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Valérie Pécresse qui a alerté depuis le début du mouvement sur la facture extrêmement salée à payer. Et justement c'est l'une des questions qu'on va poser. Qui va payer cette facture ? On parle de millions et de millions d'euros de dégâts. Je salue la présence d'Arthur Berda avec Anne-Laure Aguila. Bonsoir Madame Pécresse. Bonsoir. Merci de votre présence. On va insister évidemment ce soir sur les prochaines mobilisations avec toujours le risque de casse. Même si Emmanuel Macron a dit plus jamais le 17 octobre. On vous interrogera si vous êtes aussi confiantes. On parlera aussi de la facture, très salée, j'ai dit, pour les commerçants. Mais je voudrais tout d'abord vous faire réagir sur le contexte actuel. Est-ce que vous estimez, comme le Premier ministre Sébastien Lecornu, que les mots par certains responsables politiques participent aujourd'hui à un climat de violence ? Et même Valérie Pécresse a armé idéologiquement un assaillant. Et là, on parle de l'attentat de Trappes.
crois qu'effectivement, les idéologies politiques et donc le discours politique peuvent encourager à la violence. On l'a vu malheureusement en entendant un certain nombre d'élus dire que la violence était légitime, effectivement. Mais de la même façon, je pense que le discours de l'extrême droite peut aussi armer la main d'un tueur, bien évidemment. Il y a des idéologies qui sont des idéologies du chaos, de la division et des idéologies qui... Enflamme la société, c'est ça la vérité.
Le maire de Trappes, je ne sais pas si vous avez écouté ce matin BFM TV, le maire de Trappes, il vous cite parmi les incendiaires qui selon lui ont enflammé le débat et donc, si on prend votre logique, armé idéologiquement. C'est une grosse imposture et c'est un très grave mensonge.
savez, ce serait l'honneur d'Auro Berger ou de François Béroux qui a parlé de submersion migratoire ou de Valérie Pécresse qui a dit que le grand remplacement était une réalité. Que tous ceux-là disent le regretter tout simplement et s'engagent à ne plus utiliser ce genre de théorie. Vous savez, espérer récolter des miettes électorales en courant derrière le discours et les théories de l'extrême droite, en courant derrière les constats erronés de l'extrême droite. Ça ne marche pas. Ils seront tous à la fin dévorés par ceux qu'ils auront nourris.
vous met dans le même lot que ceux qui ont. C'est grave. Oui, c'est grave, parce que c'est
un mensonge absolu et éhonté, mais je n'ai absolument pas dit ça. Il prend une phrase qui est sortie d'un discours que j'ai prononcé en 2022, où je disais que je ne me résignais ni au grand déclassement avec Emmanuel Macron, ni au grand remplacement avec Éric Zemmour, et qu'entre Macron et Zemmour, il y avait une voix pour un vrai discours républicain. Il veut quand même vous mettre de l'autre côté du cordon sanitaire. Il déforme complètement ce que j'ai dit, mais ça ne m'étonne pas, parce qu'aujourd'hui, il y a à la gauche de la gauche des gens pour qui on est fasciste. Dès qu'on est socialiste, dès qu'on est centriste, de toutes les façons, le fascisme commence à la droite de Mélenchon. Ah oui, il y a du monde. Mais oui, il y a énormément de monde. Mais vous n'avez pas vu, ils ont fait huer l'autre jour le maire de Paris sur la place de la République. Emmanuel Grégoire. Donc aujourd'hui, leur vrai sujet, c'est que ce sont des ingénieurs du chaos. Moi, je n'ai pas de leçon de République à recevoir de cette gauche qui, elle-même, est une ingénieure du chaos, provoque le chaos. et incite au chaos. J'étais d'ailleurs très choquée ce matin, parce qu'il s'est présenté lui-même comme un maire racisé. Qu'est-ce qu'il y a de plus raciste que de se présenter comme un racisé ? Vous
pensez que l'anti-racisme aujourd'hui est un racisme ?
