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Et notre invité ce matin sur CNews et sur Europe 1, c'est Jean-Philippe Tanguy. Bonjour à vous, bienvenue, membre du bureau exécutif du RN, député de la Somme. Le congrès du Rassemblement national s'est tenu hier dans un calme relatif à Orléans, à six mois de la présidentielle, mais au prix, Jean-Philippe Tanguy, d'un dispositif policier draconien d'innombrables restrictions pour les Orléanais. Est-ce que vous allez faire campagne pendant six mois comme ça, sous haute sécurité, avec des villes mises sous cloche dès qu'il y aura un meeting du RN ?
Écoutez, j'espère que non. Évidemment, on regrette, comment dire, non pas le dispositif et le dévouement des forces de l'ordre que je veux saluer. Le maire d'Orléans qui a été courageux également, nos militants, nos sympathisants qui ont été courageux de venir. Parce que c'est vrai que toute la semaine, la gauche, l'extrême gauche et les syndicats ont essayé de dissuader. Parce que le but, au-delà de mettre le bazar, était évidemment de faire en sorte que notre meeting ne fonctionne pas. Et donc on est très fiers d'avoir des militants courageux. On était presque 9000 hier pour le grand lancement de cette campagne sur l'optimisme. Le discours de Marine Le Pen a surpris nos opposants.
Mais est-ce qu'il faut s'habituer ou ne pas s'habituer à ce confinement sécuritaire que je mets entre guillemets, auquel on est astreint en réalité chaque samedi, chaque week-end désormais ?
Non, il ne faut pas s'y habituer, c'est anormal et ça vient de cette pression, une fois plus, de forces politiques, y compris de syndicats, parce que c'est quand même très choquant que des syndicats comme la CGT, qui fût dans le passé un grand syndicat, s'associe à ce bazar, à cette haine aussi des commerçants, des entreprises. des forces de l'ordre qui sont menacées dans ces manifestations. La CGT pour vous,
c'est la haine des commerçants ?
Oui, Mme Binet aujourd'hui est dans une rhétorique très proche de M. Mélenchon contre toute forme d'entrepreneuriat, n'a pas eu un mot pour les commerçants. Ce qu'on a entendu, Mme Binet, s'excuser ou regretter ce qui s'est passé au-delà de quelques formules convenues. Non, elle nous parle comme les autres des assurances. Je rappelle que les assurances, déjà, ça ne prend pas tout en compte. Il y a des franchises, ça coûte très cher. Et puis ça ne remplace pas le traumatisme physique, déjà, pour les agressions, et aussi le traumatisme de la perte de l'œuvre de toute une vie. Mais Mme Binet, qui est une spécialiste, comment dire, de... du non-travail, puisqu'elle n'a jamais travaillé, Mme Binet. Elle a toujours été une syndicaliste ou assimilée, donc elle n'a aucune idée de ce qu'est le travail. Ce qui est quand même différent, parce qu'avant, on pensait ce qu'on voulait de la CGT, mais c'était quand même un syndicat qui faisait monter des ouvriers, des métalleux, des cheminots. Alors, on n'était pas d'accord avec la CGT, mais c'était des gens qui connaissaient le monde du travail, le terrain. Là, avec Mme Binet... On est très loin, c'est un peu une spécialiste, si vous voulez, du non-travail.
Jean-Philippe Tanguy, est-ce que vous demandez quelque chose à Emmanuel Macron aujourd'hui en termes de sécurité, d'assurer la sécurité, de donner un tour de vie sécuritaire pour que la campagne, il nous reste six mois, ne se déroule pas dans un tel climat, week-end, après week-end, que ce soit pour les commerçants ou pour ceux qui veulent faire des meetings, quelque partie que ce soit.
