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Bonjour. Et bonjour Tom Aménager. Bonjour, merci de votre invitation. Merci d'être avec nous ce matin. Nous allons parler du premier grand meeting de campagne de votre candidate Marine Le Pen hier chez vous à Orléans et de la réélection de Jordan Bardella aussi à la tête de votre parti. Mais revenons d'abord sur l'attentat de Trappes vendredi. Un homme de 39 ans a tiré à l'arme automatique sur des passants, choisissant manifestement les victimes. Pour leur couleur de peau ou leur religion supposée, il a tué un homme de 26 ans et blessé 5 personnes, dont une petite fille de 12 ans qui a été criblée de balles. Comment qualifiez-vous, vous, Thomas Ménager, cet attentat ? C'est un attentat abject,
un attentat... Connotation raciste, très clairement. Ça a été aujourd'hui documenté dans les auditions qui ont été menées dans les premières heures de la garde à vue. Par contre, des éléments qui sont encore un peu instables sur le profil réel de ce monsieur, qui semble avoir aussi un certain nombre de problèmes psychiatriques. Sa garde à vue, d'après les derniers éléments qui nous ont été donnés, a été levée parce qu'il aurait des traitements pour schizophrénie, il était sous drogue. Et ça relativise, selon vous ? Non, ça ne relativise pas. Vous savez, dans tous les cas, c'est d'une violence. inouïe, abjecte. Et j'ai une pensée pour les habitants de Trappes, pour tous les Français qui, à chaque fois, sont choqués. Malheureusement, ça fait un certain nombre d'années où on a ce genre d'attaque en fonction de la religion. On a eu des attaques antisémites, on a eu le père Hamel, on a malheureusement eu des mosquées qui, parfois, ont été attaquées, des synagogues, en raison de la religion, de la couleur de peau. Mais attendons, avant de tirer, ou d'essayer, comme certains tentent de le faire, on va peut-être y venir, d'instrumentaliser... attaque abjecte. Est
-ce que vous êtes aussi prudent quand il s'agit d'attaques manifestement islamistes, djihadistes ? Mais il faut toujours être. Enfin, à
un moment, quand il y a un faisceau d'indices, dans tous les cas, on dit quand c'est la connotation islamiste, la connotation raciste. Ça n'empêche pas qu'après, il faut regarder le profil réel. Est-ce que c'est réellement quelqu'un qui a ses motivations, quelqu'un qui a des problèmes et a des problèmes cicatriques ? Quel est un élément qui aura un impact, notamment dans le procès qui viendra dans les prochains mois, prochaines années ?
Alors, est-ce que vous êtes prudent parce que certains, à gauche en particulier, vous accusent, vous au RN et en général à l'extrême droite, d'avoir armé idéologiquement le tireur ? C'est ce que dit notamment le maire du parti Génération, maire de Trappes, Ali Rabé, il l'a dit sur l'antenne de nos confrères de BFM TV.
'ai pu voir hier ce que donne sur le terrain, dans la chaire des habitants de ma ville, la violence d'extrême droite qui est déversée dans les discours depuis des années, la libération complète du racisme dans notre pays
et
l'autorisation donnée à des dirigeants politiques, y compris dans les médias, d'expliquer qu'une ville comme Trappes est une république islamiste en miniature, pour citer Jordan Bardella.
C'est ce qu'avait dit en effet Jordan Bardella en 2022, il avait été mis en examen pour ses propos, Thomas Ménager. Qu'est-ce que vous répondez au maire de Trappes ? Enfin, il n'a pas été condamné. Mise en examen.
