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de la Somme et vice-président du groupe RN à l'Assemblée nationale, Mathias Renaud, député de la Somme également, et Charles-Henri Gallois, conseiller aux affaires économiques de Jordan Bardella. Il y a une concentration de matière grise, alors je ne m'incule pas dedans, sur cette estrade qui est quand même impressionnante. Bon, on a 35 minutes à peu près pour faire à la fois le bilan de 10 ans de macronisme, là on va se faire mal, la situation présente avec le budget et puis se projeter dans l'avenir avec nos solutions parce que tout n'est pas perdu, loin de là, mais il faut prendre les décisions au bon moment. Charles-Henri, on va commencer avec le bilan de 10 ans de macronisme. Je vais vous poser la question, on en a la réponse. Ça donne quoi 10 ans de macronisme d'un point de vue économique et financier ?
Alors, on nous avait promis, rappelez-vous, le Mozart de la finance. Je crois que... Je crois qu'après 9 ans et l'année prochaine après 10 ans, on peut dire qu'on a eu face à nous le Beethoven de la dette. Emmanuel Macron, si vous voulez, rappelez-vous, il avait été élu en 2017 sur les plateaux. Il nous expliquait qu'il allait faire 60 milliards d'euros d'économie de la dépense publique par an. Après 10 ans, si vous projetez à fin 2027, il aurait augmenté la dépense publique de quasiment 500 milliards d'euros. il aura augmenté la dette publique de près de 1 600 milliards d'euros à fin 2027, sans compter d'ailleurs, je vois des députés européens, 100 milliards d'euros à ajouter au titre du plan de relance de l'Union européenne. Donc en fait, quand vous regardez, vous avez quelqu'un qui, année après année, a fait ce qu'on peut appeler des budgets socialistes. Il a augmenté la dépense publique, il a augmenté la fiscalité. Et j'ai un message à la fin d'espoir et de confiance à vous donner, d'espoir parce que vous savez qu'on a gagné la bataille culturelle sur beaucoup de sujets. Je pense notamment aux questions sécuritaires et migratoires, où finalement on n'ose même plus nous contester, on voit même le bloc central qui utilise nos mots même s'ils font l'inverse. Et le dernier totem à abattre, c'est celui de l'économie, où il vous explique, regardez le Rassemblement National, sur l'économie c'est pas très sérieux. J'ai envie de vous dire, quand on a le bilan qu'a Emmanuel Macron... On ne donne plus aucune leçon d'économie. Vous n'avez pas à baisser les yeux en matière économique. Vous avez... Les macronistes, le budget 2026, augmentation de la dépense publique, augmentation de la fiscalité. Et vous avez été appuyé l'année dernière par LR. Donc ces gens, que ce soit les macronistes ou LR, n'ont absolument aucune leçon à nous donner. Et Jean-Philippe tout à l'heure détaillera justement notre programme et notre vision économique, qui est l'inverse d'eux. Eux veulent plus de dépenses publiques, plus d'impôts. Avec nous, ça sera moins de dépenses publiques et moins d'impôts.
est-ce que ça veut dire qu'ils ont complètement échoué ? Parce qu'à l'Assemblée, quand Jean-Philippe ou Mathias posent des questions économiques, les ministres en charge, on se souvient de Bruno Le Maire, nous disent mais si, on a réindustrialisé la France, on a fait baisser le taux de chômage, on a baissé des impôts. C'est du flanc ou s'il y a une part de vérité ? C'est du flanc.
