantes, des formations politiques qui les soutiennent, des manifestantes et des manifestants qui ont réussi à se réadapter. très rapidement, et qui ont voulu faire de cette journée une démonstration de force, et ça a été le cas, une démonstration de force contre, évidemment, le mépris du gouvernement face à cette mobilisation, mais une démonstration de force aussi contre la dérive autoritaire à laquelle on a assisté la semaine dernière, où on cherche à interdire des manifestations. Et voir qu'il y a eu, selon les organisations syndicales, autant de manifestants que la semaine précédente, alors que dans un certain nombre de villes, il n'a tout simplement pas été possible de manifester, démontre que ce mouvement continue à se renforcer. et que maintenant le gouvernement doit sortir de son mépris et doit répondre politiquement.
On va justement parler du renforcement et des réponses politiques. L'État a eu le dessus, l'État a été plus fort, en déclare la porte-parole du gouvernement, un mot de Bréjean sur RTL ce matin.
Mais elle ne devrait pas utiliser ce type de déclaration. L'État n'est pas censé être l'adversaire des manifestantes et des manifestants. Et donc je pense au contraire que les manifestantes et les manifestants ont démontré dans le rapport de force que le mouvement continue à s'amplifier et que Mme Bréjean... Plutôt que de faire ce type de déclaration, elle devrait nous dire maintenant qu'est-ce qu'elle a l'intention de dire. On va y venir aussi. Je me souviens de
votre dernière venue face à moi sur ce plateau et vous disiez que le gouvernement organisait le chaos. Vous pensez encore aujourd'hui, même peut-être plus encore qu'avant, que le gouvernement organise le chaos et si oui, pourquoi ?
Écoutez, depuis la dernière fois qu'on s'est vus, ça devait être il y a quelques semaines. Je crains malheureusement que la prédiction que j'ai faite à l'époque s'est effectivement avérée juste.
Pourquoi organiserait-il le chaos le gouvernement ?
Parce qu'il a joué une... une stratégie qu'on pourrait appeler de pourrissement, c'est-à-dire plutôt que de répondre immédiatement et rapidement aux revendications de la jeunesse, aux revendications contre la vie chère.
Mais pourquoi le fait-il ? Ce serait quoi le but selon vous
? De décrédibiliser cette mobilisation, de décrédibiliser ce mouvement, de lui retirer toute légitimité. Regardez, il a commencé dès le premier jour du mouvement lycéen à dire « Oh, c'est la France insoumise qui est derrière », comme si finalement les lycéens étaient manipulés et n'avaient pas décidé de se mobiliser par eux-mêmes. Et puis après, il a reporté les annonces à la fin du mois d'octobre, on y est maintenant. maintenant, en espérant que les vacances scolaires mettent un terme à la mobilisation. Il y a même un conseiller ministériel qui a dit qu'il y a la pluie qui va arriver et les lycéens vont rentrer à la maison. Mais il n'y a pas que
le gouvernement qui vous cible. Jordan Bardella, lors du congrès du RN, on y reviendra plus longuement, un peu plus tard, notamment avec Christophe Barbier, mais il vous a ciblé à plusieurs reprises dans son discours. C'est un honneur. C'est un honneur.
Ah oui, d'être ciblé par M. Bardella, c'est un honneur. Pourquoi ? Parce que M. Bardella est, de mon point de vue, un danger pour la République et il en a fait encore. la démonstration lors de ce congrès du rassemblement national hier enfin écoutez quand même que monsieur bardella qui a tenu des propos antisémites qui ont été révélés vous le savez comme moi soit réélu à la présidence du rassemblement national par 99% des adhérents comme si ça ne leur posait aucun problème et que dans ce congrès là par exemple une personne qui fasse un salut nazi alors
vous avez tweeté sur ce sur ce sujet l'image de lcp et d'ailleurs je tiens à préciser que auprès de la chaîne parlementaire le parti a réagi. Alors je vais citer la réaction du Rassemblement National. Si c'est un salut nazi, on condamne totalement ça. C'est votre tweet avec l'image et on voit cercler ce signe. Et d'ailleurs, on voit une jeune femme qui retient le bras du jeune homme juste après. Réaction du RN. Si c'est un salut nazi, on condamne totalement. Si on l'avait vu, on l'aurait sorti, dit le RN. Il n'y a aucune ambiguïté là-dessus. Si c'est un adhérent du RN, il sera sanctionné, explique le mouvement.
