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Aucune des décisions que nous prenons n'est une promesse en l'air. Tout ce que nous disons sera fait et sera respecté dans des délais précis et de manière chiffrée. Deuxième élément, vous savez qu'on s'est donc beaucoup appuyé sur la plateforme qui a été ouverte pour les lycéennes et les lycéens et qui a obtenu pas moins de 100 000 contributions, 101 000 pour être assez précis. autour de deux questions que je vous rappelle simplement, qui étaient de savoir quelles étaient les principales difficultés que nos élèves rencontraient au lycée et ce qui devrait, d'après eux, changer ou être amélioré pour mieux apprendre dans leur scolarité. En 18 jours, donc, nous avons eu plus de 100 000 participations, dont plus de 20 % a été des contributions collectives, donc ça veut dire des conseils de vie lycéenne, des groupes d'élèves qui avaient travaillé entre eux sur le sujet. Sur les 3 700 lycées français, 3 000. ont d'une manière ou d'une autre contribué, avec, comme vous le voyez, une géographie assez disparate, mais une forte proportion de participation, notamment en Ile-de-France, dans le Nord, Rhône-Alpes, Occitanie, Bretagne et Bordeaux. Mais en tout cas, une très très forte mobilisation de nos élèves, qui nous a permis de dresser un panorama du point de vue des usagers. des difficultés qui étaient rencontrées. Quand on regarde les principaux sujets évoqués, nous tiendrons les cartes évidemment à votre disposition, puisque nous avons des cartes thème par thème et même sous-thème par sous-thème, donc tout ceci sera tenu à votre disposition. Ce qui ressort, c'est d'abord une pression scolaire. à la fois en termes de temps et de fonds, qui est manifestement vécue comme déséquilibrée. C'est la question du 8h-18h, c'est la question de l'absence de pause méridienne, c'est la question d'un peu du temps trop chargé et ou à trou, c'est la question aussi de la charge de travail, des devoirs, etc. La deuxième question qui émerge, vous la voyez, dans 56% des contributions, c'est la question du bâti scolaire. Il est question de rénovation thermique, mais il est question aussi tout simplement de confort et j'aurais presque envie de dire parfois de conditions de travail qui ne sont pas dignes tout simplement de ce qu'on est en droit d'offrir à nos élèves. Dans 31% des cas, les contributions mentionnent des difficultés de remplacement des professeurs absents. Dans près d'un quart des cas, des classes trop chargées. Dans 33% des cas, des difficultés touchant au climat scolaire. et ou à la santé mentale des élèves, souvent d'ailleurs en écho soit pour les parties climat scolaire avec le harcèlement, soit pour la partie santé mentale avec la pression scolaire. Et puis, vous voyez, 22,3% des cas, la pression de l'orientation et de Parcoursup. Tout dernier sujet qui dépasse les 10%, c'est le sujet de la démocratie lycéenne et celui d'une parole lycéenne qui n'est pas considérée comme suffisamment entendue. Et donc, vous voyez qu'à partir de cela, à la fois à partir du travail qui a été mené partout au niveau national et au niveau territorial, et à partir de cette plateforme, j'allais dire très exhaustive, nous avons tout simplement la capacité à répondre point par point aux questions qui nous ont été posées. Alors, ce que je vous propose, c'est peut-être de revenir brièvement sur les principaux enjeux du côté scolaire, et puis Philippe Baptiste vous présentera les enjeux du côté de l'ensemble supérieur, notamment de Parcoursup. qui va être à la fois transformé cette année et remplacé les prochaines. Du côté du scolaire, donc, si on reprend les différentes questions soulevées. Question d'abord du bâti scolaire. Nos élèves nous disent, à 56%, qu'ils sont dans des configurations qui sont très clairement insuffisantes, avec notamment une préoccupation très forte sur le sujet en Outre-mer. Le gouvernement, le Premier ministre, a décidé d'ouvrir... 