Le chômage, c'est assez amusant parce que ça fait partie des grands mythes macronistes. Il vous explique qu'on aurait baissé le chômage. Sauf que, quand vous prenez le chômage, vous savez les statistiques de l'INSEE qui sont des enquêtes, vous prenez le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à France Travail sur les grandes catégories de A à E, vous aviez en mai 2017 6,5 millions de chômeurs. Vous avez en août 2026 6,5 de demandeurs d'emploi. Donc c'est exactement la même chose. Et quand vous comparez surtout même le taux de chômage au reste des pays de l'Union européenne et ceux de la zone euro avec lesquels on partage la même monnaie, vous aviez un écart de taux de chômage à mai 2017 de 0,4 point. Maintenant, vous avez un taux de chômage qui est supérieur à un point entre les deux. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le chômage... En France, a beaucoup moins baissé qu'il l'a baissé ailleurs en zone euro. Donc il n'y a évidemment pas de quoi pavoiser. Vous aviez la France qui était le cinquième pire chômage en mai 2017 de la zone euro. On est maintenant le troisième pire chômage de la zone euro seulement devancé par l'Espagne et par la Finlande qui subit de plein fouet la guerre entre l'Ukraine et la Russie. Donc sur le chômage, c'est une catastrophe. Sur la réindustrialisation, c'est la même chose. Vous avez les macronistes qui vous expliquent, sans rire, qu'ils ont réindustrialisé le pays. Ils prennent des indicateurs bidons parce que certaines années, il y aurait eu plus d'ouverture que de fermeture d'usines. Mais quand vous prenez les grandes variables, c'est-à-dire la production manufacturière en France, elle est inférieure de 4% en août 2026 à ce qu'elle était... en juin 2017. En d'autres termes, vous n'avez pas eu de réindustrialisation, vous avez eu une désindustrialisation qui a continué sous Emmanuel Macron. Donc ne vous fiez jamais à ce qu'il raconte. Et le dernier point dont on pourrait parler d'un point de vue des mythes de la Macronie, c'est évidemment au niveau de l'attractivité, avec un classement qui sort chaque année en grande pompe pour nous expliquer, regardez, on est le pays le plus attractif d'Europe depuis 7 ans. En réalité, quand vous rapportez les montants investis et pas seulement les projets et que vous le rapportez au PIB, la France n'est que le 11e pays qui attire le plus d'investissements étrangers rapportés au PIB au sein de l'Union Européenne. Donc on n'est pas du tout le pays le plus attractif. Vous avez des gens en réalité qui ont échoué sur absolument tout. et qui ont encore le culot de venir donner des leçons d'économie et de bonne gestion. En fait, ces gens-là, comme le disent souvent Marine Le Pen et Jean-Anne Bardella, devraient se courir de honte et devraient partir.
C'est bien de rappeler ces chiffres pour nos militants, vous qui êtes dans la salle, parce que parfois quand on distribue des tracts sur les marchés ou qu'on fait du boitage, qu'on a interpellé par des gens, ils nous posent des questions. Et là, Charles-Henri ? Il va donner des éléments chiffrés extrêmement précis. Effectivement, il y a une arrogance de la Macronie. Et ça, je vais me tourner vers Jean-Philippe et Mathias. Dans l'hémicycle, quand Jean-Philippe et Mathias posent des questions extrêmement précises et techniques, il nous renvoie dans les cordes en nous disant qu'on n'a rien compris. C'est un peu comme si on se faisait traiter d'escroc par Bernard Madoff, si vous voulez. Ou Pablo Escobar. Peut-être pas Pablo. On va garder Bernard Madoff. Mais ils sont quand même d'une arrogance terrible. Une question d'actualité, peut-être, rapidement, que je vous pose à tous les trois. Vous avez été étonné que la France ne soit pas dégradée par l'agence Moody's cette nuit, quand on voit l'état à la fois de nos finances publiques. Oh non, mais vous pouvez faire une réponse rapide, tous les trois. C'est quoi ? C'était du flan ? Ou c'est, après tout, pourquoi pas ? Les perspectives sont négatives, mais on peut garder la note.
