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Et nous poursuivons avec Patrice Huibant, présidente du Nouvel Essor français. Bonjour et merci d'être avec nous.
Merci Lise Lotte, bonjour à tous.
Alors comment remettre la France en ordre ? C'est le thème de cet entretien, Patrice Huibant, puisque vous m'avez écrit il y a quelques jours après les émeutes, j'imagine que vous avez été assez scotché comme tout le monde par l'ampleur de l'événement, et puis vous vous êtes en bon politicien, demandez comment réagir, comment trouver des solutions à ce problème qui là éclate vraiment aux yeux de tous les Français, même ceux qui refusaient de le voir, et donc vous avez... des propositions à nous faire. Peut-être pouvez-vous commencer quand même par votre constat et vous, votre façon d'analyser ces émeutes que nous avons connues ces derniers jours.
fait, ce sont toujours les mêmes. C'est-à-dire que ce sont toujours les mêmes qui récidivent et il n'y a pas de solution véritablement mise en place pour traiter le problème à la racine, c'est-à-dire d'écarter ces individus des actions qu'ils peuvent faire. Ils profitent à chaque fois des mouvements sociaux, des manifestations qui sont légitimes pour saccager et pour remettre en cause l'ordre public.
Alors quand vous dites écarter les individus, comment est-ce qu'on fait déjà peut-être simplement pour trier les individus qui doivent être écartés de ceux ? Parce qu'il y en a beaucoup qui se défendent en disant « non mais moi j'étais juste un passant
». Vous savez, on a réussi à résoudre le problème de ce que les anglo-saxons appellent les hooligans, donc la violence dans le sport, avec un fichier de personnes interdites de stade. Donc on pourrait imaginer la même chose aussi pour des personnes qui seraient interdites de manifestation au moins pendant une durée déterminée.
En dehors de ces manifestations, on voit que les émeutes, aujourd'hui, malheureusement, peuvent se dérouler en dehors de ces manifestations autorisées. C'est bien sûr un prétexte idéal, mais notre précédent invité, Nicolas Lévin, rappelait ce qui s'était passé au moment des émeutes pour Naël. Et effectivement, ça dépasse ce cadre des autorisations préfectorales, etc.
C'est pour ça qu'on met sur la table des mesures répressives et préventives. Répressives, c'est tout d'abord revoir la conception de la peine, c'est-à-dire réserver la prison aux atteintes aux personnes et à l'État, et pour les atteintes aux biens, de faire les poches, de faire le portefeuille, faire le patrimoine, de siphonner au maximum concernant les atteintes aux biens. Ensuite, pour les refus d'obtempérer. on est dans un état de droit démocratique, il est inadmissible de ne pas obtempérer aux forces de l'ordre qui sont dépositaires de l'ordre public, qui sont dépositaires du respect de la loi librement consentie par nos représentants démocratiquement désignés. Et donc des peines planchées courtes de prison ferme à exécution immédiate, ça existe dans un certain nombre de pays comme les Pays-Bas, la Suisse. Donc voilà, dès que vous refusez d'obtempérer, alors si c'est juste un refus d'obtempérer simple, on va dire une semaine de prison. à l'isolement total, donc pas de téléphone portable, rien, donc là ça calme un petit peu je pense, et s'il y a rébellion et ou mise en danger de la vie d'autrui, là ça peut être une peine planchée de deux mois ou trois mois minimum. Et ensuite, pour les autres types d'infractions, notamment commises par les jeunes, des peines alternatives à la prison. avec encadrement militaire, alors pas forcément des