Moi, je le souhaite et il n'est jamais trop tard, si vous voulez, pour donner un tournant d'autorité. Mais si vous voulez, M. Macron, il incarne ce qu'il a toujours incarné, il a toujours été sur ce laxisme. qui auraient été sur l'excuse pour les voyous. Souvenez-vous, l'affaire Naël, tout de suite, sans aucune preuve, sans aucun élément de l'enquête, il accuse la police et les forces de l'ordre, en provoquant, en tout cas, mettant de l'huile sur le feu sur le phénomène d'émeute. Encore quelques jours avant, le 17 octobre, il a dit aux policiers de faire preuve d'empathie, alors qu'il est bien content de les trouver pour protéger l'Elysée, protéger ses déplacements. Quand on voit le dispositif, parce que vous savez, c'est aussi... ça qu'on reconnaît, les crises d'une institution. Moi, je suis souvent à Paris en tant que député, quand on voit les dispositifs de sécurité autour d'Emmanuel Macron ou des ministres. Parfois, ce sont des convois de 20, 25 voitures et de policiers pour défendre... Non, mais il y a des pays... C'est normal. Non, non, non. Vous croyez que c'est disproportionné ? Vous voudrez moins protéger le président ? Mais c'est proportionné parce qu'il a conscience de l'état du pays et du fait qu'il ne peut pas se balader sans une demi-armée pour l'entourer. Et ça choque les gens. Vous savez, quand le moindre ministre a besoin de cinq voitures, on le repère plus, parce que souvent c'est un inconnu. Donc en fait, on repère plus qu'il est ministre au dispositif de sécurité complètement dingue qui l'entoure qu'à la personnalité elle-même qui est dans la bagnole. Et on le voit, moi je vois Amiens, j'ai des gens qui sont choqués. Vous savez qu'ils ont été aussi très choqués à Amiens. Il y a des commerces qui ont été abîmés. Il y a eu six cars de CRS, que je salue, à Amiens, de force de l'ordre, pour protéger la boutique de la famille Tronieux. Je suis pour que la boutique de la famille Tronieux, qui sont des gens courageux, des bons artisans, qui n'ont rien à voir avec M. Macron, soient protégés. Mais ils doivent être protégés comme les autres. Il n'y a pas de raison de mettre six véhicules pour protéger Amiens. la boutique des trogneux, et puis de laisser les autres s'abîmer, même si Amiens, les forces de l'ordre et le préfet ont fait un bon travail. Ça a choqué les gens, à juste titre, parce qu'en France, on n'aime pas les privilèges.
Jean-Philippe Tanguy, encore un mot sur Emmanuel Macron. Est-ce que vous avez été surpris de l'entendre dire, après l'horrible attentat de Trappes, vendredi, qui a fait un mort et cinq blessés, que c'est le premier acte terroriste en raison de la couleur de la peau de la religion ? Il a dû rectifier après ses propos. Il avait oublié, bizarrement, les enfants de l'école Ozaratora, tués par M. Mera en 2012. Kacher en 2015, Père Hamel en 2016, l'attentat de la basilique de Nice en 2020. Vous avez été choqué par ces propos.
Très choqué et je dois dire que dans une incompréhension, parce que comment le président de la République peut oublier ses victimes et puis choqué aussi parce que ça a créé... de facto une indignation dans le pays qui est venue un peu obscurcir l'hommage aux victimes, à la personne qui est morte sous les balles de ce meurtrier raciste visiblement, même si les circonstances de l'enquête doivent encore être précisées. Et des autres victimes, notamment une petite fille. La vie a été levée pour
raisons psychiatriques
Oui, absolument. Et notamment cette petite fille qui a reçu des balles, mais les autres aussi. Il y a des images très choquantes qui montrent la violence de l'attaque, les blessures, la gravité des blessures. On pense aux victimes. les forces de l'ordre qui sont intervenues. Et je dois dire d'ailleurs que le maire de Trappes... Monsieur Ali Rabet. Voilà, qui est venu... Qui dit, il y a la
République et les racistes en face de nous. Il parle de vous.