C'est-à-dire que c'est une question compliquée, parce que les agences de notation notent aussi bien sur le fond, sur la réalité. d'une économie et d'un contexte financier que pour des raisons politiques. Je vous renvoie aux tristes heures de la crise financière de 2008, où les agences de notation étaient largement responsables et coupables de comptes maquillés ou de comptes laissés passer alors qu'ils étaient faux. Donc la note des agences, finalement, elle est très relative, elle ne veut pas dire grand-chose. La réalité telle qu'on le voit aujourd'hui, c'est que ce qu'on doit payer pour nos taux d'intérêt... c'est-à-dire malheureusement plus de 5% pour un emprunt d'Etat à 10 ans, correspond à un état dégradé sur les marchés financiers. Donc on voit bien qu'aujourd'hui il y a un grand écart entre la réalité de la notation de la France par les agences et malheureusement ce que les Français doivent payer. Parce que quand on entend que la France est dégradée c'est une chose, mais le problème c'est que c'est toujours les mêmes qui payent. c'est les contribuables français qui payent la dégradation des conditions financières de la France sur le marché. C'est 3 milliards que vont devoir payer les contribuables, les entrepreneurs, les salariés, les retraités. C'est pour ça qu'on est en colère, et on doit être en colère. Ce n'est pas l'argent d'Emmanuel Macron, même s'il croit que c'est son argent, c'est notre argent, c'est votre argent, c'est l'argent des travailleurs, c'est l'argent des familles françaises, c'est l'argent des épargnants, c'est l'argent des commerçants qui sont ruinés ce week-end. Et c'est pour ça qu'il faut porter cette voix. C'est pour ça qu'il faut porter cette voix, et une voix... de colère, d'indignation face à l'incompétence des Macronis. Et j'en finirai sur ta question sur les agences. Ce sont aussi des gens qui se tiennent. Ce sont des gens qui se tiennent. Emmanuel Macron, vous le savez très bien, a été porté au pouvoir, pas seulement par des Français, mais par des forces financières, par des forces médiatiques, quand on a des centaines de unes. des centaines de unes, dans tous les magazines, dans tous les quotidiens, dans toutes les émissions de télé, dans toutes les émissions de radio, ou quelqu'un qui n'a rien prouvé dans sa vie, à part avoir vendu des multinationales françaises aux Américains, après avoir fait des affaires en tant que banquier chez Grotfield, quand on n'a rien fait de sa vie ! Qui est l'argent des autres ? Et à se sucrer. Et au passage, on attend toujours, je le dis aux journalistes qui sont ici, où est l'argent d'Emmanuel Macron qu'il avait accumulé quand il était banquier ? Vous avez contribué à cacher cet argent ? Où est passé son patrimoine ? Et on ne baissera pas la tête. Ils ont contribué parce qu'ils se tiennent. Ils se tiennent encore jusqu'au bout. Tenez bon, soyez courageux. Marine Le Pen avait raison dans son débat contre Emmanuel Macron en 2017. Elle a été salie. Elle avait raison économiquement, elle avait raison financièrement, elle avait raison pour sa vision de la France. Et encore en 2022, elle avait raison. N'écoutez pas les experts à la noix payés par les banquiers, n'écoutez pas les économistes rémunérés par nos adversaires, ils vivent sur notre dos. N'ayez pas confiance en eux, ayez confiance en nous et surtout, ayez confiance en vous. Lisez les documents financiers, intéressez-vous au programme comme vous l'avez toujours fait. Et c'est pour ça que vous êtes au Rassemblement National. Nous avons toujours eu raison sur la construction européenne, sur l'immigration, sur le millefeuille territorial, sur l'industrie, sur l'agriculture, sur les impôts, sur tous les sujets, y compris l'épargne. Marine Le Pen a toujours eu raison. Et la fidélité paiera. La loyauté paiera. L'honnêteté intellectuelle paiera. Souvenez-vous, Clémenceau avait été sali. De Gaulle avait été sali. Tous ceux qui disent la vérité sont toujours salis. Toujours par les mêmes. Ceux qui vivent sur votre dos. Et ces gens, ils savent qu'ils vont perdre. Ils savent qu'ils ont peur. C'est pour ça qu'ils salissent Jordan. C'est pour ça qu'ils salissent Marine. Et aujourd'hui, vous êtes nombreux à vous dire, on ne se laissera pas salir et on rendra leur argent aux Français.
c'est du Jean-Philippe dans le texte. Bravo Jean-Philippe, avec ta verve habituelle. On a fait le bilan, donc on y reviendra peut-être du macronisme. 3 600 milliards de dettes, 100 milliards l'année prochaine à débourser. C'est l'équivalence un peu plus que l'impôt sur le revenu, je crois. C'est juste ce qu'il faut bien avoir présent à l'esprit. Alors Mathias, ça nous emmène à ce budget qui est en discussion à l'Assemblée nationale, enfin les deux budgets, celui de la PLFSS, Sécurité sociale, et puis celui de l'État. Est-ce que le budget sur lequel vous... Vous vous penchez, on se penche tous les jours. C'est le prolongement du macronisme ? Absolument.
