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mois après le début du mouvement des lycéens, le gouvernement passe à la vitesse supérieure avec plusieurs mesures comme la réforme de Parcoursup avant sa disparition prévue en 2028. Un débat sera organisé sur le sujet à l'Assemblée nationale après-demain. Le but est de désamorcer la colère des jeunes alors que de nouvelles manifestations sont prévues samedi et surtout le 5 novembre avec la question des salaires qui revient sur le devant de la scène. Samedi dernier, entre 450 000 et 800 000 personnes sont descendues dans les rues partout en France malgré les interdictions de manifester, les changements de parcours, les craintes de violence. présidentielle, tous les candidats se voient imposer un agenda social pas forcément prévu dans leur plan. Bonsoir et bienvenue sur LCP. Lundi, c'est politique avec à mes côtés. Ce soir, Elsa Mondingava. Bonsoir Elsa. Bonsoir. Bonsoir Emmanuel Duteil. Bonsoir. Bonsoir le Rien de tout le monde pour Radio Classique. Et bonsoir Hugo Couturier, Hugo Auperchoir sur la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale en direct. pour nous faire vivre nos échanges et ce débat. Nous allons recevoir plusieurs invités au cours de cette émission spéciale consacrée à la crise étudiante mais aussi aux questions de pouvoir d'achat. Notre premier invité est Marc Fainaut. Bonsoir. Vous êtes président du groupe Modem, député du Loir-et-Cher. A l'issue des rencontres qui ont eu lieu toute la journée à Matignon entre représentants de syndicats lycéens et même d'influenceurs, Sébastien Lecornu a indiqué donc son intention de réformer Parcoursup en prévision de la fin de Parcoursup l'année prochaine en 2028 et une rallonge financière de plusieurs milliards qu'on va détailler tout à l'heure pour rénover les universités mais aussi les collèges et les lycées. Est-ce que c'est ce
que vous attendiez, vous tout cas, je crois que c'est pas tant ce que j'attendais moi, je crois que c'était ce qu'attendaient ceux qui, depuis plusieurs semaines... porter un certain nombre de revendications dans la rue, donc la question de la réforme et de l'évolution assez profonde de Parcoursup, la question des moyens, on y reviendra peut-être tout à l'heure, la question... des horaires, on n'en a pas parlé, mais qui sont quand même des questions importantes, parce qu'on voit bien qu'il y a un sujet d'organisation du temps scolaire, on va l'appeler comme ça, et donc je pense que ça va dans le bon sens. Elsa
va dans le bon sens, mais est-ce que c'est suffisant pour mettre fin à la mobilisation ?
C'est les éternelles questions d'une mobilisation, enfin, cette question-là, vous auriez pu me la poser sur à peu près toutes les mobilisations. Est-ce que c'est suffisant ? J'aimerais que dans ce pays, on ne mesure pas simplement la façon dont on répond à une crise uniquement par les espèces sonnantes et trébuchantes, compte tenu de la situation du budget. Je trouve que ça serait plus responsable, parce que rien n'est pire que de promettre des moyens pour constater qu'à la fin, on ne peut pas les mettre. Et donc, je pense qu'il faut à la fois des moyens, parfois, mais il y a besoin de réorientation de moyens. Deuxièmement, il y a besoin de regarder comment marche une politique publique. Parcoursup, ce n'est pas une question de moyens. par exemple. Et les horaires, ça n'est pas une question de moyens. Il y a déjà une partie des sujets qui sont traités autrement que par les moyens. J'entends aussi la question de la démocratie lycéenne. J'ai rencontré un certain nombre de représentants lycéens. La question de la démocratie lycéenne, c'est un dysfonctionnement général, mais qui n'est pas qu'un dysfonctionnement lycéen. Les gens disent des choses, ils disent ça, ça ne fonctionne pas dans mon lycée, et ça tape dans un tambour vide. Sur
Parcoursup, justement, c'est réforme puis remplacement. Est-ce que vous, au Modem, vous êtes alignés ? avec cette décision ?
Oui, François Bayrou lui-même avait dit qu'il y avait quelque chose qui dysfonctionnait. Reconnaissons que ça remplaçait aussi un système qui lui-même dysfonctionnait. C'est comme si on partait d'un endroit où c'était merveilleux. Il n'y avait aucune raison de le changer. La vérité, c'est que le mode de sélection était très injuste, que des gens qui avaient des très bonnes notes n'étaient pas sélectionnés. Moi, j'ai connu même la période, et je crois qu'ils l'ont connue aussi pour ceux qui étaient à cette période, où les parents siégeaient, si je peux dire, la nuit... pour être les premiers dans la file, parce qu'on était inscrit, premier arrivé, premier servi, bon, de là où on venait, Parcoursup était plutôt une amélioration. Mais il y a des difficultés qui sont réelles, c'est 1, l'appropriation de l'outil, très tardive, 2, la nécessité de cocher plein d'options pour essayer d'être quelque part, 3, une espèce de boîte noire dans laquelle on rentre et dont on sait pas comment on en sort. Donc il y a tout ça qu'il faut faire évoluer.
Mais là, on parle carrément de remplacer l'outil. Est-ce que, pour vous, il aurait fallu réformer ? Ça aurait suffi dans votre contribution au débat ? Est-ce que vous étiez pour un problème ? J'essaie de ne
pas jouer sur la terminologie. Remplacer l'outil, c'est le réformer. Enfin, pardon, ça veut dire quoi ? Il y aura un outil de sélection, parce qu'il faut quand même dire le mot, des jeunes lycéens qui veulent aller à la fac. Alors, cette question de la sélection... Il y en aura un, de toute façon. Ou alors on explique qu'il y a un million de places, que chacun va dans toutes les filières et qu'il n'y a pas de sélection.
Il y aura un débat à l'Assemblée nationale
mercredi. Proposer ça, c'est proposer d'envoyer les gens dans le mur. Parce qu'à la fin, je vais vous dire comment se fait la sélection. J'ai été à la fac, moi, de science. A la fin, c'est un système darwinien, c'est les plus faibles qui décrochent les premiers. Au bout de trois semaines, vous en avez déjà perdu 10%. Si c'est ça qu'on souhaite, c'est-à-dire qu'on fait des hypocrites, on laisse les gens s'inscrire, et après on dit que le système darwinien se mettra en place et les plus faibles disparaîtront, ça n'est pas ma vision de l'éducation nationale.
Le gouvernement annonce un débat, ici, à l'Assemblée, mercredi après-midi, sur cette question. Est-ce que c'est une bonne méthode, d'après vous
-ce que ça vous a surpris ? Ça m'a plutôt surpris. Pour tout vous dire, je n'avais pas ça dans mon scope et mon agenda. On a des débats budgétaires aussi importants. La question du budget est complète. C'est pas la peine d'en rajouter dans l'agenda ? Je dis pas que c'est pas la peine d'en rajouter. On est dans ce Parlement, parfois, à multiplier la demande de débats. Pour une fois, c'est le gouvernement qui le fait de sa propre initiative. Mais ça vous a surpris quand même. Vous vous demandez d'où ça vient, cette histoire. Oui, mais ça m'a surpris. Après, je me remets des surprises. Vous savez, à mon âge... Il y en a beaucoup. À mon âge, j'en ai vu des plus grosses que celle-là. surprise mais Si ça permet, ce que j'ai essayé de faire devant vous, de poser tranquillement, pacifiquement, si je peux dire, la question de c'est quoi Parcoursup ? Qu'est-ce qui a marché ? Qu'est-ce qui a pas marché ? Qu'est-ce que ça a remplacé ? Par quoi ça pourrait être remplacé ? Sans tomber dans la démagogie, c'est open bar, et chacun va où il veut, et en fait, il suffit d'ouvrir des places, comme si c'était quelque chose de cette nature-là qu'il faut... Je suis pas très étonné de ceux qui le proposent. Ceux qui le proposent, c'est de dire, la question, c'est pas l'avoir... Le marché, en fait, c'est la question, c'est de faire ce qu'on veut. C'est pour ça que le
gouvernement a derrière la tête ? On apprend qu'il ne consulte pas ses partenaires avant d'annoncer un débat à l'Assemblée. Je ne
suis pas un enfant. Je n'ai pas besoin que le gouvernement me consulte pour décider d'un cinquant tiré. Je serai chez le Premier ministre dans une demi-heure. Nous sommes des êtres adultes qui peuvent prendre des initiatives sans nous. Qu'est-ce que vous allez prendre comme initiative autour de ce débat ? En général, je disais qu'on va débattre et on va essayer de dire ce qu'on a su. Nous, d'analyse... Est-ce que la stratégie
du Premier ministre, c'est de dire que vous êtes bien marrant tous à proposer la suppression ? Maintenant, on va voir ce que chacun propose. Il faut voir quel poste on met en place.
