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Pierre Jouvet, député européen, parti socialiste. Merci Hélène Lecomte. A demain Hélène. Pierre Jouvet, parti socialiste, évidemment secrétaire général du PS. Bonsoir à tous. Alors que les lycéens ont obtenu des réponses, ils maintiennent la mobilisation pour maintenir la pression sur le gouvernement. Prochaine étape de la contestation, ce sera samedi dans la rue. À quoi faut-il s'attendre ? Samedi dernier, ça s'est globalement bien passé, mais on a compris que du côté du gouvernement, on reste très vigilants. C'est le président qui le dit lui-même.
Il faut maintenant préparer la suite et on reste à la fois humbles et concentrés. On sait que samedi prochain est encore un samedi à risque. On sait qu'il y a le 5 novembre une journée de mobilisation nationale qui mobilise tous les syndicats. Et il y a encore les autres samedis. Pour autant, il n'est pas écrit qu'il y ait une chronique de chaque samedi qu'ils doivent reprendre. On continuera d'avoir des tracés de mobilisation déclarée, donc les tracés qui sont demandés par les syndicats représentatifs, qui se feront en dehors des centres-villes. pour que les manifestations se fassent dans le calme et s'en mettre nos commerces à risque.
va parler dans un instant des enjeux de cette contestation de samedi, mais un mot quand même, Richard Ramos. Est-ce que le fait que le président de la République reprenne la main, parce que c'est clairement ce qu'il a fait ces dernières heures, n'est pas quand même un sacré désaveu pour son gouvernement et son ministre de l'Intérieur
Si le président n'avait pas repris la main, on aurait dit qu'il y ait aux abonnés absents. Donc quoi qu'il fasse, de toute façon, on voit bien que c'est compliqué, qu'on est dans un... Un fin de mandat difficile. Et je pense qu'il était normal qu'il parle. Et puis derrière, il est normal aussi que le Premier ministre exécute après toute la mise en œuvre. Mais s'il n'avait pas du tout pris la main, je pense que ça aurait été interprété comme quelqu'un qui ne s'occupe pas des Français. Pourquoi il est
allé à Marseille et pas à Lyon
Moi, je pense qu'il aurait dû... Je vois que vous êtes taquin ce soir. Je ne suis pas taquin. D'abord, parce que vous Son amour pour Marseille. Son amour pour Marseille. Évidemment, je pense qu'il y a ça. Je pense que c'était sa volonté. Mais je pense que ce qui est important, c'est qu'il soit quand même présent et que derrière, il laisse ce que je crois moi. le premier ministre faire. Je crois que le président, aujourd'hui, c'est difficile. Je pense que cette fin de mandat sera difficile. Moi, je pense qu'il faut que ça aille jusqu'au bout, contrairement peut-être à Yves Tréhard. Vous le dites régulièrement, M. Tréhard. Vous pensez qu'il faut qu'il mette fin à son mandat. Et derrière, je pense qu'il y a aussi un... Un tel désamour entre le président et les Français que je pense que c'est bien de laisser le Premier ministre à la manœuvre. Mais il devait être présent quand même. C'était quand même la moindre des choses.
C'est normal qu'il reprenne la main, Edwige Diaz, qu'il mouille
le maillot Disons que c'est vrai que... Pas beaucoup de monde pour soutenir la politique d'Emmanuel Macron. On voit même dans ce qu'on appelait avant sa majorité, ils sont tous en train de critiquer son action. Il n'y a plus du tout aucune solidarité au sein de ce gouvernement. Donc finalement Emmanuel Macron est obligé d'assurer son propre service après-vente. Et il est obligé de revenir sur le devant de la scène pour donner l'impression qu'il tient encore quelque chose après que lui... gouvernement et dit qu'il avait été dépassé par les événements donc voilà sincèrement je vais pas tirer sur l'ambulance je pense qu'il n'y a plus aucun français qui adore Emmanuel Macron aujourd'hui beaucoup souhaitent sa démission en tout cas je crois qu'il a une cote de popularité très très faible donc voilà qu'est-ce que je vous dise il reste 200 jours et tant mieux
Pierre Jouvet, c'est le service minimum. Qu'est-ce que vous pensez, vous, du fait qu'il reprenne la main ? Il fallait le faire. Je veux dire, vous étiez les premiers, les uns et les autres, dans l'opposition à monter au créneau pour parler de vacances du pouvoir après le 17 octobre. Là, il reprend les choses en main. C'est une bonne chose
En tout cas, le 18 octobre, c'est-à-dire le lendemain de ce week-end apocalyptique qui a connu notre pays, le président de la République avait essayé de s'adresser aux Français. leur avait parlé pour ne rien dire, pour ne rien annoncer. Et je pense que depuis, en réalité, il essaye rattraper une situation que le gouvernement a laissé pourrir. On est dans une situation politique inflammable. Il
l'a dit, il a admis à coup sûr un problème de tempo dans la réponse du gouvernement. Mais il aurait dit aussi maintenant je regarde devant donc on avance.
Oui, c'est bien de regarder devant parce qu'on est dans un moment, et ça a été dit par mes deux prédécesseurs, on est à 200 jours d'une élection présidentielle dans laquelle nous souhaitons tous que le débat politique puisse avoir lieu. Et moi je ne souhaite pas qu'on prive les Français du grand débat politique que nous devons. mettre en œuvre dans cette élection présidentielle. Les Français savent désormais parfaitement, et tout le monde le sait, qu'Emmanuel Macron ne sera plus là, je crois que les Français en sont satisfaits, vu le niveau de faiblesse de code de popularité qu'il a, et maintenant son rôle c'est d'essayer de tenir ce pour quoi il est là. C'est-à-dire être le garant de nos institutions. Il a quand
même une... Attendez, il ne va pas être là simplement à dire, on va attendre que ça se passe. Il est président de la République. Vous avez vu, pour reprendre une expression qu'aime bien Anne, le pays est en ébullition. Et ça n'est pas normal, dit-il. Donc il faut qu'il apporte des solutions quand même. Lui et son gouvernement. Et qu'il est encore solidaire. Sauf à preuve du contraire. Il y a quand même un rôle politique à jouer avec des options politiques à se rendre, qui engagent les finances publiques, qui engagent ce pays, ne serait-ce qu'à l'étranger d'ailleurs aussi. Donc on ne peut pas faire comme s'il était là. Comme si c'était anodin et qu'il était là pour faire de l'observation. Le fait qu'il
reprenne la main, qu'il annule un déplacement à l'étranger, qu'il se rende à Marseille, qu'il dise qu'on reçoit les lycéens, il y a un petit réveil quand même.
Oui, mais il ne faut pas faire simplement du spectacle et du cinéma. Vous savez, je pense que les Français en ont un peu ras la casquette de ce cinéma permanent. Faire un déplacement, c'est bien. Parler, c'est bien. Mais si c'est pour rien dire, ça ne sert pas à grand-chose. En réalité, mis à part exaspérer celles et ceux qui sont déjà très en colère, et le président de la République, Richard Ramos l'a dit, cristallise déjà contre lui beaucoup de colère, je pense qu'il vaut mieux une parole bien mesurée avec des propositions très précises et très ciblées. plutôt qu'une espèce d'agitation communicationnelle qui ne servirait malheureusement pas à grand chose. – Alors il n'a pas rien
dit, bon il s'est livré à un mea culpa comme il ne l'avait pas fait depuis longtemps sur le 17 octobre. – Ce qui est rare en 10 ans,
il faut le noter. Un mea culpa du président de la République, il faut noter que c'est rare parce que depuis 10 ans, il n'a quand même jamais été capable de voir ce qu'il avait raté et d'assumer sa responsabilité de la situation politique dans laquelle est le pays. Parce que c'est bien sympathique de parler de pays en ébullition aujourd'hui. Ce n'est pas comme s'il était président de la République depuis 10 ans, que les mobilisations avaient été nombreuses pendant ces deux quinquennats successifs et qu'il n'avait jamais été capable d'apporter de réponse politique pour... apaiser la situation. Vous êtes d'accord avec ça, Richard
Ramos, sur le fait que peut-être ces derniers jours l'ont changé, sa capacité à se remettre en question ?
crois que, vous savez, le président avait été marqué, vous savez, avec le puits envelé, et je pense qu'il avait été marqué dans ses chairs, et finalement, quand il a revu cette France qui brûlait, finalement, je pense que... Il se sentait une responsabilité d'intervenir. Moi, je pense qu'on a le bon Premier ministre au bon moment. C'est-à-dire que quelqu'un qui est capable d'apaiser, d'écouter, etc. Et que dans une fin de règne, j'ai envie de dire, de ces 10 ans-là, il faut que le président de la République soit le garant des institutions. Ce qu'il a été fait pour essayer de faire baisser le prix à la pompe en allant négocier du pétrole, c'est son rôle de président de la République. Mais je pense que... Alors c'est son tempérament, il voudra certainement vouloir beaucoup intervenir. Moi, je peux me tromper, pardon, mais sans faire de grands scoupes, il me semble qu'il voulait, quand il est intervenu, on me dit qu'il voulait un couvre-feu total. Et on me dit que c'est le Premier ministre le dimanche qui lui a dit ne fais pas ça. En fait, la problématique, c'est pas qu'on n'est pas capable de tenir le pays, c'est qu'il y a eu une mauvaise information. Et donc, ça veut dire que le Premier ministre et le Président se parlent. Le Premier ministre doit... Oui, mais vous savez, dans ces affaires-là, les histoires de la cinquième réplique entre le président et le Premier ministre, c'est complexe. Dans ce moment-là, il se parle. Je pense que le président de la réplique doit rester en surplomb. Et il faut que notre Premier ministre trouve des solutions pour aller... Je vote du budget, qui est un budget réversible, qui permet d'aller jusqu'à...
