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Bonjour Camille.
Bonjour Benjamin.
Bonjour Sandro Gozzi. Bonjour. Eurodéputé du groupe Renew, le groupe politique lié dans l'Union Européenne à la majorité présidentielle en France, également conseiller de Paris pour le Modem. On va revenir avec vous sur les mobilisations d'hier contre la vie chère, mobilisation en France aussi dans votre pays en Italie et plus globalement dans de nombreux pays en Europe. Mais tout d'abord une première action sur cet attentat terroriste raciste qui a frappé la France. C'était vendredi dans les Yvelines. Un homme est mort, cinq personnes blessées dont une enfant de... 12 ans, s'était attrapé à la verrière. Lors de son interpellation, le suspect a déclaré « je n'en peux plus deux ». Tout laisse à penser qu'il évoquait en disant cela les personnes de couleur qu'il a visées. Le maire de la verrière, Nicolas D'Inville, était notre invité ce matin. C'est l'une des villes ciblées par le meurtrier et il a témoigné à l'antenne sur France Info.
caractère raciste, pour moi, n'a jamais fait l'objet de doutes, puisqu'effectivement, nous à La Verrière, ce sont trois personnes de couleur noire qui ont été ciblées. C'est un homme que des habitants ont vu, ont vu de leurs propres yeux, et ils m'ont fait part de son sang-froid, de sa détermination à tuer, qui leur faisait froid dans le dos.
Sandro Godzi, qu'est-ce que vous inspire cette attaque raciste qui s'est déroulée dans notre pays ? C
'est inacceptable que dans la République française, dans l'Union européenne, on puisse être tué parce qu'on a la mauvaise couleur de peau, selon l'assassin. Il est clair que c'est un attentat suprématiste, raciste. On l'a vu dans d'autres pays, on l'a vu à Buffalo, côté New York, on l'a vu à Christchurch, dans la Nouvelle-Zélande. Maintenant, c'est arrivé en France. J'ai une pensée vraiment très émue pour les victimes et je veux aussi saluer la rapidité des interpellations. Mais il faut appeler un chat un chat, c'est un attentat raciste, suprématiste, blanche. Et je voudrais que toutes les forces politiques en France le nomment ainsi. Il y en a une qui me semble avoir du problème à utiliser les mots racistes. Vous voulez cibler le
Rassemblement national ? Il se cible tout seul. Il y a beaucoup d'élus à gauche, notamment Ali Rabé, le maire de Trappes, qui exprime depuis vendredi le fait que certains discours politiques stigmatisent les arabes ou musulmans. C'était ces mots vendredi. Est-ce que ces discours, comme il le dit, font des morts ensuite ? Est-ce que ça nourrit ces idéologies et ces passages à la tête ? Moi
je pense qu'il est clair qu'il y a une instrumentalisation. et du fait religieux, et des couleurs de la peur, ça ne concerne pas seulement un groupe ou une religion. En France, malheureusement, on a été tué parce qu'on est chrétien, et on a été tué aussi parce qu'on est juif. Donc il y a vraiment un retour de la violence. Du côté de l'extrême gauche, il y a aussi une manipulation de certaines questions géopolitiques, avec aussi les facteurs religieux, je pense évidemment à Gaza et la France insoumise, qui sont très dangereuses. Et qu'on voit aussi en Italie, qu'on voit aussi dans d'autres pays, l'extrême gauche attise la violence et joue avec le feu.