militaires d'actifs, mais des anciens militaires, des réservistes, ce qui existait entre 1986 et 2003, et ça avait fait ses preuves, ça coûtait moins cher la prison, c'était beaucoup plus efficace, alors qu'aujourd'hui, les peines alternatives sous forme de travaux d'intérêt général sont exécutées à travers l'agence de travail d'intérêt général et d'insertion professionnelle des personnes sous main de justice, mais concrètement c'est quoi ? C'est l'agent communal qui n'est pas du tout préparé, qui va encadrer ce type de population. sous condamnés. Et ça ne peut pas marcher. En revanche, si vous mettez un encadrement de type militaire, là, oui. Et il n'y a que les militaires qui peuvent resocialiser ce type de population. Vous savez, déjà, on a tous été parents pour la plupart. Certains parents sont débordés par des enfants de 6 à 10 ans. Imaginez avec des jeunes de 16 à 26 ans qui n'ont pas les codes de la vie en société. Donc là, il n'y a que les militaires. Et je répète, ça a fonctionné. Et donc concrètement, c'est la commune qui va fournir les moyens, et vous allez ensuite entretenir les espaces verts, refaire les joints des forts vaubants, ce qui est fait est fait, ce qui est mal fait est refait. Et si le jeune toise autorité militaire, comme toute autorité de la République, il va vite comprendre, entre guillemets, c'est qui le patron. Pourquoi ? Parce que, dans ces cas-là, s'il y a ce type de comportement, ça va être une marche de 30 km, 30 kg sur le dos, et là, les militaires montent l'exemple, marchent avec eux. Et là, évidemment, ils ne sont pas du tout habitués. Donc, au bout de 5 kilomètres, quand il va commencer à gémir et il va commencer à se plaindre, il va comprendre quelle est la saine autorité. Donc, voilà un petit peu trois types de mesures à caractère répressif qu'on met sur la table. Et je peux aussi vous citer des mesures plus préventives. Donc, revoir la conception de la peine, la prison pour les atteintes à l'État et aux personnes. Pour les atteintes aux biens, on siphonne le patrimoine et le porte-monnaie, des peines courtes de prison ferme à exécution immédiate, des peines planchées en cas de refus d'obtempérer. Et enfin, pour les obtits d'infractions, notamment commises par les jeunes, des travaux d'intérêt général encadrés par des militaires.
Il y a beaucoup de choses à dire dans tout ce que vous nous présentez. Peut-être déjà revenir sur ce que vous proposez avec cet encadrement militaire. Vous croyez, vous, Patrice Huibon, qu'il est possible aujourd'hui de resocialiser ces jeunes ?
Pas tous, mais l'expérience montre que, contrairement à l'encadrement actuel des travaux d'intérêt général, et la Cour des comptes l'a montré aux différents rapports, qu'il n'y a pas d'impact en termes de taux de récidive. Le taux de récidive est identique à un emprisonnement classique. ou une peine plus classique de répressive, parce que tout simplement, la peine a lieu entre un an et deux ans après que l'infraction ait été commise, et je répète, essentiellement encadré par des personnes, des collectivités locales, qui ne sont pas du tout préparées à ce type de mission, et en plus voulaient détourner de leur travail du quotidien. Alors évidemment, on ne va pas tous les récupérer, mais à l'époque, on a récupéré entre 40 et 50%. C'est énorme étant donné le public, et je rappelle que ce sont des jeunes qui ont de l'énergie qui est évidemment calanisée dans la mauvaise direction, mais si vous réussissez à les socialiser, ce sont des jeunes qui vont parfaitement pouvoir s'insérer et apporter à la nation ensuite.