Mais non, mais il y a samedi. Et pour le coup, il a dit ça, le président, et je pense que c'est très important. Il dit qu'on redoute la manière dont ça va se passer samedi. D'ailleurs, il y a déjà des mesures qui vont être prises pour éviter qu'on déborde. Est-ce qu'il est dans son rôle, là, Edwidge Diaz ? Est-ce qu'il a raison de préparer les esprits lorsqu'il dit craindre la prochaine journée de mobilisation
samedi ? C'est quand même assez effrayant d'entendre ça de la part d'un président de la République. Il dit qu'on redoute, c'est un aveu de faiblesse qu'il est en train de nous faire. Ça veut dire plusieurs choses, ça veut dire que peut-être qu'il estime... Vous ne la redoutez pas, vous, cette journée En fait, moi je pense que cette journée, en tout cas les débordements de cette future journée sont évitables. Déjà en apportant des réponses à la colère sociale et ensuite en déployant les dispositifs nécessaires pour empêcher les casseurs de casser. Moi je suis très attachée à la liberté de manifester, mais à un moment donné on ne manifeste pas pour le plaisir, on manifeste parce qu'on a des choses à revendiquer. Et donc là en fait qu'il fasse en plus l'amalgame entre les manifestants et les casseurs, je trouve ça très inquiétant. Je voudrais quand même avoir une pensée pour les commerçants qui ont perdu leur outil de travail. J'ai entendu le président de la République dire que samedi dernier ça s'était bien passé. Je suis sénatrice de Gironde et par exemple à Bordeaux, samedi, ce sont encore une dizaine de commerces qui ont été cassés et pillés selon la spécialité de Gironde. Ça s'est globalement mieux passé que la semaine dernière. Oui, mais les 10 personnes qui ont perdu leur commerce, je me mets à leur place et je ne pense pas qu'elles pensent que ça soit mieux passé que la semaine dernière. Mais vous dites deux choses,
il faut répondre aux revendications. Il me semble qu'en l'occurrence, c'est ce qu'ils ont fait aujourd'hui avec les lycéens. Ils vous disent qu'il faut prendre des mesures pour encadrer les manifestations. Écoutez ce qu'il a dit, justement, sur l'encadrement des manifestations samedi. Il va y avoir quand même un sacré changement.
ne lâche rien pour les événements à venir. On continuera d'avoir des tracés alternatifs pour les manifestations déclarées, pour protéger nos centres-villes. Et on continuera de tenir les positions pour que le calme demeure. Parce que c'est ce qu'on doit, parce que c'est ça la République. Et c'est la mission que... Chaque jour, vous faites avec fierté et engagement.
Ne pas être capable, dans un grand pays comme la France, septième puissance mondiale, parce qu'on a toujours tendance à se dévaloriser, on est quand même un grand pays. On n'est pas un pays qui est incapable d'organiser et de gérer des manières. Vous savez ce que disait
Valéry Giscard d'Estaing ? Ça lui avait coûté cher. Nous sommes une puissance moyenne.
Oui, mais moi je crois que nous sommes encore une grande puissance. Et que nous avons des forces de l'ordre qui, quand elles sont bien driveées avec des consignes claires... savent encadrer une manifestation. Qu'on a des syndicats dans ce pays, quand ils ont là aussi la possibilité d'être autour de la table, qui peuvent gérer des cortèges. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé ce week-end. Je remarque au passage, permettez-moi de le signaler, que le président de la République, pendant les premières années de son quinquennat, avait voulu mettre de côté ce qu'on appelle les corps intermédiaires, c'est-à-dire les syndicats, c'est-à-dire les élus locaux, et il s'aperçoit que malgré tout, à chaque fois qu'il y a une crise, ceux qui tiennent le pays... Ce sont à la fois dans les manifestations pour l'organisation, les syndicats, et en cas de crise, les élus locaux, comme c'est le cas par exemple du maire de Marseille, qui s'est retrouvé bien seul le 17 octobre, et où on a vu toutes ces dégradations. Du coup, je n'ai pas compris votre position.
Est-ce qu'il faut protéger les centres-villes ou pas ?
Moi, je souhaite que les Françaises et les Français, parce qu'ils ont des difficultés et des revendications, puissent manifester. Je ne veux pas qu'on puisse par des... raison invoquée parce qu'on serait incapable de gérer l'ordre d'une manifestation dans ce pays, empêcher des manifestations ou faire peur sur des capacités de manifestation. Qu'il y ait des tracés qui soient bien organisés et bien montés avec les préfectures. C'est normal, c'est légitime. Moi, vous savez, je suis très clair sur le sujet. Vous avez des commerçants qui ont tout perdu dans
les manifestations. – Ça fait 15 ans qu'il n'y a pas une manifestation qui se déroule normalement dans ce pays. – Non, pas autant que ça. – Ça a commencé avec la loi El Khomri, pour laquelle il y a eu des violences inouïes. Maintenant, à chaque fois qu'il y a un rassemblement dans ce pays, si c'est une équipe de foot qui gagne, si c'est une manifestation de contestation, ça part toujours, toujours, pardonnez-moi l'expression, en sucette. Et qui paye les pots cassés ? C'est un les manifestants
et les commerçants. Les manifestants, les commerçants qui perdent tout, ceux qui perdent parce qu'il peut y avoir des voitures brûlées, les collectivités locales qui après doivent payer les dégâts. Tout le monde paye collectivement sur les manifestations. Mais c'est bien là où il y a un problème. Comment est-ce que c'est possible que dans ce pays, et vous avez raison de ne pas dire que les manifestations, on organise la finale de la Ligue des champions dans ce pays,
il
y a des problèmes parce qu'on n'est pas capable de cadrer des manifestations. Vous vous dites malgré tout qu
'on doit pouvoir manifester partout, même avec des parcours qui sont encadrés. Là-dessus, Edwige Diaz, je voudrais que vous discutiez aussi les uns avec les autres. Est-ce que vous pensez, comme Pierre Jouvet, qu'il faut laisser les gens manifester ? partout où il le souhaite, en encadrant le tracé. Où est-ce qu'il faut préserver les centres-villes ?
En fait, au regard de l'intrusion systématique d'éléments perturbateurs dans les manifestations, je pense que la priorité, en effet, c'est de protéger les outils de travail de ceux qui se lèvent tôt tous les matins pour essayer de gagner leur vie. C'est un constat d'échec ? on arrivera à éviter qu'il y ait ces manifestations parce qu'on apportera des solutions. Mais là, dans l'urgence, il faut protéger la France des jeunes agents.
Donc pour le coup, il a raison là-dessus.
C'est un aveu d'échec, mais vous m'avez dit tout à l'heure que le gouvernement avait apporté des solutions. Alors, sur les lycéens, il y a un début de solution. On va y aller sur la contestation. Il faudrait qu'on reste... Il n'a pas apporté de solution sur le pouvoir d'achat, sur le service public. Donc en fait, il y a des raisons de manifester aujourd
'hui. l'encadrement des manifestations et le fait qu'on dise plus de centre-ville, plus de manifestations dans les lieux emblématiques de la mobilisation.
Moi, je dis bien, à date, ça ne me choque pas qu'on dise plus de manifestations dans les centres-villes. Je pense que nos commerçants dans les centres-villes, c'est là où ils sont, ils ne peuvent plus absorber, c'est comme une éponge. C'est-à-dire que ceux qui ont été cassés, ils ne pourront pas être cassés une deuxième fois. On a déjà des assureurs qui commencent à ne plus vouloir les assurer. Donc, on ne pourra pas. Donc plus de manif à Bastille,
plus de manif à République, plus de manif à Nation.
Peut-être que c'est que pendant un mois. Je pense que, en ce moment-là, à ce moment-là, moi, je ne suis pas choqué qu'on puisse trouver des parcours qui fassent en forte, qu'on protège nos centres-villes. Ils ne pourront pas, les commerçants. Aujourd'hui, la moitié d'entre eux que je connais, ils sont en train de chercher des assureurs. C'est-à-dire qu'on leur a dit, c'est la dernière fois qu'on vous assure. Est
-ce que vous vous souvenez qu'au tournant des années 2000 en Allemagne, quand il y a eu les grandes manifestations et les grandes grèves pour les lois Hartz sur le travail, toutes ces manifestations avaient lieu sur les rings. Les rings, c'est les périphériques
des
villes. Et c'était des manifestations monstres. Et ça avait marché.
