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Bonsoir à tous. Est-ce que tout le monde est prêt ? C'est bon ? Pardon pour le retard, mais nous sortons d'une nouvelle journée de consultation avec le Premier ministre, une nouvelle après-midi de consultation avec le Premier ministre. avec notamment les lycéens d'abord, et puis avec les étudiants ensuite. L'objectif, c'est évidemment de vous présenter les différentes mesures que le gouvernement adopte dans le cadre du mouvement des lycéens et des étudiants, et puis évidemment de vous présenter aussi les différents chantiers que nous ouvrons, ce qui est à la fois des mesures... si vous me permettrez, en dur, qui vont figurer dans la prochaine loi de finances. Et puis il y a des chantiers que nous ouvrons et qui trouveront à se réaliser au cours des prochaines semaines et des prochains mois. Peut-être d'abord, avant de revenir sur ceci, un point de méthode. En termes de méthode, ça fait maintenant plusieurs semaines que nous consultons, comme vous le savez, que nous rencontrons les associations lycéennes, les élus lycéens. les élus étudiants, les organisations syndicales représentatives des personnels, les sessions de parents d'élèves. Donc il y a tout un travail qui a été fait depuis plus de trois semaines. Et puis il y a évidemment eu en face un travail, j'allais dire de fond, parce que nous avons un principe de base qui a été fixé par le Premier ministre et auquel évidemment nous adhérons, c'est qu'aucune des décisions que nous prenons n'est une promesse en l'air. Tout ce que nous disons sera fait. et sera respectée dans des délais précis et de manière chiffrée. Deuxième élément, vous savez qu'on s'est donc beaucoup appuyé sur la plateforme qui a été ouverte pour les lycéennes et les lycéens et qui a obtenu pas moins de 100 000 contributions, 101 000 pour être assez précis, autour de deux questions que je vous rappelle simplement, qui étaient de savoir quelles étaient les principales difficultés que nos élèves rencontraient au lycée et ce qui devrait, d'après eux, changer ou être amélioré. pour mieux apprendre dans leur scolarité. En 18 jours, nous avons eu plus de 100 000 participations, dont plus de 20% a été des contributions collectives, donc ça veut dire des conseils de vie lycéenne, des groupes d'élèves qui avaient travaillé entre eux sur le sujet. Sur les 3 700 lycées français, 3 000. ont d'une manière ou d'une autre contribué, avec, comme vous le voyez, une géographie assez disparate, mais une forte proportion de participation, notamment en Ile-de-France, dans le Nord, Rhône-Alpes, Occitanie, Bretagne et Bordeaux. Mais en tout cas, une très très forte mobilisation de nos élèves, qui nous a permis de dresser un panorama du point de vue des usagers, des difficultés qui étaient rencontrées. Quand on regarde les principaux sujets évoqués, nous tiendrons les cartes évidemment à votre disposition, puisque nous avons des cartes thème par thème et même sous-thème par sous-thème, donc tout ceci sera tenu à votre disposition. Ce qui ressort, c'est d'abord... J'allais dire une pression scolaire, à la fois en termes de temps et de fond, qui est manifestement vécue comme déséquilibrée. C'est la question du 8h-18h, c'est la question de l'absence de pause méridienne, c'est la question d'un peu du temps trop chargé et ou à trou, c'est la question aussi de la charge de travail, des devoirs, etc. La deuxième question qui émerge, vous la voyez, dans 56% des contributions, c'est la question du bâti scolaire. Il est question de rénovation thermique, mais il est question aussi tout simplement de confort et j'aurais presque envie de dire parfois de conditions de travail qui ne sont pas dignes tout simplement de ce qu'on est en droit d'offrir à nos élèves. Dans 31% des cas, les contributions mentionnent des difficultés de remplacement des professeurs absents. Dans près d'un quart des cas, des classes trop chargées. Dans 33% des cas, des difficultés touchant au climat scolaire. et ou à la santé mentale des élèves, souvent d'ailleurs en écho soit pour les parties climat scolaire avec le harcèlement, soit pour la partie santé mentale avec la pression scolaire. Et puis, vous voyez, 22,3% des cas, la pression de l'orientation et de parcours sup. Tout dernier sujet qui dépasse les 10%, c'est le sujet de la démocratie lycéenne et celui d'une parole lycéenne qui n'est pas considérée comme suffisamment entendue. Et donc, vous voyez qu'à partir de cela, à la fois par le travail qui a été mené partout au niveau national et au niveau territorial, et à partir de cette plateforme, j'allais dire très exhaustive, nous avons tout simplement la capacité à répondre point par point aux questions qui nous ont été posées. Alors, je vous propose, c'est peut-être de revenir brièvement sur les principaux enjeux du côté scolaire, et puis Philippe Baptiste vous présentera les enjeux du côté de l'ensemble supérieur, notamment de Parcoursup. qui va être à la fois transformée cette année et remplacée dans les prochaines. Du côté du scolaire, si on reprend les différentes questions soulevées. Question d'abord du bâti scolaire. Nos élèves nous disent à 56% qu'ils sont dans des configurations qui sont très clairement insuffisantes, avec notamment une préoccupation très forte sur le sujet en Outre-mer. Le gouvernement, le Premier ministre, a décidé d'ouvrir... 4 milliards d'euros de lignes de crédit supplémentaires dans le cadre des prêts à taux bonifiés aux régions et aux départements pour les collèges et les lycées, de manière à ce qu'ils puissent très rapidement trouver des sources de financement à des taux très préférentiels pour poursuivre. et mener à bien les travaux de rénovation des bâtiments. J'aurai ce jeudi même une réunion avec les collectivités régionales et les élus lycéens de manière à travailler point par point sur les différents leviers disponibles et sur la programmation que cette ligne budgétaire de 4 milliards d'euros rend possible. Je précise que cette ligne budgétaire s'ajoute. aux 1,5 milliard d'euros qui avaient déjà été engagés au titre de la rénovation des lycées. Donc je précise que ça n'inclut pas d'anciennes dépenses, c'est 4 milliards d'euros supplémentaires mis à disposition des régions. Deuxième élément sur le bâti, vous voyez bien qu'il y a un enjeu à la fois national, d'abondement des moyens des régions, et puis il y a un enjeu aussi qui consiste à répondre au niveau local et territorial. Il y a des questions très précises, les portes qui manquent ici, les toilettes qui sont dégradées là, etc. Toutes les contributions et leur synthèse seront remises au cours des 15 prochains jours à chaque établissement. Et ces contributions et leur synthèse seront présentées en conseil d'administration et discutées en conseil d'administration avec les us des régions, avec les représentants personnels, avec les parents d'élèves et avec les élèves. Pour donner des suites concrètes. Donc ça veut dire que cette plateforme... Très concrètement, chacune des contributions va être lue et examinée dans chaque établissement, mise à disposition de cette administration pour pouvoir avancer. Deuxième ensemble de sujets, c'est la question de, pour faire simple, la pression scolaire. Nos élèves vivent mal. Une forme de pression scolaire qui s'est accumulée sur eux, à la fois sous l'effet de parcours sub, sous l'effet du choix des spécialités, sous l'effet aussi de classes trop chargées, ils nous le disent. Et nous devons réduire objectivement cette pression scolaire. Réduire cette pression scolaire, ça veut dire d'abord réduire le nombre d'élèves par classe. Vous savez que ce sont les élèves les plus nombreux, c'est la génération la plus nombreuse qui est actuellement au lycée. La décrue démographique interviendra au lycée un peu plus tard, mais nous avons aujourd'hui... au lycée la génération la plus nombreuse démographiquement, et ça se ressent dans leur condition d'apprentissage. Et donc, dès la rentrée 2027, j'ai décidé que les classes de seconde seraient plafonnées à 28 élèves dans les 50% de lycées les moins favorisés, et dès la rentrée 28, dans l'autre moitié, c'est-à-dire dans les lycées les plus favorisés. Donc en deux ans, toutes les classes de seconde seront plafonnées à 28 élèves maximum. Premier élément. Deuxième élément, nous allons écrêter, donc limiter le