Oui, mais... C'est lamentable parce que déjà, il n'a pas les éléments pour l'enquête. Et visiblement, les premiers éléments qui sortent montrent que ce n'est pas du tout le profil dont parle M. le maire de Trappes. Et surtout, il est venu à Orléans. Donc si vous voulez, quand on a une ville qui est frappée par une telle violence, qui est en deuil, venir manifester contre un autre parti politique plutôt que d'être dans sa ville auprès des habitants et des familles choquées, je n'ai pas compris du tout cette action. Ça veut dire la haine quand même du Rassemblement National, gratuite, la haine gratuite qui habite le maire de Trappes. Mais bon, on le connaissait avant. Et aussi, je tiens à signaler parce que le deuil est... et l'indignation face à l'horreur qui est arrivée aux victimes de l'attentat de Trappes ne doit pas faire oublier les fréquentations de ce maire. Il y avait un fichier islamiste à la conférence de presse du maire de Trappes. Donc je ne vois pas très bien ce qu'il faisait là, à part montrer que le maire de Trappes est dans un projet qui n'a rien de républicain, et le deuil des victimes ne protège pas le maire de Trappes de ses propres turpitudes. C'était
un attentat raciste selon vous ?
C'est les premiers éléments qui ont été indiqués, avec des témoignages, que je respecte et que je prends au sérieux, parce que le racisme dans notre pays ça existe, le racisme contre les personnes de couleur, le racisme contre les gens. qui peuvent être identifiées avec certaines religions. Vous avez parlé des attentats antisémites, des attentats contre les chrétiens. Il y avait eu un musulman assassiné dans sa mosquée aussi par un déséquilibré, mais qui était animé de sentiments malheureusement racistes. Le racisme anti-blanc, on l'a vu à Crépole. La haine existe dans le pays, il faut le combattre. Et monsieur Macron, qui avait été élu... Et vous n'en êtes
pas les artisans, comme le dit Bally Bagayoko ou Olivier Faure
? Mais pas du tout, parce que déjà, les seuls partis politiques qui aujourd'hui identifient les Françaises et les Français... où les étrangers dans notre pays, selon leur couleur de la peau ou leur religion, c'est la gauche, malheureusement, qui parle de ça matin, midi et soir. Tout le monde est résumé à son soi-disant ethnie, à sa soi-disant couleur de peau, à sa soi-disant religion. Bien sûr, ils assignent les gens à leur identité. C'est eux qui font campagne là-dessus, d'ailleurs, en trahisant de la gauche, puisque la gauche française, une fois plus, comme la CGT, quoi qu'on en pense, c'est une gauche universaliste, émancipatrice. On voit bien aujourd'hui que ces idéaux sont du côté du Rassemblement National et des Patriotes qui revendiquent la République, les idéaux républicains. qui a été élu deux fois pour faire ce disant barrage à la haine. Malheureusement, la haine se déploie dans le pays sous Emmanuel Macron. On n'a rien à faire. Je pense que Emmanuel Macron, ce sont des choses qui ne l'intéressent pas du tout à part lui-même. C'est un jugement de valeur. Oui, c'est un jugement de valeur, mais je pense qu'au bout de 10 ans, la seule haine qui intéresse M. Macron, c'est la haine qui lui est consacrée.
C News et Europe 1, nous sommes avec Jean-Philippe Tanguy. Revenons au discours de Marine Le Pen. Elle a hier voulu insuffler de l'espérance. Le thème, c'est la renaissance. Mais la réalité de ce pays, c'est qu'il est fracturé, Jean-Philippe Tanguy. C'est qu'il y a des casseurs, c'est qu'il retient son souffle chaque samedi, chaque jeudi, parce qu'il va y avoir une manifestation le 5 novembre. Ce n'est pas un peu utopique de se dire que c'est la renaissance, qu'il y a une France apaisée qui est là, qui attend juste un coup de baguette magique ?
