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Sur TF1, il est l'heure de l'invité politique dans toute franchise. Et nous recevons ce matin Raphaël Glucksmann, candidat PS Place Publique à l'élection présidentielle. Bonjour. Bonjour. Bonjour Raphaël Glucksmann. Bonjour Elisabeth. On va parler du rendez-vous de la journée, celui entre les lycéens et Sébastien Lecornu, qui se tiendra à Matignon tout à l'heure. Mais d'abord, il y a eu des manifestations massives des jeunes depuis plusieurs semaines et encore samedi. Vous étiez où
? Moi, j'étais en soutien à ces jeunes, mais je n'étais pas dans les rues. Et je vais vous dire pourquoi. Moi, je pense qu'il y a un mouvement d'une ampleur sans précédent, que le gouvernement a joué le pourrissement, a espéré que les vacances de la Toussaint allaient permettre à ce mouvement de s'essouffler et donc à ce gouvernement de ne pas répondre aux revendications légitimes. Et donc, moi, ce que je considère être mon rôle, c'est de proposer, ce que j'ai fait jeudi à Matignon, un plan de sorte. de crise. Je n'étais pas dans les manifs et je vais vous dire pourquoi sans
phare. Mais vous
savez, je pense très bien pourquoi je n'étais pas dans les manifestations en fait.
C'est un problème.
Pourquoi ?
Parce que vous avez peur d'être musculé ?
Il y a une campagne de harcèlement de la France insoumise contre moi et que tous les événements qu'on organise sont troublés par des militants de la France insoumise et qu'il n'y a pas un pas que je puisse faire sans rencontrer une hostilité. Donc ça, c'est organisé, je vais vous le dire. Et la vraie question, vous ne la posez pas, c'est pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi ils me ciblent moi ? Pourquoi ils ne ciblent pas Gabriel Attal ou Edouard Philippe ? Pourquoi ils ne vont pas perturber leurs événements mais les nôtres ? Eh bien, pour une raison très simple. Parce que nous sommes en train de refonder la gauche démocratique et que cela, ils ne le supportent pas. Et parce que nous allons vaincre Mme Le Pen et ramener la gauche au pouvoir et qu'ils ne le supportent pas. Donc voilà. Moi, ce que je vais vous dire, c'est que le rôle d'un politique, c'est de proposer... une sortie de crise parce que c'est ça l'urgence et c'est ce que le gouvernement n'a pas su faire, n'a pas voulu faire depuis déjà des semaines.
Alors juste un mot encore et on arrive à vos propositions, Damien et de ce matin, mais on ne vous entend pas, on vous entend peu depuis votre victoire surprenante, en tout cas très élevée à la primaire. On dit que l'actualité vous écrase, c'est vrai ?
pas du tout. Ça vous rend
inaudible ?
Écoutez-moi, j'ai été jeudi à Matignon et j'étais le seul qui arrivait avec des solutions concrètes pour sortir de la crise. Parce que ce que je pense, c'est que dans un moment d'une extrême tension, dans un moment où la France est traversée par la détestation, par la haine, par la violence, eh bien, le rôle d'un responsable politique, c'est de proposer des solutions, c'est de proposer une réconciliation, c'est de proposer une voie, simplement pour qu'on puisse avoir cette campagne électorale dans des conditions de paix civiles. Dans
une France de plus en plus bipolarisée, qui en attend de radicalité, pourquoi voter pour vous ?
Mais vous savez... Moi, je ne crois pas à cette théorie. Moi, je pense qu'il y a des millions, des millions et même des dizaines de millions de Français qui refusent cette montée aux extrêmes, qui refusent cette polarisation permanente et radicale, qui refusent cette brutalisation, qui refusent cette violence et qui aspirent à une chose simple. une rupture calme avec les dix années de macronisme. Moi, je suis sûr, je suis certain que les Français aspirent à plus de justice, mais ils aspirent à un changement qui ne soit pas une brutalité, qui ne soit pas un chaos. Et donc... Qui ne soit pas
celle de proposée par Jean-Luc Mélenchon. Mais pas
seulement ça, vous savez, c'est pas seulement Jean-Luc Mélenchon l'enjeu, là. C'est cette polarisation extrême de la société française. C'est le sentiment que la France se disloque. Et moi, ce que je veux être, c'est le candidat qui va justement permettre de réconcilier les Français et de réparer la France. Et donc ne comptez pas sur moi pour hurler tout le temps. Non, je pense qu'on n'a pas besoin là de vocifération.
