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On va recevoir Nicolas Dupot-Aignan pour parler de quelque chose d'assez dramatique et grave, effectivement. Le gouvernement, pour le 24 octobre, ne voulait pas seulement censurer les publications sur les réseaux sociaux en demandant aux plateformes de supprimer des publications. Il a été jusqu'à demander aux opérateurs télécoms de préparer un blocage à leur accès. C'est-à-dire qu'on passe d'un niveau supérieur. Et donc, selon une enquête de Blast, largement reprise hier, Sébastien Lecornu avait adressé une lettre le 22 octobre à Orange, SFR, Free, Bouik et Télécom. Et l'objectif, c'était de suspendre temporairement l'accès à certaines plateformes, notamment TikTok, Instagram, Snapchat. Et puis, ils avaient rajouté en... bonus X en dernier moment. Donc effectivement, cela n'a pas été déclenché, ce que les opérateurs avaient demandé des garanties pour mettre en place ce dispositif. Ils ont dit « nous, on ne va pas s'exposer sur un flou juridique ». Le gouvernement n'a rien fait, n'a pas pris d'arrêté pour les rassurer. Donc la coupure n'a finalement pas été déclenchée. Et je suis heureux d'avoir Axel de Carangal qui me rejoint pour animer ce débat avec M. Dupont-Aignan. Bonjour M. Dupont-Aignan, que nous sommes heureux de recevoir également. Donc M. Dupont-Aignan, je rappelle ancien député de l'ESON, président de France... de Debout la France, est candidat à l'élection présidentielle 2027. Et je passe la parole à Axelle.
Bonjour Alexandre, bonjour à tous, bonjour monsieur Dupont-Aignan.
Dupont-Aignan.
On ne fait pas la liaison. Merci.
Bonjour à vous tous.
Alors oui, comme l'a dit Alexandre, le gouvernement a tenté en tout cas de censurer les réseaux sociaux, appelle à censurer les réseaux sociaux. Alors je vais quand même refaire un petit point assez rapidement. Jeudi dernier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a donc demandé aux quatre principaux opérateurs téléphoniques, Orange, Bouygues Télécom, Free et SFR, de se tenir prêt à suspendre temporairement l'accès à TikTok, Instagram, Snapchat et X, anciennement Twitter, selon les révélations de Blast. Alors vous avez deux images qui devraient s'afficher à l'antenne, donc l'article de Blast et la lettre de Sébastien Lecornieux qu'il a envoyée aux opérateurs téléphoniques, donc jeudi dernier. Alors la coupure n'a finalement pas eu lieu. Le gouvernement aurait souhaité, il faut quand même le préciser, un blocage limité au téléphone mobile et à certaines zones géographiques. Mais les opérateurs lui ont indiqué ne pas être en mesure de le faire, en tout cas pas en mesure de le faire à court terme. Blas précise également que les opérateurs ont exigé une instruction, je cite, signée, datée, motivée, publiée. On viendra là-dessus parce que c'est quelque chose qui est important. Pour autant, nous connaissons tous le gouvernement et il ne s'est pas avoué vaincu. Et oui, il a déposé en toute discrétion hier, in extremis, un nouvel amendement dans la loi Casser-Peyer, loi qui doit être examinée par le Sénat aujourd'hui. Alors, que prévoit cet amendement ? Eh bien, nous allons le lire ensemble. Sébastien, tu veux bien l'afficher à l'antenne pour ceux qui ont l'image
?
