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Marine Le Pen démonte Franck Rister, ministre chargé des relations avec le Parlement en pleine assemblée. Et Gabriel Attal vole à son secours. Mais il n'avait pas prévu la riposte de Jean-Philippe Tanguy. Tout commence lorsque Marine Le Pen recadre sèchement Franck Rister sur les retraites. Attal intervient alors pour défendre son collègue et attaque directement le Rassemblement national. Mais Tanguy ne compte pas laisser passer ça. Et comme vous allez le voir, il garde ses pics les plus cinglantes pour la fin, jusqu'à remettre directement Attal en cause devant toute l'Assemblée.
Je veux dire, monsieur Riester a passé dix jours à expliquer partout dans les médias qu'il n'existait pas de projet de réforme des retraites du Rassemblement National. Monsieur le ministre, je vais vous dire, je trouve ça indigne de votre part. Vous êtes ministre des Relations avec le Parlement. Je trouve que c'est indigne. Car cette réforme, vous la connaissez très bien, nous avons combattu toute la campagne présidentielle et vous l'avez contestée, toute la campagne présidentielle, et vous avez le droit de le faire. Mais vous n'avez pas le droit de dire qu'elle n'existe pas. Et c'est d'une particulière mauvaise foi, d'ailleurs, car vous savez que tous les amendements que nous avons déposés pour défendre notre réforme des retraites, avec 40 annuités et 60 ans pour tous ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, ont été... mais considéré comme irrecevable parce que créant une charge. C'est pour cela qu'il n'y a pas d'amendement sur ce sujet. Alors faites preuve un peu de bonne foi, ça vous grandira, je vous assure.
vous remercie. Rappel au règlement de Madame Soudet. Monsieur le ministre, votre avis ?
Madame la Présidente, c'est un avis défavorable. Et je veux en profiter pour dire que j'apporte, suite au rappel au règlement de Madame Le Pen, tout mon soutien à ce qu'a dit mon collègue Franck Riester sur l'absence de projet du Rassemblement National pour les retraites des Français. Absence totale Madame Le Pen ! Mais bien sûr que oui ! Parce que vous dites sur les plateaux télé que vous voulez supprimer le régime spécial de la RATP, mais dans l'hémicycle vous voulez le maintenir. Parce que vous dites dans la campagne présidentielle qu'il faut supprimer le compte pénibilité, mais dans l'hémicycle vous ne dites plus la même chose. Parce que vous expliquez qu'on va partir à 60 ans, que vous êtes incapable de dire comment est-ce que vous le financez. Parce que vous dites tout et son contraire. Vous avez traversé ce débat comme des rentiers, en vous disant que vous alliez engranger sans rien faire. C'est ça la réalité. C'est la réalité brute et vraie. Donc j'apporte tout mon soutien. Et je vais vous dire, par ailleurs, on voit avec cet amendement que vous êtes des patriotes de pacotilles. Parce que c'est des entreprises françaises que vous allez taxer. Vous allez taxer Décathlon, vous allez taxer Fleury-Michon, vous allez taxer la compagnie laitière, vous allez taxer Stellantis, c'est l'industrie française que vous voulez mettre à mal avec votre amendement. Donc avis défavorable et défavorable à la ligne qui a été la vôtre dans ce débat, qui est celle de fuir les responsabilités que nous devons aux Français.
veux dire, monsieur Riester a passé dix jours à expliquer partout dans les médias qu'il n'existait pas de projet de réforme des retraites du Rassemblement national. Monsieur le ministre, je vais vous dire, je trouve ça indigne de votre part. Vous êtes ministre des relations avec le Parlement, je trouve que c'est indigne. Car cette réforme, vous la connaissez très bien. Nous avons combattu toute la campagne présidentielle et vous l'avez contestée, toute la campagne présidentielle, et vous avez le droit de le faire. Mais vous n'avez pas le droit de dire qu'elle n'existe pas. Et c'est d'une particulière mauvaise foi d'ailleurs, car vous savez que tous les amendements que nous avons déposés pour défendre notre réforme des retraites, avec 40 annuités et 60 ans pour tous ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, ont été considérés comme irrecevables parce que créant une charge. C'est pour cela qu'il n'y a pas d'amendement sur ce sujet. Alors faites preuve un peu de bonne foi, ça vous grandira, je vous assure.
