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Je veux qu'on dise pour qui on va construire. Je veux qu'on arrive à un localisme en préemptant la ville des logements pour faire que la ville ait un parc privé qui permette à nos jeunes de 18 ans qui ne rentrent pas dans les cadres des réglementations de pouvoir accéder au logement. Ça veut dire une chose, ça veut dire je veux arriver au localisme et ensuite donner la préférence nationale. Ce qui veut dire que… Conjointement, le mariage du localisme et de la préférence nationale va faire qu'on va favoriser les gens qui sont en difficulté, les insulaires qui ne trouvent pas à se loger, et pas faire l'inverse. Parce qu'aujourd'hui, on peut bâtir, mais on bâtit pour qui ? Et qui bâtit ? Je pose aussi la question, parce que la question est importante. Quand vous faites le tour des chantiers, moi je veux bien qu'on développe sur la langue corse, mais quand je fais le tour des chantiers, je n'entends pas parler le corse, je l'entends parler à Pôle emploi. Donc moi, je veux partir d'une réalité, je ne veux pas être dans l'utopie, je veux faire en sorte que je vais libérer les bâtisseurs, pas les bétonneurs.
D'abord, il faut savoir de quoi on parle et à qui on parle. Moi, ce n'est pas l'Ajaccien qui loue. un mois l'été pour financer les études de ces enfants que je vais aller chercher. Aujourd'hui, il y a des gens qui ont construit un modèle économique sur le Airbnb avec un, deux, trois logements. Vous avez des immeubles entiers où vous trouvez des boîtes à clés. Et moi, c'est ces gens-là. Et ce sont ces mécanismes-là que je souhaite aller chercher. – Comment vous faites la différence ? Vous
mettez un règlement avec un nombre de biens limité, par exemple ?
– Justement, Pierre, il y a un règlement municipal qui a été voté, mais il y a également des lois qui permettent d'aller beaucoup plus loin. Vous allez du côté… du Pays Basque français notamment, il y a des communes qui ont mis en place la compensation. Pour un Airbnb loué, vous devez mettre un logement sur le marché locatif à l'année. Ça, je crois que ce n'est pas mis en place à Ajaccio, c'est ce qu'on propose notamment. On peut aller encore plus loin sur les taxes, sur les Airbnb. Aujourd'hui, je dis tout simplement que ce modèle économique-là, même s'il peut rapporter de façon conjoncturelle aux finances publiques de la ville... Ce n'est pas un modèle viable. Ce n'est pas un modèle viable parce que quand vous n'avez que des Airbnb dans le centre-ville, vous avez moins d'habitants, vous avez moins de consommation dans les commerces de proximité. C'est tout un écosystème qui est aujourd'hui en difficulté. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On taxe plus. on encadre mieux et surtout on met en place les mécanismes de
compréhension. que Ajaccio, alors qu'il y vit, il y travaille, il va être surtaxé 60%, je trouve ça injuste. Je dis bien, pour le premier logement, pour le reste, oui, ça rentrera dans la taxation. Mais là, vous êtes en train de déraciner les gens de leur village, ce qui veut dire qu'après, vous ferez le cours pour savoir où est votre unité. Moi, c'est dans la maison familiale. On va encore rêver, c'est le Rassemblement national qui va nous donner à l'eau,
qui va défendre les villages.
Pour être clair, de la circulation, du stationnement, des parkings, c'est un bien point. noir que personne ne conteste. Le constat, pour le coup, est unanime. Alors si des efforts ont été faits, on est quand même loin du compte. Il manque des parkings, les transports en commun sont assez inopérants. Et cerise sur le gâteau, le téléporté est un gouffre financier et un désert de défréquentation. – Vous reconnaissez que c'est un domaine où vous avez échoué ? –
Non. – Pour une raison simple, M. Albertine, il est prématuré de faire des bilans. Vous avez terminé votre présentation en décrétant le gouffre financier d'un téléphérique qui a été mis en circulation. – Ah, c'est la CAPA qui le dit. – Non, la CAPA n'est certainement pas… – Un million quatre de déficit par an avant qu'il soit ouvert. – Ah oui, ici pour battre ma coupe. Mais 99 jours d'activité, c'est un peu court quand même pour bilan. –
Vous avez, je dirais, l'idée la plus originale de la campagne. Vous voulez faire un parking flottant. Est-ce que c'est réalisable
? – Vous savez, à un moment donné, on a des idées… on est pragmatique 5 minutes, je me dis aujourd'hui, bon, il y a le parking camping, des millions d'euros ont été dépensés, il a été abandonné. – Ça ne termine
pas comme le téléphérique, le parking flottant. – Donc
maintenant… – On est déjà payé. – Donc maintenant, mais vous savez que le parking flottant, je précise quand même, avait déjà été évoqué à l'époque, ce n'est pas une nouveauté, sous le regretté Jacques Nasser, lorsqu'il présidait la chambre de commerce et d'industrie. Donc c'est quelque chose qui était déjà y compris dans les cartons à l'époque, et c'est quelque chose qui est rentable. François, et qui existe depuis 35 ans, et qui existe depuis 35 ans... Par où on va ? En scaphandre ? C'est vrai, François, qu'en Europe... Il faut du foncier. Non, mais les pays scandinaves, je les ai visités. C'est vrai que dans les pays scandinaves, c'est vrai que dans les pays du Nord, il n'y a pas de tempête, il fait 40 degrés toute l'année. Oui, mais la naissance est calme. Vous devriez
peut-être voyager un peu plus. Je rappelle que ce projet est à 30 millions. Il y a 2 millions de rajouts et maintenant Vinci réclame 9 millions. Ça veut dire qu'on est hors les clous et que les marchés publics permettent de monter à 33 millions. Ça veut dire que oui de venir de cette dette qui est en train de se créer au parking du diamant parce que c'est 10 millions de dettes qui vont arriver encore sur la ville. Ça veut dire 10 millions de réalisations qui ne vont pas être faites ailleurs.
