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Je sais que la vérité vous fait du mal,
hein, ami fasciste. Non, ennemi fasciste. Le fasciste, ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça se continue avec les cons. Je ne sais pas à quelle catégorie vous appartenez, monsieur Caron, mais ce qui est certain, c'est que la charge que vous avez portée contre l'audiovisuel public est tinique, odieuse et
scandaleuse. Si comme moi, comme l'ensemble de mon groupe, vous êtes attaché à l'audiovisuel public, à sa force, à son indépendance, à sa rigueur, à son rôle dans notre démocratie, eh bien, vous pouvez être sacrément inquiet. Ça fait trois ans que je suis rapporteur pour Habit sur budget l'audiovisuel public et c'est de pire en pire. Au point qu'on peut dire sans exagérer que la télé et la radio publique française sont dangereusement menacées. Parce que la Macronie, la rabougrie, amoindrie, affaiblie pour plus grand bonheur du Rassemblement National qui ne rêve que d'une chose, privatiser l'audiovisuel public. Sur France Télé et Radio France, on constate un déséquilibre inacceptable dans la présentation des points de vue et des paroles politiques. On observe des informations orientées, des nominations politiques à des postes clés. Bref, notre audiovisuel public n'est plus en noir et blanc et le numérique a remplacé les postes à Transistor, mais pourtant il fait toujours penser à l'ORTF, tant les liens avec le pouvoir sont encore puissants. Ça nous amène au fiasco de la dépublication de la carte blanche d'Adèle Haenel. Est-ce que vous pouvez me laisser parler s'il vous plaît, collègue ? Je sais que la vérité vous fait du mal, amis fascistes. Non, ennemi fasciste. Qu'est-ce qu'il y a, monsieur Patrilitus ? Vous défendez une rassemblement nationale maintenant ? Je suspends, merci.
Monsieur Caron, vous avez jugé bon de nous traiter de fasciste. Alors, m'est revenue cette citation. Vous la connaissez sans doute, parce que c'est un homme de lettres. Le fascisme, ça commence avec les fous. Ça se réalise grâce aux salauds et ça se continue avec les cons. Je ne sais pas dans quelle catégorie vous appartenez, monsieur Caron, mais ce qui est certain, c'est que la charge que vous avez portée contre l'audial public, les mots que vous avez tenus, la manière dont vous avez qualifié les dirigeants, les salariés de l'audial public est tinique, odieuse et scandaleuse. Et j'espère que dans cette assemblée, vos collègues de la gauche se désolidariseront de vos propos. Car ils sont graves. On peut penser ce que l'on veut de l'audièle public. Il y a des dysfonctionnements, il y a des manquements. Je présidais pendant quelques mois, vous l'avez rappelé, une commission d'enquête sur le sujet. Mais qu'un député membre de la nation... Et de tels propos vis-à-vis de salariés, d'agents du service public audiovisuel, j'espère sincèrement, M. Caron, qu'à la veille d'élection présidentielle, l'ensemble des journalistes, l'ensemble des Français attachés à la culture, attachés à l'indépendance des médias, attachés à l'indépendance des journalistes, attachés au service public audiovisuel, écouteront la manière dont vous venez de parler à l'instant comme rapporteurs des crédits de l'audiovisuel public.
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