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loin, je pense qu'il faut cesser de vouloir entretenir un système qui est mort. L'État-providence ne peut plus fonctionner tel qu'il a été conçu en 1945, parce qu'il reposait sur trois piliers qui n'existent plus. Le premier pilier, le plus important, c'était la démographie. On faisait des enfants et on faisait reporter. C'était une base de pyramides qui cotisait pour les autres. Aujourd'hui, c'est une pyramide de Ponzi, comme on dit, c'est-à-dire qu'il y a de moins en moins de cotisants. On va fermer. 4000 écoles, pas classe, en France dans les 5 prochaines années. Moi je suis maire, je vois ça partout, parce qu'il n'y a plus de gamins. Et c'est une réalité, on va ouvrir 2000 EHPAD et on va fermer 4000 écoles. La révolution démographique, elle change tout. Elle change le rapport à la santé, elle change le rapport au bénévolat, elle change tout. Le deuxième pilier, c'était une immigration maîtrisée, moins de 100 000, et du travail. L'année dernière, seuls 13% des titres de séjour ont été pour le travail. Donc c'est une immigration maintenant massive, non maîtrisée, de peuplement, qui coûte cher aux finances publiques. Troisième élément, c'était des gains de productivité énormes. Il faut bien comprendre que plus on a dépensé d'argent public, moins on a eu d'infirmiers aux urgences, moins on a de policiers dans les rues, moins on a de magistrats. C'est tout le paradoxe que j'essaie de faire comprendre. Et pour redonner des services publics de proximité et du pouvoir d'achat aux Français, il faut cotiser moins pour gagner plus. Et vous voyez, si on baisse, si on arrive à ces 200 milliards, on en rend 60%. aux Français 120 milliards, ça veut dire que pour un salaire pas loin, un peu en dessous du salaire médian à 2000 euros, eh bien on gagne 200 euros net de plus par mois. C'est ça qu'il faut faire. Et une des grosses raisons de l'échec français, C'est ça, c'est la bureaucratie. C'est le fait que quand vous êtes austréiculteur depuis juillet dernier, donc vous avez une barge pour aller pêcher les huitres, vous êtes obligé d'installer des toilettes sur la barge d'austréiculteur. C'est le fait que lorsque vous êtes détenu en otage en Iran, comme Benjamin Brière, quand vous revenez... La première relation que vous avez avec l'État, c'est pourquoi vous n'avez pas déclaré vos impôts pendant que vous étiez en prison en Iran. Ce n'est pas moi qui l'invente, c'est une réalité. C'est le fait qu'un maire d'une commune de montagne m'expliquait que l'État l'enjoignait de refaire le départ d'une remontée mécanique, de station de ski, donc il ne peut le faire que l'été, mais que le même État l'empêchait de lancer le chantier parce qu'il pouvait y avoir une reproduction de vipères. C'est le fait que... pour faire un bassin de protection des populations à Mandelui, à Napoule et à Cannes, il nous faut 10 ans de procédure, alors qu'on ne perd pas une seconde pour protéger des inondations sur un projet qui n'a aucune incidence négative sur l'environnement. Tout porteur de projet, tout salarié, tout chef d'entreprise, tout élu local est entravé par des règles absurdes qui coûtent cher. Donc, il faut bien comprendre que plus on a administré le logement, par des contraintes, des normes, des prélèvements, des pénalisations des propriétaires. Moi, on a fait le logement neuf. Vous parliez de Pompidou tout à l'heure. Aujourd'hui, on a combien ? 280 000 logements neufs contre combien il y a, 30 ans ou 40 ans ? Vous parliez de Pompidou. Le président Pompidou meurt en 74. On doit être 50 millions d'habitants. Vous l'avez consacré un livre. Avec Christophe Tardieu sur le grand président Pompidou. La France produisait quasiment 500 000 logements neufs supplémentaires. est aujourd'hui à 280 000. Et on nous parlait d'un choc. Bah oui, il y a eu un choc dans l'autre sens, mais c'est tellement évident. Vous créez des contraintes sur ce qui est désiré. Si on veut qu'il y ait des locataires, il faut qu'il y ait des propriétaires. Si on veut qu'il y ait des salariés, il faut qu'il y ait des entreprises. Si on veut qu'il y ait du revenu, il faut qu'il y ait de la production. Donc on va remettre les choses dans le bon ordre. Et aux Pays-Bas... Ils ont une dépense publique par rapport à la richesse produite de 45%. On est à 57%. 12 points d'écart. 12 points d'écart. C'est 350 milliards d'euros. Imaginez qu'on arrive au niveau des Pays-Bas. C'est-à-dire qu'on ait le même niveau de performance publique. Qu'on rend les deux tiers de ça, ou 60%, aux Français en pouvoir d'achat direct. Directement. Je pense qu'il faut respecter la propriété privée, et notamment la propriété du fruit de son travail. Pourquoi Mme Panot dit « il faut, on prend tout » ? Mais c'est qui ce « on » ? Pourquoi l'État gérerait mieux l'argent que ceux qui l'ont gagné ? Moi, je suis même pour la liberté d'attribution de l'héritage à qui on veut, de faciliter, de baisser toutes les fiscalités pour le transmettre aux jeunes, du vivant. Aujourd'hui, c'est 100 000 euros par tranche, par 15 ans, par enfant, mais c'est totalement insuffisant. Tous les pays qui ont libéré cela ont recréé de la mobilité du capital au profit de la jeunesse. L'héritage, il a déjà payé l'impôt, plein de fois. C'est un impôt sur la... mort l'impôt sur l'héritage c'est quand même un argent qui a été déjà le plus taxé au monde C'est aussi, je voudrais le dire, une source de justice pour les plus modestes. Libérer des carcans, c'est ce qui permet aux pauvres de ne pas rester pauvres. C'est ce qui permet aux gamins de l'immigration ou des milieux, les classes défavorisées, comme on dit de l'autre côté, d'avoir une éducation de qualité. Aujourd'hui, l'égalitarisme est en train de figer le public. L'égalitarisme tue toujours l'égalité, tout le temps, c'est ce qui se passe dans l'école. On est en train de trahir les jeunes, les plus pauvres. La liberté, c'est pour les plus modestes. Et aux Pays-Bas... Aujourd'hui, la priorité sur la présidentielle, c'est recréer de la prospérité par la liberté, c'est recréer de la sécurité par l'autorité, c'est recréer de l'unité par l'instruction et la science.
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