– C'est pas parce que Vinci réclame qu'ils vont... – Ah, mais je
pense que s'il voulait réclamer, je ne pense pas qu'il fasse la manche devant le parking. S'il vous réclame 9 millions, s'il te plaît. C'est quand même important. – On passe à notre thème après, parce que l'heure avance. – Non, non, on vient de prendre un coup de 10 millions sur la tête, les contribuables Ajaxia. On est en droit de se poser la question, quel amateurisme
dans la conception de ce dossier ? – Après, non, non, ce qu'on dit, c'est qu'on veut en faire un vrai quartier avec des habitants. Avec une âme, avec des gens. C'est là qu'on remet le BRS. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on ne veut pas que ce soit l'occasion de spéculation. C'est sûr qu'habiter à l'intérieur de la citadelle, ça pourrait être très rapidement prendre une plus-value énorme. Donc on veut le mettre avec un système où justement on fixe des règles et où on ne pourrait pas revendre, pas spéculer sur les biens. Et on propose aussi également la création d'un hôtel. en lien avec l'école hôtelière qui vient d'être créée à la chambre de commerce, qui serait une sorte d'hôtel d'application où les élèves pourraient venir travailler. Pas d'hôtel de grand luxe, pas de privatisation de la citadelle au bénéfice de quelques-uns, et pas non plus le Disneyland d'Ajaccio qui serait ouvert l'été pour les touristes avec des marchands de souvenirs made in Thai.
Moi ce que je propose en revanche également, c'est que... Éventuellement, ce qu'on peut faire, tout le monde a l'air très inquiet à Ajaccio, c'est faux, ce sentiment d'inquiétude, il est de monter de toutes pièces par des démagos, par moments, par des démarches qui sont populistes, et par les médias qui jouent un peu le jeu. – C'est vous qui faites
monter les extrêmes. – C'est vous qui faites monter en nier
la réalité. – Je n'ai pas la réalité, moi je dis des termes que vous n'osez pas dire. Je vais vous dire qu'à un moment donné, il faut parler… – C'est le monde des bisounours. – Non, c'est pas le monde des bisounours. Non, je parle des femmes qui se font assassiner. chez elle, ce n'est pas le monde des bisounours. Je vous parle de mafia. On est loin. Non, ce n'est pas deux choses totalement différentes. C'est un contexte global. Il y a des choses dont il faut s'occuper. Vous avez des chiffres de la préfecture. Vous avez le procureur qui s'exprime sur ce sujet. Tout le monde est d'accord au mois de juillet. Tout le monde tient un discours au mois de juillet. Non, mais attendez. C'est honteux. Cette manipulation est profondément, proprement, honteuse. Et accuser les personnes qui sont sans abri, qui sont malades... de l'insécurité au lieu de les prendre en charge. Moi, ça me choque, je trouve ça absolument honte.
La mafia, c'est simple. La mafia, c'est la jonction entre la voyoucratie
qui existe
et qui existera toujours. Il n'y a pas de pays sans voyou, ça n'existe pas. Même dans les pays communistes, il y avait une mafia. problème c'est l'interconnexion avec le politique, et notamment à travers parfois les marchés publics, parfois d'autres choses, les pressions qui sont mises sur les élus pour avoir des marchés, pour avoir des terrains, pour avoir… voilà. Donc il y a certaines choses qui existent, il y a des enquêtes, donc on ne peut pas dire non plus que tout sort du néant. Moi ce que je dis c'est que si moi je suis maire, il n'y a personne qui va venir me tordre la main pour me faire signer ce que je n'ai pas envie de signer. Il n'y a personne qui va me téléphoner pour me dire, embauchez mon ami. Il n'y a personne qui va me téléphoner pour me dire, ah mais ce marché-là, il faut qu'il se soit mes amis qu'il est. D'accord ? Tout ça, ce sont des choses qui existent. Je rappelle que Christophe Collomb a découvert l'Amérique parce qu'il maîtrisait les vents aussi. Est-ce que vous êtes
prêt à fusionner avec quelqu'un ? Vous êtes
prêt à fusionner au sol pour moi ? Concernant la position que je défends. – Je me dis homme de paix et de concordat. Je travaille au niveau local comme je travaille au niveau national pour faire en sorte qu'on se regarde… On était hier dans une société côte à côte, aujourd'hui on n'est pas face à face, on est dos à dos. Je pense qu'on peut revenir sur le côte à côte. Ça veut dire que si on fait baisser la pression, moi je ne construirai rien avec des gens qui vont être anti-français. Je vais construire avec des gens qui vont soutenir l'âme corse, ça veut dire du localisme et de la préférence nationale. Être clair, je vais faire mon élection au premier tour et au second tour. Et au troisième tour, si je suis maire, je ferai une offre publique de dire si deux personnes veulent venir adjointe, si deux personnes veulent venir vice-président pour travailler dans l'intérêt de la Corse et revenir au côte à côte, oui, je ferai des ouvertures. Mais ça sera au troisième tour.
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