D'accord, donc vous jouez un peu le contre-pied de... de cette vocifération. Mais de l'époque, de la brutalisation permanente
du débat. Alors allons
-y, parce que vous étiez à Matignon, en effet, et l'événement poétique du jour, évidemment, c'est l'attente d'un dénouement de la crise, peut-être avec les propositions de Sébastien Lecornu, aujourd'hui, qui reçoit les lycéens et les étudiants. Il doit faire des annonces. Vous lui faites confiance ?
Moi, je ne fais pas confiance a priori à ce gouvernement parce que, pour une raison simple, depuis des semaines, nous lui demandons de répondre aux revendications des lycéens. Et depuis des semaines, le calcul qui a été fait par le gouvernement, c'est le pourrissement. C'est on ne répond pas et on attend que ça s'essouffle. On mise sur les vacances de la Toussaint. Ce qu'on a vu dans les rues de France, c'est que ce mouvement ne s'essoufflerait pas et qu'il faut des réponses concrètes. Quelles
sont les priorités ? Sur
la table du Premier ministre, des propositions de sortie de crise. Ce n'est pas mon projet pour la présidentielle. Je sais que les grands changements vont être décidés au moment de l'élection. Mais là, il faut sortir de la crise. Et donc là, il y a des points très concrets. Par exemple, voilà exactement un calendrier précis sur le fait de changer. Parcoursup, de le transformer, de le supprimer pour le remplacer. De le supprimer pour le remplacer et le remplacer avec les lycéens. Deuxièmement, l'annulation. C'est un
peu vague. Non, c'est pas du tout vague, c'est très
concret. Et
vous le remplacez par quoi, alors ?
Justement, c'est ça, un calendrier net, là, avec les lycéens, avec les organisations de parents d'élèves, avec les organisations d'enseignants, pour pouvoir refonder... système mais c'est pas la seule chose qu'il faut parce que les revendications des lycéens depuis l'origine elles sont parfaitement légitimes et rationnelles il faut annuler les suppressions annuler les suppressions de postes dans l'éducation nationale qui sont prévus dans le budget pour qu'une revendication essentielle des lycéens soit entendue ils veulent des enseignants face à eux quand un enseignant est absent ils ne veulent plus perdre leur scolarité par ses absences et la troisième chose c'est
important ça veut dire que le groupe socialiste à l'assemblée doit voter contre le budget s'il y a la moindre suppression de postes de profs.
Mais déjà, le groupe socialiste à l'Assemblée n'est pas censé voter un budget de régression. Il peut s
'abstenir. Donc,
ce qu'il faut faire, là, maintenant, tout de suite, M. Lecornu va recevoir les organisations lycéennes, il faut qu'il leur dise... que oui, il n'y aura pas de suppression de postes et qu'au contraire, il y aura des engagements. La troisième chose, la troisième chose qu'il faut qu'il annonce, parce qu'il y a des lycées aujourd'hui qui sont dans un état de délabourement absolument scandaleux, qu'il y a des rats dans les toilettes que les jeunes Français ne peuvent plus étudier dans des conditions normales. Eh bien, ce qu'il faut, c'est lancer un plan de rénovation du bâti scolaire. Et ça, c'est ce qu'on demande. Mais ça,
c'est vague aussi. Non, non, c'est pas
vague. Avec un calendrier très précis, on commence par les établissements qui sont les plus délabrés. Eh bien oui, il faut un investissement sur l'éducation nationale. C'est une certitude. Vous dites 10 milliards pour
les étudiants ? Par exemple,
il y a des suppressions en ce moment de budget pour les régions. Or, c'est les régions qui ont la responsabilité de rénover le bâti scolaire et d'entretenir les lycées. Eh bien, il faut supprimer ces suppressions. C'est aussi simple que ça. Et charger les régions d'engager cette rénovation des bâtiments. Et alors,
ça concerne quel budget ? Quelle enveloppe
Là, en l'occurrence, c'est plus d'un milliard d'euros. Un milliard et demi ? Oui, un milliard et demi qu'il faut lancer tout de suite. Mais ça, c'est... incroyablement moins cher que la continuité de cette discorde, que cette stratégie du pourrissement. Aujourd'hui, aujourd'hui, la paix civile dans notre pays est menacée. Et donc, il faut
impérativement... Vous avez vu ce qui s'est passé le 17 octobre.