4 milliards d'euros de lignes de crédit supplémentaires dans le cadre des prêts à taux bonifiés aux régions et aux départements pour les collèges et les lycées, de manière à ce qu'ils puissent très rapidement trouver des sources de financement à des taux très préférentiels pour poursuivre. amplifier et mener à bien les travaux de rénovation des bâtiments. J'aurai ce jeudi même une réunion avec les collectivités régionales et les élus lycéens de manière à travailler point par point sur les différents leviers disponibles et sur la programmation que cette ligne budgétaire de 4 milliards d'euros rend possible. Je précise que cette ligne budgétaire s'ajoute. aux 1,5 milliard d'euros qui avaient déjà été engagés au titre de la rénovation des lycées. Donc je précise que ça n'inclut pas d'anciennes dépenses, c'est 4 milliards d'euros supplémentaires mis à disposition des régions. Deuxième élément sur le bâti, vous voyez bien qu'il y a un enjeu à la fois, j'allais dire, national, d'abondement des moyens des régions, et puis il y a un enjeu aussi qui consiste à répondre au niveau local et territorial. Il y a des questions très précises, les portes qui manquent ici, les toilettes qui sont dégradées là, etc. Toutes les contributions et leurs synthèses seront remises au cours des 15 prochains jours à chaque établissement. Et ces contributions et leurs synthèses seront présentées en conseil d'administration et discutées en conseil d'administration avec les yeux des régions, avec les représentants de personnel, avec les parents d'élèves et avec les élèves, pour donner des suites concrètes. Donc ça veut dire que cette plateforme... Très concrètement, chacune des contributions va être lue et examinée dans chaque établissement, mise à disposition de cette administration pour pouvoir avancer. Deuxième ensemble de sujets, c'est la question de, pour faire simple, la pression scolaire. Nos élèves vivent mal. une forme de pression scolaire qui s'est accumulée sur eux, à la fois sous l'effet de parcours sub, sous l'effet du choix des spécialités, sous l'effet aussi de classes trop chargées, ils nous le disent, et nous devons réduire objectivement cette pression scolaire. Réduire cette pression scolaire, ça veut dire d'abord réduire le nombre d'élèves par classe. Vous savez que ce sont les élèves les plus nombreux, c'est la génération la plus nombreuse qui est actuellement au lycée, la décrue démographique interviendra au lycée un peu plus tard, mais nous avons aujourd'hui... au lycée la génération la plus nombreuse démographiquement, et ça se ressent dans leurs conditions d'apprentissage. Et donc, dès la rentrée 2027, j'ai décidé que les classes de seconde seraient plafonnées à 28 élèves dans les 50% de lycées les moins favorisés, et dès la rentrée 28, dans l'autre moitié, c'est-à-dire dans les lycées les plus favorisés. Donc en deux ans, toutes les classes de seconde seront plafonnées à 28 élèves maximum. Premier élément. Deuxième élément, nous allons écrêter, donc limiter le nombre d'élèves dans les groupes les plus nombreux, en première et en terminale, notamment dans les spécialités. Vous savez qu'en première et en terminale, c'est difficile de donner un nombre d'élèves par classe parce qu'en fait, 70% du temps se passe en groupe en fonction des spécialités. Mais très clairement, nous allons remettre des moyens pour limiter considérablement le nombre d'élèves par groupe de spécialité. Très concrètement, il faut être très concret. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que toutes les suppressions de postes qui étaient prévues dans le second degré public, donc les 836 suppressions de postes qui étaient prévues, seront annulées par amendement du gouvernement et que nous créerons 500 postes de professeurs supplémentaires dans le second degré public à destination des BIC. Le deuxième élément, c'est la dimension, j'allais dire aussi, de pression scolaire qui est liée finalement un peu à l'organisation du temps scolaire, et notamment autour des questions de spécialité et plus généralement de contrôle continu. Le fait est que nos élèves vivent mal, et on peut les comprendre, de devoir, dès le début de la première, d'avoir l'impression dès le début de la première de jouer leur bac chaque semaine à chaque contrôle. Ça n'a pas été conçu pour ça, vous le savez, au contraire, au départ, ça a été imaginé pour faire baisser la pression, c'est-à-dire que ça faisait moins de pression que les épreuves terminales il y a quelques années. Le fait est qu'aujourd'hui, c'est vécu comme un élément, j'allais dire, un peu angoissant pour leur scolarité. Et donc, nous ouvrons pour le coup un chantier, donc je ne préempte pas les décisions de ce chantier, mais nous ouvrons un chantier dès demain, avec les lycéens et avec les organisations syndicales