Moi je crois à l'universalisme républicain. Et l'universalisme républicain, c'est de considérer chacun d'entre nous ici comme des citoyens à part entière, avec la même dignité, le même droit d'exister, le même droit de penser, le même droit de réussir, quel que soit. Notre genre, notre religion et nos origines. C'est ça l'universalité républicaine. Et c'est certainement pas de se faire assigner à résidence. Évidemment, vous le seriez aussi si on vous avait dit que vous étiez un suppôt de l'extrême droite. Ça fait 25 ans que c'est de la politique. Je me suis engagée avec Jacques Chirac justement parce que l'extrême droite venait de faire perdre la droite. Alors le combat que je mène contre l'extrême droite et aujourd'hui contre l'extrême gauche, contre tout.
Imaginez, le maire de Trappes dit qu'il faut un cordon sanitaire. Il inclut dans ce cordon des personnalités. Il parle de l'ancien Premier ministre François Bayreau et de vous-même. Jusqu'où peut aller un tel cordon ? Est-ce que vous êtes inquiète à 6 mois, à 5 mois et demi de la présidentielle d'une forme de chien-lit ?
que je crois aujourd'hui, c'est que pour ramener le calme, il faut de l'unité. Il faut de l'unité nationale. Et il ne faut certainement pas opposer les uns aux autres. Ce que je vois, moi, et je le vois dans mon conseil régional, puisque j'ai les deux, je vois deux parties extrêmes qui se font la courte échelle. Qui se font la courte échelle littéralement pour arriver au pouvoir. En espérant chacun battre l'autre. C'est ça ce qu'ils essayent de faire. Ils essayent de nous étouffer en... Ils ont réussi d'après les sondages.
Le président de votre famille politique, Bruno Retailleau, a ouvert le débat, c'était sur BFM TV, de l'interdiction de la France insoumise. Le président du Sénat, Gérard Larcher, une voix plutôt modérée et d'ordinaire, lui a emboîté le pas. À gauche, on a un réflexe inverse. Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis dans votre région, lui demande l'interdiction du Rassemblement National dans les médias. Ali Rabé, le maire de Trappe, a exclu tout à l'heure certains de nos confrères de la conférence de presse qu'il a tenue à l'Assemblée Nationale. Est-ce que pour vous... C'est comme ça que doit s'organiser et se tenir le débat public à cinq mois et demi de se venir rappeler d'une élection présidentielle.
Je vais vous parler d'une anecdote personnelle que j'ai vécue il y a une semaine. Il y a une semaine, le président de la région Île-de-France qui m'a précédé, Jean-Paul Luchon, qui était socialiste, je suis allée le voir à l'hôpital avant son décès. Et on a discuté de la situation. Et c'était très intéressant parce qu'on s'est dit, mais qu'est-ce que c'est que cette démocratie dans laquelle, à gauche et à droite, on ne peut plus se parler, on ne peut plus se respecter, on ne peut plus s'estimer et on ne peut plus débattre. C'est un peu ce qu'a dit le ministre de l'Éducation nationale tout à l'heure. Je veux dire, oui à la manifestation, oui aux revendications. Si les lycéens avaient bloqué les lycées sans les détruire, mais ils auraient eu... Tout autant. Ce sont les lycéens qui ont détruit les... Non, ils auraient eu tout autant accès au ministère, au pouvoir. Les blocages
sont interdits. Vous le savez comment, les blocages sont interdits. Oui, mais ce que je
veux dire, un blocage pacifique... C'est interdit, ça peut justifier. Aujourd'hui, ce qui s'est passé, c'est 170 lycées en Ile-de-France cassés. Voilà, c'est ça la vérité. Et ça, c'est des violences inacceptables, intolérables à
parler. Et qui va payer les dégâts ? Mais est-ce qu'il a trop tardé à répondre ? Est-ce que l'exécutif a trop tardé à apporter une issue politique, même si aujourd'hui, elle paraît toujours faible aux yeux de ses organisations syndicales ? Écoutez, moi, je crois qu'Édouard Jeffrey
est un homme de bonne volonté. Je crois qu'il est dans un contexte qui est un contexte effroyable. La caisse est cramée. Et il n'y a pas de majorité pour voter. Donc à partir de ce moment-là, il y a une forme d'impuissance de l'État. Sur la
méthode, le président de la République, en déplacement lui-même à Marseille il y a deux jours, a semblé le dire en disant qu'il y a eu du retard à l'allumage, ce n'est pas possible. Ça faisait dix jours qu'il y avait des blocages dans tous les sens. Alors, sans parler de débloquer des fonds, sur la méthode, sur le dialogue, est-ce qu'il aurait fallu avant ?
