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Toutes ces personnes que vous citez là, elles ont quitté la politique. Je me permets de vous rappeler, Madame Pannot, que là, on est en train de parler d'un candidat à la prochaine élection présidentielle. Il a été condamné à trois mois de prison. Pour rébellion. Oui, pour rébellion devant des forces représentant l'autorité de l'État. Quand même pour un futur président de la République.
La présidente des députés insoumis entre dans ce débat comme si le plateau lui appartenait. Avant même de répondre, elle lui explique qu'il n'est là que parce que le gouvernement a refusé de venir. Elle croit tenir le plateau. Le maire de Meaux la laisse dérouler, puis il sort une condamnation qu'elle ne pourra pas effacer. Trois mois de prison avec sursis, prononcé en 2019 contre le fondateur de son mouvement pour rébellion. La question dépasse ces deux invités. Un mouvement qui fait la morale à tout le monde, peut-il encore le faire quand son fondateur a été condamné ? Tout commence pourtant par une question sur
la violence. C'est donc la question que je me suis posée en voyant tout ça et que je voulais vous poser, et qui fait écho d'ailleurs à tout ce que vous niez depuis le début. Vous avez dénoncé la violence en voyant que ça allait trop loin. Est-ce que vous seriez capable de condamner les exactions qui sont commises par vos proxys, les Black Blocs, les organisations d'ultra-gauche ? vous pouvez les condamner avec le même zèle que ce que vous faites sur les violences policières ?
La question est posée sans détour et elle place son adversaire face à un choix simple. Condamner les violences de son propre camp avec la vigueur qu'elle réserve à la police. Le mot qui compte, c'est le zèle. Il installe une comparaison que la présidente des députés insoumis ne peut pas refuser sans se trahir. Si elle condamne mollement, elle confirme le deux poids, deux mesures qu'on lui reproche. Si elle condamne fermement, elle désavoue une partie de ceux qui manifestent à ses côtés. Le piège est tendu dès la première minute. Sa réponse va pourtant commencer ailleurs.
Alors, bonjour M. Copé. Alors, je tiens à dire, je vais d'abord expliquer pourquoi vous êtes là. Parce que vous êtes là, parce qu'aucun membre du gouvernement n'a accepté de venir débattre ici. Mais l'agentiel,
ce n'est pas vous qui faites les invitations. Oui, mais je
tiens quand même à le dire, parce que comme ils sont mis en cause depuis plusieurs semaines... Pour être précis,
il y a effectivement des demandes qui avaient été lancées pour des membres du gouvernement qui n'ont pas souhaité débattre avec vous, Mathilde Panot. Tout à fait. Moi, je vous ai dit que j'étais content de le faire, donc on va en profiter. Oui, mais puisqu'ils sont mis en
cause depuis plusieurs semaines, je tiens quand même à le dire. Et donc, vous voilà, vous qui êtes à la fois un soutien du gouvernement, à la fois un soutien de M. Retailleau. Donc ça
Avant toute réponse sur le fond, elle explique à son contradicteur pourquoi il est assis là. C'est une posture de maîtresse de maison décide qui mérite d'être invitée. Le maire de Meaux lui rappelle d'une phrase que ce n'est pas elle qui invite. Le journaliste confirme que des ministres ont décliné, mais la question sur les violences reste entière. En le présentant comme un soutien du gouvernement, elle juge un absent plutôt que de répondre au présent. Lui ramène tout à une seule exigence, que l'on débatte. Pour le téléspectateur, la scène est lisible. L'un veut une réponse, l'autre veut un procès.
crois qu'il y a une chose que vous n'avez pas comprise dans ce qui est en train de se passer dans le pays, notamment sur la question du mépris. Parce que depuis le bruit et l'odeur de Jacques Chirac, le karcher de Sarkozy, les sondants de François Hollande, ceux qui ne sont rien d'Emmanuel Macron, les gens en ont ras-le-bol. qu'on considère qu'ils n'ont pas de cerveau. Moi, j'ai un cerveau, M. Copé, donc je suis heureuse de savoir qu'à travers moi, vous vous adressez à Jean-Luc Mélenchon, dont vous parlez de nous en parlant de la meute, ce qui est quand même incroyable. C'est le titre du livre qui vous est
consacré, je n'ai pas inventé le concept. Vous utilisez du
vocabulaire militaire contre nous, comme les proxys, ce qui est absolument incroyable. Et M. Copé ne vous a pas échappé, y compris des commissaires du renseignement territoriaux. se sont exprimés dans Mediapart cette semaine pour dire qu'on leur demandait, de la part du gouvernement, de dire sans cesse que c'était la faute de la France insolite.