représentatives des personnels. pour questionner la place du contrôle continu au baccalauréat et donc au lycée, et notamment pendant l'année de première. Donc je ne suis pas sûr qu'elle ait vocation à compter immédiatement pour le baccalauréat dans le cadre du contrôle continu. Et nous ouvrirons également dans ce cadre-là deux autres questions. La première question, c'est celle des combinaisons de spécialités ouvertes ou à privilégier. La grosse difficulté de l'emploi du temps, c'est des combinaisons de spécialités multiples. Il y a plus de 300 combinaisons possibles. Il faut peut-être, au bout d'un moment, j'allais dire optimiser un peu ces choix de spécialité. Et puis la deuxième, c'est la question de la place de l'enseignement scientifique et des mathématiques en première et en terminale, puisque vous savez peut-être que le paradoxe est qu'aujourd'hui, un élève de première qui ne prend pas la spécialité mathématique a une heure et demie de plus de cours par semaine et donc voit encore sa charge augmentée. Nous allons en profiter, puisque c'est une demande qui très clairement ressort de la plateforme comme des organisations, pour réinterroger ces différents éléments, avec pour objectif de conclure les travaux début 2027 ou plus tard, donc en janvier prochain, et de manière à ce que des mesures puissent être adoptées dès la rentrée prochaine. Donc à la rentrée prochaine, nous aurons des élèves moins nombreux en seconde, moins nombreux dans les groupes de spécialité en première et en terminale, en fonction de ce que donneront les travaux, une refonte du contrôle continu, des choix de spécialité, de la place de l'enseignement scientifique et mathématique, avec pour objectif tout simplement que la pression scolaire diminue, que le volume horaire peut-être diminue un petit peu, et puis également que les emplois du temps soient mieux organisés et que nos élèves puissent notamment avoir systématiquement un certain nombre de garanties, notamment autour de la pause méridienne. Le troisième élément, ou le quatrième élément, pardon, c'est la question du remplacement. où là, le plan que nous avons engagé sera poursuivi. Vous savez qu'on a engagé un plan à peu près une dizaine de jours avant les vacances de la Toussaint. En 15 jours, nous sommes passés de 114 lycées que j'avais classé rouge, c'est-à-dire dans lesquels plus de 5% des cours n'étaient pas assurés, à 21 à date. L'objectif étant évidemment de les réduire à zéro. Et puis, le dernier point sur cette question du côté du lycée, C'est évidemment également la question de la santé mentale. Vous savez que, je vous l'avais vu dans les remontées, nos élèves sont dans une situation, pour beaucoup d'entre eux, de souffrance ou de détresse. Ça suppose à la fois d'avoir une politique préventive, bien sûr, sur laquelle on va travailler. On a déjà entamé beaucoup de travaux là-dessus depuis un an. Et on va bientôt les rendre publics et les cristalliser. Mais ça suppose aussi de mieux les accompagner pour permettre une prise en charge très rapide en cas de difficulté. Nous avions prévu d'ores et déjà de créer 300 postes supplémentaires dans le projet de loi de finances d'infirmiers, de psychologues d'éducation nationale et d'assistantes et d'assistants sociaux. Nous allons monter à 500 créations de postes de manière à pouvoir répondre au plus vite et au mieux à ces enjeux. Tout ceci, évidemment, ayant vocation à préparer dans les meilleures conditions la poursuite dans le supérieur, ce qui pose évidemment deux types de questions, l'évolution de parcours sup et puis la création de places dans le supérieur sur lesquelles je laisse Philippe Baptiste vous présenter les choses.
Merci beaucoup, M. le ministre. Peut-être quelques éléments simplement. Finalement, les questions qui se posent aujourd'hui et qui remontent de la part des lycéens et des interlocuteurs étudiants, elles sont assez simples. Elles tournent autour de questions. Où pourrais-je étudier ? Où est-ce que je vais pouvoir faire mes études ? Où est-ce que je vais trouver une place ? Et puis comment je pourrais vivre pendant mes études ? Dans quelles conditions ? Et puis aussi des demandes, je crois, qui sont assez fortes d'être mieux entendues, mieux associées aux décisions qui sont prises sur ces différentes questions. Donc on a essayé d'écouter et puis de concerter, vraiment d'écouter les étudiants