Quand vous nous dites à l'époque que ça fonctionnait, il y a peut-être une différence majeure, c'est qu'aujourd'hui on a des quartiers entiers qui sont communautarisés, qui fonctionnent selon la loi justement de ces jeunes. disons-le, de cette racaille, si individuellement on prend ces jeunes et qu'on essaie de les encadrer avec des militaires qui se dévouent à cette cause, etc. Est-ce que vous craignez pas qu'une fois sortis de cette espèce de stage où on essaie de leur inculquer une culture qui n'est plus du tout la leur, ils se replongent immédiatement dans cette espèce de bouillon de culture qui est leur ? Non,
parce qu'ils vont, je répète, apprendre ce qu'est la scène autorité. Vous les occupez du matin jusqu'au soir. Loisisté, maire de tous les vices. Donc de 5 à 6 heures du matin jusqu'à 22 heures. Et là, avec un encadrement de type militaire, avec des militaires qui montrent l'exemple. Et je répète, vous n'allez pas tous les récupérer, mais ce sera beaucoup plus efficace, et l'expérience l'a montré entre 1986 et 2003, c'était beaucoup plus efficace et moins cher qu'une peine d'emprisonnement classique, qui à l'époque coûtait à la collectivité 200 à 250 euros par jour, là on était autour de 50 euros par jour. Parce qu'il y a un taux d'encadrement qui est beaucoup plus faible, parce qu'en gros, pour encadrer une trentaine de personnes, vous avez 5 à 8 militaires. Et puis des gens qui sont habitués à encadrer ce type de public. Donc voilà la différence. C'est pour ça que ça fonctionnait relativement bien. Après, il y a des mesures plus préventives. Et là, on en revient à ce que vous dites sur les quartiers. Il faut mettre sous cloche les quartiers avec des équipes interministérielles à partir des groupes interministériels de recherche. C'est quoi ? Ce sont des policiers, des gendarmes, des douaniers, des gens des URSAF, du FISC. On peut rajouter des travailleurs sociaux aussi. On peut rajouter des juges pour des comparutions immédiates. Et vous restez le temps qu'il faut. Et donc une semaine, 15 jours, vous annoncez pas le temps que vous allez rester, une semaine, 15 jours, un mois, deux mois, quatre mois, cinq mois, six mois, et ensuite vous faites le tri dans ces quartiers, vous allez extraire ce que les anglo-saxons appellent les NEETS, les Not Education Employment and Training, c'est-à-dire les jeunes qui sont ni en emploi, ni à l'école, ni en formation. Et donc vous les mettez dans des structures, des internats à discipline stricte qui existent en partie déjà, mais qu'il faut dimensionner en conséquence. Ce sont les internats tremplin, anciennement appelés de réinsertion scolaire, pour ceux qu'on peut remettre dans la voie générale. Vous avez ensuite, pour ceux qui sont totalement décrocheurs, vous avez les centres EPI, l'établissement public d'insertion dans l'emploi, le service militaire adapté outre-mer, le service militaire volontaire. Et donc là il y a trois modules, c'est... On y revient
dans un instant, Patrick Suiban. Richard Deceuse nous rappelle rapidement les titres de l'actualité et on continue de creuser ce sujet ensemble. Merci. Et on poursuit donc avec le président du Nouvel Essor français, Patrice Huibant. On discute de ces solutions qu'on pourrait apporter au chaos qui règne aujourd'hui en France. Je pense que le mot n'est pas trop fort. Et on était donc, Patrice Huibant, sur ces populations de quartier que vous voulez tenter de resocialiser. Je vous avoue que je vous trouve un peu pessimiste et optimiste, pardon, et je pense que beaucoup d'auditeurs me rejoignent. Mais je vous ai coupé alors que vous... On n'a pas le
choix, il faut faire quelque chose. Donc le pire n'est jamais certain, le meilleur n'est jamais acquis. Il n'y a aucune fatalité à la situation. Simplement, ce sont des solutions qu'on n'a jamais tentées, sauf justement l'exécution de travaux d'intérêt général encadrés par des militaires, qui, je répète, fonctionnaient. Ça a été abandonné en 2003, puisque à l'époque, Michel et Marie, on peut le comprendre dans le contexte de 2003, estimaient que ce n'était pas le rôle d'une nouvelle armée professionnelle de mener ce type de mission. Mais je rappelle, ce ne sont pas forcément des militaires d'actifs. Comme à l'époque, on peut mettre, ce qui est le cas des centrépides d'ailleurs, des anciens militaires, des réservistes, sachant qu'il ne faut pas beaucoup, il faut, si vous voulez, 200-250 militaires peuvent encadrer 800 jeunes. Pendant 6 mois, donc ça fait des promotions de 1500 jeunes par an.
