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Bonsoir Luhalio. Bonsoir. Monsieur le maire, après monsieur le maire Karim Bouhamran, le maire de Perpignan, Luhalio, Rassemblement National, merci d'être avec nous. C'est un contexte nauséabond à dénoncer le Premier ministre Sébastien Lecornu en évoquant l'ambiance politique à la suite de l'attentat de Trappes. C'était d'ailleurs le feu cet après-midi, si je vous le dis, à l'Assemblée Nationale. Certains députés de gauche sont sortis. On va voir les images pendant que votre collègue, en tout cas pendant que le député Sébastien Chenu s'exprimait. En fait, de leur point de vue, de vue, vous n'êtes pas, vous n'êtes plus et vous n'avez jamais été, c'est en doute pour certains, dans l'arc républicain. Qu'est-ce que vous répondez à ce qui est en train de prendre beaucoup de place dans le débat politique et médiatique, la digue républicaine, le cordon sanitaire ?
Mais qui sont-ils pour dresser des cordons sanitaires ou des digues républicaines ? Ils n'incarnent pas la République depuis le 7 octobre. On a vu tous les jeux de mots douteux et les postures de M. Mélenchon et d'une certaine partie de la gauche. Et c'est eux qui sont en dehors du champ républicain et qui d'ailleurs poussent à la division du pays et sont dans la violence, vont manifester contre un parti politique constitutionnellement organisé, poussent à contester tous les résultats quels qu'ils soient. Donc moi je me dis que ces gens-là sont en fait des dangers pour la démocratie. Ce sont eux. qui sont précisément dans une idéologie qui conteste même le fait démocratique. Le fait démocratique, c'est l'élection. L'élection, il y a une majorité et une opposition. Quand vous êtes dans l'opposition, vous avez des droits et des devoirs. Et quand vous êtes dans la majorité, la même chose. Après le mois de mai, quand nous serons aux affaires. Mais que vont faire tous ces gens-là
? Dites-le, vous pensez qu'il va y avoir une délégitimation du scrutin si Marine Le Pen arrive au pouvoir ?
mais je pense qu'ils n'accepteront pas très certainement. Sauf que le peuple est souverain. C'est le peuple qui décide. Ce n'est pas M. Mélenchon. qui d'ailleurs décident si les journalistes sont valables ou pas. Je l'ai vu insulter l'une de vos équipes et faire des raisonnements sur d'autres. Donc on voit bien que là, aujourd'hui, ils sont dans une dérive totalitaire. Ça correspond tout à fait à ce qu'ils sont sur le fond idéologique.
Ce qui est incroyable, c'est que vous vous renvoyez en miroir inversé exactement les mêmes mots. Mais nous n'attaquons personne. Nous n'attaquons personne. Il reproche la violence de vos mots, M. Galliot, qui déboucherait une finée sur la violence des actes.
La violence des mots, c'est... On le voit très bien. D'avoir armé idéologiquement. Monsieur Mélenchon a passé son temps à faire ça. Même mon prédécesseur à cette chaise-là, donc le maire socialiste, a reconnu que Monsieur Mélenchon était le pire finalement opposant qu'il pouvait y avoir au Rassemblement national. Parce qu'en fait, il dessert soi-disant la cause de la gauche. Donc on voit bien que même à gauche, Monsieur Mélenchon est un épouvantail. Donc, et vous avez un sondage cet après-midi, à 70%, je crois, les Français considèrent que c'est un danger pour la démocratie. — Il
est en train de s'installer. En tous les cas, c'est l'idée que certains veulent diffuser. L'idée lui a lieu qu'avec vous, au pouvoir, on arriverait véritablement à des face-à-face. —
Mais ils sont minoritaires. Ils peuvent dire ce qu'ils veulent. À Perpignan, quand j'ai gagné, certains tenaient ce genre de discours. On gère la mairie, il ne s'est rien passé de particulier. Et à Perpignan, les Perpignanais de toutes conditions, de toutes origines, de toutes religions sont traités de la même manière. Comme demain, quand nous aurons le gouvernement de la France, nous traiterons l'ensemble du peuple français dans toute sa diversité. Donc
vous n'êtes pas inquiet si vous remportez le scrutin d'un quelconque troisième tour électoral que certains prédisent ?