en premier lieu, le présent amendement élargit le champ d'intervention de Pharos à la lutte contre les contenus qui provoque directement à la commission d'atteinte volontaire à la vie, d'atteinte volontaire à l'intégrité physique de la personne, d'agression sexuelle, de vol, de destruction, de dégradation et de détériorisation lorsqu'il est susceptible de créer un trouble grave à l'ordre public. En second lieu, le présent amendement crée une procédure d'urgence afin d'ordonner le retrait sans délai de contenu qui appelle à un attentat. à l'insurrection ou à l'armement contre l'État et ou une partie de la population. En l'absence de ce retrait dans un délai d'une heure, l'autorité administrative pourra solliciter le blocage et le déférencement des sites. Autre précision, cette procédure est prévue par le règlement européen relatif à la lutte contre la diffusion des contenus à caractère terroriste en ligne. Je pense à monsieur Dupont-Aignan, que vous allez revenir là-dessus. Alors évidemment, on peut comprendre que le gouvernement veuille empêcher que se reproduisent les émeutes et les pillages du 17 et 18 octobre et du 24 octobre. Et d'ailleurs, des appels à manifester pour le 31 octobre circulent également sur les réseaux. Mais on peut également voir le loup dans la bergerie, qui décidera de ce que constitue un appel à l'insurrection, quels seront les critères retenus et quels recours seront possibles. Il faut dire que les déclarations d'Emmanuel Macron hier laissent assez perplexes sur la place que le gouvernement entend donner aux réseaux sociaux, puisqu'il considère tout simplement que les réseaux sociaux sont, je cite, enfin pardon, les réseaux sociaux abîment nos démocraties, on l'écoute, c'était hier à Marseille.
-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette affaire à coup sûr ? À coup sûr. Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties. Parce qu'ils polarisent, parce qu'ils créent une espèce de sidération devant les scènes de violence, parce qu'ils sont pour certains des instruments de mobilisation du pire. Ils ont été utilisés en particulier le 17 pour faire venir des jeunes ou des moins jeunes sur les lieux de délinquance, d'attaque, de pillage. Et parce qu'il y a une forme de déréalisation de la violence qui se passe sur ces réseaux sociaux.
il est quand même intéressant de préciser qu'Emmanuel Macron s'est déplacé à Marseille hier, après que le maire de la ville, Bonneuve Payan, ait affirmé avoir des images compromettantes sur les violences du 17 et 18 octobre. Alors pour résumer, jeudi dernier, Matignon tente de suspendre temporairement les réseaux sociaux, en marge des manifestations du week-end dernier. reçu une fin de non recevoir de la part des opérateurs téléphoniques. Il s'est empressé à déposer hier un amendement à la loi Casseur-Payeur pour accélérer le retrait de certains contenus. Et donc aujourd'hui, le texte passe devant le Sénat. Pour faire le point, merci Dupont-Aignan d'avoir accepté notre invitation. Tout d'abord, comment est-ce que vous réagissez ? Alors moi, il y a vraiment quelque chose qui m'a frappée. Deux choses, c'est que les opérateurs ont réclamé une instruction formelle, c'est-à-dire signée, datée, motivée et publiée. Comment ça se fait que le gouvernement demande à des entreprises privées, par une lettre, que rien ne soit encadré dans un cadre législatif
Alors, il y a beaucoup de choses. Vous m'entendez, j'espère ? y a beaucoup de choses. D'abord, il y a une coïncidence qui n'est pas une coïncidence. C'est que Marseille, c'est le lieu où la police a été confinée. et où volontairement le gouvernement a laissé les pillages s'exécuter. Alors on peut dire qu'il ne l'a pas fait exprès, il avait sous-estimé la manifestation, etc. Mais même monsieur le maire de Marseille, même le ministre de l'Intérieur a reconnu que la deuxième CRS n'a été appelée à venir sur le site qu'à partir de 14h ou 16h. Et c'est à Marseille, comme par hasard, que le président de la République vient et accuse les réseaux sociaux de sa propre incurie ou de l'incurie de son gouvernement. Je trouve que tout ça est un peu gros, si vous me permettez l'expression. En fait, depuis le départ, c'est-à-dire depuis des mois, vous savez, qu'Emmanuel Macron a fait un tour de France de la presse régionale pour expliquer tout le mal qu'il pensait des réseaux sociaux. Il n'a pas réussi à convaincre le Parlement, il n'a pas réussi à convaincre les Français qu'il fallait limiter les réseaux sociaux.
Il s'est même fait retoquer, censuré par le Conseil constitutionnel le 24 août. Tout à fait. la loi visant à perdre les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Pardon.
