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Mes chers collègues, si vous pensez que les trafiquants
de drogue appartient du moment où le cannabis sera légalisé, non seulement la violence, mais des mafias qui se sont installés et qui ont pris le marché. et qui ont à partir de là commencé à organiser. Que vous nous direz
qu'il y a du cannabis thérapeutique, et que sous prétexte qu'il y a du cannabis thérapeutique, il faudrait autoriser et légaliser le cannabis.
Je ne vous ai jamais interrompu, Madame Le Pen. Calmez-vous, Madame Le Pen. S'il vous plaît,
un
peu
de calme.
Madame Le Pen, moi je ne vous ai jamais interrompu. Continuons un petit peu la question que mes collègues du Rassemblement National ont posée. Vous avez dit... Le vin, c'est un terroir, c'est des agriculteurs, c'est une culture, et personne ne le nie. Personne ne nie ça. Mais on dirait que le cannabis est produit de manière industrielle. Pardon, mais c'est aussi de l'agriculture. En l'occurrence, il y a des agriculteurs français, ça ne vous intéresse pas. Dans la Creuse, par exemple, il y a des agriculteurs français qui produisent du CBD. Regardez comme ça vous fait rire quand on vous parle d'agriculture. C'est marrant parce qu'en fonction de la plante qui pousse, soit vous hurlez, soit vous ne hurlez pas. Les deux produisent de la drogue à la fin. L'alcool, c'est de la drogue. L'alcool est une drogue. que 90% des Français ont déjà utilisé. L'alcool est une drogue qui tue 45 000 personnes par an. L'alcool est une drogue qui a un coût social de 100 milliards d'euros par an. Ça ne vous intéresse pas qu'on parle de l'alcoolisme ? Ça ne vous intéresse pas qu'on parle des violences qui sont associées à la consommation d'alcool ? Je ne sais pas pourquoi ça vous fait hurler dès lors que l'on parle de la question de la prévention sur la drogue. Par ailleurs, ce comportement est assez honteux parce que les personnes qui sont justement dans des situations d'alcoolisme demandent des processus de soins. D'accord ? Ça vous fait rire, ça vous fait hurler. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas pourquoi quand on parle d'une drogue, ça vous fait hurler. Quand on parle d'une autre, non. Mais la question de l'agriculture associée au cannabis, figurez-vous, vous savez combien d'emplois ça pourrait créer l'ego ? 80 000 emplois.
débat sur le cannabis ne se limite pas à une simple opposition entre interdiction et légalisation. Il soulève aussi des questions économiques, agricoles et sanitaires. Certains députés défendent la possibilité de développer une filière française de production de chanvre et de créer des emplois. D'autres insistent sur les risques liés à la consommation de cannabis, notamment chez les jeunes. La comparaison avec l'alcool devient alors centrale. Faut-il traiter ces substances selon les mêmes principes ou tenir compte de leurs différences ? C'est précisément sur cette question que les positions politiques s'opposent.
Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ? Ça fait saigner les oreilles, franchement. L'alcool est une drogue. Non, l'alcool, c'est l'abus d'alcool. L'abus d'alcool. Non mais vous confondez tout. Et volontairement, vous confondez l'alcool et l'alcoolisme. L'alcoolisme, c'est l'abus de l'alcool. Je suis désolée de vous rappeler que le cannabis est interdit en France. L'alcool n'est pas interdit. Dieu merci pour nos vignerons. Et qu'on nous l'a assez répété. que lorsque l'on boit raisonnablement de l'alcool, il n'y a aucun problème pour la santé. Or, on nous a dit également, et puisque vous vous attachez à la science, vous nous avez parlé de science, eh bien la science vient de nous dire que dès le 1er juin, les neurones de nos jeunes sont attaqués irrémédiablement. C'est ça que vous voulez défendre ? Eh bien nous vous combattrons sur ce sujet, et je trouve que... Faire ce parallèle entre le cannabis et l'alcool est une sacrée injure à l'égard de nos viticulteurs.
Pourtant le cannabis thérapeutique existe. A partir du premier verre d'alcool, les neurones de nos jeunes aussi sont altérés. L'alcool est interdit aux mineurs. Il va falloir à un moment donné que sur ce débat-là vous évoluez. Vous évoluez tous et vous compris, monsieur le ministre. Nous avons reçu un grand État. Monsieur le Président de la République a reçu le Premier ministre du Canada. Le Canada a changé de stratégie sur le sujet. Ils ont imposé un monopole de la production et de la vente du cannabis pour couper le monopole. qui étaient détenus par des trafiquants. La France a su le faire aussi sur un autre produit stupéfiant. La France l'a fait sur l'opium. Et oui, fut un temps, il y avait un monopole de la production et de la vente de l'opium qui était une drogue dure. Pourquoi ? Parce que les personnes qui se droguaient à l'opium étaient en train de se ravager la santé et qu'il y a des réseaux criminels qui se développaient. La seule manière de combattre les réseaux criminels, c'est de casser le monopole de leur vente. Tant que nous aborderons le sujet de la drogue... de toutes les drogues sous un aspect moral, nous perdons. C'est un problème de santé publique. La santé publique doit être un monopole d'État. Et donc il va falloir aussi changer de lunettes. Rapprochons-nous de nos connectes canadiens. Ils ont mis en place une production, une diffusion qui a fait ces preuves. Si, bien sûr que si. Allez les voir et vous serez sans doute surpris. Il peut y avoir une filière de production française, une excellence de l'agriculture française dans la production de chanvre. Et la France autorise.
