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Nous irons quand même à cette réunion, il ne réussira pas à nous diviser nous continuerons de mener à la lutte ensemble. Maintenant sur les revendications et sur ce qu'on attend de cette réunion, encore une fois on attend d'être écoutés enfin et que des annonces concrètes soient annoncées à l'issue de cette réunion. Nos 10 revendications sont très claires, elles ont été posées sur la table depuis maintenant plusieurs semaines et donc il n'y aura aucune. concessions, aucun compromis sur ces revendications, car elles demandent tout simplement à pouvoir étudier dans des conditions normales, dans des conditions dignes. Donc nous demandons l'abrogation des Parcoursup et l'ouverture de 250 000 places en université. Nous demandons un plan d'urgence pour le bâti scolaire. Aujourd'hui, il n'est pas normal qu'il y ait des plafonds qui tombent, qu'il y ait des robes dans les couloirs, qu'il fasse beaucoup trop chaud l'été, beaucoup trop froid l'hiver. Nous demandons un plan d'embauche massif pour les professeurs, mais aussi pour des AESH, pour des psychologues, pour des infirmières. Nous demandons une refonte des employés au temps scolaire, une refonte de la démocratie, mais aussi pour la vie étudiante, une revalorisation des bourses. un gel des loyers des Crous, une nouvelle construction pour les logements Crous, pour que la vie étudiante soit aussi confortable et qu'on ne soit pas obligé de travailler en même temps, car c'est ça la première cause d'échec de licence.
Donc nous on sera reçus en parallèle derrière. Ce qui pose encore une fois aussi un vrai sujet, c'est qu'on a toute une intersyndicale de jeunes qui sont mobilisés, qui sont réunis ensemble et qu'on vient encore une fois diviser. Et donc ça nous pose encore une fois question de cette stratégie de la division qui est menée. D'autant plus qu'on se demande quelle consultation va vraiment pouvoir être faite si on a des annonces à 17h30 avec un rendez-vous à 16h pour nos organisations étudiantes. Et donc on continuera de rappeler au gouvernement que maintenant ces annonces doivent être concrètes. On sait Emmanuel Macron, tant mieux, mais concret, il faut qu'on se mette d'accord sur ce que ça veut dire d'abord, que concret, ce n'est pas juste des petites miettes, ce n'est pas juste des micro-pas. Concret, c'est avancer vraiment sur ces 10 mesures. Concret, c'est rendre le quotidien des étudiants et des lycéens différents et que ces mesures soient palpables. Et donc, on est en pleine période budgétaire, donc on attend aussi vraiment des annonces sur le budget derrière et ça ne doit pas juste être, encore une fois, repoussé à de nouvelles consultations.
Sabrine Carbach, K-A-R-B-A-C-H, porte-parole de l'Union étudiante. Donc ça fait maintenant deux semaines qu'on attend à être reçue par M. Lecornu. On est enfin reçue très bien, alléluia. En attendant, on a été baladé de ministère en ministère. C'est le bal des tartuffes complet, avec des ministres d'abord de l'éducation, puis aussi de l'enseignement, qui n'ont su rien nous répondre de concret, à part nous dire qu'ils allaient rendre plus visibles et plus lisibles le parcours sup. Encore une fois, on le répète, nous on sait comment on se fait sélectionner. On n'a pas besoin qu'on nous explique la vie. Ce qu'on veut, c'est des moyens. Maintenant, tout de suite, à savoir 10 milliards pour l'enseignement, pour l'éducation, c'est pas trop demandé. On veut... On a des revendications qui sont claires, que vous pouvez trouver sur 10mesures.fr, qu'il faut continuer à signer pour soutenir les étudiants et les lycéens. Nous, on est tous unis et on voit très bien dans leur petit jeu de vouloir nous diviser, d'abord de voir les lycéens, les étudiants, les influenceurs, je ne sais quoi. Nous, on parle d'une même voix et peu importe le rendez-vous, que ce soit avec les lycéens ou avec les étudiants, ils auront le même son de cloche, à savoir 10 milliards, 10 mesures, ni plus ni moins.
