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'était bien, quand même, samedi, la manif.
Oui, ouais, ouais, t'étais où, toi ? À
Paris.
Non, mais c'est vrai, il y avait du monde. Il y avait beaucoup de monde.
T'as pas aimé
Si ! Si, c'était super.
Il y avait Batman.
C'était top, il y avait Batman. Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mardi 27 octobre et bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins. La manif de samedi dernier à Paris, c'était un échec cuisant. Voilà, ça dit ? Non, bah oui, il y avait du monde, il y avait de la pluie, mais il y avait quand même du monde, il y avait des entraves administratives, de la répression policière, et puis bon, la colère était quand même là, la détermination aussi. Oui, ça d'accord, mais il faut quand même... Comprendre une chose, tout ça, ça suffit pas. Parce qu'une manif, c'est un rapport de force avec le pouvoir. Et le rapport de force n'est pas juste un nombre de manifestants. C'est la capacité justement à peser sur le cours des événements, à imposer ses revendications et à contraindre le pouvoir à reculer. Or, samedi, c'est tout l'inverse qui s'est produit. Le gouvernement, il a procédé à une reprise en main autoritaire de la séquence. Il a poussé tous les curseurs au maximum, allant jusqu'à imposer des conditions de manifestation absolument indignes. Ça branle allègrement dans les libertés publiques pour avoir l'air, évidemment, de gérer la situation. Et malgré tout, le mouvement social, il s'est conformé à tout ça, à toutes ces exigences absolument absurdes. Le gouvernement, il peut donc aisément revendiquer une victoire. Il pourra expliquer, c'est ce qu'il fait d'ailleurs, que c'est grâce au centre... de policiers déployés aux blindés, aux tirs de grenades explosives et aux restrictions du droit de manifester que l'ordre public a été maintenu et donc que cette stratégie est la bonne. Il faudra évidemment recommencer, voire aller encore plus loin la prochaine fois et c'est comme ça. que l'autoritarisme s'installe. On impose des restrictions toujours plus fortes. On les présente comme évidemment indispensables et on finit par les faire accepter comme étant une nouvelle norme. Mais le problème, c'est aussi ce que cette séquence signifie pour le mouvement social. En laissant le gouvernement fixer les règles de la contestation, il lui a aussi laissé reprendre la main. Désormais, c'est le pouvoir qui impose son tempo. Et à partir de là, on connaît la recette par cœur. On commence par laisser traîner les choses. On propose des réunions avec les lycéens. pour bien comprendre leurs revendications. Et puis avec les politiques, les syndicats, XY, on revoit les lycéens. Et puis comme ça, ça dure longtemps. Une fois, on parle d'un sujet, une autre fois, on parle d'un autre. Et puis on passe de plombe à négocier sur des broutilles. Et puis quand on se met en fin d'accord sur trois fois rien, c'est le calendrier parlementaire qui coince. Mince. Bref, on joue la montre. Et au rythme de l'administration française, on a vite fait de se retrouver deux ans plus tard sans avoir obtenu la moindre rénovation d'un seul bahut. Le but de tout ça, évidemment, c'est d'endormir la colère. le temps que la mobilisation s'essouffle gentiment d'elle-même. Une fois que la pression sera retombée, le pouvoir pourra passer à autre chose sans avoir rien concédé ou presque. Le mouvement social aura encore perdu de sa force, le pouvoir aura conforté sa stratégie autoritaire et les revendications seront toujours là, sans réponse, comme les prochaines d'ailleurs. Quoi ? J'ai cassé l'ambiance ? Mais avant de continuer cette chronique, je vous rappelle quand même que Le Média doit absolument rapidement réunir 10 000 donateurs mensuels pour pouvoir tenir et continuer à vous informer. C'est à partir de 3 euros par mois. C'est vous qui choisissez le montant de la contribution selon vos moyens. Et puis c'est évidemment déductible des impôts. Toutes les infos sont à retrouver sur capsurdica.lemediatv.fr. Je profite de cette pastille tout à propos pour vous rappeler que plus de 6 000 mineurs ont été interpellés dans le cadre du mouvement lycéen. 