Moi, je regrette que la gauche saute, d'un point de vue politique, sur un fait aussi abject. qu'une attaque terroriste raciste pour faire de la politique politicienne. Je vous demande à tous de chercher un propos du Rassemblement national de Jordan Bardella qui appelle à la violence. C'est-à-dire que les dernières semaines, ceux qui ont dit, comme M. Balik Bagayoko, que la violence était légitime pour ses idées, c'est la France insoumise. Nous, on a toujours dénoncé la violence, on a toujours appelé à la Concorde nationale à éviter des situations telles que celle-ci. Trappez une république
islamique en miniature, disait Jordan Bardella, ce n'est plus la France. Ça préfigure ce que deviendra notre pays si nous ne le reprenons pas en main. Plus récemment, après les pillages du 17 octobre, il a parlé de prédateurs de banlieues qui veulent prendre une revanche contre la France, une armée du crime dont les banlieues constituent un véritable réservoir. Est-ce que ça, ce n'est pas une manière de stigmatiser une partie de la population française ? À un moment, j'ai été invité la semaine
dernière sur France Info, il y avait un éditorialiste, un journaliste qui avait dit que oui, il y avait une partie de ceux qui étaient venus piller qui étaient issus. de la banlieue, qui étaient des spécialistes de la délinquance, et venaient de quartiers difficiles. Donc à un moment, on ne peut pas être dans un pays où on se censure, on a le droit de dire des vérités. Oui, il y a un problème d'islam radical, d'islamisme, dans certains quartiers, et notamment à Trappes, après la manière de le présenter, à aucun moment, et je vous le dis, vous pouvez retrouver des propos, qui appellent à la violence. Nous, on appelle au contraire au retour de l'état de droit, au retour des valeurs de la République dans certains secteurs, pour éviter... de tel drame.
Ce que dit le maire de Trappes, ce que disent de nombreux élus de gauche, en entendu aussi Olivier Faure, c'est que le RN contribue à une ambiance, un vomi intellectuel qui finit par pousser à prendre les armes. Ce sont des mots très forts que prononce Ali Rabé. Est-ce que vous vous dites, non le RN n'a rien à voir avec tout cela, non le RN n'a pas des propos xénophobes, des propos qui pourraient inciter à provoquer ce genre de... Je
vous mets au défi de trouver un propos. qui fait une différence entre les Français en raison de leur couleur de peau, en raison de leur religion, en raison de leur orientation sexuelle. C'est tout au contraire.
Quand vous pointez du doigt régulièrement les étrangers ou les personnes françaises issues de l'immigration, notamment les binationaux, vous ne contribuez pas à un climat délétère. En
aucun cas. Je ne comprends même pas ces propos. Tout le projet qu'on développe est un projet républicain qui ne fait pas de différence et qui veut mettre fin. entre les Français et
les non-Français.
Mais dans tous les pays du monde, vous avez le droit de vote. Pas le droit de vote, sinon ça veut dire qu'on arrête et on dit on donne le droit de vote même aux étrangers. Dans tous les pays du monde, vous avez des droits et des devoirs différents en fonction de votre nationalité. Mais la nationalité, ce n'est pas la couleur de peau et ce n'est pas la religion. Pas seulement entre les Français et les
étrangers, Thomas Ménager, aussi entre différentes catégories de Français. Par exemple, quand vous promettez de demander aux policiers de sanctionner les femmes qui portent le voile, ça ce sont aussi les Françaises qui sont visées. Le tireur de trappe a pris pour cible manifestement. d'après les témoignages, des femmes parce qu'elles portaient le voile. Mais de
la même manière que Gabriel Attal qui veut l'interdire pour les mineurs, pour les jeunes filles mineures. Donc à un moment, là, on voit bien que comme on est en tête des sondages, on cherche à... Voilà, vous savez, quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Donc là, il y a une volonté d'attaquer le Rassemblement National. Mais non, je veux dire, à un moment, on ne va pas se censurer en disant des vérités, en disant qu'on veut protéger la liberté des femmes dans notre pays et que l'on considère que... c'est un asservissement de la femme que de voiler et de forcer les femmes à se voiler. Voilà, c'est des débats socialistes, sinon on ne peut plus rien dire. À un moment, la manière dont on le fait, les débats que l'on met aujourd'hui en avant, ne sont pas des débats qui stigmatisent ou qui divisent, mais qui veulent au contraire rassembler, arrêter le communautarisme, arrêter la division de notre société et rassembler tous les Français autour d'un projet de troncord. Notre
