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Mathilde Panot était l'invité de Francjeu face à Benjamin Duhamel sur France Inter ce week-end et elle a fait face à... non pas un ministre, Jean-François Copé. Voilà, c'est peut-être le seul qui a accepté d'ailleurs de faire ce débat face à elle. Donc voilà, c'est Jean-François Copé. Écoutez, bon, allez, panneau versus Copé face à du Hamel sur France Inter. On va revenir évidemment sur les événements du week-end, les manifestations, mais aussi les événements de trap. C'est parti, et on regarde ça ensemble.
Bonjour à tous, je suis très heureux de vous retrouver pour Franjeux, votre grande émission politique hebdomadaire chaque dimanche sur France Inter et sur France 2. Je reçois aujourd'hui la présidente du groupe LFI à l'Assemblée Nationale. Bonjour Mathilde Panot. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation, des cortèges très fournis et nettement moins de violence qu'il y a une semaine. Quelle suite désormais pour le mouvement ? Quelle réponse politique ? On en parlera longuement. Et dans quelques instants, vous débattrez de ce sujet avec un maire de droite. Il a été ministre, il a été président de l'UMP. C'est Jean-François Copé qui viendra vous interpeller. Voilà le programme de cette émission, Franche de numéro 9, avec Mathilde Manot. C'est parti. Let's go. On a parlé de la mobilisation d'hier partout en France, mais d'abord je voudrais commencer par ce qui s'est passé vendredi, à Trappes, l'horreur d'un attentat raciste qui a fait un mort, cinq blessés, dont une fillette de 12 ans. On a appris ce matin que la garde à vue du suspect avait été levée pour des raisons psychiatriques, je précise que vous étiez hier à Trappes. Je voudrais qu'on revienne sur les mots qui ont été prononcés par le président de la République, Emmanuel Macron, en se rendant à Trappes vendredi. Il a dit que ce qui était arrivé était un tournant dans la vie de notre République. Qui
est une erreur de la part de Macron, parce que des attentats racistes, antisémites ou autres, il y en a déjà eu en France. Et d'ailleurs, un attentat sur des personnes pour leur religion supposément musulmane, il y en a eu l'an dernier, ou il y a deux ans, je me rappelle plus, avec Aboubakar Sissé notamment, qui avait été ciblé à la sortie d'une mosquée. Voilà. Donc ce n'est pas la première fois qu'on a des attentats qui visent nommément d'ailleurs la communauté musulmane ou les personnes de couleur. Ce n'est pas une première et ça s'inscrit dans un contexte bien plus large.
-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Est-ce qu'Emmanuel Macron a trouvé les mots justes
Oui, Emmanuel Macron a raison sur ce point, sur le fait qu'il y a un tournant. Moi, j'étais, vous l'avez dit, à Trapière avec un homme qui est mort de 26 ans, avec cinq personnes qui sont blessées, dont une fillette qui est toujours entre la vie et la mort, qui a été criblée de huit balles, avec des habitants qui ont peur de sortir de chez eux. Et merci beaucoup, Nomads. On fait caca !
Merci beaucoup, Nomads, pour ton tips. Merci beaucoup pour ton soutien. Je te passe ça après la VOD.
qui est traumatisée. Pourquoi ? D'abord parce que le bilan aurait pu être bien pire. On sait que Trapp a été spécifiquement visé. Or, il se trouve que pourquoi nous sommes à un tournant ? En 2021, il y a eu une campagne extrêmement dure contre les habitants de Trapp, avec Jordan Bardella qui disait que c'était la capitale européenne du djihad, avec sur certaines chaînes d'information en continu les mots « trapistan » qui étaient prononcés. Oui,
on se rappelle de Zemmour et Bardella, notamment, qui comparaient Trapp à l'Afghanistan et à Kaboul.
D'autres campagnes qui ont été menées comme cela, qui mènent aujourd'hui à l'acte que nous voyons. Avec cette semaine, un ancien candidat à l'élection présidentielle qui a déjà été condamné pour la haine raciale, M. Zemmour, qui expliquait que le 17 octobre, lorsqu'il y avait eu des pillages de magasins, c'était le fait de hordes arabo-musulmanes. Donc il y a une responsabilité politico-médiatique qui arme aussi le coupable. C'est
important ce que vous dites, Mathilde Panot, ça veut dire que vous faites un lien direct entre des propos qui ont été tenus, et vous pouvez les condamner, les combattre, et... l'acte de vendredi à Trappes, puisque vous parliez de Jordan Bardella et de Marine Le Pen, ils ont pour le coup clairement condamné ce qui s'était passé, je vais vous citer ce qu'a dit Marine Le Pen, elle a parlé d'un acte criminel de nature terroriste aggravé par le mobile abject du racisme. Pour le coup, les mots, la condamnation sont clairs.
Je rappelle carrément que Zemmour devait être invité le soir de l'attentat de Trappes sur BFM, il a été décommandé. Il a été décommandé de la chaîne.
ne veux pas comprendre ce qui s'est passé vendredi à Trappes, et je veux saluer à la fois le sang froid et les mots qui ont été prononcés par le maire de Trappes à l'Irabé, sans comprendre ce qui s'est passé ces derniers jours, ces derniers mois et ces dernières années. Et oui, il y a une responsabilité politico-médiatique qui a mis des cibles dans le dos directement des habitants et des habitantes de Trappes, qui sont aujourd'hui des habitants qui sont traumatisés par ce qui s'est passé. Et donc il faut redire quelle est cette responsabilité. Je vous le dis aussi, monsieur Duhamel, pas à vous personnellement, mais à vous collectivement comme journaliste, il y a une responsabilité. à ce qu'on ne laisse plus sur des plateaux prononcer des phrases comme celles que M. Zemmour a dit toute la semaine qui ont pointé du doigt. Et je veux vous signaler que le tueur lui-même a dit qu'il essayait de venger ce qui s'était passé le 17 octobre et les pillages des commerçants, qu'il a dit qu'il ciblait directement des Noirs et des Arabes. Et vous le savez, les enquêteurs ont dit qu'il avait retrouvé chez lui un exemplaire du livre d'Hitler. Le livre d
'Hitler. Il avait un Mein Kampf dans ses affaires chez lui, le mec. Il avait Mein Kampf dans ses affaires bon honnêtement généralement quant à ce genre de bouquins à moins d'être un historien C'est jamais bon signe.
Voilà pour ce qui s'est passé et cet attentat raciste à Trappes. Vendredi, Mathilde Panot, je voudrais qu'on parle de ce qu'on a vu hier dans les rues de France. 410 000 personnes qui ont manifesté selon le ministère de l'Intérieur, 800 000 selon les syndicats, des cortèges qui ont défilé dans le calme, malgré quelques violences en début de soirée, mais rien à voir avec les scènes de chaos de la semaine dernière. Qu'est-ce que vous dites ce midi ? Bravo Laurent Nunez, bravo au gouvernement
? Alors non, je ne dirais pas bravo à Laurent Nunez, d'abord pour une première raison.
Pourquoi tous les journalistes posent cette question aux gens de gauche ? Tous, hein, tout le temps. On a eu tout à l'heure pareil avec Artaud sur BFM. Tous, ils lui demandent, vous dites bravo, force de l'ordre, vous dites bravo à Laurent Nouniette. Ils font leur job, il n'y a pas besoin de les féliciter pour ça, normalement. À moins de vouloir provoquer une phrase de choc, punchline, ou de faire un truc, ça sert à rien, ce genre de question.
Si des centaines de milliers de personnes sont dans les rues depuis maintenant... plus d'un mois. Je rappelle que le mouvement des lycéens a commencé en Hexagone le 17 septembre, mais il a commencé en Outre-mer fin août. Donc s'ils sont dans la rue depuis plus d'un mois, c'est d'abord pour des revendications. Or, le gouvernement
n'a pas répondu aux revendications. Ensuite,
la deuxième chose, qui est une chose qui me semble extrêmement importante, c'est qu'il se trouve que ces manifestations, certes, se sont mieux passées que la semaine précédente, mais il y a quand même à Clermont-Ferrand et à Toulouse, deux manifestants, deux jeunes, qui ont eu la main grièvement blessée, un d'entre eux, y compris des doigts qui ont... ont été arrachés. On parle à Poitiers d'un jeune qui aurait peut-être son oeil qui serait perdu suite à un tir qui lui a été fait directement dans la figure.