800 jeunes, c'est moins que tous les jeunes qui devraient probablement être pris en place dans une cité en France. On parle du flux, on ne
parle pas du stock, je suis d'accord, il y a je crois que 10-15 000 jeunes de moins de 26 ans en prison, mais on parle du flux, donc ça va se rétablir progressivement, et je reviens aux mesures préventives. Je rappelle, à la racine de tout ça, ce sont les jeunes qui ne sont ni à l'école, ni en emploi, ni en formation, qui zonnent en fait. Et donc, ces jeunes-là, il faut les extraire des quartiers. Donc, vous mettez sous cloche le quartier pendant une durée indéterminée avec des groupes interministériels de recherche. Je vous rappelle, police, gendarmerie, douane, fisc, URSAF, et on peut rajouter les travailleurs sociaux et aussi des juges pour des comparutions immédiates. Vous passez au peigne fin et vous écartez ces jeunes-là. Si vous les écartez dans la durée de leur environnement délincogène et parfois même de radicalisation islamogène, eh bien là, vous allez régler, pacifier les quartiers tout de suite. Et vous les mettez déjà en moins de 16 ans. À partir du moment où il n'y a pas d'assiduité scolaire, l'État peut d'emblée d'autorité les extraire, les mettre dans des internats de réinsertion scolaire ou dans les centres épides. Et puis pour le reste, c'est sous couvert du juge. Et donc vous les extrayez dans la durée. Et là, vous allez voir que ça va vite résoudre le problème avec, je répète, des internats de réinsertion scolaire, même parfois des internats d'excellence pour ceux qui ont du potentiel à la voie générale et ceux qui sont décrocheurs et les fameux centres épides ou services militaires adaptés outre-mer. Il faut juste dimensionner. ces outils-là, en fonction du volume, parce qu'aujourd'hui, c'est sur base de volontariat. C'est là que se trouve le problème. Après, si on tire encore le fil, on peut encore prendre des mesures davantage préventives sur le long terme en rétablissant un service national universel fille-garçon. Pas forcément militaire, parce que l'objectif du service militaire, c'est de défendre la patrie. Là, ce n'est pas le cas, même si on peut mettre un petit module militaire au début. Là, c'est de refaire vivre la fraternité. Vous savez que la fraternité, c'est le principe républicain le plus difficile à expérimenter. Ce n'est pas l'amitié, c'est faire de grandes choses avec des gens qu'on n'a pas choisis. Et donc là, les ministères proposent des postes. Le jeune fait quatre choix. Le centre du service national va décider de son affectation. Et donc avec juste une logique gagnant-gagnant pour la nation des services publics dans tous les territoires au moindre coût et pour le jeune une préinsertion professionnelle et sociale avec juste le respect d'une triple règle, rupture intellectuelle, sociologique et géographique avec son milieu d'origine. C'est-à-dire que le jeune diplômé va faire du soutien scolaire dans les quartiers difficiles, celui des quartiers difficiles va aller faire l'entretien des espaces verts dans la forêt des Landes, etc. Vous allez comme ça permettre un brassage social et ça va raffermir la cohésion sociale et ça va redonner du sens à un certain nombre de jeunes. Ça va redonner des services publics. Et pour les jeunes qui, eux, sont incapables dans les quartiers des jeunes déjà zonards d'effectuer ce type de service, et bien là, on en revient à ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire les internats à discipline stricte d'inspiration militaire, les centres épides, et puis le service militaire adapté, le service militaire volontaire qui existe déjà.
