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matinale de Radio Classique avec David Abiker. Et
Célestine Gentilhomme avec le Figaro pour l'éditorial. Bonjour, Célestine. Emmanuel Macron s'est rendu hier donc à Marseille pour une visite surprise, c'était pas prévu. Une semaine après les violentes émeutes qui ont saccagé la ville et notamment ses artères commerciales, un déplacement éclair et la promesse d'un retour au calme.
Oui, Emmanuel Macron a tenté de ramasser les vitrines cassées hier à Marseille. Discussion franche avec le maire Benoît Payan dans l'autre sille. L'hôtel de ville porte encore les stigmates du 17 octobre, puis rencontre avec des commerçants victimes d'épilleurs et des casseurs. Le message de cette visite surprise était clairement assumé, chasser les images de chaos généralisé par celle d'un retour à l'ordre républicain. Plus jamais de 17 octobre, comme l'a promis le chef de l'État. Mais derrière, ce serment d'autorité reste un aveu. concédé depuis la cité phocéenne. Oui, l'exécutif n'avait rien vu venir du déferlement de violence. Et oui, encore, les forces de l'ordre ont été sous-proportionnées. Emmanuel Macron l'a lui-même reconnu comme pour crever l'abcès et passer enfin à autre chose. Mais ces défaillances laisseront des traces et surtout des questions sur la capacité de l'État à prévenir cette convergence dévastatrice entre une ultra-gauche organisée et des délinquants opportunistes. La réponse sécuritaire suffit... à endiguer une crise de l'autorité qui dépasse le seul maintien de l'ordre. Pour Emmanuel Macron, il y avait en tout cas urgence à reprendre la main, surtout quand certains jusque dans son camp ne se privent pas de constater la lente agonie d'un pouvoir devenu impuissant. Impuissant mais aussi isolé. En mai 68, souvenez-vous, De Gaulle avait pu compter sur une grande manifestation pour appeler à un retour à l'ordre. Emmanuel Macron, lui, n'a même plus de parti à disposition, à sa disposition et encore moins de soutien, prêt à voler à sa rescousse.
Mais il lui reste au moins son fidèle soldat, le Premier ministre Sébastien Lecornu, lequel recevait hier les syndicats lycéens et étudiants à Matignon.
Oui, Emmanuel Macron veut rétablir l'autorité. Sébastien Lecornu, lui, entend renouer le dialogue. Le Premier ministre a déjà démontré. son goût du compromis quitte à parfois se renier en acceptant par exemple de suspendre la réforme des retraites pour obtenir la bienveillance des socialistes mais cette fois pas de baguette magique. Comment satisfaire des revendications aussi disparates que coûteuses ? Le gouvernement se dit prêt à une réforme en profondeur de Parcoursup, cette plateforme honnie par la gauche et les lycéens. Il promet aussi d'annuler la suppression de 800 postes dans le secondaire et même d'en créer le double. Les bourses étudiantes seront elles aussi revalorisées. 15 000 nouvelles places seront créées dans le supérieur. Autant de concessions pour calmer les esprits, mais tout cela ressemble davantage à un tour de passe-passe politique. Sébastien Lecornu sait pertinemment que bon nombre de ses réponses sont suspendues à l'adoption du budget 2027. De quoi s'offrir un nouveau levier de négociation avec les socialistes qui hésitent encore à appuyer sur le bouton de la censure.
Célestine Gentilhomme pour l'éditorial avec Le Figaro. Vous le retrouvez sur l'application Radio Classique et sur lefigaro.fr en vidéo. Il est 8h14. Dans un instant, l'invité de la matinale. Les Israéliens votent aujourd'hui pour élire leur député à la Knesset, Benyamin Netanyahou. sa survie politique ? L'alternance est-elle possible ? Cette élection peut-elle changer la donne au Moyen-Orient ? Je pose ces questions dans un instant à l'ancien ambassadeur de France à Tel Aviv.
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