et les lycéens, évidemment, sur ces différentes questions. Et en particulier sur la question de Parcoursup, donc 100 000 contributions lycéennes, évidemment, entre 15 et 20 % qui... traite du sujet de Parcoursup et de l'orientation, des associations lycéennes qu'on a reçues évidemment à plusieurs reprises, et puis un travail aussi qui a été mené depuis une dizaine de jours, une semaine, une dizaine de jours à peu près, par Gilles Roussel et deux vice-présidents lycéens sur les évolutions possibles de la plateforme Parcoursup. Ce qu'on annonce aujourd'hui, c'est vraiment l'idée d'avoir une évolution forte de Parcoursup dès cette année, et puis qui nous mènera vers... l'outil futur, un remplaçant de Parcoursup en 2028. Alors pourquoi deux temps ? En fait, c'est très simple. C'est que Parcoursup, évidemment, est adossé à la loi, à une loi qui s'appelle Orientation et Réussite des Étudiants. Et donc, il y a un certain nombre de paramètres de Parcoursup qui ne peuvent être changés que si la loi elle-même évolue. Et donc, par contre, on a le moyen de faire évoluer très très vite un ensemble d'autres éléments que je vais vous présenter immédiatement dès la prochaine session. Et en parallèle, évidemment... on acte et on lance un travail qui sera un travail qui inclura... possiblement des évolutions législatives, et ça commence évidemment par un débat au Parlement mercredi, comme vous le savez sur ces questions-là, qui permettra de faire évoluer plus durablement la plateforme. Donc travail en deux temps, et je vais vous présenter quelques éléments sur les évolutions. Premier élément évidemment sur un travail d'abord simplement de lisibilité et de facilité d'usage de la plateforme. avec un travail qui sera mené avec des lycéens pour avoir des informations plus claires dès l'ouverture de la plateforme. Un accompagnement à l'orientation. dès la classe de seconde, qui passe entre autres par un compte Parcoursup qui sera utilisé systématiquement par les lycéens et qui leur permettra de justement mieux appréhender l'outil et de ne pas avoir ces difficultés qu'on peut constater encore aujourd'hui dans les derniers jours des sessions, pour bien comprendre justement le fonctionnement de la plateforme. Et puis aussi un travail toujours sur la forme. Toutes les formations évidemment sont... décrites de manière extrêmement extensive sur la plateforme. On aura aussi, sur la base du volontariat des formations, la capacité d'accéder dès l'année prochaine à des capsules, des petites capsules vidéo qui permettront de décrire le contenu de la formation, des attendus, de ce qui se fera et qui seront directement consultables. Un point qui est un point qui était parfois vu comme très irritant, c'est la question de la lettre de motivation. Vous savez qu'on demandait une lettre de motivation qui, il y a quelques années, était obligatoire, était devenue facultative ces derniers temps. Mais là, vraiment, on va sur l'idée que cette lettre de motivation, alors, elle ne sera pas interdite. On pourra toujours avoir des formations qui demanderont une lettre de motivation aux étudiants, aux lycéens, pardon, mais vraiment, elles devront justifier la raison pour laquelle elles veulent une lettre de motivation. On sait tous que, d'abord, c'est... Cette aide de motivation est un irritant d'une part, et puis d'autre part, par les temps qui courent avec l'intelligence artificielle, on a aussi probablement une baisse d'intérêt en termes de qualité et d'informations obtenues en exploitant ces courriers. Cinquième point qui est particulièrement important, c'est que chaque refus, quand vous recevrez un refus pour une formation donnée, vous aurez la possibilité de saisir la formation pour comprendre les raisons du refus. Donc vraiment un droit à l'explication quand on n'est pas pris dans une formation donnée. Autre série de mesures, alors celles-là sont partiellement en 2027 et puis partiellement... d'autres plus tard en 2028. Il y a un gros travail aussi, comme vous le savez, de plusieurs demandes sur la question dite des algorithmes locaux, même si ce titre est intitulé d'un prof, c'est ce qui est aujourd'hui utilisé. Et donc nous allons vers une transparence beaucoup plus forte. Chaque formation affichera et expliquera quels sont les traitements automatisés qu'elle utilise. pour identifier et pour prendre les candidats qui sont candidats