Dans la compréhension, là je parle de l'élu rural que je suis, de la campagne. On mesure pas, on est encore à chaud de tout ce qui s'est passé, mais dans les villages où il y a 300 personnes auxquelles il n'y aura pas de manifestation,
les
gens ont été meurtris de voir la France comme ça. Les anciens, en regardant la télé, ils ont été meurtris. Et quand vous leur dites, est-ce qu'il faudrait protéger le centre-ville d'Orléans ou le centre-ville de Marseille, etc., ça leur pose pas de problème pour faire une pause dans ces violences-là. Peut-être qu'il faudra réouvrir pour le droit évidemment à manifester où on veut, mais là... Le pays ne peut plus supporter. Mais quel message ça envoie
à ces zones périphériques et les commerçants qui s'y trouvent ? Ça
envoie un message et il faut prendre sa part. C'est-à-dire que toutes ces violences-là, quand vous avez 800 000 manifestants ou 600 000 manifestants, tous ceux qui viennent casser, c'est parce qu'ils arrivent à se noyer dans 600 000 manifestants. Il faut à la fois répondre au malaise social. Et en répondant aux maladies sociales, c'est-à-dire avoir moins de colère dans la rue, qui permettra que derrière, l'extrême gauche, les frères musulmans, les casseurs, ne viennent pas s'agréger à ça. Et donc il faut en même temps que ce qu'a réussi... Moi, vous savez, j'ai trouvé que le ministre de l'Intérieur avait été honnête homme face au Parlement quand il a reconnu ses torts. C'est assez rare qu'on ait un ministre qui vienne au banc, dans l'hémicycle, et qui dise « j'ai commis des erreurs ». C'est assez rare. Ils ont commis des erreurs pas parce qu'on n'a pas les forces de l'ordre pour tenir le pays, qu'ils n'avaient pas les renseignements qui leur ont permis de le faire. Aujourd'hui, on l'a, mais si on ne répond pas à la colère sociale, alors... on aura des manifestations et on aura de la casse. Il faut d'abord répondre à la colère sociale et ensuite, évidemment, faire de l'ordre face aux casseurs et aux pilleurs. Cette
casse et ces débordements, ils ont quand même eu une conséquence politique dont on va parler demain. Et après, on reviendra sur les réponses politiques aux lycéens, à la vie chère. Mais dès demain, il y a eu une accélération du calendrier, il y a eu une loi qui va être débattue au Sénat, la loi dite « casseurs-payeurs ». Le texte, en fait, c'est un texte que veut le Rassemblement national. Rassemblement national, je vais y arriver depuis longtemps, il vise à créer une responsabilité civile, c'est important d'expliquer quand même de quoi il s'agit, pour tout membre d'un groupement ayant commis des dégradations sans qu'il soit nécessaire de prouver qu'il est l'auteur. Donc ce sera soumis à plusieurs conditions et cette amende, cette responsabilité civile, elle sera plafonnée à 10 000 euros par personne due à la victime. aux assureurs, voire à l'État, s'ils se retournent contre l'auteur. Je précise quand même qu'Amnesty International a demandé aujourd'hui à l'exécutif de renoncer à ce projet de loi. Est-ce que vous, vous êtes philosophiquement pour la démarche de cette loi casseur-payeur ?
Je suis totalement défavorable à cette loi qui ne sera jamais applicable. Quels que soient les votes qui soient faits... elle ne sera de toute façon jamais applicable. Le périmètre et la définition, d'ailleurs vous venez de l'afficher sur l'écran tout à l'heure, vos téléspectateurs l'ont vu, tel qu'il est fait, c'est-à-dire se trouver dans un groupement où il pourrait y avoir au milieu des casseurs ou des gens qui font du débordement, ne permettra jamais à la justice de notre pays d'identifier celles et ceux qui sont réellement responsables. Que les responsables... la casse, du pillage, que les violents des manifestations soient sortis, soient jugés de manière dure, intraitable, moi je n'ai aucune difficulté. Mais qu'on n'aille pas faire croire par des gadgets de lois supplémentaires qu'on réglera un problème qui ne se réglera pas comme ça. – Edwige Diaz qui est là,
elle vous dira, avec nous, avec l'ERN on le fait. – Non mais
sans doute, Edwige Diaz répondra, mais je crois que c'est de l'effet d'annonce. Je voudrais juste un instant, parce que ça revient un peu sur le sujet. Mais qu'on reste là-dessus, vraiment ? Oui, mais restons là-dessus. Mais sur la question des renseignements, parce que tout ça vient aussi de là. C'est-à-dire qu'en fait, il y a des casseurs, il y a des pilleurs, il y a des débordements qui concernent quelques milliers de personnes, en vérité, dans notre pays. Dans les années 1990, l'Angleterre était bouffée par les hooligans autour des stades de foot. Ils n'arrivaient plus à organiser un match de foot normalement, parce que les hooligans avaient pris le contrôle. Qu'est-ce qu'a fait le gouvernement anglais à l'époque ? Ils ont mis en place un système de renseignement, d'identification de tous les hooligans. Il n'y a plus aucune difficulté aujourd'hui. La défaillance du système d'État dans la question... des renseignements territoriaux, parce que soyons précisés, c'est comme ça que ça s'appelle, des renseignements territoriaux qui n'arrivent plus, par faute de moyens et d'anticipation, à identifier celles et ceux qui sont les casseurs dans les groupes d'Ultra, qui sont très identifiés sur les réseaux sociaux, etc. Eh bien, en réalité, c'est d'abord ça qu'il faut aller traiter, plutôt que de faire une loi qui, pour moi, est une loi gadget, qui ne répondra pas à la problématique. Sauf que là, il y a la
notion d'identification, mais il y a aussi la volonté de faire. payer ce qui casse, si j'ai bien compris. Vous vous dites que c'est faisable.
Oui et en plus c'est même souhaitable parce que là on était dans des situations où les casseurs ne payaient pas les dommages qu'ils avaient causés. Et ça envoie un très mauvais signal aux honnêtes de gens qui eux payent leur amende quand ils se font flasher à 53 km heure au lieu de 50 km heure. Donc cette loi en effet elle est attendue par les français. Je dis juste que c'est dommage que nous ayons perdu autant de temps parce que nous avec Marine Le Pen nous l'avions proposé et d'ailleurs un certain nombre de... mesures qui se retrouvent dans la loi demain auraient pu être appliquées il y a un certain nombre d'années. Donc
demain, vous allez pousser pour cette loi, vous êtes présidente des
Rennes.
Vous pourrez surmonter le
Conseil constitutionnel, vous croyez ? Oui, le Conseil constitutionnel, on s'est rendu compte qu'il y avait quand même beaucoup de politique, surtout ces derniers temps. Non, non, non, mais en
dehors du fait que vous allez modifier la Constitution et modifier le Conseil constitutionnel, mais... Est-ce que vous croyez que ça peut passer le barrage du Conseil constitutionnel ? Parce que finalement, ça pose la question de la présomption. de culpabilité, cette loi, et ça c'est un problème aujourd'hui. Sur le
sujet très technique, demain c'est une première lecture, donc après la navette, donc du coup entre temps, j'espère que nous remporterons l'hémicycle. Et l'idée c'est de dire, nous sommes tous ensemble, nous formons
un groupe, Yves Tréhard commet des violences, et bien nous sommes, je prends vous au hasard, et vous êtes au restaurant,
vous sortez de la rue et vous êtes dans un groupe où il y avait Yves Tréhard à proximité, vous serez concerné. Alors qu'aussi bien, vous n'y êtes pour rien.
Qu'est-ce que vous en pensez ?
Moi, je pense que de toute façon, ça ne tient pas la rampe du Conseil constitutionnel. Et que dans ce pays-là, c'est le principe de ce pays-là, les lois sont individualisées. Et donc, mettre quelqu'un dans un lot et dire que tu es coupable, ça ne marchera pas. Moi, je suis pour la reconnaissance faciale. C'est-à-dire, je pense que dans des moments qui sont des moments de manifestation, on doit pouvoir mettre la reconnaissance faciale pour aller chercher ceux qui cassent et ceux qui pillent. Et ensuite, il faut qu'à chaque policier, ça n'a pas été le cas justement, il y ait des caméras et qu'on puisse... aller chercher ceux auxquels on sera devant le juge. Il faudra apporter la preuve comme quoi ils sont coupables. Et donc, je crois que c'est quelque chose qui n'est pas opérationnel. Donc moi, au Parlement, je ne le voterai pas. –
Le camp présidentiel ne va pas voter ?
– Non, moi, je dis que vous connaissez ma liberté. – Vous, personnellement, oui. – Mais qu'est-ce qu'ils aient voté ? – Je pense que le camp présidentiel, il votera en partie. Moi, je ne le voterai pas. Mais par contre, je vais essayer de pousser, regarder comment on pourra faire les amendements. Pour
cette
raison-là. Et puis parce qu'en France, la peine, elle est individualisée. C'est-à-dire que vous ne pouvez pas vous retrouver au tribunal à être condamné alors qu'on n'a pas pu prouver que vous avez créé un délit. Vous
êtes rarement dans un magasin par hasard avec des billards.