Mais là, dans ce cas, de cette attaque terroriste raciste, c'est plutôt du côté des mouvements de l'ultra-droite, de cette idéologie. Et d'ailleurs, au domicile de ce Kevin... qui a avoué être l'auteur de l'attentat, a été retrouvé. Un exemplaire de Mein Kampf, d'Adolf Hitler. Est-ce que vous êtes inquiet, vous parliez tout à l'heure des suprémacistes, mais aussi de cette résurgence du néo-nazisme en France et en Europe
? On essaye de réécrire l'histoire. Et on essaie de récréer l'histoire dans des pays qui ont vécu la tragédie du nazisme, du fascisme. En France, il y a eu Vichy, on a envoyé des gens dans les camps, à l'extrême droite, avec les nazis dominés en France. En Italie, on a fait la même chose. En Allemagne, les alliés de certaines parties en France, les alliés de Sarah Knafo et d'Éric Zemmour, Alternative U Deutschland. produisent des cartes dans lesquelles l'Alsas, la Moselle et le haut adige italien redévient allemand. Donc il y a la volonté de récréer l'histoire. C'est très dangereux. Il faut vraiment s'inscrire en feu
contre cette stratégie. Sandro Gozzi, dans l'actualité également ce matin, il y a ces manifestations hier en France. Nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère, mobilisation très suivie à nouveau. 800 000 personnes dans les rues selon la CGT, 410 000 selon le ministère de l'Intérieur. À Paris, 110 000 personnes selon le ministère de l'Intérieur, 250 000 selon le syndicat. Beaucoup de monde dans la rue, pas de scène de chaos comme on l'avait vu la semaine dernière. Vous êtes satisfait de la manière dont s'est déroulée cette journée ?
Oui, j'étais très inquiet en tant qu'élu parisien. J'étais très inquiet parce que ce qu'on a vu la semaine dernière, c'était vraiment épouvantable. Et on a vraiment détruit la vie des commerçants, des gens qui ne veulent que faire leur travail. Et je crois que la frustration sociale ne peut jamais devenir violence. Et donc, la journée d'hier, ça s'est bien passé. Il y a eu seulement quelques black blocs, quelques représentants de l'outra-gauche qui a... Mille
interpellations tout de même.
Mais je pense que c'était une journée mieux gérée, bien gérée. Je crois aussi que les choix du parcours, c'était nécessaire. Parce qu'on ne pouvait pas prendre les risques de revoir les scènes de violence qu'on a vues, Beauvoir-Voltaire, République, et dans d'autres quartiers de Paris-Centre la semaine dernière.
C'est intéressant quand vous dites que le choix du parcours était le bon. En effet, à Paris, la manifestation a eu lieu sur les boulevards maréchaux en périphérie. Ça a été le cas aussi. plusieurs villes de France. Cela veut dire qu'on ne peut plus manifester en France dans le cœur des villes, dans le cœur de la capitale à Paris ?
Cela veut dire qu'on peut les faire, mais qu'on ne pouvait pas prendre les risques de les faire cette fois-ci.
Donc là c'était exceptionnel, ça ne doit pas se reproduire à chaque manifestation. Ça ne doit pas être une
règle, mais ça ne me choque pas par rapport à ce qui s'est passé la semaine dernière. Il faut concilier les droits. légitime, démocratique, de manifester pour les citoyens, pour les représentants des syndicats, etc., avec les droits des Parisiens de vivre une vie normale pendant le week-end.
Alors cette manifestation, justement, elle a eu un certain succès, le rappelait Benjamin à l'instant. Le gouvernement est sous pression. Est-ce qu'il doit, en plus d'avoir organisé ces manifestations, qu'elles puissent se dérouler correctement ce week-end, est-ce qu'elle doit aussi apporter, le gouvernement doit apporter des réponses politiques ? Plus clair et plus rapide, selon vous
? Selon moi, oui. Selon moi, oui, tout en sachant que les demandes et les revendications de ce qui manifeste en France ne sont pas différentes de ce qui manifeste en Grèce. J'étais en Grèce hier, en Belgique, en Italie. La jeunesse est inquiète en France notamment pour la question de l'éducation, donc évidemment il faut revoir Parcoursup. Dans notre famille, on a galéré à Parcoursup. C'était vraiment très compliqué.
Très compliqué. Et le président
de la République, lors de sa rencontre vendredi avec les organisations lycéennes, a en effet ouvert la porte à une modification de Parcoursup. Vous le maintenez, il faut revenir sur Parcoursup.
En tant que père de famille, j'ai dit que oui, il faut le faire. Il faut travailler sur les bâtiments scolaires. En Belgique, les étudiants sont dans la rue pour les prix de l'université. C'est une
crise générationnelle européenne ?