Je suis ravi déjà de constater qu'on peut parler de budget en soulevant les foules. C'est un peu difficile de parler après Jean-Philippe. Non, effectivement, le dernier budget, on aurait pu se dire, déjà, on est au pied du mur. On est vraiment à minuit moins le quart avant ce fameux mur de la dette. Je pense que vous avez tous vu dans les médias. le fameux taux d'intérêt qui est en train d'exploser, on est à 5%, on est vraiment le mauvais élève de l'Europe. C'est-à-dire qu'au début des années Macron, on était, grosso modo, il y avait deux parties de l'Europe. Il y avait l'Europe du Nord qui était sérieuse et puis il y avait l'Europe du Sud. La France et l'Italie d'ailleurs, la France en faisait plus ou moins partie, mais faisait partie des bons élèves parmi les mauvais élèves, si je peux dire. Donc les bons élèves parmi l'Europe du Sud. Et en 10 ans, on a complètement rétrogradé, on est devenu la lanterne rouge de l'Europe. Et c'est la première fois, je pense, qu'on étudie un budget au Parlement avec cette espèce d'épée de Damoclès au-dessus de la tête. C'est-à-dire qu'à chaque moment, quasiment chaque matin... Tous les députés en commission des finances regardent le taux d'OAT à 10 ans, c'est-à-dire le taux d'emprunt, et on se demande quand est-ce que ça va s'emballer. C'est-à-dire qu'on a une espèce de pression permanente des marchés financiers. D'ailleurs, notre dette française est détenue à 60% à l'étranger. Voilà, donc l'endettement, le surendettement de la France, c'est aussi une question de souveraineté et c'est la raison pour laquelle on a voulu inscrire une règle d'or. Ça, Jean-Philippe en parlera tout à l'heure. C'est pour se défaire des griffes des marchés étrangers. Eh bien, on aurait pu penser qu'au bout de 10 ans... On aurait pu penser qu'au bout de 10 ans, la Macronie aurait compris que la Macronie ferait un dernier budget sur le thème « on n'a plus rien à perdre, on va essayer de faire un minimum place nette pour les suivants ». Eh bien non. C'est-à-dire que la copie qui nous a été présentée, au départ, Sébastien Lecornu a dit « on va faire un effort de 54 milliards d'euros ». On se dit « très bien, il va faire 54 milliards d'euros d'économie sur le fonctionnement de l'Etat ». Bon, on creuse, finalement, c'est pas 54 milliards d'euros, c'est 28 milliards d'euros. Alors là on se dit toujours 28 milliards d'euros peut-être d'économie sur le fonctionnement de l'Etat. Et bien non, c'est 17 milliards d'euros d'augmentation d'impôts et 11 petits milliards d'euros d'économie. Donc c'est ça la copie budgétaire qui nous est présentée à l'Assemblée. C'est un budget qui ne résout rien, qui ne réduit absolument pas les déficits, qui augmente encore une fois les impôts et qui ne s'attaque absolument pas aux mastodontes de l'Etat. Il faut faire des économies sur le fonctionnement de l'Etat. avant de demander des efforts aux Français. Et c'est ça le message qu'on fait passer à l'Assemblée ces jours-ci dans les discussions budgétaires.
Oui, c'est ça la clé. Il y a des sujets tabous. Alors l'Etat obèse, je ne sais pas, la politique migratoire, notre contribution au budget de l'Union européenne, les énergies intermittentes, on pourrait égrener. Il y a des sujets tabous. Ils ne veulent pas y toucher. C'est le truc... Ça, non, c'est jamais.
Alors bien sûr, souvent le Rassemblement National, on parle de contributions au budget de l'Union Européenne et c'est vrai et ça a explosé. D'ailleurs Jean-Philippe a été rapporteur du budget sur l'Union Européenne et a bien pointé à l'Assemblée que c'est en train de complètement partir dans le décor. Il y a évidemment l'immigration, mais souvent on s'arrête là dans les médias. On dit finalement le Rassemblement National, vous ne voulez faire que des économies sur l'Union Européenne et l'immigration. Il y a en France un Etat qui est obèse. On a un millefeuille administratif qui est incompréhensible pour le citoyen, qui est incompréhensible pour les entreprises qui, quand elles ont besoin de l'Etat, doivent passer par toquer à mille portes. On renvoie d'une administration à l'autre. On a un millefeuille territorial. avec des communes, des intercommunalités, des régions, l'Etat, l'Union européenne. On a un millefeuille complet qu'il faut simplifier. Et puis on a effectivement des subventions, notamment aux énergies intermittentes. Je pense à ces éoliennes, les éoliennes et éoliennes en mer. D'ailleurs, ça me permet de dire qu'en février, figurez-vous qu'il y a un nouvel appel d'offres pour des méga-projets. d'éoliennes en mer. 10 nouvelles éoliennes en mer qui vont défigurer nos côtes françaises. Si je vous parle de ça, c'est non seulement pour une question de paysage, mais c'est aussi une question de finances publiques, parce que bien sûr, ces éoliennes en mer ne sont absolument pas rentables. On le voit dans les pays qui ont expérimenté, notamment en Allemagne. En Allemagne, qui a été le premier pays à avoir fait ça, c'était il y a une quinzaine d'années, des méga éoliennes en mer, ça a été subventionné, comme en France, chaque année. mais avec une subvention dégressive. Et la dernière année, la dernière année d'exploitation, où il n'y a plus eu de subvention, eh bien, elles ont fait faillite. C'est en mer du Nord. Voilà, donc on continue avec des dépenses, avec des gabegies que le Rassemblement national veut remettre en cause. Mais vous parliez de tabous, cher Philippe. Je pense qu'effectivement, le tabou des tabous, ou les deux tabous... suprême dans ce budget, c'est effectivement l'immigration et l'Union européenne parce que là, on touche à quelque chose d'idéologique. Donc à chaque fois qu'on va sur ce sujet, on se retrouve face à une espèce de panique morale de la gauche et le centre qui, comme d'habitude, rampe devant la panique morale de la gauche et finit par se coucher. C'est-à-dire que dès qu'on a une toute petite proposition du gouvernement sur le thème de l'immigration... La gauche fait les gros yeux et le centre, le gouvernement, se couche. Évidemment, nous prendrons le taureau par les cornes dans quelques mois si nous arrivons aux responsabilités.