Vous pouvez trouver... Pardon, dans des manifestations, il y a un moment donné, vous pouvez vous retrouver dans une manifestation, dans une masse, sans que vous l'ayez prévu. Ça arrive aussi. Mais c'est que ça a fait trop longtemps que M. Tréhard n'est pas allé en manifestation. Et ça, c'est un vrai, vrai danger. Non, mais l'exemple que vous citiez tout à l'heure... On répondrait le problème avec la reconnaissance faciale. L
'exemple que vous citiez tout à l'heure, on est au responsable au restaurant ensemble, vous commettez des violences, quelqu'un qui sort du restaurant se trouve à ce moment-là au mauvais endroit. au mauvais moment, il est potentiellement responsable. Edwige Diès, vous vous dites non, ça c'est pas grave, on va le surmonter,
on prend notre risque. Je ne dis pas ça, je dis juste ce que mon collègue Macroniste vient de dire, c'est un signal alarmant que vous envoyez aux honnêtes gens qui travaillent et qui se disent, avec vous, on n'aura pas de réparation de nos dommages. Reconnaissance faciale. Non mais attendez, là vous avez pris l'exemple de l'honnête citoyen qui sort du restaurant et qui se retrouve pris dans une nasse. Oui mais du coup ça sera facile pour lui de démontrer qu'il n'était pas là volontairement pour casser parce qu'il pourra en apporter la preuve. C'est à la justice de démontrer. Oui non mais d'accord, mais ça sera lui qui donnera les preuves à la justice. Moi ce que je veux dire juste c'est que les français attendent cette loi, c'est tant mieux qu'elle arrive demain au Sénat. Je dis que nous avons perdu beaucoup de temps parce que je... Je le répète, depuis des années, avec Marine Le Pen, nous avons formulé des propositions à l'Assemblée nationale pour, par exemple, faire en sorte d'obliger les collectivités territoriales à déposer plainte et à se constituer partie civile pour que les casseurs soient obligés de payer les réparations. Nous avons aussi proposé la suspension des allocations familiales, justement pour responsabiliser les parents. Parce que là, on a quand même des commerçants qui... eu leur outil de travail détruit, qui ont perdu du chiffre d'affaires et qui ont subi un traumatisme. Et d'une manière générale, nous avons envoyé un très mauvais signal, une image très négative à l'ensemble du monde. Est-ce que vu les équilibres de l'Assemblée et du Sénat... En
droit, vous ne pourrez pas obliger les collectivités locales à porter plainte. C'est la libre gestion des collectivités locales. C'est une
proposition... qui va pouvoir passer au Sénat, qui va pouvoir passer à l'Assemblée nationale. Pourquoi ? Parce qu'à l'Assemblée nationale, le Rassemblement national va voter. Oui, on sera très mobilisés, bien sûr. Et il y aura la droite LR qui va voter pour. Et je pense qu'il y aura une partie du camp présidentiel qui va voter pour. Donc elle a toutes les chances de passer. Et ensuite, ça sera défait par le Conseil constitutionnel. Et après, ça sera sans doute porté, je ne sais pas par qui, mais sans doute par quelqu'un au Conseil constitutionnel. Quand je dis ça, ça veut dire que c'est soit le président, soit le président. de la République, soit le président d'une des deux assemblées, ou soit 60 sénateurs et députés qui porteront ça. Madame Diagne,
vous me permettez de vous soumettre un autre exemple, peut-être un peu plus concret que cet exemple du restaurant. Je suis en manifestation. Vous parlez des honnêtes gens. Les honnêtes gens qui manifestent parce qu'ils demandent plus de pouvoir d'achat. Ils circulent sur un parcours qui a été déterminé et accepté et autorisé par la préfecture de police, par exemple de Paris. D'accord ? Sur ce parcours, il y a des commerces. Jusqu'ici, tout va bien. À l'intérieur du cortège, il y a forcément des éléments perturbateurs, casseurs, rappelez-les comme vous voulez, qui vont commettre des exactions. Il m'est arrivé de couvrir certaines manifestations dans lesquelles il y avait soudainement des gens qui venaient à casser une vitrine à ma gauche, à ma droite, un peu partout. On se retrouve comme ça, par hasard, près de ces gens. En général, en plus,
on est près des black blocs, des classeurs, parce que c'est aussi notre rôle de journaliste. Exactement. Et quand même, on s'en éloigne,
ils savent s'immiscer. C'est tout le problème d'ailleurs de la problématique pour le maintien de l'ordre que ça pose. Comment vous faites ? Pour dire à ces personnes, ces honnêtes gens, qui manifestent et qui se retrouvent pris dans une espèce de masse avec des casseurs, des pilleurs, encore une fois, qualifiez-les comme vous voulez. Comment vous leur expliquez qu'ils risquent d'être condamnés et de payer 10 000 euros à l'État, aux assurances ou au commerce ?
Il y a juste un angle mort dans votre démonstration. C'est qu'en fait, il y aura condamnation s'il y a jugement. Et pour qu'il y ait jugement, il faut qu'il y ait interpellation. Et donc moi, je fais confiance aux forces de l'ordre pour ne pas se tromper de personne. En fait, il y a quand même des agissements. Et les forces de l'ordre sont des professionnels. Il voit bien si quelqu'un a le visage dissimulé, s'il agite ou si au contraire il essaye de fuir cet endroit-là qui pourrait être dangereux. Donc voilà, moi je le dis, je le dis, non mais s'il est inter... Je ne pense pas que c'est très important de ne pas fuir la situation dans laquelle on est quand on est en manif. Oui mais moi je fais confiance aux forces de l'ordre. Voilà, qui n'iront pas interpellés par hasard, qui ont du discernement, qui sont des professionnels de ces situations et donc qui sauront faire la différence entre quelqu'un qui se retrouve là vraiment par hasard et quelqu'un qui est très content de se retrouver là, qui a un comportement suspect, qui par exemple peut dissimuler son visage, qui peut être armé, qui peut être habillé tout en noir. C'est une responsabilité quand même pour les forces de l'ordre. Mais oui, mais nous leur faisons confiance.
Pardon Madame Diaz, mais... Votre démonstration démontre à l'instant même qu'en réalité, c'est simplement de la communication. Et qu'en fait, cette loi casseur-payeur ne changera strictement rien aujourd'hui. Parce que pardon de vous dire qu'aujourd'hui, si vous êtes attrapé sur un fait, que vous avez détruit, que vous avez pillé, que vous êtes jugé, que vous passez devant un tribunal, que le tribunal vous reconnaît comme coupable, vous payez. Pardon. Donc en fait, on fait croire aux gens qu'une loi miracle casseur-payeur va régler la situation. Ce qui réglera la situation, c'est quand nos forces de l'ordre auront la réalité des moyens sur le terrain. que les renseignements territoriaux seront réorganisés, que nos juges d'instruction partout dans le pays pourront faire leur travail correctement et qu'on pourra juger des gens et pas simplement laisser des fils pendant des mois et des mois. Et ça, on pourra... Vous êtes assez optimiste parce que... Il voit le résultat
des interpellations. Le nombre de personnes qui sont condamnées, qui sont jugées d'abord, après qui sont condamnées, vous voyez quand même qu'au bout du compte, on peut y avoir des légats par exemple. Mais Yves-Lar, vous êtes d'accord avec moi que ce n'est pas
une loi casseur-payeur qui réglera ça ?
Alors il y a un autre sujet qui va se poser dans cette loi casseur-payeur, c'est le gouvernement qui veut profiter en fait via un amendement, d'une modification de cette loi pour pouvoir bloquer tout réseau social, puisqu'on a beaucoup parlé ces derniers temps du rôle des réseaux sociaux, bloquer tout réseau social qui ne supprimerait pas sous une heure tout contenu appelant... à l'insurrection. Est-ce que ça, ça vous semble souhaitable, Richard Ramos
? Oui, ça semble souhaitable. Je veux dire, tout outil ou support qui permet de fabriquer de l'insurrection, ça paraît normal que de faire en sorte que ce ne soit pas possible. Oui, sauf que typiquement, ça avait
été fait au moment des émeutes en Nouvelle-Calédonie. Je ne sais pas si vous en savez. Et on s'était rendu compte, a posteriori, que ça n'était pas constitutionnel.
Oui, mais... Pardon, il y a des moments, il faut donner l'effet de principe. Dans le fait de principe, il est quand même normal que quand on a un support qui veut organiser l'insurrection, on puisse essayer de le bagarrer pour que ça ne soit pas possible. Vous me posez la question, pour moi, c'est du bon sens.
Est-ce que vous êtes toutes d'accord avec cela ? Moi, je veux
vous dire une chose très simple. Il y a une règle qui n'est pas appliquée, qui a été une règle européenne que personne n'applique, qui s'appelle le DSA, qui est la régulation des réseaux sociaux, qui a été faite par Thierry Breton et qui pose un système simple. Tout ce qui est interdit... hors ligne est interdit en ligne. Et tout pouvoir politique en Europe a la possibilité d'appliquer de manière immédiate cette règle.
Visiblement, ça ne fonctionne pas.
Non, ce n'est pas que ça ne fonctionne pas, parce que l'exemple que vous prenez de Nouvelle-Calédonie, déjà un, on ne l'utilise pas, Richard Ramos a raison, et deuxièmement, l'exemple que vous prenez en Nouvelle-Calédonie n'est pas tout à fait celui-là. Nouvelle-Calédonie, ça avait été de manière non ciblée. une suspension des réseaux sociaux. Si on est sur du contenu... Pourquoi on ne l'utilise
pas, cet outil dont vous parlez ?
Moi, je plaide pour qu'on l'utilise. C'est-à-dire que tout ce qui est... Parce qu'on parle des manifestations, mais on pourrait parler de harcèlement en ligne de la même manière. On pourrait parler de propos antisémites, racistes, etc., qui ne sont jamais suspendus. Mais là encore, parce qu'en fait, il n'y a pas de suivi, il n'y a pas d'application. Parce que les services de police de notre pays, quand vous regardez la réalité, malheureusement... des femmes et des hommes qui travaillent et qui font du très bon travail sur le suivi, notamment numérique, parce qu'on voit qu'aujourd'hui tout passe par Snapchat, par les applications, etc. Le nombre de personnes qui travaillent derrière ces écrans d'ordinateur dans nos systèmes, qui sont réduits à la portion qu'on peut d
'année en année. Vous ne craignez pas, monsieur Ramos, notamment, qu'un tel outil dans de mauvaises mains devienne une bombe pour les libertés publiques ? Vous imaginez cet outil, la possibilité de pouvoir couper en totalité un réseau social ? Parce qu'il n'a pas retiré certains contenus. Je ne vais pas faire l'avocat du diable. Évidemment que les appels à l'insurrection sur les réseaux sociaux sont absolument scandaleux. Il faut lutter contre. Mais cet outil-là dans de mauvaises mains... nous renvoie à des exemples dans le monde qui sont proprement terrifiants.
