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Presque à Thévenot, là on va avoir encore une semaine compliquée, il y a des appels à manifester samedi prochain, le 5 novembre également, l'appel aussi des syndicats, et ce qu'il va falloir à chaque fois mobiliser de plus en plus de forces de l'ordre, de policiers, pour que certains puissent manifester dans le cas à un moment, en sachant qu'à la fin, de toute façon, ce sera libre-en-champ en casseur.
'est un sujet, parce que je le redis encore une fois et je rejoins ce qui vient d'être dit juste avant. On ne peut pas empêcher les gens de manifester dans notre pays, sachant qu'on s'est déclaré, encadré et que ça permet de faire entendre des revendications, des demandes et d'être entendu sur un certain nombre de sujets. Maintenant, on a vu que la semaine dernière, le week-end dernier, il y a eu clairement un manque d'anticipation et un réel loupé. ... ... ... ... ... Et j'espère que sur les semaines à venir, ça va se passer. Il y avait très peu de
pillards et de casseurs en
réalité. C'est peut-être juste pour ça que ça s'est bien passé ? Non, mais il y a aussi eu 70 000. Il faudrait là reconnaître aussi, et ce n'est pas ce que vous avez fait, je vous permets de le dire, mais reconnaître que le maintien de l'ordre a été assuré, que nos forces de sécurité intérieure ont été largement mobilisées, ont fait un travail exemplaire comme ils le font à chaque fois, et que c'est aussi grâce à ça que ça s'est bien passé. Léon
Desfontaines, confinement sécuritaire, ça vous dit quoi ?
dis qu'il faut faire attention quand même, parce qu'on a une dérive quand même. Alors il y a eu le 17 octobre, impréparation totale de la part du gouvernement. Violence insupportable. Violence insupportable qu'il faut dénoncer, que j'ai déjà dénoncé à maintes reprises évidemment.
Que ce
soit la casse ou pire encore, je pense, les pillages. Les deux sont horribles. En revanche, il y a eu des interdictions de manifester dans des départements entiers. Alors ça a été retoqué par la justice et autres. Je nous mets en garde quand même sur quelque chose, c'est qu'on ne peut pas confiner la colère sociale. Aujourd'hui, il y a une colère qui est très profonde. Après un ras-le-bol de 10 ans de Macronie qui a attaqué le pouvoir d'achat des Français, qui a remis en cause l'égalité devant le service public, qui a remis en cause même l'égalité des jeunes à pouvoir avoir le droit à un même avenir. C'est ce que, normalement, c'est la promesse républicaine de l'éducation nationale. Aujourd'hui, il faut pouvoir l'écouter. J'attends beaucoup, bien sûr, des prises de parole de demain. Je crains qu'elles ne soient pas à la hauteur. Mais l'enjeu, encore une fois, fondamental, c'est de ne pas... tout axé uniquement sur la question sécuritaire, c'est quelles sont les réponses politiques à la colère sociale. À cela qu'aujourd'hui, les Françaises et les Français, en tout cas ceux qui se mobilisent, interpellent le gouvernement. Et je le redis, malgré la météo, malgré les interdictions de manifester, malgré les violences qu'on a vues, la journée de samedi a été une journée, encore une fois, de mobilisation massive dans le pays. Et tout ça en plein milieu. On
ne confine pas une colère sociale. Oui, monsieur Desfontaines,
vous avez certainement raison. Mais je ne suis pas certain que la seule colère sociale qu'il y a dans ce pays, c'est la colère sociale des gens qui vont manifester. Vous voyez, il y a plein de gens qui sont très en colère. chez eux et qui ont vu les images de manifestants et qui se disent je suis encore plus en colère. D'ailleurs, je donne... Devoir les casseurs. Les deux. Parce que parfois, les deux étaient mélangés. Le mouvement social est très soutenu. Oui, mais la question n'est pas la question du mouvement social, c'est la question des réponses qu'on y donne. Et d'ailleurs, je donne le point à Mme Diaz là-dessus. Si c'était vraiment une colère sociale qui avait des revendications très à gauche, ce serait le Parti communiste ou LFI qui serait très haut. Or, aujourd'hui, c'est plutôt le RN qui est très haut. Il faut le regarder comme c'est en tant que tel. Et donc, il y a aussi une demande très, très forte. D'ordre. Et donc les gens qui regardent ce soir, ils disent aussi, je suis beaucoup plus en colère parfois que les manifestants parce que vous avez 70 000 entreprises qui ont fait faillite, 70 000 commerces quand même, ça c'est des gens qui ont perdu leur job. Et même les gens qui ont détruit ces commerces, finalement ils ont détruit l'emploi de leurs cousins ou de leur famille aussi. Nous sommes une chaîne, on est une société. Donc fondamentalement, je pense qu'aujourd'hui la colère sociale, elle ne s'exprime pas que dans des manifs ou dans des slogans. usées jusqu'à la corde. Elles s'expriment aussi par les fiches de paye en fin