à la formation donnée. Donc il y a un vrai travail de transparence qui était, je crois, très attendu aujourd'hui. Et donc ça se fera par la publication de la manière dont ça a été fait l'année précédente et donc qui permettra aussi aux jeunes de comprendre exactement comment chaque formation va évaluer son dossier. Une commission par académie qui sera une commission locale d'accès aux informations et à la réussite étudiante. Et il dit donc qui véritablement sera l'endroit académie par académie où dans cette commission évidemment des lycéens de l'académie, aussi évidemment des personnels de l'académie, des enseignants aussi et puis des enseignants-chercheurs qui seront véritablement en mesure de comprendre comment... la campagne se déroule au sein de l'académie, de la suivre, de la comprendre. Donc là aussi, un outil vraiment de transparence. Nous proposerons aussi, alors là aussi de manière optionnelle en 2027, à des lycéens et à des enseignants de lycées de participer aux jurys, qui sont des jurys des formations du supérieur, pour regarder comment ça se passe et comment ça se déroule. On emmènera aussi un travail important sur les priorités. Vous savez qu'il y a deux choses dans Parcoursup, sur les questions de sectorisation, puis surtout sur les questions des boursiers. Les boursiers du lycée sont « favorisés » sur Parcoursup parce qu'il y a des quotas qui permettent de favoriser leur candidature dans les formations. C'est ça qui a permis à 150 000 jeunes boursiers d'avoir des formations qu'ils n'auraient pas eues autrement. Je pense que le mécanisme aujourd'hui n'est peut-être pas encore bien compris, donc il y aura un vrai travail aussi. d'explicitation de la manière dont ça fonctionne aujourd'hui. Autre question qui prend un petit peu plus de temps, suppression de la mention du lycée d'origine, qui est aussi quelque chose qui a été beaucoup demandé. Ça prend un petit peu plus de temps parce que, simplement, aujourd'hui, on sait qu'il y a une hétérogénéité de la notation dans les différents lycées. Et donc, il faut qu'on ait des moyens d'objectiver les différences de notation entre différents établissements. Donc ça, ça demandera un petit peu plus de temps. Mais on va dès maintenant, pour la session 2028, vers une suppression de la mention du lycée d'origine. C'est important d'avoir malgré... des éléments qui permettent aux formations du supérieur de comprendre comment est-ce qu'ils peuvent comparer les notes de lycéens qui viennent de différents établissements. Donc on a besoin d'ingénierie pour faire les choses proprement. travaillera aussi sur un droit à l'erreur très concret qui permettra aussi de travailler sur la réorientation des jeunes en regroupant les places au fur et à mesure dans l'année disponible pour la réorientation. Donc droit à l'erreur, droit à la réorientation en cours d'année qui sera aussi mené directement. Alors voilà, ça c'est tout le travail qu'on fait dès maintenant. Et puis à côté de ça, évidemment, il y a le travail qui doit être mené aussi avec le Parlement pour discuter aussi de l'avenir de la plateforme et des grands équilibres qui sont derrière l'avenir, derrière l'avenir. futures plateformes, grands équilibres autour de ce qu'on doit faire entre guillemets plus de sélections, est-ce qu'on ne doit pas en avoir du tout, est-ce qu'on veut territorialiser la formation, est-ce qu'on veut privilégier des pôles, enfin des questions qui sont très fondamentales et qui quelque part déterminent l'avenir de l'outil et qu'on doit mener dans les prochains jours, dans les prochaines semaines pour justement travailler sur la version future de le successeur de Parcoursup. À côté de Parcoursup, évidemment, il y a la question de l'amont qui a été discutée par le ministre il y a un instant, et en particulier des questions d'orientation au lycée. Et puis il y a la question de l'aval. Et l'aval, c'est la question du nombre de places qui sont disponibles dans l'enseignement supérieur. Ce qu'on annonce aujourd'hui, c'est déjà pour commencer, dès cette année, 15 000 places nouvelles. entre 2027 et 2028, mais au-delà de ces 15 000 places, c'est aussi quelque part une vision pluriannuelle de création de places qu'il va falloir construire dans les jours et dans les semaines qui viennent. 