au tout démarrage, parce que moi, j'ai été la première à avoir le mouvement démarré, parce qu'il a démarré à Créteil, en Ile-de-France. Et à l'époque, avec, comme par hasard, dès le premier jour, M. Boyard, député LFI, qui était là avec les bloqueurs, donc ça veut dire qu'il avait été prévenu. Il avait été prévenu dès le premier jour, il était là. C'est quand même une circonstance, quand même une coïncidence un peu troublante, s'il n'a pas organisé les choses. Vous dites que c'est LFI qui a allumé la mèche ? Bien évidemment ! Comment est-ce qu'il peut être là ? Aucun autre député n'était là, aucun autre élu n'était là, il était là. Donc évidemment, ça veut dire qu'au départ, il y avait une organisation. C'est d'ailleurs ce que j'ai dénoncé dès le début. Mais revenons à ce début de mouvement. Pourquoi la réponse de l'État a été... c'est parce qu'au départ, les revendications étaient très gazeuses. Mais elles le sont toujours.
Un peu moins
maintenant. Parce que moi, j'ai reçu, comme je le fais très régulièrement, je l'avais fait au printemps dernier, j'ai reçu avec les trois recteurs d'Ile-de-France le CAVL, c'est-à-dire les délégués des délégués de classe. Et c'est vrai que, par exemple, la crispation sur Parcoursup ou sur le remplacement des profs sont des messages. qu'on peut entendre. Et l'emboisse qui monte sur parcoursu est
importante. Des millions d'euros de dégâts dans votre région, combien de lycées et d'établissements saccagés, combien de blessés évidemment sur le plan national pour nos forces de l'ordre et chez les lycéens pourraient arriver aujourd'hui à une solution qui en plus n'est pas considérée comme étant à la hauteur ?
'abord il y a quand même quelques réponses très concrètes aux besoins des lycéens. On a parlé des profs, on parle de Parcoursup, la hausse des bourses pour la précarité étudiante, un certain nombre de places supplémentaires en BTS et en IUT qui sont très nécessaires pour la bonne orientation. Parce que l'objectif, ce n'est pas seulement de réformer Parcoursup. Le vrai objectif, c'est d'orienter les jeunes vers les métiers d'avenir, les métiers qui leur donneront un emploi. Et d'ailleurs, la région va y contribuer. La région va y contribuer. Non, mais c'est très important parce qu'il n'est pas question... voudrais revenir sur le parcours sup. Je voudrais dire quelque chose qui ne va pas plaire. Mais je veux le dire quand même. Les prérequis pour entrer à l'université, c'est-à-dire avoir les... compétence qu'il faut pour réussir dans une filière. Oui, la sélection. Les prérequis, ça s'appelle les prérequis. C'est indispensable pour réussir et pour éviter la sélection par l'échec. Parce que dans la vie, et c'est ça qui ne va pas plaire, il y a une sélection. Il y a toujours une sélection. À un moment, il y a toujours une sélection. Et le taux d'échec en licence des étudiants n'a pas baissé. Il a baissé... que grâce justement à ces prérequis qui ont permis. Donc on est en train de gommer l'aspect de sélection. Si vous voulez faire de l'éducation physique, on vous demande un prérequis de sport. C'est quand même la base. Je ne vois pas pourquoi on ne fait pas la même chose. On n'a pas le droit de faire la même chose pour les maths ou pour la philo. C'est pareil. Et les prérequis, c'est éviter l'échec. Donc oui, il faut réformer Parcoursup, le rendre plus transparent et plus clair, que les critères soient connus. Mais pas enlever l'aspect de sélection. Mais pas enlever l'accès d'orientation sélective. Parce que si on l'enlève... On aura de l'échec à la fin. C'est un leurre de dire qu'on peut tous réussir. Ou alors, il faut enlever les examens, les notes, les diplômes. Et puis à la fin, on supprime le chômage. Et à la fin, on donne le baccalauréat dans une pochette surprise. Alors ça, c'est mon autre point. Moi, je veux le dire aujourd'hui. Il faut sauver l'année scolaire. Il faut sauver l'année scolaire. Moi, j'ai alerte. Concrètement, le gouvernement a fait quand même un pas aujourd'hui. Il a apporté un certain nombre de réponses. Mais moi, je le dis aux bloqueurs, il faut sauver l'année scolaire. Parce que quels sont les lycées qui sont bloqués ? Pas tous les lycées, Madame Mabrou. Pas tous les lycées. Ceux dans lesquels les jeunes sont les plus fragiles socialement, ont le plus besoin d'étudier. Samedi,
ça repart.