Et pour être très précis, à Toulouse, une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer effectivement les circonstances précises de la blessure. À Poitiers, pour l'instant, il n'y a pas de réaction de la préfecture. Et à Clermont-Ferrand, une source proche du dossier citée par la FED, dit que la blessure n'a pas été causée par une grenade policière. Voilà pour les faits. Ce ne sont pas les premiers jeunes
qui s'y ont mutilés, y compris, vous verrez que vos confrères et consoeurs de la presse internationale ne cessent de pointer ce qui est en train de se passer en France. parce que c'est choquant. La France...
Ok, la main arrachée, c'est à tous. J'étais persuadé que c'était à Clermont-Ferrand. Merci pour la précision, le tchat.
...et le seul pays en Europe où on risque de perdre un oeil, des dents, une main, en allant manifester, en allant... Avec Mathieu Panot, des enquêtes de l'IGP qui
sont ouvertes. Mais juste pour revenir à la question initiale qui était posée. Vous avez, pendant toute la semaine, dénoncé des dérives liberticides, une atteinte aux libertés publiques. On a une manifestation hier qui s'est bien passée avec... beaucoup de monde, là encore selon les chiffres qu'on prend entre 400 000 et 800 000. Pourquoi c'est aussi difficile de dire qu'effectivement on donne quittus au gouvernement d'avoir réussi à faire en sorte que cette manifestation se passe bien ?
Parce que derrière vous avez un gouvernement qui non seulement joue la stratégie du pourrissement.
Tu sais quoi Galette, il y a des moments où tes polémiques à la con que tu veux faire sous couvert des argumentaires du Rassemblement National, je n'en veux pas dans mon chat. Aujourd'hui on est un exemple, on est en train de parler d'attentats terroristes racistes d'extrême droite qui ont eu lieu à cause du discours notamment de ce genre de choses. Donc tu sais quoi déjà ? Je sais même pas si je te... Je te mets 604... Ah merde j'ai mis un truc trop long, c'était trop long pour te ban. Et je verrai avec la modération ce qu'on fait définitivement de ton cas. Comment on met une semaine ? Une semaine en seconde. Au bout d'un moment, c'est bon. 604 800. 604 800. Voilà. Tu reviendras dans une semaine. la modération, on verra ce qu'on fait.
Et la deuxième chose, c'est que le gouvernement...
Là, honnêtement, c'est bon. Il y a des moments, il y a des périodes. Non. Non.
je ne veux pas féliciter le gouvernement pour ce qui est son devoir. Je rappelle que le droit de manifester qui est lié dans notre pays c'est notamment la jurisprudence du conseil constitutionnel qui est liée à la liberté d'expression et la condition même d'une démocratie. Et donc quand vous voyez un pouvoir qui a d'abord annuler et interdit des manifestations, changer à Paris au dernier moment le lieu où on devait se rassembler. Avec un droit de recours,
avec des recours qui ont été opposés et à la fin un tracé entre la porte d'Italie et la porte de Vincennes. Qu'a
dit le tribunal sur les recours, que l'interdiction était arrivée trop tard et donc il ne pouvait pas se prononcer. Donc ils organisent le chaos avec en plus des militaires qui ont été déployés devant les bâtiments publics. Je rappelle que ce n'est pas le rôle de l'armée. Pour les demandes,
ils vont évoquer les milices d'extrême droite qui étaient présentes. Pour les protéger.
Sébastien Lecornu disait déjà à l'époque que ceux qui demandaient d'envoyer l'armée contre le peuple étaient, je cite, des idées bouillons. Mathilde Panot, l'armée ne faisait
pas du maintien de l'ordre, l'armée, elle protégeait les bâtiments publics. D'accord,
mais quand vous avez des manifestants qui viendraient contre des bâtiments publics, que devrait faire l'armée ? Du maintien de l'ordre, du coup. Donc, je le redis, la manière dont organise ce gouvernement est une manière complètement désorganisée. Monsieur Duhamel, moi je voudrais parler d'un fait dont vous n'avez pas parlé. Il se trouve que nous avons recensé au moins 14 villes. On
est monté à 20 villes du coup depuis le début. On était peut-être à 14 au début, là on est à plus de 20. Déjà. avec des milices.
groupuscules d'extrême droite qui ont attaqué des manifestants, y compris parfois ils ont tabassé ces manifestants au sol. Et à côté, par exemple je prends le cas de Montpellier, il y avait des forces de l'ordre qui non seulement n'ont pas réagi, on vous montrera les vidéos, mais qui en plus de ça n'ont pas interpellé ces auteurs-là.
Vous accusez Laurent Nunez, les forces de l'ordre, d'une forme de passivité devant des militants d'ultra-droite ?
Mais vous comprenez que normalement, tout le pays devrait parler du fait qu'il y a... à la fois à Clermont, à Nancy, à Rouen, à Toulouse, à Nice, à Lyon... Mais
pour revenir à Trappes, vu que les gens parlaient de Trappes tout à l'heure dans le chat, voilà c'est ce genre de propos qui met des cibles sur le dos de Trappes, ce genre de propos là.
Vous regardez les clubs sportifs, les associations culturelles. C'est une ville, une fois encore, gardons-nous bien du jugement binaire.
Là on est après l'attentat.
Il y a de tout à Trappes. Il m'est arrivé d'aller à Trappes il n'y a pas très longtemps pour une autre raison. Je crois au passage que j'ai été le seul à payer le bus. Je suis monté dans le bus. Ça ne veut pas dire grand chose, mais c'est juste une anecdote. Si ça veut pas dire grand chose, ferme ta gueule.
Si ça veut pas dire grand chose, tu fermes ta gueule plutôt que de sous-entendre un truc raciste derrière. Tu vaux pas mieux que les Zemmour et compagnie.
Il faut arrêter ces groupuscules d'extrême droite.
Mathilde Panot, puisque vous citez ces chiffres-là, je vais vous en donner un autre qui a été communiqué il y a quelques instants par le ministre de l'Intérieur. Hier, 53 membres des forces de l'ordre blessés. Ça, visiblement, dans l'analyse de la manifestation et du mouvement d'hier. Ça ne vous intéresse pas ? Vous considérez que c'est quantité négligeable ?
Non, au contraire, monsieur Duhamel. Moi, je crois que ça va tout à fait dans la logique de ce que nous disons. Le maintien de l'ordre à la française, c'est-à-dire celle qui, non seulement... à des armes de guerre, comme les LBD, qui par exemple ne
sont pas
utilisées chez nos voisins allemands, qui utilisent des grenades. Il faudra à un moment demander combien coûte cette répression d'un mouvement qui est puissant dans le pays. Je rappelle que par exemple le 17 octobre, si on prend juste quatre grandes villes, c'est 19 000 grenades au moins qui ont été lancées. Le fait d'utiliser cette technique d'aller au contact des manifestations... Je vous parle de forces de l'ordre qui
sont blessées, je ne vous parle pas des armes qui sont utilisées par les forces de l'ordre. Le fait
d'aller au contact des manifestations, c'est aussi dangereux pour les policiers. Et je rappelle que si vous regardez... l'histoire de notre pays sur la doctrine du maintien de l'ordre. Par exemple, quand les LBD ont été introduits par un certain monsieur Guéant, il se trouve que les CRS, à l'époque, refusaient ces LBD en disant, nous sommes assez nombreux pour pouvoir assurer un maintien de l'ordre et surtout une garantie du droit de manifester sans utiliser ces armes-là. Et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à signer la pétition qui est faite par attaque sur le site de l'Assemblée nationale pour interdire ces armes mutilantes.