président de Parti a promis de placer les groupuscules d'ultra-gauche sur la liste des organisations terroristes au niveau de l'Union européenne. européenne. Est-ce qu'il faut faire la même chose avec les groupes d'ultra-droite ? Est-ce qu'il y a un danger
d'ultra-droite en France ? On nous pose la question comme s'il y avait une quelconque ambiguïté. Je veux dire, à un moment, on a demandé, il y a maintenant, je crois, quatre ans, par un courrier, à Elisabeth Borne, à l'époque Premier ministre, de dissoudre tous les groupuscules d'ultra-droite, d'extrême-droite. et d'ultra-gauche, d'extrême-gauche. À un moment, la violence, elle n'a pas sa place en France. Quelle que soit sa couleur, ses obédiences, que ce soit de l'éco-terrorisme, peu importe. À un moment, on ne règle pas les problèmes d'un pays qui souffre par la violence, par la rue. par des propos qui divisent. Donc, à un moment, oui, nous, on est sans ambiguïté sur la question et on dénonce les violences d'où elles viennent.
Revenons donc sur le congrès de votre parti, le Rassemblement National, qui avait lieu ce week-end chez vous, à Orléans, puisque vous êtes député du Loiret, Thomas Ménager. Il y avait des manifestants contre ce congrès, plusieurs milliers qui étaient réunis, sous très haute surveillance policière. Ça a pu se dérouler, donc, de votre côté, en tout cas, sans heure. Merci au ministre de l'Intérieur. Je remercie
surtout les 3000 forces de l'ordre qui étaient mobilisées à Orléans, les forces de secours, les services de la ville, des transports, tout a été un petit peu bouleversé dans cette ville. J'ai une pensée pour eux, j'ai une pensée aussi pour les commerces du centre-ville d'Orléans qui ont été un petit peu mis sous cloche et qui ont vécu en fait cette contre-manifestation parce qu'au final, au début, le congrès d'Orléans avait permis de remplir tous les hôtels, avait permis d'apporter à l'économie locale et ceux qui au final ont cherché un peu à venir... moquer, empêcher un congrès démocratique et venir perturber en fait la démocratie aussi, ce lancement de la campagne présidentielle, c'est dommage. Manifesté, c'est perturber la
démocratie ?
Non, non mais... Oui, mais ce que je veux dire, c'est quand vous manifestez contre, devant, c'est-à-dire qu'à un moment, on peut manifester partout en France, il y a la liberté de manifester, c'est pour ça que nous, on a dit qu'ils étaient libres de le faire. On regrette juste qu'ils cherchent toujours à venir à la confrontation, à venir au moment où on est en congrès, il y a d'autres manières de le faire. Alors finalement, les
manifestants sont restés à distance, mais il y a eu quelques petits soucis à l'intérieur de votre congrès, avec des militants qui... Une action revendiquée par l'Union des étudiants juifs de France qui ont déployé une banderole, Bardella réélu. Le racisme et l'antisémitisme, ça ne dérange pas le RN, au contraire. C'est ce qu'on pouvait lire sur cette banderole. Ça vous inspire quoi quand vous lisez ça
Ça m'inspire qu'en fait, l'UEJF, qui a été dénoncé par d'autres mouvements qui, eux, protègent réellement les étudiants juifs de France, avait appelé à voter Nouveau Front Populaire la dernière fois, est venu perturber un meeting. Je veux dire, moi, j'ai même pas envie de... perdre du temps à commenter trois personnes, en plus à donner lieu à deux agents qui ont été blessés, agents de sécurité du service d'ordre. Les images montrent
également certains de vos militants en train de frapper. Il y a eu des coups de poing, les militants
de l'UEGF. À un moment, il y a deux agents de service d'ordre qui ont déposé plainte, le Rassemblement National a déposé plainte. Et l'UEGF
a déposé plainte aussi pour violences en réunion.
