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Monsieur, bonsoir. Je suis très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle édition. Au programme ce soir, retour sur les manifestations. À Paris et partout en France, la mobilisation était légèrement en baisse et les forces de l'ordre déployées, elles, en forte augmentation. De quoi limiter la casse. Mais la partie reste toutefois loin d'être gagnée pour le gouvernement. Également dans l'actualité, le congrès du RN est le premier meeting de Marine Le Pen organisé à Orléans. Malgré des contre-manifestants d'extrême-gauche soucieux de faire taire leurs opposants politiques, le rassemblement s'est soldé par un succès et des bases claires pour la présidentielle de 2027. Et puis pour terminer, nous partirons au Brésil évoquer l'élection présidentielle. Lula a déjoué les pronostics battant sur le fil Flavio Bolsonaro. Mobilisation en baisse, moins de casse et un exécutif qui fanfaronne. Le bilan des manifestations du 24 octobre donne un sursis au gouvernement, mais un sursis seulement. Olivier Frère-Jacques.
Samedi 24, une nouvelle journée de mobilisation nationale hétéroclite entre lutte contre la vie chère et défense des services publics a rassemblé… Selon les sources, entre 410 000 personnes selon le ministère de l'Intérieur et près de 800 000 pour la CGT. A Paris, le cortège aurait compté entre 100 et 250 000 personnes. Les chiffres sont en recul par rapport au 17 octobre, mais il s'agit néanmoins de mobilisation d'importance. Sous une météo souvent maussade et pluvieuse dans plusieurs régions, les ardeurs se sont manifestement calmées. A Paris, le cortège déplacé à la dernière minute s'est déroulé dans le calme jusqu'à son arrivée. Portes de Vincennes où des échauffourées mineures ont tué. Merci à tous. Un demi-millier de militants d'extrême-gauche ont affronté des forces de police et détérioré quelques vitrines après la manifestation. Des heures ont également été signalées à Lyon, Marseille, Nantes, Toulouse ou Grenoble avec des tentatives de pillages isolés. Dans quelques villes comme Nice, des militants nationalistes ont manifesté contre les casseurs, allant parfois au contact avec l'extrême-gauche. Pour l'ensemble des cortèges, le bilan humain reste limité. Trois personnes grièvement blessées, à Toulouse et Clermont-Ferrand notamment. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez et ses compères du gouvernement se sont félicités de ce trait relatif calme avec environ 1450 interpellations et selon le ministre, un peu plus de 250 policiers blessés.
la journal a été maîtrisée évidemment puisqu'il n'y a pas eu d'incident grave malgré la volonté d'en découdre de militants de la mouvance ultra-gauche et que ça me roche radicale.
Ça a eu le dessus. L'État a eu le dessus ce week-end, l'État a été fort parce que l'État et le gouvernement, le ministre de l'Intérieur, ont anticipé ces manifestations, ont anticipé d'éventuelles violences et on a réussi.
Une formulation toute faite du porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon, qui met néanmoins en lumière le chaos total de la semaine précédente. Cette fois, le déploiement a été massif, environ 70 000 policiers et gendarmes appuyés par des unités spéciales et des moyens lourds. Un dispositif qui interroge sur la préparation, ou plutôt l'impôt. préparation du 17 octobre, sous estimation réelle de la menace ou calcul politique laissant prospérer un certain chaos pour justifier ensuite une réponse musclée ? Un peu des deux, probablement. Ce niveau de mobilisation policière ne pourra cependant de toute évidence pas être reproduit chaque fin de semaine. Et pourtant, l'automne s'annonce chargé, avec notamment un appel à la grève générale de la CGT le 5 novembre.
Moi je prends acte de ce qu'il dit. Vous savez, l'histoire montre que des événements comme ceux-là, personne ne les contrôle. Les gens savent qu'ils prennent des risques en mettant le nez dehors.