Vous avez tout à fait raison. Et donc, il profite de cet événement très malheureux, de ces pillages atroces. Il en profite, mais moi je m'interroge, je vous le dis franchement comme beaucoup de Français, pourquoi la police n'était pas présente, pourquoi elle a laissé faire les casseurs, pourquoi les pilleurs ont débordé la police qui n'était pas en état d'agir puisqu'elle n'était pas là. C'est quand même incroyable ce qui s'est passé le 17 octobre. Et moi j'aimerais qu'il y ait une vraie commission d'enquête, mais il n'y aura pas de vraie commission d'enquête. Il y aura une commission d'enquête. Vous le savez. Non, si je peux finir. Je peux finir ? Il n'y aura pas de commission d'enquête, puisqu'ils ont exclu de la commission d'enquête les partis politiques qui étaient susceptibles d'apporter des questions. Puisque vous savez qu'ils ont exclu le Rassemblement National, ils ont exclu l'UDR, et donc la commission d'enquête va être entre soi, c'est-à-dire et les filles, et la gauche, et le centre. Donc on est sûr que les questions ne seront pas posées. Pourquoi ils ont exclu un parti alors que dans toutes les commissions d'enquête, il y a une répartition correcte entre tous les partis ? C'est bizarre quand même. Donc, si vous voulez, on ne met pas les policiers, on laisse piller, il y a une commission d'enquête tordue, pour être clair, on essaye de faire passer un amendement après que le président soit venu en grande pompe nous expliquer que les réseaux sociaux, c'était horrible. Si vous écoutez la phrase du président, c'est très intéressant, parce que ce n'est pas nouveau. Les réseaux sociaux abîment la démocratie parce qu'ils polarisent les opinions. Alors moi je vous propose d'interdire la télévision, d'interdire les journaux, d'interdire tout ce qui polarise les opinions, parce que pour lui, ne pas être d'accord avec lui, c'est polariser les opinions. C'est ça l'enjeu. Et c'est extrêmement grave ce qui est en train de se produire. mais extrêmement grave. C'est-à-dire, c'est la volonté, avant la présidentielle, de faire taire le seul espace où Emmanuel Macron n'est pas en odeur de sainteté, si je puis dire. Le seul espace libre, parce qu'à la télévision, matin, midi et soir, on lui cire les pompes, pour être franc. Donc la ficelle est tellement grosse que j'espère que les Français vont l'avoir. Mais en attendant, il avance. Et on est à six mois de l'élection. Et en six mois, vous pouvez censurer beaucoup de choses.
six mois, on peut censurer beaucoup de choses, oui. C'est aussi un moyen pour Emmanuel Macron de tenir responsable, de trouver un responsable, tout trouvé, après les Russes qui reviennent régulièrement, on va dire, dans le débat public. Maintenant, ce sont les réseaux sociaux qui sont responsables de son échec. On peut écouter, Bastien, si tu veux bien passer la vidéo d'Emmanuel Macron.
'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition. Il y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non. Donc plus jamais le 17 octobre. Le 24 octobre est un modèle, on a tenu et c'est ce qu'on continuera de faire. Donc il y a un travail politique et social qui est mené par le gouvernement pour répondre aux aspirations légitimes, pour calmer les gens. Il y a normalement un débat présidentiel qui doit se faire pour qu'on ait des élections. C'est parce qu'il y a des élections qu'il n'y a pas de violence. C'est ça une démocratie. Il faut le rappeler aux gens. Mais on continuera de tenir à la fois samedi, le 5 novembre pour la journée de mobilisation. sociales et les samedis qui suivront. Si on fait bien notre travail collectivement, c'est un mouvement qui va se calmer parce qu'on répondra aux attentes légitimes et parce que l'ordre sera tenu. Mais rien n'est fait, et je vous dis ça avec beaucoup de détermination et d'humilité. Et donc on continue d'être mobilisés, on continue d'être dans l'anticipation. Et je vous remercie très profondément de cette mobilisation de toutes et de tous.
'est assez clair, la façon, les termes qui sont employés, on travaille pour calmer les gens. Moi je suis assez estomaquée par l'emploi de ce terme pour désigner les Français.