500 d'entre elles et eux sont actuellement poursuivis en justice. Face à cette répression sans précédent, le média a lancé une pétition pour exiger une loi d'amnistie. Artistes, personnalités, organisations se mobilisent déjà. Alors vous aussi, signez, faites circuler cette pétition. Elle est disponible sur amnistie-lycéen.fr. Fin de la réclame, on retourne au récap. La seule mobilisation qui a vraiment fait vaciller le pouvoir macroniste est évidemment celle des gilets jaunes et dans une certaine mesure celle... du 17 octobre. Mais pourquoi ? Parce que dans les deux cas, le pouvoir a complètement perdu le contrôle. Il ne savait plus où donner de la tête, ni où on voyait ses flics. Contrairement aux manifs syndicales traditionnelles, soyeusement déclarées, balisées à l'avance, le pouvoir ne pouvait pas quadriller le terrain avant même que la première branderolle soit déployée comme il le fait d'habitude. Avec les Gilets jaunes, le samedi, ça pouvait être des ronds-points occupés partout en France, même dans des zones très rurales, des opérations péage gratuits à droite à gauche, des cortèges spontanés. dans les grandes villes et des lieux de pouvoir pris pour cible et parfois tout ça en même temps. Pas de parcours unique à sécuriser, pas de cortège à canaliser, pas de fin de manif à attendre sagement pour ranger les boucliers. Évidemment, on ne savait même pas quand était le début ni la fin. La contestation des Gilets jaunes, elle pouvait surgir n'importe où, prendre n'importe quelle forme et obliger évidemment le pouvoir à courir derrière ces événements, ce qui est beaucoup moins facile que de les prédire. Et c'est évidemment aussi ce qui faisait la force du mouvement lycéen et étudiant à ses débuts. Il y avait des blocages d'établissements tous les matins. des manifs en semaine. parfois des initiatives très locales, et puis évidemment le point d'orgue le 17 octobre avec une convergence des luttes et de la colère dans la rue. Alors résultat, cette mobilisation a débordé largement le cadre d'une journée de manifestation classique. Et c'est là que se joue quelque chose d'essentiel. Le pouvoir sait gérer une manif déclarée, il sait où placer ses cordons de CRS, où déployer ses blindés, comment canaliser un cortège, comment se débrouiller pour l'anticiper s'il prend une autre direction, et puis attendre à la fin que tout le monde rentre. gentiment chez soi. Mais quand la colère se disperse, qu'elle se multiplie, qu'elle devient donc imprévisible, évidemment, c'est toute la machine du maintien de l'ordre qui se grippe. Il ne maîtrise plus quoi que ce soit, ni le terrain, ni le tempo, ni l'issue de la journée, et encore moins, évidemment, le récit. Ce qui faisait peur au gouvernement, c'était évidemment ça, l'inondation du dispositif sécuritaire, la capacité d'auto-organisation du mouvement social qui dépasse le cadre imposé. Ça, c'est l'angoisse pour le pouvoir, parce qu'une mobilisation... ne devient une menace pour le pouvoir que lorsque ça lui coûte plus cher de maintenir sa position que de céder du terrain. Ça, il ne faut jamais l'oublier. C'est comme ça qu'on grappille des concessions. On peut le déplorer d'ailleurs, c'est possible. Mais encore une fois, le responsable de cette situation... En l'occurrence, là maintenant, c'est Macron, ses prédécesseurs aussi, mais certainement pas le peuple qui lui doit systématiquement hausser le ton pour espérer ne serait-ce qu'être entendu. D'ailleurs, le message envoyé par Macron depuis 2017, c'est que les rassemblements syndicaux, la République traditionnelle, bon... Ça m'en touche une sans bouger l'autre. Bon, mais l'ambiance étant ce qu'elle est dans le pays des droits de l'homme, je vais quand même préciser que je n'appelle en aucun cas dans cette chronique à l'insurrection. Pour la simple et bonne raison que c'est absolument illégal. Moi, je me contente de faire un humble état des lieux du dialogue social, un poil grippé si vous voulez mon avis, dans la France à Macron. Rien de plus, j'insiste. D'ailleurs, à suger, j'en profite pour apporter mon soutien à tous les créateurs et créatrices de contenus engagés qui sont, depuis quelques jours, en train de se prendre des gardes à vue et des poursuites judiciaires à cause de leur prise de position, notamment pro-manif, sur les réseaux sociaux. tout cas, c'est cool cette démocratie fonctionnelle avec l'extrême droite aux portes du pouvoir. Moi, ça me rassure. Quant à l'avenir, je ne vois pas vraiment pourquoi les gens pourraient paniquer et se révolter dans un tel contexte. Vraiment, pas du tout pourquoi. On se demande bien ce qui pourrait mal tourner.
