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Ce budget est enfin le dernier d'un règne qui n'a que trop duré. Le dernier budget d'Emmanuel Macron et il lui ressemble en tout point. Des mensonges et l'arrogance sur la forme, la gabegie et l'incompétence sur le fond, la facture toujours pour les Français. Depuis 2017... Vous promettez chaque automne le redressement des comptes. Chaque automne, vous nous expliquez que c'est la bonne. Et chaque printemps, la Cour des comptes, l'INSEE, le Haut Conseil des Finances Publiques, toutes les institutions de la Commission européenne elles-mêmes jusqu'au FMI viennent constater que vous avez encore raté la cible et que vous avez encore échoué. Ce budget, Monsieur le Ministre, en 2027, reflète tous les mensonges de 2017. C'est exactement le même Emmanuel Macron qui a mis en faillite notre pays. Mais finalement, ce n'est pas le pays, la France, qui est en faillite. C'est le macronisme qui est en échec et avec vous, toutes les politiques que vous avez prétendues défendre, toute la cohorte d'économistes, d'experts alannois qui, de plateau en plateau, de salaire en salaire, émunérés par les banques ou l'argent public, fait la leçon au Rassemblement National. Dix ans après, Marine Le Pen avait raison en débat face à Emmanuel Macron et elle aura encore plus raison en 2027. Vous nous annoncez encore cette année 5% de déficit. Je rappelle que votre propre loi des finances publiques, la loi votée par votre majorité macroniste, promettait... 2,7%. Vous êtes donc tout simplement au double de l'erreur de votre propre engagement. Et si l'écart entre la prévision et la réalité était le même qu'en 2026, le déficit réel sera finalement de 5,7%. Vous allez nous parler, évidemment, vous l'avez fait d'ailleurs, monsieur le ministre, de la crise en Ukraine, au Moyen-Orient, de la crise du détroit d'Hormuz, du prix du baril. Mais vos propres documents le disent, car cela, vous ne pouvez pas encore les truquer. Le déficit conjoncturel pèse seulement pour 0,4 point de PIB. 4 dixièmes de points sur 50. Plus de 90% de ce déficit est donc structurel. Autrement dit, macroniste. Il n'est pas tombé du ciel. Il est lié à vos décisions, année après année, depuis 2017. Il est l'accumulation de vos errances et de vos erreurs. La dette... C'est le bilan, atteindra 121,7% du PIB, 3810 milliards d'euros, un niveau inédit depuis la seconde guerre mondiale. Quand Emmanuel Macron est entré à l'Elysée, la dette était inférieure à 1580 milliards de dettes. Vous avez donc créé à vous seul, plus que tous les présidents de la République réunis, du général de Gaulle à Jacques Chirac, y compris, il faut le dire, François Mitterrand. Belle performance ! Et cette charge, la dette a une charge, et cette charge est comme un nœud coulant autour du coût de notre peuple. 73 milliards d'euros en 2017, près de 10 milliards de plus en seulement un an. 10 milliards d'euros, c'est le budget entier du ministère de la Justice. C'est plus que l'effort de la défense et de l'effort pour l'éducation réunis. Chaque année, les intérêts de la dette mangent, dévorent. tout ce que vous prétendez investir dans l'avenir. Alors monsieur le ministre, vous nous parlez d'efforts, ce ne sont que des sacrifices, vous nous parlez de redressement, de responsabilité comme d'habitude, mais vos économies ne sont qu'un maquillage, un mensonge comptable. Vous avez choisi souverainement, autoritairement, arbitrairement, un déficit tendanciel de 6,4%, un déficit... Complètement bidon, qui vous permet d'imaginer des économies qui n'existent pas. Vous auriez dû choisir un déficit de 16,4%. Vous auriez encore plus baissé le déficit. On peut prévoir des déficits imaginaires qui existent. Inventer des économies imaginaires. A la fin, le déficit, lui, n'est pas imaginaire. Et surtout, les impôts, le racket fiscal que vous augmentez pour payer votre facture, eux, est totalement réel. Vous mentez. Les Français paient. C'est finalement le seul bilan du Macronisme. Une année de plus. Une année de plus. Et... Vous n'aurez réalisé aucune réforme de structure. Aucune réforme de structure en 10 ans. Toutes vos économies ne sont que des coups de rabot. Vous faites les fonds de tiroirs et surtout les fonds de poche des familles et des entrepreneurs. Ayant échoué sur le chômage comme sur l'ensemble de votre politique économique, vous créez encore 8000 postes de fonctionnaires, des postes de fonctionnaires que vous n'avez pas les moyens de rémunérer dignement. Vous créez 8000 postes de fonctionnaires, vous gélez le point d'indice, enfin... Tout le monde ne gèle pas le point d'adice puisqu'on en parlera tout à l'heure. Pour les fonctionnaires européens, eux, ils sont indexés sur l'inflation, une augmentation de 33% des salaires des fonctionnaires européens depuis 2021. Les fonctionnaires français qui ont vu leur pouvoir d'achat, eux, baisser de presque d'autant, apprécieront vos choix politiques. Toujours plus de fonctionnaires, toujours moins payés, c'est aussi ça le Macronisme. Vous reportez d'ailleurs des crédits au-delà de ce que la loi vous autorise à faire sur 12 programmes. Vous changez