Le bruit et l'odeur, le kercher, les cent dents, ceux qui ne sont rien. Quatre petites phrases présidentielles alignées pour dessiner un mépris venu d'en haut. Aucune n'a été prononcée par l'homme assis en face d'elle. Le glissement est net. Une question sur les violences reçoit un procès en arrogance. Viennent ensuite des commissaires du renseignement cités par un média en ligne sans nom à l'antenne. La question sur les black blocs, elle, attend toujours. Le maire de Meaux va la reposer.
Ou un cerveau ? Mais attendez, l'histoire du cerveau, c'est monsieur Mélenchon qui, en parlant de femmes voilées, on dit qu'elles avaient également un cerveau. Donc si vous voulez, les formules, elles sont tout à fait réplicables de l'autre côté. Moi, j'ai posé une question sans doute très bête, mais je vais vous la reposer. Est-ce que vous approuvez ou non le fait que les Black Blocs et un certain nombre d'autres de vos proxys ont commis des exactions extrêmement violentes ? Est-ce que vous les condamnez ou pas ?
Sur le cerveau, il renvoie la formule au fondateur de son mouvement, qu'il accuse de l'avoir employée. puis il fait ce que peu d'invités savent faire sous les interruptions. Il repose la même question. Elle tente une diversion sur le mot « proxy » qu'elle rattache au vocabulaire de la géopolitique. La manœuvre déplace le débat vers les mots de son adversaire, loin des faits. mais la répétition finit par produire son effet. Chaque minute sans réponse claire devient, aux yeux du public, une réponse en soi. Alors qu'elle sort son argument le plus lourd.
avez mal écouté en fait. C'est moi qui suis bête. Lorsque Jean-Luc Mélenchon dit c'est un crime par exemple d'incendier la mairie de Limoges ou quand il demande une indemnisation immédiate pour les commerçants. La réponse est très claire. Mais je vais vous dire, monsieur Côté,
attendez, attendez, attendez, attendez, attendez, vous posez une question, mais aussi je vais poser une question.
Il se trouve que le gouvernement que vous soutenez n'a jamais eu un mot, ni pour Christophe, militant ivrien de la ville où j'habite, qui est mort en manifestation, et sur lequel l'avocat ne sait toujours pas s'il y a eu une autopsie. Et de même... Vous
parlez de qui là ? De Christophe ? De la sénère-mère ?
Non, celui qui est... Oui, le 17 octobre, il y a un homme qui est mort, boulevard Magenta, sur lequel il y a une plainte qui a été déposée. Parce qu'il y a des enquêtes qui sont en cours et je crois
qu'il n'y a aucun lien avéré avec le maintien d'ordre. En tout cas, ce n'est pas ce que dit l'avocat de la famille qui demande une autopsie et qui porte plainte. Attendez, vous n'avez pas eu
un mot, ni pour Christophe comme le gouvernement que vous soutenez, ni pour aucun des jeunes. Est-ce que vous condamnez, vous, le fait qu'un jeune perde un œil défini ?
L'accusation est grave et elle m Elle évoque un homme mort le 17 octobre, boulevard Magenta, et un jeune qui a perdu un neil. Le maire de Meaux rappelle que des enquêtes sont en cours, puis il
répond. Je vous réponds. Personne, jamais, ne pourra se réjouir de cette situation. Et d'ailleurs, je regrette de ce point de vue que lorsque M. Mélenchon dit qu'à certains moments de la journée ou de certaines heures, le terme « accab », qui est le slogan des militants d'extrême-gauche, « all cops, all cops, all cops, les policiers sont des bavards ». Et donc moi, j'ai envie de vous demander de la même manière, est-ce que vous pensez que les policiers… sont des bâtards. Parce que c'est intéressant de vous entendre là-dessus cautionner en permanence.