J'espère qu'un jour, on pourrait mettre en place ces solutions et nous démontrer que ça fonctionne, Patrice. Encore une fois, malheureusement, j'en doute, puisque vous nous parlez de tous ces facteurs qui sont éducatifs, sociologiques, mais Nicolas Lévin nous parlait à l'instant d'un facteur qui est vraiment... sous-estimé aujourd'hui, c'est le facteur anthropologique. Et on aura beau envoyer un jeune dans les Landes à partir du moment où il ne se sent pas français, où on lui a expliqué en long, en large, en travers, que de toute façon, il ne devrait jamais l'être. qu'il n'en a ni l'envie, ni l'aspiration, ni même, je pense, au fond de lui, les qualités morales pour l'être, a priori... Vous savez,
on n'est pas prédéterminé à être français ou pas français. Le problème, c'est que c'est nous-mêmes qui avons une part de responsabilité. Si le système scolaire ne vous apprend pas à aimer le pays, donc là aussi, c'est une politique globale. Donc l'assimilation a parfaitement fonctionné en France. Simplement, c'est qu'il faut retrouver ces outils d'assimilation, la fierté d'être français, et puis là où je vous rejoins, il faut fermer le robinet de l'immigration, légale et illégale. Légal par définition et légal aussi. Donc il faut fermer, je ne vais pas dire fermer à 100%, mais il faut fortement réguler. Vous savez que dans l'immigration légale qu'on contrôle par définition, déjà elle a explosé sous Emmanuel Macron, on est passé de 250 000 à 350 000, donc là par définition on maîtrise, et tenez-vous bien, la part d'immigration de travail c'est 15%. 15% ! Donc là aussi il faut fortement réduire le regroupement familial, fortement réduire les visas étudiants et augmenter les visas de travail et aussi payer des influenceurs en Afrique pour montrer la réalité des prix de quelqu'un qui vient de manière illégale. Donc dissuader à la source les gens de venir en France de manière illégale. Puis après on en revient sur nos mesures aussi sur l'immigration en mettant la marine nationale en limite des eaux territoriales du Maghreb et du Machrec pour intercépter tout ce qui passe. C'est conforme au droit international maritime. Et puis après, ce que nous autorise maintenant l'Union européenne, en plus, c'est de mettre ces personnes-là interceptées en mer dans des zones extra-européennes, en négociant avec des pays comme la Tunisie, qui sont submergés. par l'immigration subsaharienne et ils ont tout intérêt à casser les filières.
Là-dessus, je pense qu'on peut s'accorder, on peut et on voit même... C'est une politique globale en fait, il n'y a
pas une recette miracle, c'est une politique globale interministérielle.
Quand vous nous dites l'assimilation, on l'a vu, peut très bien fonctionner, pareil, je pense qu'il y a beaucoup d'auditeurs qui ouvrent de grands yeux en vous écoutant, mais tant mieux, on reçoit toutes les droites, tous les talents et tous les points de vue, mais là encore, je pense qu'en tout cas sur ces 50 dernières années, on voit que la théorie de l'assimilation... En réalité, c'était un long et lent échec jusqu'à aujourd'hui. Mais qu
'est-ce que vous proposez
Alors moi, j'anime le colloque sur la remigration le week-end prochain. Donc si vous voulez, on en discutera. Mais ça,
effectivement, il y a des mesures aussi qui peuvent permettre aussi à certaines personnes d'arbitrer entre le fait de rester en France pour des raisons économiques et sans attachement au pays, et puis le fait de revenir. Donc si vous réservez les aides sociales... non contributives, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de cotisation en face, c'est la solidarité nationale. Dans solidarité nationale, il y a nation, dans nation, il y a citoyens. Donc pour moi, il est tout à fait légitime de réserver ces aides-là aux citoyens français. Donc là, mécaniquement aussi, c'est une incitation, comme vous dites, à arbitrer, à revenir peut-être dans le pays d'origine. Ces aides-là, quelles sont ces aides-là ? C'est le minimum vieillesse, c'est le RSA socle, ce sont les allocations familiales et les aides de logement. C'est plus de 10 milliards d'euros. En plus, on fait des économies budgétaires. Et comme là, pour l'instant, ça ne passerait pas les fourches codines, vraisemblablement, du Conseil constitutionnel, mais ce n'est pas grave. Là, il y a une volonté, il y a un chemin. Si on ne passe pas par la porte, on passe par la fenêtre. Et là, on mettrait des délais de carence en attendant de réformer la Constitution. Des délais de carence plus importants, c'est-à-dire comme en Italie, fut un temps, c'est bénéficier de ces aides-là. Il faut 10 années de séjour, dont les deux dernières années consécutives. Donc, il y a des solutions. Simplement, on manque de volonté politique. De toute façon, il n'y a pas de fatalité au déclin, sinon on fait un suicide collectif.