Les bloqueurs seront responsables d'un lycée à deux vitesses, avec, effectivement, des enfants privilégiés, qui, eux, s'en sortiront toujours, parce qu'eux, ils auront les moyens de rattraper les cours qu'ils ont ratés. Et puis, des familles. Moi, j'ai reçu aussi les parents d'élèves, mais ils sont épouvantablement inquiets. Vous vous imaginez, vous avez votre fils en terminale aujourd'hui, ou vous avez, pire encore, votre fils qui rentre en seconde, qui
n'a
jamais connu le lycée. Mais la
responsabilité, c'est l'issue politique. Mais j'entends ce que vous dites. Quand le président ne dit plus jamais le 17 octobre.
ça, c'est un autre sujet. C'est le sujet du maintien de l'ordre. Et là aussi, je veux être très claire, et ça ne me fera pas que des amis, le maintien de l'ordre. est une absolue nécessité dans un état de droit. Le maintien de l'ordre, ça fait partie de la République. Là où il n'y a pas de sécurité et pas d'ordre, il n'y a pas de liberté. Vous imaginez qu
'on puisse tenir de samedi en samedi avec un tel dispositif aussi conséquent, massif, renforcé ? Nous n'avons
pas le choix, il faudra prendre des dispositions. J'ai été cet après-midi avec les commerçants de République, Bastille, Nation. Mais enfin, c'est épouvantable ce qui leur est arrivé. C'est juste inimaginable. Enfin, on est en France. Les images ont fait le tour du monde. Vous imaginez ce que ça veut dire. Quand vous dites qu'il faut prendre
des mesures, qu'est
-ce que vous envisagez pour la région ? Moi, je crois qu'il faut que les tracés ne soient plus les mêmes. On ne peut plus faire passer les manifestations dans des tracés. Apparemment, c'est acté. Oui, mais il faut le confirmer. Je ne crois pas que les
casseurs vont aller déposer une demande à la préfecture pour dévier des centralis. Non, c'est la
première chose. La première chose, c'est qu'il ne faut pas que les tracés passent devant les mêmes commerces. Parce que là, on est au bout du rouleau. Et puis moi, j'ai vu des gens qui se sont fait tabasser. J'ai vu des femmes qui ont été menacées. J'entendais certains se réclamer du féminisme. Le vrai féminisme, c'est de défendre les femmes qui se font agresser. Donc la vérité, c'est qu'il faut mettre les tracés dans des endroits où il n'y a pas. Pas de commerce, première chose, mais la deuxième chose, c'est que je pense que République, Bastille, Nation, le 10e, le 11e arrondissement, le 3e arrondissement de Paris doivent devenir... Un vrai sanctuaire. On doit avoir une protection très rapprochée. Là, vous appelez carrément une
forme de confinement sécuritaire.