Moi, je crois que la France apaisée, justement, elle attend. personnalités comme Marine Le Pen, capables de ramener la concorde civile et d'isoler les casseurs, d'isoler les voyous, d'isoler les criminels, d'isoler ceux qui détestent le pays, qui détestent l'effort, qui détestent la France du travail, la transmission, et de montrer qu'ils sont ultra minoritaires. Et parce qu'ils sont ultra minoritaires, ils peuvent être arrêtés, identifiés d'abord, arrêtés, mis en prison, faire payer. la casse et s'ils sont étrangers, les expulser. Et la France, on y reviendra effectivement, la douce France dont a parlé Marine Le Pen et que les gens savent apporter de vote, apporter de main. Parce que si vous retirez cette minorité qui déteste tout et qui casse tout et qui s'allie et qui dévisage la France, la France est un beau pays avec des gens braves, courageux. Regardez les forces de l'ordre qui tiennent le pays debout, les soignants qui se battent à l'hôpital, les enseignants qui font en sorte que nos enfants soient éduqués avec pas beaucoup de moyens et puis avec une autorité du ministère de l'Éducation qui raconte n'importe quoi. Heureusement que la France est là. On peut parler des agriculteurs aussi, qui traversent une année difficile et qui ne comptent pas leurs heures de travail.
Marine Le Pen a opposé aussi la France de la Renaissance à la Nouvelle France. C'est vraiment front contre front avec LFI pour vous ?
Oui, mais c'est parce que LFI, M. Mélenchon, ouvre en fait ce combat civil, ce combat, cette opposition stérile entre une Nouvelle France et une ancienne France qui serait bonne à jeter, selon lui, avec des générations qui ne vaudraient plus rien, des générations anciennes qui ne vaudraient plus rien. Marine Le Pen l'a très bien dit. Nous, on n'est pas dans la France était mieux avant. On dit la France c'était bien avant, ce sera mieux demain. Et il n'y a pas à les opposer. C'est la transmission des générations, c'est la transmission de notre identité, c'est la transmission du patrimoine matériel et immatériel de la France. Nous, on célèbre cette France qui a plus de 1000 ans. À Orléans, évidemment, on a pensé à Sainte-Jeanne d'Arc, à cette jeune femme patriote qui a relevé le drapeau, qui était bien abîmée et qui a su que la France pouvait s'en sortir. Comparée par une de peine à Jeanne
d'Arc, Jean-Philippe Tanguay ? Non,
mais les Françaises et les Français qui croient en France, oui, sont comparables à Jeanne d'Arc et sont animées par cette flamme de Jeanne d'Arc qui est deux fois sainte, sainte. sous l'ancien régime, sainte par la République. C'est quand même la seule personnalité, je crois, dans le monde occidental qui est à la fois reconnue par l'Église comme une sainte femme et par la République comme une héroïne nationale.
Ce qui montre bien que
l'identité française est à la fois laïque et chrétienne.
De ce discours de Marine Le Pen, est-ce que vous avez été surprise en l'entendant promettre un gouvernement d'union nationale ? On a eu Louis Alliot, maire de Permignan, qui tend la main au LR, Eric Ciotti, qui leur dit « Venez, rejoignez-nous les anciens républicains ». Ça y est, vous êtes en train de faire l'union des droites, que vous avez tant décriée, Jean-Philippe Tanguy ?
L'union nationale, elle est au-delà de la droite, mais contient la droite, les patriotes de bonne volonté qui veulent se battre pour le pays, comme Éric Ciotti l'a fait en 2024, comme Nicolas Dupoignan l'avait fait en 2017, comme Sébastien Chenu, Franck Alizio viennent aussi de la droite, et puis des personnalités qui viennent... de la gauche comme Andréa Cotarac ou de la société civile comme Pascal Pira. Elle
parle d'un gouvernement quasiment d'ouverture. Il faudra faire un gouvernement d'ouverture. Avec des ministres qui
viendraient d'autres partis politiques qui avaient accession
à l'Elysée.
Vous avez raison, mais ça a toujours été l'esprit de Marine Le Pen. Déjà en 2022, elle avait démissionné du Rassemblement National. C'est Jordan Bardella qui avait pris l'intérim avant d'avoir été élue et réélue en bonne et du forme.