On voit en effet sur les images
des... certains de vos militants leur portaient des coups. Est-ce que c'est bien cohérent avec la civilité qu'apprenait Marine Le Pen dans son discours ? Non mais attendez,
des personnes qui viennent perturber, violenter nos mobilisations, je ne laisserai à aucun moment dire que nos militants ont été violents. Je veux dire, à un moment ils ont été provoqués dans une organisation avec Mediapart qui était là pour filmer, dans une espèce de coup monté pour bordéliser. Les journalistes de Mediapart aussi qui ont
quitté votre rassemblement en disant que les conditions de sécurité n'étaient pas... pas réunis pour eux. À un moment, ils n'ont
pas du tout été... Ils
ont été pris à partie. À
un moment, il y a quand même un problème aussi de la part de Mediapart qui vient provoquer. Quand vous venez avec l'extrême gauche, avec des personnes qui viennent perturber un meeting, il faut comprendre que nos militants... Mais Mediapart, ce sont des journalistes. Ils ont vu les débordements, ils étaient
aux abords en effet. Vous ne pouvez pas dire que c'est Mediapart qui est venu perturber votre congrès-là. Il y avait les militants du EJF et à proximité, Mediapart...
Comme par hasard. Je veux dire, vous savez, la salle, c'était une salle énorme. Moi, je n'ai pas pu faire le tour de la salle complète tellement il y avait deux mondes et il y avait Mediapark qui était assis juste à côté de l'UEJF. C'est un complot Non, mais ce n'est pas un complot, c'est juste... C'est organisé. C'est-à-dire que c'est organisé. L'UEJF, alors même qu'on n'a pas le droit de perturber un meeting politique de la sorte, on n'a pas le droit de venir provoquer dans un meeting politique, avait organisé le coup avec Mediapart. On voit bien que c'est une volonté de bordéliser, de donner une mauvaise image du RN en inventant et en mettant en place un certain nombre de petits coups. Mais déjà,
la veille, votre service de sécurité avait décidé de sortir les journalistes de Mediapart. Est-ce que vous avez un problème avec cette enquête de Mediapart qui a révélé les propos antisémites ? de Jordan Bardella, il y a une dizaine d'années.
Quand il y a des mensonges qui sont proférés dans la presse... Les preuves n'ont pas été publiées. On ne va pas tourner pendant des mois dessus et la justice tranchera, mais on n'a jamais... Il n'y a jamais eu un certain nombre d'enquêtes qui ont prouvé que certains mails avaient été tronqués, qu'on prêtait à Jordan Bardella d'avoir demandé tel ou tel livre soi-disant négationniste, alors que ce n'était pas lui qui l'avait demandé, qu'il y avait la personne qui l'avait demandé qui répondait en disant « merci, c'est moi qui l'ai demandé ». Les conversations ont été extraites
de Facebook et sont celles du compte de Jordan Bardella à l'époque.
