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Non, le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit. C'est simple à comprendre, c'est basique, comme dirait Auréle San. Et donc, nous avons là, franchement, aujourd'hui, une forme de dérapage continu avec des gens qui, finalement, se contentent de faire quelques...
Déplacés, vous avez dénoncé, vous, des atteintes graves à la liberté de manifester. Mais quand on voit les scènes de casse qu'on a pu voir le week-end dernier, qu'est-ce que vous dites ? Est-ce que finalement l'interdiction, ce n'est pas dans certains cas la seule solution
? Mais je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que vous venez de dire. Si désormais, pour éviter les casseurs... On interdit de manifester, nous ne sommes plus en démocratie. Alors il y a la
liberté de manifester, il y a le respect de la propriété privée. Nous avons besoin, cette tension-là
existe entre ces deux principes, vous avez raison de le rappeler. Mais ça ne peut jamais se faire au péril de la démocratie et de la possibilité de manifester et d'exprimer une opinion. Imaginez que demain un pouvoir autoritaire s'installe en France et qu'il vienne et qu'il reprenne vos arguments et qu'il dise simplement dès lors. Ce ne sont pas mes arguments, il y a deux principes dans la Constitution, le maintien de l'ordre. Je comprends bien que vous êtes journaliste et que ce n'est pas forcément vos opinions, mais je les reprends telles que vous les exprimez. En disant simplement que si désormais on avait un pouvoir autoritaire, comme c'est le cas dans un certain nombre de pays en Europe, et qu'au prétexte qu'il y a un risque, on interdit la manifestation, vous voyez bien qu'on entre dans une démocratie dite illibérale, qui n'est plus vraiment une démocratie, mais déjà un régime dans lequel l'expression n'est plus possible de manière naturelle.
Qu'est-ce qui doit prendre le pas selon vous ?
Le maintien de l'ordre ou le droit de manifester ? Il n'y a aucun intérêt pour les manifestants à ce que les ordres s'installent. Pourquoi ? Parce qu'on sait très bien que ce que cherchent tous les gouvernants, notamment de droite, c'est de faire en sorte de glisser progressivement d'un sujet qui est un sujet social, politique, vers un sujet qui est exclusivement sécuritaire. Et on voit bien ce qui se passe quand on a été convoqué cette semaine à Matignon avec le Premier ministre. Jeudi après-midi. Jeudi après-midi. De quoi nous parlent-ils ? Ils nous parlent exclusivement de sécurité, comme si le sujet était exclusivement sécuritaire. Non, le sujet est d'abord au départ un sujet social et un sujet politique auquel il faut apporter une réponse sociale et politique. Est-ce qu'il y a la
moindre violence légitime
dans ces cortés ? Si vous voulez à un moment que les choses se calment, si vous voulez que les manifestations s'interrompent, c'est simple, il suffit de répondre aux revendications. Est-ce que vous trouvez logique et normal que le chef de l'État y a attendu vendredi pour recevoir enfin les lycéens ? Il les a reçus pour ne rien leur dire. Et c'est maintenant, lundi, que le Premier ministre va les recevoir à son tour. Mais il aurait pu les recevoir avant la manifestation, il aurait pu leur dire, écoutez, Parcoursup, c'est fini. La réforme Blanquer... J'y reviens. Les moyens pour les lycées sont prêts. Il y a quelque chose qui est incompréhensible dans la façon dont est géré ce mouvement. On voit bien qu'il y a eu une tentation très claire de la part du pouvoir. C'est de dire, ah, bientôt les vacances de la Toussaint. Les vacances de la Toussaint, ils vont finalement se démobiliser. À la rentrée, il ne se passera plus rien. Et donc, maintenant, après, il y a eu une deuxième tentation, c'était de se dire, bon, ça barre le 17, donc on va pouvoir dire que le sujet n'est pas un sujet social, mais un sujet sécuritaire. Et ne jamais répondre sur le fond. Eh bien non, le moment est venu de répondre sur le fond. Sur la responsabilité
politique, Steve Jourdain. Effectivement, vous renvoyez la responsabilité du... du chaos en tout cas de ce qu'on a pu constater la semaine dernière sur les épaules du gouvernement, le gouvernement qui renvoie la responsabilité sur la France insoumise, est-ce que selon vous la France insoumise a une responsabilité dans ce qu'on a pu constater ces derniers jours ?