C'est bien de réagir après. Le mieux, c'est d'essayer de faire en sorte qu'il n'y ait pas des gens. qui fassent des saluts nazis dans nos événements publics, vous voyez. Donc c'est bizarre qu'il ne l'ait pas vu, mais manifestement, heureusement qu'il y avait des caméras, puisque je sais que le Rassemblement National avait mis dehors les journalistes de Mediapart. Heureusement, il restait d'autres journalistes pour pouvoir le filmer. Et oui, j'espère que ce type de saluts nazis n'ont évidemment pas leur place au Rassemblement National et dans la vie politique de manière générale. Vous
avez dit que Jordan Bardella est un danger pour la République. Si le RN arrive au pouvoir... ferez-vous ? Vous savez qu'on a demandé l'interdiction à certains partis ou certaines personnalités politiques de la France insoumise. Est-ce qu'il faut interdire le RN, le combattre si oui ? Comment si c'est un danger pour la République ? Madame,
d'abord, permettez-moi de vous dire que je ferai tout ce que je peux, et je crois qu'on est des centaines de milliers en France, à faire en sorte que le Rassemblement national ne puisse pas arriver au pouvoir et qu'il soit battu par les urnes dans les élections. Ça s'est entendu, mais
prenons quand même ce scénario. Je ne sais pas
pourquoi vous voulez à tout prix qu'on s'est lancé. Un scénario qui ne fasse peur. Mais si le RN est un danger pour la
République... est à la tête de la République. Je pense qu'il
y aura des mobilisations populaires, évidemment, pour combattre un certain nombre de mesures qu'ils portent et qui seraient des mesures qui sont contraires aux principes élémentaires qui sont les principes de notre République. Notre République, c'est la liberté, l'égalité, la fraternité. Notre République, ce n'est pas, par exemple, un gouvernement qui décide de mettre des amendes, c'est dans le budget du Rassemblement National, à des entreprises qui embauchent des travailleurs immigrés. Vous voyez, ça, ça ne fait pas partie des principes élémentaires qui sont les principes élémentaires de la République. pas aux personnes, parce qu'elles ont une double nationalité, d'exercer un certain nombre d'emplois. En France, on ne demande pas à la police d'aller courir derrière des personnes dans la rue parce qu'elles portent des signes religieux. Il faudrait interdire le
RN, comme on a demandé à interdire LFI il y a encore quelques jours. Mais moi, je n'ai pas
dit qu'il fallait interdire le Rassemblement national. J'ai dit qu'il faut qu'il y ait une mobilisation populaire large, massive, la plus massive possible, pour les empêcher de gagner et les renvoyer dans les poubelles de l'histoire desquelles ils n'auraient jamais dû sortir. Vous le savez,
certains estiment que c'est LFI qui est... Aujourd'hui, un danger pour la République. Vous êtes accusé, je le disais par Jordan Bardella, accusé de salir le drapeau de la patrie, dit Jordan Bardella, de souffler sur les braises de l'insurrection. Et certains s'appuient dans l'accusation de légitimation des pillages sur cette photo d'un élu grenoblois. Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux qui montrent Alain Brunon, représentant de la France insoumise à Grenoble, posant aux côtés de personnes vêtues de noir. Selon Grenoble Mag, que je cite, certaines auraient été ensuite filmées en train de... aux dégradations ce que nous nous ne pouvons pas à ce stade confirmer elle est bienvenue à cette photo cette pause vous auriez pu faire pareil de votre côté
bon d'abord vous vous relayez merci d'avoir mis les précisions vous relayez une campagne de calomnie qui est lancée par l'extrême droite et des comptes d'extrême droite sur les réseaux sociaux moi je vous n'avais aucune démonstration aucune preuve que ces personnes là ont commis quelques dégradations que ce soit donc Je propose qu'on soit vigilants sur ce sujet. Pour le reste, vous savez, quand vous prenez une photo avec quelqu'un dans la rue, vous ne savez pas ce qu'il va faire après, Madame. Donc la France insoumise, je sais que quelqu'un, tout le monde a essayé la semaine dernière à tout prix d'expliquer que la France insoumise était responsable des dégradations et de la violence. Mais comme personne n'a rien trouvé, parce qu'évidemment, la France insoumise n'a aucune responsabilité dans les dégradations et les violences, on en vient maintenant aller chercher des photos. Franchement, tout ça est pitoyable et ridicule. Madame, notre mobilisation et notre stratégie de mobilisation à la France insoumise, elle s'est toujours appuyée. sur une mobilisation pacifique et non-violente, c'est toujours le cas aujourd'hui.