Sa réponse tient en une phrase. Personne ne pourra jamais se réjouir de cette situation. Il ne nie rien et ne minimise rien. Il répond sur les victimes avant de répondre sur la politique. Ensuite seulement, il renverse la question. Le slogan qu'il cite circule dans les cortèges et il vise tous les policiers sans exception. En lui demandant si elle le cautionne, il lui impose l'exigence qu'elle venait de lui imposer. Elle ne répond pas sur le slogan et change de sujet. Pour la première fois, c'est elle qui esquive. Le journaliste doit recadrer et il relance avec une citation.
Je vais essayer de relancer le débat, puisque la question est sur la présomption d'ambiguïté vis-à-vis des violences. Je voudrais, Mathilde Panot, vous soumettre une phrase qui a été prononcée par Edouard Louis, c'était le 10 octobre, c'était avant la journée du 17 octobre. Interrogé sur le mouvement lycéen dans une interview à Radio-Canada, il dit la chose suivante, « Je suis pour qu'on mette le feu aux rues dans Paris, je suis pour qu'on aille casser des choses. » Est-ce que ça vous choque ces phrases d'un intellectuel proche de la France Insoumise ?
Écoutez, qu'un intellectuel dise des choses, que monsieur Roussel, monsieur Roussel, dise que lui, il souhaite une révolution. Nous, nous avons choisi. Nous avons choisi une stratégie. Cette stratégie s'appelle la révolution citoyenne par les urnes. Et une des choses dont a le plus peur le pouvoir, c'est que les gens retournent voter.
La phrase lue à l'antenne vient d'un écrivain présenté comme proche des Insoumis. Selon le journaliste, elle date du 10 octobre dans un entretien à une radio canadienne. Elle appelait à mettre le feu aux rues de Paris une semaine avant la journée du 17. La réponse de la présidente des députés insoumis évite la phrase elle-même. Elle préfère parler de révolution citoyenne par les urnes. La formule rassure, mais elle ne dit pas si cet appel la choc. Le maire de Meaux va s'engouffrer dans ce silence.
Nous disons que nous le faisons par des bulletins de vote. Voilà ce que nous disons. Je suis désolé, mais non. Justement, c'est ça votre démarche. C'est que vous n'êtes pas par les urnes, c'est que vous êtes par la rue. Et de ce point de vue, en vous écoutant, je me rends bien compte que vous êtes dans une alliance objective avec Le Pen. Parce que je vois très bien la technique qui consiste à déstabiliser par la violence, à ne jamais reconnaître les comportements, et là vous l'avez encore fait, violents de vos propres équipes, et en réalité vous servez les intérêts de Le Pen que vous prétendez combattre. Et parfois même, il vous arrive, dans un certain nombre de cas, comme elle, de désavouer ceux qui vous arrangent et puis de protéger ceux qui ne vous arrangent pas. Par la rue
plutôt que par les urnes. La formule retourne le slogan qu'elle vient d'employer. Puis il pose l'accusation d'alliance objective avec l'extrême droite. Le procédé est redoutable face à un mouvement qui se définit d'abord contre ce camp. Il ne l'accuse pas d'aimer ses adversaires, il l'accuse de les servir. Dans cette lecture, la violence ne profite pas à ceux qui la commettent. Elle profite à ceux qui promettent l'ordre. Il reprend la main et il va maintenant parler de condamnation.