nombre d'élèves dans les groupes les plus nombreux, en première et en terminale, notamment dans les spécialités. Vous savez qu'en première et en terminale, c'est difficile de donner un nombre d'élèves par classe, parce qu'en fait, 70% du temps se passe en groupe en fonction des spécialités. Mais très clairement, nous allons remettre des moyens pour limiter considérablement le nombre d'élèves par groupe de spécialité. Très concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que toutes les suppressions de postes qui étaient prévues dans le second degré public, donc les 836 suppressions de postes qui étaient prévues, seront annulées par amendement du gouvernement et que nous créerons 500 postes de professeurs supplémentaires dans le second degré public à destination des lycées. Le deuxième élément, c'est la dimension de pression scolaire qui est liée à l'organisation du temps scolaire. et notamment autour des questions de spécialité et plus généralement de contrôle continu. Le fait est que nos élèves vivent mal, et on peut les comprendre, de devoir dès le début de la première, d'avoir l'impression dès le début de la première de jouer leur bac chaque semaine à chaque contrôle. Ça n'a pas été conçu pour ça, vous le savez au contraire, au départ ça a été imaginé pour faire baisser la pression, c'est-à-dire que ça faisait moins de pression que les épreuves terminales il y a quelques années. Le fait est qu'aujourd'hui, c'est vécu. comme un élément, j'allais dire, un peu angoissant pour leur scolarité. Et donc, nous ouvrons pour le coup un chantier, donc je ne préempte pas les décisions de ce chantier, mais nous ouvrons un chantier dès demain, avec les lycéens et avec les relations syndicales représentatives des personnels, pour questionner la place du contrôle continu au baccalauréat et donc au lycée, et notamment pendant l'année de première. dont je ne suis pas sûr qu'elle ait vocation à compter immédiatement pour le baccalauréat dans le cadre du contrôle continu. Et nous ouvrirons également dans ce cadre-là deux autres questions. La première question, c'est celle des combinaisons de spécialités ouvertes ou à privilégier. La grosse difficulté au jour de l'emploi du temps, c'est des combinaisons de spécialités multiples. Il y a plus de 300 combinaisons possibles. Il faut peut-être au bout d'un moment... j'allais dire optimiser un peu ces choix de spécialité. Et puis la deuxième, c'est la question de la place de l'enseignement scientifique et des mathématiques en première et en terminale, puisque vous savez peut-être que le paradoxe est qu'aujourd'hui, un élève de première qui ne prend pas la spécialité mathématique a une heure et demie de plus de cours par semaine et donc voit encore sa charge augmentée. Nous allons en profiter, puisque c'est une demande qui très clairement ressort de la plateforme comme des organisations, pour réinterroger ces différents éléments, avec pour objectif de conclure les travaux début 2027 ou plus tard, donc en janvier prochain, et de manière à ce que des mesures puissent être adoptées dès la rentrée prochaine. en fonction de ce que donneront les travaux, une refonte du contrôle continu, des choix de spécialité, de la place de l'ensemble scientifique et mathématique, avec pour objectif tout simplement que la pression scolaire diminue, que le volume horaire peut-être diminue un petit peu, et puis également que les employés du temps soient mieux organisés et que nos élèves puissent notamment avoir systématiquement un certain nombre de garanties, notamment autour de la pause méridienne. Le troisième élément, ou le quatrième élément, pardon, c'est la question du remplacement. où là, le plan que nous avons engagé sera poursuivi. Vous savez qu'on a engagé un plan à peu près une dizaine de jours avant les vacances de la Toussaint. En 15 jours, nous sommes passés de 114 lycées que j'avais classé rouge, c'est-à-dire dans lesquels plus de 5% des cours n'étaient pas assurés, à 21 à date. L'objectif étant évidemment de les réduire à zéro. Et puis, le dernier point sur cette question du côté du lycée, c'est évidemment également la question de la santé mentale. Vous savez que, je vous l'avais vu dans les remontées, nos élèves sont dans une situation, pour beaucoup d'entre eux, de souffrance ou de détresse. Ça suppose à la fois d'avoir une politique préventive, bien sûr, sur laquelle on va travailler. On a déjà entamé beaucoup de travaux là-dessus depuis un an et on va bientôt les rendre publics et les cristalliser. Mais ça suppose aussi de mieux les accompagner pour permettre une prise en charge très rapide en cas de difficultés. Nous avions prévu d'ores et déjà de créer 300 postes supplémentaires dans le projet de loi de finances d'infirmiers, de psychologie éducation nationale et d'assistantes et d'assistants sociaux. Nous allons monter à 500 créations de postes de manière à pouvoir répondre au plus vite et au mieux à ces enjeux. Tout ceci, évidemment, est en vocation à préparer, dans les meilleures conditions, la poursuite dans le supérieur, ce qui pose évidemment deux types de questions, l'évolution de parcours sup, et puis la création de places dans le supérieur, sur lesquelles je laisse Philippe Baptiste vous présenter les choses.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Peut-être quelques éléments simplement. Finalement, les questions qui se posent aujourd'hui et qui remontent de la part des lycéens et des interlocuteurs étudiants, elles sont assez simples. Elles tournent autour de deux questions. Où pourrais-je étudier ? Où est-ce que je vais pouvoir faire mes études ? Où est-ce que je vais trouver une place ? Et puis, comment je pourrais vivre pendant mes études ? Dans quelles conditions ? Et puis aussi des demandes, je crois, qui sont assez fortes d'être mieux entendues, mieux associées aux décisions qui sont prises sur ces différentes questions. Donc on a essayé d'écouter et puis de concerter, vraiment d'écouter les étudiants et les lycéens, évidemment, sur ces différentes questions. Et en particulier sur la question de Parcoursup, donc 100 000 contributions lycéennes, évidemment, entre 15 et 20 % qui... traite du sujet de Parcoursup et de l'orientation, des associations lycéennes qu'on a reçues évidemment à plusieurs reprises, et puis un travail aussi qui a été mené depuis une dizaine de jours, une semaine, une dizaine de jours à peu près, par Gilles Roussel et deux vice-présidents lycéens sur les évolutions possibles de la plateforme Parcoursup. Ce qu'on annonce aujourd'hui, c'est vraiment l'idée d'avoir une évolution forte de Parcoursup dès cette année, et puis qui nous mènera vers... l'outil futur, un remplaçant de Parcoursup en 2028. Alors pourquoi deux temps ? En fait, c'est très simple. C'est que Parcoursup, évidemment, est adossé à la loi, à une loi qui s'appelle Orientation et Réussite des Étudiants. Et donc, il y a un certain nombre de paramètres de Parcoursup qui ne peuvent être changés que si la loi elle-même évolue. Et donc, par contre, on a le moyen de faire évoluer très très vite un ensemble d'autres éléments que je vais vous présenter immédiatement dès la prochaine session. Et en parallèle, évidemment... on acte et on lance un travail qui sera un travail qui inclura possiblement des évolutions législatives. Et ça commence évidemment par un débat au Parlement mercredi, comme vous le savez, sur ces questions-là, qui permettra de faire évoluer plus durablement la plateforme. Donc travail en deux temps. Et je vais vous présenter quelques éléments sur les évolutions. Premier élément évidemment sur un travail... D'abord, simplement de lisibilité et de facilité d'usage de la plateforme avec un travail qui sera mené avec des lycéens pour avoir des informations plus claires dès l'ouverture de la plateforme. Un accompagnement à l'orientation... dès la classe de seconde, qui passe entre autres par un compte Parcoursup qui sera utilisé systématiquement par les lycéens et qui leur permettra de justement mieux appréhender l'outil et de ne pas avoir ces difficultés qu'on peut constater encore aujourd'hui à quelques jours, dans les derniers jours des sessions, pour bien comprendre justement le fonctionnement de la plateforme. Et puis aussi un travail toujours sur la forme. Toutes les formations évidemment sont... décrites de manière extrêmement extensive