Ce n'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition. Il y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non.
Enfin voilà, cette petite parenthèse enchantée sur l'état de notre démocratie étant refermée. On va peut-être pouvoir espérer faire notre métier tranquille et revenir à cette histoire de manifraté le 24 octobre à Paris. Alors il ne faut pas être naïf, Macron évidemment n'allait pas dérouler le tapis rouge pour que le bon peuple puisse le faire reculer sur ses positions politiques. Surtout pas après le revers du 17 octobre évidemment. Ce week-end, le pouvoir voulait prouver qu'il maîtrisait la situation, on l'a dit. Et pour y arriver, évidemment, il a mis le paquet. Le dispositif policier était absolument massif. Le parcours parisien, pour ne citer que lui, a changé jusqu'à la veille au soir. Super pratique pour disperser les forces et puis faire que tout le monde soit perdu. Il a été repoussé, on le rappelle, aux confins de Paris pour tenir les manifestants les plus à distance possible des quartiers bourgeois et des lieux de pouvoir. Quasiment tous les transports en commun étaient neutralisés ou presque. Il y avait peu de risque que ça finisse à l'Elysée dans ces conditions, ça c'est certain. En gros, en France, vous avez le droit de manifester. Évidemment, on est en démocratie, il ne faut pas déconner. Mais à condition de rester là où le pouvoir... peut vous surveiller, vous contenir, et puis surtout vous oublier en fait, parce que c'était super ce petit pèlerinage collectif sur les voies de tram, mais bon, pas sûr que ça les empêche de dormir. D'ailleurs, il y a un très bon indicateur pour savoir si une manif a fonctionné ou pas, c'est évidemment ce qu'en dit le gouvernement le soir. Et là, comment dire ?
Comme nous l'avions anticipé. D'abord, les cortèges se sont bien passés. Les cortèges se sont déroulés, encadrés par les forces de sécurité intérieure. Les cortèges se sont bien déroulés, mais comme nous l'avions anticipé, nous avons eu plusieurs constitutions de groupes à risque, de personnes qui se sont grimées, la plupart vêtues de noirs, militants de l'extrême-gauche radicale, de l'ultra-gauche, et qui ont parfois fédéré autour d'eux des éléments ultra-radicaux. Donc, comme nous l'avions anticipé, à peu près dans chaque cortège, On a eu la constitution de ces groupes à risque qui sont intervenus aujourd'hui selon un schéma assez classique finalement. C'est-à-dire pendant le cortège, ils se sont détachés et ont cherché à commettre des exactions. principalement aujourd'hui l'attaque des forces de sécurité intérieure, en réalité, puisqu'ils ont été empêchés de déambuler de manière sauvage ou de se diriger vers les centres-villes. Donc je veux saluer évidemment l'action des forces de l'ordre, on en est empêchés, mais ils ont cherché à commettre évidemment énormément d'exactions.
Petit cours de communication politique. D'abord, on explique que tout s'est très bien passé. On a super bien géré, c'était top. Et ensuite, on ajoute quand même que bon, c'était pas si simple que ça, parce que, comme dit le monsieur, il y avait des... des individus radicaux qui commettaient des exactions. Voilà, c'était dangereux. Et puis voilà, le tour est joué. On installe tranquillement l'idée que les restrictions de liberté à l'appel, le déploiement sécuritaire XXL et la violence complètement disproportionnée des forces de l'ordre, y compris lorsqu'il ne se passe rien, puisque tout s'est bien passé, tout ça, c'est parfaitement normal, voire mieux, c'est indispensable. Donc ça va devenir la norme. Voilà. Hop. Une nouvelle limite de franchi, place à la suivante. Et la Macronie va battre évidemment le fer tant qu'il est chaud. Hors de question de s'arrêter en si bon chemin quand il s'agit de réprimer les mouvements sociaux. Yanis Mamdi, notre collègue de chez Blast, a d'ailleurs révélé que deux jours avant la manifestation, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait anticipé en demandant aux opérateurs, donc Orange, SFR, Free et Bouygues, de se tenir prêt à couper. L'accès aux réseaux sociaux, s'ils en faisaient la demande. Et on peut évidemment compter sur le chef de l'État, un tantinet obsessionnel sur la question des réseaux sociaux, pour évidemment préparer le terrain.