En tout cas, là où je vous rejoins, c'est que si on mettait en place ce que vous proposez, c'est certain que je pense qu'une grande majorité des gens qui posent aujourd'hui problème dans notre pays s'arrangeraient pour repartir dans leur pays d'origine. Donc finalement, c'est peut-être tout à fait complémentaire. Patrice Huiband, je vous ai vraiment centré sur ce sujet-là, parce que je sais qu'il intéresse, au-delà de ma petite personne, nos auditeurs. Mais donc, parlons du reste. Vous parliez de ces mesures répressives, préventives. Avant d'aborder le deuxième volet sur ces mesures plus préventives, est-ce que vous pourriez nous parler peut-être de la façon dont vous géreriez les places de prison ? Parce qu'aujourd'hui, on le sait, il y a très peu de places dans nos prisons. Donc comment fait-on pour libérer de la place ? Parce que même si vous réservez ces places pour les criminels ou délinquants ayant commis tout ce qui est plutôt atteinte à la personne, ça en fait quand même énormément. Oui, on est bien
d'accord. Alors là, tout le monde le dit, il faut recréer des places de prison. ça prend des plombes alors que moi j'ai été militaire vous savez créer une Un centre ou un débarquement au Mali ou dans toutes les zones d'intervention, ça prend quelques semaines. Vous faites du préfabriqué, vous mettez des barbelés autour et c'est extrêmement filtré. En plus, vous êtes en zone hostile. Donc, il faut arrêter de nous faire croire qu'on n'est pas capable de créer des zones de prison.
On va vous dire oui, mais les conditions de détention... Non, non, non. Attendez, ça veut
dire qu'on traiterait moins bien nos militaires que les prisonniers. Non, non, attendez. Non, non, c'est parfaitement possible. Donc, on est capable de faire ces... Sachant qu'il faut... Il faut graduer un petit peu le type de prison. Les prisons de très haute sécurité mises en place par le ministère de la Justice pour, je dirais, les grands criminels trafiquants de drogue. Et après, il y a les peines courtes de prison ferme, exécution immédiate, où là, on a des dispositifs plus légers, vous voyez. Et par ailleurs, vous pouvez aussi louer des places de prison à l'étranger. Comme fait le Danemark vis-à-vis du Kosovo, comme fait la Norvège vis-à-vis des Pays-Bas. Il y a des pays, tant mieux pour eux, ils ont trop de places de prison. Donc profitons-en, sachant qu'il n'y a pas d'obligation, c'est sous couvert du juge, d'avoir un prisonnier proche de sa zone familiale, etc. Parce que parfois la famille est un obstacle à la réinsertion. Rappelez-vous qu'on l'a à l'époque pour d'autres raisons, sa famille et ses avocats demandaient à ce qu'il soit, qu'il effectue sa peine sur l'île de beauté, ça n'a pas été le cas. Donc il n'y a pas d'obligation de rapprochement familial, donc vous pouvez très bien louer des places de prison également. Donc là aussi, il y a des solutions. C'est une question de volonté politique, comme dans 80% des cas.