sur la plateforme, on aura aussi sur la base du volontariat des formations la capacité d'accéder dès l'année prochaine à des capsules, des petites capsules vidéo qui permettront de décrire le contenu de la formation, des attendus, de ce qui se fera et qui seront directement consultables. Un point qui est un point qui était parfois vu comme très irritant, c'est la question de la lettre de motivation. Vous savez qu'on demandait une lettre de motivation qui, il y a quelques années, était obligatoire, était devenue facultative ces derniers temps. Mais là, vraiment, on va sur l'idée que cette lettre de motivation, alors, elle ne sera pas interdite. On pourra toujours avoir des formations qui demanderont une lettre de motivation aux étudiants, aux lycéens, pardon, mais vraiment, elles devront justifier la raison pour laquelle elles veulent une lettre de motivation. On sait tous que, d'abord, c'est... Cette tête de motivation est un irritant d'une part, et puis d'autre part, par les temps qui courent avec l'intelligence artificielle, on a aussi probablement une baisse d'intérêt en termes de qualité et d'informations obtenues en exploitant ces courriers. Cinquième point qui est particulièrement important, c'est que chaque refus, quand vous recevrez un refus pour une formation donnée, vous aurez la possibilité de saisir la formation pour comprendre les raisons du refus. Donc vraiment un droit à l'explication quand on n'est pas pris dans une formation donnée. d'autres plus tard en 2028. Il y a un gros travail aussi, comme vous le savez, de plusieurs demandes sur la question des algorithmes locaux, même si ce titre est intitulé d'un prof, c'est ce qui est aujourd'hui utilisé. Et donc nous allons vers une transparence beaucoup plus forte. Chaque formation affichera et expliquera quels sont les traitements automatisés qu'elle utilise pour identifier et pour prendre les candidats. qui sont candidats à la formation de données. Donc il y a un vrai travail de transparence qui était, je crois, très attendu aujourd'hui. Et donc ça se fera par la publication de la manière dont ça a été fait l'année précédente, et donc qui permettra aussi aux jeunes de comprendre exactement comment chaque formation va évaluer son dossier. Une commission par académie qui sera une commission locale d'accès aux informations et à la réussite étudiante et qui véritablement sera l'endroit académie par académie où dans cette commission évidemment des lycéens de l'académie, aussi évidemment des personnels de l'académie, des enseignants aussi et puis des enseignants-chercheurs qui seront véritablement en mesure de comprendre comment... La campagne se déroule au sein de l'académie, de la suivre, de la comprendre. Donc là aussi, un outil vraiment de transparence. Nous proposerons aussi, alors là aussi de manière optionnelle en 2027, à des lycéens et à des enseignants de lycées de participer aux jurys, qui sont des jurys des formations du supérieur, pour regarder comment ça se passe et comment ça se déroule. On emmènera aussi un travail important sur les priorités. Vous savez qu'il y a deux choses dans Parcoursup, sur les questions de sectorisation et surtout sur les questions des boursiers. Les boursiers du lycée sont « favorisés » sur Parcoursup parce qu'il y a des quotas qui permettent de favoriser leur candidature dans les formations. C'est ça qui a permis à 150 000 jeunes boursiers d'avoir des formations qu'ils n'auraient pas eu autrement. Je pense que le mécanisme aujourd'hui n'est peut-être pas encore bien compris. Il y aura un vrai travail aussi. d'explicitation de la manière dont ça fonctionne aujourd'hui. Autre question qui prend un petit peu plus de temps, suppression de la mention du lycée d'origine, qui est aussi quelque chose qui a été beaucoup demandé. Ça prend un petit peu plus de temps parce que simplement aujourd'hui, on sait qu'il y a une hétérogénéité de la notation dans les différents lycées. Et donc, il faut qu'on ait des moyens d'objectiver les différences de notation entre différents établissements. Donc ça, ça demandera un petit peu plus de temps. Mais on va dès maintenant, pour la session 2028, vers une suppression de la mention du lycée d'origine. C'est important d'avoir malgré... des éléments qui permettent aux formations du supérieur de comprendre comment est-ce qu'ils peuvent comparer les notes de lycéens qui viennent de différents établissements. On a besoin d'ingénierie pour faire les choses proprement. On travaillera aussi sur un droit à l'erreur très concret qui permettra aussi de travailler sur la réorientation des jeunes. en regroupant les places au fur et à mesure dans l'année disponibles pour de la réorientation. Donc droit à l'erreur, droit à la réorientation en cours d'année, qui sera aussi mené directement. Alors voilà, ça c'est tout le travail qu'on fait dès maintenant. Et puis à côté de ça, évidemment, il y a le travail qui doit être mené aussi avec le Parlement pour discuter aussi de l'avenir de la plateforme et des grands équilibres qui sont derrière la future plateforme, grands équilibres autour de ce qu'on doit faire, entre guillemets, plus de sélection. Est-ce qu'on ne doit pas en avoir du tout ? Est-ce qu'on veut territorialiser la formation ? Est-ce qu'on veut privilégier les pôles ? Des questions qui sont très fondamentales et qui, quelque part, déterminent l'avenir de l'outil et qu'on doit mener dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, pour justement travailler sur la version future de le successeur de Parcoursup. À côté de Parcoursup, évidemment, il y a la question de l'amont, qui a été discutée par le ministre il y a un instant, et en particulier des questions d'orientation au lycée, et puis il y a la question de l'aval. Et l'aval, c'est la question du nombre de places qui sont disponibles dans l'enseignement supérieur. Ce qu'on annonce aujourd'hui, c'est déjà, pour commencer, dès cette année, 15 000 places nouvelles. entre 2027 et 2028, mais au-delà de ces 15 000 places, c'est aussi quelque part une vision pluriannuelle de création de places qu'il va falloir construire dans les jours et dans les semaines qui viennent. 15 000 places, donc dès maintenant, en premier lieu en Ile-de-France, parce que c'est là que la situation est la plus tendue, et essentiellement destinée aux bacheliers technologiques et aux bacheliers professionnels, c'est-à-dire essentiellement dans des places d'IUT et des places de BTS, qui aujourd'hui manquent cruellement en Ile-de-France. Donc c'est vraiment aujourd'hui la priorité. Euh... Travail aussi sur les bourses et sur la question de la précarité étudiante. Il y a des étudiants qui sont précaires. C'est une réalité aujourd'hui. Et donc il y aura un premier travail d'indexation des bourses. Vous savez que les bourses, c'est une grande mesure sociale. Et c'est parmi toutes les mesures sociales d'aide sociale. C'est la seule qui, jusqu'à maintenant, n'était pas indexée sur l'inflation. Donc c'est une annonce qui est quand même assez forte et assez importante, puisque justement, elles seront dorénavant indexées dès cette année. Et donc vous voyez que dès 2027, c'est un peu... moins d'une quarantaine de millions d'euros en plus, et puis évidemment une montée en charge année après année pour suivre les prévisions de l'inflation. C'est là aussi une annonce qui je crois est importante et s'ajoute aussi de tout ce qui est fait autour du repas à 1 euro qui a déjà été présenté et qui existe déjà, qui sont des mesures d'accompagnement justement des difficultés que peuvent vivre les étudiants aujourd'hui. Je termine enfin sur la question de l'immobilier sur les campus. Nous avons aujourd'hui un patrimoine immobilier qui est un gros patrimoine immobilier universitaire, des établissements d'enseignement supérieur, extrêmement hétérogène, avec à la fois des bâtiments qui sont des bâtiments magnifiques et totalement rénovés ou parfaitement neufs, mais aussi un patrimoine qui est parfois en mauvais état. Nous annonçons là un milliard d'euros en plus qui vont arriver justement pour le financement et pour des opérations de rénovation. 