Est-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette affaire ? À coup sûr. À coup sûr. Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties. parce qu'ils polarisent, parce qu'ils créent une espèce de sidération devant les scènes de violence, parce qu'ils sont pour certains des instruments de mobilisation du pire. Ils ont été utilisés en particulier le 17 pour faire venir des jeunes ou des moins jeunes sur les lieux de délinquance, d'attaque, de pillage, et parce qu'il y a une forme de déréalisation de la violence qui se passe sur ces réseaux sociaux.
puis il y a aussi la loi Casseur-Peya en cours de discussion au Sénat. Le gouvernement a ajouté un amendement pour bloquer toute plateforme qui ne supprimerait pas sous une heure des contenus signalés par les autorités comme appelant à l'insurrection, la fameuse. On rappelle quand même à toutes fins utiles que ça, ce que vous allez voir là, ça a suffi à attirer l'attention des autorités et à justifier des poursuites. Voilà, juste pour vous donner une idée. C'est pas quelques devantures ou quelques poubelles ? qui coûtent à peine quelques centaines d'euros, qui vont faire quelque chose. Alors cette nouvelle disposition, elle permettrait par exemple de bloquer TikTok pendant une mobilisation sociale, alors que c'est évidemment devenu un vecteur massif de diffusion de contenu militant. Et ce n'est évidemment pas le seul cadeau qu'on trouve dans cette grande boîte à outils répressive qu'on nous prépare, avec cette loi Casseur-Payeur, des personnes ayant participé à une action collective jugée violente, par les autorités toujours évidemment, ou étant simplement... rester sur place après des sommations policières, qu'on entend... sachez-le, une fois sur dix à peu près, ça pourrait justifier d'être contraint à payer solidairement jusqu'à 10 000 euros en cas d'éventuels dégâts. Autrement dit, vous pourrez vous retrouver à payer pour des dégradations que vous n'aurez pas commis dans l'espace public, en tout cas pas vous-même, mais juste parce que vous passiez éventuellement dans le coin où vous ne seriez pas parti au bon moment. Et devinez qui établit que vous étiez là, que vous avez participé, que donc vous êtes concerné et solidaire de cette amende. Eh bien, les forces de l'ordre, évidemment.
! Quand je vais sur des interventions, qu'il y a du gaucho ou autre, j'adore ça, moi. Donc, effectivement, ça procure des sensations, effectivement, ce qui mène à l'érection avec l'excitation, l'endorsine, etc. C'est un pur plaisir. C'est vrai que c'est un plaisir différent avec les femmes, mais ça reste un plaisir quand même.