Un candidat insoumis très confiant dans les syndicats qui ont pourtant plus tendance à étouffer les colères qu'à les amplifier, défendant leurs intérêts propres en tentant de conserver le monopole de la contestation. Un acte 3 des Gilets jaunes est annoncé pour samedi prochain. La veille, une casseroleade est annoncée devant l'Assemblée nationale. et les permanences parlementaires. Les retraités sont attendus, eux, le 19 novembre à Paris contre la baisse de leur pension et les pompiers le 4 décembre. L'automne s'annonce long, d'autant que le gouvernement devra aussi composer avec la question budgétaire qui a probablement beaucoup plus de chances de le faire chuter que les mouvements d'humeur dans la rue.
d'envoi pour 2027. Dimanche, Marine Le Pen a donné son premier meeting de campagne pour l'élection présidentielle. Une réunion sous très haute tension dans un contexte particulier. Le point tout de suite. Il fallait incarner le calme face à la tempête, un apaisement. Et un retour aux sources. Pour son premier meeting de campagne, Marine Le Pen avait choisi Orléans, ville de Jeanne d'Arc, qui incarne la combativité à toute épreuve et les fondamentaux du roman national français. Un point sur lequel Marine Le Pen a insisté lors de son discours dimanche.
Aucune défaite n'est définitive tant qu'un peuple refuse de s'y résigner ! Et c'est pourquoi, cinq siècles après Orléans, murmure toujours à la conscience des Français, et aujourd'hui à notre oreille la plus puissante des paraboles, celle du courage, de la volonté, mais surtout de l'espérance. Mais avant de libérer la ville de la menace étrangère, il a fallu à Jeanne, notre héroïne nationale, accomplir une première conquête. libérer les esprits de l'idée invalidante de l'impossibilité de la victoire.
Il n'en fallait pas davantage pour mobiliser l'extrême-gauche et sa contre-manifestation à l'extérieur. Une drôle de démonstration des turiféraires de la démocratie, à l'image de Sophie Binet, la patronne de la CGT, et de Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis, venu sur place.
Nous sommes dans un moment très inquiétant. Nous sommes dans un moment de basculement. Il n'est plus minuit moins le quart, il est minuit moins une. Ne cédons pas au piège de la division. Ne cédons pas au piège de la violence que nous tend l'extrême droite. Ne cédons pas aux provocations du gouvernement. Nous sommes évidemment pacifiques. On le voit bien, les dégradations et les violences, ça sert le gouvernement et ça sert l'extrême droite.
On appelle tous celles et ceux qui peuvent venir aujourd'hui à Orléans. Je sais qu'il y a une campagne de SAB qui est organisée pour essayer de dissuader un certain nombre de personnes de venir. Nous ne sommes pas des casseurs.
On peine à imaginer la réaction des insoumis si le RN organisait une contre-manifestation pendant leur meeting. Quoi qu'il en soit, le 19e congrès du Rassemblement national s'est tenu sans anicroche durant ces deux jours et les votes ont pu être dévoilés. Ainsi, les adhérents qui devaient voter pour renouveler les instances du mouvement et la présidence ont sans surprise élu Jordan Bardella, seul candidat à sa réélection avec près de 99% des voix pour conseiller. la présidence. A noter que l'on évoque plus de 75 000 voix favorables et une participation d'environ 68%. Le RN revendique donc 112 000 adhérents en capacité de s'exprimer sur les instances internes. Côté Conseil national, c'est le député Jean-Philippe Tanguy qui est arrivé en tête du vote des militants, juste devant Louis Alliot et Sébastien Chenu. En tout, les 100 premières figures populaires du mouvement sont désignées par les militants et 20 autres personnalités sont nommées. par le président. Parmi ces dernières, le directeur de cabinet de Jordan Bardella, François Paradol, mais aussi Pierre-Romain Thionnet, fréquemment critiqué pour son alignement sur les intérêts otaniens et la coûteuse défense de Zelensky. On retrouve également Charles-Henri Gallois, conseiller économique de Jordan Bardella. Marine Le Pen a pour sa part annoncé quitter la présidence du groupe RN à l'Assemblée nationale pour se consacrer pleinement à la campagne présidentielle. Sébastien Chenu, député du Nord depuis 2017, occupera ses fonctions, en plus de celles de vice-président de l'Assemblée nationale. Dimanche, c'est Éric Ciotti qui a ouvert la danse avec le premier discours de la journée. Démonstration des alliances dont est désormais capable le RN, le patron de l'UDR a tendu la main à ses anciens amis.