200 millions d'euros dès 2027, pour déployer une première série d'opérations, avec déjà, sur l'ensemble de l'Hexagone et de l'Outre-mer, avec déjà, pour ces 200 premiers millions d'euros, un ensemble de sites qui ont déjà été identifiés, et qu'il va falloir évidemment discuter, parce que c'est un travail qu'on a mené quand même assez vite, en mobilisant les connaissances que nous avons, évidemment, de la situation du bâti, mais qui doit être discutée aussi avec les présidents de l'université, les directeurs d'établissements, pour affiner cette carte, et pour lancer dès 2027 une première. vague de rénovation au-delà d'un plan pluriannuel immobilier qui a été présenté précédemment. Voilà, et je termine aussi évidemment sur la question de nouveau, sur la question de, peut-être pour revenir un tout petit peu en arrière, sur la question des étudiants, pardon, repas à un euro, donc ça je l'ai déjà indiqué, donc comme vous le savez, il y a un effort considérable qui a été fait sur les repas à un euro, avec des recrutements qui ont été massifs dans les crousses pour accompagner les repas à un euro, au total ce sont 800 personnes qui sont sur le point d'être recrutées, une bonne partie d'entre elles l'ont déjà été. mais 800 personnes qui seront recrutées pour assurer le repas à eau dans les Crousses, et puis des augmentations budgétaires considérables et des investissements qui sont listés ici. À côté de ça, aussi un plan immobilier étudiant pour accompagner, on sait qu'on n'a pas suffisamment de logements aujourd'hui, et donc 45 000 qui avaient été annoncés par le Premier ministre de l'époque, François Bayrou, et je voudrais dire que sur ces 45 000, 26 000 sont déjà lancés, sur les 45 000, et que le plan se déroule aujourd'hui parfaitement. l'accompagnement de la Banque des Territoires qui avait engagé 5 milliards d'euros sur la création de ces logements. Voilà peut-être un tout petit récapitulatif. pour rappeler un petit peu la ligne d'horizon des différents changements qui sont sur la table aujourd'hui. Donc à la fois des changements autour de Parcoursup qui commencent dès maintenant, évidemment, avec aussi la création des places, des 15 000 premières places qui arrivent dès la rentrée 2027, la question de la revalorisation, là aussi, rentrée 2027, et puis 2028, évidemment, d'ici à 2028, discussion législative sur l'avenir de la plateforme, et puis nouveau système de... mission qui arrivera en 2028. Voilà, et peut-être un résumé ici, peut-être, de l'ensemble des mesures qui sont présentées ici, derrière, chiffrées pour l'enseignement supérieur. Je vous remercie, et je pense que nous avons le temps de prendre quelques questions.
comme je vous l'ai indiqué, le solde sera bien positif, puisque nous avions... Dans le projet de loi de finances initial, 836 suppressions de postes qui étaient prévues pour les collèges et les lycées. Ces suppressions de postes sont annulées, elles ne seront pas amendement du gouvernement. Donc d'ores et déjà, ça s'est remis à zéro pour le second degré. Et au contraire, nous créons 500 postes pour permettre le plafonnement en seconde. des classes à 28, auquel il faut ajouter 1260 postes correspondant aux 10 000 places de BTS. Ce sont des postes qui sont dans les lycées, les BTS. Donc très concrètement, il y aura à la rentrée prochaine 1 700 créations de postes nets pour les lycées français.
Bonjour, Lola Baille pour France Info TV. Concrètement, vous nous dites ce soir que vous abrogez officiellement Parcours Sup. Et ensuite, comment avoir la certitude que cette réforme se fasse alors qu'à la rentrée prochaine, vous n'êtes plus au pouvoir ?
Alors, ce qu'on vous dit ce soir, c'est un premier temps d'évolution de la plateforme pour qu'elle soit opérationnelle. Parce que je rappelle quand même que d'ici quelques semaines, on aura un million d'étudiants qui vont s'inscrire sur la plateforme. Donc, moi, mon premier souci et ma première responsabilité, c'est de faire que cette affectation du million de jeunes qui vont s'inscrire sur la plateforme... je pense aux jeunes de Terminal en particulier, on soit capable de leur garantir une place au mois de mai. Donc ce qu'on propose aujourd'hui, c'est des évolutions qui sont des évolutions profondes de la plateforme dès maintenant, et puis après un débat qui va être un débat législatif et qui va permettre de fonder la suite de la plateforme. Donc si on parvient effectivement à converger et à avoir des évolutions de la loi qui nous permettent de refonder la plateforme, et bien quelque part ça garantit que la plateforme sera bien refondée derrière. La plateforme n'est pas simplement un morceau de code informatique, c'est vraiment... quelque chose qui correspond à ce qui est écrit aujourd'hui dans la loi. Donc il faut qu'on ait un débat au Parlement sur ce qu'on veut faire de la suite et comment est-ce qu'on veut travailler sur l'orientation, comment on veut travailler sur la manière dont on affecte les candidats, comment on veut le faire. Et ce débat doit avoir lieu dans les prochaines semaines. Il est lancé dès mercredi.
Oui, bonjour, M. Yonnet, pour Newstalk Education. J'ai quelques questions d'ordre budgétaire. Donc déjà, l'enveloppe de 1 milliard d'euros que vous comptez débloquer pour la rénovation des universités, où est-ce que vous comptez trouver 5 milliards d'euros supplémentaires ? Ensuite, pour les 920 nouveaux postes d'enseignants, comment est-ce que, idem, vous comptez les financer ? Et puis quel sera, selon vous, le budget prévu pour les 15 000 places de plus dans le supérieur ? Et puis dernière question, peut-être pour évoquer les lycées en Outre-mer. Puisqu'en comparaison, on n'en a pas beaucoup parlé. Est-ce qu'il sera également prévu de leur consacrer des annonces peut-être plus spécifiques à leurs revendications ?
plusieurs éléments. D'abord, le gouvernement va d'initiative, comme on s'y a été engagé d'ailleurs. Simplement, on fait un travail sérieux. C'est-à-dire qu'une fois encore, je me permets de rappeler ça, on ne promet que ce qu'on tient. Il y a plein de gens qui font des promesses d'amendements mais qui ne veulent même pas discuter de la partie dépense du budget. Alors nous on fait des amendements sur ce qu'on tient. Donc dans les amendements que nous allons déposer, il y a effectivement des amendements qui vont permettre tout simplement d'augmenter le nombre de professeurs. Ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'est plus 1700 postes créés, c'est des moindres remplacements qui vont être maintenus. Nous allons également augmenter le nombre d'heures supplémentaires à disposition pour le remplacement, etc. Donc tout ça, ça va passer par des amendements parlementaires. Sur les 15 000 places de plus dans le sub, donc je vous l'ai dit très concrètement, pour les 10 000 places de BTS, c'est un amendement gouvernemental sur le budget de l'éducation nationale, portant en création de plus de 1200 postes de professeurs pour prendre en charge les élèves. Donc très concrètement... C'est comme ça que ça se passe. Ensuite, sur les Outre-mer, je l'ai mentionné, comme vous l'avez vu, notamment quand j'ai parlé du bâti. Ce que nous montre la plateforme sur laquelle nos lycéens se sont donc beaucoup mobilisés, c'est qu'il y a à la fois des priorités communes, mais un ordre des priorités qui n'est pas le même. Tous nous disent que les classes sont chargées, tous nous disent que l'emploi du temps est lourd. Beaucoup nous disent que le bâti scolaire leur pose problème. Mais par exemple, quand on a la question du bâti, elle est particulièrement criante dans les Outre-mer. Et je pense notamment en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, où vraiment le sujet est très prégnant. Et évidemment, dans le cadre des 4 milliards d'euros que le gouvernement débloque avec la Banque des Territoires au titre des prêts à taux, j'allais dire, intéressants, à taux minorés, il y aura une vigilance particulière sur les Outre-mer. Et par ailleurs, on en parlait pas au Premier ministre, il va y avoir une série, j'allais dire, de déclinaisons. propre aux Outre-mer. On pense également à Parcoursup, puisque le tissu universitaire n'est pas forcément le même dans certaines collectivités. Mais il y aura évidemment une déclinaison propre aux différentes collectivités d'Outre-mer pour faire en sorte de tenir compte de leur situation spécifique. Mais si je pense notamment aux bâtis, une partie des 4 milliards va précisément leur permettre de rattraper ce qui est objectivement aujourd'hui une situation qui n'est pas correcte pour nos élèves.
