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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Je suis long dans mes réponses. Non, pas du tout. Mais des questions plus fermées.
L'anglais jure que non et annonce aussitôt des questions plus fermées. Regardez le temps de parole. Et le plus souvent, l'anglais relance en quelques secondes. Une discussion où on laisse parler les gens, ça fait du bien. La propriété, y compris la sienne, l'accusation qu'il a le plus blessée, la Russie et même sa fille. Voilà l'essentiel. Likez, commentez et boostez la vidéo.
ne vous présente pas. Vous êtes le fondateur la figure centrale de la France insoumise. Puis vous êtes surtout candidat à l'élection présidentielle. selon les sondages, en passe d'être au second tour. On se connaît depuis une quinzaine d'années, on s'est un peu empaillé sur les plateaux de télévision à l'époque. La situation est tout autre aujourd'hui. Est-ce que selon vous, la France est dans une période pré-révolutionnaire ?
On s'est un peu empaillé. C'est rien de le dire. Je note d'ailleurs qu'il n'a pas insulté le journaliste. Pour une fois. Je rigole, je rigole. Et l'anglais serait-il en train de regarder le vent tourner
cet instant, il y a quelque chose d'agréable pour moi à me trouver en face de vous avec qui j'ai réglé quelques comptes dans le passé. Et nous sommes dans un autre rapport. Je m'adresse à un autre intello qui fait des lettres. Et il y a le bonheur de la rencontre parce que vous me relancez, vous savez de quoi je vous parle.
Mais l'anglais n'a pas fait que lui servir la soupe. Il lui lit les questions des internautes. Pas les plus tendres.
Pourquoi la haine vous habite-t-elle ? Je vous demande Vincent.héros. Pourquoi cultivez-vous la haine ? C'est Milanopie77. Pourquoi incitez-vous à la haine en France ?
Lénipin. Alors... Le vocabulaire que vous venez d'évoquer est très typé. C'est le leur, hein ? Oui, oui, je ne dis pas que c'est le vôtre. Mais je le reconnais, parce que je connais les réseaux sociaux. Ce sont des gens d'extrême droite qui parlent de moi à ce moment-là. Le mot qui revient pour eux, c'est ça, parce que les gens normaux s'aperçoivent bien que, je ne sais pas, un discours de haine. J'ai un discours qui peut être clivant. où je ne porte aucune haine, c'est tout le contraire. Déjà, je ne suis pas raciste, donc je n'ai déjà pas la haine racialiste qui occupe tant de gens.
Cultiver la haine, ça veut rien dire. Gardez la question en tête, sa vraie réponse arrive bien plus tard. Le cœur politique de l'entretien, c'est la propriété. Et pour l'expliquer, il va chercher un exemple que personne n'attendait. Vous
avez un grand producteur, dont j'ai oublié le nom, qui a dit écoutez, moi je ne vous vends plus la disquette. Je vous vends le jeu. Donc pour avoir accès au jeu, vous allez taper ceci cela, vous avez payé, vous allez sur mon site et vous pouvez jouer. Alors les gens disent peut-être bien, mais moi quand j'ai le jeu, il rentre dans ma machine, j'ai gardé la machine et je joue quand je veux. Mais tel jeu, vous avez retiré du marché. Moi je continue avec mon jeu. Et le producteur dit, ah ben non, écoutez maintenant, le jour où moi je décide que tel jeu s'arrête, il s'arrête, il n'est plus à vous. Pardon, il ne dit pas ça, il s'arrête. Et l'autre dit, mais attendez, mais moi je n'ai pas acheté un droit d'usage, j'ai acheté une propriété matérielle. Le droit d'avoir, je possède le jeu, il est à moi, il est dans la disquette là. Qu'est-ce que vous me racontez monsieur ? Donc le capitalisme est en train d'investir le concept de propriété d'un droit d'usage. C'est l
'histoire d'un mec qui dit encore disquette aujourd'hui, mais qui pourtant a saisi les enjeux qu'il y a derrière la dématérialisation du jeu vidéo. Petite nuance quand même. Il faut distinguer propriété d'usage et propriété lucrative, ce que Mélenchon n'a pas abordé dans sa réponse. Mélenchon cite beaucoup Marx, mais il oublie son enseignement. Et puis, il explique que les logements proches des commodités valent plus cher sans effort du propriétaire. L'exemple qu'il prend, lui.