Et je précise qu'à l'instant, concernant ce qui s'est passé à Clermont-Ferrand, le parquet, donc contrairement à une source du proche du dossier, évoque la possibilité que ce qui est arrivé à un des manifestants soit lié à des grenades. désencerclement, voilà pour l'information qui vient de tomber. Mathilde Panot encore un mot sur le lexique que vous avez. Pourquoi on n'en parle pas
suffisamment ? Non mais par contre là moi je trouve ça incroyable, l'alliance entre les groupes néo-nazis, milliers d'extrême droite etc et... Et les CRS qui se laissent faire, pourquoi on n'en parle pas là ? Genre, ça a été évoqué par Panot, sur France Inter, pourquoi personne rebondit, pourquoi Gmail rebondit pas dessus ? Je ne comprends pas, vraiment je ne comprends pas. On est sur un véritable scandale, qui est prouvé, qui est documenté, il y a des vidéos dans tous les sens, dans plein de villes, qui le montrent, mais on n'en parle pas. Genre, elle a évoqué le sujet, mais non. Non, non, il rebondit pas là-dessus. Pourtant, c'est
facile de rebondir là-dessus. Utilisé cette semaine, puisque j'ai entendu, lu des membres de la France Insoumise parler d'un État autoritaire et policier. Votre collègue Manuel Bompard a carrément dénoncé une dérive fasciste. Est-ce que vous avez vu hier, dans les rues de Paris, une dérive fasciste
Oui, quand il y a... Hier, cette semaine ? Ah oui, il y a un problème sur la question de l'État de droit qui est réel. C'est pas
pareil, l'État de droit, on peut... Le fascisme est une dérive fasciste. Vous connaissez, j'imagine, l'histoire et la définition du fascisme. Quelle
est la caractérisation du fascisme ? Justement, de détruire l'État de droit. La caractérisation
du fascisme, c'est un État autoritaire et policier, c'est la volonté de créer un homme nouveau, c'est un parti unique, c'est l'interdiction des syndicats. Vous avez vu cela dans ce qui s'est passé cette semaine ? Nous ne
sommes heureusement pas là, M. Duhamel.
Donc les mots sont inappropriés.
Non, mais quand on parle d'une bascule qui est en train de se faire, je vais vous lire ce que dit l'Association des avocats pénalistes de France. Ils disent que la semaine que nous venons de voir est probablement la semaine la plus répressive de toute l'histoire de la Ve République. Et le représentant de cette association va un peu plus... Moi, à titre
perso, je ne parle pas de fascisme, je parle de dérive autoritaire. Davantage.
loin. Il dit en France, il vaut mieux être une vitrine qu'une femme violée, qu'une femme battue ou un enfant battu. Quand vous vous réalisez que la réponse qui a été faite à une colère qui est puissante dans le pays, qui porte un mouvement de dignité, c'est d'interdire les manifestations. Oui, ça joue
sur les mots peut-être, oui, oui. Mais je trouve que la notion d'autoritarisme... et bien plus clair et adapté, c'est juste. De
demander à ce que les personnes qui sont interpellées soient privées du droit de vote, de demander à ce qu'on prévienne leur employeur, donc une réponse pénale. Qui sont par ailleurs, et qu'on ne conteste pas, des dispositions
légales, mais on peut les contester ou pas. Oui, enfin d'accord, mais par exemple, quand vous faites
une circulaire pour demander à ce qu'on enlève les prestations sociales à des personnes qui seraient arrêtées et condamnées, je rappelle qu'une circulaire ne fait pas la loi. Donc il y a un gros problème. Là
encore pour revenir sur les mots, dérive fasciste. Est-ce que vous avez vu dans les rues, et cette semaine, une dérive fasciste de la part du gouvernement ?
Moi, quand je vois un gouvernement qui éborne la jeunesse, tel qu'il est en train de le faire, qui s'attaque aux libertés...
Il y a des cas de jeunes qui ont perdu leur oeil et il y a des enquêtes qui sont ouvertes.
Oui, d'accord, et alors ?
La jeunesse, vous donnez l'impression qu'il y aurait des éborgnements massifs.
Vous vous rappelez pas de ce qui s'est passé avec les Gilets jaunes ?
Non, non, non, monsieur Duhamel. C'est sûr l'utilisation du terme dérive fasciste. Oui, monsieur
Duhamel. Est-ce que vous voyez une dérive fasciste du gouvernement ? Oui, par exemple, quand le président de la République...
En fait, parler de dérive autoritaire évite d'avoir du Duhamel qui vient chipoter dessus. Oui, en plus, oui.
J'autoriserai seulement les manifestations lorsqu'elles sont demandées par des syndicats et ils ont prouvé le contraire encore hier puisque les syndicats avaient un accord sur le parcours qui a été fait.
Après voilà quand tu empêches les gens de manifester, quand tu t'associes à des milices d'ultra droite, quand tu limites l'accès aux réseaux sociaux... Comme Blast a pu le documenter au travers de divers réseaux qui ont été coupés, voire algorithmatiquement limités ce week-end, etc. Oui, t'as une multiplication de faisceaux autoritaires qui viennent prouver clairement la dérive. Voilà. Très clairement. Mais cette dérive, elle n'est plus niable aujourd'hui. Il y a des faits, il y a des... qui sont des faits caractérisés, pour le coup. Et documentés.
qui a été changé au dernier moment, ça c'est la première chose. Et attendez, attendez. Et qu'il dit qu'il y a des citoyens qui ne sont pas légitimes à manifester, à déclarer une manifestation. Je rappelle, normalement, les manifestations ne sont pas autorisées en France, elles sont uniquement déclarées. C'est une dérive autoritaire extrêmement grave.
Mais c'est pas une dérive fasciste.
Mais écoutez, vous faites sur les mots comme vous voulez.
Ah bah c'est des mots qui sont utilisés par Manuel Bombardo. Oui d'accord, vous faites sur les mots
comme vous voulez. Mais n'importe quel républicain devrait s'inquiéter de la dérive qui existe actuellement dans notre pays. Je rappelle encore une fois que par exemple l'ONU dit que le droit de manifester est une des conditions de la démocratie. Et vous savez, il n'y a pas une différence de nature entre une démocratie et un régime autoritaire. Il y a des différences de degrés. Et on sait où l'autoritarisme commence, on ne sait pas où il faut.
L'explication, l'image qu'elle vient de donner est excellente. Il n'y a pas forcément de nature, il y a différents degrés. La notion d'évoquer le degré d'autoritarisme est très intéressante. Parce que ça sous-entend que tout type de régime a un degré d'autoritarisme plus ou moins avancé. Ce qui, dans le fond, n'est pas factuellement faux non plus.
Se pose désormais la question de la suite du mouvement, avec un certain nombre de revendications, dont celle qui concerne Parcoursup. Et je voudrais, si vous le permettez, qu'on s'y arrête. Je rappelle que vous demandez, vous, à la France Insoumise, l'abolition du dispositif, la création de 250 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur. Alors je voudrais qu'on prenne un cas concret. Aujourd'hui, vous avez environ, chaque année, 1 000 étudiants qui sont admis en première année à l'université d'Assas. Ok, donc là, ça parle Parcoursup, d'accord. Si vous supprimez Parcoursup et qu'il n'y a plus de sélection, vous aurez peut-être 20 000, 30 000, 40 000 étudiants qui voudront s'inscrire à Assas. S'il n'y a plus aucune sélection... Comment est-ce que vous faites pour accueillir ces 20 000, 30 000, 40 000 par rapport au lieu pour étudier et par rapport aux professeurs qui devront encadrer ces étudiants ? Comment vous faites ?
Déjà, monsieur Duhamel, je crois que vous vous trompez un peu sur le nombre de gens qui veulent aller à Assas. Vous savez combien il y en a chaque année ? Oui, mais il y en a d'autres qui veulent étudier du droit et qui n'iront pas forcément à Assas. Vous
savez combien
il y en a chaque année
qui postulent à Assas ?
Non, vous allez me le dire.