Exactement, une très belle élection,
et je le salue, et c'est la preuve de la confiance que le parti a aussi, et Marine Le Pen, qui a bien été confirmée Premier ministre, contrairement à une certaine presse qui ne cesse de faire campagne contre nous au lieu d'informer les Français. Ce qui est dommage, parce que quand je lis ce matin un certain nombre d'articles qui racontent n'importe quoi, au lieu de raconter le fond... Par exemple, Le Monde a dit qu'on voulait supprimer la couverture maladie universelle, qui n'existe plus d'ailleurs. Aujourd'hui, c'est la Puma pour les Français les plus précaires. On n'a jamais voulu la supprimer. Donc quand le journal de référence raconte absolument n'importe quoi dans un papier, le reste est à l'avenant. Tout est bon dans une certaine presse, et je le regrette, pour la qualité du débat public, pour salir le RN et pour surtout donner de mauvaises informations. Et donc j'appelle les Françaises et les Français à aller s'informer directement.
Vous êtes aussi, au passage, arrivé en tête de l'élection samedi des 100 membres du Conseil national. Devant Louis Alliot, devant Sébastien Chenu, qui sont des historiques du parti. Vous avez été surpris de cette popularité, Jean-Philippe Tanguy ?
Oui, mais avec beaucoup d'humilité. Je remercie les militants, je salue tout le monde, parce que nous, vous savez, on est une troupe. Tout le monde se soutient. C'est pour ça qu'on est aussi, je pense, populaire aujourd'hui dans le pays. C'est que les gens sentent une vraie cohésion au Rassemblement national, autour de Marine, autour de Jordan Bardella. Une troupe, ça a une connotation
armée.
Non, une troupe, ça peut être un théâtre. C'est un côté militaire en tout cas. Oui, c'est pas ce que je voulais dire, mais je voulais dire un groupe. Troupe de théâtre. Oui, ça peut être une troupe de théâtre, mais dans le sens où il y a de la fraternité, il y a du compagnonnage, il y a de la solidarité entre nous. Et c'est vrai que parfois, nos opposants ne comprennent pas trop comment fonctionne l'ERN, eux qui sont... toujours animés par les dissensions, les haines internes, les motions, les courants, tous ces trucs qui n'intéressent personne, à part eux-mêmes. Nous, on est tous unis. Donc, évidemment, je remercie les militants. Comment dire, on est tous dans le même bateau pour la France.
Le mouvement lycéen, le président Emmanuel Macron, Jean-Philippe Tanguy, affirme qu'il y aura des annonces concrètes aujourd'hui pour les lycéens. On parle d'une refonte de parcours sup, de l'ouverture de place à l'université, de manque de profs. Il y aura une conférence de presse dans l'après-midi. Et puis, il y a aussi le Premier ministre qui pourrait lâcher du lest sur le SMIC pour apaiser les syndicats. Il pourrait y avoir une revalorisation automatique dès le 1er novembre plutôt que le 1er janvier. Visiblement, ils ont compris qu'il y a urgence à lâcher du lest pour éviter que les scènes de... ne se répètent indéfiniment ?