Mais d'abord, il ne réalise pas à quel point c'est lui qui est la cause de l'ébullition et sa politique. Premier point. Deuxième point, il dit on a tenu. Je voulais ajouter quelque chose, les réseaux sociaux sont déjà abridés. Ils ne sont pas coupés, mais ils sont bridés. Car vous remarquerez que samedi 24 octobre, la plupart des comptes, et le mien en particulier, mais ça moi depuis longtemps, mon compte X est complètement shadowban. Donc depuis plusieurs mois, les comptes des personnalités politiques qui déplaisent à Macron sont shadowban. Et j'en ai la preuve, pourquoi ? J'en ai la preuve parce que mon compte X ne progresse plus. depuis près de six mois, un an, alors que mon compte Facebook explose. La même vidéo, la même vidéo postée sur mon compte X et celle sur un compte Facebook ou Instagram explose. Sur compte X, elle est bridée. Pire, une vidéo d'une émission qui est reprise par une personne explose sur son compte X, mais ne marche pas sur le mien. Expliquez-moi comment une vidéo, la même vidéo, un extrait d'émission fait 10 000 vues sur mon compte X et fait 350 000 vues sur le compte de quelqu'un d'autre qui n'est pas vu comme eux. Donc, X, X, YouTube sont déjà bridés, des personnalités. Et la preuve en est, c'est que, je n'invente rien, la directrice de X a témoigné, vous vous souvenez, devant l'Assemblée nationale il y a quelques mois et a expliqué... qu'il dégranulait. Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce terme, dégranulé. C'est incroyable. Vous pourrez repasser un jour la séquence de cette dame, je ne sais plus comment elle s'appelle. Donc, en France, X est tenu par la Macronie. Voilà la réalité. Et, deuxième point aussi, quand il dit « on a tenu », moi j'aimerais que la commission d'enquête, mais elle n'aura pas lieu, dans le fond. Avez-vous remarqué ce qu'a écrit Didier Maïsto ? Didier Maisto est un homme avisé, ancien directeur de Sud Radio, qui a été à Nice avec son petit sac à dos, une caméra, et qui a été se promener dans les manifestations. Et il a écrit la chose suivante sur son post X. Il a dit « C'est curieux, moi, avec mon petit sac à dos, j'ai été fouiller 15 fois. » Et j'ai vu des dizaines de casseurs cagoulés qui n'ont jamais été fouillés ni arrêtés par la police. Donc moi j'aimerais savoir, vraiment, j'aimerais savoir ce qui se passe dans notre pays. Je sais que c'est une accusation grave, mais j'aimerais savoir, est-ce que la police n'a pas les moyens de contrôler les casseurs ? Dans ce cas, il faut lui donner les moyens de contrôler les casseurs plutôt qu'Internet. Ou est-ce que la police laisse faire certains casseurs ? pour semer le désordre. Parce que c'est très grave, parce que ça retombe sur les policiers. Donc c'est trahir les policiers. C'est trahir les manifestants et c'est trahir les Français. Alors, je n'ai pas de preuve. J'ai simplement beaucoup d'indices qui remontent, et vous le savez vous aussi. D'un côté, donc, des manifestations qui se passent mal alors qu'elles devraient bien se passer, et on a les moyens qu'elles se passent bien. On a vu pendant les Jeux Olympiques, on a vu pendant la venue du Pape, on a vu pendant les Coupes du Monde de football, et puis de l'autre, la volonté hystérique, j'appelle ça hystérique, de verrouiller l'élection présidentielle. Vraiment, je suis... très inquiet. Je ne vous dis pas ça pour affoler du tout, mais on voit bien le piège macroniste. On voit bien comment cet homme sème le chaos et après en profite pour restreindre la liberté d'expression et de manifester. C'est extrêmement grave ce qui se passe dans notre pays. Et je regrette que les partis traditionnels se taisent.