C'est pour ça, pardon, elle saura du bois, que moi je parle simplement vraiment de la règle du DSA, c'est-à-dire le contenu. Le contenu ! Ce n'est pas la suspension du réseau social. Mais c'est bien la question de la suspension de la plateforme
en
totalité qui était opérée. Elle
disiaise
sur ce point ? C'est quand même fou qu'on soit réduit à constater l'incompétence du gouvernement et à... valider la restriction des libertés. Donc nous, nous ne sommes pas favorables à la restriction des réseaux sociaux, parce qu'en fait, ça porte une atteinte disproportionnée à la liberté des Français et de l'immense majorité des Français qui sont des honnêtes gens. Mais je ne me positionne pas par rapport aux conséquences institutionnelles. Mais oui, voilà, ok. C'est pas,
on ne coupe pas les réseaux pour couper les réseaux. C'est parce que derrière, il y a une demande d'insurrection. Vous comprenez qu'à ce moment-là, On
rentre dans la question de la définition de l'insurrection. Est-ce qu'il n'y a pas une contradiction entre
ce que vous venez de nous expliquer dans la volonté de poser les responsabilités sur ceux qui se retrouvent encore une fois parfois au mauvais endroit au mauvais moment et en revanche les réseaux sociaux on n'y touche pas ? Je viens
d'expliquer que je considère, parce que je fais confiance aux forces de l'ordre, qu'il n'y aura pas de mauvaise interpellation faite au hasard. Et que si jamais ça arrivait, ça serait facile à démontrer pour l'honnête personne qu'elle n'a rien à voir avec ses casseurs et ses pires. Et vous savez, au RN, je le dis, nous sommes attachés à la liberté. Et là, parce que le gouvernement est incapable d'empêcher une petite minorité de mettre le bazar, il va sanctionner... ... ... ... ... ...
Parce que c'est faux.
Minorité de casseurs.
Si vous regardez bien ce qui s'est passé le week-end du 17 octobre, vous vous apercevez quand même que je ne vois pas comment, sincèrement... La police, il aurait fallu qu'elle soit beaucoup plus armée, mais je ne parle pas armée
avec
des armes, il aurait fallu qu'elle soit beaucoup plus importante, parce qu'on ne peut pas comparer les deux samedis. Je suis désolé. Les deux samedis, les parcours ne sont pas les mêmes, les intentions ne sont pas les mêmes, il y a énormément de Français qui ne sont pas allés défiler parce qu'ils avaient peur justement. Et puis... Troisièmement, il y a eu des ordres qui ont été passés chez les ultras et chez les black blocs, je le sais, et la police le sait. pertinemment, et c'est très bien qu'ils ne sont pas sortis samedi dernier, et donc on ne peut absolument pas comparer. Et si vous ajoutez à cela les pilleurs qui ont déferlé sur les villes, mais comment vous pouvez vraiment, sincèrement, ça concerne des territoires qui sont énormes.
Mon propos c'était, est-ce que la campagne présidentielle va se faire dans la rue ? Est-ce que c'est ça qui se profile avec ces manifestations ? potentiellement à répétition, si les réponses ne sont pas apportées. Est-ce que vous le souhaitez, Pierre Jouvet ?
Je souhaite que le débat démocratique se passe d'un point de vue démocratique. On puisse confronter les débats, les propositions et les positions. Ensuite, quand il y a des manifestations, je suis extrêmement attaché à la liberté de manifester, au droit de manifester dans ce pays. Il est extrêmement important. C'est la raison pour laquelle on en revient à la première question que vous nous posiez quand on est rentré sur votre plateau. C'est les réponses politiques. Où sont-elles ? Le problème, c'est que le retard à l'allumage a été tellement grand au démarrage de la première mobilisation lycéenne qu'on a laissé déraper, où finalement le gouvernement avait pris ça par-dessus la jambe en disant « c'est des gamins, ils vont se calmer, les vacances d'automne vont arriver, tout ça va rentrer tranquillement, il va pleuvoir, la légèreté a été ». Total et absolu. Il n'y a eu aucune réponse qui a été donnée. Ce soir, il y en a eu. Et quand vous n'avez pas de réponse qui est donnée, comment ça se passe dans l'histoire des mouvements sociaux depuis toujours et dans tous les pays ? Vous avez un enquistement d'un mouvement qui se fait. Vous n'avez pas de réponses qui sont données. Il n'y a rien de toute façon qui puisse permettre de calmer de manière... immédiate. Une colère qui est une colère profonde parce qu'elle mêle à la fois des questions éducatives, des questions de pouvoir d'achat, des questions de sentiment d'être laissé à l'abandon dans ce pays. Il faut bien commencer par quelque
chose. Ce soir, il y a des annonces qui ont été faites aux lycéens. Est-ce que vous comprenez que malgré ce qui a été annoncé, on peut peut-être d'ailleurs refaire un point ensemble l'ISADF quand même. Non mais c'est important de poser le cadre et de savoir ce qui a été annoncé parce que 'est pas rien.
vous avez raison.
On peut commencer par le premier point,
Parcoursup. On n'est pas encore à l'heure de la suppression de Parcoursup. Pas du tout d'abrogation, mais plus de clarté et de transparence. Il y a notamment un point qui était important, c'est que les formations qui réclament des lettres de motivation vont devoir en justifier. Et en cas de refus, les lycéens auront la possibilité de saisir la formation pour demander pourquoi. Il y a aussi eu des réponses sur la création de places, puisqu'on sait maintenant que dès la rentrée 2027, donc la prochaine rentrée, 28 élèves maximum en classe de seconde dans 50% des établissements. moins favorisé. Et à la rentrée de 2028, l'objectif c'est qu'il y ait 28 élèves maximum partout. Il y a également 15 000 places ouvertes dans le supérieur et toutes les suppressions qui étaient prévues dans le second degré sont annulées. Il y aura aussi la création de 500 places en plus. Autre revendication importante, c'est le bâti scolaire. 4 milliards d'euros aux collectivités locales. Je précise par le biais d'un prêt fait à la Caisse des dépôts sur, je précise aussi, un taux préférentiel. Un milliard d'euros pour rénover les universités et ça sur plusieurs années. Et le sujet qui était numéro un des revendications des lycéens, c'est le temps scolaire. Edouard Geffray a dit que pour répondre à l'impression des lycéens dès le début de la première de jouer leur bac, le gouvernement s'engage à questionner la place du contrôle continu et cette question des spécialités, des options pour alléger l'emploi du temps des lycéens.
Ce sont des sacrés avancées, Pierre Jouvet. Est-ce que vous comprenez qu'ils continuent la mobilisation ?
Vous savez, les lycéens sont libres. Moi, je ne suis pas organisateur de manifestation. Non,
mais vous êtes à leur côté quand il le faut. Là, vous pouvez dire bravo.
Non, je ne dirais pas bravo. Ce que je constate, d'abord, permettez-moi de le prendre avec un léger sourire, malheureusement. Quand nous disions à M. Attal, qui était venu nous annoncer en grande pompe pourquoi Parcoursup était extraordinaire, incroyable, on lui disait « Attention, M. le ministre, il y a un problème, c'est que Parcoursup, c'est un algorithme qui n'est pas clair. La problématique principale, c'est que les élèves derrière, ils ne savent pas pourquoi ils sont recadés ou pourquoi ils sont mis à tel endroit. Mais non, jamais, je me rappelle de Gabriel Attal, la main sur le cœur en disant « Mais non, tout ça est totalement transparent. » Qu'est-ce que je vois ? Première annonce sur Parcoursup, qu'en fait, Parcoursup, ils vont supprimer, mais on va attendre l'après présidentiel parce que de toute façon… quel que soit le prochain gouvernement, il supprimera Parcoursup. On va donner la transparence algorithmique de Parcoursup. Ah bah oui, merci, il était temps. Depuis que Parcoursup a été lancé, nous le disons, premièrement. Deuxième élément, pardon, là aussi je souriais, j'ai été élu local avant d'être député européen pendant de nombreuses années. propose un prêt aux collectivités locales pour payer les travaux, quand dans une autre main, on va supprimer dans le budget et baisser dans le budget les dotations aux collectivités locales. Et on passe par un prêt qui est fait à la Caisse des dépôts, où on va dire que c'est un prêt à taux zéro. Pardon, j'ai été maire, président d'agglomération pendant 10 ans.
Ça
existe déjà. Donc en fait, à un moment, quand on veut arrêter une mobilisation, on ne se fout pas de la gueule des gens. Et
c'est ce qu'il faut, selon vous. Oui, je le crois. Richard Ramos.
Pardon, excusez-moi, et après je laisse la parole à M. Ramos. Oui, j'entends des premières annonces qui sont faites, mais tant mieux, il était temps. Mais quand même, je viens de vous prendre aussi deux exemples qui, en réalité, moi, je serai à la place des lycéens, comprendrai aussi une partie de la colère qui continue de
les animer. C'est
de la moquerie
Non, pas du tout. Moi, je pense que les réponses, elles sont sur la table. D'ailleurs, sur Parcoursup, c'est assez marrant, on en avait fait un totem. Sur les 100 000 revendications, Parcoursup arrive à... Assez loin, 6e ou 7e. Il y a 10 revendications sur les
100 000 réponses.