Mais
là
aussi ça fait partie en fait de l'écran de fumée du pouvoir. Trouver un adversaire... commode, un épouvantail, et dire voilà, en fait, le problème, il est là. Mais vous pouvez supprimer la France insoumise, vous pouvez l'interdire, ça n'empêchera pas les lycéens d'être dans la rue. Quand on entend un élu de la France insoumise... On n'est pas une île, regardez ce qui se passe dans les autres pays européens, vous voyez bien que la jeunesse se soulève partout. Je ne crois pas qu'à sa soumise et ce pouvoir incroyable de pouvoir lever les masses partout en Europe et dans le
monde. Jean-Luc Mélenchon dit la police tue. Est-ce que ça ne contribue pas à un climat de violence ?
C'était une erreur de sa part de dire à la police-tu ? Il y a malheureusement des policiers, et on le voit bien encore dans les manifestations, qui prennent peu de précautions. Et quand on voit ces jeunes avec les mains arrachées ou les yeux crevés, forcément on se dit qu'il y a des gens qui n'ont pas le souci. Et que quand on a des enfants face à soi, on ne leur tire pas dessus. Moi je souhaite que les armes, qui sont des armes classifiées comme armes de guerre, soient proscrites dès lors qu'on a des jeunes face à soi. Parce qu'on ne peut pas tirer sur nos enfants.
Il faut que la police... n'utilise plus dans sa doctrine de maintien de l'ordre, par exemple, les grenades de désencerclement ?
Oui, parfaitement. Je pense qu'il y a des armes qui ne sont pas utilisables face à des jeunes, face à des enfants. On parle là de jeunes qui ont
14, 15, 16, 17 ans. On parle de jeunes qui arrivent parfois dans des manifestations avec un attirail, comme s'ils voulaient en découdre justement avec les forces de l'ordre.
Il y a des jeunes qui, peut-être, veulent en découdre, mais rien ne mérite le fait que l'on tire. qu'il y ait des tirs tendus, qu'il y ait des... Quand vous allez voir, il y a un bain qui se fait arracher la mâchoire. J'ai vu cette vidéo. En fait, il est attrapé, il se défend. Ensuite, il y a un policier qui lui tire dessus à bout portant. Il est à un mètre, il lui déchire la mâchoire. Est-ce que vous pensez sérieusement que dans une grande démocratie, cet acte-là n'est pas répréhensible ? Je crois qu'il l'est et je crois qu'il doit l'être. Et je pense qu'il y a effectivement des armes qui ne peuvent pas être utilisées face à des enfants. C'est un principe simple.
commission d'enquête sur les violences en marge du 17 octobre. La commission des lois du Sénat va aussi se pencher sur les événements. Est-ce que c'est une décision que vous saluez ? Et à quelle question souhaitez-vous qu'elle réponde ces commissions d'enquête ?
Je souhaite qu'elle reprenne tout le continuum de tout ce mouvement et que ce ne soit pas simplement fixé sur le 17 octobre mais sur tous les événements qui ont précédé le 17 octobre. Comment le maintien de l'ordre a été assuré ? Comment est-ce qu'en fait on s'est déployé face à nos enfants ? Qu'est-ce qui s'est passé ? c'est pour qu'à un moment, effectivement, vous ayez des slogans qui fleurissent sur les murs, à câble, même si je ne suis pas sûr que ce soit l'exclusivité des lycéens, plutôt de l'ultra-gauche ou de casseurs qui sont venus là pour en découdre. Mais ce que je crois, c'est qu'effectivement, il faut faire la lumière sur ces événements et que nous puissions en tirer des leçons. Qu'on ne soit pas là à reproduire année après année les mêmes erreurs. Vous avez vu cette
initiative de Yael Brown-Pibé ?