pour l'enseignement supérieur c'est la même réponse, c'est-à-dire qu'il va y avoir évidemment des amendements qui seront déposés au projet de budget pour justement tenir compte de cet investissement tout en étant évidemment vigilant sur la tenue de nos finances publiques et donc ça veut dire derrière quelque part aussi des efforts qui doivent être faits probablement sur d'autres périmètres ministériels.
Bonsoir, messieurs. Alors, je suis Mira de Mademoiselle Geeks, le podcast. J'aimerais savoir quels seraient vos indicateurs publics pour pouvoir suivre vos engagements.
nos engagements, d'abord, c'est important de rappeler comment les choses vont se passer. Si je prends la question des lycées, je suis responsable de la préparation de la prochaine rentrée scolaire. Puisque la prochaine rentrée scolaire se prépare en ce moment. Elle se déroulera évidemment au chemin de septembre, mais en réalité, l'essentiel sera fait au mois de mars-avril. Donc tous les engagements que nous prenons aujourd'hui, comme les travaux que nous allons mener au cours des prochains mois, sur le plafonnement des classes à 28 en seconde, sur la diminution des groupes classes trop importants, sur les 4 milliards, sur la remise en question du contrôle continu, notamment en première. sur l'interrogation, sur les choix de spécialité, etc. Tout ceci s'appliquera à la rentrée prochaine. Et donc ça c'est très concret, ça va changer la vie de nos élèves très très vite, parce que les textes vont être pris, donc c'est la loi de finances pour une bonne partie de ces textes-là, donc les amendements seront déposés dans le cours de la procédure parlementaire au cours des 15 jours, 3 semaines du début du mois de novembre. Première chose, les textes juridiques, ensuite, seront également sur, par exemple, éventuellement le contrôle continu, sur la démocratie lycéenne aussi, on n'en a pas parlé, mais on est en train de refondre totalement la démocratie lycéenne, pour permettre aux membres de la société à la fois plus importante, qui tiennent compte de la professionnelle, et qui permettent d'inscrire les sujets portés par les élus lycéens dans les instances locales et nationales, pour qu'ils puissent avoir un mot à dire sur l'ordre du jour. Tout ça va être, est en train de travailler, va être publié, probablement au courant du mois de novembre. Donc on aura un suivi très précis. Et par ailleurs, un peu comme je l'ai fait pour la plateforme, je rendrai compte très précisément du calendrier de suivi. Aujourd'hui, vous avez un certain nombre de mesures, puis vous avez un certain nombre de chantiers qui sont ouverts. Il y a un calendrier de suivi et de travail avec les organisations syndicales et les organisations représentatives des lycéens. Il y aura un calendrier, comme pour la plateforme, et tout le monde pourra suivre, si ce n'est en temps réel, du moins, mois après mois, la marche vers ce que nous avons prévu pour la rentrée de 2027.
Même réponse, et en insistant aussi le fait que le premier suivi sera aussi rythmé par le dialogue social et par les discussions qu'on va avoir avec les organisations syndicales, avec les organisations représentatives étudiantes, et puis aussi avec l'ensemble de l'écosystème de l'enseignement supérieur, à commencer évidemment par les présidents d'universités et les directeurs d'organismes d'établissements pour la mise en place de l'ensemble des mesures qui sont sur la table.
Je reviens sur la question d'un conseil sur le financement de ces mesures. Je crois qu'on n'a pas très bien compris concrètement comment on allait les financer. Vous parlez d'amendement sur la forme. Très bien. Est-ce que vous dites au fond, c'est la responsabilité ensuite des parlementaires de voter ou non ce budget ? Deuxième question. 28 élèves par classe. Pareil concrètement. Comment on fait ? Est-ce qu'il y aura un indicateur en temps réel pour pouvoir suivre l'évolution de cette mesure ? Au-delà de la forme, encore une fois, de l'amendement, comment ça va se passer sur le terrain ? Merci.
les amendements budgétaires vont être présentés par le gouvernement dans le cadre de la poussière budgétaire. Donc nous allons très concrètement, par exemple sur l'hypothèse du budget éducation nationale, nous allons porter un amendement qui va créer 1700 postes de professeurs ou 200 postes supplémentaires d'infirmières, de psychologues ou d'assistantes et d'assistants sociaux. Donc ça c'est la forme que ça prend. Ensuite, évidemment, on espère que le budget sera voté. Parce que s'il n'y avait pas de budget, par définition, il n'y a pas de mesures nouvelles. Et il y a un moment où notre jeunesse, aujourd'hui, elle nous a aussi tous pris à témoin collectivement. Elle veut que sa vie change. On lui donne les moyens que sa vie change. tant chacun est en mesure aussi d'avoir ça à l'esprit au moment des discussions, et je crois que c'est quand même extrêmement important, parce que notre jeunesse n'a pas fait de la politique politicienne, notre jeunesse nous a dit quelque chose de très puissant, qu'il faut entendre. C'est une belle jeunesse, il faut l'écouter, il faut l'entendre, et il faut lui répondre autrement que par des promesses de soi-disant grand soir, mais par des mesures très concrètes. Donc c'est comme ça que les choses vont se passer très concrètement. Et sur votre deuxième question, pardonnez-moi, du coup j'ai un... Ah oui, et sur les 28 élèves par classe, c'est exactement comme pour le plafonnement à 24 en CP et en CE1. C'est des choses qu'on connaît, qu'on a déjà fait. Ça correspond en fait aux classes charnières. On voit bien, en CP et CE1, quand vous apprenez à lire et à écrire, on s'est dit que c'était quand même intéressant de baisser nos élèves par classe. En second, on voit bien qu'il y a une marge qui est importante. Quand vous passez du collège au lycée, il y a objectivement une marge importante et qui peut être difficile à vivre pour nos élèves. Donc baisser à ce moment-là le nom d'élèves par classe, c'est à moins d'y répondre. Et donc très concrètement, on aura tout simplement un suivi. On va commencer, comme je vous l'ai dit, par les 50% d'établissements les moins favorisés. Ça nous paraît logique de commencer par là. Et puis, on poursuivra à la rentrée 28 par les 50% les plus favorisés. Et donc, sur les 50% les moins favorisés, on aura très concrètement un tableau de bord, comme on le fait pour les classes à 24, qui permettra de nous assurer qu'effectivement, les élèves ne sont pas plus de 28 par classe en seconde.