systématiquement de base comptable pour qu'on ne puisse plus jamais comparer vos engagements et vos résultats. Vous échuez dans la réalité, vous truquez les comptes, c'est ça le Macronisme. L'exposé général de votre budget, d'ailleurs, n'est plus un document financier. Je plains les fonctionnaires de Bercy qui ont dû rédiger un inième tract de campagne pour vos différents candidats à la présidentielle. Alors, votre budget est-il un tract pour Edouard Philippe, un tract pour Gabriel Attal, un tract pour Bruno Rotaillot ou désormais un tract pour Raphaël Guzman ? On ne sait plus très bien. En tout cas, à la fin, c'est encore les Français qui paient. Mais si, vous avez à voir là-dedans, mes pauvres collègues, mais il est encore temps de changer de groupe politique. Il vous reste quelques mois pour ne pas avoir aux législatives le bilan du macronisme parce que quand même, ça fait 10 ans que vous êtes là et vous avez bien soutenu Emmanuel Macron, cher collègue républicain. J'ai du mal à le comprendre. J'ai du mal à le comprendre, j'ai du mal à comprendre quand je vous connais personnellement, car, chers collègues républicains, pour certains, plus on se connaît, plus on s'apprécie, mais moi je comprends pourquoi vous avez soutenu Emmanuel Macron. Quant aux collègues de gauche, vous avez voté une fois, deux fois pour Emmanuel Macron, une fois, deux fois, trois fois pour les députés macronistes. Épargnez-vous vos propos de comptoir, allez rendre des comptes à vos électeurs, je ne suis pas sûr qu'ils vous soutiennent encore très longtemps. Les Français décideront, les Français décideront, mais les marchés financiers ont déjà rendu leur verdict. Monsieur le ministre, le jour de la présentation de ce budget en Conseil des ministres, vous deviez rassurer les marchés, c'est raté. L'OAT à 10 ans a frôlé les 5% du jamais vu depuis 2002 et du jamais vu depuis la crise financière. Nous ne sommes pas en crise financière, mais vous êtes en crise de confiance. L'écart avec l'Allemagne a bondi à 158 points de base. sont plus haut niveau depuis la crise de la zone euro. Pendant 10 ans, on a expliqué aux Français qu'il fallait voter contre le Rassemblement National pour rassurer les marchés. En réalité, pour rassurer les créditeurs, il faut évidemment voter pour Marine Le Pen, car... Car... Car, monsieur le ministre, votre verbe est débiteur quand la parole de Marine Le Pen est rassurante et inspire la confiance au marché. Or, ce n'est pas pour faire plaisir au marché, c'est que plus les marchés sont en défiance de la France, plus ce sont les Français et les entreprises qui devront payer des charges des intérêts les plus importantes. Donc, chers collègues de gauche, personne ne veut faire plaisir au marché financier. Pour faire plaisir au marché financier, c'est quand nous avons 70% de la dette de l'État. en dehors des 500 milliards de masses monétaires que M. Mélenchon veut tantôt geler, tantôt incendier, on ne sait plus très bien, eh bien nous avons 70% de la tête de la France qui est détenue par des intérêts étrangers. Mais on sait que certains par ici aiment le parti de l'étranger, et pas pour mentir aux élections, vraiment, puisqu'il leur confie l'avenir de la France. Le Haut Conseil des Finances Publiques, M. le Ministre, a parlé. Sur 28 milliards d'efforts bidons, 17 milliards viennent en fait de vraies recettes, de vraies augmentations d'impôts. Vous augmentez les dépenses réelles de la France, mais vous augmentez surtout les impôts réels des Français. C'est une honte. Vous vous attaquez aux malades, vous vous attaquez aux retraités, vous vous attaquez aux retraités modestes, vous allez taper sur les allocations familiales, mais vous prétendez soutenir le travail, les travailleurs. Vous tapez les automobilistes, vous tapez les familles, vous tapez les petits bailleurs, et pendant que vous raquettez les français, vos tabous restent toujours autant intouchables. Heureusement qu'il y a la gauche pour vous soutenir, monsieur le ministre, c'est pas les députés macronistes qui se précipitent. La contribution à l'Union Européenne, évidemment, augmente encore de près de 3 milliards d'euros. L'aide médicale d'Etat, pas un mot. Le coût de l'immigration, pas un mot. La fraude sociale, pas un mot. La fraude fiscale, pas un mot. Pas un mot, mais presque 700 millions d'euros de plus pour subventionner les éoliennes. Il n'y a plus que vous et les éoliennes qui croient au moulin à vent que vous avez raconté aux Français. Félicitations, une fois de plus, c'est les Français qui payent ! Cette fin de règne est donc la plus coûteuse, monsieur le ministre, la plus coûteuse. Et vous gouvernez d'ailleurs sans majorité, sans député qui croit même à votre propre projet de budget, puisque nous avons écouté nos collègues macronistes se précipiter à cette tribune pour expliquer qu'ils étaient en désaccord avec leur propre gouvernement. Les Français comprennent bien bon qu'ils sont en campagne électorale, qu'ont leur propre majorité, traître et lâche jusqu'au bout. Ça aussi, c'est les macronistes. Monsieur le ministre, j'aimerais...
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