Qu'est-ce que vous proposez ? Qu'est-ce que vous remplacez par Parcoursup ? Est-ce que vous pensez qu'il faut ouvrir les vannes partout et laisser les gens, comme je le disais, comme je le racontais ? Enfin, je le raconte, l'avis vraiment des gens. Ce que je raconte, c'est la vérité. C'est pas mal que chacun se confronte à ses propres responsabilités, parce qu'on est dans une période d'irresponsabilité. Mais vous, qu'est-ce que vous allez mettre sur la table
au MoDem, puisque Parcoursup va être réformé ? Moi, il me semble
qu'on a d'abord une question d'appropriation de l'outil, parce que l'outil arrive assez tard dans le cursus, et donc les jeunes le découvrent plutôt en terminale qu'avant. Est-ce qu'on n'a pas intérêt ? deux, qu'on donne un peu les règles de Parcoursup, sur quoi on est choisis, parce que parfois on nous dit, moi j'ai mes propres enfants l'ont fait, je vois bien... Mais peut-être dès la première, dès la seconde, ça veut dire ? Oui, deux, trois, ça pose la question de l'orientation. qu'on a l'impression que le parcours sup est un espèce d'épée de Damoclas, un espèce d'élément définitif, y compris d'un parcours supérieur. Il faut déstresser ce moment-là. Trois, il y a la question, je crois, d'anonymiser ou pas, et dans quel cadre on anonymise. Vous êtes favorables à dire qu'on
enlève le lycée d'origine, on enlève peut-être même le nom ? Pourquoi
pas, mais ça pose une vraie question derrière, c'est l'harmonisation des notes. Parce qu'on sait très bien qu'il n'y a pas une harmonisation des notes. Il faut aller au bout et tirer la pelote. Vous allez tout remettre sur la table.
lycéens et les étudiants sont arrivés plutôt mécontents à Matignon parce que le gouvernement avait convoqué avant eux les influenceurs. appellent la possibilité de la mobilisation. Je voudrais revenir sur la méthode par rapport à cette colère lycéenne. Le gouvernement a donné le privilège des annonces. à des influenceurs ? Est-ce que vous reconnaissez un problème ?
C'est ce que je lis. Je serais étonné qu'ils n'aient pas... C'est sûr, parce qu'elles ont parlé. Pour déjà fait l'exercice, il ne faut pas confondre les sujets qu'on évoque du style on pourrait réformer Parcoursup et le remplacer, qui n'est pas une annonce, mais qui est un dialogue. Sinon, on dit rien. On dit je prends note. Moi, je ne crois pas que ça soit en soi gênant. Par ailleurs, on est à la fois les uns et les autres à être très... Sans être au vieux jeu, mais on est à la fois très réticents vis-à-vis des réseaux sociaux, des influenceurs, mais la vérité oblige à dire... les jeunes regardent plus les influenceurs que d'autres
choses. C'est pas une question comme ça, c'est aussi quand on a des partenaires sociaux, les syndicats lycéens sont des partenaires reconnus, élus, représentatifs, et on les contourne un peu, là. Mais non, non, je
crois pas, ils ont été reçus par le président de la République. Y a pas de contournement ? Non, franchement, je vois pas d'entourloupe.
Matignon reçoit des influenceurs, et dans le même temps, depuis Marseille, le président de la République lance une charge contre les réseaux sociaux en disant qu'ils abîment notre démocratie. Vous comprenez le message de l'exécutif ?
Oui, je... On comprend que le message est complexe. En même temps ? Non, c'est pas en même temps. Celui qui dit qu'il faut interdire les réseaux sociaux ou interdire les influenceurs, il dit quelque chose qui n'est aujourd'hui pas la réalité de ce que vivent les jeunes et même parfois les moins jeunes. Il n'est pas impossible d'ailleurs que dans la crise des scènes, il n'y ait pas un petit phénomène autour du retrait des portables à l'intérieur des établissements. Donc il ne faut pas croire que tout ça n'a pas d'influence sur les sociétés. Donc on peut à la fois dénoncer, mettre en garde contre les influenceurs et vivre dans le monde dans lequel on vit. C'est comme si on disait qu'il ne faut pas dire que l'intelligence artificielle existe. Donc les influenceurs existent partout dans le monde. Les seuls pays où ils ont... ce n'est pas franchement des démocraties. Notre langage doit être double, c'est attention aux influenceurs, mais on ne peut pas faire ça. Pour les
prochaines manifestations, le gouvernement envisage d'interdire l'accès à certains réseaux sociaux. Vous soutenez cette mesure
Moi, je trouve que quand vous avez des réseaux sociaux ou des outils qui sont utilisés pour dire, venez là, il y a un magasin qui s'ouvre, si je peux dire, à coup de pied dans la porte, et vous pouvez vous servir, et on se donne rendez-vous, il y a quand même un sujet. Donc il y a les bons et les mauvais réseaux sociaux ? Non, c'est pas les bons et les mauvais réseaux sociaux, c'est l'utilisation que vous en faites. C'est comme toute révolution technologique. Toute révolution technologique apporte son lot de risques et son lot de chances. A nous de faire en sorte que ça soit plutôt des chances que du risque.
? Sur le budget, c'est un peu pareil, il y a les bonnes et les mauvaises lignes. Là, vous disiez tout à l'heure, on ne va pas regarder ce plan uniquement en regardant les dépenses. Malgré tout, il y en a, et elles étaient loin d'être prévues au moment de la présentation du budget. Il y a 1 milliard, par exemple, pour les universités, il y a 4 milliards sous forme de prêts pour aider notamment les lycées, il y a l'abandon d'une partie de la suppression des postes de professeurs qui étaient prévus. Bref, tout ça se calcule en milliards d'euros. Est-ce que, déjà, pour vous, c'est le bonnetiage
Alors... Tout ça, ce que je ne calcule pas tout à fait en milliards d'euros, si je peux me permettre de vous contredire. 4 milliards, c'est des prêts. Rien que le milliard pour les universités. Le milliard, c'est sur plusieurs exercices. Moi, je connais un peu les marchés publics. Vous lancez un milliard, le temps que les marchés publics soient sortis, ça va s'étaler sur 2, 3, 4 ans. Donc, ce n'est pas tout à fait le même exercice budgétaire. Et concernant les profs, c'est assez marginal dans le budget. Donc, je ne dis pas que c'est un... Il y a des créations de places pour... Je ne dis pas que c'est zéro coût, vous avez raison, mais je ne crois pas que ce soit déterminant. Je rappelle qu'il y a un certain nombre de gens qui disent qu'il faut 10 milliards sans être incapable de les chiffrer. Je pense qu'il vaut mieux dire qu'on a des places, parce qu'en gros, pourquoi il y a un milliard, c'est qu'on va créer un certain nombre de milliers de places à la fac, 15 000 euros. ça coûte tant la place, et donc je mets les moyens qui correspondent à ce qu'est la réalité du coût d'une place. Pour moi, ça me paraît pas incohérent, parce que vous pouvez pas non plus dire je crée des places et je mets pas les moyens en face,
mais c'est pluriannuel. Est-ce que du coup, il faut faire des économies à côté, ou il faut accepter d'abandonner l'objectif d'un déficit fixé à 5% ? Pour le
coup, moi, j'ai dit à tous mes parlementaires, pour ce qui est des amendements du groupe des démocrates, et je suis heureux qu'ils aient pu s'y tenir, si vous faites des dépenses supplémentaires, il faut me trouver des économies ailleurs. Et là, ce sera le cas aussi. Je ne suis pas le gouvernement. J'alerterai... C'est la ligne que vous défendrez. C'est une ligne, y compris pour les jeunes. Si on va dans le mur... Vous
dites vous-même que vous soutenez ce plan. Par définition, vous soutenez la dépense. Où est-ce qu'on trouve à côté ? Je trouve que ça
répond à ce que demandent les lycéens. Je demande à avoir un peu plus de détails. On va aller à Matignon tout à l'heure, on va avoir un peu plus de détails, on verra comment ça s'échelonne dans le temps, y compris ce que je vous dis du milliard pour les universités, parce que c'est pas un milliard en année 2027. Non,
c'est étalé sur plusieurs exercices. Donc 200 millions, c'est pas pareil, il ne faut
pas chercher un milliard d'économies, il ne faut pas chercher que 200. Ce que vous dites de Marc Fénault, c'est que... Mais c'est parce que c'est la logique des choses, il n'y a pas l'entourloupe. Pour faire une rénovation d'une université, vous avez des procédures, vous avez des marchés. Ce que vous avez
dit
très clairement, c
'est
que
si c'est de l En plus, il faudra le trouver ailleurs. Moi, je pense que je
persiste à dire que la responsabilité, y compris vis-à-vis des jeunes, c'est de ne pas leur laisser une dette qui va les asphyxier. Donc, il faudra trouver
des économies ailleurs. Pareil, des dépenses vont peut-être arriver, là, ce sera plutôt à la charge des entreprises, mais l'idée que le SMIC pourrait être augmenté... plus vite que ce qui aurait dû être le cas. Vous soutenez ? Non, je pense qu'il faut regarder la question
de la compétitivité, et nous sommes dans une situation financière et économique qui est une situation fragile. Donc on
n'avance pas, selon vous ?
Je pense qu'il ne faut pas faire ça à l'aveugle et sans avoir engagé un dialogue, surtout qu'on fait faire quand même un effort aux entreprises au travers des allégements de charges, comme vous le savez. Donc il ne faut peut-être pas tout cumuler dans une phase où on a une croissance qui est quand même assez faible. Alors comment on répond
du coup aux demandes ? Moi, je pense que les
mesures qu'on a eues, je pense qu'il y a deux éléments, c'est un, qu'est-ce qu'on peut faire ? de détente sur le prix du carburant. C'est ce qu'a fait le président de la République pour libérer des barils. Ca va durer trois mois ? mais on peut espérer que dans trois mois, on va sortir de cette situation qui a été créée par le président Trump. On peut
imaginer que ça peut être pire au lendemain. Oui, très bien.