Bonsoir. Ici, Luc Schemler, France Inter. Qu'est-ce que vous répondez aux organisations, certaines lycéennes et aussi enseignantes, qui ont d'ores et déjà appelé à continuer le mouvement, en reconnaissant certes des bougies, des améliorations, mais selon eux, ce n'est pas à la hauteur. Qu'est-ce que vous répondez ce soir
crois que la réponse, elle est très claire. C'est que d'abord, la porte du gouvernement, enfin de nos deux ministères et du Premier ministre, elle est toujours ouverte. Le Premier ministre a donné rendez-vous à tout le monde dans une quinzaine de jours. Aujourd'hui, ce qui ont été dégagés, ce sont de grands objets. qui méritent d'être retravaillés. Et donc ça, ça va être justement le dialogue social qu'on va mener dans les 15 prochains jours, y compris avec les organisations qui peuvent continuer à se mobiliser. En tout cas, la porte du ministère est toujours ouverte. On travaillera sur les mesures telles qu'elles sont présentées aujourd'hui. Peut-être qu'il faudra les faire évoluer. On écoutera aussi notre écosystème, nos présidents de l'université, nos directeurs d'établissement, pour voir aussi ce qui va, ce qui ne va pas, si on doit les faire évoluer. On n'est pas sur quelque chose de figé et de définitif. La porte est ouverte. Et moi, je crois qu'aujourd'hui, ce qu'on propose aujourd'hui permet de répondre à une grande partie des revendications qui sont posées sur la table et qui permettent aujourd'hui d'avancer concrètement en étant réalistes sur le calendrier et sur notre situation budgétaire. Bref, je crois que ce sont des propositions qui sont des propositions sérieuses.
Peut-être aussi, même juste d'un point pour récapituler, parce que, et en étant évidemment, en étant complètement en phase avec ce que vient de dire le ministre de l'Inseignement supérieur sur le fait qu'on est d'abord, depuis le début, à disposition et dans le dialogue. Depuis le début, on est dans le dialogue. Et depuis le début aussi, on a dit que ça allait prendre un tout petit peu de temps de répondre parce qu'on ne voulait pas faire n'importe quoi. Nos élèves nous ont dit, nos classes sont trop chargées. On propose le plafonnement à 28 et la limitation de la taille des groupes en première et en terminale. Nos élèves nous ont dit que notre bâti scolaire est dégradé. On met 4 milliards d'euros sur la table pour permettre aux régions, chacun de sa compétence, de rénover le bâti. Nos élèves nous ont dit que les professeurs ne sont pas assez remplacés. On a lancé un plan d'urgence, on recrute 900 professeurs supplémentaires, on met des heures supplémentaires aussi pour permettre le remplacement de courte durée. Et on arrive à répondre en termes de suivi. Nos élèves nous ont dit qu'on est angoissés par l'enseignement supérieur, par Parcoursup, etc. On transforme Parcoursup cette année, on le remplace l'année prochaine. Et on se lance dans un plan de création de places pluriannuelles avec 15 000 places dans le supérieur à la rentrée prochaine, notamment, j'insiste, mais 10 000 classes de BTS, en particulier à destination des lycéens professionnels, qui sont souvent ceux qui ont des difficultés parfois dans la poursuite de l'enseignement supérieur, et notamment dans une région sous tension qui est l'Île-de-France et dans des secteurs sous tension qui sont les secteurs industriels. Et puis nos lycéens nous ont dit que nos employés sont trop chargés, il y a une pression scolaire, et là on dit qu'on ne s'arrête pas aujourd'hui. On dit très bien, on ouvre le chantier, on regarde le contrôle continu, on regarde les bouquets de spécialités, on regarde la place de maths et de l'enseignement scientifique pour qu'il n'y ait pas des gens qui fassent plus d'heures que les autres à partir de la même scolarité. Donc entre les décisions qui sont d'ores et déjà prises et les chantiers qui sont ouverts, je pense en tout cas qu'on couvre... Tout le champ des revendications des lycéens. Et ensuite, évidemment, c'est un travail d'itération et de dialogue pour arriver à trouver les solutions qui correspondent aux enjeux collectifs et répondent à l'intérêt général.
Bonjour, Eléa Pommier, journaliste au monde. Deux petites questions. La première, d'ordre budgétaire. Je reviens sur cette question des créations de postes. J'ai bien compris qu'il y avait des créations de postes nettes dans le second degré. Sont-elles compensées par des suppressions dans le second ? Autrement dit, est-ce que le solde général au niveau du budget de l'éducation nationale reste le même ? Et est-ce que ce budget, de manière générale, est augmenté ou pas par rapport au PLF qui avait été annoncé ? Ma deuxième question, elle couvre à peu près tous les champs dont vous avez parlé là, que ce soit Parcoursup, la réforme du lycée, les effectifs de classe. Comment est-ce que vous expliquez qu'il ait fallu attendre ce mouvement de plusieurs semaines pour répondre à ces questions qui sont connues et documentées depuis longtemps et qui ont été soulevées depuis plusieurs années ? Merci.
Alors, deux points. Sur le premier, je vous confirme que... Il était prévu de supprimer 836 postes dans le second degré public. Nous allons en créer plus 1 700. Vous voyez qu'il y a un différentiel de 2700. Donc je crois que ça répond à la question. Très concrètement, nous aurons un solde positif de création de postes pour le ministère des questions nationales dans le projet de loi de finances, tel que retravaillé à la suite des amendes du gouvernement et peut-être d'autres amendes. Là-dessus, les choses sont claires. Et actuellement, on passe de 300 à 500 créations de postes dans les domaines médico-sociaux. Sur votre deuxième question, je vais être comme toujours très honnête avec vous. Moi quand je suis arrivé dans ce ministère il y a un an, j'ai souhaité apporter un peu de stabilité. Singulièrement au lycée où chaque année on avait eu un format de baccalauréat différent. Depuis 2019, il n'y a jamais eu deux baccalauréats qui étaient absolument identiques. Et donc j'ai effectivement souhaité apporter de la stabilité pour que les équipes pédagogiques puissent aussi se recentrer un peu sur leur cœur de métier et que l'énergie collective ne passe pas trop. dans des ajustements ou dans des refontes continues. Ça veut dire que je n'avais pas conscience des sujets sur le contrôle continu en première. Personnellement, j'ai toujours eu des doutes sur la question de Parcoursup. On n'a jamais cessé en réalité de tenter de l'améliorer, etc. Mais effectivement, il y a un an, j'ai privilégié la stabilité. Maintenant, il se trouve que ma situation est un peu différente parce que je réponds à une demande. Si pour le coup, il y a un corps social qui est prêt à apporter de nouvelles modifications, de nouvelles réformes, parce que, et une fois encore, ça je ne le conteste pas du tout, ça répond à la fois à une demande des élèves et à leur bien-être, je vous réponds banco. Je n'ai aucun problème pour y aller et je n'ai pas de tabou dans l'ouverture des chantiers. Simplement, c'est vrai que jusqu'à présent, j'avais plutôt privilégié la stabilité qu'autre chose. Il y a une demande de modification, on y va, on modifie. très calmement et très sereinement, mais dès la rentrée prochaine. Madame.
Pardon. Louis Salé pour RMC. J'ai une question sur la mention du lycée d'origine. Vous dites que vous vous engagez à la supprimer en 2028, sachant qu'en 2028, ce ne sera plus Parcoursup, mais une autre plateforme. Est-ce que vous en remettez du coup au débat parlementaire, aux consultations qui vont s'ouvrir pour décider de cette suppression du lycée d'origine ? Et j'ai une deuxième question aussi sur le chantier concernant le contrôle continu. Quelle forme ça va prendre ? Qui sera autour de la table ? Qui va décider de ça ?