Mais si le programme pour l'éducation s'est annulé, tout ce qu'ils ont fait depuis 10 ans, bon écoutez, tant mieux parce que Parcoursup, ça ne fonctionne pas et qu'il faut que les profs soient déployés devant les élèves, évidemment, qu'il faudrait revoir la réforme du bac qui n'a pas du tout fonctionné, qui a beaucoup perturbé les agendas. Donc tout ça, on y est favorable. Mais ça veut dire qu'encore sur ce sujet-là, la fin du macronisme va consister à annuler tout ce qu'ils ont fait et mal fait. Donc en fait, c'est une fois plus 10 ans pour rien avec Emmanuel Macron. Donc le besoin de renaissance, y compris sur l'éducation avec Marine Le Pen, il est d'autant plus fort. mesures sociales, c'est surtout qu'il faut libérer du pouvoir d'achat. C'est ce que vous demandez, on est d'accord sur le SMIC. La revalorisation du SMIC, si c'est pour écraser les entreprises et le fait qu'elles ne peuvent pas payer, là tous les commerçants qui ont vu leur vitrine fracturée, qui ne vont pas pouvoir faire de commerce jusqu'à Noël, ils vont payer comment la hausse du SMIC ? Donc les mesures de Marine Le Pen qui consistent à baisser la TVA sur l'énergie, sur les produits de première nécessité, ce qui renvoie... 20 milliards d'euros en taux de pouvoir d'achat aux Françaises et aux Français, c'est beaucoup plus efficace parce que c'est l'État qui fait des économies, un État obèse qui dépense beaucoup trop d'argent et qui redonne leur argent aux Français sans obéir les marges de manœuvre des petites entreprises. Moi, aujourd'hui, je ne sais pas comment vont faire pour payer plus les petites entreprises. Elles ne peuvent pas le faire. Entre les charges, elles aussi, il y a la crise de l'énergie pour les petites entreprises. Tous les dégâts qu'il y a eu, il y a quand même eu 4000 commerces qui ont été abîmés la semaine dernière. Combien encore est abîmé ce week-end, même s'il y en a moins eu, il y a eu des commerces encore abîmés. Parce que le dispositif des
forces de l'ordre était absolument énorme aussi.
Oui, mais tant mieux. Mais moi, une fois plus, les forces de l'ordre, quand on leur donne des ordres clairs, elles font un travail remarquable. Mais je ne vois pas comment aujourd'hui, on peut augmenter le SMIC. On aimerait tous faire des gestes pour les Françaises et les Français. Mais je crois que la baisse de la TVA de Marine Le Pen, elle est beaucoup plus efficace. pour ceux qui sont au SMIC et aussi pour les classes moyennes et pour les retraités.
Le projet de loi Casseur-Payeur, qui est inspiré du casse du part de Gabriel Attal, arrive demain au Sénat. Marine Le Pen a affirmé que la grande révolution ne serait pas de nouvelle loi, mais de rétablir l'état de droit avec plusieurs items. Vous allez le voter, tout simplement, ce texte-là, Casseur-Payeur ?
Ça vient d'une proposition de Marine Le Pen. Nous, on vote tout ce qui va dans le bon sens, même si ce n'est pas parfait. Tout ce qui permet d'améliorer la protection des Français, tout ce qui permet de faire payer les voyous et le cas échéant s'ils sont mineurs, leurs familles, supprimer par exemple les allocations familiales pour les familles qui ont des voyous récidivistes en leur sein. Nous, on est totalement pour, mais je dois dire qu'il leur manque souvent de courage et qu'entre les textes annoncés, les textes votés, surtout les textes appliqués ou pas appliqués, il y a de la marge. C'est pour ça qu'il faut voter aussi pour une personnalité courageuse comme Marine Le Pen, parce que c'était le sens de ce que vous avez cité. A savoir, il ne suffit pas de re-voter des lois ou de voter toujours plus de lois, il faut faire appliquer des lois l'ordre public. Il faut que les mesures soient suivies parce que les effets d'annonce... Je pense que les Français en ont soupé.
Mais l'état de droit allié, elle veut restaurer l'état de droit. A la fois vous le décrivez et à la fois vous voulez le restaurer. Parce que
pour Marine Le Pen, l'état de droit, c'est un état qui assure la sécurité. Le premier droit des Françaises et des Français, c'est le droit à la sécurité, à l'intégrité physique, à la défense de son commerce ou de son patrimoine. C'est une justice qui fonctionne avec des moyens. avec des moyens solides et qui peut appliquer des peines. Parce qu'un état de droit, c'est-à-dire que si vous êtes condamné à une peine et qu'elle n'est jamais appliquée, ce n'est pas un état de droit. C'est un état de droit des voyous. Et aujourd'hui, l'état de droit, c'est un slogan pour nos adversaires politiques, c'est un mantra. Mais quand il n'y a pas de place dans les prisons, quand il n'y a pas de peine appliquée, quand vous avez un code pénal qui prévoit plusieurs années de détention pour des voleurs, des pilleurs, des casseurs, et qu'à la fin, ils se retrouvent avec quelques mois de sursis. ou des travaux d'intérêt général, ce n'est pas l'état de droit, c'est l'état des voyous.