de chaque mois. Je vous le dis, on est quand même au début. Là, il y a une mobilisation sociale. On a connu les pêcheurs. La question des agriculteurs, elle est loin d'être réglée. Et on n'est pas à l'abri, notamment à l'approche du salon de l'agriculture, on verra en début d'année 2027, mais qu'il y ait une nouvelle mobilisation des agriculteurs. Parce que moi, j'ai discuté avec certains d'entre eux dans le département. Les fonctionnaires de police, eux-mêmes. Ils ne vont rien casser, les agriculteurs. Les fonctionnaires de police, eux-mêmes. Mais attendez, l'écrasante majorité des manifestants ne sont pas des casseurs. J'aimerais bien que vous fassiez la distinction. La majorité des lycéens qui sont mobilisés pour leur venir n'ont pas cassé. Quand il y a des manifs d'agriculteurs, il n'y a rien qui est cassé. Merci, monsieur Adap. Juste regarder, ouvrez les yeux. Très bien. Est-ce qu'il y a eu de la casse pendant les manifs d'agriculteurs ? En réalité, oui, mais bon... Quelques préfectures ont
été un petit peu... Et encore une fois,
je ne vous ai pas vu, et à juste titre, dénoncer à ce moment-là, il y a une vraie colère dans ce pays. Et encore une fois, la question, c'est de l'écouter. L'écouter maintenant. Écouter celles et ceux qui se mobilisent, écouter celles et ceux qui vont se mobiliser demain. Notamment les agriculteurs, notamment les pompiers, notamment les pêcheurs. Et encore une fois, la convergence des luttes, elle n'est vraiment pas loin.
Edwige Diaz,
qu'est-ce que le RN répond à cette colère sociale ? On assiste vraiment à... un fin de quinquennat d'Emmanuel Macron dramatique. Et là, aujourd'hui, tous ceux qui viennent sur votre plateau expliquer qu'il faut apporter des solutions, je rappellerai juste en fait que vous avez tous les trois, vos trois familles politiques, ont permis l'élection d'Emmanuel Macron. Et d'ailleurs, je me pose bien la question de ce que vous ferez au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle. Je vous appellerez peut-être une fois de plus à faire barrage contre Marine Le Pen. Donc si jamais ça n'est pas Marine Le Pen qui remporte l'élection présidentielle, on aura à nouveau les mêmes problèmes. Et donc là, vous voyez, on est dans un climat... très anxiogène, économiquement dramatique, puisque moi je voudrais avoir une pensée, oui, pour les forces de l'ordre qui font un super travail, mais aussi pour les commerçants, parce qu'ils ont perdu du chiffre d'affaires, parce que là on dit qu'il n'y a pas eu trop de casse, oui, parce qu'en fait ils ont fermé leur boutique, donc ils ont perdu du chiffre d'affaires. Ils ont dû dépenser de l'argent pour assurer les protections, vous savez, les plaques de bois qu'ils ont dû mettre partout, et en plus quand il y a eu de la casse comme la semaine dernière, il y a eu du chômage partiel, alors c'est très bien pour les employés, mais c'est aussi très coûteux pour les finances publiques, donc bien sûr qu'il faut répondre à la colère. Ce que vous n'avez pas fait, puisque vous avez permis l'élection d'Emmanuel Macron. Et je pense vraiment, vous voyez tout à l'heure Marine, placer son discours sous le signe du bonheur et de l'espoir. Et oui, je crois aujourd'hui que c'est vraiment ce que nous incarnons. Parce qu'à l'inverse, il y aurait des forces du chaos, des forces obscures à l'oeuvre dans notre pays et du gaz. Oui, c'est le cas, je pense que tout le monde le pense. L'extrême gauche, oui, qui est les forces qui représentent les forces du chaos. C'est un peu caricatural. Et les forces d'extrême gauche sont très présentes au Parlement. Parce qu'au moment de la dissolution des élections législatives de 2024, votre parti, Madame la Ministre, votre parti, Monsieur le Représentant des Républicains, ont appelé à faire barrage au Rassemblement National. Vous voyez, moi, dans ma circonscription, dans mon département en Gironde, nous avons une députée LFI qui a été élue parce que le candidat Renaissance... soutenu par les Républicains, s'est désisté et donc a permis l'élection de cette LFI.