C'est une crise générationnelle mondiale, je dirais, parce qu'on voit des milliers de gens dans la rue en Inde. On a même des réactions, pas dans la rue parce que c'est une dictature. En Chine, il y a pas mal de la génèse chinoise qui ne croient plus à la croissance économique infinie de la Chine. C'est le manque de perspective qui génère ça un peu partout dans le monde. C'est la difficulté d'échanger à une transition épocale. liés notamment à l'intelligence artificielle et à une tendance démographique qui doit nous amener à revoir notre modèle social. Et là, je vous dis ce que vos collègues, vos confrères d'autres pays disent, écrivent quand ils voient les audions français de la rue. les comprend, il y a des revendications légitimes. C'était les mêmes qui manifestaient contre la réforme des retraites. Or, la France, c'est le pays qui dépense le plus de l'éducation nationale, plus de 6% du budget. Une grande partie de ce budget, je crois un tiers, est destiné à des retraites pour des profs qui vont à la retraite à 62 ans. C'est contradictoire. Je ne veux pas réouvrir les débats. Mais du point de vue de la revendication étudiante...
Il faut donner moins à nos seniors et plus aux jeunes en France. Du point de vue de la revendication
étudiante, c'est très contradictoire. Ça veut dire que demain, par exemple, les licences sont reçues par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour revenir juste à ses revendications, pour calmer les choses. Il doit annoncer maintenant des choses très concrètes.
Je ne suis pas le Premier ministre. Je pense que sur l'augmentation du nombre de profs. sur les bâtiments scolaires et sur les parcs en soupe, il faut annoncer... Les engagements. Je crois, j'espère, je le souhaite. En tant qu'élu parisien et européen, je souhaite que le Premier ministre aille dans cette direction.
Sandro Gauzy, il y a aussi une crise du pouvoir d'achat qu'on entend dans les mobilisations. Est-ce que l'Union européenne, qui est souvent critiquée, peut... apporter des solutions aux Français qui se mobilisent. Mais là encore, c'est un mouvement qui frappe plusieurs pays en Europe.
Oui, une partie de la réponse, évidemment, parce que la réponse du pouvoir d'achat est une réponse qui est locale, nationale, européenne. Je pense sans doute que face à des manifestations dans tous les pays, on ne peut pas donner 27 réponses sécuritaires, point. Il faut aussi voir comment on peut travailler au niveau européen. Il peut y avoir une réponse globale ? Du point de vue des coûts de l'énergie. Finalement, l'Europe s'occupe aussi du logement. Le logement, c'est une question parisienne, française, mais de mettre des fonds européens pour la construction des logements sociaux, de travailler pour simplifier les procédures pour la construction des logements, de donner des aides et des garanties à un jeune couple qui doit acheter un appartement... Donc ça passe par des plans de financement commun
? Entre les 27 pays d'Union Européenne
? Dans l'organisation du nouveau budget européen, il y a une partie du Fonds Social Européen et une partie des fonds régionaux qui devront être destinés à la question des logements sociaux. Je crois que c'est une bonne réponse de l'Europe. Ce n'est pas la solution tout entière, mais c'est une contribution européenne à la solution.
Merci Sandro Gaudi, vous restez avec nous. On va évoquer le lancement de campagne de Marine Le Pen dans un instant, le Congrès du Rassemblement National à Orléans. Juste après l'info en une minute, il est 8h44, Marie-Martin Rossure.
Une journée de mobilisation plus apaisée hier dans les rues de France. 400 à 800 000 personnes ont défilé contre la vie chère et pour la défense des libertés publiques, y compris dans des villes où les manifestations étaient interdites, comme à Bordeaux, Rennes ou encore à Limoges. Quelques heures ont éclaté par endroits en fin de cortège. Deux manifestants ont été blessés à la main, à Clermont-Ferrand et à Toulouse. L'enquête se poursuit dans les Yvelines après l'attentat raciste qui a fait un mort et cinq blessés avant-hier à Trappes et à Laverrière. La garde à vue du suspect... L'agé de 39 ans est prolongé. Hier, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Trappes en hommage à la victime, Pengo Bossio Wangui, il avait 26 ans, qui pour diriger le Brésil. Second tour aujourd'hui, l'élection présidentielle et les électeurs vont devoir trancher entre le chef d'État sortant, Lula, et son adversaire d'extrême droite, Flavio Bolsonaro, arrivés en tête au premier tour. Tous deux sont au coude à coude dans les sondages. Et puis le dernier match de cette septième journée de top 14 de rugby, l'Union Bordeaux-Bèg, le troisième, se déplace chez le 4e. Le coup d'envoi, c'est à 21h05 ce soir.