'appelle solennellement aujourd'hui, dans ce moment si grave pour notre nation. Mes anciens amis et collègues des Républicains, qui aujourd'hui se querellent pour être les figurants d'une défaite annoncée, à nous rejoindre.
appel du pied qui viendra encore ajouter son lot de désagréments à la poussive campagne de Bruno Retailleau qui peine à se remettre de son passage dans les gouvernements macronistes. Éric Ciotti a également permis d'insuffler un message constructif et positif au sein du rassemblement.
incarnez ici toutes les générations, tous les métiers, toutes les origines. Vous êtes les visages de la France, de cette France éternelle. que nous aimons par-dessus tout.
Une revalorisation des militants du RN à laquelle ils ne sont plus habitués. De quoi faire battre le maître mot de la campagne, la Renaissance. Véritable pied de nez à la Macronie, la promesse de Marine Le Pen fait le choix du volontarisme contre celui des lamentations mais aussi de l'apaisement face au chaos installé par le pouvoir actuel.
Alors la Renaissance c'est d'abord une méthode, ce n'est pas une rupture brutale et encore moins. une révolution destructrice. C'est l'élévation progressive de tout un pays vers le beau, le vrai, le juste, vers la sécurité, la prospérité, la créativité. La renaissance, c'est savoir puiser dans le passé, mais sans cette nostalgie qui a anesthésié, qui paralyse ou qui incite à revenir en arrière. Nous ne sommes pas dans le « c'était mieux avant ». Nous disons « c'était bien avant, ce sera mieux demain ». Nous ne vivons pas la fin du monde, mais la fin d'un monde, de leur monde. A nous de réinventer celui qui vient, celui que nous allons bâtir plus juste, plus beau, plus sûr et finalement plus fort.
Un véritable changement de ton et de stratégie qui vise à élargir le spectre de l'électorat pour franchir l'intransigeant seuil des 50% au second tour. Marine Le Pen a également renoué avec l'idée d'avoir à ses côtés Jordan Bardella à Matignon, montrant que les récentes polémiques autour des révélations de Mediapart et de prétendues conversations roulant antisémite n'avaient pas entaché sa confiance. Pourtant, certains entendaient une nouvelle fois faire pression contre Jordan Bardella. En effet, pendant son discours... des militants de l'UEJF, l'Union des étudiants juifs de France, ont tenté de perturber le meeting. Des membres du service d'ordre du RN auraient été blessés pendant cette interlude. Marine Le Pen a également dressé les grandes lignes de son programme de politique internationale précaré du président de la République en France. Un message en faveur de la paix qui devrait apaiser les inquiétudes quant à certaines positions au sein du mouvement sur la question ukrainienne.
autant... Disposer d'une armée puissante ne signifie pas vouloir faire la guerre, c'est tout le contraire. Nous ferons de la France une nation de paix. Aller vers la paix n'est pas, comme le prétendent les vatanguères de l'arrière qui peuplent les ministères et les plateaux de télévision, un acte de faiblesse, mais un acte de courage. Elle est pour nous, comme elle le fut pour les hommes de la Renaissance, une exigence de la raison. Avec moi, il n'y aura pas de virilisme guerrier. L'orgueil des dirigeants fait le malheur des peuples. C'est pourquoi la paix, pour moi, est la plus haute des ambitions de la politique. Parce que le sang français a trop coulé au cours de notre histoire. Et parce que le pays a besoin de tous ses enfants. Je vous le dis mes amis, nous n'enverrons pas nos jeunes mourir dans des aventures guerrières inconsidérées ou irresponsables. Et encore moins dans des guerres qui ne sont pas les nôtres.
discours accueilli avec joie par l'assistance qui aura le mérite de clarifier les attentes des électeurs du RN pour certains cadres qui pouvaient encore hésiter. Côtéâtre au Brésil, Luis Inacio Lula da Silva a été réélu. Mais la bataille électorale n'est finalement pas terminée puisque son rival Flavio Bolsonaro veut à présent annuler le scrutin. Explication de Renaud de Bourleuf.
tiens à remercier le peuple brésilien pour la générosité dont il a fait preuve à mon égard depuis longtemps.