On a un débat très net jusqu'à présent. Par contre, je vais vous le dire très nettement, matin, midi et soir avec Bruno Retailleau, on ne peut pas nous soupçonner d'incoïntance avec LFI ou d'appeler une seule fois à voter pour LFI. Vous n'avez toujours
appelé à faire barrage.
Jamais quand il y avait LFI. Non, non, non, ça n'a pas été fait, madame. Dites la vérité, ça n'a jamais été fait. Il ne faut pas faire des faits news, parce que sinon le débat est biaisé. qui est allié
avec Renaissance pour les élections législatives.
Et alors, moi, le premier, jamais je n'ai appelé à voter pour LFI. Mais je ne suis pas partenaire de qui que ce soit. Nous n'avons jamais appelé à voter pour LFI ou pour le PC. Non, non, non, c'est faux. Léon Desfontaines, tout à l'heure, vous avez dit, la question
a répondu. C'est
la nuit. Certains de vos collègues ont appelé la nuit.
Là, c'est quand même de la politique politicienne. Je pense qu'on est bien éloigné des préoccupations des Françaises et des Français. Encore une fois, je pense qu'il faut revenir sur le fond. Moi, j'attends beaucoup de cette élection présidentielle. pour qu'enfin on ait en effet un débat de fond, projet contre projet, programme contre programme. Et en l'occurrence, encore une fois, pourquoi moi je n'ai pas appelé à voter Marine Le Pen en 2022 au second tour pour battre Emmanuel Macron ? Parce que j'ai regardé le programme. Et dans le programme, elle proposait la même politique économique et sociale. qu'Emmanuel Macron et encore une fois la xénophobie en plus. C'est très simple. C'est pour cela qu'hier j'ai appelé à barrer la route à Marine Le Pen. Quitte à voter Jean
-Luc Mélenchon.
Mais quitte à voter n'importe qui d'autre en réalité que Marine Le Pen. Parce qu'encore une fois, 140 milliards d'euros d'économie, ça veut dire la fin de nos services publics dans les campagnes. Ça veut dire que demain on n'a pas d'enseignants remplacés. C'est-à-dire qu'on a même moins d'enseignants dans les élèves. 200 000 fonctionnaires en
moins.