Ça, c'est ce que vous croyez qui n'est absolument pas prouvé. C'est-à-dire que moi, demain, je renomme mon compte Thomas Ménager en Jordan Bardella, j'exporte, ça sera les données de Jordan Bardella. aucune valeur juridique. Tout ça est une énorme farce qu'on cherche à nous coller aux pieds. pendant toute la campagne, mais les Français l'ont prouvé. Objectivement, ils n'y croient pas. Le soutien à Jordan Bardella, tant par les adhérents, a été confirmé, que aussi par les Français, où les sondages ne font qu
'augmenter
depuis ces attaques
crasses qu'il a reçues. Sur le fond, Thomas Ménager, il y a quelques jours, c'était le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Jonathan Arfi, ici même, qui disait que le RN n'était pas légitime à se présenter comme le bouclier des juifs français. Aujourd'hui, c'est l'UEJF. qui manifestent contre vous. Ça ne vous fait pas douter à un moment donné ? Non, je n'en ai
aucun doute sur ce que l'on défend et sur le fait qu'aujourd'hui, face à la montée de l'antisémitisme, ceux qui ont été sans ambiguïté, qui étaient à la marche contre l'antisémitisme, Jordan Bardella est allé en Israël à l'invitation des Israéliens pour parler de la lutte contre l'antisémitisme. On voit le nombre de compatriotes de confession juive qui nous apportent leur soutien, d'autres organisations, mais qu'on entend beaucoup moins. Comment savez-vous, simplement ? Parce qu'on a des amis, on a... Non, mais arrêtez. Non, je vous demande, je vous demande. Je ne sais pas ce que vous voulez sous-entendre, mais c'était pas très agréable. Je n'ai pas envie de rentrer là-dedans, voir... C'est juste qu'on vit dans le monde réel, on a des compatriotes de confession juive, on a des amis, on a des proches, on a des gens qui viennent à nos meetings, on a des gens qui nous témoignent. Est-ce qu'à ce jour, il y a des institutions
juives, des associations qui appellent à voter pour vous ?
Mais il y en a d'autres. Il y a le mouvement des étudiants, je n'ai plus son nom parce que j'ai regardé hier soir, qui a même tweeté une autre organisation pour apporter son soutien et critiquer l'action de l'UEJF qui ne fait aucune action contre Jean-Luc Mélenchon qui, lui, a des propos, a dans son entourage tout un tas d'eux. personnalités qui appellent à la haine des juifs. Est-ce que ce genre d'action
qui a eu lieu dans votre congrès hier, est-ce que les manifestations contre votre organisation, votre assemblée générale, ça vous fait craindre des perturbations tout au long de votre campagne ? Est-ce que ça ne risque pas de vous coller à la peau, notamment ces accusations visant Jordan Bardella ?
Ce que je veux dire, c'est que ça fait presque 20 minutes qu'on est en interview. On n'a à aucun moment parlé du fond, des discours, pour trois hurlues berlus. qui sont venus mettre une banderole, provoquer, agresser nos services d'ordre. On passe 20 minutes sur le sujet. Tout s'est très bien passé. Il y avait près de 9000 personnes. C'était un super moment. Marine a dressé quelle sera la vision de sa présidente. Jordan a décliné précisément quelle réponse il apportera aux différents enjeux de notre quotidien. Je veux dire, les Français qui nous écoutent, qui souffrent en matière de pouvoir d'achat, qui voient les problèmes de notre pays en matière d'environnement. en matière de santé etc je vous le dis Ils n'ont rien à faire que vous tourniez en boucle continuellement en essayant de salir le Rassemblement national, en prenant un fait ultra minoritaire et en tournant en boucle. Non, cette campagne, elle va bien se passer. On ira sur le terrain, on expliquera notre projet, on dira quelle sera la France avec Marine Le Pen et avec Jordan Bardella. Je pense que c'est ce qui les intéresse. On va
parler du discours de Jordan Bardella et de celui de Marine Le Pen. Justement, juste après l'info en une minute, Thomas Ménager, député du Loiret, porte-parole des députés Rassemblement national, invité du 830 France.
Nous sommes toujours avec Thomas Ménager, député Rassemblement National du Loiret. Alors, hier, lors de votre congrès, Jordan Bardella a tenu un discours de fermeté sur l'immigration, la sécurité, l'autorité. Il veut réarmer les policiers, instaurer une présomption de légitime défense. Alors que la doctrine du maintien de l'ordre est déjà mise en cause en ce moment, lors de la gestion des manifestations. Est-ce que pour vous, il faut aller encore plus loin, restreindre encore plus la liberté de manifester, armer encore plus les policiers ?