Présidentiel au Brésil, le scénario de 2022 se répète. Dimanche, le président sortant, Luis Inacio Lula da Silva, a été réélu avec 51,8% des voix. Une victoire surprenante, trois semaines plus tôt, il était devancé au premier tour par le sénateur Flavio Bolsonaro. Les deux hommes, crédités de 47 et 45%, étaient dans un mouchoir de poche. Les sondages n'avaient pas vu la percée de Flavio Bolsonaro avant le premier tour. Ils lui ont ensuite prédit une victoire au second tour. Mais Lula aura su inverser la tendance. Flavio Bolsonaro n'a pas dit son dernier mot. Nous ne sommes pas
là pour plaisanter. Je n'accepterai pas que les règles du jeu aient été modifiées en pleine partie, et ce, une fois de plus, par les amis de Lula au sein de la Cour suprême fédérale. Le
candidat du Parti libéral refuse de reconnaître le résultat et demande l'annulation du scrutin. Le motif invoqué, un juge de la Cour suprême, par ailleurs ancien avocat de Lula, a ordonné la prolongation des bureaux de vote dans certaines localités. Des problèmes de transport ont été constatés dans de nombreuses agglomérations. Les urnes sont restées ouvertes deux heures de plus, notamment dans certains territoires favorables à Lula, comme le Nord-Est, un passion historique du Parti des travailleurs. Reste à savoir quelle portée pourrait avoir le recours de Flavio Bolsonaro alors que 4,4 millions de voix séparent les deux candidats. Avec une telle différence, une annulation paraît improbable. De plus, le président du tribunal supérieur électoral a déjà évoqué, je cite, « une sécurité absolue sur l'ensemble du processus électoral ». Il avance que la prolongation n'a pas altéré le résultat de manière significative. Flavio Bolsonaro devrait probablement se résigner. à l'instar de son père, Jair Bolsonaro, battu d'extrême justesse en 2022. De plus, son parti est fort des résultats remportés lors des autres scrutins. En effet, le 4 octobre, les élections parlementaires ont vu une large victoire du Parti libéral. La formation bolsonariste est devenue la première force de la Chambre des députés. Ils ont également augmenté leur nombre de sénateurs. Ainsi, la victoire de Lula reste en demi-teinte, ce qui ne l'a pas empêché de recevoir des félicitations. Dans le monde entier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, la même qualifiée d'amie, Rappelons que Lula a été un artisan de la signature de l'accord de libre-échange joué au Mercosur.
Cet accord est bon pour la France. Il est bon pour le Brésil. Pour les agriculteurs français et pour les agriculteurs brésiliens.
La satisfaction est certainement moins grande à Washington. Donald Trump avait ouvertement soutenu la candidature de Flavio Bolsonaro, le recevant dans la Maison Blanche en mai dernier. Il avait même déclaré suivre l'élection brésilienne de très près. Une proximité telle que Lula avait fustigé une ingérence américaine. Pendant l'entre-deux-tours, l'équipe de campagne du président sortant a déposé un recours devant le tribunal supérieur électoral pour une manipulation algorithmique par Meta. La maison mère de Facebook, WhatsApp et Instagram aurait favorisé Flavio Bolsonaro.
Cette élection a été un scrutin où il a fallu vaincre une ingérence venue de l'extérieur opérée via des plateformes numériques. est des plateformes que nous devrons désormais
réglementer.
Mais
le Brésil n'est pas un simple terrain de jeu opposant Donald Trump à Ursula von der Leyen. Lula a reçu des félicitations officielles de Moscou, Pékin et New Delhi, ses principaux partenaires au sein des BRICS, dont il est membre fondateur. Une appartenance que Flavio Bolsonaro entendait réexaminer avec la volonté claire de rapprocher son pays de l'oncle Sam. Partie remise pour le moment.
passons à présent l'actualité en bref en France.