noterez que c'est pas vous qui avez installé les proches commodités, ce qui est mon cas. Je n'ai installé rien du tout. J'ai acheté au bon moment une petite surface dans Paris et avec une certaine habileté j'ai rebondi de petite surface en petite surface en empruntant à chaque fois avec la garantie de la surface que j'avais acquis et le revenu de la précédente. Et voilà comment je me suis retrouvé à avoir un appartement plutôt grand et on dit Mélenchon est millionnaire. Oui c'est vrai si je vends l'appartement. Et si je prends l'appartement, je n'ai plus d'appartement. Et donc je ferai comme tout le monde, je serai obligé d'aller ailleurs.
Mélenchon a spéculé avec l'immobilier. Il le reconnaît, sans qu'on lui demande. Et ce n'est pas le seul aveu.
Et puis j'ai eu de la chance, ma vie matérielle a été simplifiée. Et maintenant que je suis à la retraite, du point de vue professionnel. Je vis très confortablement, je ne peux pas dire autre chose, d'une manière d'ailleurs assez paradoxale parce que je suis un partisan de la retraite par répartition et je vis d'une pension de retraite que les assemblées acquièrent par des fonds de pension.
Il coupe l'herbe sous le pied de ses adversaires. Son défaut le plus gênant en politique ? Écoutez bien, la réponse se fait en deux temps.
Votre défaut le plus gênant en politique ? Ouh là
là ! Mon défaut le plus gênant, pas ! Ma langue ! Le roi Louis XI disait « ma langue m'a coûté cher ». La mienne aussi. C'est-à-dire votre... L'esprit de réparti. Mais qui n'est pas, bon, qui des fois fait qu'on pique trop. Mais je ne vais pas prendre ce défaut parce qu'il redeviendrait trop politique et ça sortirait un peu de l'esprit de la rencontre que nous avons. J'ai trouvé quelque chose de plus... On va dire la gourmandise. Oui, la
gourmandise. La gourmandise ? Vraiment ? Pas tout à fait le signe d'une capacité à se remettre en question. Le vrai défaut, sa langue. Il l'arrangeait aussitôt. Mais quand il parle de littérature, il se métamorphose.
Et les androïdes, eux, qu'est-ce qu'ils veulent savoir ? C'est pour ça que c'est extraordinaire. Ils cherchent leur auteur, le gars qui les a programmés, pour lui demander quand est-ce qu'ils vont mourir. Il est là dans son lit, il leur dit, mais à quoi bon ? Pourquoi faire ? Vous voulez savoir ça ? Regardez, vous êtes beaux, vous avez fait ci, vous avez fait là, à quoi bon ? Et les autres supportent pas qu'ils refusent de répondre et qu'ils lui tordent le cou. Et bon, quand j'ai vu ce film... Je ne suis pas très malin, finalement. J'ai mis un peu de temps à comprendre que c'était une allégorie de la condition humaine, que nous en sommes tous là.
J'aurais aimé voir le vide de Bardella pendant un podcast aussi long. Mais parler d'une manière aussi pédante, quand on veut défendre les plus faibles, quel ouvrier peut comprendre lui-même sans le risque
? Je ne sais pas si tout ça n'est pas trop planant de ce que je vous dis, mais voilà, bon, vous, moi, d'autres qui nous écoutent sont passés par des expériences littéraires et autres. Le
seul vrai accrochage. L'anglais arrive avec Keynes et la fin du travail. Est
-ce que vous pensez que le travail doit rester socle de la vie sociale ?
La structure de votre question reflète une idéologie, si vous permettez. Je vous en prie. Le travail est une donnée de l'espèce. Notre espèce ne survit qu'en travaillant. Travailler, c'est... Les animaux, certains animaux aussi, ont appris à faire des outils. Bien
sûr.
Les fourmis travaillent. Pour la collectivité. Non, elles travaillent parce qu'elles ne savent rien faire d'autre. Et nous-mêmes, oui, donc nous travaillons, tout le monde travaille, tout le temps. Des fois j'entends des choses agréables, on me dit, il n'a jamais travaillé de sa vie, pardon. Vous pensez qu'un parlementaire ne travaille pas, c'est que vous connaissez des feignants, mais moi j'ai fait que bosser comme un fou, les week-ends, bref. Et puis j'ai travaillé avant dans le privé, mais les gens ne savent pas, puis je n'ai pas à me justifier. Et quand l'Anglais essaye
de revenir à sa question ?