Là, par contre, c'est une erreur un peu de sa part, à Panot, de s'être avancé en disant, vous dites, vous exagérez. Mais de ne pas être capable de donner le chiffre pour dire pourquoi il exagère. C'est une petite erreur parce qu'elle lui donne un point panneau. Là, pour le coup, elle lui donne un point. Elle dit un truc qu'elle ne peut pas prouver ou pour lequel elle ne peut pas citer de data. Et là, elle est prise à contre-pied pour cet argument-là. Pour le coup, il faut aussi le reconnaître. Il y en a 20 000,
c'est-à
-dire
20
fois plus que
ceux qui sont amis. Comment vous faites par rapport à cette université pour les accueillir ? Je vais
expliquer très concrètement. En nous disant que nous créons 250 000 places à l'université, ça veut dire que peut-être que tout le monde n'ira pas à Assas, si c'est ce qui vous préoccupe. J'aurais pu citer la Sorbonne ou citer toute autre université. Mais pourra aller en tout cas dans les études qu'il souhaite faire, c'est-à-dire en droit. Ça coûte 3,5 milliards de créer ces places-là. Alors vous voyez par exemple, quand on a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune, si on faisait un impôt de solidarité sur la fortune, ça permettait... de récupérer immédiatement 10 milliards. Je vous
parle de la possibilité en termes de dispositifs. Prenons une autre université, la Sorbonne. Très prestigieuse. S'il n'y a plus aucune sélection et que tout étudiant et tout élève voulant s'inscrire à la Sorbonne peut s'inscrire à la Sorbonne. Comment est-ce que vous faites pour les accueillir ? Est-ce qu'il y aura suffisamment de place pour les accueillir ? On
déterminera, enfin, essayez pas de faire un débat qui n'a aucun sens, monsieur Duhamel. On déterminera évidemment qu'il y a des locaux, qu'il y a une nécessité d'agrandir des locaux s'il le faut, de faire en sorte que partout sur le territoire puissent être ouvertes des formations. Vous savez, tout le monde ne rêve pas d'être à Paris ou je ne sais où
telle formation pourra le faire, il n'y aura plus aucune sélection.
Elle va être phénoménale, moi-même j'avais candidaté, j'étais allé à Paris Dauphine d'ailleurs. Le logement c'était déjà compliqué. Mais il va falloir rendre le logement accessible. De toute façon tout ça on en saura plus très rapidement, je rappelle les Insoumis sortent la V2 de l'Avenir en Commun le 7 novembre là, donc j'imagine avec toutes les mesures précises réactualisées, mises à jour et les nouvelles mesures pour le programme présidentiel.
établissements ne puissent pas accueillir, c'est s'ils ne peuvent pas accueillir physiquement. Mais nous, nous voulons mettre à la fois les professeurs
et
nous voulons ouvrir les places en université. Voilà ce que nous voulons. Pourquoi ? Parce que Parcoursup aujourd'hui est une machine à tri social qui fait que des jeunes se retrouvent avec des formations qu'ils n'ont absolument pas souhaitées. Et je rappelle qu'il y a...
Je sais qu'il y a de très bonnes facs ailleurs, je le sais très bien, j'ai fait d'autres facs aussi. Et il y a quelque chose de fantasmé dans les grandes écoles parisiennes. Ça s'inscrit dans un imaginaire aussi. Assas, Sorbonne, Paris-Dauphine, toutes ces grandes universités parisiennes. Il y a un truc.
125 000 personnes qui ont le bâche
cette
année et qui se retrouvent sans place à l'université. Donc nous voulons mettre fin à ce scandale. Pour continuer
de bien comprendre, est-ce qu'avec votre modèle, on peut encore redoubler en fin de première année de licence ou est-ce qu'on passe automatiquement en deuxième année ?
j'imagine qu'on peut redoubler, je ne sais rien.
Donc là, c'est une forme de sélection que vous faites, par définition, si on ne passe pas forcément en deuxième année.
Quoi Comment ça
? Si un étudiant n'a pas les résultats suffisants pour passer en deuxième année.
Oui.
Bon, dans ce cas-là, ça veut dire que là, vous créez une forme de sélection. Enfin,
monsieur Duhamel, vous êtes en train de faire un méli-mélo de n'importe quoi. Moi, j'essaie de comprendre quelle est la vision que vous avez de l'enseignement supérieur. Non, non, en fait, oui, dans l'enseignement supérieur, nous voulons mettre les moyens. D'accord, mais là ce n'est pas une question de moyens, c'est
une question de politique. Est-ce que vous considérez
que tout étudiant qui rentre dans
une formation sort forcément avec un diplôme ?
Oui, à l'époque, alors ce n'est pas ce qu'on propose à l'instant, mais vous savez, ça existait à l'époque. Vous vous rappelez de l'ancêtre de Paris VIII qui par exemple faisait en sorte que tout le monde puisse être accueilli, y compris il y avait des ouvriers qui venaient faire des cours universitaires. Bon, ce n'est pas ce qu'on propose pour l'instant.
Et donc il peut quand même y avoir du redoublement et le cas échéant, le fait de ne pas pouvoir suivre telle ou telle formation. Tout cela est
un détail, je veux dire, là on est en train de parler... Ah non, ce n'est pas un détail. Ah si, c'est un dé en Hexagone et depuis fin août en Outre-mer, dans les territoires dits d'Outre-mer, se mobilisent pour qu'il y ait à la fois, pour qu'il puisse avoir des conditions d'études dignes, pour qu'il puisse avoir un avenir. Et juste là, vous êtes en train de chipoter sur je ne sais quoi. Je parle de la vie concrète des étudiants qui se sont interrogés sur le fait de savoir à quoi ressemblerait leur formation avec la conscience mise au pouvoir. Pourquoi est-ce qu'il y a des rats ? Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas de professeurs ? Pourquoi il y a 20 millions d'heures qui ne sont pas assurées par an parce qu'il n'y a pas assez de professeurs ? Et pourquoi notamment Emmanuel Macron a supprimé 10 000 postes de professeurs ? Donc le reste, bon... Voilà, vous lirez notre programme sur la question de l'éducation et
de l'enseignement supérieur. Avec beaucoup d'intérêt et de l'enseignement supérieur. Je voudrais qu'on parle, Mathilde Panot, de la réponse judiciaire aux émeutes d'il y a une semaine, que vous avez critiqué pour sa trop grande sévérité. Un exemple a été repris par plusieurs insoumis cette semaine, notamment Manuel Bompard. Je le cite, depuis samedi, nous vivons dans un régime de plus en plus autoritaire et arbitraire pour avoir ramassé une boîte de lait infantile. Vous voyez qu'il a dit
autoritaire, monsieur Bompard. Et il a dit aussi
dérive fasciste. Un homme est menacé de 14 mois de prison ferme par le parquet. Pour Thomas Porte, votre collègue député, c'est carrément le signe, je cite, d'une justice de classe. Est- Ce cas-là est quand même terrible.
Ce cas-là qui est documenté est quand même terrible parce que nous, de notre côté, comment dire, on avait pu aussi documenter de notre côté d'autres condamnations et que tu vois que la personne qui a pris ça pour du lait infantile, elle a pris bien plus qu'un père de famille qui, trigger warning, avait violé sa fille, mineure. Voilà. Je sais que comparaison fait pas raison quand on parle de droit, que tout est individualisé, etc. Mais quand tu mets les deux trucs en face et que tu mets un père de famille multirécidiviste, violeur de sa propre enfant qui va prendre moins cher que quelqu'un qui a volé du lien infantile, c'est normal que dans l'opinion publique, ce genre d'info, quand tu fais ces comparaisons, ça puisse choquer.
qui aurait donc, si j'en lis les déclarations de la France Insoumise, volé des boîtes de lait infantile. Est-ce que c'est de la justice de classe
je pense qu'on se retrouve dans le même cas que ce qui s'est passé après les révoltes populaires, après la mort de Naël, où vous aviez par exemple quelqu'un... qui a pris de la prison, une condamnation pour de la prison, pour avoir volé une canette de Red Bull. Vous savez, dans les explications... Juste, vous avez
vu les détails concernant... Oui, j'ai vu qu'il avait déjà
été condamné. Alors, je vais juste là encore pour les auditeurs et les spectateurs.
Cet individu a été sept fois condamné, notamment pour des faits de trafic de stupéfiants. Dans le cas d'Espèce, il avait volé des cartons sans savoir qu'il y avait du lait infantile à l'intérieur. Il s'est débarrassé de ce lait infantile et il a finalement été condamné à six mois de prison ferme pour Russell. Vous voyez bien qu'on a toute la semaine des membres de la France Insoumise qui disent « Regardez, c'est de la justice de classe, regardez cet individu. » pas la réalité. Est-ce que...