Cette enquête a été demandée par l'ensemble des oppositions. Yael Brunpivet, ensuite, y a accédé d'une manière un peu particulière, parce qu'elle a souhaité que ce soit, je reviens dans la technique deux secondes, mais que ce soit la commission des lois qui soit en réalité... Comme c'est le cas régulièrement, ça a déjà été le cas pour l'affaire Benalla, par exemple. Oui, d'accord, mais enfin, ce n'était pas un grand succès. Donc, j'aurais préféré que ce soit une commission ad hoc. C'est comme ça, on va prendre notre parti. cette solution-là. Et maintenant, enquêtons et faisons en sorte de tirer les bonnes leçons d'un mouvement qui n'a pas été forcément... Vous pouvez n'avoir commis aucun délit et être condamné. Mais participer à un groupe qui lui-même a commis des délits. Participer à un groupe, ça passe par quoi ? Ça passe par être présent à un moment dans une manifestation où il y a des dégâts et parce que vous étiez là au mauvais moment...
Et parce que vous n'avez pas répondu aux sommations de la police qui a demandé de partir.
Comment vous le vérifierez ? Comment vous vérifierez le fait que l'assommation a bien été entendue ? Dans un moment de panique, comment est-ce que vous vérifierez qu'il n'y a pas quelqu'un qui... Vous avez vu qu'il y a la jeune fille qui, dans l'Est de la France, a pris un tir de LBD dans l'œil, sortait d'un restaurant ? Elle aurait très bien pu être prise dans une nasse, être elle-même embarquée, être mise à contribution pour des dégâts qu'elle n'a pas commis. Voyez bien que ce principe-là est un principe fou. Il fut d'ailleurs abrogé par François Mitterrand en 1980, parce que cette loi, elle a déjà existé. Et elle avait été justement abrogée parce qu'elle ne correspondait évidemment à rien. Et que c'est en réalité un dispositif de dissuasion des manifestations elles-mêmes. Laissez entendre que vous pouvez vous-même être amené demain à aller rembourser le bris d'une vitrine. alors que vous n'étiez pour rien. C'est l'Etat qui est
jugé responsable.
Causé comme difficulté. C'est les rythmes scolaires. C'est une pression dès la première, puisque vous êtes jugé sur un contrôle continu qui part de vos notes de première jusqu'à la terminale. C'est aussi la possibilité pour les lycéens. Les bacs blancs servent presque plus dans le contrôle continu. que le bac lui-même, et donc il y a là une forme de stress permanent, et vous voyez bien que, y compris en termes de santé mentale, nous avons aujourd'hui un vrai problème avec des lycéens qui sont de plus en plus mal à l'aise avec l'institution scolaire. Cette réforme Blanquer, c'est aussi la possibilité, Olivier
Faure, d'ouvrir le champ des lycéens qui peuvent choisir des options qu'ils ne pouvaient pas choisir avant, c'est aussi ça la réforme Blanquer ?