Dissimuler son visage, on le lit aussi, c'est de toute façon illégal et interdit, pourtant la pause a été faite.
Je n'en sais rien, je ne connais pas le contexte de cette photo. Après, sachez aujourd'hui que vous avez en France des gens qui viennent avec des masques dans des manifestations, parce que quand vous êtes dans une manifestation de manière pacifique, aujourd'hui ça a été le cas, par exemple le 17 octobre, quand vous voulez venir manifester à la place de la République, et que vous êtes nassé sur une place à prendre... du gaz lacrymogène pendant des heures et des heures, il y a des gens qui ont peur et qui se protègent avant de venir dans une manifestation. Ce n'est pas pour ça qu'après, ils commettent des dégradations. Vous n
'en avez pas du tout fini avec ces accusations de légitimation des pièges. D'ailleurs, vous allez réagir sans en douter à la proposition du patron des députés Horizon, Laurent Marc Angélie, qui dit qu'il faut faire payer les files pour les dégâts après les manifestations. On l'écoute.
-ce qu'à un moment pour rembourser, pour réparer, la dotation publique de LFI ne doit pas contribuer au remboursement
Vous allez payer
C'est grotesque madame, tout ça est grotesque, mais puisque monsieur Marc Angéli veut faire des propositions grotesques, je vais en faire une. Peut-être qu'on pourrait prendre la dotation publique d'Horizon pour rénover nos lycées. Parce que nos lycées sont dans des états déplorables à cause de 10 ans de politique macroniste à laquelle ce monsieur a participé. Peut-être qu'on pourrait prendre son salaire même, pourquoi pas, pour rénover les lycées. Qu'est-ce que vous en pensez ? Vous voyez bien que tout ça est pitoyable. Vous savez, il faut que tout le monde soit extrêmement vigilant parce qu'on franchit des seuils qui sont très graves pour un état de droit ces derniers jours. En France, normalement, on a le droit d'être un parti d'opposition. Donc j'ai vu que maintenant certains voulaient interdire la France insoumise comme parti d'opposition. D'autres veulent prendre son financement. Petit à petit, on laisse s'installer une musique et une musique qui ressemble de plus en plus à un pays et à un régime qui soit un régime autoritaire.
Autoritaire, fasciste
? Écoutez, dans un pays dans lequel on propose maintenant le numéro 2 de l'État, parce que M. Larcher, je rappelle le numéro 2 de l'État, Gérard Larcher, le président du Sénat, membre du parti Les Républicains, dit qu'il faut interdire la France insoumise, mais il a le droit de ne pas être d'accord avec la France insoumise, mais dans une démocratie, quand on n'est pas d'accord, on tranche ça par les urnes, par le vote des électeurs. Jusqu
'où allez-vous aller ? 31 octobre, déjà une mobilisation à l'appel surtout des gilets jaunes, confirmation, pour notamment dénoncer la dérive autoritaire que vous dénoncez vous-même. Vous serez dans la rue le 31 octobre ?
Je verrai s'il y a des appels à se mobiliser. J'attends, moi, vous savez, depuis le début, contrairement à ce que certains essayent de dire, ce n'est pas la France Insoumise qui pilote cette mobilisation. Elle est d'abord à l'initiative des organisations syndicales lycéennes et étudiantes, rejointes par des syndicats professionnels. Donc s'il y a une nouvelle date de mobilisation samedi, évidemment. Je l'appuierai. Et le
5 novembre également ? Il y a le 5
novembre qui est à l'appel de l'intersyndicale, là, plutôt professionnel, des travailleuses et des travailleurs. Évidemment, on sera en appui, en soutien.