Mais ils tenteront de s'agiter dans certaines villes. Mais le tréfonds du pays, la grande majorité des Français, sera derrière nous. C'est ça le plus important. –
Comment mener campagne ? À Orléans, on a eu souvent M. le maire Serge Groir qui a dit que la ville s'est transformée en blocus pour que vous puissiez tenir votre congrès. Vous imaginez là pendant des mois qu'à chaque meeting, important, il faille sécuriser à ce point ?
Mais d'abord Orléans, c'était en même temps que des manifestations. — Ça n'a pas échappé. — Partout en France. Donc je veux dire, ce qui s'est passé à Orléans, entre guillemets, pour le Rassemblement national, en fait, ça s'est passé tous les samedis, depuis deux samedis maintenant, partout en France. Et qui est à la manœuvre systématiquement pour semer la perturbation dans les rues ? Eh bien les mêmes qui, sous couvert de défense des valeurs démocratiques... pousse à l'agitation dans les rues, à la perturbation et au chaos, c'est-à-dire la gauche et l'extrême-gauche. Mais les Français le savent. Moi, je suis assez étonné de voir l'intelligence, vraiment, face à cette situation, de personnes qui sont très loin de la politique. Ils voient bien qui fait l'agitation. Ils voient bien qui respecte la règle démocratique. Et je peux vous dire qu'aujourd'hui, dans le peuple français, beaucoup... Aux élections présidentielles vont durement sanctionner celles et ceux qui perturbent la démocratie aujourd'hui.
Venons-en, lui Alliot, précisément ensuite de l'attentat raciste de Trappes. Il a été dit clairement par le procureur qu'aucun tract politique n'a été trouvé dans la voiture de suspect. Il y a eu un correctif. du journal Le Monde. — Est-ce que le correctif est
à la hauteur de la désinformation ? —
À vous de le dire.
— Ben non, évidemment.
— C'est-à-dire ?
— Il fallait déjà l'inventer, le tract qui n'existe pas. — Ils ont précisé que ce sont des sources qui leur ont dit. — Oui, oui. Alors donc ils font n'importe quoi. Ils racontent n'importe quoi. Mais derrière, ça aurait dû faire la une de leur journal en disant qu'on s'est trompé.
— Vous estimez que certaines personnes maintenant, beaucoup de Français, sont convaincus qu'il y avait des tracts d'URN dans la voiture du suspect ? —
Bien sûr. Surtout que derrière, ça a permis, après l'article du Monde, à toute une batterie de... de politiciennes de gauche et d'extrême-gauche, de nous insulter. Mme Aubry, la première, qui est allée dire « Marine Le Pen a du sang sur les mains ». Est-ce qu'elle s'est excusée de ce tweet-là ? Elle ne s'est pas excusée. Et derrière, vous avez tous les autres qui l'ont fait. Donc voilà. En fait, la gauche, c'est une partie des médias, une partie du monde politique, une partie des syndicats. Tout ça, ça joue en réseau. Aujourd'hui, c'est le RN qui est en quelque sorte le bouc émissaire. Mais ce qu'il faut regarder, c'est que pour l'instant, ils sont ultra minoritaires. C'est ça qui est important. Ils parlent, ils s'agitent, mais ils sont minoritaires.
Est-ce que légitimement, des journalistes qui ne seraient pas de votre bord devraient s'inquiéter si vous arrivez au pouvoir ? Il y a des subventions pour certains journaux. Est-ce que vous estimez qu'il faudrait les remettre en cause ?
Mais la presse est libre. La presse doit vivre de ses lecteurs ou de son audimat. C'est le cas pour les chaînes d'information. Vous vivez des actionnaires et de la publicité. Un certain nombre de titres de la presse écrite ne vit ou vit grâce aussi aux subventions. c'est-à-dire à l'argent du contribuable. Pourquoi le monde aujourd'hui bénéficie de 29 millions d'euros de subventions ? — Vous interrogez
sur la suite. — Qu'ils vivent de
leur lecteur. Je pense que c'est un argent que l'on pourrait économiser pour affecter sûrement d'autres choses beaucoup plus utiles que de permettre à certains journalistes de faire de la politique politicienne. —
Je voudrais vous faire écouter le maire de Trappes, M. Alliot, qui parle, lui, d'une digue républicaine. Il en a parlé d'ailleurs dans l'hémicycle, qui est le cœur battant de la démocratie. Disons les choses, c'est-à-dire dans le débat politique et dans le débat médiatique également. Écoutons-le.
demande que l'on soit capable de tenir pied à pied la digue républicaine face à ceux qui, à longueur d'antenne, racontent n'importe quoi, développent des théories complotistes et mensongères comme celle du grand remplacement. Je demande qu'on puisse, du ministre de la République jusqu'au commentateur de plateau, éviter de détayer, de donner libre cours à la parole raciste.
sont pour le contrôle de l'information.