La réforme Blanquer, c'est aussi... tellement d'options que ce qu'on appelait le bloc classe a été tellement divisé que vous avez aujourd'hui des jeunes qui vivent dans une forme de solitude parce qu'ils sont trimballés d'une classe à une autre sans avoir la possibilité de se ranger à un collectif. Je ne dis pas que c'était l'intention de Jean-Michel Blanquer, je ne dis pas qu'il avait l'intention de faire mal volontairement, mais quand on évalue les conséquences d'une réforme, à un moment, il faut aussi regarder les choses en face et se dire que cette réforme n'a pas eu que des bénéfices. Loin s'en faut. Vous avez évoqué
Parcoursup. Votre famille politique propose d'abroger Parcoursup. Mais au-delà du mode d'orientation, il y a une question de place dans les universités, dans les filières universitaires. Comment est-ce que vous vous faites ? Vous vous souvenez que quand
Parcoursup a été inventé, c'était pour résoudre les problèmes dans deux filières principalement. C'était STAPS et puis Psycho ou Sociaux. Je ne me souviens plus. Pour deux filières, on a mis en place un système que personne ne comprend. dont les algorithmes sont totalement opaques et qui conduit, je vois dans ma circonscription, des jeunes chaque année qui viennent me voir en me disant, vous vous rendez compte, j'habite en Seine-et-Marne, ma mère travaille et elle est mère célibataire et on me demande d'aller faire mes études dans le nord de la France. Comment est-ce que c'est
possible ? Ça c'est le diagnostic, mais qu'est-ce que vous proposez très
concrètement
à la place de
Parcoursup ? Moi ce que je propose c'est qu'on ait d'abord qu'il n'y ait plus jamais d'algorithme sans recours. Qu'on ait la possibilité d'avoir la transparence sur tous les modes de sélection qui sont opérés. Que jamais on ait le sentiment de dépendre de critères qui sont des critères que personne ne comprend ni ne connaît. Vous conservez
la sélection, qu
'on comprenne bien, vous conservez la sélection à l'université. L'orientation. L'orientation ou la sélection ? La possibilité de dire qu'en fonction de ces résultats, on va vers telle ou telle filière. Mais la réalité, c'est que quand moi j'ai passé le bac, bien, le bac était le premier étage qui permettait d'accéder à l'enseignement supérieur. C'était inconditionnel. Et donc, le bac reste le diplôme qui permet un accès inconditionnel à l'enseignement supérieur. Voilà.
Mais quand on échange avec les manifestants, certains ont du mal à comprendre qu'aujourd'hui, il y ait une forme de sélection, que les meilleurs élèves peuvent accéder aux classes où il y a le moins de place. C'est même ce principe même qui fait débat aujourd'hui chez certains manifestants.
je ne crois pas. Je crois que tout le monde a bien compris qu'il y a forcément un moment, un critère, qui doit être un critère objectif. Et ce critère permet d'accéder à tel ou tel... Enseignement, telle ou telle école, et ça, tout le monde le reconnaît. Simplement, pour ceux qui veulent accéder à l'enseignement universitaire. Pourquoi est-ce que la sélection se fait non pas sur des bases qui soient des bases claires ? Comment est-ce qu'il est possible aussi de ne pas chercher à faire en sorte qu'il y ait aussi les moyens humains pour accueillir derrière nos étudiants ? Il y a aujourd'hui une forme d'évidence au fait que l'enseignement supérieur est un enseignement supérieur qui est largement oublié, méprisé et qu'on a des universités qui sont aujourd'hui en péril. Tout de même 1,2 milliard d'euros de budget supplémentaire dans le prochain budget. On privatise une part de l'enseignement supérieur. Et en fait, pour ceux qui veulent poursuivre des études supérieures de qualité, on les oriente vers des enseignements qui sont des enseignements très chers. Et seule une partie de nos enfants peuvent y accéder pour des raisons qui sont évidentes. Et donc c'est une sélection qui n'est pas une sélection par les notes, mais une sélection par l'argent, ce qui est bien pire encore.
On va en parler. Le Grand Jury, questions des lecteurs. Justement Olivier Faure, beaucoup de questions des lecteurs et des lecteurs de Ouest France qui vous interrogent justement sur les réponses à apporter à cette crise. Céline Bardi.
Oui, alors André vous demande si votre candidat l'emporte en 2027. Est-ce que vous vous engagez à augmenter le RSA, le SMIC, à rendre les moyens de contraception gratuits et à baisser le prix des transports en commun dans toutes les villes ?
vous me posez la question à moi, je vous réponds oui.