On peut essayer de faire par séquence. On essaie de faire ça. Deuxième élément, il y a des aides ciblées. Je pense que c'est plutôt bien de le faire comme ça. Je dis juste un mot sur la question des lycées. Je rappelle pour la question des lycées et du prêt, c'est la compétence des régions. Et c'est la compétence des régions, pas depuis 15 jours. Depuis les années 80, c'est des lois de fait. Qu'est-ce que vous voulez dire ? Et donc, qu'on vienne nous raconter maintenant qu'il y a du retard d'investissement, ça fait 40 ans que les régions ont la responsabilité. Il y a certaines régions qui ont fait le travail, d'autres manifestement qui ne l'ont pas fait. Même chose pour les départements et les collèges, donc.
Oui. Il faut compter qu'une partie des dépenses, si on veut être honnête, qui ont été annoncées ce soir, la Caisse des dépôles, ils avaient déjà prévues, parce qu'un plan était déjà lancé, en partie, pour rénover, notamment plutôt les écoles primaires, mais ils élargissent un plan... Oui, c'était un
plan école primaire bloc communal, c'est-à-dire commune et intercommunalité. Donc, que chacun prenne ses responsabilités dans cette affaire, je suis fasciné que dans cette crise, on est dit, l'État n'a pas investi dans les collèges et lycées, c'est la compétence exclusive des départements et des régions depuis 40 ans. Donc, c'est les départements qui n'ont pas fait leur travail ? Non, mais je n'ai pas dit qu'il ne faut pas faire son boulot, je dis que chacun regarde devant sa porte. Hugo ? Oui, monsieur
le ministre, il y a plusieurs questions pour vous. Une, une. Enfin, sur le même thème, sur Parcoursup, il y a des questions autour de Parcoursup. 75 vous demande, est-ce que ça doit être la fin de la réforme blanquaire, ses options modulaires et les emplois du temps à rallonge associés ? Sur le même thème, il y a pourquoi pas revenir à comme c'était avant Parcoursup ?
Il y a deux choses. La réforme blanquer, c'est plutôt... Déjà la réforme blanquer. Il ne faut pas revenir avant Parcoursup, parce qu'avant Parcoursup, c'était très injuste. Oui, on l'a déjà dit. Mais on n'est pas obligé de faire moins bien, on peut faire mieux. Mais revenons à la réforme blanquer. Avant Parcoursup, c'était moins bien que Parcoursup. Parcoursup marche bien, on peut essayer de faire plus. Et la réforme blanquer, il faut essayer de regarder. C'est vrai que ça a sans doute un peu déstructuré. Je vois bien les orientations proposées par Jean-Michel Blanquer. On peut aussi s'être trompé, essayer d'amodier ou d'améliorer un texte, ou d'améliorer un dispositif. Donc, regardons ce qui ne fonctionne pas. Peut-être qu'il y a beaucoup d'affaires... Est-ce que ça a fonctionné, la réforme Blanquer, pour vous ? Apparemment, ça pose des questions principales et principielles, qui sont des questions d'organisation de l'emploi du temps. Donc, est-ce qu'il ne faut pas revivre aux bonnes
vieilles filières
d'autrefois
? qui
ne sont pas si
autrefois,
d'ailleurs. -"Je me méfie toujours d'un pays qui passe son temps à dire que c'était mieux avant." -"Personne ne dit ça." -"Vous dites aux bonnes vieilles filières d'autrefois." -"Littéraire, scientifique, économie..." -"On disait que quand on ne fait pas une filière scientifique, j'en sais quelque chose..." -"Les options ne changent rien." -"C'est pour ça qu'il faut faire... -"La référence Blanquer a coûté cher." Oui, elle a coûté cher. Ca veut dire quoi ? Financièrement ? Non, elle n'a pas coûté cher. Elle coûte cher aujourd'hui. Socialement, j'entends. C'est un autre sujet. Socialement, elle coûte cher. Manifestement, elle pose des problèmes d'organisation pratique, en particulier pour les élèves. Deuxièmement, elle pose des questions d'organisation autour d'eux. l'organisation de la classe. Comme il y a beaucoup d'options, c'est souvent des élèves qui sont dispatchés. Il n'y a pas que les journées à rallonge. J'ai pas souvenir que je commençais à 10h et je finissais à 15h j'étais lycéen. Les journées étaient déjà... Moi, elles me paraissaient longues. C'est peut-être parce que j'étais pas un élève très... assidus, mais ce n'est pas le seul sujet, c'est journée à rallonge, plus trois heures de trou, plus, voilà, c'est plutôt ça qui va pas, plus à quoi ça sert de faire des options, si au fond, comment elles sont valorisées dans Parcoursup, ça c'est un sujet, et donc on a besoin de travailler. Et deux, je pense qu'il y a un sujet, une classe, c'était un collectif qui se constituait, pour neuf mois, et les options ont un peu dispatché les classes, et donc on a un sujet de collectif, y compris d'ailleurs le rôle du prof principal, parce que le prof principal, il avait normalement toujours la même... les mêmes effectifs qui travaillaient toujours ensemble. Là, c'est plus le cas. Il y a une question à se poser. Dans ce pays, on se pose des questions d'évaluation quand un truc ne marche pas bien. Il y a des
élèves qui en ont subi les conséquences. C'est ça, la conséquence. Les réformes, il
y
a
eu
des milliers et chaque génération paye.
Il y a des élèves qui ont subi les conséquences depuis des dizaines et des dizaines d'années du système éducatif. Parce qu'il y a une réforme tous les ans. Et 8 ministres de l'Education nationale ces dernières années ? La réforme Blanquer, ce n'est pas une réforme d'il y a un ou deux ans. C'est un peu plus lointain que ça. On essaie d'améliorer les dispositifs. Je ne suis pas sûr que le système des années 1930 ou des années 1920 ou des années 1960 étaient formidables, égalitaires, et que ceux qui ne faisaient pas la classe littéraire, autre chose qu'une classe scientifique, n'étaient pas exclues du système aussi. Vous dites qu
'il y a des mesures qui ne coûtent rien. Pour toutes celles qui coûtent, elles seront ajoutées dans le budget. Est-ce que vous dites aux oppositions, ce budget, il faudra le voter
j'essaye de dire aux oppositions, si vous étiez juste, je ne suis pas quelqu'un qui donne des leçons, mais si chacun essaie de se mettre autour de la table et d'être un peu responsable, quand vous regardez le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, on a dérapé de plus de 20 milliards, avec un déficit qui était déjà de 12, autant que je me souvienne, donc on a 30 milliards de déficit et... Là, on n'était qu'en recette.
elle n'a pas été adoptée. Vous l'avez donc pas étudiée ? Non,
mais c'est la même chose. Si on pouvait déjà ne pas faire comme si on était irresponsable collectivement, on est à une dérive sur le PLFSS de 60 milliards. Le PLF, on va arriver dans les mêmes exercices. Je ne donne de leçons à personne, mais si on veut faire des priorités, on ne met pas de l'argent partout de façon aveugle. Je repose la question
d'Elsa. Est-ce que vous dites aux oppositions, puisque vous tenez tant à ces mesures pour l'éducation, il faut voter le budget ?
Oui, mais ça, c'est le rôle du gouvernement. Oui, ça serait le plus logique. Je n'ai pas d'espoir, comment dirais-je, fourni sur le fait que, d'ailleurs, vous voyez bien, le PLFSS, ce n'est plus l'immersion du gouvernement ni la nôtre, ils finissent à la fin par ne pas la voter parce qu'il n'y a pas de contre-proposition. collective, majoritaire.
A l'inverse, s'il y a des discussions sur l'éducation nationale qui font plus ou moins consensus, est-ce qu'il faut aller plus loin dans le compromis ? Il faut accepter de céder sur d'autres sujets.
Il n'y a pas de difficulté à essayer d'aller plus loin, mais ça pose la question de l'équation budgétaire.
On vous fait réagir à ce qu'a dit Emmanuel Macron. Il a dit que ce n'était pas normal que le pays soit dans cet état d'ébullition à six mois des élections. Mais est-ce qu'il n'est pas un peu responsable aussi ?
mais je trouve que cette propension qu'on a, c'est pas la première fois d'ailleurs à la fin d'un quinquennat ou d'un septennat, à chercher des boucs émissaires, ce pays se cherche en permanent que des boucs émissaires. C'est qui le bouc émissaire en l'occurrence ? Le président de la République. Mais oui, mais il dit en même temps qu'il ne comprend pas. Attendez. Nous sommes tous aussi... Il y a ceux qui ont gouverné et ceux qui n'ont pas gouverné. Mais cette facilité qu'on a quand on a gouverné, c'est comme si je n'avais pas gouverné. Mais ceux qui sont dans l'opposition, ils ont une
responsabilité. C'est pas normal qu'à 6 mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition.