Moi je n'utilise pas la notion de justice de classe, je donne juste l'idée et le ressenti aussi qui est à l'extérieur. Voilà, c'était ça. Un homme jugé en comparaison immédiate à Bobigny pour une boîte de lait infantile devant une pharmacie pillée l'incarcération immédiate et en face comparaison père de famille de 54 ans, 18 mois de prison avec sursis. pour avoir violé sa fille, à plusieurs reprises, alors qu'elle était adolescente. On parle de sursis, là on parle de ferme, vous voyez ce que je veux dire ? C'est que dans tous les cas, t'as un truc qui choque, voilà, ça choque. Voir que la personne qui a fait, qui a violé pendant des années son enfant, ne va prendre que du sursis, alors que quelqu'un, même s'il est récidiviste, pour un carton, avec du lait infantile dedans, il va prendre du ferme, oui, ben ça choque. Ça choque.
faites une forme de méa culpa sur la critique de la justice que vous avez faite à travers ce... Pas du tout. D'abord, je ne fais pas une critique de
la justice, je fais une critique de l'instrumentalisation de la justice comme de l'instrumentalisation de la police. C'est ça que nous sommes en train de critiquer dans ce qu'est en train de faire le gouvernement. Et qui instrumentalise la justice,
Matipano, quand vous expliquez quelqu'un... Un gouvernement qui réprime à tout
va. Par exemple, quand vous avez un commissaire de police qui explique que sur les plus de 10 000 gardes à vue qui ont été faits, dont à majorité ce sont des mineurs, avec par exemple des images à Bobigny que vous avez dû voir, d'enfants qui dorment à même le sol avec des couvertures de survie, dont certains ont dû être libérés tellement les conditions étaient affreuses. Eh bien, quand vous voyez que c'est sur ces Le commissaire de police explique. Oui, nous l'avons fait pour intimider à la fois les élèves et les parents d'élèves. Alors oui, il y a une instrumentalisation de la justice. Le
rapport aux faits, c'est important. Quand le patron de votre famille politique, Manuel Bompard, parle d'un symptôme de la sévérité de la justice à travers quelqu'un qui aurait volé du lait infantile, or les faits contredisent directement...
En fait, le problème, c'est que ce n'est pas un symptôme de la sévérité de la justice. C'est que tu as littéralement Darmanin qui a demandé à faire des peines extrêmement fermes. T'as littéralement Darmanin qui a demandé au procureur de requérir des peines avec des privations de liberté, avec de la dénonciation auprès des employeurs, avec tout ce genre de choses. Donc c'est pas un symptôme, c'est aussi un signal de fermeté qui a été donné par le garde des Sceaux. Il y a une réalité aussi derrière. Ah, Darmanin a dit... dans le respect de la loi, etc. Soyez le plus ferme possible. Il y a des consignes qui ont été données. Est-ce qu'à un moment donné, quand on est
responsable politique, la responsabilité, c'est pas de dire... Privation du droit de vote quand même. Non,
écoutez, on ne s'est pas trompé. Parce que moi, je peux vous citer beaucoup d'autres exemples. Donc quand c'est un multirécidiviste condamné pour
trafic de stupéfiants, on continue de dire qu'il a été condamné parce qu'il a volé du lait infantile ?
Mais est-ce qu'il a pris six mois fermes pour le lait infantile ? Oui ou non ?
Il ne savait pas qu'il y avait du lait infantile dans ses cartons. Oui d'accord,
mais est-ce qu'il a pris six mois fermes pour un carton ? Oui ou non ? C'est trop ? Oui
Est-ce que c'est trop ?
Oui, moi je pense que c'est trop. Je pense que ce qui est en train de se
passer, vous savez que la France est régulièrement
condamnée par les instances internationales sur la surpopulation carcérale. Vous savez qu'il y a cinq mois de ça, il y a eu le meurtre d'une petite fille qui a ému toute la France, qui s'appelait Liana. Et que là, quand on parlait justement, les magistrats disaient, émotion à court terme. Là, quand vous êtes en train de demander aux magistrats de prendre tout leur temps pour taper et réprimer un mouvement social plutôt que de répondre politiquement, la réponse pénale n'est pas une réponse politique. Et donc nous, nous demandons une crise politique. Je vais vous donner d'autres exemples, vous en voulez d'autres ? Il y a par exemple une femme qui a eu requis 7 mois de prison ferme, elle a pris finalement du sursis pour avoir juste possédé un masque à gaz lacrymogène. trouvez ça normal ?
je considère que la justice est indépendante, mais...
Oui, moi, je considère qu'il y a une instrumentalisation de la justice et qu'il y a une répression de ce mouvement qui est vue par tout le monde et qui est scandaleuse. Alors,
Mathilde Panot, juste avant d'accueillir Jean-François Copé pour le débat, je voudrais revenir sur une autre actualité de la semaine. Mardi, le parquet a requis dix mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité contre l'eurodéputé Aléphiri Mahassan lors de son procès pour apologie du terrorisme. Je rappelle qu'elle avait relayé sur X une citation d'un terroriste japonais, auteur d'un attentat... Je
pensais qu'il parlerait de De Logu parce que De Logu lui risque vraiment de prendre sa peine.
Au port de Tel Aviv, Jean-Luc Mélenchon a réagi en disant la chose suivante. La Macronie sombre dans la honte de tous les abus de pouvoir et de servilité devant les demandes de Netanyahou. Est-ce que vous pouvez m'expliquer le lien entre Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, et ses réquisitions du parquet ? Moi, je n'ai pas tout à fait compris.
Oui, et le lien, c'est que M. Netanyahou ne cesse de mettre la pression à la France, il le fait d'ailleurs, y compris publiquement, pour que tous ceux qui dénoncent le génocide, qui continuent toujours du peuple palestinien, je rappelle que, par exemple, il y a dix jours de cela... Le sujet, ce n'est pas sur l'utilisation au nom du mot génocide qui est contesté, mais... Je vais le dire quand même, il y a dix jours de cela, il y a une petite fille de deux ans et demi, Mariam, qui souffre de graves brûlures, qui a vu sa mère brûler vive devant elle, sa mère brûler vive devant elle, qui est désormais inférieure, puisque son père... Les atrocités à Gaza, on
en parle sur France Inter et sur France 2. La question-là, c 'est... Vous n'en parle Il y a un lien direct qu'au fond, le bureau du gouvernement israélien aurait demandé directement au ministère public de requérir sévèrement... Peut-être pas,
mais en tout cas il y a un gouvernement qui ne cesse de criminaliser les voies pour la paix. Peut-être que ça vous a échappé, mais il y a quelques semaines de cela, il y a cinq rapporteurs spéciaux de l'ONU qui ont écrit au gouvernement français pour dire qu'il fallait cesser la criminalisation contre Rima Hassan. Je rappelle qu'il y a eu au moins 16 procédures contre elle, que 13 ont été classées sans suite, ce dont on ne parle jamais. On parle souvent d'elle lorsque l'on parle des affaires. Et donc, moi, je veux redire tout mon soutien à Rima Hassan et à toutes celles et ceux qui luttent pour la paix. Pour être très clair, Mathilde
Panot, vous considérez que la justice et le parquet, en faisant de telles réquisitions, ont répondu à des demandes du gouvernement israélien.
Je considère que le gouvernement français se vote dans une forme de complicité avec l'extrême droite génocidaire d'Israël. Donc il y a quelqu'un en bureau de
Benjamin Netanyahou qui a appelé en disant « s'il vous plaît faites en sorte que les réquisitions soient sévères ». Non,
mais il faut en sorte de faire en sorte que par exemple on interdise des manifestations, on aille poursuivre le délégué CGT du Nord. Mais là je vous parlais des réquisitions
contre Rima Hassan.
Oui, en fait tout ça va ensemble. Mais vous croyez qu'il s'appelle ? Non, je ne crois pas ça. Ce n'est pas ça que nous sommes en train de dire. Mais par contre, que la France envoie des signaux à l'extrême droite de Netanyahou, je crois que oui.