Sandro Godzioro, député du groupe Renew, le groupe lié dans l'Union Européenne à la majorité présidentielle. Et vous êtes également conseiller de Paris pour le Modem. Et vous êtes donc notre invité ce matin de 8.30 France Info. Ce week-end se tient à Orléans le congrès du Rassemblement National. Un meeting sous tension et une ville sous cloche. Manifestation d'opposants interdites aujourd'hui. Couvre-feu aussi prononcé pour les mineurs de moins de 15 ans. Est-ce que ce dispositif de sécurité exceptionnel vous paraît justifié ?
Il faut éviter qu'il y ait de la violence. Ça ne m'étonne pas que les Français et les Françaises se mobilisent face à un fait exceptionnel qu'on voudrait banaliser. Le fait que l'extrême droite, aujourd'hui, dans les sondages, soit les premiers partis en France, une extrême droite qui, selon moi, est encore très soulignée des valeurs de liberté, des fraternités républicaines et absolument anti-européennes, n'est pas un fait anodin. Et donc qu'il y ait une
réaction civique. Ce ne sont pas des intimidations, des perturbations comme l'a dénoncé par exemple Marine Le Pen ou d'autres voix au Rassemblement national ? Marine Le Pen a assez d
'expérience pour ne pas laisser intimider pour des manifestants pendant son congrès. Non, elle essaie d'analyser ce qui n'est pas... ne peut pas être banalisé. Parce que l'extrême droite qui s'approche, j'espère qu'elle n'aura pas, mais qui semble s'approcher du pouvoir en France, c'est un fait exceptionnel contre lequel nous devons nous battre. dans l'intérêt de la France, dans l'intérêt de l'Europe.
Justement, Marine Le Pen, elle est donnée à des niveaux très élevés dans toutes les enquêtes d'opinion pour l'élection présidentielle en France. Et pourtant, à son arrivée en pouvoir en 2017, Emmanuel Macron s'était engagé à faire baisser les extrêmes. On écoute un extrait de ce discours prononcé dans la cour du...
Je ferai tout durant les cinq années qui viennent pour qu'il n'ait plus aucune raison de voter pour les extrêmes.
êtes engagé auprès du président de la République depuis le début. Depuis avant le
début, parce que je connais depuis 2013-2014. C
'est une défaite du macronisme que vous représentez, ce niveau si élevé de l'extrême droite en France.
Moi, je pense que sans Emmanuel Macron, Marie Le Pen aurait été président en 2017. Donc je crois que déjà Emmanuel Macron, deux fois, a évité que Marine Le Pen arrive au pouvoir.
Il a aussi bénéficié d'une forme de barrage républicain à l'époque pour
être réélu. Oui, sans doute. Mais sans Emmanuel Macron, je crois que Marine Le Pen aurait été déjà présidente. Après, est-ce que tout a bien marché ? Non. Il y a eu aussi des événements exceptionnels. La crise des Gilets jaunes après 30 ans de frustration sociale en France. Les Gilets jaunes, ce n'est pas Macron qui les a créées. C'est 30 ans de frustration sociale. Et c'est arrivé très vite dans son mandat. Le mandat. La guerre en Ukraine, la crise de l'énergie, etc. Sans doute il y a eu des questions économiques et sociales qui n'ont pas été résolues. La question de l'assignation à résidence. sur lequel Emmanuel Macron avait fait justement une campagne en 2017, je dois avouer, en tant que son soutien, ça n'a pas marché. Encore en France, il y a un problème d'assignation à résidence. On a encore des problèmes à trouver un travail parce qu'on a un certain nom, un prénom, on habite dans un quartier. Là, il faut dire que c'est un... C'était une promesse qu'on n'a pas réussie à m'amener. Vous c'était au
cœur de sa campagne en 2017, en effet, à aider les jeunes, et notamment les jeunes des quartiers. Aujourd'hui, la jeunesse, elle est dans la rue, elle conteste, elle dit qu'il n'y a pas justement d'espoir suffisamment. Vous nous dites, cet échec, c'est surtout dû à une multiplication de crises. extérieures au pouvoir d'Emmanuel Macron.