Je vois bien ce qu'il veut dire. Il veut dire que, généralement, l'élection présidentielle est le moment où on tranche les questions. et que personne ne peut crédiblement, sans majorité à l'Assemblée nationale et sans esprit de responsabilité, croire qu'on va résoudre en cinq mois ce qu'on n'a pas réussi à faire depuis quatre ans, faute de majorité, singulièrement, depuis 2024. Donc... non pas pour reporter le problème, mais qu'on se dise que c'est l'élection présidentielle qui tranchera quand même, maintenant, c'est l'élection présidentielle. Ceux qui disent qu'on va tout changer en six mois, ça s'appelle ça. Je ne comprends pas ce que vous dites. Qu'est-ce
que vous voulez dire ? Qu'Emmanuel Macron, quand il dit ça, qu'il ne comprend pas qu'à six mois de l'élection présidentielle, le pays soit en ébullition ? Il
veut dire... Je recommence. veut dire que la logique, généralement institutionnelle, qu'à ce mois d'une élection... Oui, c'est que quand on en change de président,
on a l'impression que tout va changer.
Mais peut-être que les Français n'y croient plus. Ah, c'est ça que je voulais vous faire dire. Non, pas vous faire
dire, mais qu'on aille plus loin. Je prends acte. Non, mais qu'on aille plus loin. Vous me direz la prochaine fois ce que vous vouliez que je dise.
Non, qu'on aille plus loin. Il
dit qu'il comprend pas, ça veut dire qu'il comprend pas non plus l'état... Non, non, c'est pas qu'il comprend pas. Non, mais je vois
bien ce que... Non, mais... Ne faisons pas du mot à mot. Ce qui est un peu curieux pour la première fois, c'est vrai, mais c'est pas un reproche fait aux Français non plus, c'est que normalement, l'élection présidentielle tranche, or, là, elle ne tranche pas, elle clive, avant. Or, l'élection présidentielle est le moment catharsique, comme on dit, où on met des choses sur la table et on dit... Comment
ça peut se terminer
D'abord, il faut essayer de répondre à la crise sociale. on n'est pas à l'abri d'autres crises qui sont des crises extérieures, donc le rôle du gouvernement jusqu'au bout et du président de la République, d'ailleurs, il l'a dit lui-même, c'est de gouverner jusqu'au bout. Deux, c'est de se dire, y compris dans les séquences qu'on a évoquées sur les séquences d'éducation nationale, c'est de se dire qu'est-ce qu'on peut faire là, qu'est-ce qui va être l'objet d'un débat présidentiel et qu'est-ce qui sera fait après, parce que six mois, franchement, c'est quand même très court. pour faire quelque chose ? Pour essayer de... Ceux qui réclament le changement profond de 10, 15, 20 années en 6 mois, ils sont très forts, mais il faut qu'ils me montrent comment ils le font.
Merci, Marc Fénot, d'être venu sur le plateau de l'Indice et politique et va vous succéder sur ce plateau Maxime Michelet, député UDR de la Marne, qui va vous prendre votre place. Il est coordinateur des questions d'éducation pour la campagne de Marine Le Pen. Il va s'installer à votre place et on accueille Maxime Michelet. Bonsoir. Merci d'être sur ce plateau. On va revenir avec vous sur les annonces du gouvernement. en direction des lycéens et des étudiants, mais l'autre image du jour, avant d'y revenir, c'est la visite d'Emmanuel Macron à la mairie de Marseille, qui avait été la cible, on s'en souvient, des casseurs, lors des manifestations du 17 octobre, des faits qui avaient suscité des questions et des accusations sur le maintien de l'ordre.
n'y avait pas assez de force le 17 octobre, on le sait très bien, parce qu'on n'avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé. C'est-à-dire que le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait qu'on aurait autant de forces d'ultra-gauche qui se mobiliseraient dès très tôt le matin, de manière très atypique, c'est-à-dire pas en opportuniste à la fin des cortèges, mais très tôt le matin, ce qui s'est d'ailleurs passé ici. On n'avait pas anticipé qu'on aurait, au-delà de cette mobilisation de l'ultra-gauche, aussi de la délinquance qui viendrait dessus. Et donc les forces de police n'étaient pas dûment proportionnées.
Maxime Michelet, est-ce que des manifestations sans incidents, c'est possible
faut l'espérer pour la démocratie française. Avec
zéro incident
? Il faut l'espérer, pour la démocratie française. L'aveu du président de la République est quand même terrible. Nous n'avions pas anticipé, c'est justement le rôle du gouvernement, que d'anticiper. Ils n'ont pas déployé les moyens suffisants. Notre président de l'UDR, Eric Ciotti, l'avait dit en hémicycle, les moyens n'étaient pas à la hauteur, le dispositif n'était pas proportionné. Les événements qui se sont déroulés le 17 octobre, c'est malheureusement cela, c'est la naïveté du gouvernement vis-à-vis d'une situation... Tout de même, il dit ne pas comprendre, ne pas avoir anticipé cette conjonction entre l'ultra-gauche et les phénomènes de délinquance, mais ce n'est pas la première fois qu'on voit ce type de choses, ce n'est pas la première fois qu'on voit Paris ainsi saccagée.
Depuis le 17 octobre, des couvre-feux ont été instaurés dans plusieurs villes. Le gouvernement envisage de restreindre l'accès aux réseaux sociaux pour des prochaines manifestations. Pour ces prochaines manifestations aussi, le parcours, le tracé, serait fait en dehors, accepté seulement hors des centres-villes. Est-ce que tout ça, c'est suffisant, selon vous
non, parce que, de nouveau, ce sont des questions de moyens. Il faut déployer les forces de l'ordre d'une manière proportionnée. On l'a vu, d'ailleurs, il y a eu plus de moyens ce samedi. Il n'y a pas eu autant d'incidents que le 17 octobre. Le congrès, le meeting du RN à Orléans s'est aussi déroulé dans de bonnes conditions parce que les forces de l'ordre étaient là. Il faut les saluer, nos policiers et nos gendarmes qui ont assuré ce rôle de gardien de nos institutions et de notre paix civile. Après, les mesures comme sur les réseaux sociaux, c'est un peu paradoxal. D'un côté, il va interdire les réseaux sociaux et quand il fait des annonces sur l'éducation, il convoque des influenceurs. Tout cela n'est pas forcément très cohérent. L'interdiction des réseaux sociaux, c'est une mesure qui ressemble plus aux mesures du Parti communiste chinois que celle d'une démocratie.
Le président de la République mise sur ce modèle du 24 octobre, c'est-à-dire une forte mobilisation des forces de l'ordre. pour la manifestation samedi prochain, mais il y a aussi la manifestation le 5 novembre. Est-ce que, selon vous, les forces de l'ordre vont pouvoir tenir comme ça dans la durée
le souhaitons. Il est vrai, vous soulignez un point important, les forces de l'ordre font état d'un épuisement important. D'ailleurs, évidemment, à Paris, qui est l'épicentre de ces manifestations, mais sur tout le territoire, moi-même, dans ma circonscription, j'appartiens à une circonscription rurale, mais les forces de police et les forces de gendarmerie se disent aussi vraiment travailler à l'os, être soumis à des rythmes importants, des sous-effectifs, être énormément sollicité. Et puis j'ajouterais à cela que non seulement ils sont énormément sollicités par l'État, pour nous protéger, évidemment, mais ils sont aussi copieusement insultés. par la gauche et l'extrême-gauche et il y a aussi, il ne faut pas le sous-estimer, l'épuisement moral de nos forces de l'ordre qui, à longueur de temps, se font insulter par des représentants de la gauche et de l'ultra-gauche.
Samedi dernier, des groupes d'ultra-droite ont agressé des manifestants dans plusieurs villes. À Nice, ils étaient une centaine. Onze personnes interpellées seront jugées demain. Est-ce que vous attendez de la part de la justice la même fermeté que pour les casseurs
Absolument. Nous, nous sommes le... Avec nos alliés du Rassemblement national, nous sommes le parti de l'ordre et de la paix civile, de la Concorde nationale, nous attendons la même dureté avec toutes les personnes qui font usage de la violence. En démocratie, la violence, contrairement à ce qu'on a pu entendre de la part de certains élus de gauche et d'extrême-gauche, la violence n'est pas un mode d'expression et d'action légitime. La violence est toujours un délit et toute violence, qu'elle soit de gauche, de droite ou du centre, toute violence doit être punie avec la même fermeté.
Sur les annonces au niveau de l'éducation nationale, je rappelle que vous vous occupez de ce sujet pour la candidate Marine Le Pen. Sur la réforme de Parcoursup, le gouvernement propose de le transformer. Est-ce que vous, c'est votre ligne, on n'a pas tellement compris si vous étiez pour la suppression ou pour l'abrogation ou pour justement des transformations, des améliorations
Abrogation, réforme, le terme importe peu, je pense qu'il faut distinguer deux choses. Soit on
garde le système et on le corrige, soit on en change complètement.
faut distinguer deux choses, je pense, en Parcoursup. Parcoursup, d'un côté, c'est une plateforme. C'est une plateforme qui centralise les formations, qui met en rapport les formations avec les souhaits des lycéens. Cette plateforme, elle a besoin d'exister, c'est une évidence technique. De l'autre côté, il y a la procédure Parcoursup. Ça, c'est la procédure qu'on fait suivre à nos élèves pour qu'ils puissent être ensuite admis dans l'enseignement supérieur. Cette procédure Parcoursup, elle doit être abrogée parce qu'elle doit être changée de fond en comble. Et au sein du bloc national RNUDR, nous voulons que la procédure... d'admission dans l'enseignement supérieur, soit de nouveau fondée sur le diplôme d'accès à l'enseignement supérieur, qui est le baccalauréat. Parce que dans le Parcoursup, il y en a plusieurs. Parcoursup, ce n'est pas juste le moment où les résultats tombent, c'est toute la procédure avant. Et la procédure, elle commence dès la fin de la seconde, quand vous devez choisir vos spécialités, quand vous devez choisir quelle spécialité vous abandonnerez. Ça
vous gardez ou pas, la réforme Blanquer avec ces fameuses spécialités ?