À travers ses réquisitions donc
? À travers ses réquisitions. les
choses sont claires Mathilde Panot c'est le moment du débat dans Francjeux il a été ministre président du MP il est toujours c'est tendu là des fois on accueille tout de suite Jean-François
attends même quand elle personne elle répond bien elle assure quand même bien je ne la connaissais pas c'est du solide bon c'est Panot c'est quand même Pano c'est quand même une des, on va dire, entre guillemets, une des meilleures du parti. Globalement, si elle est présidente du groupe à l'Assemblée Nationale, c'est pas pour rien. C'est loin d'être une random, elle m'a-t-il Pano, les amis. Et oui, Delogu, il va être débranché. Delogu, je vous ai déjà dit, j'ai des infos en off croisés de plusieurs sources différentes. Delogu, ils sont en train de chercher un remplaçant pour les prochaines législatives. Voilà. Non mais j'ai pas dit que c'était Panot la meilleure, Guetté, pour le coup perso si je dois choisir aussi Guetté Panot c'est plus Guetté je trouve en termes de pertinence je sais pas je... Mais bon après ça c'est goût et couleur. Bonjour Jean
-François Copé.
Bonjour,
merci d'avoir accepté de débattre avec Jean
-François Copé maire de mots LR face à
Mathilde Panot. Mathilde Panot vous avez la parole en premier sur quoi souhaitez-vous interpeller la présidente du groupe LFC à l'assemblée ?
moi finalement je suis assez heureux d'être votre contradicteur, parce que j'ai en face de moi quelqu'un qui est un des piliers du mélenchonisme, un pilier de la meute, pour reprendre le titre du livre célèbre qui décrit toute une série d'horreurs que vous dissimulez dans votre parti parfois, mais surtout c'est une occasion pour moi, en m'adressant à vous, de m'adresser aussi un peu à lui, parce que je vous ai à nouveau écouté là tout à l'heure, et c'est vrai que... Si on prend ce qui s'est passé depuis le mois de septembre, cette montée en puissance d'une contestation sociale, évidemment comme toujours en démocratie, parfaitement légitime sur des sujets tels que la jeunesse, tel que le pouvoir d'achat des Français, bien sûr, et puis des manifestations très nombreuses, de bonne foi pour l'essentiel d'entre eux, et puis arrive la catastrophe du 17 octobre. D'ailleurs, les Français ne se sont pas trompés. Ils ont bien vu que vous aviez pris en main le mouvement, que vous en aviez assumé l'organisation. Je l'ai vu à mots, de manière très claire. Devant les lycées de Meaux, il y a assez peu d'habitants de Meaux, il y a assez peu de lycéens. Il y a beaucoup de militants à la fille qui organisent tout ça. Mais surtout, ce que j'ai vu à cette occasion, comme les Français, qui l'ont dit dans les sondages, il y a une responsabilité du gouvernement énorme, mais il y a aussi, et ils l'ont dit, une responsabilité énorme de Mélenchon dans ce qui est le fait. On
rappelle, Jean-François Copé, c'est monsieur 0,3% ou 0,4 euros le prix. au chocolat. Donc 40 centimes de pain au chocolat. Entre son score et le prix des pains au chocolat, il était presque kiff-kiff. Par contre, 0,4, 0,3, bon. La question que je me suis
posée en voyant tout ça, et que je voulais vous poser, et qui fait écho d'ailleurs à tout ce que vous niez depuis le début. Vous avez dénoncé la violence en voyant que ça allait trop loin. Est-ce que vous seriez capable de condamner les exactions qui sont commises par vos proxys, les black blocs, les organisations d'ultra-gauche ? Est-ce que... Vous pouvez les condamner avec le même zèle que ce que vous faites sur les violences policières ? Réponse de Mathilde Pameau.
Alors, bonjour monsieur Gopé. Alors je tiens à dire, je vais d'abord expliquer pourquoi vous êtes là. Parce que vous êtes là parce qu'aucun membre du gouvernement n'a accepté de venir...
C'est vrai.
Les agenciennes,
ce n'est pas vous qui faites les
invitations. Oui, mais
je tiens quand même à le dire parce que comme ils sont mis en cause depuis plusieurs semaines...
Il y a effectivement des demandes qui avaient été lancées pour des membres du gouvernement qui n'ont pas souhaité débattre...
Donc Jamel qui balance aussi que c'est vrai qu'ils ont refusé de les faire venir. Le gouvernement a refusé de venir. Donc voilà, si on a copé c'est parce que y'a personne d'autre. Littéralement. Vous, Mathilde Panot. Tout à fait. Moi, je vous ai dit que j'étais content de le faire, donc on va en profiter. Oui, mais puisqu'ils sont mis en
cause depuis plusieurs semaines, je tiens quand même à le dire. Et donc, vous voilà, vous qui êtes à la fois un soutien du gouvernement, à la fois un soutien de M. Rotaillot. Donc ça, c'est la première chose. Mme Panot, les gens savent très bien ce que je suis. Ce qui m'intéresse, c'est qu'on débatte. Et je permets juste de dire que pour ceux qui nous
écoutent, il faut faire en sorte de ne pas se parler les uns sur les autres. Donc, Mathilde Panot, vous avez la parole pour répondre à Jean-François.
Alors, M. Copé, je crois qu'il y a une chose que vous n'avez pas comprise dans ce qui est en train de se passer dans le pays, notamment sur la de Sarkozy, les sans-dents de François Hollande, ceux qui ne sont rien d'Emmanuel Macron, eh bien, les gens ont ras-le-bol, qu'on considère qu'ils n'ont pas de cerveau. Moi, j'ai un cerveau, M. Copé, donc je suis heureuse de savoir qu'à travers moi, vous vous adressez à Jean-Luc Mélenchon, dont vous parlez... de nous en parlant de la meute, ce qui est quand même incroyable. Vous
utilisez du
vocabulaire militaire contre nous comme les proxys, ce qui est absolument incroyable. Et monsieur Copé ne vous a pas échappé qu'y compris des commissaires du renseignement territoriaux se sont exprimés dans Mediapart cette semaine pour dire qu'on leur demandait de la part du gouvernement de dire sans cesse que c'était la faute de la France insoumise. Lorsque vous dites un mot, il n'y avait pas de lycéens devant votre lycée, je ne vous crois pas. Non, non, je n'ai pas dit ça. J'ai dit
que les militants qui l'organisaient, qui étaient nombreux, ne venaient pas toujours des lycéens de mots. L'histoire du cerveau, c'est monsieur Mélenchon qui, en parlant de femmes voilées, on dit qu'elles avaient également un cerveau. Donc si vous voulez, les formules, elles sont tout à fait réplicables de l'autre côté. Moi, j'ai posé une question sans doute très bête, mais je vais vous la reposer. Est-ce que vous approuvez ou non le fait que les Black Blocs et un certain nombre d'autres de vos proxys ont commis des exactions extrêmement... Ils
passent leur temps à condamner, c'est insupportable. Est-ce que vous les condamnez sur
le
terme proxy ? peut-être faire un tout petit peu attention sur des termes qui sont parfois utilisés pour qualifier des milices en géopolitique. Quand c'est vous qui l'utilisez, ce n'est pas grave. Quand c'est nous, c'est grave.
Nous l'avons utilisé à quel moment ? Il y a une question qui a été posée. Est-ce que vous désapprouvez ces violences ou pas ? La question qui a
été posée, vous avez mal écouté en fait. Jean-Luc Mélenchon dit que c'est un crime par exemple d'incendier la mairie de Limoges ou quand il demande une indemnisation immédiate pour les commerçants. La réponse est très claire. Il se trouve que le gouvernement que vous soutenez n'a jamais eu un mot, ni pour Christophe, militant ivrien de la ville où j'habite, qui est mort en manifestation. et sur lequel l'avocat ne sait toujours pas s'il y a eu une autopsy. C'est vrai, on n'a toujours pas d'autopsy d
'info. De Christophe,
celui qui est... Oui, le 17 octobre, il y a un homme qui est mort, boulevard Magenta, sur lequel il y a une plainte qui a été déposée. Parce qu'il y a des enquêtes qui sont en cours et je crois
qu
'il n'y a aucun lien avéré avec le maintien de l'ordre. C'est pas ce que dit l'avocat qui... Alors là, par contre, Jamel, tu peux pas t'avancer justement à dire il y a une enquête en cours et dire il n'y a pas de lien. Tu peux pas dire ça. Tu peux pas dire il y a une enquête en cours et dire il n'y a pas de lien. Justement, s'il y a une enquête en cours, tu te t voilà il serait mort d'avoir inolé beaucoup trop de gaz lacrymogène apparemment selon l'avocat potentiellement qui demande une autopsie justement parce que justement il y aurait l'autopsie a été refusée donc là tu peux pas dire il n'y a pas de lien sachant qu'il y a une enquête en cours tu dis il y a une enquête en cours et tu te tais point
...avocat de la famille qui demande une autopsie et qui porte plainte. Attendez, attendez, attendez, attendez. Vous n'avez pas eu un mot, ni pour Christophe, comme le gouvernement que vous soutenez, ni pour aucun des jeunes. Est-ce que vous condamnez, vous, le fait qu'un jeune perde un oeil définitivement ? Que des jeunes se fassent amputés d'une main ? Je
vous réponds. Personne, jamais, ne pourra se réjouir de cette situation. Et d'ailleurs, je regrette de ce point de vue que lorsque M. Mélenchon... dit qu'à certains moments de la journée, ou de certaines heures, le terme « ACAB », qui est le slogan des militants d'extrême-gauche, « All cops, all cops, all cops, all cops ». Et donc moi j'ai envie de vous demander de la même manière, est-ce que vous pensez que les policiers... sont des bâtards. Parce que c'est intéressant de vous entendre là-dessus cautionner en permanence ces propos.