Dans les 10 mesures de sortie de crise que fait votre candidat et votre famille politique, il y a le SMIC à 1 700 euros. Aujourd'hui, il est à 1 477,93 euros net. Pour les autres salariés qui ne sont pas au SMIC et qui ont eux aussi des problèmes de pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous proposez
propose d'abord qu'il y a beaucoup de propositions. La première proposition, peut-être la plus simple à comprendre, c'est que désormais, quand on verse 1 euro de dividende aux actionnaires, il y a 1 euro qui est versé aux salariés sous forme de participation d'intéressement ou de salaire. Deuxième élément, c'est qu'il faut convoquer une grande conférence salariale qui permette là de conditionner les aides d'État aux entreprises au fait qu'il y ait une transformation écologique dans les entreprises, mais qu'il y a aussi des salaires qui augmentent. Et puis dernière proposition, c'est de faire en sorte que pour toutes les branches professionnelles qui ont des minimas, qui sont des minimas de branches, qui sont inférieures au SMIC, et donc c'est un peu technique, mais en gros vous avez des gens qui sont très en dessous du SMIC, ils sont... Ils sont malgré tout payés au SMIC, mais tout au long de leur carrière, à chaque fois que chaque année ils évoluent, ils évoluent dans une grille qui est inférieure au SMIC. Et donc ils passent toute leur vie au SMIC sans jamais être augmentés. Et donc ces gens-là, évidemment, il faut qu'il n'y ait plus aucune branche professionnelle qui ait des minima inférieurs au SMIC pour que dans l'évolution d'une carrière, il y ait la possibilité de voir son salaire augmenter. Absolument. Absolument. Et vous me permettez de saluer aussi nos compatriotes ultramarins. D'ailleurs, on dit ultramarins. Moi, je préfère l'expression de pays des océans, puisque c'est une façon de ne pas considérer qu'ils sont la périphérie et nous le centre.
Est-ce qu'aujourd'hui, vous pensez qu'on rentre dans une litanie de ces actes 1, 2, 3, 4, comme on a connu au moment du premier mouvement des Gilets jaunes ? Est-ce que vous pensez qu'on est là-dedans et que ça va se poursuivre peut-être jusqu'à l'élection présidentielle ?
n'en sais rien, mais ça dépend en réalité moins de ce que je vais vous répondre moi que de ce que va répondre le gouvernement. Si le gouvernement acceptait... de dialoguer. Pourquoi est-ce que les choses se passent ainsi ? C'est assez simple en réalité, parce que ce pouvoir, depuis dix ans, n'écoute personne. Il a eu le mouvement des Gilets jaunes, il y a eu un grand débat, des cahiers de doléances, ils ont été enfermés dans une armoire de fer, personne ne les a jamais revus. Il y a eu des conventions citoyennes, dont une sur les rythmes scolaires, il n'en a pas été tenu compte. Vous avez eu ensuite, y compris, des syndicats qui ont revendiqué. qui n'ont jamais été entendus.
Certains appellent à la démission d'Emmanuel Macron. Il doit partir.
Vous avez eu aussi une élection, même plusieurs élections. En 2022, une majorité relative. En 2024, une majorité encore plus relative. Et pour autant, rien n'a changé.
Vous avez dit hier, l'extrême droite porte une lourde responsabilité. C'est le RN, c'est Marine Le Pen qui est responsable.
'abord, je veux dire un mot aux familles que nous sommes avec elle et à cette petite fille qui est entre la vie et la mort, lui dire « bats-toi, on est avec toi ». Et tout à l'heure, sur votre antenne, il y avait Jacques Brel, cette chanson magnifique « Fils de » et qui dit « Fils de César ou fils de rien, tous nos enfants sont comme le tien ». Eh bien, cette fille-là, c'est aujourd'hui une fille de France. Une fille des Français et nous devons toutes et tous espérer qu'elle s'en sorte.