Absolument pas. Cette réforme-là, justement, aujourd'hui, la colère des lycéens, c'est la conséquence de toutes les mesures éducatives. prise par Emmanuel Macron depuis 10 ans. Donc il faut revenir aux filières traditionnelles du bac, c'est ça ? Il faut par exemple étudier en effet cette possibilité, celle de structurer des filières qui en réalité, en plus, je connais un peu, j'ai été secrétaire de scolarité pendant plusieurs années, et notamment sous l'égide de cette réforme il y a encore quelques années, en réalité les élèves choisissent des spécialités... leur grande majorité, qui correspondent aux anciennes filières. Quand vous avez des élèves qui choisissent maths, physique, SVT, ça s'appelle la filière S. Quand vous choisissez SES, histoire anglaise, c'est la filière ES.
Oui, monsieur le député, il y a une question pour vous de François dans le chat qui vous demande. Vous avez pris la place de Roger Chudot sur les questions d'éducation auprès de Marine Le Pen. Est-ce lié à un changement de ligne... Qui est député RN. Qui était député RN du Loire-et-Cher. Est-ce lié à un changement de ligne porté par votre candidate ou est-ce une sanction contre les propos polémiques de monsieur Chudot sur les binationaux ?
prends pas la place de mon excellent collègue Roger Chudeau. J'ai, en tout cas, l'honneur peut-être de lui succéder, et c'est un honneur, parce que Roger Chudeau a une expertise très forte. Mais pourquoi vous lui avez succédé
? Est-ce que c'est à cause de ses propos polémiques ou parce qu'il n'avait pas vraiment de programme
c'est nina l'inode. Vous savez bien, en plus, que j'appartiens à un parti qui est allié au RN, qui est l'Union des droites pour la République d'Éric Ciotti. Moi, je suis très honoré du choix que Marine Le Pen a fait de moi, et je travaille en très bonne intelligence, évidemment, avec beaucoup de parlementaires, beaucoup de gens qui contribuent à ce programme éducatif, au premier rang desquels Roger Chudeau, évidemment. Il y
aura un débat à l'Assemblée nationale mercredi sur cette question de parcours sup. Vous y serez, j'imagine ? Vous y participez
? Je serai l'orateur pour le groupe de l'Union des droites pour la République, et j'en suis d'autant plus heureux. que l'UDR avait demandé le même débat en février 2026. Donc le Premier ministre, s'il le souhaite, avant d'entendre le débat de mercredi, je l'invite à réécouter le débat que nous avions organisé sur ces questions-là. Est
-ce que c'est un débat utile ? Qu'est-ce que vous allez proposer exactement ? On a bien compris ce que vous disiez sur Parcoursup, mais il manque de place à l'université. Est-ce que vous voulez qu'il y ait plus de place à l'université ou au contraire, est-ce que vous voulez que la sélection soit plus forte ?
ce débat va être très, très utile, car il va permettre... J'entendais juste avant moi mon prédécesseur, Marc Fénault, qui disait que l'élection présidentielle, c'est dommage, elle clive. Mais c'est nécessaire de cliver l'opinion pour justement que les positions des uns et des autres soient bien comprises des citoyens. C'est ce clivage politique qui permet ensuite aux citoyens de délibérer. Dans ce débat, nous allons voir un clivage très important, qui est entre, d'un côté, ceux qui veulent mentir à la jeunesse de France en leur disant... avec le parcours que vous avez, vous pouvez aller partout. De l'autre côté, il y a ceux comme nous qui ne leur mentons pas. Il faut, pour réussir dans l'enseignement supérieur, avoir des bases, évidemment. Le terme de sélection est dévoyé par la gauche et par l'extrême-gauche. Il faut avoir des compétences.
Il
y a des filières sélectives. Est-ce que vous reprenez, vous, ce mot sélection ? Il y a des filières sélectives, il y a des sélections naturelles dans certaines filières. Tout le monde ne peut pas aller en classe préparatoire aux grandes écoles, tout le monde ne peut pas aller dans certaines licences, double licence très sélective, mais par exemple dans une licence d'histoire qui est une filière non sélective. vous avez un mauvais dossier en histoire... Est-ce que c'est de la sélection que de vous refuser ? Ou c'est simplement vous dire la vérité et vous dire, avec les compétences que vous avez acquis durant votre scolarité secondaire, vous n'êtes pas en mesure de réussir. Ne pas oublier un étudiant sur deux oublie. Un étudiant sur deux échoue en licence. Vous leur dites
quoi ?
Soit il y a toujours la possibilité du redoublement. On l'a oublié, mais il y avait la possibilité du redoublement. Mais ensuite, si vous avez une faiblesse en histoire, vous pouvez avoir des talents ailleurs. L'important, c'est que l'école identifie les talents de chacun de ses élèves et lui dise en vérité, voici là où tu es fort.
Pour revenir au débat qui va avoir lieu après-demain, souhaitez-vous qu'il y ait un vote ou pas
vote, non, parce qu'il faudrait que le vote soit sur un texte. L'Assemblée nationale se prononce sur des mesures concrètes, législatives. C'est le cadre du 51, il n'y a pas de vote, mais je pense que le débat permettra de clarifier les positions. Vous parlez d'un retour
de la promotion républicaine à l'école, est-ce que c'est votre formule
Absolument, oui. J'assume le thème de méritocratie aussi. Aujourd'hui, la gauche parle beaucoup de l'assignation sociale. et pensent que le système éducatif produit des inégalités sociales. En réalité, moi je crois que c'est l'effondrement du système éducatif, c'est sa défaillance majeure qui renforce les inégalités sociales. Aujourd'hui, malheureusement, beaucoup d'élèves font l'intégralité du parcours scolaire sans maîtriser le socle fondamental, ce qui ne permet pas de construire ensuite d'autres connaissances. Quand vous ne permettez plus... à toute une population, quelle que soit l'origine sociale, d'apprendre à lire, écrire, compter correctement, là, vous réassignez les gens à leur territoire, à leurs origines sociales. Donc oui, en fait, donner la même instruction à tous les enfants de ce pays sur tout le territoire, leur apprendre tous à lire, écrire, compter de la même manière, ça, c'est une promesse républicaine, c'est une promesse qui avait été faite par la Troisième République et que nous allons... restaurer.
Emmanuel. Sur le plan, je n'ai pas compris tout à fait. Est-ce que le plan annoncé
vous convient,
déjà
?
Est-ce qu'il va dans le bon
sens ? C'est un exercice un peu spécifique, puisque le ministre se parle en même temps. Oui, on sait ce qu'il y a. Alors, sur Parcoursup... Au-delà de Parcoursup, est-ce que le plan dans sa globale... Est-ce que vous avez l'impression que le gouvernement
répond aux attentes et de la rue et des parties que vous pouvez représenter
est-ce qu'il répond aux demandes des lycéens ? Je ne suis pas sûr qu'il répondra à quoi qu'il arrive. Aux demandes des organisations lycéennes ou des organisations étudiantes, qui sont principalement des organisations affiliées à la gauche et à l'extrême-gauche. Ce plan va dans le bon sens, selon vous ? Non, mais je voudrais juste souligner cela. Par exemple, un syndicat étudiant comme l'Uni, qui est aussi un syndicat représentatif, mais qui, à l'heure d'être de droite, n'a pas été invité par M. le Premier ministre à Matignon, et je trouve ça quand même très regrettable. Donc, il se met un peu dans la main de la gauche et de l'extrême-gauche, qui demande 250 000 places supplémentaires. à l'université. Donc quand vous mettez la barre aussi haute, évidemment que 15 000, ça ne suffit pas. Est-ce que l'étiage
qui a été annoncé par le gouvernement, qui est proposé par le gouvernement, vous convient ? C'est des
mesures de... Prenons l'exemple du bâti scolaire, par exemple. Le bâti scolaire, 4 milliards d'emprunts que l'Etat va donner aux régions, aux départements pour les collèges et pour les lycées. Alors déjà, on verra ce qu'il en sera à la fin. Après la calicule, on nous avait promis aussi un plan clim. Ce plan clim a quasiment été démantelé. Donc, les promesses... La Caisse des
dépôts l'a repris totalement à son compte et il est intégré dans les prévisions des mois à venir. Oui, enfin,
pas à la hauteur de ce que le gouvernement avait annoncé initialement. Mais soyons très concrets. Mais 4 milliards, c'est pas suffisant. Un rapport sénatorial indiquait que la rénovation du bâti scolaire, c'était 40 milliards. Donc, c'est, de fait, mécaniquement insuffisant. La question, c'est, il faut aller, déjà, identifier, il faut identifier les besoins, identifier les territoires où il y a des lycées qui sont... Les rapports ne manquent pas en la matière. sur la cartographie exacte des besoins, pas exactement, on parle beaucoup aujourd'hui de la vente parisienne, de nouveau une circonscription rurale, il y a aussi des besoins en ruralité. En tout cas, il faut aller chercher peut-être d'autres moyens de financement.