Je ne sais pas. Je ne suis pas votre élève. Je ne suis pas en garde à vue avec vous qui serait procureur. Donc moi aussi je peux vous poser des questions. Est-ce que vous êtes d'accord ? Moi aussi j'ai des questions à lui poser. Monsieur Copé, est-ce que vous êtes d'accord avec le fait que Meilleur Habib, qui était membre de votre groupe, dit des Palestiniens de Gaza, qu'ils sont des Français. Attends, s'il vous plaît.
Mathilde Panot, Jean-François Copé, s'il vous plaît. Là, je pense
que là, on est en train de partir. Alors si on est parti sur ça, ça ne va jamais se finir. Je vais essayer de recadrer un tout petit peu les choses, si vous le permettez.
Si David Lissnard, lorsqu'il dit je m'en fous du 17 octobre 1961, vous vous en foutez du 17 octobre ? Mathilde
Panot, pas du tout. Mais d'ailleurs, David Lissnard, il n'est pas dans la même famille. On va jamais finir.
Il est parti. Vous voulez
que je fasse la... Madame Garrido, vous l'avez virée, elle n'est plus de votre parti, vous êtes plus solidaire. S'il vous plaît, je vais essayer de relancer le
débat, puisque la question est sur la présomption d'ambiguïté vis-à-vis des violences. Je voudrais, Mathilde Panot, vous soumettre une phrase qui a été prononcée par Edouard Louis, c'était le 10 octobre, c'était avant la journée du 17 octobre. Interrogé sur le mouvement lycéen dans une interview à Radio-Canada, il dit la chose suivante, je suis pour qu'on mette le feu aux rues dans Paris, je suis pour qu'on aille casser des choses. Est-ce que ça vous choque ces phrases d'un intellectuel proche de la France Insoumise ? Non, écoutez, car l
'intellectuel dit des choses. Que monsieur Roussel, monsieur Roussel, dit que lui, il souhaite une révolution. Nous, nous avons choisi. Nous avons choisi une stratégie. Cette stratégie s'appelle la révolution citoyenne par les urnes. Et une des choses dont a le plus peur le pouvoir, c'est que les gens retournent voter. Nous, nous disons que nous le faisons par des bulletins de vote. Voilà ce que nous disons.
Je suis désolé, mais non. Justement c'est ça votre démarche, c'est que vous n'êtes pas par les urnes, c'est que vous êtes par la rue et de ce point de vue en vous écoutant je me rends...
Mais non ! Non ! Ceux qui sont par la rue c'est l'une ouvrière ou révolution permanente ou d'autres. Mais non justement eux ils veulent passer par les urnes, ils se disent. qui veulent des élections. Il le disait tout le temps. On se rend bien compte que
vous êtes dans une alliance objective avec Le Pen. Parce que je vois très bien la technique qui consiste à déstabiliser par la violence, à ne jamais reconnaître les comportements, et là vous l'avez encore fait, violents de vos propres équipes, et en réalité vous servez les intérêts de Le Pen que vous prétendez combattre. Et parfois même, il vous arrive, dans un certain nombre de cas, comme elle, de désavouer ceux qui vous arrangent et puis de protéger ceux qui ne vous arrangent pas. Vous faites oui, mais écoutez, quand Raphaël Arnaud a été condamné pour violence... Vous avez expliqué que vous n'aviez aucun problème, condamné par la justice quand même, que vous n'aviez aucun problème à le réinvestir. Vous nous faites des leçons de morale, mais quand on regarde la liste du nombre de gens qui chez vous ont été condamnés par la justice, alors c'est à chaque fois la justice de classe, mais enfin quand même.
Couper, c'est vraiment un pro pour couper la parole.
Le fameux Adrien Quatennens, 4 mois pour violences conjugales. Vous qui êtes si engagé sur ces sujets. Raphaël Arnaud, je viens d'en parler. Il y a Delogu aussi, qui a été condamné. Il y a même Jean-Luc Mélenchon lui-même, qui a été condamné à 3 mois de prison. Or, ces gens-là continuent. Et vous, monsieur Copé
Vous continuez de faire
de la morale à tous les autres. Et qu'est-ce qui reste de tout ça à la fin ? Mon combat dans cette affaire-là, bien sûr qu'on ne va pas se convaincre, on est à l'opposé total. Mais au-delà de l'agressivité, des tensions, moi ce que je veux vous dire Madame Panot, c'est que ce qui m'importe moi, c'est que les Français, en connaissance de cause, sachent que vous êtes, avant de voter, se rendre compte de
votre
morgue par rapport à tout ça. Je vous ai
laissé parler, Monsieur Copé. Maintenant on va
citer toutes les condamnations du côté des Républicains de tant qu'à y être.
Je vais d'abord vous dire, lorsque vous dites que nous ne faisons pas une stratégie par les urnes, tout au contraire, et moi je veux dire que les électeurs et les électrices sont déjà tranchés. Vous avez fait en 2022, vous avez fait moins de 5% des votes à l'élection présidentielle. Vous êtes arrivé, et là je vous félicite, difficilement un peu plus haut que 5, 5,41% aux élections législatives. Vous, monsieur Copé, dans votre vie ?
Je ne sais pas, moi j'ai envie de dire Nicolas Sarkozy. Affaire Bismuth, affaire Pétancourt, affaire Sarkozy-Kadafi, affaire Bimalion, des condamnations définies pour certaines ou pas d'autres. Guelper Drillon, l'ancien LR de Saint-Etienne qui avait fait du chantage à la sex tape, qui a été condamné à 50 prisons pour ça. Claude Guéant, condamné à de nombreuses reprises aussi. François Fillon avec l'affaire Fillon. Brice Hortefeux aussi pour le dossier Sarkozy-Kadafi. Des élus qui sont condamnés chez les Républicains, il y en a énormément. On peut aussi s'amuser à balancer toutes les condamnations de tout le monde. On n'a pas fini les Balkany, etc.
faites moins de votes à l'élection municipale que notre candidate à l'élection législative Amal Ben Tounsi. Vous blaguez votre
candidate, elle a fait 17% quand j'ai fait 64% et vous expliquez qu'elle a gagné. Mais c'est une gigantesque blague. Non, je vais vous raconter,
législative 2024 Amal Ben Tounsi, 9753 voix. Et vous, 9594 voix. Vous mélangez la circonscription et la mairie. C'est vrai qu
'il n'a eu aucune condamnation à titre personnel coupé. C'est vrai. Pas nous non plus, pour le coup, Cécile. C'est pour ça que Copé s'amuse à attaquer tous les gens autour de panneaux parce qu'il peut pas l'attaquer elle, et elle, elle peut pas l'attaquer lui, mais elle pourrait faire la même chose et attaquer tous ceux autour de Copé, que sont les gens de son parti. Ça serait légit. T'inquiète, t'inquiète, c'est énorme. Si, si, parce
que comme il faut dire qu'il ne représente plus personne dans le pays, quant à la liste que vous allez faire, moi je vais la faire. Je
vais la faire monsieur Copé. Ah ça y est, elle va faire la liste. Je vais la faire monsieur Copé parce que... Ça s'appellera la dictature.