Ouais, ouais, c'est eux. Dès que l'autorité estime les sommations suffisamment claires, sachant que c'est censé être une obligation dans tous les cas, vous devenez responsable de tous les dommages dans le quartier, même si vous n'avez rien fait. Mais ça ne s'arrête pas là. Parce qu'il faut les payer, évidemment, ces amendes. C'est bien joli. Et pour ça... Le texte autorise la saisie des APL, les allocations logements, et puis plus généralement des allocations familiales. Et puis comme ça ne suffisait pas... La droite sénatoriale a aussi rajouté le RSA dans la liste. Voilà, c'est super, merci. Eux, quand tu leur dis « taxer les riches », ils nous font une syncope. Mais alors, laissez crever les pauvres. Pour ça, il n'y a pas d'état d'âme. Et si vous pensiez encore que c'est une bonne chose, cette loi casseur-payeur, et que c'est normal de faire payer les gens quand il y a des dégradations, bon, déjà, on n'est pas ensemble, je vous le dis direct. Mais ensuite... Je suis au regret de vous informer que vous vous êtes fait berner. Ah bah oui, regardons les chiffres. Après les Gilets jaunes, l'État a récupéré environ 1,2 million d'euros sur 50 dossiers jugés, pour environ 250 millions d'euros de dégâts au total. C'est à peine 0,5% de la facture. Par exemple, pour couvrir les 793 millions d'euros de dégâts suite aux émeutes de 2023, il faudrait donc condamner... 79 300 personnes et que toutes ces personnes soient solvables. Bon chance. Mais alors à quoi il sert ce texte ? C'est simple, comme le reste, à faire peur et à dissuader les gens de manifester, de se mobiliser. Comme d'habitude, mécaniquement, avec ce genre de dispositif, votre droit constitutionnel de manifester se transforme en véritable prise de risque. Un risque pénal, si vous avez notamment déjà eu affaire à la justice, un risque financier si vous n'avez pas les moyens de payer, un risque d'OQTF si vous êtes étranger. Bref, le droit de manifester existe toujours sur le papier en France, mais dans les faits, le prix à payer pour l'exercer peut devenir très vite exorbitant selon votre situation personnelle. Et c'est ça le projet. faire de chaque outil de l'Etat une arme contre la contestation sociale. La répression policière ne suffit pas ? Très bien, on rajoute le risque judiciaire, pénal, la menace financière, l'expulsion, pourquoi pas ? Et si la loi ne permet pas encore de faire tout ça, c'est pas grave. La Macronie l'a réécrit. Le problème, c'est pas uniquement la répression, c'est aussi les limites. qu'on ne sait pas lui imposer, nous en tant que peuple. Alors voilà pourquoi samedi, c'était une défaite. Pas parce que la colère a disparu, ni parce que les gens n'étaient pas au rendez-vous, mais parce que Macron a réussi à imposer ses conditions dans cette contestation populaire. Des exigences, évidemment, liberticides, un encadrement policier délirant, un droit de manifester absolument rabougri jusqu'à devenir une autorisation de défiler là où le pouvoir nous laisse défiler. Et au bout du compte... Le pouvoir, il ne peut que fanfaronner, évidemment. Tout s'est passé dans le cadre... lunaire qu'il avait fixé, toujours plus autoritaire et répressif. Ah bah je peux vous dire qu'après une semaine à regarder leurs pompes dans les ministères suite au 17 octobre, ah bah là tout le monde bombe le torse évidemment. La contestation a été matée et en plus à moindre coût pour le pouvoir. Les éventuelles mutilations d'enfants qu'il a pu avoir ou les autres violences policières du week-end, de toute façon elles seront renvoyées à la marche comme d'habitude, voire carrément instrumentalisées à leur avantage évidemment. Et puis de toute façon... On passera à autre chose. Ne reste donc plus au pouvoir qu'à profiter de cette reprise en main pour achever l'étouffement de la mobilisation lycéenne. Et ça, ça passera très probablement par un dialogue institutionnel à rallonge qui a déjà commencé d'ailleurs. Les réunions s'enchaînent à Matignon, à l'Elysée ou que sais-je. Ça cause beaucoup et puis ça promet rien. Et puis on connaît la chanson. Parce que c'était pareil avec la réforme des retraites, des mois de mobilisation, des concertations à n'en plus finir, et puis toujours un 49-3 au bout du compte. Le pouvoir écoute, temporise, attend que la ruse vide. Et quand il estime que le rapport de force est suffisamment retombé, il passe en force. Et c'est toujours les mêmes qui se font avoir. Samedi à Paris, j'insiste. Macron a gagné la bataille. Il a peut-être étouffé le mouvement lycéen, mais il a surtout fait reculer les limites de l'autoritarisme en rognant sur les libertés de tout le monde, manifestant ou non. Et quand un pouvoir peut restreindre nos droits à ce point sans en payer le prix, c'est toute la société qui perd du terrain. Enfin, tout le monde, sauf les nazis, qui eux peuvent attaquer tranquillement les cortèges sous protection policière, évidemment. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire ou par e-mail. Si vous voulez nous aider à faire durer l'aventure du média, j'insiste, rendez-vous sur capsurdica.lemédiatv.fr pour devenir un de nos 10 000 donateurs mensuels. Et puis si vous aimez particulièrement le récap, moi je vous attends pour discuter ensemble sur le canal Instagram dédié à l'émission. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'infos YouTube. Grand merci à vous et une très bonne soirée sur le média.
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