Plus largement, Marine Le Pen veut plus de professeurs, veut également mieux les payer. Si on ajoute au plan annoncé ce soir, comment on paye justement tout ça ?
Déjà, on va faire, c'est tout ça, évidemment, une question générale. On fait des économies ailleurs. Vous le savez, Marine Le Pen a annoncé 140 milliards d'économies sur le prochain quinquennat. Ils sont, selon l'Institut d'entreprise, de l'ordre de 7,5 milliards si on applique les mesures. Ce sont aussi des réaffectations de crédits et de revenus. Mais il y a aussi réalité qui se profile devant nous, qui est la baisse démographique. La baisse démographique va faire... C'est bien, puisque un quinquennat qui s'ouvre en 2027, ça va jusqu'en 2032. Donc il va y avoir une baisse démographique, il va falloir profiter de cette baisse démographique. Et d'ailleurs, les places dans l'université, la gauche et l'extrême-gauche demandent 250 000 places supplémentaires. Mais la baisse démographique qui s'annonce aujourd'hui dans les collèges, dans les lycées, demain, s'annoncera aussi mécaniquement dans nos universités. Mais du coup, pardonnez-moi,
j'ai à nouveau pas du tout compris la réponse. C'est-à-dire qu'on fait quoi ? On attend qu'il y ait moins d'élèves ? Comment on investit ? Comment on paye jusque-là ? Qu'est-ce qu'on fait ? Si le nombre d'élèves baisse... Mais en 2032, là, on ne va pas leur dire... Ah,
il ne va pas baisser. Permettez-moi de vous corriger. Il ne va pas baisser par magie d'un coup en 2032. Il va baisser... Et la courbe est assez... Le ministre nous l'a montré en commission des affaires culturelles. La courbe est assez nette. On va perdre quand même largement de... La courbe va commencer. Et là, de 2027 à 2032, la courbe va être très, très nette. Donc il y a des moyens à réaffecter. Mais de nouveau, je vous ai dit, on fait des économies ailleurs. on peut aussi réaffecter des moyens, et même à l'intérieur de l'éducation nationale, on peut aussi réaffecter des moyens, notamment par exemple du côté de l'administration. Il y a énormément d'administrations dans l'éducation nationale, notamment centrale et rectorale. Ça vous permet de voter le budget ? voter quel budget
? On n'a qu'un seul budget en France, le budget de l'Etat. Est-ce que les mesures annoncées ce soir vous laissent penser que oui, il y en a besoin ? Vous me demandez si on va pouvoir voter le PLF ? Ce
PLF-là, ce budget-là ? Oui, du fait de ces nouvelles mesures. Il n'y a pas que ces mesures dans le budget. Est-ce que ça
recule la censure, éventuellement ? N'oublions pas...
Je ne suis modestement que député UDR et référent des questions éducation. Ce n'est pas moi, vous l'imaginez bien, qui prend ce type de position.
Vous étiez, vous l'avez dit tout à l'heure, à Orléans pour le meeting de Marine Le Pen et de Jordan Bardella. Et vous avez peut-être entendu parler de cette scène qu'on va voir, qui a été captée par une caméra de LCP après l'action d'étudiants de l'Union des étudiants juifs de France visant Jordan Bardella et ses propos passés antisémites révélés par Midapart. Ce militant, vous avez vu, a fait un geste ambigu qui s'apparente à un salut nazi. Est-ce que vous y voyez, vous, d'abord, un salut nazi
j'y vois une main levée, en effet, ça peut être un salut nazi. La Rassemblement national a été très claire. s'il l'avait vu, il l'aurait sorti, si c'est le cas, il sera sanctionné, notamment s'il est militant du RN, il sera sanctionné. La réaction du RN a été toujours extrêmement claire, et évidemment, il n'y a aucune forme de lien entre ces immondes idéologies, son totalitarisme... Mais pourquoi ce monsieur était
là, alors ?
Déjà, il faut établir si c'est le cas, et après, il sera sanctionné. S'il est là, il sera sanctionné.
y a des rassemblements partout en France après l'attaque terroriste raciste à Trappes, qui a coûté la vie à Pengo, Bossio, Wangui. L'extrême droite est accusée d'avoir contribué à installer un climat raciste dans le pays. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous accusent
Je ne suis pas de l'extrême droite, donc je ne me sens pas accusé par cette... par cette déclaration. Nous avons été très clairs depuis que cet acte affreux a eu lieu. Nous le condamnons, évidemment. Nous condamnons, ça me permet de faire une boucle avec l'interrogation que vous me portiez au tout début. Nous condamnons toute forme de violence. Évidemment que nous condamnons cet acte abominable. raciste, mais comme nous avons cadenné, tous les autres attentats racistes...
Votre parti ou d'autres responsables font des liens entre la violence et l'immigration, Eric Ciotti ou Jordan Bardella. Vous ne stigmatisez pas une partie de la population ? On
n'a jamais appelé à la violence.
Quand on dit, par exemple, que ce qui s'est passé à Paris le 17 octobre, c'était des hordes de barbares, des gens qui venaient de banlieue, faisant un lien avec l'immigration, est-ce que, finalement, vous ne stigmatisez pas ces gens-là ?
Non, parce que nous n'avons jamais appelé à l'aviance, nous appelons à des politiques. Il y a des gens qui entendent ça et qui passent à l'acte. Oui, mais il y a quand même un fait, c'est que nous n'avons jamais appelé à l'aviance, nous avons condamné toujours toutes les violences, et en effet, nous faisons un lien entre l'immigration des réguliers, l'immigration de masse, l'incapacité d'intégrer, d'assimiler une vague migratoire aussi importante, et des phénomènes de délinquance. Mais ces phénomènes de délinquance, nous appelons à ce que l'état de droit soit garanti sur tout le territoire national. que force reste à la loi, que ces gens soient arrêtés, condamnés. Jamais, nous n'avons appelé à la violence, nous avons toujours l'état de droit.
Oui, monsieur le député, nos collègues de Street Press ont révélé qu'il y a un prestataire du Rassemblement National qui a été filmé à Rouen le 17 octobre dans une manifestation d'ultra-droite, d'identitaires rouennais, avec une ceinture en cuir à la main pour frapper les antifascistes qui étaient en face de lui. Est-ce qu'il doit être sanctionné par le Rassemblement National ?
Vous me posez une question, évidemment. Je ne suis pas du Rassemblement national, déjà, premièrement. Et de nouveau, nous condamnons toute violence. Vous pouvez nous répéter à l'envie et essayer de faire des liens entre ces phénomènes violents et nous. Il n'y en a aucun. Nous sommes le parti de l'ordre et de la concorde civile.
Merci, Maxime Michelet. On va revenir sur l'annonce de cette soirée, celle faite par le ministre de l'Enseignement supérieur sur Parcoursup.
qu'on annonce aujourd'hui, c'est vraiment l'idée d'avoir une évolution forte de Parcoursup dès cette année, et puis qui nous mènera vers l'outil futur, un remplaçant de Parcoursup en 2028. On acte et on lance un travail qui sera un travail qui inclura possiblement des évolutions législatives, et ça commence évidemment par un débat au Parlement mercredi, comme vous le savez, sur ces questions-là, qui permettra de faire évoluer plus durablement la plateforme.
ce plateau, Aurélie Trouvé, députée LFI de Seine-Saint-Denis. Bonsoir. Merci d'être avec nous. Vous avez entendu tout à l'heure Philippe Baptiste. Est-ce que c'est un premier pas ?
Alors, comme c'est en cours, on apprend les détails, évidemment. Moi, je reste sur la réaction des syndicats lycéens et des syndicats étudiants qui disent tous qu'en fait, pour l'instant, ça leur paraît plus de l'enfumage que de la réelle réponse à leurs revendications. Évidemment, il y a quand même... Le gouvernement a commencé à céder un petit peu. Donc ça veut dire que, d'ailleurs, la mobilisation... eh bien, elle porte ses fruits et qu'il faut la continuer. Mais c'est tout à fait insuffisant, c'est ce que disent ces organisations, et je suis d'accord avec elles, puisqu'il y a un certain nombre de points qui ne vont pas du tout. Par exemple, sur les bourses, je vous en donne seulement un, le gouvernement se félicite en disant, c'est génial, on ne va pas baisser les bourses cette année. Mais enfin, ça ne va pas du tout. En fait, ce qui est demandé... On est alignés
sur l'inflation.