Monsieur
le
ministre, votre avis
Madame la Présidente, c'est un avis défavorable. Et je veux en profiter pour dire que j'apporte, suite au rappel au règlement de Madame Le Pen, tout mon soutien à ce qu'a dit mon collègue Franck Riester sur l'absence de projet du Rassemblement National pour les retraites des Français. Absence totale, Madame Le Pen. Mais bien sûr que oui ! Parce que vous dites sur les plateaux télé que vous voulez supprimer le régime spécial de la RATP, mais dans l'hémicycle vous voulez le maintenir. Parce que vous dites dans la campagne présidentielle qu'il faut supprimer le compte pénibilité, mais dans l'hémicycle vous ne dites plus la même chose. Parce que vous expliquez qu'on va partir à 60 ans, que vous êtes incapables de dire comment est-ce que vous le financez. Parce que vous dites tout et son contraire. Vous avez traversé ce débat comme des rentiers, en vous disant que vous alliez engranger sans rien faire. C'est ça la réalité. C'est la réalité brute et vraie. Donc j'apporte tout mon soutien. Et je vais vous dire, par ailleurs, on voit avec cet amendement que vous êtes des patriotes de pacotille. Parce que c'est des entreprises françaises que vous allez taxer. Vous allez taxer Décathlon, vous allez taxer Fleury-Michon. Vous allez taxer la compagnie laitière, vous allez taxer Stellantis, c'est l'industrie française que vous voulez mettre à mal avec votre amendement. Donc avis défavorable et défavorable à la ligne qui a été la vôtre dans ce débat, qui est celle de fuir les responsabilités que nous devons aux Français.
Monsieur
Tanguy.
Merci, Madame la Présidente. Rappel au règlement 70 alinéa 2, mis en cause personnelle du ministre Rattal, de Marine Le Pen et d'une manière générale des députés. Mais si, des députés du Rassemblement national, nous serions incohérents. Mais quelle ironie, Monsieur le Ministre, quelle ironie. Comment pouvez-vous prétendre la cohérence quand vous proposez une réforme de 64 ans que votre propre président de la République avait condamnée il y a quelques années ? Quelle cohérence ! Quelle cohérence pouvez-vous invoquer quand le ministre des finances que vous êtes doit contredire le ministre de l'économie et monsieur le maire sur la pension magique des 1200 euros qui est une escroquerie ? Quelle cohérence quand la première ministre doit contredire son ministre des relations avec le Parlement sur les femmes alors que c'est lui qui dit la vérité ? Quelle cohérence quand vos attaques sur le principal parti d'opposition que nous sommes partent d'une première attaque à 85 milliards d'euros et après ce serait 10 milliards d'euros. Et après, ce serait 26 milliards d'euros. Quelle cohérence dans cette attaque, puisque vous ne savez même pas ce qu'il y a derrière ces milliards d'euros. Et oui, madame Ay, vous ne le savez pas. Quelle cohérence quand vous nous prétendez qu'en commission, on aurait voté différemment sur les régimes spéciaux, alors que vous avez passé une semaine à nous attaquer sur nos votes cohérents dans cet hémicycle. Quelle cohérence vous pouvez avoir quand vous êtes tellement fainéant. Fainéant. Vous avez prétendu être des amateurs, vous êtes des fainéants. Vous n'êtes même pas capable de lire notre projet. Vous avez de la chance, il est toujours en ligne.
parole est à monsieur Philippe Gosselin.
à l'heure de démarrer nos débats dans le calme et la sérénité, comme chacun peut le constater, je voudrais rappeler à beaucoup de modestie nos amis et néanmoins collègues et les filles. Il ne vous a pas échappé que le président Chassaigne n'était pas là ce soir. Il ne vous a pas échappé que la présidente Châtelain n'était pas là ce soir. Il ne vous a pas échappé que le président Faure n'était pas là ce soir. Très intéressant, effectivement, c'est l'occasion de pointer quelques difficultés internes chez vous. Plus on est de fous, moins on rit, mais chez d'autres... C'est assez décontractant et déconcertant. Simplement pour celles et ceux qui n'auraient pas lu les dernières informations, ce sont, après les communistes, après les socialistes, les écologistes qui se désolidarisent de nos collègues LFI, qui ont fait de cet hémicycle une jolie zade en disant... Il y a un effort à faire pour passer de LFI à la NUPES. Il va falloir décider d'un acte 2 de la NUPES. Ça montre bien, chers collègues, que même au sein de votre groupe, vous êtes totalement isolés. C'est bon, au début de ces débats, de le rappeler.
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