Vous avez vu cette instabilité permanente de notre pays. Il faut aujourd'hui qu'Emmanuel Macron fasse face à ses responsabilités. Et ses responsabilités, elles sont simples aujourd'hui. Elles sont simples. C'est assurer la possibilité pour les six prochains mois avant la fin de son règne qu'on ait un débat en France pour une élection présidentielle qui est cruciale, qui va déterminer le visage de notre pays pour les décennies qui viennent. Aujourd'hui, il doit...
Est-ce qu'il y a une menace dans les six mois qui viennent de vous dire si la paix civile est menacée ?
De guerre civile de guerre, je n'emploie pas ces mots, mais de fracturation de notre pays, d'instabilité permanente, d'un climat de violence. Et ça, il faut... Vous
avez vu, quand on déploie massivement les forces de l'ordre, comme ça a été le cas, ça vous dit, la leçon, est-ce que ça n'est pas le chaos ? Le chaos, s'il y a des flics, pardon, en grand nombre dans les rues, il n'y a pas de chaos. C'est ça, la solution ?
Mais la solution, c'est de répondre à ce mouvement social, qui d'ailleurs concerne les lycéens et qui concerne aussi le pouvoir d'achat. Vous savez, les Français n'arrivent pas à s'en sortir aujourd'hui. La crise énergétique, la crise des carburants, tout ça, ça les prend à la gorge et ça les empêche de vivre. Et donc, il faut des gestes aujourd'hui du gouvernement. Il faut que, enfin, ce gouvernement la colère dans la société française.
On vous a entendu, mais il y a un mot encore sur l'actualité qui est importante au Brésil. Le président Lula, président sortant, s'est fait réélire aux dépens du conservateur Bolsonaro. Il y a une leçon à tirer de cette
victoire de Lula ? Déjà qu'en politique, il n'y a pas de fatalité. Quand il y a une mobilisation populaire et citoyenne, l'extrême droite n'est pas... garantie d'arriver au pouvoir. C'est une leçon pour tout le monde, comme la défaite de M. Vucic en Serbie, comme je l'espère la défaite de M. Netanyahou et de M. Trump aux prochaines élections. Je pense que quand Lula nous montre qu'il y a une capacité de mobilisation citoyenne, eh bien... L'extrême droite n'est pas garantie de prendre le pouvoir, mais j'aimerais saisir l'opportunité d'être ici pour parler de Trappes. Parce que, je vais vous dire une chose, ce qui s'est passé à Trappes, cet attentat raciste, cet attentat abject, il ne vient pas de nulle part. Je vous le dis, cet homme qui a vidé son chargeur d'armes automatique sur un homme simplement parce qu'il était noir, sur une fillette de 12 ans, 8 balles dans
le
corps d'une fillette de 12 ans, eh bien, Cet homme ne surgit pas du néant. Non, c'est très important et j'ai besoin de le dire. Cet homme ne surgit pas du néant. Il vient d'un climat. Un climat de xénophobie, de racisme qui s'est installé dans notre pays. Quand on compare sur certains plateaux, quand on compare sur certains plateaux, les migrants ont des punaises de lit. Quand on compare la religion musulmane à un virus, on crée une atmosphère dans ce pays de violence, de racisme et de xénophobie. moi je serai à trappe ce vendredi pour dire une chose simple qu'il ya encore une france qui est attachée qui est attachée à une république une indivisible et antiraciste et j'espère que nous serons des centaines de milliers
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