Je vais la... N'importe quoi, je vais la faire monsieur Copé. La liste des gens qui ont été condamnés chez vous, je ne sais pas combien de temps on a, parce qu'il va falloir en prendre longtemps. Nicolas Sarkozy, condamné. Je ne sais pas si vous êtes favorable d'ailleurs à ce qu'on enlève le droit de vote, comme c'est demandé actuellement à ceux qui sont condamnés. Parce que chez vous, il ne restera plus grand monde à pouvoir voter. Claude Guéant, condamné. François Fillon, condamné. Monsieur Balkany, condamné. Alain Juppé, condamné. Brice Artefeux, condamné. Et on pourrait continuer extrêmement longtemps. Vous notez que toutes les personnes que vous citez là... Vous êtes le parti le plus condamné de France. Donc, vous le son de morale, je crois que ça va aller.
Madame Pannot, toutes ces personnes que vous citez là, elles ont quitté la politique. Je permets de La prochaine élection présidentielle, il a été condamné à trois mois de prison. Pour rébellion. Bah oui, pour rébellion devant des forces représentant l'autorité de l'État. Devant sans volonté qui faisait une perquisition. Jean
-François Copé, j'aimerais, vous avez quelques minutes qui nous restent sur la sortie et le débouché politique de tout cela. Jean-François Copé, vous avez en face de vous quelqu'un qui dit, et on l'a entendu dans cette émission, il faut abolir le parcours
sup. C'est parti sur le délire de faire des listes, etc. Ils sont restés bloqués dessus. Tout le reste de l'interview va rester bloqué. De toute façon, depuis le début, c'est resté bloqué sur ça.
augmenter le SMIC à 1 700 euros net. Quel regard vous portez sur les propositions qui sont celles de la France Insoumise ? Celles du
populisme et de la démagogie, comme d'habitude. Et d'ailleurs, ça nous renvoie à la posture qui est celle de la France Insoumise dans le domaine économique. Moi, je voudrais quand même qu'on aborde aussi quelques instants ce sujet. Nous avons un blocage complet, une impossibilité de faire des réformes, parce qu'il y a une alliance objective, là encore, entre le RN et LFI, qui bloque toute baisse de dépense. Et qui vote même des amendements ensemble, autour de 40 milliards, il fallait quand même le faire l'année dernière, sur des hausses d'impôts. Juste une question, la dette, Madame Panot, je vous ai lue, juste là, si on allait sur le... font une seconde. Quand M. Mélenchon dit la dette, on ne la remboursera pas. C'est quand même une grosse bêtise. Alors il modifie, il dit non, non, mais on va demander à la Banque Centrale Européenne de nous garder l'argent. Mais la Banque Centrale Européenne, ce n'est pas une compagnie d'assurance. Donc comment on fait si elle ne veut pas le faire alors qu'elle est indépendante ? Comment est-ce qu'on raconte autant de bêtises aux gens
Alors d'abord, je veux... Je vais quand même dire un point qui me semble extrêmement important. Si vous voulez parler vraiment des votes communs entre la Macronie, la droite et l'extrême droite, c'est la Macronie et la droite qui sont les plus proches en termes de vote. C'est simple, il y a 80% des textes proposés par le gouvernement. Il y a 80% des textes du gouvernement qui sont votés par le RL et vous soutenez un candidat. Attendez, je vais aller sur la dette. Mais vous soutenez un candidat qui dit que l'état de droit n'est ni sacré ni intangible, qui parle comme sous-vichy de français de papier, qui glorifie la volontisation. Vous
soutenez qui alors ? Je suis un candidat unique de la droite et j'espère bien que c'est ce qui permettra d'empêcher notre pays de sombrer dans la catastrophe des extrémistes. Et croyez-moi, je ne lâcherai pas là-dessus. Parce que moi, ma grande différence avec vous, c'est que vous, vous
êtes... Il n'y a pas de débat, c'est que de l'attaque perso, de l'attaque sur le parti. C'est débat de cons, dans le sens où ça ne dépend pas en fait.
Vous assumez absolument toutes les horreurs que peut dire Mélenchon. Je suis en fait de recul et je le vois à nouveau. Nous,
on ne sait même pas ce que vous défendez. Quand on vous pose la question sur Parcoursup, vous allez sur la dette. Moi, je peux répondre sur la dette, on l'a déjà fait mille fois. Si, si, c'est quoi nos propositions sur l'éducation ? Non, non, mais restons
sur la dette. Non, non, parce que sur la dette, en fait, on l'a déjà répondu mille fois. Oui, très bien, monsieur Duhamel. Mais il se trouve que nous, nous avons
déjà expliqué qu'il fallait négocier avec les autres pays en Europe pour congeler la dette, qu'elle soit à taux perpétuel. Ce qui se fait déjà et qui est tout à fait possible et qui permet de faire en sorte
d'enlever... un certain nombre de réformes. Vous allez donc renoncer à la retraite à 60 ans. Mais vous êtes toute seule avec vos petits bras musclés, c'est pas vous toute seule qui va imposer à 27 pays européens. Vous êtes celui qui,
depuis plus de 35 ans, mène la même politique économique qui nous a mené au désastre.
Quel dommage, comme disent leurs, qu'il n'y ait pas de journalistes pour encadrer l'échange. Quel dommage !
11 millions de personnes sous le seuil de vos côtés, 8 millions de personnes qui vont à l'aide alimentaire. Donc vos solutions pour dire qu'il n'y aura jamais d'alternative, personne ne vous croit plus. Vous êtes responsable de ce qui est en train de se passer. Madame Pannot, nous sommes dans le pays
le plus généreux de France, et c'est le maire de mots qui vous parle, qui peut accompagner des gens qui sont dans la difficulté comme nulle part ailleurs, pour des sujets de santé, pour des sujets de logement, pour des sujets de précarité, mieux que tout le reste du monde. Donc au lieu de taper tous ces gens qui au quotidien font ce travail, j'aimerais juste que vous me disiez, comment est-ce qu'on est capable, dès lors qu'on a un tel niveau de dette, que vous refusez toutes les baisses des... de dépenses et que vous n'êtes que sur des hausses massives d'impôts, comment est-ce qu'on sauve ce pays ? Oui, moi je peux vous demander, pourquoi est-ce qu'il
y a eu 1300 milliards de dettes créées sous Emmanuel Macron avec le soutien de votre parti ? Pourquoi est-ce qu'il y a eu une politique de caisse vide qui a été faite, notamment en donnant des cadeaux aux plus riches et aux multinationales, dont la Cour des comptes elle-même dit que c'est 60 milliards... Non, non, 60 milliards chaque année qui échappent au caisse de l'État. Vous êtes responsable de ce qui se passe et nous allons faire une autre politique.
Oui, ça on a bien compris. Parce que vous allez réformer, vous avez refusé la réforme des retraites, par exemple. encore plus loin parce que pourquoi pas aller jusqu'à
67 ans, 65 ans et je ne sais quoi. Vous
allez bien à 60 et pourquoi pas à 55. Merci beaucoup.
Oui 60, on ne vous mettra pas. Mais on a vu les oppositions. Merci Mathilde Panot d'avoir été l'invité de France. Les
oppositions, c'était un débat de cons à la fin. Débat de cons inutiles avec un journaliste qui était incapable de maîtriser son antenne. C'était vraiment une catastrophe. Alors autant c'est intéressant d'écouter Pano ce qu'elle avait à dire sur trap etc. Bien que les questions des fois du Hamel étaient vraiment claquées. Autant le débat de la fin est un débat de con. Oh la la la. La pertinence du joueur de débat de manière générale je me la pose. le débat vraiment... 18 minutes pour pas grand chose. Alors autant voilà je vous dis 20 minutes ok intéressant mais 18 minutes de débat mon dieu. C'était... Pas ouf hein. Mais bon. N'hésitez pas en tout cas à venir liker, commenter cette vidéo, dire ce que vous avez pensé de ce débat. Dites-moi ce que vous avez pensé de ce débat surtout. Et venez nous rejoindre sur Twitch pour de prochains lives. Et pour venir donner de la force, n'hésitez pas à soutenir sur le Tipeee. Le lien est dans la description en dessous de la vidéo. A bientôt et merci de votre soutien. Ciao ciao.
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