aucun cas, en fait. C'est pas du tout, alors vous avez du mal à comprendre le discours de Jordan Bardella. Il faut rarmer moralement, en leur donnant un soutien, et matériellement, en leur donnant un soutien, parce qu'aujourd'hui, quand on agresse un policier, on ne finit pas la soirée en prison, on n'est pas emprisonné automatiquement, il faut remettre des peines planchées, quand on atteint l'intégrité physique, globalement, et encore plus de ceux qui détiennent l'autorité publique, la force publique, que sont les forces de l'ordre, les policiers et les gendarmes. Ce qui est remis en cause dans la gestion du maintien de l'ordre ces dernières semaines, c'est surtout l'échec du ministre de l'Intérieur qui n'a pas mis les moyens, qui n'a pas anticipé. Parce que globalement, on se rend compte que quand, par exemple, ce week-end, il y a des moyens, comme ça a été le cas à Orléans, qu'il y a un discours de fermeté à la fois des élus, le maire d'Orléans, à la fois du préfet, du corps préfectoral. Derrière, ça marche. Il n'y a eu aucun heure. Donc en fait, il y a une sorte de faiblesse globale de l'État, tant dans le discours que dans les moyens qui avaient été donnés. Mais l'idée, ce n'est pas de restreindre la liberté de manifester. En aucun cas. Il faut mettre ces éléments en matière de sécurité pour permettre que la liberté d'expression, que la liberté de manifester puisse continuer. Parce que le problème qu'il y a, c'est qu'on a oublié pendant ces derniers jours totalement ce qui manifeste. Ceux qui manifestent pour leur pouvoir d'achat, ceux qui manifestent les jeunes, les lycéens, les étudiants pour leurs conditions de travail, pour leur avenir. Parce qu'ils ont été salis du fait de l'absence d'ordre de sécurité dans notre pays qui leur aurait permis de s'exprimer. Mais ce samedi, il y a eu
un dispositif policier de gendarmes exceptionnel avec des gens qui ont été rappelés de congés pour pouvoir... assurer, encadrer un maximum les manifestations, que ce soit à Orléans ou ailleurs. Ce n'est pas quelque chose qui est gérable au quotidien. Ça veut dire quoi ? Qu'il faut davantage de policiers et de gendarmes ? Vous êtes prêts à mettre de l'argent là-dessus ? Non,
mais le problème, vous pouvez parler avec toutes les forces de l'ordre de France, ils vous le disent, c'est un problème de réponse. C'est-à-dire que de réponse devant les tribunaux. Aujourd'hui, il n'y a pas assez de personnes qui sont des délinquants, qui sont même des récidivistes, qui sont emprisonnés. Ce qui fait que ce sont ceux qui sont arrêtés une fois, que l'on retrouve un mois, deux mois, six mois après dans les rues. Donc il y a besoin de... Il y a énormément de personnes
interpellées pour la première fois de leur vie sans casier sur les dernières semaines. Mais parce que
petit à petit, en fait, la violence... Et même condamnée sans aucun casier. Et encore eux, quand vous envoyez un cocktail Molotov, que vous n'ayez pas de casier, c'est même étonnant qu'on se dise on l'a condamné alors qu'il n'avait pas de casier. Pourquoi ? Parce qu'il faut envoyer trois, quatre fois des cocktails Molotov avant de commencer à se dire on va être emprisonné, on va être condamné. La plupart ne seront pas emprisonnés parce qu'il n'y a pas assez de place de prison dans notre pays, parce qu'il faut en construire, parce qu'il y a une surpopulation caractérale qui n'est absolument pas acceptable dans notre pays. Et parce qu'il y a des aménagements de peine, dès lors que vous êtes condamné à moins de deux ans de prison, la plupart du temps, vous n'allez pas, vous avez un bracelet, vous avez des jours de travaux d'intérêt général.
Parlant de cela, Thomas Ménager, le président de votre parti, Jordan Bardella, a promis de rétablir l'autorité, majorité pénale à 16 ans, centre de rétention pour mineurs. Si vous arrivez au pouvoir, vous parliez de bracelets électroniques. Marine Le Pen a été condamnée en appel, elle a formé un pourvoi en cassation, donc condamnée pour détournement de fonds publics, 3 ans de prison, dont 2 avec sursis, 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis. Jean-Philippe Tanguy, votre collègue, disait au lendemain... de sa condamnation, elle est la mieux placée pour savoir si elle est innocente ou coupable. Que diriez-vous si un jeune interpellé, puisqu'on parle d'autorité, disait, si un jeune interpellé lors de pillages disait, je suis le mieux placé pour savoir si je suis innocent ou coupable.