Finalement, ce qui revient le plus, c'est l'organisation du camp scolaire. Moi, je pense que les réponses sont là. Et je pense aussi que... J'ai été très surpris des lycéens qui étaient sur vos plateaux, qui parlent vachement mieux que moi. On aurait dit des politiciens à 18 ans qui ont fait 20 ans de politique. Et donc, il y en a une partie qui vont faire de la politique. C'est-à-dire que c'est pas les revendications. Je pense que le gouvernement... Ah non, mais moi, je suis assez admiratif même du langage. Je me suis dit, moi qui suis un campagnard, je me suis dit, mais on croirait des énarques, on fait Sciences Po, tout ça, ils ont 18 ans. Bravo ! C'est-à-dire que cette jeunesse a une conscience politique. Mais une partie qui va rester dans la rue... C'est une partie qui est plutôt proche d'LFI. Chacun a le droit d'avoir les idées qu'il veut, mais qui va faire qu'ils vont continuer le combat, qui est un combat politique. Et il faudra faire très attention... Ce que vous voulez dire,
c'est que, quel que soit, d'une certaine manière, ce qui aurait été annoncé... Mais
évidemment, quel que soit ce qu'on annonce, il y avait une espèce de combat politique de certains lycéens, proches de la France insoumise, ce n'est pas un reproche que je leur fais, on est en démocratie, qui va continuer ce combat-là. Ce qu'il faudra faire attention. C'est qu'il y a beaucoup d'étudiants, il y a beaucoup de lycéens qui ont envie d'aller travailler. Et il ne faudra pas qu'une poignée se serve des réponses qui ne seraient pas les bonnes pour aller faire de la politique. Ce que nous disaient la lycéenne
et l'étudiante que nous avions tout à l'heure, c'est qu'a priori, dès lundi, les blocages des établissements vont reprendre après les vacances. Du coup, que faut-il faire ? Est-ce qu'il faut que le gouvernement... donne plus pour mettre un terme à ces manifestations, que tout le monde puisse reprendre le chemin du travail ou pas ? Qu'est-ce que vous, vous
feriez là ? Sur la question que vous avez posée à mes collègues, je vais y répondre aussi. Là, c'est clairement les macronistes qui constatent les échecs des macronistes. La question des classes surchargées, c'est de leur faite. Et je voudrais juste rappeler que dès 2022, dans notre programme présidentiel, nous disions qu'au lycée, il ne fallait pas plus de 30 élèves par classe. L'absence de remplacement des professeurs qui sont par exemple... Là aussi, nous avons interpellé le gouvernement à de très nombreuses reprises. Ils n'ont pas voulu nous écouter. Donc là, en fait, les macronistes en sont réduits.
Le dédoublement des classes, c
'est quand même une réussite. Vous pouvez tout vérifier. C'est le programme présidentiel de Marine de 2022 qui est toujours sur notre site internet. Et les alertes sur les professeurs non remplacés, vous pouvez tout vérifier. C'est les questions écrites des députés. Donc là, en fait, les macronistes constatent les échecs des macronistes. Ce qui peut se comprendre, parce que je voudrais quand même rappeler que depuis 2022, ce sont 7 ministres de l'éducation nationale qui se sont succédés. Donc forcément, il y a eu une instabilité. Et donc là, les macronistes, qu'est-ce qu'ils doivent faire ? Les macronistes doivent défaire le travail des macronistes. Je pense à Parcoursup, qui est quand même une idée d'Edouard Philippe, il faudra peut-être s'en souvenir. Et la réforme du bac, du coup, ils sont obligés de détricoter. Nous, nous l'avons dit, nous souhaitons que le bac soit un examen terminal, national et anonyme. Je le dis, oui, beaucoup de temps a été perdu et donc l'insatisfaction des lycéens est légitime.
Il y a eu cette rencontre, il y a toutes ces mesures qui ont été annoncées, détaillées parfaitement par l'ISA-DEF. Ils disent on continue, on reprend samedi. Vous, vous faites quoi si vous êtes au pouvoir ? Vous les reconvoquez ? Qu'est-ce que
vous donnez de plus ? Ah ben là, de toute façon, il reste 200 jours à ce gouvernement. Donc là, en plus, M. Lecornu s'engage sur des choses qui ne le concernent pas, puisque vraisemblablement, il ne sera plus aux manettes. Donc à l'occasion de la campagne présidentielle, nous allons redétailler nos mesures, parce que là, en cours d'année et en pleine campagne présidentielle, malheureusement, et je le regrette pour les lycéens, mais il ne pourra pas y avoir de révolution. Donc vous leur dites à ces
lycéens, tenez 6 mois.
En cours d'année, le gouvernement a tout fait pour que les lycéens se retrouvent dans une impasse. Je le regrette, mais ce n'est pas moi qui ai voté pour Emmanuel Macron. Je leur dis aux
lycéens de tenir bon. Manon Aubry qui était hier sur ce plateau, elle disait qu'en gros il a deux solutions. Soit il répond aux revendications, soit
il s'en va. Vous avez deux agendas très différents. avez l'agenda du Rassemblement national qui ne veut surtout pas que cette crise s'aggrave. Je parle de la crise générale parce qu'ils ne veulent absolument pas qu'il y ait une démission du Premier ministre ou du Président de la République. Et vous avez un autre agenda. Vous avez un autre agenda. Il faut expliquer
pourquoi ils ne veulent pas. Pourquoi ? Parce qu
'ils veulent. Apprenez-moi pourquoi je ne veux pas. Parce que vous êtes toujours certains de gagner. Et c'est vrai que toutes les études d'opinion le prouvent. Moi, je vous parle en observateur. Je ne suis pas engagé. Toutes les études d'opinion le prouvent. Alors que la France insoumise a tout intérêt et fait tout pour justement... casser le système et pour faire en sorte qu'il y ait une élection présidentielle anticipée. C'est évident. Ils ont deux agendas complètement différents. Donc vous allez avoir... Et le gouvernement a eu... Il a eu vraiment grand tort de ne pas écouter les étudiants plus tôt. Il aurait dû y répondre immédiatement. Et tout le monde disait d'ailleurs, dès que ça avait commencé, vous savez les jeunes, c'est comme du dentifrice quand ça sort du tube. On ne sait pas comment les remettre dedans. Et on sent
bien qu'il va falloir aller au-delà
de la réponse. Ils ont fait une erreur magistrale dans laquelle s'est engouffrée la France insoumise qui a tout intérêt. et qui fait tout pour entretenir. Pardon, la bordélisation du pays, puisque c'est leur terme, on va l'utiliser, et que cette bordélisation, elle va continuer. Ils ont les lycéens, les faux... Ils disent conflictualisation. Richard Ramos, est-ce que vous
pensez qu'au-delà des réponses apportées aux lycéens, le gouvernement est en train de préparer d'autres annonces sur la vie chère, le pouvoir d'achat, l'essence, est-ce que vous pensez que là, ils n'ont d'autres choix que faire d'autres annonces sur d'autres sujets, parce qu'on voit bien que maintenant ça va bien. en au-delà des revendications lycéennes ? Est-ce que c'est ce qui se trame, selon vous ?
Oui, je le pense. Je pense qu'on a une élection présidentielle, on doit, le Rassemblement national, le Parti socialiste, l'espace central, tout ce que vous voulez, on doit débattre. Il y a un seul parti qui ne veut pas débattre. D'ailleurs, le budget, il ne l'a pas vu, il dit « je vote compte ». C'est LFI. LFI a décidé. d'aller porter le débat dans la rue. La stratégie de la conflictualisation. Donc ça, c'est sur la table. Le Premier ministre, lui, qui a finalement... Qu'est-ce que c'est son job aujourd'hui ? C'est faire en sorte que ce pays tienne jusqu'à l'élection présidentielle. Et il faudra, dans cet espace-là, ces 200 jours-là, essayer... de dire aux gens de pouvoir tenir. Il y aura des choses qui seront données. Quand le président de la République va au Koweït essayer de négocier du pétrole, c'est pour que immédiatement, c'est dans les 30 jours, on ait un prix qui baisse à la pompe. Et donc le gouvernement sera obligé de contenir cette colère sociale. Parce que, encore une fois, moi je pense qu'on a... trois crises qui se percutent en même temps. La première, c'est une crise politique. C'est-à-dire, les gens, ils nous disent, moi, je vous aime bien, M. Ramos. Mais je pense que les élus, de toute façon, c'est pas vous qui allez résoudre nos problèmes. Et ça touche tous les partis. Tous les partis. Y compris la France. Oui, oui, tous les partis. Et donc ça, crise politique. En même temps... On a une crise économique. C'est-à-dire qu'on voit bien que les dépôts de bilan dans nos territoires, de nos PME, nos restaurateurs, ils sont à moins 40% de chiffre d'affaires. Avec les événements, il y a plus de 40% des annulations hôtelières en France. Tout ça est percuté par une crise économique. Avec la crise de la dette, et demain, on va avoir des taux d'intérêt. Et je termine, une crise sociale. Ce qui se passe dans la rue, et ces trois crises-là, elles se percutent en même temps. Elles pourront être peut-être résolues. par une réponse lors de la présidentielle. Tout l'intérêt, c'est de faire tenir le pays jusqu'à là. –
Avant la présidentielle, mesure d'urgence à très court terme, qu'est-ce qu'il faut faire selon vous ? Et on verra ce qui se trame visiblement du côté du gouvernement. Mais qu'est-ce qu'il faut faire pour répondre à cette inquiétude, exaspération contre la vie chère
Permettez-moi de rebondir en une phrase sur… Richard Ramos vient de faire bien plus brillamment que ce que n'importe quel opposant politique aurait pu le faire, le bilan accablant de 10 ans de Macronisme. Mais
en
fait, on ne récupère pas à 200 jours d'une élection présidentielle par des réponses qui, en plus de ça, ne sont pas ficelées, pas financées, pas prévues dans un budget. Une situation qui est explosive où on a eu une part de la population qui a vu son pouvoir d'achat et son pouvoir de vivre diminuer ces dernières années sans réponse. qui a été apportée, ça ne va pas être fait en un calque. Vous avez le droit d'être honnête et de me dire que pour l'instant, on ne peut
rien faire.