Mais en fait, vous allez manifester comme ça de samedi en samedi jusqu'à l'élection présidentielle, jusqu'aux urnes
? D'abord, ce n'est pas moi qui prends l'initiative de cette mobilisation, mais je pense que ces mobilisations se poursuivront tant que le gouvernement n'aura pas répondu favorablement aux revendications qui s'expliquent.
Justement, pour bien comprendre, Jean-Luc Mélenchon, dans le cortège ce week-end, a parlé de faire céder Emmanuel Macron. Il est temps pour lui de céder, a dit précisément Jean-Luc Mélenchon. Mais céder, ça veut dire quoi ? Ça veut dire céder le pouvoir ? Ça veut dire comment serbie le mouvement étudiant qui a renversé le gouvernement en remportant les législatives anticipées après deux ans de mobilisation ? Non,
la première étape, c'est d'obtenir que le Premier ministre et le Président de la République cèdent sur les revendications. Alors
lesquelles ? Parce qu'il y a tellement de revendications. Ça fait depuis un mois que les
organisations ont mis une plateforme.
Je précise ma question. Il y a tellement de revendications et elles sont tellement vastes et tellement profondes aujourd'hui qu'on se demande ce qui pourrait vraiment faire stopper aujourd'hui le mouvement. Par exemple, Sébastien Lecornu reçoit les lycéens aujourd'hui, il y a une conférence de presse en fin d'après-midi. Ils promettent déjà une refonte générale. de Parcoursup, peut-être même d'aller un peu plus loin.
Mais
quoi qu'ils disent, en fait, cet après-midi, ça ne fera pas redescendre la pression.
Les jeunes, il faut les respecter. Les jeunes, il y a quasiment un mois, ils ont élaboré une plateforme de revendications. Ils demandent, ils ont chiffré, y compris, ils ont fait un travail sérieux, ils ont chiffré ça à 10 milliards d'euros pour rénover nos bâtiments, pour remplacer les enseignants qui ne sont pas remplacés. Donc il faut débloquer les financements nécessaires. Ensuite, les jeunes, ils ne demandent pas des aménagements à Parcoursup. Il demande la fin de Parcoursup, la fin de ce système de sélection qui fait souffrir nos enfants, qui fait souffrir nos jeunes, qui les met dans une situation qui est une situation d'inquiétude et d'angoisse et d'anxiété. Voilà ce qu'il demande. Ça c'est les mobilisations de la jeunesse. Ça
c'est la jeunesse, mais par ailleurs vous mettez la pression sur le budget. S'il y avait des concessions importantes sur le budget, ça changerait quelque chose ?
Je veux dire, le gouvernement, plus il attend... avant de céder aux revendications, et plus ces revendications vont s'élargir. Donc maintenant, le mouvement qui est initialement un mouvement de la jeunesse... Qu
'est-ce qu'il y a un geste qui vous ferait dire, très bien, dont acte, on fait redescendre la pression ?