C'est une question que je vous pose un petit peu à vous trois, et c'est aussi pour les militants qui, encore une fois, sont confrontés parfois à des questions. Qu'est-ce qu'ils doivent répondre quand on leur dit, mais ce sont les éléments de langage employé, j'écoutais l'escure encore ce matin sur une radio, oui, oui, je me suis forcé, mais j'étais en voiture, donc j'avais que ça à faire, qui dit mais le RN est inconscient, ils sont complètement irresponsables, ils refusent, alors Mathias en a un peu parlé, toutes les mesures d'économie, c'est donc pas 53, mais c'est 28, on l'a bien compris, qu'on propose, ils refusent tout geste sur les retraites. Notamment, qu'est-ce que nos militants répondent à toutes ces interrogations
fait, ils se moquent du monde parce que Mathias vous a dit qu'il faisait des économies. Quand vous regardez le budget 2027, ils augmentent la dépense publique de 40 milliards d'euros. Et même si vous enlevez l'inflation en volume, il augmente de 6 milliards d'euros. Donc ce n'est pas ce qu'on appelle faire des économies. A contrario, Jean-Philippe, Marine et Jordan ont présenté un contre-budget qui baissait de près de 80 milliards d'euros en brut la dépense publique. Ça, c'est ce qu'on appelle faire des économies. Et pour revenir sur la question de l'Union européenne, à titre pédagogique, on vous dit souvent qu'il serait impossible de baisser la contribution parce que sinon vous sortiriez de l'Union européenne. Dans ces cas-là, il faut en répondre aux personnes, notamment peut-être aux journalistes qui nous écoutent, que l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, l'Autriche et le Danemark ont baissé leurs contributions jusqu'à preuve du contraire, ou à moins qu'on ait manqué un épisode, ils ne sont pas sortis de l'Union européenne. Et j'ajoute que la France est d'autant plus légitime à le faire, et quelque part, on est très raisonnable en proposant de plafonner la contribution nette de la France à 5 milliards d'euros. Parce que si ces pays-là ont obtenu... Des rabais, ce sont des pays dont le PIB par habitant est largement au-dessus de la moyenne de l'Union européenne. Ce sont des pays qui bénéficient massivement du marché unique. La France, depuis trois ans, un autre héritage macroniste, rendez-vous compte, est passée en PIB par habitant sous la moyenne de l'Union européenne. Donc si on applique ce raisonnement-là en termes de richesse, la France ne devrait pas être contributrice nette au budget de l'Union Européenne, elle devrait être bénéficiaire nette. Et si vous prenez les gains du marché unique, donc qui gagne et qui perd à ces échanges intra-européens et même extra-européens, puisque vous savez que les accords de libre-échange sont négociés par la chère Commission Européenne, la France a un seul le courant qui est négatif. Donc c'est-à-dire qu'en plafonnant à 5 milliards d'euros, on est beau joueur parce qu'on devrait être... On devrait le plafonner à zéro. Donc oui, nous pourrons baisser la contribution à l'Union européenne. Et oui, il est justifié que la France baisse sa contribution à l'Union européenne.
Les 5 milliards, c'est la différence entre ce qu'on en voit, c'est 27 milliards. 14 qu'on reçoit. On est même à 30 milliards d'euros maintenant. Donc on ramènerait à 5 milliards, ce qui était, sous Jacques Chirac, c'était la contribution française à l'Union Européenne. Jean-Philippe, sur toutes les questions que j'ai posées sur les retraites, on est inconscient.