'est drôle, je vous faisais vraiment tout sur le service public, cette interview aura été vraiment... Un cas d'école du service public et de l'orientation des interviews. On a parlé une minute du fond et du discours et vous continuez à reprendre. On est pleinement sur le fond de l'autorité. Je vais vous répondre quand même. Je réponds, il n'y a aucun souci. Ce qui est certain, c'est que Marine Le Pen, il y a eu un pourvain cassation, qu'elle est présumée innocente, que les personnes n'aient au-dessus des lois ni en dessous des lois, ni Marine Le Pen ni ces jeunes qui pourront faire appel, qui pourront utiliser l'état de droit comme ils le souhaitent. mais qu'aujourd'hui, Marine Le Pen, elle a purgé injustement une partie de sa peine puisqu'elle a été déclarée inéligible et elle l'a purgée avec une exécution provisoire. Mais que nous, nous considérons toujours, et en cassation, nous espérons que la justice lui donnera raison, qu'elle est innocente des faits qui lui sont reprochés, qu'il n'y ait eu aucun enrichissement personnel, aucun emploi fictif, qu'il y ait un désaccord sur le rôle des assistants parlementaires. A
même d'affaiblir l'autorité judiciaire, c'est ça la question.
On a le droit aujourd'hui de se dire qu'une partie de la justice ne fait pas la fermeté attendue par le peuple. La justice, elle est rendue au nom du peuple français. C'est la raison pour laquelle on souhaite que le législateur évolue, mette en place des peines planchées. des peines courtes, change la question de la majorité pénale pour les mineurs, qu'il y ait un certain nombre d'évolutions de notre état de droit, mais de maintenir cet état de droit qui permet que chacun puisse se défendre, avoir le ministère de l'avocat, puisse bénéficier de la présomption d'innocence. Tout ça, bien entendu, c'est des éléments essentiels pour notre pays. Mais aujourd'hui, il y a, 'est tous les sondages qui le prouvent, des peines. qui ne sont soit pas exécutées quand elles sont prononcées, soit inférieures aux attentes du peuple français qui attendent la fermeté, qui attendent d'arrêter de voir des délinquants partout dans le monde. Thomas
Ménager, un mot sur ce qui s'annonce aujourd'hui. Le gouvernement va... à faire des annonces pour répondre aux revendications de la rue, pour répondre aux lycéens, sans doute un assouplissement de parcours sup. Vous dites quoi ? Très bien, ils répondent enfin, ça a pris trop de temps ?
On verra concrètement, mais oui, il faut arrêter avec ce parcours sup qui broie un certain nombre de jeunes, qui attendent avec des listes d'attente, avec des décisions qui sont totalement incohérentes. On voit aussi qu'il faudra mettre fin à la réforme blanquer qui a fait beaucoup de mal, avec des emplois du temps qui sont ingérables, avec des journées qui qui sont des fois beaucoup trop longues, avec des trous en journée. Il y a besoin aussi de revaloriser le salaire des enseignants pour avoir des enseignants, ce que propose Marine Le Pen depuis des années. Donc oui, malheureusement, ça a trop tardé. Mais ça a trop tardé de ne pas avoir de réponse, de ne pas les avoir reçus et d'avoir laissé envenimer une situation. Ils ont été reçus, mais
par les ministres auparavant.
On suivra évidemment ces annonces du gouvernement. Merci pour cette question de fond à la
fin, comme quoi tout arrive. Merci Thomas
Ménager, député Rassemblement National du Loiret et porte-parole du gouvernement. groupe RN à l'Assemblée. Merci Audrey Tison et à demain.
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