-être pour commencer par la question du lycée d'origine, juste pour rappeler les fondamentaux. A l'origine, aujourd'hui, on a des lycées qui notent de manière hétérogène. C'est-à-dire que c'est difficile pour une formation du supérieur quand elle recrute de savoir quelle est la valeur réelle, entre guillemets, si la réalité de la note existe. Mais enfin, comment est-ce que se compare un 15 sur 20 dans un lycée A par rapport à un 15 sur 20 dans un lycée B ? Et donc derrière, c'est pour ça que le lycée d'origine aujourd'hui leur donne des indications, mais induit aussi, ou en tout cas induit une sorte de suspicion sur la manière dont tout ça est géré. Donc l'idée c'est effectivement d'aller vers un changement et de dire qu'en gros le lycée d'origine ne sera plus disponible sur la plateforme pour éviter ces difficultés. Mais donc derrière il faut donner mécaniquement aux établissements le moyen. de comprendre comment les différents lycées aujourd'hui notent. Et donc il faut être capable d'objectiver la manière dont chaque lycée note par rapport par exemple à ses résultats au baccalauréat l'année suivante. Donc ça demande un petit travail technique qu'on ne peut pas mener comme ça simplement en le faisant dans l'urgence en quelques semaines. Donc ça demande mécaniquement un petit peu de temps. Et donc effectivement, ça ne peut être fait qu'en 2028. C'est quelque chose qu'on poussera et qu'on mettra sur la table. Après, comme toute proposition gouvernementale, il y aura effectivement en 2028 un nouveau gouvernement qui peut de toute façon faire d'autres choix sur ce sujet-là comme sur de nombreux autres. Mais en tout cas, moi, je crois que notre devoir, c'est de présenter les propositions d'évolution de la plateforme, de les mettre en place. Et puis après, le prochain gouvernement agira. Mais vous savez, il ne faut pas oublier une chose, c'est que... Des changements de fonds sur la modification quand vous affectez un million de jeunes dans le supérieur, un million de jeunes, 25 000 formations, c'est quand même un travail énorme. Et je voudrais en profiter pour saluer les équipes qui travaillent nuit et jour sur Parcoursup pour préparer ces évolutions. Ce travail, il prend du temps. Donc de toute façon, une fois que vous avez mis des choses sur la table, que vous les avez proposées, elles se mettent naturellement en œuvre dans les mois qui suivent parce que vous ne pouvez pas tout changer en quelques secondes.
le contrôle continu, en deux mots, donc moi je lance les travaux dans les jours qui viennent, avec les organisations syndicales au point de vue des personnels, bien sûr, à la fois des professeurs, des chefs d'établissement, et puis avec les élus lycéens. et les associations lycéennes, parce qu'on a deux sujets différents, les élus lycéens et les associations lycéennes. Je lance le travail dans cette configuration-là. L'objectif étant, comme je le dis, d'aboutir fin décembre, début janvier ou plus tard, pour pouvoir prendre les textes dans la foulée, et avec un cœur d'interrogation sur le contrôle continu pour moi, qui est le contrôle continu pendant l'année de première. Je comprendrais bien qu'un élève, si vous voulez, année de terminale, c'est l'année du baccalauréat, j'allais dire tout compris. L'année de première, ça veut dire que dès les premières de l'année de première, on a déjà l'impression de jouer son bac. De fait, c'est comme ça que c'est vécu aujourd'hui. Je ne suis pas sûr que ce soit complètement sain. Et donc, c'est notamment ça qu'on va retravailler. En tout cas, c'est ce que je mets sur la table.
Bonsoir. Théodore Azouz pour AVEF Info. Trois petites questions. Une question sur la création des 200 nouveaux postes médico-sociaux que vous avez évoqués. Concrètement, quel genre de postes ça va concerner ? Comment ils vont être répartis ? Une question aussi sur le... Vous expliquiez que les refus allaient pouvoir être expliqués aux candidats qui allaient le demander. Concrètement, comment ça pourrait se matérialiser ? Est-ce qu'il y a aussi des moyens supplémentaires qui pourraient être alloués aux universités, aux établissements pour ce travail-là ? Et dernière question, quel est l'avenir pour la suite de la concertation Flash sur Parcoursup ? A quoi vont servir la suite des réunions
-être que je réponds sur les deux premières questions. Quelque part, la concertation flash a permis de nourrir les propositions qui sont sur la table là aujourd'hui. Elle a évidemment vocation à continuer son travail et je souhaite très vivement qu'elle continue son travail parce que, vous l'avez compris, le travail ne s'arrête pas là. C'est-à-dire qu'il y a des mesures, encore une fois, qui sont sur la table qui méritent d'être affinées. Ça va m'amener à votre question précédente. Et puis il y a aussi la construction de la plateforme qui va suivre. qui va succéder à Parcoursup, et on aura besoin évidemment de l'expertise à la fois technique, que le ministère amènera, mais aussi de la vision des lycéens, de la vision de l'ensemble des acteurs, et donc je crois que tout ça sous l'autorité du président Roussel, j'espère que ça pourra continuer. S'agissant de la motivation des refus, là aussi le dispositif doit être parfaitement calé, parfaitement mis en place, donc le détail doit s'affiner, mais c'est simplement à partir du moment... moment où vous êtes refusé dans une formation, vous aurez capacité effectivement à demander les raisons du refus et l'établissement, la formation du supérieur devra vous expliquer pourquoi vous n'avez pas été admis dans telle ou telle formation. Donc la mécanique exacte mérite d'être encore mise sur la table mais en tout cas on le fera dès la prochaine campagne.
sur les 200 personnels médico-sociaux, ce seront principalement des infirmiers et infirmières d'éducation nationale et des psychologues d'éducation nationale. Monsieur
le ministre, on constate au fil des années une baisse générale du niveau des élèves. Ce constat nous amène à nous interroger sur la nécessité de repenser aux méthodes pédagogiques et d'adapter davantage le système éducatif français aux réalités actuelles. Il me semble également essentiel de prendre en considération les conditions sociales dans lesquelles évoluent les élèves de la République, notamment ceux issus des quartiers populaires. Ma question est la suivante. Quelles mesures concrètes envisagez-vous pour faire évoluer les méthodes d'enseignement et mieux prendre en compte les inégalités sociales afin de donner à tous les élèves les mêmes chances de réussite et de mieux les préparer au défi de l'avenir ? Je vous en remercie.
Alors, votre question, elle renvoie à une discussion, j'allais dire plus large, qui est au cœur de mon action depuis un an. qui est effectivement celle d'abord des pratiques pédagogiques et de l'accompagnement notamment de la grande difficulté scolaire. Donc ce n'est pas tant un sujet, j'allais dire, mouvement lycéen immédiat qu'un sujet plus global, qui est que notre système éducatif est confronté à la grande difficulté scolaire et que statistiquement, les élèves ici de milieu défavorisé sont plus confrontés à la grande difficulté scolaire que les autres. Là-dessus, il y a simplement deux choses, peut-être rapidement, outre l'éducation prioritaire qui est historiquement le cœur de notre politique. Un, j'ai lancé depuis maintenant presque un an un plan d'action dans ce que j'ai appelé les collèges en progrès, c'est-à-dire les collèges confrontés à la grande difficulté scolaire, avec des moyens supplémentaires, des formations supplémentaires, un travail sur le climat scolaire, un travail sur la difficulté sociale, bref, une approche à 360 degrés. Deux, dans le cadre du plan qu'on met en œuvre ici, comme je le disais, la carte des contributions montre bien toutes les disparités françaises. Les élèves ne disent pas exactement la même chose aux mêmes endroits. Et donc il y a très clairement une attention particulière à avoir vis-à-vis des établissements les moins favorisés. C'est pour ça que je commence par eux, typiquement, pour plafonner les classes de seconde à 28. Parce que je pense qu'il y a une priorité autour de ces établissements-là et qu'on a un devoir en termes d'égalité des chances et des perspectives de leur permettre cela. Mais c'est un ensemble en réalité qui commence en fait dès la maternelle et qui va quasiment jusqu'au baccalauréat et même d'ailleurs jusqu'aux études supérieures.
les ministres, bonjour. Augustin Donadieu, CNews. Deux questions peut-être pour vous, déjà, monsieur le ministre de l'Éducation nationale. 1700 postes supplémentaires à la rentrée prochaine. Qui seront-ils ? Où allez-vous les recruter ? En clair, est-ce que vous garantissez à vos élèves qu'ils n'auront pas face à eux un professeur recruté lors d'un job dating durant 5 minutes ? Deuxième question, en France, près de 20 millions d'heures de cours ne sont pas tenues en raison d'un absentéisme important dans l'éducation nationale. Avez-vous discuté de cette question et quelles solutions allez-vous apporter ? Et enfin, peut-être une question pour vous, monsieur le ministre de l'Enseignement supérieur. Vous l'avez peut-être remarqué durant cette forte mobilisation, les universités, les étudiants se politisent, se radicalisent, le corps professoral également, une minorité qui empêche finalement à la majorité de travailler sereinement. Que dites-vous à cette majorité qui souhaite travailler ? dans des conditions sereines, hors des combats politiques à l'intérieur des universités. Merci beaucoup.