Le maïs, il est profond, Philippe, parce qu'en fait, le gouvernement appelle économie ce que des gens normaux, des citoyens normaux appellent du racket, puisqu'ils baissent les retraites et ils disent que c'est une économie. Ils veulent augmenter l'impôt sur le revenu des retraités et ils disent que c'est une économie. Ils veulent dérembourser des soins transférés aux mutuelles et les mutuelles augmentent, ils appellent ça des économies. Ce ne sont pas des économies. C'est faire payer, une fois encore, les Françaises et les Français. Et c'est pour ça qu'on s'y oppose avec le groupe du Rassemblement National, avec maintenant notre groupe au Sénat, avec Edwin Diaz et nos sénateurs. Ce ne sont pas des vraies économies. Et c'est pour ça qu'on est dans cette situation-là. Ils déforment les mots. Ils déforment la réalité. Parce que, comme l'a dit Mathias, ils ne veulent pas voir la réalité, à savoir leur bilan désespéré et désespérant. Et ils ne veulent pas voir leur culpabilité. Ils sont moins dignes que François Hollande. Je vous rappelle que même François Hollande... C'est dire quand même, si le niveau d'indignité c'est François Hollande, que même François Hollande devant son bilan pitoyable, d'ailleurs M. Macron avait déjà une part dans ce bilan à l'époque en tant que grand mamanouchi de l'économie de M. Hollande, avait eu l'honneur de ne pas se présenter. Bon en échange il nous a filé Macron, mais il avait eu l'honneur, il avait eu l'honneur de ne pas se présenter, au moins. C'est la seule chose bien qu'il ait fait en 40 ans de vie politique. Et Nicolas Sarkozy, au moins, il avait avoué avant les élections que si on votait pour lui, il y avait des dizaines de milliards de hausses d'impôts. Donc c'était plus difficile de partir aux élections, c'est sûr, en avouant des milliards d'impôts. Mais là, ils n'osent pas avouer. Ils n'osent pas avouer la purge qui se prépare si c'est Attal, il n'y a pas beaucoup de rites en ce moment, Philippe. qui est réélu. Et il faut le dire, il faut le dire au-delà de la vanne. Il faut le dire parce que c'est ce qui vous prépare. Il vous prépare si par malheur, Edouard Philippe était réélu, pas vu, pas pris. par un énorme malheur, c'est la purge pour les contribuables, c'est la purge pour les entreprises, c'est la purge surtout pour les retraités, pour les malades, pour tous ceux qui ont un peu d'argent de côté. Parce que je ne sais pas si vous avez entendu, mais vous l'avez entendu, puisque certains d'entre vous devront le payer si malheureusement ce budget passe. Maintenant, pour M. Lescure que tu as cité, les retraités sont riches à 1260 euros. Vous êtes riches si vous êtes à 1260 euros. Je vous rappelle que là, François Hollande, deux compliments en cinq minutes, c'est le dernier. Il avait dit qu'on était riches à 4 000 euros. Pour François Hollande, on était riches à 4 000. Pour Emmanuel Macron et ses amis, on est riches à 1 260 euros. C'est une honte. C'est une honte et il faut le qualifier et le désigner comme une honte. Donc ils ne font pas d'économie. Ils sont incapables de faire des économies et c'est un rafio qui coule de partout. Et à chaque fois, pour colmater les brèches, ils... Ils coltmatent les brèches avec les billets qu'ils prennent dans les poches des Françaises et des Français. Et on nous dit, la droite nous dit, M. Rotaillot nous a dit, oh le Rassemblement National, ils sont pas raisonnables, c'est pas comme nous les sénateurs, qui ont toujours, d'ailleurs je vous le rappelle, il faut leur dire, un régime privilégié des retraites. Parce que M. Rotaillot il veut la retraite à 65 ans, 67 ans pour tout le monde, sauf pour les sénateurs, c'est gradouble pour les sénateurs. Donc, rappelez-leur aussi. Rappelez-leur aussi. Car dans son malheur, malheureusement, comme tu l'as dit, il y avait des pays qui ont des difficultés, la Grèce, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, qui n'avaient pas forcément les moyens de payer. Dans son malheur, c'est que la France est un grand pays. La France est un pays avec une économie puissante, avec une agriculture puissante, avec des industries qu'on nous envoie dans le monde entier et avec 6 000 milliards d'épargne. Et ils le savent. Donc c'est pour ça qu'ils ne font pas d'économies sur l'Etat obèse, comme tu l'as dit, sur le mi-feuille territorial, comme tu l'as dit, sur l'Union Européenne, comme Charles-Henri l'a dit, sur la submersion migratoire, comme nous le disons depuis plus de 50 ans. C'est qu'ils savent malheureusement, tellement ils sont cyniques, que les Français peuvent payer s'ils continuent