vous faites bien de le souligner. Et en même temps, c'est... Ma jeunesse, ma petite espérance, le Conseil d'État a déjà annulé le blocage de TikTok en Nouvelle-Calédonie. Il y a déjà un précédent. C'était en 2025, suite aux manifestations en Nouvelle-Calédonie. Le Conseil constitutionnel a censuré l'article 1er du projet de loi du gouvernement visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Est-ce que le gouvernement pourra l'appliquer et faire un passage en force
J'espère qu'il y aura une saisine du Conseil constitutionnel, premier point, mais je vais vous dire, le plus grave, ce n'est pas de couper, parce que couper, ça se voit. Le plus grave, c'est le bridage, je ne sais pas si c'est la bonne expression, mais c'est ce qui se passe actuellement. Alors, il y a une telle déferlante de protestations populaires, il y a une telle masse de réseaux, quand on n'en a pas un, on a un autre, mais vous voyez bien que c'est une course poursuite entre ceux qui sont au niveau européen, avec la DSA, avec Chat Control, avec... Tous ces instruments veulent transformer la France en une sorte de Chine populaire. C'est incroyable ce qui se passe. Et je vous assure, quand j'en parle, moi, autour de moi, on me dit « tu exagères, tu fantasmes ». Pas du tout, je ne suis pas du tout fou. Je fantasme pas du tout. Je vois exactement ce qui se passe. Et on n'est pas les seuls, et vous avez des témoignages de partout. Parce qu'en fait, je vais vous dire, le plus grave, c'est que la réalité, vous l'avez vu dans la deuxième vidéo que vous avez prononcée d'Emmanuel Macron, Il ne veut pas qu'on voit ce qui se passe dans le pays. En fait, il ne veut pas que des caméras indépendantes couvrent les manifestations. Il ne veut pas que... C'est exactement le profil des régimes, des dictatures ou des régimes autoritaires. C'est-à-dire qu'il y a une protestation populaire, on ne doit pas la voir. Elle n'existe pas. Elle n'existe pas. D'où le bridage des réseaux sociaux, l'interception des reporters indépendants qui filment les manifestations, la volonté d'être dans un monde parallèle. Le peuple est à dissoudre. C'est Bertolt Brecht. Il faut dissoudre le peuple. Il est à 15% de popularité, et encore je ne sais pas comment il y a 15% de popularité, mais il faut dissoudre le peuple. Alors on va arriver, cas un cas, à l'élection présidentielle, mais regardez ce qui s'est passé au Brésil, le pouvoir a plus d'un tour dans son sac, donc il faut être très vigilant, et se mobiliser partout, faire des doubles, c'est-à-dire des boucles WhatsApp, des boucles Telegram, pour maintenir une liberté d'expression dans notre pays.
je me permets de rebondir sur deux choses. Le président Lula qui a été réélu, une de ses premières réactions après sa victoire a été d'appeler à censurer les réseaux sociaux. Et la deuxième chose sur la censure en France, c'est qu'Emmanuel Macron, enfin le gouvernement, se base sur un texte européen qui, comment dire, qui est fait pour le retrait de contenu terroriste. C'est-à-dire qu'on parle de contenu terroriste à insurrection. Et qu'est-ce qu'il y a derrière ce mot insurrection ? Quels seront les critères ? Comment est-ce qu'il sera défini, encadré
avez bien vu la manœuvre. Toute personne qui conteste la politique mise en œuvre devient insurrectionnelle et terroriste. Tout ça parce qu'on refuse d'arrêter des casseurs alors qu'on sait très bien les arrêter. On sait très bien les arrêter. Demander à des préfets, des sous-préfets, des gens qui connaissent le maintien de l'ordre, on sait le faire. Pourquoi on ne le fait pas ? Pour laisser le désordre. Voilà la réalité. Je le dis, je suis convaincu. Maintenant, il faut avoir les preuves. Et ça, les preuves, c'est très difficile à obtenir.
Je vais
vous raconter une anecdote, je peux vous raconter une anecdote ?
Pendant
la crise des Gilets jaunes, vous savez qu'il y avait eu l'affaire de l'Arc de Triomphe, vous vous souvenez, qui avait sidéré toute la France, les bas-reliefs de l'Arc de Triomphe tagués, et la police mis en difficulté à l'Arc de Triomphe. Et j'avais à l'Assemblée nationale dit, en conférence de presse, les petits casseurs de M. Castaner. Ça rimait, je trouvais ça drôlement. Le lendemain matin, M. Castaner fait une conférence de presse en disant « M. Dupont-Aignan m'a diffamé, a diffamé toute la police. Je vais porter plainte pour diffamation. » Une grande conférence de presse, uniquement pour ma petite phrase. Je n'ai jamais reçu de plainte pour diffamation.
On remarque que c'est presque une consécration pour vous.
n'est pas une consécration, c'est triste pour mon pays.