— De certaines paroles qui pourraient tomber sous le coup en tout cas de condamnation. — Oui, mais qui dit que la parole
est bien ou n'est pas bien, c'est lui. C'est l'Union soviétique. C'est les adversaires qui sont autorisés à parler ou pas en fonction de ce qu'il pense lui. Mais c'est qui ce monsieur, à part d'être le maire d'une ville comme je le suis moi-même ? C'est pas ça, la démocratie. — Vous estimez qu'il n'a pas de légitimité à porter... — Il est un maire comme je suis un maire. Il dit ce qu'il veut. Moi, je dis ce que je veux. Et j'espère pouvoir encore dire ce que je veux encore longtemps et pas que, sous couvert de la censure d'un élu comme lui, on puisse nous contraindre à ne pas évoquer certains problèmes. Mais la question,
Lui Alliot, est-ce que la violence de certains mots, est-ce que le constat... Il y avait un débat ici même entre Charles Aloncle, qui a été nommé porte-parole de la campagne de Marine Le Pen, et Rocaïa Diallo. Elle affirme que dire que des hordes de... C'est ce qui a été dit par certains en parlant de ceux qui ont pillé et cassé d'origine étrangère lors des différents mouvements. Eh bien, ça tombe sous le coup du racisme et que ça ne doit pas être dit. Ça peut armer idéologiquement certains esprits qui en passeraient donc par des actes horribles.
— Non mais c'est assez trop facile de dire ça. Parce que le discours contre les patrons peut aussi inciter un certain nombre de gens à aller flinguer des patrons parce qu'ils sont pas contents du régime social. — Le racisme
est un délit. Il est puni par la... — Eh bien justement,
ça, c'est intéressant. Parce que si c'est un délit, il y a des plaintes, il y a des lois. Il y a des juges. Et si Mme Diallo considère qu'il y a des paroles qui sont racistes, elle saisit les juges et les juges condamnent ce genre de propos. Mais on ne va pas sanctionner a priori des discours parce que ça s'arrête où ? Demain, on n'aura plus le droit de parler juste. d'immigration. Ce qui est reproché à l'ancien Premier ministre
François Bayrou qui a parlé de submersion migratoire et il est également cité.
Heureusement qu'on peut dire ce qu'on veut quand même en démocratie. Ce serait quand même un comble que l'on censure les mots. Et si vous dépassez le cadre... qui est autorisé par la loi, eh bien vous êtes sanctionné par un tribunal. D'ailleurs on note
que sur le grand remplacement vous ne reprenez pas cette théorie.
Exactement, mais pour dire si demain on censure a priori, on n'est plus dans un régime démocratique.
Dites-moi, si on continue comme ça dans quelques mois, et s'il y a ce second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, mais dans quel état va être la France ?
Non, moi, je crois que le peuple français est tout à fait conscient de cela et qu'il saura rappeler à ces gens-là qu'ils sont minoritaires et qu'ils doivent respecter la parole et le vote de la majorité. Moi, j'y crois beaucoup. Parce que là, aujourd'hui, ils s'agitent. Ils ont avec eux... l'orchestre d'une certaine presse qui les met en avant. Mais très honnêtement, moi, tous les jours, dans ma ville et ailleurs, je vois des gens... C'est pas du tout le
climat qui
est ni politique ni
médiatique. Moi, je vois des gens qui me disent,
laissez-les parler. Au mois de mai, ce sera à votre tour. Et derrière, vous pourrez enfin dérouler votre programme. Beaucoup de gens disent ça. Eux... Clairement, ils sont minoritaires.
Mais vous pouvez affirmer aujourd'hui la France apaisée comme l'affiche qui avait été montrée après les pillages et les scènes de saccage, notamment lors du samedi 17 octobre. Il avait été publié par le compte du Rassemblement de l'Institut, la France apaisée. Qui peut le croire quand on voit l'opposition antagoniste entre les deux formations politiques qui aujourd'hui pourraient s'affronter dans quelques mois ? Qui peut croire qu'une France apaisée en sortirait
le 2 mai ? On est dans une situation particulière de contestation sociale forte. On est loin pour l'instant, je l'espère et ça va durer, de la contestation des Gilets jaunes quand même, qui avait été sur le terrain beaucoup plus violente à un moment donné. Donc moi je pense qu'il y a cette contestation sociale, elle va très certainement durer. Ce sont forces politiques au gouvernement d'y répondre. La France insoumise et ses alliés veulent continuer à s'agiter de la sorte. Ils continueront. Et nous, on continuera à dérouler notre programme pour l'avenir du pays et pour, évidemment, l'apaisement des tensions et le renouveau de la France, tout simplement.
