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Alors on a décidé de faire des pauses pour voir ce qui se cachait derrière.
Le gouvernement a perdu la maîtrise de tout. C'est le chaos, c'est le chaos migratoire, c'est le chaos sécuritaire.
Samedi 17 octobre, des factieux issus de groupuscules d'ultra-gauche se sont livrés à une violence débridée dans nos vies.
Par saccager une vie en 5 minutes. Et si vous dites qu'on a un mouvement de l'ultra-gauche qui a envie d'organiser, alors comment tu le sais ? Et si tu le sais, dis qui sait ! Où, quand, comment !
avez vertement répondu sur les réseaux sociaux à Marine Tondelier, également à Olivier Ford. Vous leur avez dit, alors à l'une ferme-la s'il te plaît, à l'autre c'était tais-toi. Est-ce que c'est le bon ton ? Pause.
Au lendemain du 17 octobre, Sébastien Chenu, député RN, est interviewé sur RTL. Il évoque évidemment les pillages, les violences, les manifestations. Au bout de 10 ans de Macronie, le pays s'effondre. Puis, il est interrogé sur sa réponse à un tweet de la candidate écologiste Marine Tondelier, condamnant les violences.
scènes de désolation partout en France ce soir. Je partage l'écœurement des habitants et des commerçants. Qu'arrive-t-il à notre pays ?
La réponse de Sébastien Chenu ? Un tweet aussi agressif que viral, qui fait 2 millions de vues. Plus violents comme attaque. À des gens qui m'attaquent d'une histoire, nous traitent de nazis.
Ce sont ces gens-là qui ont mis
notre pays dans cet état. Durant le week-end, le vice-président de l'Assemblée nationale s'en est aussi pris au socialiste Olivier Faure. Tais-toi. Ou à l'ex-première ministre Elisabeth Borne.
C'est votre bilan, pitié, taisez-vous. Moi, je trouve ça assez étonnant de part d'un Sébastien Chenu de tenir ses propos-là. Lui, il est vraiment l'incarnation de la respectabilité du Rassemblement national. Dans le même week-end,
le député RN Jean-Philippe Tanguy a posté 41 tweets, dont plus d'un quart, 11 au total, étaient des invectives ou des insultes. Crétin, hypocrite, gros lâches, espèce de pignouf, boucle-là, débile.
Je ne suis pas sûr que ce soit une stratégie politique, j'y vois plutôt une forme de moment un peu plus débridé. C'est peut-être un excès de confiance en eux, c'est peut-être aussi une forme de colère un peu plus spontanée. Un moment qui
dure néanmoins depuis quelques temps. En septembre dernier, Jean-Philippe Tanguy répond à la députée européenne Nathalie Loiseau avec des termes d'une rare outrance. Vomis-toi dessus la gudarde, je suis innocent de tes vices de jeunesse. Un lâcher prise sur Twitter qui fonctionne auprès de la base comme une incarnation du parler vrai et de la colère et qui en rappelle un autre.
La trumpisation du débat, elle me semble réelle dans l'absence de filtre. Normalement la politique répond à des codes. Et dans ces codes, il y a le respect plus global de ses adversaires. Mec le débat politique,
great again. Ouais.
10 ans que vous êtes au pouvoir, mais comment vous dosez ? encore ouvrir en fait la bouche. Moi, je comprends même pas. Moi, j'aurais honte, mais je me couvrirais de cendres tellement j'aurais honte à la place de la Macronie. Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qui s'est passé le 17 octobre 1961 ?
Non, mais je m'en fous, madame. Ah ouais ? Vous vous en foutez. Vous vous en foutez. J'étais pané. Depuis, il y a eu l'indépendance d'Algérie. Votre rhétorique, elle ne m'intéresse pas. Ça ne m'intéresse pas.
j
'ai dit la première fois que j'ai rencontré macron tu dois fermer tes frontières je lui ai dit tu vas ruiner ton pays et ils ont ruiné leur pays
Abonnez-vous. Depuis une semaine, c'est un tsunami d'images qui a envahi les réseaux sociaux. Incendie, tir de mortier, tir de grenade, casseur, charge de CRS, pillage, émeute. Policiers blessés, manifestants blessés, commerçants dévastés. Des contenus qui montrent une réalité mais qui sont poussés à l'excès par toutes les plateformes engagées dans une bataille entre elles pour capter notre temps de cerveau disponible. C'est ce qu'on appelle l'économie d'attention.
est aujourd'hui dans un régime de capitalisme de plateforme où... Tout ce qui nourrit les grandes plateformes Facebook, etc., c'est le fait que notre attention est marchandisable ou peut être vendue. Et donc, leur défi pour continuer à exister ou pour prospérer ou faire du profit, c'est d'attirer notre attention par tous les moyens nécessaires. Et on sait qu'il y a certaines formes de contenu qui attirent plus d'attention.
En gros, toutes les images qui vont provoquer des émotions, de la colère, de la peur, de l'injustice, et pousser à réagir. Résultat, pendant les émeutes, on a vu des influenceurs d'un nouveau genre. qui n'hésite pas à se mettre en scène et à vlogger. d'autres faire des lives en direct pour gagner des vues et des abonnés. Heureusement qu'au milieu du vacarme, les algorithmes nous poussent aussi parfois des images mignonnes, comme ce bébé qui salue la foule des manifestants.
Merci pour le sourire de faim, Félix Huffer-Lopez, avec Joséphine Thesdaït et Manuel.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.