Écoutez, quand Raphaël Arnaud a été condamné pour violence, vous avez expliqué que vous étiez fiers d'avoir dans votre groupe. que vous n'aviez aucun problème, condamné par la justice quand même, que vous n'aviez aucun problème à le réinvestir. Vous nous faites des leçons de morale, mais quand on regarde la liste du nombre de gens qui chez vous ont été condamnés par la justice, alors c'est à chaque fois la justice de classe, mais enfin quand même, Quatennens, le fameux Adrien Quatennens, quatre mois pour violences conjugales, vous qui êtes si engagé sur ces sujets, Raphaël Arnaud, je viens d'en parler, mais il y a Delogu aussi qui a été condamné, il y a même Jean-Luc Mélenchon lui-même qui a été condamné à trois mois de prison. Or ces gens-là continuent de te plastronner, vous continuez de faire de la morale à tous les autres, et qu'est-ce qui reste de tout ça à la fin ? Moi, mon combat dans cette affaire-là, bien sûr on ne va pas se convaincre, on est à l'opposé total. Mais au-delà de l'agressivité, des tensions, moi, ce que je veux vous dire, Madame Panot, c'est que ce qui m'importe moi, c'est que les Français, en connaissance de cause, sachent ce que vous êtes avant de voter. Les noms qu'il cite renvoient
à des décisions de justice publique. Un député insoumis a été condamné en 2022 à 4 mois avec sursis pour violence conjugale. Un autre, avant son élection, a été condamné à 4 mois avec sursis pour violence en réunion. Et le fondateur du mouvement a été condamné en 2019 à 3 mois avec sursis pour rébellion. Le maire de Meaux dit vouloir que les Français votent en connaissance de cause. Son argument central n'a rien d'une insulte. Il demande seulement que la morale s'applique aussi à ceux qui la font. Elle va répondre avec des chiffres. Je vous ai
laissé parler, monsieur Copé, donc moi je vais d'abord vous dire, lorsque vous dites que nous ne faisons pas une stratégie par les urnes, tout au contraire, et moi je veux dire que les électeurs et les électrices ont déjà tranché. Vous avez fait en 2022, vous avez fait moins de 5% des votes à l'élection présidentielle. Vous êtes arrivé, et là je vous félicite, difficilement, un peu plus haut que 5, 5,41% aux élections législatives. Vous, monsieur Copé, dans votre ville, vous faites moins de votes à l'élection municipale que notre candidate à l'élection législative, Amal Benjounsi. Vous blaguez votre candidate, elle a fait 17%
quand j'ai fait 64%. Et vous expliquez qu'elle a gagné. Mais c'est une gigantesque blague. Non, je vais vous raconter.
Législative 2024 à Malbentounsi, 9753 voix. Et vous, 9594 voix. Vous mélangez la circonscription et la mairie. Non, non, non, parce que je l'ai dit juste sur mots. Je suis pas sûr que ce débat... Franchement, franchement, c'est énorme. Si, si, parce que quand même, il faut dire qu'il ne représente plus personne dans le pays. Quant à la liste que vous allez faire, moi, je vais la faire. Je vais
la faire, monsieur Copé. Je vais
la faire, monsieur Copé, parce que...
Les scores électoraux qu'elle avance visent à rabaisser son adversaire. Selon elle, la droite qu'il soutient a fait moins de 5% à la présidentielle de 2022. Il répond par son propre score municipal, 64% selon ses mots. Elle compare ensuite une élection municipale et une législative, deux scrutins différents. Le maire de Meaux le relève aussitôt. Cette querelle de score ne dit rien de la question posée au départ. Elle dit beaucoup de la méthode. Quand la morale devient gênante, on change de terrain. Sa réplique sur la dictature claque, puis elle annonce sa propre liste.
vais la faire, monsieur Copé. la liste des gens qui ont été condamnés chez vous. Je ne sais pas combien de temps on a, parce qu'il va falloir en prendre longtemps. Nicolas Sarkozy, condamné. Je ne sais pas si vous êtes favorable d'ailleurs à ce qu'on enlève le droit de vote, comme c'est demandé actuellement à ceux qui sont condamnés. Parce que chez vous, il ne restera plus grand monde à pouvoir voter. Claude Guéant, condamné. François Fillon, condamné. Monsieur Balkany, condamné. Alain Juppé, condamné. Brice Artefeux, condamné. Et on pourrait continuer extrêmement longtemps. Vous notez que toutes les personnes que vous citez là… Vous êtes le parti le plus condamné de France. Donc, pour le son de morale, je crois que ça va aller.