sur cette lancée. Oui, votre épargne est menacée. Il faut avoir le courage de le dire. Il faut avoir le courage de le dire. Car si un jour, malheureusement, les Français continuent dans cette erreur... Ce sera trop tard pour venir pleurer. Vous, souvenez-vous, souvenez-vous, l'Institut Terra Nova. Vous savez, c'est l'Institut qui dit qu'on n'est pas sérieux. Il voulait imposer un loyer aux propriétaires. Souvenez-vous, il voulait imposer un loyer aux propriétaires car les propriétaires avaient le malheur d'avoir investi dans leur logement et d'être propriétaire aux yeux des sociotraîtres. Souvenez-vous de Chypre. Souvenez-vous de la Grèce, cette loi. Si vous avez 100 000 euros d'épargne, les banques peuvent venir se servir et peuvent venir payer leurs dettes sur les épargnants. Il faut le dire, aujourd'hui, la France... de Marine Le Pen, de Jordan Bardella, on le savait, était le bouclier sur la sécurité, était le bouclier sur notre identité, était le bouclier sur nos traditions, était le bouclier de la France du travail. Aujourd'hui, il faut le dire et le faire savoir autour de vous, l'élection de Marine Le Pen est le seul bouclier sur l'épargne, sur vos biens, sur vos actifs, sur vos entreprises, sur vos maisons, sur vos assurances-vie, sur vos livrets A. Si vous laissez se faire, ils viendront tout chercher et tout prendre jusqu'à ce qu'ils abandonnent le pouvoir.
Il y en a qui ne s'en cachent pas. Sandrine Rousseau qui avait dit, il y a 6 000 milliards d'épargne en France, on est une de 3 600. Moi, je vous règle le problème, j'en prends 3 600. Voilà, c'était Sandrine Rousseau dans le texte. Mais avec elle, on n'est jamais déçus.
Sandrine Rousseau, la grande économiste. Quand on sait qu'elle est professeure d'économie à la fac, ça fait peur. Retirez vos enfants, retirez vos étudiants. C'est urgent. Et Madame Rousseau, mais elle n'est pas la seule parce que le président de la commission des finances, qui est élu, je rappelle, avec la compromission des LR et du bloc central, a un nouveau projet. Alors ça n'a pas fait la une des journaux parce qu'évidemment, il faudrait dire la vérité sur la gauche, donc ça ne va pas faire la une. Ils ont un nouveau grand projet qu'on a vu en commission finance et qui veulent augmenter le plafond du livret A. Alors je vous rassure tout de suite, ce n'est pas comme nous, ce n'est pas pour bien rémunérer le livret A au moins au-dessus de l'inflation, c'est pour financer les HLM. On a entendu ça et donc moi j'ai dit avec mes collègues de la commission des finances c'est un peu bizarre monsieur Coquerel parce que vous qui êtes le défenseur soi-disant des salariés, des travailleurs, le livret A c'est l'épargne des classes moyennes, des classes populaires qui n'ont pas forcément les moyens d'investir ailleurs. Alors aujourd'hui déjà ils perdent de l'argent sur l'inflation. Ils perdent de l'argent sur l'inflation puisque l'inflation... En ce moment, elle est de 3%. Le livret A de mémoire, il est de 1,8. Donc vous perdez, si vous mettez 100 euros, cette année, vous allez perdre 1,2 euros de pouvoir d'achat à cause de ces incapables et de ces voleurs. Mais c'est pas assez pour M. Coquerel. C'est pas assez. Donc on lui a dit, vous allez donc rémunérer mieux les classes moyennes. Ah non. Ah non, non. Il dit, il savait très bien que c'était pas rémunérateur d'aller sur le livret A. Et donc, il assume quand on est de gauche quand même. c'est quand même très grave, même si on n'y croit plus beaucoup, à la gauche de M. Mélenchon et de M. Coquerel, il a dit, c'est normal, enfin c'est moi qui l'ai dit, mais il ne m'a pas démontré le contraire, bah oui, c'est normal que ce soit les travailleurs pauvres et les classes moyennes qui paient pour les HLM pour mettre les nouveaux amis de M. Coquerel, c'est normal. Et bah avec nous, c'est pas normal, c'est pas normal que votre épargne soit toujours utilisée. Pour financer les promesses électorales et le clientélisme de la gauche. Et vous avez vu que Marine Le Pen a fait sa rentrée politique à Hénin-Beaumont sur le logement. Il y a une autre voie. On peut valoriser votre épargne, on peut la protéger, on peut financer des HLM pour les orienter prioritairement chez les familles françaises, chez les travailleurs français. On peut faire une France des propriétaires. Et tout ça, non seulement ça ne coûtera pas aux épargnants, mais ça rapportera aux épargnants. Et vous verrez que Marine Le Pen et Jordan Bardella feront des propositions fortes pour réconcilier, comme le voulait le général de Gaulle, la France du travail et la finance.
