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Marine Le Pen veut revenir sur l'interdiction de la recherche de nouveaux hydrocarbures en France. Lors de son premier meeting de campagne à Orléans dimanche 25 octobre, elle a annoncé son intention d'abroger la loi Hulot si elle arrivait au pouvoir. Une proposition qui remet au premier plan un débat régulièrement relancé en Guyane et à Mayotte, où des élus réclament de nouvelles explorations pétrolières. Devant ses partisans, la candidate a défendu la valorisation des ressources naturelles et industrielles françaises. Elle a dénoncé ce qu'elle présente comme une logique de décroissance énergétique et industrielle. Avant de déclarer, nous abolirons par exemple la stupide loi Hulot qui interdit la recherche d'hydrocarbures sur le sol français. Cette loi prévoit la fin de l'exploitation des hydrocarbures en France d'ici à 2040. Elle interdit la délivrance de nouveaux permis de recherche ainsi que le renouvellement des concessions existantes, aussi bien à terre qu'en mer. La France reste toutefois un producteur limité. En 2024, les 64 gisements pétroliers et gaziers encore actifs, principalement situés dans les bassins aquitains et parisiens, ne représentaient qu'environ 1 % de la consommation nationale. Outre-mer, la question se pose avec une dimension économique particulière. En Guyane et à Mayotte, plusieurs élus demandent régulièrement que de nouvelles prospections soient autorisées, notamment au large de ces territoires et dans le canal du Mozambique. La proposition de Marine Le Pen pourrait donc rejoindre des revendications déjà défendues par certains responsables locaux, malgré leurs différences politiques. Le sujet a également provoqué des désaccords au sein du gouvernement. En 2025, le ministre d'Outre-mer Manuel Valls avait souhaité ouvrir le débat sur l'interdiction de l'exploitation des hydrocarbures. Cette position avait suscité l'opposition de la ministre de l'Environnement, Agnès Pannier-Runacher, et du ministre de l'Énergie, Marc Ferracci. Plus récemment, la ministre des Outre-mer, Naïma Mouchou, s'est prononcée en faveur d'une relance de la recherche d'hydrocarbures au nom du développement économique régional. Sa collègue, chargée de la transition écologique, Monique Barbu, a défendu la position opposée. Ce désaccord s'inscrit dans un débat parlementaire déjà marqué par un revers pour les partisans de nouvelles explorations. Une proposition de loi portée par le sénateur guyanais Georges Passian visant à autoriser la recherche d'hydrocarbures en Guyane et à Mayotte avait été adoptée par le Sénat en janvier 2026 avant d'être rejetée par l'Assemblée nationale en juin. La promesse de Marine Le Pen remet ainsi la question sur le terrain électoral national, alors que les tentatives de modification du cadre actuel n'ont pas abouti à l'Assemblée nationale. Pour la Guyane et Mayotte, l'enjeu reste celui de l'autorisation de nouvelles recherches, au cœur d'un débat qui oppose les perspectives de développement économique au choix de politique énergétique.
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