Non, pas confinement sécuritaire. Non, non, mais tout simplement des patrouilles. Des patrouilles jour, nuit, avec un vrai continuum de sécurité qui va des sentinelles jusqu'à la police judiciaire, les forces mobiles et par ailleurs. Je me permettrai de critiquer parce que je pense que maintenant, c'est plus possible. La police municipale à Paris, elle doit être armée. Dans toute l'île de France, toute la banlieue, les polices municipales sont armées. Parce que les délinquants sont horriblement violents. Et j'ai entendu, il y a quelques mois, avant l'élection d'Emmanuel Grégoire, les élus de Paris dire « Oh là là, il y a des armes blanches partout dans Paris, il y a des armes blanches dans les lycées, il y a des armes blanches dans les rues. » Et on a une police municipale non armée. Comment voulez-vous qu'une police municipale non armée lutte contre des casseurs qui arrivent avec des barres de fer ? Vous voulez dire « armes létales » ? Évidemment, une arme, c'est une arme, des armes. Il y a des armes non létales. Oui, des armes non létales et létales, les deux, avec la formation qui va avec, avec la déontologie qui va avec. Mais pourquoi ? Parce que c'est un continuum, la sécurité. On ne peut pas avoir 5000 policiers municipaux à Paris et que pendant les manifestations, on leur demande de rester dans leur commissariat. Moi, j'ai des élus de Paris qui éteignaient les feux devant les mairies d'arrondissement avec des policiers municipaux à qui on avait dit de ne pas sortir du commissariat et qui ne pouvaient pas venir les aider. Donc, ce n'est pas possible d'admettre ça. monde soit sur le terrain. J'ajoute en plus que la police municipale, c'est celle qui rassure les honnêtes gens, c'est celle qui connaît son quartier. C'est un élément indispensable de la sécurité. Pourquoi ce n'est
pas fait, alors, compte tenu du contexte ? C'est idéologique pour vous ?
Pour moi, ça n'est... qu'idéologie. Et je pense qu'aujourd'hui, on n'a pas le droit de se priver de 5000 personnels qui pourraient être dûment formés et participer à ce continuum de sécurité. Moi-même, de mon côté, quand j'ai créé les brigades régionales de sécurité dans les lycées d'Ile-de-France, la gauche m'a expliqué que c'était des vigiles de supermarchés et l'extrême droite m'a dit « c'est pas votre compétence, on les votera pas ». Donc moi, je suis prise en étau entre l'extrême droite et la gauche. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'ils vivent des problèmes et ils ne veulent pas qu'on apporte des solutions. Dans ce mouvement lycéen, elles sont intervenues ces brigades ? Bien sûr. Et elles ont évité... Dans quelle proportion par rapport aux données ? Elles sont intervenues partout où elles pouvaient. Elles ont évité beaucoup de dégâts. Il y aurait eu encore beaucoup plus de dégâts si elles n'avaient pas été là. Mais je n'ai que 100 effectifs. Donc vous imaginez, quand on attaque 200 lycées, je n'ai que 100 effectifs, c'est des brigades de 5. Et on les déploie normalement pour les rixes, pour les intrusions, pour les violences aux professeurs, pour sécuriser un établissement de travaux. On ne les déploie pas. pour faire face à des émeutiers. Et elles ne sont pas du tout
armées. Un continuum sécuritaire, le même dispositif conséquent. Vous demandez, l'armement, mais là c'est la prérogative du maire de la police municipale, au niveau des commerçants Valérie Pécresse, puisque là la facture est extrêmement salée. Oui,
alors évidemment la région qui est en charge du développement économique va venir en aide aux commerçants. Nous avons annoncé cet après-midi... Une aide de jusqu'à 7 000 euros, 5 000 euros d'aides d'urgence pour réparer. 2 000 euros pour les aider à sécuriser leur commerce avec des caméras, avec des grilles, avec des boutons d'alarme, avec des systèmes un peu innovants. Donc on mettra 7 000 euros. La chambre de commerce et d'industrie ajoutera 1 500 euros. Et la ville de Paris, j'ai eu Emmanuel Grégoire, m'a dit qu'ils ajouteraient encore une aide qu'ils annonceront officiellement demain. Donc on aura vraiment une très belle aide de plus de 10 000 euros qui sera donnée aux commerçants parisiens. Mais ça ne suffira pas. Vous en appelez aux acteurs
privés ?
Eux, ce qu'ils demandent, pardon, mais les commerçants, ce qu'ils demandent, c'est d'abord de la sécurité. Parce qu'ils n'osent plus rouvrir leur commerce. Ils ont peur. Et il y a Noël qui arrive. Vous imaginez la perte de chiffre d'affaires. Si les touristes ne reviennent que s'il y a de la sécurité à Paris. Vous dites un continuum
sécuritaire, mais la plupart vont rester de samedi en samedi fermés. Ça dépend.