C'est
triste, c'est abominable de se dire qu'en France, ces méthodes ont lieu. Elles ne sont pas nouvelles. Simplement, M. Benalla a quand même été arrêté, le principal collaborateur du président de la République, celui qui avait les clés de sa maison au Touquet, en train, dans une manifestation, de tabasser des manifestants. Donc, je n'ai pas rêvé. Ça fait un scandale. Des M. Benalla, il y en a sans doute beaucoup. D'ailleurs, je remarque qu'il n'a rien eu. On a déménagé le coffre-fort de la garçonnière de M. Macron dans la nuit. Non, mais il faut voir où on en est quand même. Ce qu'est devenu ce régime, c'est une abomination. Une abomination !
Mais ça,
vous n'entendez pas parler de ça dans les médias traditionnels. Alors évidemment qu'il faut faire taire Toxin, il faut faire taire toute la sphère des réseaux sociaux, puisque c'est le seul endroit aujourd'hui où on peut parler. Et c'est le seul endroit où les Français commencent à s'informer, et notamment les jeunes. Donc c'est panique à bord, en haut. Il faut comprendre qu'Emmanuel Macron, c'est panique à bord. Donc il est prêt à tout.
Il reste
quelques mois.
Il est prêt à tout. Il sait très bien qu'il veut censurer d'un côté les réseaux sociaux. Et en même temps, il s'en sert. Je pense que vous avez dû voir cette vidéo de deux créatrices de contenus qui sont sortis d'une réunion hier à Matignon pour discuter dans le cadre des négociations avec les lycéens et les étudiants. On l'écoute. C'est 100% un plan de communication du
gouvernement. On a été contacté hier par un DM Insta. Donc évidemment, maintenant il y a... manière sûre, une volonté de nous instrumentaliser. Le fait est qu'on est là pour aussi être critique. Nous, sur nos réseaux sociaux, on a annoncé l'invitation. Beaucoup de personnes nous disaient de ne pas venir, nous disaient de ne pas céder au jeu du gouvernement. Selon moi et avec Anna, c'était important aussi de venir pour dire ce qui s'y passe concrètement et pouvoir défendre nos points de vue et pas seulement qu'il y ait des créateurs de contenu avec qui on n'est pas forcément d'accord, qui expriment leurs idées.
Je pense qu'il y a bien sûr un enjeu pour eux autour du fait d'inviter des médias qui parlent davantage aux jeunes. Maintenant, je pense que ce qui est important, c'est ce qu'on va faire de notre capacité à communiquer autour de ça et dénoncer l'absence de mesures réelles et révolutionnaires du système de l'éducation qui permettront aux jeunes de se sentir écoutés.
Pour le gouvernement, c'est quand même assez... À mon avis, ils avaient su à l'avance s'ils se seraient abstenus de les convier à Matignon. Ce que je trouve quand même particulièrement inquiétant, encore une fois, et cela rejoint la lettre de Sébastien Lecornu envoyée aux opérateurs téléphoniques, c'est que dans les deux cas, le gouvernement est sorti d'un cadre formel. Là, on apprend quand même qu'ils ont contacté ces deux créatrices de contenu. Pendant qu'Emmanuel Macron est en train de nous dire que les réseaux sociaux abîment nos démocraties. C'est lui en même temps. On découvre que ce rendez-vous a été tenu hors agenda officiel, de manière informelle. que ces deux créatrices de contenu ont été contactées par message privé la veille pour le lendemain, et elles dévoilent finalement le plan de sortie, enfin des négociations du gouvernement dans le cadre des manifestations étudiantes. Et pour la lettre de Sébastien Lecornier envoyée aux opérateurs téléphoniques, même chose, les opérateurs téléphoniques ont demandé, exigent une instruction qui soit... formel, c'est-à-dire signé, daté, motivé, publié. C'est quand même particulier, c'est vraiment une autre manière aussi.