C'est-à-dire moins de policiers, c'est-à-dire moins de sécurité. Non,
mais moi je trouvais que ce débat, et merci d'avoir fait ce débat, il était intéressant parce qu'on était différentes familles politiques sur ce plateau, avec un débat de fond qui aurait pu être assez intéressant sur l'école, sur le rapport à la binationalité, sur le sujet des revendications étudiantes et des travailleurs de notre pays. On a pu l'avoir potentiellement avec le parti communiste et les LR. Ne l'insultez pas. Non, je ne me permettrai pas, je me suis reprise. communistes et les LR mais j'espère que pour les prochains débats madame Diaz on pourra avoir aussi votre capacité à aller sur le fond et à répondre à vos questions comme nous on le fait mais pas par mépris madame Diaz parce que je pense que c'est important et vous l'avez dit tout à l'heure pas du tout mais c'est pas une leçon c'est une demande et je vais finir ma phrase si vous permettez madame la sénatrice parce que comme vous l'avez très justement dit tout à l'heure je vais aller dans votre sens on se parle pas juste entre nous là on parle aux gens qui nous écoutent et qui se posent beaucoup de questions
et
qui Je ne sais pas, mais en tout cas, je fais l'effort de débattre et d'avoir des moments de contradiction. Et j'ai beaucoup de mal à parler avec vous parce que vous coupez la parole et en plus vous refusez de répondre sur le fond. Donc sur l'école, j'attends votre retour. Sur le sujet économique, j'attends votre retour. Sur la ligne des binationaux, j'attends aussi votre retour. Et sur le contre-budget de votre budget initial, j'attends aussi votre retour. Mais j'ose espérer que ça arrivera très bien. Les Français ont très bien compris. C'est pour ça qu'on est crédité
de 36%. Et vous, de combien ?
Je
pense que les Français ne sont pas débiles. Le débat ne va pas se structurer. On fait 36, c'est vous quatre. C'est le débat politique. Je dis juste que je pense que c'est le mépris de l'opposition. Vous n'avez pas compris. Mais je pense que les Français, eux, ont compris. On met des débats, Madame Diaz. Ils sont tous stupides au point qu'ils ne comprendraient pas notre programme. Je
dis que les Français ont le droit à un débat. Ils ont le droit à un débat à l'élection présidentielle. Donc ne dites pas, on fait 36% et on a tout compris. Mettez en débat votre projet et on en débat. de lire notre programme.
Mais
c'est une news, c'est pas mal aussi. C'est pas mal de se parler, de creuser. Et Europe 1 aussi, c'est pas mal. C'est juste une forme de respect pour les gens qui sont en face de vous aussi. Vous avez compris ? On n'essaie pas de vous invectiver. Par exemple, sur les retraites, je n'ai pas eu ma réponse. C'est bizarre.
3 heures, vous allez nous ? Il y a Gauthier Lebrat juste après, il ne sera pas d'accord. On n'a pas le temps, il y a les techniciens qui attendent. Vous n'étiez 3 parties contre moi. Non, mais juste par exemple, faisons un tête-à-tête, un face-à-face, invitez-nous pendant une heure et comme ça, on pourra... J'en serai ravi. Olivier d'Artigol, le mot de la fin pour vous. C
'est le mot de la fin. Comment cette couleur sociale, on va pouvoir la transformer en quelque chose de positif
Non, mais écoutez, d'abord, moi, j'ai trouvé le débat... Plutôt intéressant dans le sens où on voit des choses s'installer et tant mieux. Je pense qu'on aura peut-être. Une vraie campagne présidentielle. En tout cas, elle commence à s'amorcer. Il me tarde, je vous le dis, que le paysage des candidats s'éclaire un peu et atterrisse, parce qu'on a besoin d'avoir l'offre politique définitive. On me dit qu'on pourrait attendre janvier-février avec des
nouvelles
candidatures qui feraient irruption. L'homme ou la femme providentielle. Nous verrons, il y a déjà quelques noms qui circulent. En tout cas, avons besoin d'un débat. instruits, argumentés, qui s'approfondissent sur des questions incontournables aujourd'hui, qui sont au cœur des préoccupations du plus grand nombre. Et je crois que notre pays attend beaucoup ça. Dans la colère qui a été décrite, il y a aussi la colère d'avoir été privée du fait de pouvoir choisir de son avenir. Il y a une forme de fracture générationnelle. Parce que là-dessus, vous avez une responsabilité. Je ne veux pas vous faire un saporta parce que je suis gentil, mais je vais vous dire le fait de vous être... Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, En n'ayant qu'à denacer le débat politique, en disant qu'il n'y a pas d'alternative, ça a fait un mal fou.
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