Parlons-en. Parce que Marine Le Pen, lors du congrès à Orléans, a appelé un gouvernement d'union nationale, si vous l'emportez. Mais avec qui, à lui, à lui ? Et quelle personnalité pourrait vous rejoindre naturellement ? Vous avez souvent tendu la main. Souvent, vous n'avez pas eu de réponse, d'ailleurs.
C'est vrai. On a souvent tendu la main et on nous a répondu que par le mépris, bien souvent. Mais aujourd'hui, il y a beaucoup de personnalités politiques qui, d'ailleurs, se présentent à ces élections, qui auront à choisir au deuxième tour. Et dans un deuxième tour, Marine Le Pen tendra la main pour asseoir une majorité. Et dans cette majorité, il y aura des gens qui... Au premier tour, on n'était pas avec nous. C'est normal. Ils vous ont déjà envoyé des signaux.
Vous leur avez déjà envoyé des signaux.
discute avec beaucoup et j'espère qu'on discutera avec encore plus demain. Car non seulement il faut réunir une majorité, mais demain, il faut gouverner la France, relever la France qui aura été quand même mis dans un état lamentable par M. Macron et par tous les gens qui l'ont soutenu.
Si je vous pose la question, parce que très souvent, d'ailleurs tout le temps, Marine Le Pen a toujours dit que le RN, s'il gagne, il gagnerait seul. Donc qu'est-ce qui a fait changer justement votre candidate qui maintenant affirme qu'il faut un gouvernement d'Union nationale ? La
situation est grave. La situation est dramatique économiquement, socialement. Et je pense qu'il va falloir non seulement se retrousser les manches, mais se mettre dans un grand rassemblement pour arriver à gagner la bataille. l'avenir et dans cette bataille là eh bien moi je vois tout un tas de gens qui peuvent nous rejoindre
mais
même localement vous avez beaucoup d'élus locaux aujourd'hui qui sont en déshérence un peu orphelin des partis politiques qui aujourd'hui sont ne représente plus grand chose et qui sont prêts à travailler avec nous pour l'avenir on l'a déjà fait localement il faudra le réussir nationalement
attendant lieu lieu à l'eau là je parle au maire que vous êtes les différents maires sont inquiets de ce qui va se passer déjà ce samedi le président de la république a dit plus jamais le 17 octobre d'une voix affirmée d'un ton assuré vous a dit tellement
de choses depuis qu'il est élu qui n'ont jamais été suivi des faits que c'est pas sur la parole de monsieur macron que je me base moi c'est plutôt sur les décisions qui sont prises par l'autorité policière et en l'occurrence les maires aussi. Moi, je vois dans ma ville, c'est la collaboration entre la police nationale, la préfecture, la police municipale et le parquet qui permettent de s'en sortir. Mais très honnêtement, on ne va pas jouer à ça pendant encore je ne sais pas combien de week-ends. — À qui le dites-vous ? Parce que ça, c'est des manifestations, des rassemblements, des mobilisations. — Parce que sinon, on va tuer... Tout le commerce de centre-ville. Donc moi, je veux bien que les gens manifestent et qu'ils manifestent dans le calme, mais ils ne sont pas obligés de venir casser systématiquement au centre-ville pour gêner qui, en fait ? Pour gêner, pour perturber le monde économique et pour créer des situations qui sont intenables à l'avenir. Et j'ajoute que ça concerne systématiquement, d'ailleurs, une première partie de cortège qui se passe bien. la plupart du temps, et en fin de cortège, des casseurs qui doivent être connus des services de police et qu'il faudra mettre hors d'état de nuire. Je crois que ça a commencé à être fait. Eh bien, il faudra continuer à le faire.
– Sur les tracés, c'est peut-être une bonne nouvelle, enfin relative bonne nouvelle dans tout cela, c'est-à-dire que le président de la République a dit lui-même plus de tracés dans les centres-villes, notamment à Perpignan. – Oui, c'est ce qu'on a fait.