Moi, je crois qu'il y a eu une multiplication des crises qui ne sont pas extérieures parce qu'elles sont au cœur de la société. Et après, je crois que... La manière de les gérer aussi. La première partie de la présidence d'Emmanuel Macron, dans laquelle il n'y avait pas une implication des corps intermédiaires, des syndicats, des associations, etc., n'a pas marché. Et je crois que si on avait... travailler beaucoup plus sur les dialogues avec la société civile, sur les dialogues sociaux, etc., peut-être on aurait pu résoudre pas mal de choses. Après, je dois dire qu'il y a eu un dialogue social pendant les conclaves avec... Bayrou, Premier ministre, sur la réforme des retraites, et l'attitude du patronat était totalement décevant et pas à l'auteur. Donc même quand on a essayé à travailler avec les dialogues sociaux, on n'a pas trouvé de corps intermédiaire à l'auteur.
C'est arrivé après une adoption de la réforme des retraites. Absolument. Après des manifestations massives, ça a marqué aussi le quinquennat d'Emmanuel
Macron. Comme je dis, je crois que les dialogues sociaux doivent être partis de la façon de gouverner un pays. compliqué et diversifié, toujours plus diversifié. Ça va être dur
là, les six derniers mois, il est à bout de souffle, c'est l'expression utilisée par la tribune dimanche ce matin. On sait que depuis la dissolution, par exemple, c'est dur pour lui, il est un peu esselé à la tête du pouvoir. Comment vous qualifieriez ce moment qui arrive pour lui
? Vos collègues de la presse française, ils décrivent le président de la République au bout de souffle depuis deux ans. Donc, oui, il y en a un autre article qui dit qu'il est au bout de souffle. Moi, je crois qu'on va, dans l'Union Européenne, international, il faut vous assurer qu'on va regretter Emmanuel Macron. Parce qu'il a exercé un leadership, parce qu'il a imposé des thèmes, penser à l'autonomie européenne, à l'autonomie stratégique, à la défense européenne, à son travail pour défendre le multilatéralisme par rapport aux alliés de Marine Le Pen et de Giorgio Meloni. Vous parliez de Bolsonaro avant, de Donald Trump. Et je crois qu'il a encore du travail à l'international parce que la situation internationale... ne me semblait pas exactement apaisée.
Justement, Sandro Gozzi, on parle de l'élection présidentielle en France, mais il va y avoir aussi une élection importante en Italie. Vous craignez, d'ici à cet été, une alliance entre Marine Le Pen élue en France et Giorgia Meloni en Italie ?
Giorgia Meloni serait la pire nouvelle pour Marine Le Pen. Pourquoi ? Et Marine Le Pen serait la pire nouvelle pour Giorgia Meloni. Parce que les nationalistes sont toujours en conflit. Parce que les nationalistes ne trouvent pas des accords au niveau international européen. Et donc, on l'a vu, les nationalistes sont d'accord pour détruire. Donc ils seront d'accord pour essayer de paralyser l'Union Européenne, mais ce n'est pas de l'intérêt de l'Italie, pas de l'intérêt de Méloni qui a reçu 200 milliards d'euros de l'Europe de paralyser l'Union Européenne. Mais quand ils doivent construire quelque chose ensemble, évidemment, ce sont toujours les unes contre les autres. Mais l'accès au pouvoir en
France et en Italie de l'extrême droite, ça ne modifierait pas le projet de l'Union Européenne ? Vous ne craignez pas ?
Oui, mais pas de façon constructive ou alternative, comme ils disent, parce qu'on irait vers la paralysie. Marine Le Pen provoquerait tout de suite une crise budgétaire institutionnelle. Elle l'a annoncé, elle l'a confirmé. Et donc, de ce point de vue, sans doute, d'avoir en Italie Giorgia Meloni à la place de Mario Draghi ou de Romano Prodi, ce serait sans doute un problème, parce qu'on n'aurait pas une Italie qui se battrait contre cette attitude et cette volonté de détruire et de paralyser de Marine Le Pen. Mais ils n'arriveront jamais à rien faire ensemble. On le voit aussi au Parlement européen.
Le meilleur député du groupe Renew est élu au Conseil de Paris, invité de France Info ce matin dans le 8h30.
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