Madame Pannot, toutes ces personnes que vous citez là, elles ont quitté la politique. Je me permets La
liste qu'elle dresse est longue. Ancien président, ministre et élu de droite condamné. Le maire de Meaux ne conteste aucun nom. Il fait mieux. Il sépare le passé du présent. Toutes ces personnes ont quitté la politique, rappelle-t-il. L'homme dont il parle est présenté comme candidat à la prochaine présidentielle. C'est là que la présidente des députés insoumis prononce les mots qui vont rester. Une condamnation pour rébellion face aux forces de l'ordre devient, dans sa bouche, une médaille. Elle voulait prouver que la droite n'a aucune leçon à donner. Aux yeux du téléspectateur, son camp semble ne respecter un jugement que lorsqu'il frappe les autres. Le maire de Meaux n'a même pas besoin d'insister. Il ajoute seulement « pour un futur président de la République ». La phrase reste suspendue et le
journaliste change de sujet. Celle du populisme et de la démagogie, comme d'habitude. Et d'ailleurs, ça nous renvoie à la posture qui est celle de la France insoumise dans le domaine économique. Moi, je voudrais quand même qu'on aborde aussi quelques instants ce sujet. Nous avons un blocage complet, une impossibilité de faire des réformes, puisqu'il y a une alliance objective, là encore, entre le RN et l'FI, qui bloque toute baisse de dépense, et qui vote même des amendements ensemble, à hauteur de 40 milliards, il fallait quand même le faire l'année dernière, sur des hausses d'impôts. Juste une question, la dette, Madame Panot, je vous ai lue, juste là, si on allait sur le fond, une seconde. quand M. Mélenchon dit la dette, on ne la remboursera pas. C'est quand même une grosse bêtise. Alors, il modifie, il dit non, non, mais on va demander à la Banque Centrale Européenne de nous garder l'argent. Mais la Banque Centrale Européenne, ce n'est pas une compagnie d'assurance. Sur l'économie, le maire de
Meaux pose une question que chaque menage comprend. Que se passe-t-il si la Banque Centrale Européenne refuse de garder notre dette payée ? Une dette qui coûte plus cher, c'est de l'argent qui ne va plus aux écoles ni aux hôpitaux. Ce sont des impôts levés pour payer des intérêts et non des services. Il affirme que les deux bords extrêmes de l'Assemblée ont voté ensemble 40 milliards de hausses d'impôts. Pour les familles, la conséquence serait concrète. des hausses d'impôts plutôt que des économies. Sa question est simple et elle restera sans réponse précise.
Si vous voulez parler vraiment des votes communs entre la Macronie, la droite et l'extrême droite, c'est la Macronie et la droite qui sont les plus proches en termes de vote. C'est simple, il y a 80% des textes proposés par le gouvernement. Il y a 80% des textes du gouvernement qui sont votés par le RL et vous soutenez un candidat. Attendez, je vais aller sur la dette. Mais vous soutenez un candidat qui dit que l'État de droit n'est ni sacré ni intangible, qui parle comme sous Vichy de français de papier, qui glorifie
la colonisation. Écoutez, Madame Pallon, arrêtez systématiquement de m'amalgamer. Je ne suis pas député. Vous soutenez qui alors ? Je suis un candidat unique de la droite et j'espère bien que c'est ce qui permettra d'empêcher notre pays de sombrer dans la catastrophe des extrémistes. Et croyez-moi, je ne lâcherai pas là-dessus. Parce que moi, ma grande différence avec vous, c'est que vous, vous assumez absolument toutes les horreurs que peut dire Mélenchon sans aucune espèce de recul. Et je le vois à nouveau. Mais ça ne m'a pas dit comment vous faites pour la dette. Nous,
on ne sait même pas ce que vous défendez. Quand on vous pose la question sur Parcoursup, vous allez sur la dette. Moi, je peux répondre sur la dette. Je l'ai déjà fait mille fois. Si, si, c'est quoi nos propositions sur l'éducation ?
Elle répond par un autre chiffre passif. Selon elle, 80% des textes du gouvernement sont votés par l'extrême. Puis elle l'associe au candidat qu'il soutient et à ses formules sur l'état de droit. Le maire de Meaux refuse l'amalgame et revendique son choix à l'antenne. Il lui reproche d'assumer tous les propos du fondateur de son mouvement, sans aucun recul. Et il ramène l'échange à sa question restée ouverte. Comment rembourser la dette ?
Ce
débat
s'est joué en une phrase, prononcée à la onzième minute. Face à trois mois de prison avec sursis, la présidente des députés insoumis a parlé d'honneur. Le maire de Meaux a tenu une seule ligne du début à la fin. Condamnez les violences, d'où qu'elles viennent. Et vous ? Une condamnation pour rébellion peut-elle être un honneur pour qui veut diriger le pays ? C'est déjà la fin. Exprimez-vous en commentaire, laissez un pouce bleu, mais partagez la vidéo et surtout abonnez-vous pour ne rater aucune des prochaines pépites.
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