Pour revenir notamment sur la crise lycéenne, parce qu'on était sur ce sujet-là. Sur le
pouvoir d'achat. Je vais
rebondir sur le pouvoir d'achat. Sur la crise lycéenne, je crois que le Premier ministre, par exemple, aurait dû, dès le début, convoquer partout dans les territoires des états généraux, de la jeunesse et des lycéens. Ce qui n'a pas été fait, parce qu'on a encore une vision très parisienne. Moi qui suis un élu rural, je considère que les réponses doivent être multiples dans les territoires. Sur la question du pouvoir d'achat, je fais une proposition par exemple très claire, que les prochaines annonces sur l'augmentation du SMIC soient suivies des faits, qu'il y ait une véritable augmentation du SMIC dans ce pays, où les gens sont étranglés. Vous voulez une réponse immédiate ? Alors qu'est-ce qui se trame là-dessus,
Lisa Hadef, du côté du gouvernement ? Qu'est-ce qui est envisagé ? Sur la revalorisation du SMIC, elle était prévue au mois de janvier
? Sur le SMIC, notamment, exactement. Je rappelle qu'il y a deux façons de rehausser, de revaloriser le SMIC. La première, c'est une revalorisation automatique qui a lieu le 1er janvier chaque année. Et la deuxième, c'est en cas de forte inflation, on peut faire une revalorisation en cours d'année. Et c'est pour ça, effectivement, qu'elle avait par exemple augmenté de 2,41% en juin dernier. Maintenant que vous avez compris tout ça, il faut savoir exactement ce qu'a dit le ministre de l'économie. Regardez Roland Lescure, il dit une hausse anti... du SMIC avant la revalorisation automatique du 1er janvier et dans un contexte de forte revendication sur le pouvoir d'achat fait partie des débats. Ce n'est pas vraiment une annonce, on nous annonce qu'il va y avoir des débats à ce sujet. Le SMIC pourrait donc être revalorisé plutôt que prévu, mais la conséquence directe, vous l'avez compris, c'est qu'en janvier, au moment de la revalorisation officielle, cette hausse qui sera anticipée sera donc déduite. Autrement dit, si le SMIC devait augmenter de 2% en janvier, s'il a déjà été augmenté de 2% là en novembre par exemple, la hausse du 1er janvier sera de 0%. Oui, donc ce qu'on devait faire...
On le fait, mais on le fait plus tôt. Est-ce que vous dites que même si ce n'est pas suffisant, ça va dans le bon
sens ? Oui, que ce soit fait, mais un, ce n'est vraiment pas suffisant. C'est-à-dire qu'en fait, encore une fois, je crois que sur les questions budgétaires et économiques, c'est encore une fois prendre le sujet dans la mauvaise façon. Vous avez en France un problème principal, Richard Ramos d'ailleurs l'a dit, qui est aujourd'hui un frein à la croissance et à l'économie. qui vient de la consommation populaire, ou plutôt de la non-consommation populaire, parce que les gens sont étranglés, ils n'arrivent plus à payer, ils n'arrivent plus à boucler leur fin de mois. Si vous n'avez pas de manière automatique et rapide une augmentation des salaires par deux leviers, je vous ai parlé du SMIC, il y a un deuxième levier qui peut être activé, c'est de réindexer l'intégralité des salaires jusqu'au revenu médian, c'est-à-dire 2200 euros net par mois a priori, à peu près, de le... réindexer sur le niveau de l'inflation au réel. Parce que qu'est-ce qu'on a ? Qu'est-ce qu'on vit ? On a la crise de l'essence et du diesel. On a le gaz, le prix du gaz qui a augmenté. On va avoir, parce qu'il y a la grande distribution qui est en train de négocier les prix dans des négociations très dures, vous allez avoir sans doute au mois de mars une augmentation du panier moyen des Français. Réindexer, ça veut dire que... C'est-à-dire que vous mettez au niveau de l'inflation réelle, vous réaugmentez l'intégralité de la chaîne des salaires. Oui, mais qui le fait ? Est-ce l'État qui compense ou est-ce que c'est les entreprises ? Dans un premier temps, il faut le faire compenser par l'État. Mais ensuite, vous négociez avec les entreprises et vous relancez
aussi en partie. C'est l'État qui commence, c'est lui qui finance cette première... Pourquoi vous
n'envisagez pas de faire comme François Hollande, ou d'ailleurs Bruno Le Maire, on a appris ça tout à l'heure, c'est-à-dire d'augmenter la TVA ? de telle sorte que vous faites payer une partie des cotisations sociales dans ce pays par justement une augmentation des prix plutôt que par le travail. Parce qu
'aujourd'hui, le problème d'une augmentation de la TVA, et même si dans la proposition il y a un certain nombre de produits de première nécessité qui seraient épargnés de cette augmentation de la TVA, c'est ce qu'il y a de plus injuste pour tous les Français. Parce qu'en réalité, la TVA n'est pas absorbable de la même manière si vous gagnez 1500 euros par mois que si vous en gagnez 4000. donc, c'est en fait quelque chose de très injuste qui va continuer de poser sur les classes moyennes et sur les classes populaires. Et aujourd'hui, le problème majeur, ce sont les Français qui sont dans cette classe moyenne et populaire qui est étranglée. C'est la France qui n'a droit à rien et qui paye pour tout. En fait, si on veut sortir de cette situation et qui est en fait la France qui est en colère et qui a raison d'être en colère parce qu'elle n'arrive plus à vivre de son travail. Il faut baisser les prélèvements obligatoires. Je suis un
défenseur.
Je crois depuis 30 ans de la TVA sociale, j'étais au somme des jeunes dirigeants, on défendait déjà ça. Moi je pense que jusqu'à 3 à 4 points de TVA supplémentaires, la bagarre de la grande distribution fera qu'on ne verra pas la différence. Et que derrière, on rapproche le net du brut pour les travailleurs. Et en plus, quand on augmente la TVA, on augmente la TVA sur des produits qui sont souvent des produits importés. Et donc finalement, ça nous protège. Et donc il y a une mesure immédiate qu'il faut faire. C'est mettre en place la TVA sociale. Moi, je suis favorable à la TVA sociale. Voilà. Et là, les travailleurs, ils reprendront à peu près 100 euros par mois.
Edwige Diaz, vous faites quoi pour augmenter ? Sur la question de la vie chère, on est dans cette situation en raison de plusieurs facteurs. Et d'ailleurs, il y a 90% des Français qui estiment qu'ils ont perdu du pouvoir d'achat sous le quinquennat d'Emmanuel Macron. Donc nous, nous ne sommes pas favorables à une revalorisation du SMIC pour plusieurs raisons. Déjà, c'est que ce serait très pénalisant pour la compétitivité des entreprises et en plus que ça toucherait à peu près 10% des salariés. Nous, nous avons une autre mesure. En réalité, si je dois résumer deux autres mesures. La première, c'est la diminution des dépenses contraintes. Et donc là, vous connaissez notre mesure de baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur le gaz, le fuel, l'électricité et le carburant. Avec toujours cette problématique de l'interdiction par l'Union européenne. C'est faux parce que d'autres pays ont eu le droit à une dérogation. Donc on peut déjà commencer par une dérogation et après on peut pérenniser le système. Et donc la deuxième mesure que nous avons proposée à plusieurs reprises à l'Assemblée nationale, c'est en fait un dispositif incitatif. gagnant-gagnant, permettre aux entreprises d'augmenter les salaires de 10% dans la limite de 3 fois le SMIC, moyennant une exonération des cotisations patronales sur la partie augmentée.
Vous avez abandonné votre idée de... baisser la TVA sur un panier de produits ? Non, mais il y a fallu que je réponde
très rapidement, donc je me suis concentrée sur le carburant. Ça, c'est un piège,
parce que ça peut augmenter les importations, et c'est destructeur pour l'économie française. Non, mais
vous savez que nous, on veut mettre en place le localisme, la préférence nationale, donc là, en fait, il faut que j'aille très vite sur les plateaux, parce que sinon, vous voyez, je suis coupée, je suis interrompée, donc j'essaye de s'en baptiser, mais c'est toujours dans notre programme, et voilà, notre vision économique, on changerait vraiment totalement de paradigme. Et donc il n'y aurait pas d'incompatibilité entre la diminution de la TVA, donc la passer à 0% sur un panier de produits de 100 premières nécessités en réalité, et le côté production locale pour lutter contre les importations.