Sauf si les manifestations ne passent pas par chez eux et s'ils voient de la sécurité du bleu dans la rue. Vous attendiez une garantie avec des tracés ? Avec des tracés et avec des patrouilles jour, nuit. Ce qu'ils m'ont montré, c'est qu'hier soir encore, il y avait des bandes de loupards casseurs qui se promenaient tout autour de la République. Hier soir, en dehors de toute manifestation. En réalité, les pilleurs ont pris leur quartier. dans Paris et ils continuent de rôder. Mais alors
pardonnez-moi, quand le gouvernement se félicite que tout soit bien placé, relativement, mais bien passé le 24 octobre Ils n'ont pas réussi à extirper la peur.
Ils disent que l'ordre est maintenu, mais est-ce qu'il est rétabli ? Aujourd'hui, il y a encore une peur terrible et un traumatisme terrible chez ces commerçants qui ont vraiment pour certains risqué leur vie parce qu'ils ont appelé les forces de l'ordre qui ne sont pas venues. Comment
vous avez pris justement les déclarations de la préfecture de police qui ont fait bondir d'ailleurs une bonne partie de la classe politique ? La préfecture de police qui est allée jusqu'à conseiller à certains commerçants de faire appel à de la sécurité privée. Est-ce que ce n'est pas un... un séisme dans le maintien de l'ordre de notre pays, qu'une instance qui est chargée de gérer la sécurité, dise aux conversants, prenez des vigiles en gros. De toutes les façons,
moi je crois au
continuum de sécurité. Le continuum de sécurité, il va des vigiles privés jusqu'aux forces de sécurité. C'était maladroit de le dire de cette manière-là, parce que ce qu'on a entendu... Les commerçants, c'est qu'on va devoir se défendre nous-mêmes. Et aujourd'hui, je leur ai dit, l'autodéfense, c'est la pire des solutions. Parce que ce sera une escalade de la violence. Ils me l'ont dit cet après-midi même. Ils m'ont dit, laissez-nous avoir des armes. Je leur ai dit, écoutez... Les commerçants qui vous ont dit ça ? Bien sûr. Mais il faut que vous vous rendiez compte de leur détresse. Ils étaient avec leurs enfants, avec leurs femmes. Vous les avez eus sur votre antenne. Donc oui, ils m'ont dit ça. Et je leur ai répondu, ce serait le... la pire des solutions, ça ne ferait que faire une escalade. Ils viendront eux aussi avec des armes, les pilleurs. Donc vous allez vous retrouver, vous allez mettre votre vie en danger encore plus qu'elle ne l'a été le 17 octobre. Donc il faut que la force publique soit là. Il faut que la force publique soit là. Mais elle sera là. Moi, je pense que la France a tout à fait les moyens d'organiser cela. Mais ça veut dire donner vraiment la priorité au retour de l'ordre.
Restons sur Kasser Payeur. C'est le projet de loi qui est arrivé au Sénat cet après-midi. On sert vraiment... La vie, semble-t-il, contre les casseurs et les payeurs qui ont causé de nombreux saccages. Est-ce que la loi, pour vous Valérie Pécresse, va parvenir à son objectif ? C'est-à-dire, c'est ce que souhaite le Sénat, qu'un attroupement, je précise les choses, un attroupement en marge du manif avec des infractions commises. Et toute personne qui s'y maintient engage sa responsabilité. C'est-à-dire que l'État pourra se retourner pour recouvrer ses créances.
crois qu'à un moment donné, il faut mettre en jeu la responsabilité. Il n'y a pas de liberté sans responsabilité individuelle. Donc là, aujourd'hui, on est arrivé à un niveau de violence qui est quand même totalement inédit. Et ceux qui ne veulent pas le voir n'ont pas été dans un lycée, aux côtés des proviseurs, aux côtés des agents, aux côtés des élèves. Certains étaient... totalement traumatisés. Et moi, je voudrais dire à nos forces de l'ordre, parce que j'ai vu qu'elles étaient terriblement mises en cause dans leur gestion des mouvements lycéens, que vraiment, elles ont vraiment fait preuve d'une vraie résilience.