Ce n'est pas d'abord à moi de le décider, mais je pense que si le gouvernement dit, on retire Parcoursup, si le gouvernement dit, on met 10 milliards d'euros pour rénover notre système d'enseignement, et d'enseignement supérieur et de la recherche, si le gouvernement dit, parce qu'il faut aussi répondre aux problématiques et à la souffrance, sociale qui existe aujourd'hui dans ce pays face à la vie chère. Si le gouvernement dit on augmente le SMIC, les organisations syndicales demandent, la CGT notamment, demandent 10% d'augmentation du SMIC. Dégèle le point d'indice des fonctionnaires. Dans le budget, il y a le gèle du point d'indice des fonctionnaires, c'est-à-dire que les fonctionnaires vont perdre encore du pouvoir d'achat. Alors qu'ils ont déjà perdu quasiment 20% de pouvoir d'achat depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir. Voilà ce qu'il faut faire. C'est pas très compliqué, il faut juste le faire
et vite. Le temps file, je voudrais vous interroger quand même sur le président brésilien, de gauche, Lula, qui a été réélu. Hier, à la surprise de beaucoup, il a 81 ans, c'est le quatrième mandat à la tête du pays. Il n'a pas basculé à droite le pays comme l'Argentine, comme le Chili, encore la Colombie, qui sont plutôt soutenus par Trump. C'est quoi le signal ? C'est un
formidable signal, c'est une formidable nouvelle. Moi, évidemment, je veux dire mes félicitations, mes remerciements aussi au peuple brésilien qui s'est mobilisé. Il faut dire qu'ils ont déjoué tous les sondages qui mettaient Bolsonaro vainqueur. Les ingérences étrangères, notamment des États-Unis et d'autres... Donald Trump qui a essayé de s'immiscer dans l'élection présidentielle au Brésil. Et ils ont réussi, vous savez pourquoi ils ont réussi ? Ils ont réussi parce qu'ils ont augmenté la participation entre le premier et le second tour. Et donc c'est la preuve qu'à la fin, c'est le peuple qui a le dernier mot, quels que soient les sondages, quelles que soient les ingérences des uns et des autres, pour nous empêcher de gagner. Donc je crois que ce sera le cas aussi dans l'élection présidentielle qui vient. Pour moi, c'est un formidable signe d'espoir. Et je veux dire au peuple français, ce qu'ont fait les Brésiliens, on peut le faire nous-mêmes en France, en gagnant les élections. présidentielle au mois d'avril au prochain.
Vous le voyez donc comme un miroir qui vous serait tendu. On passe aux questions français. Les questions de français, je les découvre avec vous. Allez, on les prend en direct ces questions. C'est Jacqueline à Gerza. Gerza, c'est ça ? Bonjour Jacqueline, merci beaucoup pour votre question. Pourquoi ne pas appeler une pause dans les manifs pour retrouver un peu de calme ?
Je veux dire à Jacqueline que les gens qui manifestent, ils ne le font pas par bonheur ou par plaisir. Ils voudraient sans doute faire autre chose aussi de leur week-end ou de leur journée. Ils le font parce que leur souffrance est telle qu'ils demandent. parce que ça change maintenant, tout de suite. Et donc si on veut retrouver un peu de calme, pour reprendre la terminologie Jacqueline, le plus simple c'est que le gouvernement réponde à leurs revendications et à leur colère. Et alors vous verrez, il y a plein de gens qui retrouveront une vie normale, parce que franchement ils ne le font pas par bonheur et par plaisir. On
prend une autre question. Alors on me dit que la personne s'appelle Tanguy. Et voilà, c'est une confirmation. Villefranche-sur-Mer, bonjour Tanguy. Alors est-ce que Jean-Luc Mélenchon veut vraiment supprimer la propriété privée ? Alors ça, je voulais vous poser une question effectivement. Merci beaucoup Tanguy. C'est issu du podcast « Pourquoi président ? » animé par François Langlais. Jean-Luc Mélenchon prône l'abolition du droit de propriété et la réquisition des logements. Il dit que le droit de propriété n'est plus supportable. Supprimer la propriété privée. Alors
d'abord, et ça me permet de dire qu'il faut que tout le monde aille voir ce podcast, podcast fait par TF1, avec... François Langlais et Jean-Luc Mélenchon, il fait un carton, il est déjà à 500 000 vues alors qu'il a été publié il y a quelques heures, et c'est un formidable moment à passer. Pour le reste, Jean-Luc Mélenchon ne dit pas qu'on va abolir la propriété privée. Il dit qu'il y a des situations, il y a des circonstances dans lesquelles il y a d'autres droits qui doivent aussi être mis en balance avec le droit de la propriété privée. Et notamment, effectivement, la question du mal-logement. Quand vous avez des logements qui sont inoccupés pendant des années et des années, ou des bureaux qui sont inoccupés pendant des années et des années, et dans le même temps des gens qui dorment dans la rue, Dans notre droit, il doit y avoir un équilibre entre ces différents droits.