Et ce qu'il faut surtout reprendre et reproduire, c'est pour augmenter les salaires, la meilleure des choses à faire c'est avoir de la croissance et créer de l'activité économique. Et pour créer de la croissance et de l'activité économique, on a déjà eu ce débat plusieurs fois et kiffe très rare, moi je plaide. de manière extrêmement forte. Pour qu'on ait une véritable souveraineté économique et industrielle dans notre pays, qui nous protège de la concurrence agressive extérieure de la Chine, comme des États-Unis, qui met à mal toute notre industrie, notamment notre industrie automobile, comme ça a mis à mal nos agriculteurs, par exemple, parce que l'Union européenne, là, pour le coup, n'a pas mis les barrières de protection nécessaires. Moi, je plaide pour qu'il y ait une réforme très rapide. J'essaye de le faire au Parlement européen, sûr. justement cette souveraineté européenne. Et Pierre
Jouvert, s'il y a un sujet sur lequel les partis sont d'accord, c'est celui-là. Mais sauf que ça ne se fait pas en un jour, parce que c'est très long. Tous les partis sont d'accord pour qu'on recouvre notre souveraineté, notamment industrielle. Mais c'est aussi la souveraineté militaire, qu'on a quand même beaucoup plus que les autres. Mais la souveraineté industrielle, si on regarde du Rassemblement National à la France Insoumise, tous les partis partagent cette définition. Comme je vous l'ai déjà dit,
il va y avoir un bon exemple, comme je suis rapporteur au Parlement européen de ce texte. qui s'appelle l'Industrial Accelerator Act, l'accélérateur industriel européen. On verra en janvier qui vote quoi. Et je reviendrai vous le dire.
Il faut aussi parler quand même de ce qui s'est passé ce soir dans plusieurs villes de France. Ces hommages qui ont été adressés aux victimes de l'attentat terroriste raciste vendredi à Trappes. On rappelle le bilan quand même. Un mort et sept victimes. Des rassemblements notamment à Paris. L'une des informations de la soirée c'est que l'auteur présumé des faits a repris et reparti en garde à vue. Elle avait été interrompue pour des raisons de traitement psychiatrique. Finalement, la garde à vue reprend. Lui nie le caractère raciste de ses actes. C'est ce qu'on a appris au cours d'une conférence de presse. Plusieurs hommages ce soir avec des responsables politiques parfois. Jean-Luc Mélenchon notamment. Écoutez ce qu'il dit sur le racisme et ce qui changerait avec lui.
'est mon devoir de marcher devant vous en portant l'idée. que dans la Nouvelle-France, nous ne voudrons plus jamais entendre parler d'un racisme, ou que ce soit dans une fonction d'autorité. Ce crime sera pourchassé et puni systématiquement par la déchéance des fonctions d'autorité, par ceux qui, d'une manière ou d'une autre, auront signifié qu'ils en sont affectés.
-ce qu'il a raison, sur le fond, de vouloir aller
traquer le racisme ? Je pense qu'il n'y a pas un Français qui dira le contraire. Et d'ailleurs, si vous me permettez, je voudrais vraiment adresser mes pensées aux victimes de ce drame. Et ce drame a été... condamné fermement, immédiatement après que la France l'ait su, par Marine Le Pen, par Jordan Bardella via un tweet. Et Jordan Bardella l'a évoqué dans une de ses tribunes au Figaro. Mais je voudrais aussi m'indigner de deux choses. La première, c'est que toute la gauche s'est coalisée... pour faire un amalgame indigne sur ce drame raciste et le Rassemblement national, sous-entendant que nous étions à l'origine de cette atrocité. Donc franchement, je le dis, c'est honteux de leur part. Et deuxièmement, le monde. qui a quand même dit que des tracts du RN avaient été retrouvés dans la voiture de ce tueur. Et en fait, c'est une notification qui a été envoyée à des dizaines de milliers d'abonnés du monde. Et toute la gauche, là aussi, s'est engouffrée de manière indigne pour nous accuser. La gauche est en face de vous, vous en parlez. Le monde a reconnu, mais de manière beaucoup plus... discrète. Et là, franchement, je pense que le monde a été aveuglé par son militantisme anti-RN. Et vraiment, le monde, c'est plus ce que c'était. Mais Madame Gaz,
vous n'êtes pas évidemment coupable. Ah bah oui, il manquerait plus de ça. Merci. Mais vous êtes responsable. Ah non mais de quoi ? Je vous le dis droit dans les yeux. Vous êtes responsable. Non mais ça va pas de me dire ça. Parce que pendant des heures, pendant des heures, de Jordan Bardella à Sébastien Chenu, en passant par Marine Le Pen, vous avez fait de Trapp le symbole, le symbole, en reprenant les mots de Jordan Bardella. d'une ville islamiste, de Mme Le Pen qui disait une France qu'on va redonner aux Français. Eh bien madame, les mots ont une violence dans les actes. Et ce monsieur qui a tué à Trappes, vous pouvez dire devant la France entière que le RN est responsable de ça, je pense que personne ne vous fera. Et il n'y a pas une seule ligne
dans le programme du RN qui a une connotation. racistes. Et pardon de le dire... Mais vos portes paroles
principales, Madame Diaz, ont passé leur temps à cibler la ville de Trappes en expliquant... Il y a un sujet que c'était la ville de Trappes qu'elle était désormais aux mains des étrangers. Bien sûr que vous avez poussé par les mots les actes racistes. Ces accusations
sont extrêmement graves. Et je regrette parce que le débat s'était plutôt bien passé. Vous étiez courtois, etc. Vous continuez, vous avez votre vrai visage qui apparaît. Vous êtes dans ce racialisme. Ah oui, et nous avons été les premiers à le condamner. Mais c'est la réponse, s'il vous plaît. Et par une tribune dans le Figaro, et Jordan Bardella en a parlé à l'occasion du meeting à Orléans. Et donc, pardon monsieur, mais il n'y a pas une once de racisme dans le programme du Rassemblement national ? Et ne sous-entendez pas que les 11 millions d'électeurs du Rassemblement national... Excusez-moi, par contre, il y a quelque chose d'important. Quand vous attaquez Marine, Jordan, les responsables politiques... Non, Richard, je ne vous y mettez
pas. Vous continuez de dire que
Trappes est une ville islamiste ? Non, mais on n'a pas dit que c'était une ville islamiste. Mais les villes islamistes en miniature. Vous continuez ? Absolument. Et d'ailleurs, pour la petite information... Vous maintenez que Trappes est une république islamique en miniature ? En miniature. C'est ce que Jordan Bardella avait dit il y a quelques années. D'ailleurs, le maire de Trappes avait déposé plainte contre Jordan Bardella. Et qui a gagné au tribunal ? Jordan Bardella. Vous voyez, donc dans nos propos, il n'y a rien de principe. C'est un avis politique. Il suffit d'aller à trappe pour se rendre compte que les femmes ne sont pas les bienvenues dans les cas. En plus, que les femmes ne sont pas publiques. Qu'il y a des coiffeurs qui ne sont pas mixtes. Non, mais ça n'a rien à voir. On peut dire... Et qu'ensuite, derrière, vous avez des gens qui passent aux actes. Mais vous pouvez ignorer l'islamisation d'une partie de la France. Mais peut-être que vous êtes...
va se conclure et c'est très compliqué de conclure sur un tel sujet et de telle frappe. Vous êtes déjà à la trappe. Vous avez bien vu qu'on ne m'a pas laissé parler. Moi je
fais confiance à un certain nombre de vos confrères qui ont fait des reportages sur le sujet. Moi je suis sénatrice de Gironde. Moi je me mets à la place des habitants de Trappe, j'entends
ça de la part d'une élue qui n'est jamais à la trappe. Attendez, attendez,
ne me remettez pas en question le travail d'un certain nombre de vos confrères qui eux-mêmes ont indiqué que les femmes ne pouvaient pas se rendre dans... Et en miniature, c'est ce que Jordan Bardella a dit. Et vous voyez bien que le tribunal, que la justice n'a pas condamné ses propos. Et Marine Le Pen qui dit qu'on va rendre trappe à la France. Et quand vous avez ensuite un acte raciste, vous avez un homme qui tire, qui tue quelqu'un qui a une couleur de fond. Vous voyez, vous faites un amalgame. Et nous avons été les premiers à condamner ce racisme. Malheureusement, il
faut qu'on s'arrête là. Vous savez quoi ? Je pense que le mieux, c'est que vous... et que vous reveniez pour en parler sur ce plateau. Ce sont des
accusations
graves. Je suis sénatrice de Gironde.
Je ne contredis pas les propos de mon président qui l'a étayé sur la base de reportages de vos confrères. Il a été poursuivi par la justice qui ne lui a pas donné tort. Peut-être bien. En tout cas, il y a un certain nombre de journalistes qui l'ont fait. Donc, où pouvez-vous remettre en cause le travail de vos confrères ? Mais en tout cas, ce que je dis, c'est que la justice a donné raison à Jordan Bardella. Et ceux qui essayent d'instrumentaliser ce drame... Vous mettez des cibles dans le dos de toutes les personnes qui... Vous me laissez pas terminer, mais les personnes qui instrumentalisent ce drame raciste pour essayer de faire directement ou indirectement porter le chapeau au Rassemblement National, pardon de le dire, ça ne vous honore pas. Mais les Français ne seront pas dupes, et tant mieux, moi je leur fais confiance. Malheureusement, on ne fabrique rien du tout. On ne fabrique aucun terreau de haine. Tout le monde la connaît, mais vous pouvez la gagner. S'il vous plaît,
les mots. Revenons à la contestation.
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