Il faut revenir sur le principe de l'individualisation des peines, notamment pour ce qui concerne les casseurs payeurs, casseurs pilleurs d'ailleurs et casseurs payeurs.
Moi, je crois que l'association de malfaiteurs, c'est quelque chose qu'on doit élargir, parce qu'il y a de la complicité. Et moi... Je porte l'idée que tous les élus, parce que quand on est élu de la République, on a plus de responsabilités que les autres, que tous les élus qui appellent à la violence. soient considérés comme co-responsables. Et puissent avoir une amende eux aussi. Parce que casseurs payeurs, c'est ça. Il y en a bien sûr. On a vu Balibagayoko dire que... Balibagayoko sous le coup de... violence légitime, non, la violence n'est pas légitime. La non-violence... D'accord, donc vous êtes toujours dans l'idée de lui apporter la facture pour qu'il paye. Alors, nous sommes en train de faire la recollection de... Combien ça nous a coûté ? On est en train de faire le bilan. Votre réveil, c'est
combien de lycéens qui sont dans des établissements neufs ou qui étaient neufs ?
Aujourd'hui, j'ai fait, quand je suis arrivée en 2015, un plan d'urgence pour les lycées. Pourquoi ? Parce que j'avais une dette éducative que m'a laissée la gauche. Alors là, ils ne veulent pas l'entendre. 200 lycées totalement vétustes. 30 000 lycéens dans des algicaux parce qu'il n'y avait pas assez de place qui avait été créée. Et là, aujourd'hui, au moment où je vous parle... On dépense un milliard d'euros par an juste dans le bâti. Un milliard neuf pour l'ensemble des lycéens tous les ans. C'est deux fois plus que ce qu'on dépensait sous la gauche. Et deux tiers pour répondre à votre cause. C'est peanuts pour vous. Un milliard pour le bâti ? Malheureusement, oui. Malheureusement oui, les 4 milliards de prêts du gouvernement, quand vous dépensez 1 milliard à vous toute seule et que le gouvernement dit je vais faire 4 milliards pour l'ensemble des départements et des régions collèges lycées, c'est pas beaucoup, surtout que le gouvernement en même temps. en 27 me coupent les remboursements de TVA sur les investissements. Donc moi, je perds déjà 50 millions d'euros sur mon milliard. C'est important, ceux qui nous
écoutent pour casseurs payeurs. Vraiment, je voudrais terminer là-dessus. Quand l'individu n'est pas solvable, ça finit souvent en travaux d'intérêt général ou saisie des allocations sociales. Est-ce que vous êtes, comme le dit certains sénateurs, pour l'élargissement de la saisine de ces allocations ? Je précise que d'habitude, ce sont les allocations familiales, logements. Au Sénat, on parle là du RSA, de l'étendre au RSA.
Je pense que toutes ces situations doivent être appréciées individuellement. Mais en revanche, quand on s'aperçoit que le casseur a un 4-4, il vit certes du RSA, mais qu'il a un 4-4 et que bizarrement, il semble avoir un train de vie qui est... Très nettement supérieur à ses revenus, alors je pense qu'il faut lui supprimer le RSA et le reverser aux victimes. Parce qu'il ne vit pas de son RSA, il vit de trafic. Et on a la preuve qu'il vit de trafic. Donc il faut regarder chaque situation individuellement. Et en fonction de la situation de chacun, pouvoir éventuellement aller confisquer. Parce que c'est insupportable pour les voisins. qui savent très bien que les vrais revenus sont ailleurs, de ne pas pouvoir être remboursés pour la casse ou pour tout ce qui a été commis. Et j'ajoute, comme je l'ai dit chez vous il y a quelque temps, que les lycéens qui auront été exclus en conseil de discipline parce qu'ils ont participé à de la casse ou à des violences, ils seront exclus des aides. de la région Île-de-France, les aides facultatives au transport, les aides à la culture, les aides aux livres, les aides au sport. Ça, ça fait beaucoup réagir, oui. Mais oui, mais casseurs-payeurs. À un moment donné, il y a 10 millions d'additions et ce n'est pas aux contribuables de les payer. Valérie Pécresse, je vous remercie.
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