Mais le résultat, c'est qu'évidemment, quand vous empêchez les gens de rentrer au centre-ville, il y a quand même des forces de police autour et il n'y a pas plus de monde qui vient fréquenter le centre-ville. Donc il va falloir retrouver... Donc
c'est des villes mortes qui sont en train, entre guillemets, qui sont en train d'être organisées. Exactement, parce que non seulement quand
on casse, c'est une ville morte, mais quand on empêche de rentrer dans les centres-villes pour qu'il n'y ait pas de perturbations, c'est aussi des difficultés pour les commerces. Mais alors
qu'est-ce qui doit être mis sur le premier plan ? C'est la liberté de travailler, de commercer, si je puis dire, ou la liberté de manifester qui est quand même... Il faut concilier.
les deux. Mais on peut très bien aller manifester à des endroits où précisément on ne risque pas de perturber le monde. Le dispositif
aussi important, aussi conséquent ne permet pas à des villes. On avait le maire hier de Marseille qui nous disait si ça continue comme ça, ma ville est transformée en blocus sécuritaire.
mais il faut qu'il parle avec ses amis de l'extrême gauche pour savoir ce qu'ils veulent faire à l'avenir. Moi, je sais que les mesures ont été prises chez nous. Le préfet interdit le centre-ville. Il y a un couvre-feu. Et la dernière fois, ça s'est bien passé, sauf à la fin de la manifestation où c'est un peu dégénéré. Mais il n'y a pas eu de casse. Après, il y a des violences, il y a des appels au meurtre, il y a des appels à l'insurrection. Tout cela doit être condamné lourdement. Parce qu'une fois que ces gens-là auront été condamnés en prison, eh bien ils ne recommenceront pas, tout simplement.
Les commerçants de Perpignan et d'ailleurs ont été largement éprouvés. Nous avions Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, ici même, qui a parlé de la manière dont ils vont être dédommagés. Il y a le projet casseur-payeur, monsieur le maire, au Sénat. Si un individu est pris dans un attroupement, y compris, même s'il était présent, il sera tenu pour responsable.
S'il casse, oui. Si vous le prenez sur le fait de casser une vitrine, il faut qu'il paye la vitrine. Voilà, ça me paraît tout à fait évident.
S'il est insolvable, certains disent qu'il faut étendre finalement la sanction, ne pas seulement s'en prendre aux allocations familiales ou logements, mais aller jusqu'au RSA. Vous êtes d'accord également ?
oui, je suis d'accord. Et s'il est mineur de responsabiliser ses parents, qu'ils paieront la casse de leurs enfants. Ce qui est déjà le cas, d'ailleurs, ce qui existe déjà dans notre droit. Pas besoin de rajouter. Mais encore une fois, encore faut-il que ce soit fait. Voilà. Mais je remarque que dans les dernières comparutions qu'il y a eu et condamnations, il y a un peu plus de sévérité. Un certain nombre de gens qui sont venus perturber les manifestations doivent être mis, je le répète, hors d'état de nuire. En prison. Et une fois qu'ils seront en prison, ça calmera les autres.
Plus de sévérité. Donc comme l'a dit le ministre de la Justice, peine de prison ferme pour certains qui même n'avaient pas de casier judiciaire. Là, vous félicitez une réponse à la hauteur de la gravité des faits ?
Ils sont obligés. Sinon, c'est l'anarchie. Et il n'y a plus de règles. C'est la loi de la jungle. Donc la justice, je crois, petit à petit, prend la mesure du chaos et de la violence qu'il y a dans nos rues. Et elle adapte ses décisions à la gravité de la situation. C'est normal. Et les Français le demandent. Il ne peut pas y avoir une justice qui ne soit pas en adéquation avec ce que veut le peuple, car je rappelle que la justice rend ses décisions au nom du peuple.
Mais vous, au pouvoir, c'est la question qu'on se pose, le contexte social ne va pas disparaître d'un coup. Les revendications ne vont pas disparaître. Que feriez-vous face à de telles revendications aussi protéiformes ? Vous avez la vie chère, vous avez l'impossibilité de se loger pour certains, de se chauffer pour d'autres, les lycéens et tout qui s'agrège avec les gilets jaunes. Comment peut-on dire à un seul gouvernement de répondre à tout cela par une seule issue politique?