Ca veut dire ne pas baisser. Jusqu'à maintenant, elles n'étaient pas alignées sur l'inflation. Quand on dit qu'on aligne sur l'inflation, c'est juste qu'on ne baisse pas les bourses. sûr, ça sera un peu moins pire qu'avant, mais ça ne rattrape pas. Donc je vous donne juste une idée, c'est que depuis trois ans, en réalité, quelqu'un qui est au dernier, disons à l'échelon le plus important de la bourse, l'échelon 7, il a perdu à peu près en trois ans plus de 1000 euros. si vous voulez, de bourses par ces baisses successives, année après année, de cette bourse. Donc ça ne rattrape rien du tout, c'est juste qu'on stoppe la baisse. Et bien ça, c'est pas suffisant. Parcoursup, vous
vous demandiez sa suppression. Le gouvernement annonce donc une évolution forte avant son remplacement en 2028. Est-ce que vous y voyez là quand même une victoire politique ? Ce totem de la Macronie, Parcoursup ? Déjà,
je crois que... Heureusement, tout le monde se rend compte que Parcoursup est une horreur. Moi, qui, d'ailleurs, est une enfant au lycée, je crois que les parents se rendent compte et ont peur. D'ailleurs, nos enfants ont peur. Ils n'avaient pas cette peur-là avant. Ils sont morts de trouille parce qu'il y a plus de 100 000 élèves chaque année qui sont laissés sur le bas-côté à cause de Parcoursup. Est-ce que, comme le disait Lauriane, vous y voyez un début
de victoire politique, cependant
Disons qu'il y a... un premier pas où, en tout cas, le gouvernement a commencé un tout petit peu à comprendre ou en tout cas à céder à la très forte mobilisation sociale, mais ça ne répond en rien. à la hauteur des revendications. Il y a un débat 50.1 mercredi. Il y a un débat 50.1 sur Parcoursup, mais c'est hallucinant. Pourquoi n'ont-ils pas organisé, comme la Constitution le permet, un vote ? à l'issue de ce débat 50.1 dans l'Assemblée nationale. C'est quand même la moindre des choses. Est-ce que vous allez y participer
? Bien sûr,
mais nous nous exigeons qu'il y ait un vote. Un vote sur quoi ? Et ça, seul le gouvernement peut abrogation ou pas de Parcoursup dès 2027. Nous nous disons qu'il faut l'abroger tout de suite parce que c'est une horreur pour chacun de nos enfants. Les
inscriptions commencent en janvier, donc le gouvernement ne peut pas interrompre totalement, d'où, et je cite à nouveau Philippe-Baptiste, une évolution forte.
Mais on peut aller beaucoup plus vite. Évidemment, ils disent qu'on verra ça en 2028. Ils ne seront plus là. Qu'est-ce qui va arriver en 2028 ? On n'en sait rien. Il est possible aujourd'hui d'avoir un vote à l'issue du débat de mercredi disant oui ou non pour l'abrogation. Mais de toute façon, ce gouvernement... Une
fois qu'on a voté, on fait quoi si jamais on vote l'abrogation ?
Attendez, déjà, depuis 2022, vous observerez... Moi, je suis arrivée en 2022 comme députée. J'observe que d'abord, ce gouvernement fuit... autant qu'il peut la démocratie parlementaire. Là, il organise un débat. Pourquoi n'assume-t-il pas de mettre au vote pour ou contre Parcoursup ? Qu'est-ce qui le dérange ? En réalité, c'est qui va perdre ? Parce que Parcoursup est une idée absolument abominable qui met en danger, d'ailleurs, j'ai envie de dire, l'école publique et notre système de l'éducation. Parce que quand vous délivrez un élève, mais que vous lui dites que vous avez des gros risques de ne rien trouver après... Vous
pensez qu'il y aurait une majorité à l'Assemblée pour dire qu'il faut arrêter Parcoursup ? Ce n'est pas ce que disait votre collègue tout à l'heure.
Nous, à la France Insoumise, on est pour la démocratie parlementaire, quel que soit le vote auquel on s'attend. C'est un principe de laisser voter les députés. Peut-être
une majorité pour abroger, mais vous n'êtes pas d'accord sur le système de remplacement de Parcoursup ? Entre le RN qui pourrait pas voter et l'abrogation, ce n'est pas
la même chose. Déjà, commençons par abroger, vous avez raison. La véritable question aussi, c'est les moyens que l'on met dans l'enseignement supérieur. Il se trouve que je travaillais avant d'être députée dans l'enseignement supérieur. Je l'ai vu se déliter, cet enseignement supérieur. Il y a eu des dizaines de milliers de postes dans l'enseignement supérieur qui ont été supprimés ces dernières années. Dans les facs, par exemple, il n'y a aucune annonce de création d'emplois dans les universités. Alors qu'aujourd'hui, vous avez des amphis qui sont pleins à craquer, vous avez des étudiants qui sont obligés de rester dans les couloirs. Enfin, je veux dire, ça n'est pas à la hauteur d'une grande puissance. Il y a a
priori des négociations en cours, justement, avec du côté du ministère de l'Enseignement supérieur, etc. Les lycéens et les étudiants appellent à poursuivre la mobilisation. Qu'est-ce qu'ils peuvent obtenir encore de plus ?
Justement, je vous le dis, des créations claires et nettes. par exemple dans les universités, l'abrogation de parts secours sup', on l'a dit, l'augmentation du montant des bourses. Il y a plusieurs revendications qui ne sont absolument pas aujourd'hui entendues véritablement par le gouvernement.
Il ne reste que six mois à l'Elysée. En quoi il peut répondre comme ça dans l'urgence ? C'est bien
le problème. En 9 ans et demi, il a mis le pays dans une situation catastrophique. Il se retrouve avec une mobilisation sociale... énorme, exceptionnel, je ne sais pas si tout le monde se rend compte. C'est-à-dire que malgré les mesures liberticides qui ont été prises, les interdictions de manifester dans plein de villes, le fait qu'au dernier moment, la veille, à Paris, par exemple, ils changent le parcours pour nous amener Porte d'Italie jusqu'à Porte de Vincennes, malgré tout ça... Le mouvement a été encore plus fort samedi qu'il n'a été le samedi d'avant. Je vous assure, c'est énorme ce qui est en train de se passer. Donc vous dites aux
lycéens, continuez à aller dans la rue... Mais nous, on n'appelle à rien du tout, en fait.
C'est les lycéens, contrairement à ce qui est répété par... Enfin, voilà, ce que d'autres répètent à longueur de plateau, nous n'organisons rien, nous n'appelons à rien, nous soutenons. et nous sommes fortement présents dans ces manifestations. Donc si, et c'est le cas manifestement, samedi, il y a des appels à manifestations de la part des syndicats de jeunes et des syndicats de salariés, nous y serons. Je crois comprendre que ce sera le cas, et si c'est le cas, nous y serons et nous soutiendrons. Pour vous,
c'est quoi la borne minimum pour se dire qu'on a gagné suffisamment pour se dire qu'on se remet autour de la table et qu'on peut avancer ? D'abord, je
veux dire que c'est pas à nous de décider ça. C'est au syndicat.
Potentiellement, il y a quelques mesures qu'il faudra voter derrière. Vous soyez d'accord avec.
Alors là, ça va se passer dans le cadre budgétaire. Nous, par exemple, effectivement, nous demandons à ce qu'il y ait la création, non pas de quelques milliers de postes. En réalité, il manque des dizaines de milliers de postes d'enseignants, par exemple dans l'enseignement supérieur, d'enseignants dans l'enseignement secondaire. Il manque des dizaines de milliers de postes d'AESH, de médecins scolaires, d'infirmières. Moi qui suis en Seine-Saint-Denis, je peux vous dire que c'est... Vraiment, moi, j'ai le coeur brisé à chaque fois que je vais dans une école publique à l'invitation des représentants de profs. Je vous assure, venez voir dans un lycée professionnel de Seine-Saint-Denis, il pouvait avoir que le coeur brisé parce qu'il est devenu l'école publique.
Prenons peut-être deux mesures qui ont été annoncées et qui vont quand même dans votre sens. Il y aura des prêts, 4 milliards semble-t-il, qui pourront être débloqués par les régions pour remettre à niveau les lycées et principalement notamment les lycées d'Île-de-France. Des places vont... être créé notamment à destination des lycées professionnels principalement semble-t-il vers les filières qui auraient besoin le plus de bras derrière et là aussi ciblé en partie sur l'île de france est ce que ça malgré tout vous vous dites bon bah on a les lycéens n'ont pas fait tout ça pour rien et ça va dans le bon sens ou non, la copie est bâclée, zéro pointé et on recommence. Alors,
il se trouve justement que nous avons sorti aujourd'hui, je ne sais pas si vous le savez, un plan, notre plan, notre livret programmatique pour l'enseignement supérieur et la recherche, où justement, alors je n'ai pas le temps de tout vous décrire, mais nous revenons mesure par mesure sur tout ce qu'il faudrait, ne serait-ce que pour rattraper toutes les destructions faites dans l'école publique par 9 ans et demi de monsieur Macron au pouvoir. Donc, par exemple, ça passe effectivement... par la rénovation très globale et concrète de tout le bâti scolaire, ça passe par des créations massives de postes, ça passe aussi, d'ailleurs, on n'en a pas parlé, par la suppression de la réforme Blanquer. Je ne sais pas si vous avez des enfants au lycée ou ils ont été au lycée. C'est vraiment la destruction des filières. par le fait qu'on ait un truc à la carte complètement dément dans les lycées, où chacun fait ce qu'il veut en prenant sa petite option, et du coup, il y a une désaffection des filières scientifiques et il n'y a plus de filles dedans, avec des conséquences, vraiment, c'est du grand n'importe quoi. Par exemple, la réforme Blanquer, il est temps de la supprimer. Il faut arrêter le lycée à la carte.