'exemple du Canada occupe une place importante dans ce débat parlementaire. Les partisans d'une autre politique des drogues évoquent la réglementation de la production et de la vente du cannabis comme un moyen de mieux encadrer le marché. Leur objectif est notamment de réduire la place des réseaux clandestins et de renforcer le contrôle public. Mais la réglementation soulève aussi des questions concrètes. Comment protéger les mineurs, contrôler la qualité des produits et prévenir les risques sanitaires ? Derrière cette comparaison internationale, deux approches s'affrontent. Maintenir l'interdiction ou expérimenter un cadre légal strictement réglementé. La
production de cannabis a effet thérapeutique qui soulage aussi des malades en fin de vie. Évoluons de changer de représentation mentale. Évoluons casser le monopole des grands bandits sur la drogue par ce biais-là. Changez vos lunettes et c'est la société qui vous en remerciera. Monsieur Amir
Chey. S'il vous plaît, dans le calme. Monsieur Amir Chahirizi.
Alors il se trouve que moi je n'ai depuis le début ni en commission ni en séance pris la parole sur la question de la légalisation et notamment parce qu'il y a un excellent rapport de notre collègue Léoman avec monsieur Medez qui a été fait, je vous invite à le lire. Mais il se trouve que puisque madame Le Pen vous avez évoqué le parallèle avec l'alcool et que nous discutons, non vous l'avez fait tout à l'heure dans votre prise de parole madame. Madame Le Pen vous avez pris la parole sur la question tout à l'heure, je me permets de vous répondre. Et que nous discutons précisément, non pas seulement des aspects de consommation, mais des trafics, des trafiquants, de chefs de mafia. Et en l'espèce, c'est un très bon exemple, un très bon parallèle. Parce que si on se rappelle ce qui s'est passé aux Etats-Unis, dans les années folles, des années 20 aux années 30, 33, il y a eu une prohibition et une interdiction de l'alcool. Et qu'est-ce que ça a produit ? non seulement la violence mais des mafias qui se sont installés et qui ont pris le marché et qui ont à partir de là commencé à organiser je vous ai jamais interrompu madame le pen calmez vous madame le pen s'il vous plaît
un peu de calme
madame le pen moi je ne vous ai jamais interrompu et vu vos fonctions auxquelles vous aspirez un peu de calme ferait du bien à tout le monde
'il vous plaît,
je vous dis juste...
Allez-y sur le fond, je vous en prie.
Alors, je reprends sur le fond. que je veux dire, c'est que dès lors que vous êtes dans un système de prohibition, et vous avez raison, c'est le cas en ce moment, en France, sur les drogues en général, et le cannabis en particulier. souffrez au moins de regarder la réalité, c'est que cette interdiction génère des trafics parallèles. Que ces trafics parallèles sont justement le terrain à partir duquel tous les rhizomes du narcotrafic s'installent et sur lesquels le grand banditisme, justement, croit et fait son beurre. Et c'est là-dessus. C'est là-dessus que progresse la petite délinquance, c'est là-dessus que progresse le désastre de plein de familles, de quartiers entiers. Et si on veut justement mettre fin à cela, c'est donc deux choses qu'il faut mettre en place. Suivre les recommandations de cet excellent rapport et mettre vraiment en place les moyens d'enquête judiciaire pour démanteler les têtes de réseau. Je
vous remercie Madame la Présidente Le Pen et on passera au vote.
cœur de la confrontation, une question divise les députés. L'interdiction du cannabis permet-elle réellement de lutter contre les trafics ? Pour certains élus, le marché illégal favorise l'installation de réseaux criminels qui tirent profit de la demande. Ils défendent donc une politique combinant réflexion sur la réglementation et renforcement des enquêtes judiciaires contre les responsables du narcotrafic. A l'inverse, les opposants à la légalisation craignent que l'ouverture d'un marché légal ne fasse pas disparaître les activités criminelles. Le désaccord porte ainsi sur les conséquences possibles de chaque stratégie et sur les moyens de protéger la population.
Excusez-moi, mon cher collègue, mais tous les pays qui ont légalisé le cannabis sont revenus sur cette décision. Tous ! Ou ils sont tous en train de le faire à plus ou moins long terme. Mes chers collègues, si vous pensez que les trafiquants de drogue... À partir du moment où le cannabis sera légalisé, deviendront maçons ou boulangers, alors vous êtes sincèrement tellement à côté de la plaque qu'on ne sait plus quel argument utiliser en l'espèce. Donc contrairement à ce que vous dites. Oui, le 1er juin a des effets irrémédiables. Irrémédiables. Et tant que vous continuerez à comparer le verre d'alcool qui est bu, le verre de vin qui est bu à midi et le verre de vin qui est bu le soir à l'utilisation par des jeunes de juin avec les conséquences... cognitive sur leur santé, vous n'y aurez rien compris. Tant que vous nous direz qu'il y a du cannabis thérapeutique et que sous prétexte qu'il y a du cannabis thérapeutique, il faudrait autoriser et légaliser le cannabis, vous mentez à la population. Et vous mettez les mères comme moi, les mères et les pères comme nous tous en difficulté parce que nous on apprend à nos enfants à ne pas toucher au cannabis.
confrontation à l'Assemblée nationale révèle deux visions différentes de la politique des drogues. D'un côté, certains députés mettent en avant la santé publique, les risques associés à la consommation et la protection des jeunes. De l'autre, plusieurs élus estiment que la lutte contre les trafics exige aussi de réexaminer les conséquences de la prohibition et les possibilités d'une réglementation. La comparaison avec l'alcool, le modèle canadien et la place des réseaux criminels ont alimenté les échanges. Une question reste au centre du débat. Quelle politique permettrait de mieux protéger la population tout en répondant aux enjeux sanitaires et sécuritaires ?
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