C'est une guerre totale de l'information, mais c'est tous les jours. Pourquoi les comptes X ou autres de certaines personnalités macronistes sont boostés, les algorithmes sont favorables, et pourquoi les nôtres, des souverainistes par exemple, ou des gens qui demandent des libertés, sont bloqués, sont freinés plus exactement. ne pas se tromper de mots, sont freinés. Donc si vous voulez, à partir du moment où vous laissez dégranuler, comme disait la directrice de X, ce n'est pas moi qui l'ai inventé, c'est la directrice de X, vous pouvez retrouver la séance en commission, c'était je ne sais plus quand, il y a six mois, la directrice de X qui explique que quand on dépasse les standards du réseau, les standards, c'est quoi les standards ? On peut être dégranulé. Donc sur l'Ukraine, sur la transition énergétique, sur l'immigration, sur le macronisme, sur les vaccins, bien sûr, sur les vaccins, on est dégranulé. Point. Il y a des mots, tout le monde le sait, au point que vous avez des influenceurs qui n'utilisent plus certains mots dans leurs vidéos. Donc quand on en est là, d'ailleurs le président de Meta, Zuckerberg, je ne sais plus son nom, c'est un peu comme ça, le président de Meta aux Etats-Unis quand Trump est arrivé a avoué. que Biden lui avait donné des instructions pour freiner les comptes des gens qui... J'ai un problème, quelqu'un appelle... Les comptes de... Je ne sais pas si vous me voyez toujours.
Oui, nous vous voyons.
Oui, ça y est, c'est bon. Il y avait quelqu'un qui téléphonait. Les comptes des opposants à la politique Covid de M. Fauci. Donc, voilà. Vous le mettez. Monsieur Zuckerberg vient d'admettre trois choses. Donc, ce n'est pas moi qui délire. Ce n'est pas nous qui sommes inquiets. C'est la réalité. C'est la réalité. C'est terrible ce qui se passe. Et ça veut bien dire qu'il faut au-delà. de ces affaires, bâtir demain un cadre. Dans mon projet présidentiel, je vais proposer un cadre d'exercice de nos libertés. Parce qu'il faut absolument sortir de l'Union européenne, il faut ne plus obéir à ce règlement DSA, parce qu'il se fonde sur le DSA. C'est incroyable. Et c'est à travers ce DSA que Thierry Breton a avoué avoir annulé l'élection. le second tour de l'élection présidentielle en Roumanie, trois jours avant, pour bloquer l'accession de M. Georgescu, qui, je vous le rappelle, il y a quelques jours, quelques semaines, était en prison. Il a été mis en prison, en garde à vue. Un homme absolument remarquable, d'une finesse, d'une intelligence. Je veux dire, ce n'est pas un bourrin, Georgescu. C'est quelqu'un de très fin. Ils l'ont complètement mis de côté. En Roumanie. Et M. Breton l'a avoué.
Ce n'est pas Dupont-Aignan qui
délire.
Et avait prévenu, nous l'avons fait en Roumanie, sous-entendu, nous pouvons le faire également en France. Exactement.
Et je vous le dis, parce qu'on ne croit jamais les gens inquiets. On ne croit jamais. Les Français, souvent, on veut toujours croire que ça va s'arranger. Je vous le dis, Emmanuel Macron, j'en suis absolument certain, fera tout. tout pour faire élire une espèce de clone. Certains disent qu'il veut se maintenir, je ne crois pas qu'il pourra, mais sait-on jamais. Je pense en revanche qu'il fera tout pour faire élire un clone, ou alors pour semer le chaos et saboter la présidence de son successeur, si ce successeur ne lui plaisait pas.
Alexandre, il me semble que vous avez une question.