Qui est responsable ? Marine Le Pen, elle a du sang sur les mains. C'est vous qui avez dit que l'extrême droite porte une lourde responsabilité. L'extrême droite
porte effectivement une lourde responsabilité. Non pas directe et je ne serais pas aussi idiot que de vous prétendre aujourd'hui qu'ils ont directement armé le bras de cet homme. Et visiblement qui est un esprit faible avec... peut-être des antécédents psychiatriques.
On apprend ce matin la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang.
Ce que je dis simplement là, c'est qu'à force de créer un climat, de laisser penser que nous sommes envahis, qu'il y a une forme de grand remplacement, que Trapp serait une république djihadiste, les mots de Jordan Bardella, les mots de Marine Le Pen, et bien quand vous avez un esprit faible qui à un moment se croit missionné pour venir rétablir à sa façon une forme d'ordre, et bien il y a là passage à l'acte et qu'il est urgent. d'en finir avec cette idée que toutes les paroles sont de même nature. Non, tout ne relève pas de la liberté d'expression. Quant au gouvernement, Aurore Berger laisse penser un instant que parler... Ministre délégué aux discriminations. Justement, aux discriminations, et qu'il laisse penser... que la théorie du grand remplacement relève de la liberté d'expression, que ça n'est pas raciste, mais où vit-on la
réalité ? Elle l'a dit en
disant qu'elle voulait... Et pour cela, ça suppose de redéfinir ce qu'est l'identité de notre pays. Moi, j'ai écrit, j'ai commis un livre il y a quelques semaines qui s'appelle La loi du plus juste et qui revient pour partie sur la question de notre identité.
proposez le concept de France vivante. C'est quoi la France vivante ?
Vous avez des gens qui parlent de la France éternelle, comme si la France avait toujours été identique à elle-même. Et depuis Clovis, la St-Gétorix, on n'aurait pas changé. La réalité, c'est que cette France vivante, c'est une France qui a évolué. C'est une France qui, à la fois, s'est enrichie d'apports extérieurs. Je suis moi-même eurasien. Ma mère est née à quelques milliers de kilomètres d'ici, désormais au Chimineville, autrefois à Saigon. Bon, eh bien écoutez, je pense que je suis français comme les autres et je participe à la vie démocratique de ce pays. Nous sommes dans une nation citoyenne et puis une nation qui se confond aussi avec un État social. Ce que nous avons fondé ensemble... Depuis la Deuxième Guerre mondiale, cet état social qui permet à chacun, face au grand risque de l'existence, d'avoir là le soutien de la nation. Elle est là notre identité, elle ne se confond pas avec je ne sais quoi, avec une religion, une couleur de peau ou je ne sais quelle autre... rapport à notre histoire. En fait, nous avons une histoire, bien sûr, nous avons un patrimoine, mais nous avons aussi une capacité de nous enrichir au fur et à mesure. Imaginez que, par exemple, le cassoulet trouve ses racines aussi dans la cuisson du cassoulet. j'ai découvert ça il y a peu de temps, qu'on le devrait au couscous. Donc vous voyez bien que même sur le plan culinaire, nous qui sommes un grand pays de gastronomie, nous sommes aussi enrichis de beaucoup d'autres cultures.
Pourquoi pas la Nouvelle-France, comme la propose Jean-Luc Mélenchon ?
La Nouvelle-France, elle me pose un problème. Elle a un mérite, c'est qu'elle dit à des gens qui jusqu'ici avaient le sentiment d'être rejetés, de ne pas être intégrés. à notre pays, mais elle laisse penser qu'on pourrait opposer une nouvelle France à une ancienne France, et moi je souhaite donc une France vivante, une France qui intègre, qui fédère des gens qui ont vocation à vivre ensemble et donc à partager ensemble des valeurs, des principes qui sont ceux de la République.
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