Excusez-moi, Manon Moret pour l'UNEF. Manon Moret, M-O-R-E-T, secrétaire générale de l'UNEF. Donc effectivement, je pense que c'est avant tout important de revenir sur les quatre semaines de mobilisation massive de la jeunesse. Parce que voilà, ça fait quand même longtemps qu'on est mobilisés et c'est seulement aujourd'hui que nous sommes reçus par le Premier ministre. Avec tout le respect qu'on peut avoir pour les influenceurs qui font un travail, évidemment, c'est quand même scandaleux que les organisations syndicales qui représentent les étudiants et qui sont mobilisés depuis quatre semaines soient reçues après. Donc ça témoigne quand même d'un certain mépris du gouvernement. Là, de ce qu'on vient d'entendre, il y aurait apparemment une annonce sur l'augmentation de 15 000 places à l'université, ce qui est absolument scandaleux et complètement à côté de la plaque. Nous, ce que nous demandons, c'est 250 000 places. Et ça prouve évidemment que le gouvernement n'a toujours rien compris, aux raisons de la colère, de la jeunesse, tout simplement. Le gouvernement, aujourd'hui, décide de prendre Parcoursup comme piédestal sur le seul débat qu'il faudrait avoir, mais le vrai débat sur la question de la sélection, c'est bien aussi le nombre de places à l'université. C'est 250 000 places à l'université et 15 000 places... en plus à l'université c'est une annonce qui est complètement à côté de la plaque qui alimente aussi la colère de la jeunesse sur le fait qu'elle n'a que du mépris qu'elle ne reçoit que du mépris de la part du gouvernement donc nous allons évidemment venir à ce rendez vous là expliquer quelles sont nos revendications les poser sur la table est évidemment alerté sur le mépris de ce gouvernement par rapport à nos revendications qui pour le moment n'ont reçu aucune réponse concrète donc nous serons unis malgré une division enfin une tentative de division pardon qui a été mis en place en recevant les lycéens en dehors des organisations étudiantes. Dans tous les cas nous sommes unis et nous serons mobilisés. Ce samedi 31 octobre et évidemment le 5 novembre aux côtés des travailleurs et des travailleuses qui se mettront en grève.
Pour vous, si le gouvernement a déjà fait ces annonces là actuellement, il n'y a aucun moyen pour vous de faire changer les choses ? Pour vous, c'est no go ?
Si, si, il y a bien des moyens, c'est la mobilisation étudiante. Là, ces annonces, elles sont complètement à côté de la plaque. Et ce qui veut dire que dès le 31, dès le 5 novembre, il y aura encore des centaines de milliers de jeunes dans la rue. Par contre, des annonces qui sont faites avant de recevoir les organisations étudiantes. C'est effectivement un gouvernement qui n'a toujours rien compris à ce qui se passe dans ce pays et qui n'est pas prêt à répondre aux revendications de la jeunesse. Et
sur les mesures, le plan à un milliard sur le bâti scolaire, pour vous ça, ça va dans le bon sens ?
Nous, ce qu'on demande, c'est un plan d'urgence pour rénover les bâtisses scolaires. Et vous dites un milliard, en réalité c'est beaucoup plus qu'il faut. Et aujourd'hui, les bâtisses scolaires ne sont pas du tout adaptées aux enjeux climatiques. Il y a plus à 50% des bâtisses scolaires dans lesquels il a fait plus de 30 degrés lors des épisodes caniculaires, des épisodes caniculaires qui vont se répéter les prochaines années. Et donc il faut en plein la hauteur des enjeux et pas juste quelques miettes pour nous faire retourner en cours. Et nous, nous disons très clairement, tant que nos 10 revendications ne sont pas écoutées, nous ne retournerons pas en cours, nous continuerons de nous mobiliser, nous devons avoir un rapport de force dans notre faveur. que nous continuerons d'amplifier et donc il y aura de nouveau des manifestations, des blocus tant qu'on n'est pas écouté. Le gouvernement joue avec le feu là en ne faisant rien, nous continuerons.
Non, non, on se réjouit qu'ils se lèvent, enfin, qu'ils se mettent à nous recevoir. Bon, il a fallu quand même attendre plusieurs semaines, des manifestations, nous balader, comme je le disais, de ministère en ministère. Nous, on va discuter avec eux, on va voir ce qu'ils ont nous proposé. En tout cas, s'ils continuent à nous faire virevolter, on continuera à être dans la rue, c'est pas un souci.