Jean-Philippe Tanguy, il y a aussi la question de la crise financière qui menace la France, la dette dont on connaît le montant pharaonique. L'agence de notation maudite a maintenu vendredi sa note de la France avec une perspective négative. C'est un soulagement pour vous ? C'est un simple sursis avant que le coup prenne tombe, s'il doit tomber avant la présidentielle ?
Comme patriote, on... On ne peut qu'être content parce que ça évite que les Français paient encore plus d'intérêt et que la situation soit dramatique. Donc moi, je ne vais pas me demander une sanction de la France, bien au contraire. Mais ce qui m'inquiète, c'est que les taux d'intérêt auxquels on emprunte réellement n'ont en fait plus de rapport avec les notations que nous donnent les agences. Donc moi, ce grand écart m'inquiète parce que ça veut dire que les agences accordent un traitement étrange, obscur au gouvernement français par rapport à la réalité des marchés. Donc moi, je ne suis pas pour la politique du pire, donc je ne vais pas me appeler à sanctionner la France, mais j'appelle nos compatriotes à la vigilance. Aujourd'hui, on emprunte au-dessus de 5%, ce qui veut dire que pour les marchés... on est mal noté en fait.
Un dernier mot peut-être plus anecdotique, Jean-Philippe Tanguy, les paroles de la Marseillaise ont été modifiées hier lors d'un match de football américain au Stade de France. L'hymne avait été entonné lors de l'avant-match par la chanteuse franco-canadienne Ninja Tonji. Ça vous a surpris ce changement de l'hymne ?
France unie ? C'est indigne, on ne touche pas à la Marseillaise, on ne touche pas à l'hymne d'aucun pays, en particulier l'hymne de mon pays.
Un unie au lieu d'un sang impur.
aussi que ça démontre un manque de culture ou un manque de civisme parce que le sang impur dans la Marseillaise renvoie à la lutte du tiers-état contre les nobles, puisque les nobles revendiquaient à sang pur contre le peuple français. C'est le peuple français qui revendique son propre sang. et qui aussi répand le sang des ennemis de la Révolution et de la France, qui n'a rien à voir sans doute avec le délire raciste à quel pense cette dame. Parce que j'imagine que si elle a changé ses termes, c'est qu'elle n'a pas compris.
Je pense qu'elle n'a pas compris, elle
n'a pas compris le sens de la Marseillaise. La Marseillaise a souvent été attaquée par la gauche sur ses paroles. Ce sont des gens qui ne comprennent pas le contexte historique de la Marseillaise, qui ne comprennent pas l'histoire de France. Et c'est plus ironique parce que c'est un champ qui vient de la gauche, en tout cas qui vient de révolutionnaires. qui était pour l'égalité, la liberté et la fraternité, et que ça se retrouve sali par des wokistes et des gens qui ne connaissent pas l'histoire de France. Mais l'unification, la France a pésée, c'est bien ce que veut Marine Le Pen. Oui, mais ce n'est pas en salissant l'hymne national qu'on va faire l'union nationale. Modifier parole, vous verrez, si on l'interroge, je suis sûr que c'est parce que cette dame n'a pas compris ou a été désinformée sur le sens de l'hymne national. Et c'est aussi le problème aujourd'hui de beaucoup de désinformation sur la culture et l'histoire de France. On raconte n'importe quoi, comme par hasard aux Etats-Unis, souvent l'influence wokiste. détourne l'histoire de France avec la vision américaine. Et la ségrégation et le racisme de la société américaine n'a jamais sali l'histoire de France.
Merci Jean-Philippe Tanguist pour votre grande interview sur CNews et sur Europe 1. Bonne journée à vous.
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