Ce qui est quand même effrayant, c'est la quantité de travail. C'est-à-dire que ce dont vous nous parlez, Patrice, suivant, c'est en grande partie, finalement, du bon sens, de la volonté politique. Mais il faudrait en faire preuve sur tous les plans. C'est-à-dire qu'à la fois gérer ces populations immigrées, mal insérées, ne rouvrons pas le débat, mais qui sont en France, à la fois cesser l'immigration, à la fois trouver des fonds, à la fois libérer des places de prison, à la fois soutenir les forces de l'ordre, trouver des fonds aussi pour... pour qu'elle puisse avoir plus d'armement, comme elle le demande, etc. En même temps, ne pas déposséder notre armée de ses moyens, parce qu'on voit quand même que sur la scène internationale, ça chauffe. Comment on fait
? C'est une question d'arbitrage. On dit qu'il n'y a pas d'argent. S'il y a de l'argent, on ne le met pas au bon endroit. Je rappelle qu'on dépense entre 4 et 7 milliards d'euros par an pour décarboner une électricité décarbonée. C'est à se taper la tête contre les murs. Et après on nous dit qu'il n'y a pas d'argent justement pour mener un certain nombre de politiques régaliennes. Je parlais des aides sociales non contributives, c'est 10 milliards d'euros. Si vous les réservez aux citoyens français ou indirectement si vous augmentez les délais de carence, ce qui passerait les fourches codines du conseil constitutionnel à court terme. Et là plus généralement, on en vient au travail. C'est pour ça que la nouvelle histoire française a fait ce que les partis ne font pas, c'est travailler. Pour être bon, tous nos auditeurs le savent, il faut travailler. C'est pas parce qu'on travaille qu'on est bon, mais c'est tous ceux qui sont bons, travail. Et nos politiques ont oublié de travailler. À cause de la présidentielle du quinquennat et de la version de calendrier, nos partis politiques sont transformés en écureuil à égo. C'est un peu le concours de beauté permanent pour mettre quelqu'un sur l'affiche, mais après pour faire quoi ? On n'en sait rien. Sachant que comme vous dites... Tout est maillé. Ce que vous dites sur l'agriculture interagit avec ce que vous dites sur l'économie, sur l'écologie, etc. Les mesures que vous prenez sur la pénitentiaire interagissent avec les mesures judiciaires, avec les mesures liées aux forces de l'ordre. L'immigration, tout est maillé. C'est pour ça qu'il faut travailler avant et quand vous arrivez aux manettes, comme général de Gaulle... En 6 mois, il a redressé la barre parce qu'il a signé plus de non-donance par jour. Mais vous êtes capable de signer plus de non-donance par jour et de remettre le pays à l'endroit à partir du moment où avant vous avez travaillé. C'est un peu comme du sport de haut niveau, si vous voulez. C'est 90-95% de travail en toute humilité dans l'ombre pour peut-être 5 à 10% de gloire, vous voyez. Donc il n'y a pas de fatalité, il faut travailler. Nos partis politiques se mettent éventuellement à travailler, en tout cas les politiques se mettent à travailler une fois aux manettes, mais c'est trop tard. Une fois que vous êtes aux manettes, c'est le grand 8 des fêtes foraines. Vous êtes scotchés au ciel. On n'avait plus le temps de réfléchir, c'est le temps de l'action. C'est pour ça qu'il faut travailler avant.
Et c'est ce que vous faites, Patrice Huiment.
Et on partage ces travaux avec tous ceux qui croient. qui croient encore à une France libre, comme il y a plus de 80 ans, parce que le vrai débat est là. Ceux qui pensent que la France doit maîtriser son destin, être prospère, libre, forte, et puis ceux qui sont des logiques de soumission, soumission à Berlin, à Washington, etc. Aujourd'hui,
on voit qu'on se prend d'ailleurs des leçons de gestion ou de morale, de la part notamment de nos amis américains, sur la façon dont la France et même l'Europe sont gérées. Au-delà d'être un peu agaçant, particulièrement humiliant.