Aurélie Trouvé, parmi les réactions, Raphaël Guxman, candidat à Place publique Parti socialiste pour la présidentielle, trouve que les propositions du gouvernement vont dans le bon sens, que la méthode est bonne, celle du gouvernement, et il y voit même des positions, des idées qu'il avait défendues lors de sa rencontre avec Sébastien Lecornu. Donc ça bouge un peu.
Ça ne m'étonne absolument pas de M. Glucksmann, mais on n'a absolument pas le même positionnement, la même politique. Lui, il veut aménager à la marge, je ne sais même pas s'il veut l'aménager, le système Macron. Bon, nous, c'est pas notre projet. Notre projet, c'est une rupture avec le Macronisme. Ça veut dire qu'il peut y avoir des alliés
aussi de ce côté-là, vous disiez tout à l'heure à l'Assemblée.
Vous comprendrez en tout cas que nous ne sommes pas sur le même projet, puisque lui... se contentent de petits aménagements à la marche, ou en tout cas, que ce ne soit pas moins pire qu'avant, nous, on veut vraiment améliorer le concret et le quotidien des élèves de ce pays.
Oui, madame Trouvé, bonjour à vous. Il y a deux questions sur le même thème pour vous que je vais mixer. Il y a CIEO qui vous demande si on supprime Parcoursup aujourd'hui. Comment les universités vont-elles gérer l'afflux des étudiants s'ils vont où ils veulent directement ? Et François prend l'exemple d'Assas. Qu'est-ce qu'on fait sans aucune sélection ? On rachète le Stade de France et on en fait en AmphiXXL.
Vous avez raison, c'est pour ça qu'il faut créer aujourd'hui... D'ailleurs, les organisations lycéennes demandent la création à terme de 250 000 postes dans l'enseignement... mais j'ai envie de vous dire... Places. Places, pardon, places. Un peu moins pour les postes. Excusez-moi, c'est la fatigue, 250 000 places, bien évidemment, et la création, ça veut dire la création de dizaines de milliers de postes d'enseignants, et pas seulement, dans les universités, dans les BTS, les UUT, etc. Pour l'instant, de ce que je sais des annonces, il n'y a aucune, zéro création de postes. dans les universités. Donc, vous voyez, le compte n'est absolument pas. Mais encore une fois, je dis, le gouvernement a juste commencé à céder certaines choses. Donc, il faut poursuivre
la mobilité. Alors,
justement, Elsa.
Face à ce qui se passe dans le pays, le président a déclaré qu'il ne trouvait pas normal que le pays soit dans un tel état d'ébullition à six mois de la présidentielle. Est-ce que vous comprenez ce
qu'il veut dire
?
Je le comprends de son point de vue. Il voudrait que tout le monde se taise. Il a mis ce pays dans un chaos économique et social sans nom et il voudrait que tout le monde se taise. Ça ne se passe pas comme ça en France. En France, il y a des manifestations, des mobilisations. Là, il se trouve que c'est parti des jeunes. Il y a eu une énorme convergence. jusqu'à ce qu'il y ait près d'un million de personnes qui ont manifesté ce samedi.
Sauf qu'en France, on dit souvent qu'avant l'élection présidentielle, il n'y a pas de mouvements sociaux. Les gens se disent qu'on va voter dans six mois et ce
sera finalement
ce
scrutin. C'est que les Français n'y croient plus. C'est justement là qu'il y a une situation absolument exceptionnelle. C'est-à-dire qu'il a tellement plongé le pays dans un chaos économique et social, les Français n'en peuvent tellement plus. D'accord ? On parle des jeunes. Sachez, je vous parlais des bourses, mais c'est très concret. Savez-vous qu'il y a un jeune sur cinq qui est sous le seuil de pauvreté, un jeune sur quatre ? qui déclare qu'il a faim parce qu'il n'a pas assez pour manger. Il n'a pas assez d'argent. Est-ce que ça ne veut pas dire
que les Français se disent que le prochain ou la prochaine présidente ne pourra pas changer les choses ?
Peut-être aussi se disent-ils qu'il y a l'élection présidentielle, mais il y a aussi la force citoyenne, pacifique, par des mobilisations non violentes, comme on a vu samedi, qui a été absolument massive et qui rencontre... par ailleurs, effectivement, enfin, qui devraient tous nous pousser à présenter un programme de rupture avec le macronisme, parce que c'est ça que nous disent ces mouvements. Et il est vrai, par contre, c'est vrai qu'il y a une certaine osmose, j'ai envie de dire, entre notre mouvement, la France insoumise, et tous ces manifestants. Quand on arrive, on est extrêmement bien accueillis.
Et avec les syndicats, ils ont coché la journée du 5 novembre pour une grève. Est-ce que vous avez le sentiment qu'ils essayent de reprendre la main aussi sur ce... du mouvement social
? Pour suivre bien tout ça, il ne s'agit pas du tout de reprendre en main. Je peux vous dire qu'il y a une coordination très efficace, très organisée...
On sait parfois que ça frotte entre les partis politiques à gauche et les syndicats.
Là, il y a vraiment une coordination et une entente, un dialogue entre les syndicats de lycéens et les syndicats étudiants. et les syndicats de salariés. Nous, on est, j'ai envie de vous dire, dans le respect de l'autonomie de ce mouvement syndical. Ils appellent, nous soutenons. Mais c'est fini le temps où vous aviez tel parti qui avait la main sur tel syndicat et qui disait quoi faire. Ca ne marche plus comme ça.
On va revenir avec vous sur l'attaque terroriste de Trappes. C'était il y a trois jours. Des rassemblements se tiennent en ce moment un petit peu partout en France. Une façon aussi de rendre hommage à Pengo Bossio-Wenghi, tué par un homme de 39 ans fasciné par les thèmes d'extrême droite. Emmanuel Macron, en se rendant sur place, avait déjà dénoncé dès le début un acte raciste. Et ce soir, Jean-Luc Mélenchon était à l'un des rassemblements à la Courneuve. Demain, il y aura une minute de silence qui va être organisée à l'Assemblée nationale en ouverture de séance. Qui sont les responsables, d'après vous
'abord, avant d'arriver là-dessus, je veux évidemment dire tout mon soutien à toutes les victimes, aux habitants de Trappes aussi, de la verrière, qui ont peur, et je peux les comprendre, parce qu'il s'agit d'un meurtre raciste, d'un meurtre islamophobe,
il faut dire les mots. Définition qui n'est retenue par personne, ni par le gouvernement, ni par la ministre chargée de la lutte contre les discriminations, ni le procureur de la République.
Bah oui, c'est bien dommage. Il s'agit, moi je le dis, il s'agit pour nous d'un meurtre raciste et islamophobe. C'est une position politique,
ce n'est pas une position juridique.
Alors attendez, on va voir, l'enquête est en cours. Pour l
'instant, en tout cas.
Mais ce qui est sûr, c'est qu'il a été retrouvé au logement de la personne suspectée des tracts de l'extrême droite, que je crois qu'il a Mein Kampf d'Hitler. Voilà, donc je veux dire, le profil de la personne suspectée ne fait aucun doute. Et par ailleurs, ça me fait dire que les discours racistes, les discours haineux... ont des conséquences concrètes, puisque vous parlez de responsabilité, oui, le racisme finit par tuer. Et quand, par exemple, M. Bardella a dit récemment que Trappes était, je cite, une république islamiste en miniature, évidemment, ça a des conséquences après, ça fait de Trappes une cible. Et des habitants racisés de Trappes...
une cible. On aurait dû trouver un mot sur les tracts d'URN qui auraient été retrouvés dans la voiture du suspect. Pour l'instant, le monde qui a sorti l'information fait un correctif en disant que ce n'est pas tout à fait ce qui a été retrouvé. En tout cas, cette mouvance de l'extrême droite, est-ce qu'elle est sous-estimée par les renseignements ?
que j'observe, c'est que l'extrême droite... tuent, puisqu'en 4 ans, je crois, il y a 8 morts... Mais est-ce que c
'est sous-estimé par les autorités, par les renseignements ?
Écoutez, non seulement c'est sous-estimé, moi, je vais vous dire ce qui m'a choquée dans le week-end, et je crois que ça a choqué plein de gens dans le pays. On a vu des milices d'extrême droite... je dis bien des milices d'extrême droite, tabasser des passants, des manifestants qui manifestaient de façon pacifique, et on a vu aussi des policiers qui ont laissé faire, et même avec une certaine complaisance et bienveillance. Et en plus, par exemple, à Rouen, vous savez ce qui s'est passé ? Non seulement ils n'ont rien fait, ils ont laissé en toute impunité ces milices d'extrême droite tabasser, mais ils ont contrôlé ceux qui se sont faits tabasser. Et ça s'est passé dans plein de villes en France. Je le dis, il y a une dérive extrêmement grave. qui est en train de se produire d'une fusion entre une partie de la police et les fascistes. Et ça, ça craint. Ce sont des mots
forts sur lesquels nous allons terminer cette émission spéciale sur l'ESCP. L'indicé politique, merci d'être venu sur notre plateau. Demain, vous retrouvez Chaque Voix Compte. Bonne semaine. Merci et à lundi prochain.
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