D'abord, s'il y a une alternance politique... Ça changera déjà beaucoup de choses dans l'esprit. Ensuite, sur le pouvoir d'achat, je crois qu'on a développé maintenant depuis de nombreuses années ce que nous voulons très vite sur la baisse d'un certain nombre de taxes et notamment de la TVA pour faire baisser les prix, ce qui redonnera du pouvoir d'achat. Sur l'énergie, c'est pareil. Sortir du fameux marché de l'accord européen pour baisser là aussi la tension sur le marché de l'énergie et permettre aux Français de pouvoir se chauffer cet hiver. Parce qu'on y arrive là et beaucoup de Français ne se chaufferont pas. Bref, il y aura... beaucoup d'actions positives économiques au bénéfice de l'emploi et du pouvoir d'achat qui permettront de faire baisser la pression. Et après, on s'occupera de tout le reste, de la sécurité, du problème pénitentiaire, de l'immigration, de l'économie, de la fiscalité. Enfin, je veux dire, le chantier est immense, car M. Macron aura laissé un champ de ruines derrière lui. Eh bien, on se mettra au travail pour relever tout ça.
Si vous arrivez au pouvoir, avec toujours le ticket tel qu'il a été annoncé à Orléans, Jordan Bardella, Premier ministre, quoi qu'il arrive.
Exactement, Jordan Bardella, Premier ministre, avec une feuille de route qui aura été celle dictée par la présidente de la République. Et on déroulera ce programme qui, je pense, est de nature à relever la situation.
Et vous-même, quel rôle vous voyez dans tout cela ? À part celui de la campagne, évidemment.
Écoutez, moi, là, pour l'instant, je suis mobilisé pour cette campagne électorale. et pour faire gagner Marine. Par ailleurs, je m'occupe de la ville de Perpignan et de la communauté urbaine qui n'est pas non plus une mince affaire. Après, on verra ce que veulent d'ailleurs. et Marine et Jordan Bardella pour l'équipe qui dirigera la France. Mais on est loin de là.
Quel signal est envoyé par le choix du porte-parole de la campagne Charles Aloncle, qui fait plutôt partie, même si c'est un allié, du parti d'Éric Ciotti ? Généralement, les porte-parole de campagne, ce sont les plus proches, évidemment. Là, c'est un allié qui rentre et qui porte ce porte-parole-là. Comment il faut-il l'interpréter ? Au
mythique de campagne de Marine à Orléans dimanche, il y avait... trois prises de parole, Éric Ciotti, Jordan Bardella et elle. Donc c'est un allié important pour cette campagne électorale. Et donc c'est normal qu'il ait des porte-parole au sein même de la campagne de Marine.
Avec des concessions, avec des choses qui sont acceptées pour améliorer les choses sur le plan économique avec M.
Ciotti. On discute beaucoup sur le plan économique, sur le plan de la décentralisation aussi. Et je crois qu'Éric Ciotti, qui est aussi un maire... comme je le suis, a des choses pragmatiques à faire entendre. Et ces choses-là, je pense qu'elles sont entendues.
-ce que c'est par Éric Ciotti également que ses mains tendues à la droite vont être davantage affirmées et assumées ? Ce serait normal. Il était président des LR.
Mais
est-ce qu'il y a des contacts très concrets, par exemple, avec qui ? Pourquoi cette réticence à le dire
? Peut-être que M. Ciotti vous le dira. Je pense que c'est prématuré que pour l'instant, la campagne doit se dérouler et les accords ou les alliances se feront après.
Des accords et des alliances donc avec des personnalités qui probablement sont candidats aujourd'hui. — Je l 'espère. Il y a un gouvernement de l'Union nationale qui pourrait aller donc au-delà de la droite ?
-delà de la droite, ça me paraît difficile quand vous voyez la mentalité de la gauche. — On va parler du centre-droit. aux valeurs de la France, aux valeurs démocratiques et républicaines de notre pays, à son histoire et, j'allais dire, un programme de renouveau national, tout cela sera appelé à jouer un rôle.
Et pour conclure, M. Alliot, parce que là, nous parlons de perspectives lointaines, si vous l'emportez encore une fois, quand on a vu le spectacle aujourd'hui à l'Assemblée nationale, véritablement. Le Premier ministre qui parle d'atmosphère nauséabonde. Certains, la plupart, qui se rejettent la responsabilité les uns sur les autres après un tel acte aussi horrible. Vous pensez qu'on peut avoir encore six mois de campagne présidentielle, entre guillemets, démocratique, normale, à la hauteur de la gravité de la situation pour les Français ? Il y aura des
débats, ils seront plus ou moins vifs, mais ça fait partie de la confrontation démocratique. À l'arrivée, il y aura une majorité, cette majorité gouvernera la France.
Merci Luallio, merci d'avoir été notre invité.
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