Non, mais on se soumet même à Alger. Vous savez, on a un président qui veut jouer dans la catégorie des super loups. Il n'est même pas capable de se faire respecter dans la catégorie des poids mouches, si vous voulez. Donc, avec tout le respect qu'on peut avoir pour l'Algérie, je veux dire, au bout d'un moment, ça suffit. Et puis, la soumission vis-à-vis de l'islam politique, la soumission générale. C'est pour ça que je n'ai pas peur de dire que le macronisme, c'est le vichy du temps de paix. Le Macronisme, c'est le vichy du temps de paix, une logique de soumission, le même discours qu'à l'époque, on est trop petit, on est trop faible, il faut faire une Europe fédérale, alors qu'on voit bien que plus on fédéralise l'Europe, plus on décroche, donc il y a quand même un petit problème. Donc au bout d'un moment, c'est qu'il n'y a aucune fatalité au déclin, le pire n'est jamais certain, le meilleur n'est jamais acquis, a chaque génération son combat pour que vive la France. Donc aujourd'hui, on en est là, une fois de plus, tout le monde doit se retrousser les manches, ouvriers, employés, agriculteurs, employeurs, investisseurs. aux fonctionnaires, fonctionnaires, artisans, commerçants, tous à nos postes, pour opérer un sursaut historique.
Avec cette différence quand même avec le vichysme qu'Emmanuel Macron, lui, probablement, ne se soucie absolument pas de la France. Je veux dire, que ce soit de bonnes ou de mauvaises décisions, lui affiche clairement son mépris. Je veux dire, le lendemain des émeutes, il était aux Émirats. Le péché
originel, pour moi, du Macronisme, c'est un, pas de projet. Je vous invite à relire, nos auditeurs, à relire son programme toujours en ligne. C'est notre projet. De 2017, il n'y a pas eu de campagne 2022-2017, c'est 17 pages essentiellement des photos de lui. Donc, bon, avec des mesures démagogiques comme la suppression de la taxe d'habitation, on sépare une fois de plus le décideur du payeur. Donc, vous allez élire un maire qui n'a pas la main sur la décision et, excusez-moi, qui n'a pas la main sur le pognon. Il a été
élu en grande partie grâce aux médias plus que grâce à son projet. Alors, on est bien d'accord.
Oui, puis aussi avec toutes les circonstances qu'on a connues à l'époque. Et aussi, là où je vous rejoins, c'est qu'on sent qu'il n'est pas habité par son pays. Vous savez, quand vous êtes habité par votre pays, ça s'entend, ça se voit, ça se sent. Et à l'époque, il n'a jamais parlé de nation, de patrie. Je pense qu'il a peut-être parlé en disant une, il a prononcé peut-être une seule fois le mot patrie. Donc on sent bien qu'il, dès le départ, il n'était pas habité par la défense des intérêts de la France et des Français. Il est sûrement habité par une logique supranationale avec comme marche-pied une Europe fédérale. Mais c'est ça le péché original. Il n'est pas habité par son pays, par la défense des intérêts, et il ne l'a pas vraiment bossé. Et donc il improvise depuis dix ans et on voit le résultat.
Comme Marchepied, une Europe fédérale, comme Paillasson, la France et les Français. Merci Patrice Huibon d'avoir été avec nous. J'étais heureuse de pouvoir discuter longuement de tout cela. On s'est un peu égarés, mais c'est le créneau aussi qui veut ça. Et je sais qu'on vous réinvitera prochainement pour continuer à creuser tous ces sujets, puisqu'on vous invite régulièrement. Merci beaucoup et je vous dis donc à très bientôt.
Merci Islotte, merci.
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