Alors, le travail, votre question… Pardon de vous le dire comme ça, mais il n'a pas de sens.
Sacré Mélenchon, l'air dubitatif de l'anglais me plaît beaucoup. Pourquoi cultivez-vous la haine ? demandaient les internautes. L'anglais, lui, demande simplement s'il a été heureux.
avez été heureux ? Quand est-ce que vous avez été le plus heureux
Ah bah monsieur, comme tout le monde, en regardant pour la première fois le regard de ma fille qui venait de naître. Sans doute, je le cite parce que c'est un des plus grands bonheurs qu'un homme puisse avoir dans la vie, c'est d'avoir une fille, et de rencontrer son regard, et d'entrer dans cet amour qui ne baisse jamais. Car les hommes savent cela, c'est un secret bien caché. Nos rapports avec nos fils, évidemment, sont des rapports d'affection très intense, mais ça ne se compare pas. Avec l'amour que nos filles nous portent et que nous portons à nos filles, c'est quelque chose d'indicible. Souvent, les hommes sont éduqués dans une culture masculiniste où l'on apprend à mettre de côté leurs sentiments. Ce fut mon cas, de la part d'adultes qui étaient aimants, mais qui voulaient à tout prix m'apprendre à être un homme. Alors, il ne fallait pas faire ci parce que j'étais un homme, il ne fallait pas faire ça. Et les hommes, nous devons apprendre à nous ouvrir à la sentimentalité.
Là, il exprime toujours de la haine ? Je ne vois que tendresse et poésie. Et il m'a touché dans son regard avec sa fille. C'est d'ailleurs sa fille qui l'a convertie à l'écologie.
la première fois, nous entendons parler d'une génération qui dit aux anciens ce qu'elle doit faire. Moi, je suis devenu écolo par ma fille. Et ce qu'elle me disait de l'absurdité de mes raisonnements. Comme ça se passait dans une discussion pleine d'affection. J'écoutais sans doute mieux. Et puis, je me suis posé des questions.
Abonnez-vous si ces résumés vous font gagner du temps. Et restez, juste après, la question qui l'a le plus blessée. Soyons honnêtes, c'est l'Aubaine pour Mélenchon, une super pub. Mais, sur l'antisémitisme, l'anglais relance.
-ce qu'il y a des critiques qui vous ont blessé ? Bien sûr. Bien
sûr parce que... Bien sûr. Tout homme a l'endroit où ça fait mal. Quel est cet endroit ? Pour un politique, c'est l'endroit où vous nie. Quand on m'a traité d'antisémite, ce fut une souffrance disproportionnée, parce que j'aurais dû la mettre à sa place tout de suite, dire bon, c'est la lutte, ils racontent n'importe quoi, ils le savent, bon, ceux qui m'en accusaient. Mais pour moi, si vous voulez, ma vie intellectuelle, je viens de l'école, je l'ai dit, pique de la mirandole et les lumières, tout ça quoi. Bon, je suis un antiraciste fondamental.
Mais est-ce que vous ne vous êtes pas dit ? 'ai dit des choses qui, au fond, m'ont exposé, ont prêté le flanc à cette accusation. Est-ce que vous n'êtes pas dit que j'ai fait une erreur de calibrage dans l'analyse que je fais des événements de Gaza du 7 octobre, etc. ? Non,
non, jamais. J'ai été mortellement blessé. Maintenant, ça passe sur moi comme l'eau sur la plume du canard. Mais j'ai mis beaucoup de temps, j'ai mis trois ans à ne plus en souffrir. Et puis, la Russie. Question cash.
Sur le plan international, la Russie est-elle notre ennemi ? Non.