Avant d'arriver vers la fin de l'entretien, j'avais une question pour vous, monsieur Duprottenant, par rapport à l'entretien qui s'est passé. C'était sur la censure des réseaux sociaux. En fait, les policiers arrivent à interpeller des casseurs, justement, grâce aux vidéos des réseaux sociaux. Donc, est-ce qu'Emmanuel Macron, en voulant censurer les réseaux sociaux, ne s'aborderait pas justement le travail de... pète publique, je veux dire, en empêchant l'arrestation à postériori des casseurs, parce que même s'ils sont à postériori, on les appuie sur la voie publique. Et éventuellement, comme vous l'avez rappelé, éventuellement, l'impossibilité d'identifier certains Alexandre Benalla qui pourraient être dans les manifestations au service du pouvoir. Est-ce que ça pourrait être aussi une optique ? Qu'en pensez-vous ? Et vous, où vous mettriez un curseur entre liberté d'informer, possibilité d'interpellation derrière en tant que candidat à la présidentielle 2027
moi, je demande juste qu'on traite les réseaux sociaux comme le courrier. comme la Poste, quand la Poste était inventée, comme les journaux. J'ai toujours demandé l'application de la loi sur la presse, qui en revanche doit s'appliquer plus rapidement, car aujourd'hui il y a un vrai problème, si vous avez une diffamation grave sur les réseaux sociaux, vous savez très bien que c'est extrêmement difficile de se faire justice, parce que la justice étant encombrée, les principaux réseaux sociaux ayant du mal aussi à obéir à la justice française, il y a un problème d'application. Mais plutôt que de punir tout le monde, il faut punir les personnes qui sont dangereuses. Moi, je ne veux pas punir les réseaux sociaux. Je veux punir ceux qui, sur les réseaux sociaux, enfreignent la loi. Pareil, on nous parle toute la journée de protection de l'enfance. Mais pourquoi le darknet avec la pédocriminalité n'est jamais arrêté ? Ça, ça n'intéresse pas, monsieur Macron ? Donc, en fait, ce qui est insupportable dans la Macronie, c'est qu'il veut toujours punir l'ensemble des Français, faute de punir les malhonnêtes, les corrompus, les dangereux. Donc, moi, je n'ai jamais dit qu'il fallait que les réseaux sociaux soient la jungle. J'ai simplement dit qu'il fallait appliquer la loi sur la presse, qui est une belle loi, qui est une loi où c'est le juge qui décide. Ce n'est pas l'administration. Mais en revanche, il faut qu'il y ait une rapidité d'exécution parce que si vous écrivez dans un journal, je ne sais pas quoi, si vous traitez... Vous faites une diffamation dans un journal, c'est facile d'avoir une procédure en justice. Si vous avez une diffamation sur des postes sur tous les réseaux sociaux, c'est extrêmement difficile. Et vous avez eu des cas de harcèlement avec des suicides de jeunes. Donc moi, je ne suis pas pour la jungle sur les réseaux sociaux. Mais ce n'est pas parce qu'il y a des faits délictueux qu'on doit interdire le médium. On n'a pas interdit la poste parce qu'il y a des gens qui envoyaient des courriers qui n'étaient pas bons. On n'a pas interdit les couteaux parce qu'il y a eu des crimes avec des couteaux. Enfin, on est chez les fous. On est chez les fous, là. Mais comment un président de la République peut dire des âneries pareilles, avec un ton assuré à Marseille ? Mais il a fait le tour de France devant la presse régionale, qui d'ailleurs ne vend plus un journal et qui est subventionné à mort. Ils ont fait des forums, c'est le cuirassé Potenkin, c'est la fin d'un système qui est en train de s'effondrer, grâce à vous, des médias courageux comme le vôtre, grâce à moi, grâce à d'autres. Donc il faut simplement ce nouveau média. Les réseaux sociaux, il faut simplement que la justice puisse punir les caractères diffamatoires rapidement avec une collaboration des principaux réseaux. Mais moi je suis convaincu que si on leur demandait ces réseaux, puisqu'ils acceptent bien de censurer certaines personnalités ou certains mots-clés, donc je pense que ces réseaux, s'il y avait une loi nationale, pas européenne, une loi nationale qui met en place un système juridictionnel d'atteinte aux diffamations, on devrait y arriver. Et qu'on s'occupe du Darknet, et qu'on s'occupe des pédocriminels. Voilà, là, ça serait peut-être utile quand même, avant de censurer les honnêtes gens qui veulent simplement exprimer leur mécontentement face à un gouvernement qui gouverne mal. C'est quand même incroyable ce qui se passe.
Merci pour ces précisions et petites anecdotes. Effectivement, l'analogie avec interdire les couteaux, ça a été fait à Paris plutôt que de s'occuper des délinquants. Même chose, l'analogie avec les réseaux sociaux est intéressante. On s'occupe des médiums plutôt que des gens qui font les actes. Et Axel, je te laisse conclure avec monsieur Dupont-Aignan. Merci beaucoup.
Merci beaucoup, Dupont-Aignan. Merci à vous. Je le rappelle, vous êtes candidat à l'élection présidentielle de 2027, ancien député de l'Essonne et président du Parti politique Debout la France. Et vous êtes également auteur de 2027, La liberté ou la mort, que nous ont dit. peuvent retrouver aux éditions Fayard, ainsi que dans le lien de la description. Merci beaucoup.
Je vous remercie. Merci de votre invitation.
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