Merci. Alors, où allons-nous recruter les professeurs ? C'est très simple, par concours. Et donc, le directeur général de la Sources humaines va calibrer le niveau de nos concours en fonction des besoins. Donc, très concrètement, le plafonnement à 28 va nous conduire à recruter un peu plus de professeurs de mathématiques, un peu plus de professeurs de lettres, etc. Et comme les bonnes nouvelles sont généralement moins relayées que les mauvaises, notamment médiatiquement, rares sont ceux qui ont relevé que l'année dernière nous avions fait le plein dans nos concours. Et nous avons fait le plein dans le concours, là, au mois de juin. Et j'espère bien que nous allons pouvoir refaire le plein cette année. Mais si nous proposons ces mesures, c'est aussi parce que nous savons que nous serons a priori en capacité, compte tenu de ce qu'on donnait à ce concours, de pourvoir les postes. La deuxième chose, c'est donc sur les heures non remplacées. Je n'aime pas trop le mot d'absentéisme des professeurs. Les professeurs, ça leur arrive d'être absent malgré eux, comme tout le monde, comme vous peut-être. Ça doit vous arriver d'être tombé malade, etc. Et dans ce cas-là, simplement, la différence, c'est qu'il y a une nécessité de remplacement le plus rapide possible parce qu'il y a des élèves derrière et que la mission intergénérale que nous assurons implique de les remplacer. Je n'aime pas trop le mot « absentéisme ». Donc, il y a à peu près aujourd'hui, effectivement, vous le savez, historiquement, il y a 10%, enfin en 2024-2025, il y avait 10% des heures qui n'avaient pas été assurées. 25% d'entre elles n'ayant pas été assurées à cause des examens. Ce n'est pas que les HEM ne faisaient rien, c'est qu'ils étaient en examen à ce moment-là. Donc il faut juste aussi remettre les compteurs à l'heure. Donc en réalité, c'est 7,5% des HEM qui n'étaient pas assurées à cette date. C'est trop, mais c'était la réalité. Ce chiffre l'année dernière a baissé, on n'a pas encore eu chiffre scientifique, mais on a eu déjà chiffre en gestion, à 5,9%. C'est-à-dire que nous avons fait un travail considérable, et notamment tous les services à l'agence d'académie, pour améliorer le remplacement. Et j'ai moi-même, comme vous le savez, beaucoup musclé nos outils. pour permettre de faire en sorte qu'on ait effectivement un professeur devant chaque élève et qu'on sache affecter plus vite les professeurs remplaçants qui sont en attente d'avoir des élèves, lorsque un professeur est absent. D'où d'ailleurs le plan d'urgence que j'ai annoncé en fait en réalité en parallèle au déploiement de cet outil et qui permet d'avoir des éléments de solution je crois assez crédibles. Je vous le disais, le 8 octobre on avait je crois 114 établissements que j'avais classés rouges en termes de remplacement. Il en reste à date 21 et j'ai bon espoir qu'il n'en reste quasiment plus voire plus du tout le lundi prochain de la rentrée.
S'agissant des établissements d'enseignement supérieur, tout au long des dernières semaines, jusqu'à vendredi dernier, on avait entre 20 et 40% d'établissements qui étaient touchés. Alors quand je dis établissement, c'est bien l'ensemble des universités, mais aussi de tous les établissements d'enseignement supérieur, écoles diverses et variées. Donc c'est un mouvement très significatif, évidemment. Et quand je dis toucher, c'est parfois une perturbation dans un amphi, dans un bâtiment ou l'ensemble du campus qui est fermé. Donc c'est des chiffres qui sont importants. On est loin d'être à 100% ou d'un blocage complet de l'ensemble de l'enseignement supérieur, mais qui était quand même important. Moi, ce que je rappelle toujours, c'est que, évidemment, le droit de manifester, le droit de revendiquer, le droit de contester la politique du gouvernement, les orientations que nous prenons, elle est évidemment... absolument fondamentale et il faut la défendre parce que je crois que ça fait vraiment partie des valeurs de notre démocratie. Par contre, évidemment, ça ne couvre en aucun cas le droit à une quelconque violence. On est dans un état de droit, il n'y a pas de violence légitime, je pense qu'il faut le rappeler. Et puis, évidemment, il n'y a pas non plus de droit au blocage parce que je crois que c'est très important de garantir aussi le droit à tout étudiant de pouvoir étudier. Alors, évidemment, après, il y a la réalité concrète. La réalité concrète, c'est... Il peut y avoir des blocages. Et donc dans ces cas-là, ce qu'on encourage évidemment à faire, et on a donné les outils aujourd'hui au président de l'université pour passer ce qu'on appelle en distanciel, c'est-à-dire être capable de passer, de basculer les cours en ligne pour assurer la continuité évidemment du service. C'est loin d'être idéal évidemment. Et évidemment, il faut rappeler que ce droit à étudier, il est absolument fondamental lui aussi. Merci.
— Bonsoir. Élise Giggs pour BFM TV. Vous l'avez dit, M. Baptiste, tous ces dossiers vont prendre du temps. On a une présidentielle qui arrive dans un peu moins de 6 mois avec un nouveau gouvernement qui sera pas forcément aligné sur vos propositions. Comment vous allez faire pour assurer la continuité de ces dossiers, dont certains doivent être mis en place en 2028, et éviter que tout ne soit détricoté dans quelques mois ?
Oui, merci. Alors d'abord, sur les différentes propositions, si je prends l'exemple de Parcoursup, il y a les 9 dixièmes des propositions qui sont mises en place pour la prochaine campagne. Donc ça veut dire qu'on n'est pas en train de parler de mesures dilatoires, etc. C'est mis en place là. Il y a effectivement par contre... ... ... ... ... le successeur de Parcoursup, une fois que ce texte de loi sera là, après, la plateforme va se mettre mécaniquement en place. Alors peut-être qu'effectivement, dans deux ans ou dans trois ans, il y aura une nouvelle évolution, un autre gouvernement voudra faire autre chose. Mais attendons de voir.
c'est pareil pour moi, comme je l'ai dit tout à l'heure. Nous préparons la rentrée 2027. Tout ce qu'on vous a dit là, les 4 milliards d'euros sur le bâti, le plafonnement à 28, l'ouverture à réflexion sur le contrôle continu, tout ça s'appliquera à la rentrée 2027, enfin, s'applique en été dès maintenant, et il sera déjà engagé pour la rentrée 2027. Donc de toute façon, l'année scolaire prochaine sera faite sous ces auspices-là, quoi qu'il arrive. Merci. Merci beaucoup. Merci, mesdames et messieurs. Très bonne soirée à vous.
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