Les Russes sont d'abord russes, c'est-à-dire qu'ils s'occupent d'eux-mêmes. Deuxièmement, il faut faire attention, parce qu'ils sont sur 11 fuseaux horaires. Et si vous tirez un moustache du tigre, il ne faut pas vous étonner qu'ils réagissent. Donc non, et il ne vaut mieux pas qu'ils le soient. Et nous, Français surtout. Nous, les Français. Parce que les pesanteurs de l'histoire, comme dirait l'autre, elles sont là. Les Russes sont naturellement nos alliés chaque fois que nous sommes envahis. Et les fois où ils ne sont pas nos alliés, c'est eux qui nous envahissent. On a quelques fois tenté de les envahir avec un succès qu'on peut qualifier de modérés. Non, c'est complètement raté. Et donc je mets en garde tous les dirigeants politiques mon pays. Pas de gars avec les Russes. Alors évidemment, s'ils nous agressaient, on répique, parce que c'est comme ça. Mais ne faisons rien qu'ils nous transforment en co-belligérants en face des Russes. Sauf qu'on est déjà
co-belligérants, non ? Ça veut dire faut arrêter de soutenir
l'Ukraine. Ah non, voyez la conclusion. Non, c'est une question. Ah bon, c'est une question, la réponse est certainement pas oui. La réponse est non,
il faut qu'ils évacuent. Mais pour défendre sa ligne, il ajoute une affirmation historique qui ne
tient pas. J'ai dit, nous avons été envahis quatre fois par notre voisin. Un français ne peut pas accepter qu'un problème se règle par l'invasion, puisque nous en avons été victimes. Alors on m'a dit, nous aussi on a envahi les voisins, pardon. Nous n'avons envahi qu'un seul voisin, l'Espagne, sous Napoléon. Mais toutes les autres, ce sont des guerres défensives que l'Empire a menées, parce que tous les autres se coalisaient à intervalles réguliers contre nous. Nous n'avons
envahi qu'un seul voisin ? Hum, intéressant. Et sur la guerre hybride, voici sa lecture. Il y a eu des répliques
sur l'Ukraine et aussi sur ce qu'ont fourni les armes. C'est-à-dire nous, les Français. Donc... Le président, et nous devons quand même croire au moins une parole, le président a dit une fois que nous avions été attaqués, il a parlé de nos hôpitaux, j'ai trouvé qu'il parlait trop, parce que si nos hôpitaux ont été attaqués, nos hôpitaux, ça a été quoi la réplique ? J'espère qu'on ne le saura jamais.
Ce relativisme concernant les actions de guerre hybride, ça doit nous concerner. Et l'interview ne vient pas le chercher sur les USA ni sur l'Europe de la défense. Ce qui me frappe aussi, il parle beaucoup de ses idées, mais rarement de la manière dont il compte les appliquer et les financer. Maintenant, un des rares moments concrets.
Par conséquent, j'ai bien l'intention de faire en sorte que d'une manière ou d'une autre, on puisse réquisitionner ces espaces. Prenons un exemple. A la Défense, il y a 10 tours. Très bien. Nous avons moins qu'on de place pour y mettre des étudiants. C'est pour ça qu'on a inventé Parcoursup. Bon, et bien si je dis moi, non, ça ne sera pas, vous ne pourrez aller que là où il y a des places, et que je dis il y aura des places autant qu'on en a besoin, il faut bien que je trouve l'endroit. Je ne vais quand même pas regarder ces mètres carrés vides en disant, je ne sais pas où je vais réquisitionner, je ne sais pas qui dans la ville. Donc, nous prendrons les mètres carrés là. Et
la question de son âge, alors qu'il est l'homme politique préféré des jeunes, sa réponse à ces jeunes est inattendue.
Parce qu'il y en a. Il y en a. Je n'ai pas envie d'avoir 20 ans. Je trouve votre vie trop dure et petite. Je ne sais pas comment vous faites pour vous débrouiller avec un pareil paquet d'angoisse. Je trouve ça dur, trop dur. C'est pour ça que je m'intéresse à ce qui vous arrive et que j'essaye de contribuer au règlement de vos problèmes. Mais en tant qu'individu, je n'ai pas envie de refaire ce parcours.
je l'écoute, plus je comprends que ses opposants ont peur de lui. Les gens qui ont peur ne feront jamais l'effort de regarder des heures d'émission. C'est pour eux que je fais ces résumés. Même l'anglais a fini par le dire. Je prends
congé de nos téléspectateurs. Oui, au revoir,
pardon d'avoir été trop long chez ces explications. Merci à vous, en tout cas,
c'était passionnant.
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