Dernière chance, puisque vous avez fait déjà le ministère de l'Illégation, le ministère de l'Enseignement supérieur. Vous avez vu le président, cette fois le Premier ministre. Ça dépend
des annonces qui sont faites. Ce sera la dernière chance s'il y a des annonces qui sont concrètes, ce sera la dernière chance s'il y a des annonces qui sont palpables et qui changent la vie des étudiants et des lycéens. Là, pour l'instant, des retours qu'on en a, ce n'est pas parti pour être le cas. Et donc, en tout cas, l'ensemble de ces organisations, on continuera de se mobiliser tant qu'on n'aura pas de réponse concrète, tant qu'on n'aura pas de palpable qui change la vie, qui change le quotidien des étudiants
et des lycéens. À eux d'être responsables, à eux d'agir. en Premier ministre, d'agir en responsable de ce pays et de prendre les responsabilités de leur politique et de disant de casse.
vous avez pu suivre sur France Info, on va vous suivre toujours actuellement, et bien cette conférence de presse improvisée par les organisations lycéennes et étudiantes qui vont être reçues dans une demi-heure par le Premier ministre pour faire un point sur la mobilisation. Dans une demi-heure, et quand on voit, comme ils sont remontés, on se dit qu'ils vont avoir des choses à se dire. En effet, Elonore Bailly, bonjour. Vous êtes notre spécialiste d'éducation à France Info. On a vu quand même des étudiants et des lycéens très remontés et surtout pas du tout effrayés par les micros.
Mais en fait, ce qu'ils expliquent surtout, c'est qu'ils ne veulent pas retomber dans les plans marketing, communication du gouvernement, comme ils le dénoncent depuis quelques semaines. Ça fait quatre semaines, en fait, qu'ils sont là, qu'ils revendiquent des demandes très précises, que ce soit pour les lycéens ou pour les étudiants. Ils ont l'impression qu'il n'y a rien qui va. Du moins, il n'y a rien de concret. qui a annoncé. Alors ils disent, c'est ce qu'ils expliquent, ils veulent leur 10 milliards. Ils ont l'impression surtout que le gouvernement essaye de les diviser parce que le gouvernement va d'abord recevoir les lycéens, ensuite les étudiants. D'habitude, ça se passait tous ensemble. Donc ils ne sont pas dupes et ils le montent. Donc effectivement, ils disent que c'est la dernière fois qu'on nous mène en bateau. Et surtout, on continue la lutte. Ils seront dans la rue samedi prochain. Et puis pour la grande journée de mobilisation, jeudi 5 novembre. Le 5
novembre, exactement. C'est une mobilisation des syndicats. Un mot tout de même. Alors, on a cru comprendre qu'il pouvait y avoir quelques annonces. Alors, on ne les connaît pas concrètement. On va bien sûr attendre la conférence de presse de l'après-rencontre par le ministre de l'Éducation. Mais il y aurait quelques chiffres qui tourneraient déjà. 15 000 places en fac, 1 milliard pour le bâti. On est assez loin quand même des demandes. Alors,
15 000 places en fac, il faut savoir que cette année, Rien que cette année, il y avait plus de 1 million d'élèves qui ont présenté Parcoursup pour avoir une place dans l'enseignement supérieur. Il manquerait déjà 66 000 places pour trouver de la place pour tout le monde. Rien que cette année. Et les chiffres ne font qu'augmenter du côté des lycées. Il y a encore plus d'élèves qui sont inscrits cette année au baccalauréat, sans compter ceux qui vont se réorienter, ceux qui vont redoubler leur première année. Donc il y aura effectivement beaucoup de monde. Donc 15 000 places. Ils en demandent 250 000. Effectivement, on ne le compte, je ne sais pas. Et pour le milliard, pour le bâti.
Oui, oui, c'est ça.
Écoutez, tout ça, c'est à la main, on le sait bien, des régions, des départements, donc c'est un petit peu compliqué. Ça reste un petit peu dans le vague, en fait, en quelque sorte.