Terrorisme ou acte de folie, samedi, la garde à vue du suspect de l'attentat de Trappes a été levée pour un examen psychiatrique. La veille, il avait ouvert le feu à plusieurs endroits de Trappes et de la Verrière, tuant un homme âgé de 26 ans et blessant quatre autres personnes, dont une fille âgée de 12 ans. L'auteur des faits aurait été motivé par les scènes de pillage du 17 octobre et aurait voulu commettre des crimes racistes. Pourtant, l'homme semble aussi avoir participé à des événements de l'association France-Palestine Solidarité. et s'être promené en ville en Jellaba en compagnie d'amis musulmans. Il aurait aussi participé à des actions militantes avec des membres de LFI. De quoi comprendre que ce mobile reste encore à confirmer dans la mesure où le dénommé Kevin, arrêté dans la journée, a déclaré aux enquêteurs être traité pour schizophrénie. Des sources proches de l'enquête confirment qu'il a bien été diagnostiqué. et qu'un traitement lui a été prescrit. De plus, une analyse toxicologique a révélé la présence de cannabis de cocaïne dans son sang. Il était par ailleurs connu de la police pour délits routiers, vols et usages de stupéfiants. Il a été transféré à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Il s'agit de savoir si sa santé mentale lui permet de poursuivre les auditions. Antiracisme sans limite, BFM TV a dénoncé dimanche une campagne de dénigrement et des accusations sans fondement après les critiques de la France insoumise à son endroit. Le parti reproche à la chaîne de laisser prospérer des propos qu'il estime racistes, notamment en invitant régulièrement Éric Zemmour. Samedi, lors d'une manifestation parisienne, Jean-Luc Mélenchon a interpellé un journaliste de BFM TV.
Et vous, BFM, commencez à vous calmer sur les remarques racistes de toutes sortes, parce que ça commence à bien faire.
Dimanche, le député Louis Boyard a aussi évoqué sur le plateau, je cite, des propos racistes tenus par Éric Zemmour, dont parle beaucoup LFI. Dans un communiqué, la chaîne a affirmé qu'elle n'acceptait pas d'être la cible de pression ni d'être instrumentalisée à des fins politiques, en dénonçant particulièrement les attaques autour de Sonia Mabrouk. La mairie de Limoges va renaître de ses cendres. Dimanche, la Fondation du Patrimoine a fait le point sur les fonds récoltés pour la reconstruction de l'hôtel de ville de la capitale du Limousin. 543 000 euros avec plus de 5600 donateurs. Un architecte spécialisé va être sollicité pour que le bâtiment de 1883 retrouve son aspect originel. Rappelons que la mairie de Limoges a été incendiée volontairement le 17 octobre en marge des manifestations. Deux suspects ont été arrêtés, ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire samedi 24 octobre. Ils étaient tous les deux connus de la police, l'un pour « violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique », l'autre pour « vol et violence ». Ils seraient membres de groupuscules d'extrême gauche présents dans la campagne limousine au plateau de Millevaches. L'un d'eux est membre des soulèvements de la terre, provoquer un incendie en centre-ville est une curieuse démonstration d'écologie. Record. Le tableau Iris de Claude Monet a été adjugé 50 millions d'euros, frais inclus, le 22 octobre chez Sotheby à Paris, établissant un record pour une œuvre d'art vendue aux enchères en France. Peinte en 1924-1925 à Giverny, cette toile monumentale de 160 sur 180 cm, issue de la collection Schumberger, n'avait jamais été présentée au public et n'était connue que par une photographie en noir et blanc. Estimée entre 22 et 30 millions d'euros, elle a suscité une bataille de près de 45 minutes entre 6 enchérisseurs avant d'être remportée au téléphone par un collectionneur asiatique privé. de la collection baptisée « Le temps retrouvé » a totalisé 74,4 millions d'euros. Ce résultat dépasse le précédent record français détenu depuis 2010 par une sculpture de Modigliani.
l'on poursuit avec le reste de l'actualité internationale.