15 000 places donc dès maintenant, en premier lieu en Ile-de-France parce que c'est là que la situation est la plus tendue, et essentiellement destinée aux bacheliers technologiques et aux bacheliers professionnels, c'est-à-dire essentiellement dans des places d'IUT et des places de BTS qui aujourd'hui manquent cruellement en Ile-de-France. Donc c'est vraiment aujourd'hui la priorité. Euh... Travail aussi sur les bourses et sur la question de la précarité étudiante. Il y a des étudiants qui sont précaires. C'est une réalité aujourd'hui. Et donc il y aura un premier travail, effectivement, d'indexation des bourses. Vous savez que les bourses, c'est une grande mesure sociale. Et c'est parmi toutes les mesures sociales d'aide sociale. C'est la seule qui, jusqu'à maintenant, n'était pas indexée sur l'inflation. Donc c'est une annonce qui est quand même assez forte et assez importante, puisque justement, elles seront dorénavant indexées dès cette année. Et donc vous voyez que dès 2027, c'est un peu... moins d'une quarantaine de millions d'euros en plus. Et puis évidemment une montée en charge année après année pour suivre les prévisions de l'inflation. Et donc c'est là aussi une annonce qui je crois est importante et s'ajoute aussi de tout ce qui est fait autour du repas à 1 euro qui a déjà été présenté et qui existe déjà, qui sont des mesures d'accompagnement justement des difficultés que peuvent vivre les étudiants aujourd'hui. Je termine enfin sur la question de l'immobilier sur les campus. Nous avons aujourd'hui un patrimoine immobilier qui est un gros patrimoine immobilier universitaire, des établissements d'enseignement supérieur. extrêmement hétérogène, avec à la fois des bâtiments qui sont des bâtiments magnifiques et totalement rénovés ou parfaitement neufs, mais aussi un patrimoine qui est parfois en mauvais état. Nous annonçons là 1 milliard d'euros en plus qui vont arriver justement pour le financement et pour des opérations de rénovation. 200 millions d'euros. dès 2027, pour déployer une première série d'opérations, avec déjà, sur l'ensemble de l'Hexagone et de l'Outre-mer, avec déjà, pour ces 200 premiers millions d'euros, un ensemble de sites qui ont déjà été identifiés, et qu'il va falloir évidemment discuter, parce que c'est un travail qu'on a mené quand même assez vite, en mobilisant les connaissances que nous avons, évidemment, de la situation du bâti, mais qui doit être discutée aussi avec les présidents de l'université, les directeurs d'établissements, pour affiner cette carte, et pour lancer dès 2027 une première. vague de rénovation au-delà d'un plan pluriannuel immobilier qui a été présenté précédemment. Voilà. Et je termine aussi, évidemment, sur la question de nouveau, sur la question de... Peut-être pour revenir un tout petit peu en arrière sur la question des étudiants, pardon. Repas 1 euro, donc ça, je l'ai déjà indiqué. Donc, comme vous le savez, il y a un effort considérable qui a été fait sur les repas 1 euro, avec des recrutements qui ont été massifs dans les crousses pour accompagner les repas 1 euro. Au total, ce sont 800 personnes qui sont sur le point d'être recrutées. Une bonne partie d'entre elles l'ont déjà été. mais 800 personnes qui seront recrutées pour assurer le repas à eau dans les Crousses, et puis des augmentations budgétaires considérables et des investissements qui sont listés ici. À côté de ça, aussi un plan immobilier étudiant pour accompagner, on sait qu'on n'a pas suffisamment de logements aujourd'hui, et donc 45 000 qui avaient été annoncés par le Premier ministre de l'époque, François Bayrou, et je voudrais dire que sur ces 45 000, 26 000 sont déjà lancés sur les 45 000, et que le plan se déroule aujourd'hui parfaitement. l'accompagnement de la Banque des Territoires qui avait engagé 5 milliards d'euros sur la création de ces logements. Voilà, peut-être un tout petit récapitulatif. pour rappeler un petit peu la ligne d'horizon des différents changements qui sont sur la table aujourd'hui. Donc à la fois des changements autour de Parcoursup qui commencent dès maintenant, évidemment, avec aussi la création des places, des 15 000 premières places qui arrivent dès la rentrée 2027, la question de la revalorisation, là aussi, rentrée 2027, et puis 2028, évidemment, d'ici à 2028, discussion législative sur l'avenir de la plateforme, et puis nouveau système de... mission qui arrivera en 2028.
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