Mais il n'y a pas d'abolition du droit de propriété privée ? Évidemment
non. Parce que vous voyez
déjà les réactions. très éruptive, on voyait des réactions éruptives, c'est le premier acte du totalitarisme, c'est notre petite sécurité, il n'y a pas que des gros propriétaires. Je mets en
garde tous les gens qui nous écoutent, il faut faire attention, je trouve qu'on vit mal de ça ces dernières semaines, avec les propos qui sont tronqués, c'est-à-dire une phrase qui est sortie de son contexte, à laquelle on fait dire l'inverse après, ou qu'on enlève du contexte qui explique. C'est pourquoi à chaque fois je dis aux gens, allez voir le podcast, vous allez voir, et je crois que vous serez convaincu. Je
ne peux que le conseiller, François. Ça veut dire quoi très concrètement ? Si Tanguy, qui est à Villefranche-sur-Mer, il a une résidence secondaire, dans une zone où il est compliqué de se loger. Avec la France insoumise au pouvoir, on pourrait dire à Tanguy, écoutez, votre droit de propriété, pour le moment, on va le récupérer.
Le droit de réquisition qui existe dans la loi, qui existe déjà dans la loi d'ailleurs, permet par exemple dans des villes où il y a des tensions sur l'accès au logement et dans lesquelles il y aurait des logements qui seraient inoccupés pendant un certain nombre d'années, permet au pouvoir public d'organiser la mise en location de ces logements. C'est ça qu'on appelle le droit de réquisition, parce que les gens croient que personne ne va aller piquer le logement à qui que ce soit. Ce n'est pas acceptable, ce n'est pas décent qu'un logement soit maintenu vide pendant des années et des années pendant que d'autres personnes dorment dans la rue. Et ça existe déjà dans la loi, mais ce n'est souvent pas utilisé par le préfet ou par les mairies. Et c'est ce que nous ferons si nous arrivons au pouvoir. On prend une autre question. Allez,
c'est une question de Baptiste dans la Vienne. Êtes-vous favorable à la gestation pour autrui ?
Non, on est opposé pour des raisons aussi que tout le monde doit comprendre. Le corps des femmes ne peut pas être une marchandise qu'on va vendre ou qu'on va commercialiser. C'est la raison pour laquelle on s'est toujours opposé à cette mesure.
nous avons une question de Jean-Michel, me dit-on. Je le dis encore une fois, je découvre. Saint-Brice, que proposez-vous pour que les citoyens puissent mieux contrôler l'action de leurs élus ?
C'est très important. Une des bases du programme que l'on porte dans cette élection présidentielle, c'est le passage à une sixième république par la convocation d'une assemblée constituante. Et dans cette sixième république, on pourrait mettre en place, par exemple, le référendum d'initiative citoyenne et aussi un référendum d'initiative citoyenne qui pourrait avoir une possibilité de révoquer un élu qui ne tiendrait pas ses angles. C'est-à-dire que ça existe dans d'autres pays. A la moitié du mandat, par exemple, si un élu n'a pas respecté son programme, que les gens puissent décider qu'on met un terme à son mandat et qu'il y ait une nouvelle élection qui soit organisée pour qu'il soit remplacé. Voilà une mesure concrète pour contrôler l'action de nos élus.
Voilà pour les questions de français. Bonjour Christophe Barbier. Bonjour Amélie, bonjour Nicolas Barbier. Vous n'avez pas mis l'écharpe
aujourd'hui. Vous n'avez pas mis le triangle ? Vous n'avez pas votre triangle rouge ? Ah c'est vrai, je l'ai oublié.
Vous allez revenir sur le congrès du Rassemblement National ? Oui mais avant, je voudrais vous faire
réagir à un son parce que tout le monde n'était pas à la manifestation samedi et notamment Raphaël Glucksmann. Et il s'en a expliqué il y a quelques instants sur TF1. Écoutez son explication.