rencontre tripartite en novembre pour sceller le sort de Zelensky. Dimanche, le président ukrainien, mis sur la scellette par Washington, a confirmé qu'une réunion entre Russes, Ukrainiens et Américains devrait être organisée le mois prochain en vue d'avancer sur les négociations. Les discussions devraient être divisées en plusieurs thèmes et les questions territoriales pourraient être réservées aux échanges entre les chefs d'État eux-mêmes. A l'heure actuelle, Volodymyr Zelensky réclame le retrait des troupes russes des zones conquis au fil de plus de 4 ans de conflit. Une exigence que Moscou ne peut pas accepter dans la mesure où une telle décision réduirait à zéro les efforts de guerre consentis par les soldats mais aussi la population russe. En réalité, l'avenir de la guerre dépend en grande partie des résultats des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, de la position de Donald Trump à l'issue de ce scrutin et du poids des démocrates dans les instances américaines qui en découlera. Volodymyr Zelensky doit, quoi qu'il en soit, se préparer à une pression maximale. dans les mois à venir. Coup d'arrêt pour Vucic en Serbie. Le président a reconnu sa défaite peu après 21h30 dimanche au soir des élections législatives. Selon les projections de l'organisation indépendante CRTA, la liste étudiante aurait recueilli 51% des voix, soit 138 sièges sur 250 contre 40% et 104 sièges pour le SNS d'Alexandar Vucic. Les autres formations hors minorité nationale n'ont pas franchi le seuil de 3%. La participation a atteint 67,8% à un niveau record depuis la dislocation de la Yougoslavie. Ces élections organisées après plus de deux ans de protestations étudiantes contre la corruption ont été marquées par de nombreuses irrégularités. La liste étudiante dispose ainsi de la majorité absolue pour gouverner seule. Orban à la tête de l'ONU, c'est une piste que Washington explorerait selon le Wall Street Journal. En effet, l'administration Trump pourrait encourager l'ancien Premier ministre hongrois à briguer le poste de secrétaire général et lui aurait déjà conseillé de se projeter pour cela. Une idée qui pourrait satisfaire la Russie et la Chine, qui ont toujours entretenu de bonnes relations diplomatiques et commerciales avec la Hongrie. Un responsable américain évoque même la possibilité de recueillir au moins 8 voix sur 15 au Conseil de sécurité, peut-être 10. Il faut dire qu'une candidature soutenue à la fois par Washington, Moscou et Et Pékin relèverait de l'exception. Sans surprise, les Européens, qui devraient se réjouir de voir un des dirigeants du continent avoir une influence au niveau international, n'ont pas voulu s'exprimer. On imagine qu'ils préféreront soutenir une candidature moins souverainiste. Orban, pour sa part, se dit intéressé, mais n'irait pas sans de vraie chance de l'emporter. Le verdict devrait rapidement arriver après les élections américaines de mi-mandat. Avec une telle hypothèse, l'ONU pourrait jouer un rôle de médiateur beaucoup plus important dans la résolution du conflit en Ukraine. En revanche, sur la question... La position tranchée de Victor Robin, proche de Benjamin Netanyahou, ne devrait pas permettre de jouer la force d'équilibre. Un revenant dans la politique américaine. Samedi, l'ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, s'est rendu à deux rassemblements de campagne dans l'Ohio, puis dans le Michigan. Devant les militants démocrates, il a fustigé Donald Trump, dénonçant, je cite, « deux années de chaos, de cruauté, de corruption et d'incompétence ». Il a aussi qualifié la guerre en Iran d'inutile. Le lendemain dimanche, Donald Trump a riposté décrivant Barack Obama comme, je cite, « un président grossièrement incompétent », alors que les élections de mi-mandat ont lieu dans un... En plus d'une semaine, Donald Trump est dans une mauvaise posture. Les démocrates pourraient prendre le contrôle des deux chambres.
voilà, nous arrivons à la fin de cette édition. Dès à présent, retrouvez Politique et Éco. Pierre Bergerot reçoit l'analyste financier Philippe Murer pour évoquer les émeutes de la Macronie comme accélérateur de suicides financiers.
C'est très mauvais pour Macron s'il y a une crise financière. parce qu'il va être obligé, il ne pourra pas appeler la Banque de France et lui demander d'intervenir sur les marchés financiers, il devra appeler la Banque Centrale Européenne, l'Union Européenne à la rescousse, avec un programme derrière qui, normalement, est un programme difficile. Donc Macron sera ridicule et l'Union Européenne démonétisée. Donc il faut bien voir que les acteurs ont conscience de ça. Donc l'Union Européenne, si elle intervient, ça sera plutôt gentil et en aide pendant la présidentielle et beaucoup plus dur après la présidentielle. Ils ne vont pas dire que vous baissez de 15% les retraites avant la présidentielle. Ils savent très bien que dans ce cas-là, les Européistes perdraient de façon démesurée l'élection présidentielle. Et à partir de ce moment-là, ça serait le RN qui gagnerait. Donc on va avoir un jeu du chat et la souris avec l'opinion publique.
Demain dès 7h, un nouveau Zoom avec le copropriétaire de la salle du Bataclan, Daniel Abrecorne, qui publie son journal intermittent. C'est à présent la fin de cette édition. Merci à tous pour votre fidélité. Rendez-vous demain, même lieu, même heure. En attendant, portez-vous bien. Bonsoir.
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