C'est ça. Alors, on va en savoir davantage aussi. Je vous rappelle que cette réunion doit commencer à 14h30 et qu'on voit déjà des représentants très mobilisés. On va en parler également avec Paul Sébib. Bonjour. Bonjour. Vous êtes rédacteur en chef du magazine Hexagone, spécialiste de l'opinion publique, et également Quentin Calmet. Bonjour. Bonjour. Vous êtes journaliste politique à Public Sénat. Pablo Pio-Vivien, bonjour. Vous êtes rédacteur en chef de la revue Regards. Et Benjamin Cambouliv, bonjour. Vous êtes également porte-parole du syndicat alternatif police FASNI. On discute justement à l'heure-là de ces lycéens qui sont déjà en train de monter, qui ont fait une conférence de presse. Nous sommes à Matignon. Devant, à 14h30, ils rencontreront Sébastien Lecornu. Alors on l'a vu tout de même aujourd'hui, Paul Sébille. On voit même des étudiants, des lycéens et étudiants qui sont assez mobilisés. Et autant les Français ont pu être choqués par les violences, mais autant le mouvement, lui, est assez soutenu. Les revendications
sont soutenues majoritairement, mais il ne faut pas sous-estimer aussi la part des Français qui ne soutiennent pas ou qui ne jugent pas légitime ces revendications. On est à peu près à 30-40% selon une dernière étude de Cluster 17. Bon, ça ne change pas le fond du problème, mais ça change quand même un peu la perception que vont avoir les Français des réponses et à la fois de la réponse des étudiants à ces réponses. puisque par exemple, ne serait-ce que sur l'accès à l'université, les créations de places, il y a en France l'idée quand même chez les Français qu'il faudrait aussi sélectionner les étudiants. On sait que la France est l'un des systèmes universitaires qui sélectionne le moins ses étudiants, où il y a le moins de sélections à l'entrée. Et ça, ça pose un problème parce que ces places d'université vont coûter aux finances publiques. Et par ailleurs, les Français estiment aussi qu'il est normal d'atteindre certains niveaux d'éducation après une sélection. Donc il y a un petit peu tout ça qui se met en place. Le soutien est à certaines revendications légitimement par les Français. Mais attention quand même, au fur et à mesure, le temps, les réponses apportées et comment ça va évoluer, la dynamique qui va s'installer avec les Français. Il y a surtout que le
gouvernement comptait sur les vacances de la Toussaint en se disant que ça va s'essouffler. On a une semaine passée déjà des vacances, ça ne s'essouffle pas du tout. On a même l'impression que c'est de pire en pire tout de même.
Oui, bien sûr, mais ça, il n'y a aucune raison. C'est vrai que c'était une forme de... Si, les vacances, on comptait généralement... qui donne une idée, une image un peu négative de ce mouvement, comme si c'était quelque chose de futile que les vacances. Alors sans doute, mais voilà, on voit bien que les revendications sont toujours là, vous l'avez très bien dit.
Un mot aussi, Kodak Elmet, là on voit, ils vont être reçus par le Premier ministre, ces étudiants. Vendredi, il était déjà par le président. Comment ça sert en fait ?
D'ailleurs le président qui avait dit, par exemple sur Parcoursup, qu'il y aurait une refonte en profondeur, là où quelques jours plus tard, on a vu Sébastien Lecornu dire qu'il allait falloir bouger. Donc toute la question, c'est la question du degré maintenant de réponse de l'exécutif. Et on le voit, les syndicats lycéens, les représentants des lycéens qui ne veulent pas avoir une demi-réponse ou alors des réponses juste sur des mesures très techniques, très technocratiques, ils veulent utiliser. Je pense qu'il y a quand même un mouvement, une mobilisation qui est forte et qui s'accentue de semaine en semaine avec, au-delà des lycéens maintenant, beaucoup de syndicats qui ont rejoint l'appel à la mobilisation. Ça ne peut être que favorable au mouvement des lycéens qui veulent utiliser cet élan qu'il y a maintenant dans les rues depuis plusieurs semaines pour essayer d'enfoncer le clou et avoir une réponse politique qui soit majeure et pas juste technicienne.
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