Il y a une campagne de harcèlement de la France Insoumise contre moi et que tous les événements qu'on organise sont troublés par des militants de la France Insoumise et qu'il n'y a pas un pas que je puisse faire sans rencontrer une hostilité. Donc ça, c'est organisé.
le harcelez, Raphaël Gouzman ? Non, mais il ne devrait pas dire ça parce que ce n'est pas vrai. Tout simplement. La farine, c'était pas vous. Mais en fait, quand on lance des accusations aussi graves, il faut être capable de les démontrer. Rappelez-vous Saint-Etienne le 1er mai 2024, quand même, c'est rude. Très bien, rappelez-vous Saint-Etienne le 1er mai 2024. Tout le monde sait dorénavant que c'était quelqu'un qui était membre des jeunes communistes, pas de la France insoumise. Donc je veux dire, il faut arrêter. Mais moi, j'ai pas envie de polémiquer avec M. Gluckson, parce que lui, en l'occurrence, essaye en permanence de venir construire une forme d'opposition et de confrontation avec la France insoumise, à laquelle j'ai pas du tout envie de participer et de cotiser. Ce n'est pas mon adversaire dans cette campagne. Mon adversaire, il est à l'extrême droite. Mon adversaire, il est dans le bloc central. Et c'est ça notre stratégie dans cette campagne.
Justement, ça se passe bien dans les sondages pour l'instant pour Jean-Luc Mélenchon. Si on a un second tour, Mélenchon le peine. Les voix de Raphaël Luxman, vous allez les chercher ? Vous alliez avec
lui ? Évidemment que si Jean-Luc Mélenchon est demain qualifié au second tour de l'élection présidentielle, j'espère, j'ose espérer qu'il y aura un large rassemblement à gauche, y compris d'ailleurs d'électrices et d'électeurs du bloc central, pour battre l'extrême droite. Évidemment, j'espère, j'espère que dans ce pays, et je le crois, il y a encore une majorité des électrices et des électeurs qui ne veulent pas confier le pouvoir à l'extrême droite.
Deux propositions de Marine Le Pen ce week-end avec lesquelles vous pourriez être d'accord. Ne pas envoyer les soldats... français dans des guerres qui ne sont pas les nôtres
n'est pas une proposition de Marine Le Pen, c'est ce qu'on défend et c'est au cœur de notre programme. Je me rappelle dans l'élection présidentielle de 2022 qu'on avait fait avec Jean-Luc Mélenchon un meeting à Lyon consacré exclusivement à cette question-là de la paix. C'est un sujet qu'on porte depuis longtemps.
Lula, président à 81 ans, on aura Mélenchon candidat en 2032 ?
y en a que 75 ? Je crois que Mélenchon sera président en 2027, pas besoin d'attendre 2032, M. Barbier, ne vous inquiétez pas.
Petite question, c'est une information TF1-LCI qui vient à l'instant de tomber. Emmanuel Macron est attendu à Marseille pour un déplacement consacré aux questions de sécurité au contexte économique et social.
Oui.
Qu'attendez-vous du président ? Que n'attendez-vous pas ?
J'attends pas grand-chose, mais ça fait le lien avec ce qu'on s'est dit dans l'interview tout à l'heure. Maintenant, il faut des mesures. contre l'augmentation des prix des carburants avec des salaires qui sont trop bas, des mesures budgétaires, des mesures pour la jeunesse. Donc en fait, il faut qu'ils arrêtent de faire perdre du temps à tout le monde. J'ai ce que j'ai dit à M. Lecornu jeudi dernier qui nous a reçu. Il dit « Pourquoi vous attendez lundi ? Pourquoi vous attendez ? Pourquoi M. Macron dit qu'il va encore faire un déplacement ? Pourquoi vous ne prenez pas la parole maintenant pour dire « Voilà ce qu'on va faire pour répondre aux problèmes que les gens rencontrent ? » C'est ça qui est insupportable, cette manière de... toujours gagner du temps, en espérant que les gens s'épuisent et rentrent à la maison. Ce n'est pas une bonne manière de traiter la mobilisation sociale qui vient. On aurait pu gagner beaucoup de temps si le Premier ministre, plutôt que d'essayer de réprimer la mobilisation de la jeunesse, lui avait répondu politiquement il y a quelques semaines de ça déjà.
Merci beaucoup Manuel Bompard d'avoir accepté l'invitation. Merci à vous Christophe Barli.
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