on va encore te mettre la contribution, Jean-Philippe, parce qu'il est temps d'aborder à la fois le contre-budget, donc sur 5 ans, parce que des fois, même les journalistes qui ne lisent pas les documents jusqu'au bout, font la confusion entre le contre-budget pour cette année, et puis les 5 ans à venir, et puis la règle d'or. Quel est l'objectif visé par ce contre-budget et cette règle d'or ?
Tout simplement, Philippe, il s'agit de reprendre le contrôle des finances publiques pour l'intérêt des Français. Comme on l'a dit tout à l'heure, si les marchés financiers internationaux nous sanctionnent, c'est vous qui payez, c'est les Français qui payent. Et donc Marine le paye une fois encore. Et il faut le dire, on doit nettoyer les écuries d'ogias de nos adversaires. Ils ont tout crotté, ils ont tout salopé, partout. Vous ouvrez un tiroir, il n'y a rien, il n'y a plus rien, il y a de la poussière et des dettes. Donc on doit faire le ménage. en urgence. On doit faire le ménage en urgence et Marine Le Pen s'est engagée en 18 mois à revenir à ce qu'on appelle un excédent primaire, c'est-à-dire qu'on équilibre ce qu'on dépense et ce qu'on gagne en dehors de l'intérêt de la dette. Et c'est le seul signal qu'on peut envoyer avec détermination, avec fermeté au marché financier pour leur dire vous pouvez prêter à la France à des taux raisonnables et on va arrêter de voir la dette s'emballer. Parce que comme l'a dit Mathias, la dette est aujourd'hui hors de contrôle et la charge de la dette est hors de contrôle. qu'on appelle l'effet boule de neige. C'est un effet qui est très parlant, les amis. C'est-à-dire que la dette se nourrit aujourd'hui d'elle-même, car la charge d'intérêt est supérieure à ce que l'inflation et la croissance peuvent absorber. Il faut le freiner de toute urgence. C'est d'intérêt national. Car si la dette s'endette, si la dette s'emballe, nous ne pourrons rien faire. Donc il faut agir très rapidement pour rétablir la confiance. Parce que Mathias a dit que la dette française était possédée à plus de 50% par des étrangers. Aujourd'hui, dans les nouvelles émissions, c'est soit... 78% de la nouvelle dette qui est possédée par des intérêts étrangers. Et pourquoi ? Car la France a tellement été affaiblie par Emmanuel Macron que nous sommes attaqués maintenant par des fonds vautours, par des gens qui se disent « tiens, il y a de l'argent à se faire sur le dos des Françaises et des Français tellement leur gouvernement les ont abandonnés ». Et c'est pourquoi... Nous avons adapté notre doctrine historique sur la règle d'or comme l'ont expliqué Marine Le Pen et Jordan Bardella. C'est vrai qu'historiquement la famille nationale, la famille patriote, la famille souverainiste étaient réticentes à la règle d'or car la règle d'or est une forme de limitation de la souveraineté populaire. Nous pensions que les françaises et les français étaient libres aux élections de choisir le programme qu'ils souhaitaient. Nous avions, de bonne foi, puisque nous ne faisons pas partie de ces gens-là, sous-estimé la forfaiture du système, leur capacité à mentir, à détourner la vérité et à truquer les comptes. Car ce qui s'est passé, et je dois dire que si on m'avait demandé cela il y a 5 ans, il y a encore 10 ans, je n'aurais pas cru cela possible, quand on sait que les comptes de 2022, de 2023, de 2024 ont été truqués par des recettes surestimées à hauteur de 20 à 40 milliards d'euros. de 20 à 40 milliards d'euros, et que malgré cette forfaiture, s'est passé crème, une fois encore, avec la complicité des soi-disant experts et de ceux qui doivent assurer la transparence des comptes publics pour l'intérêt des contribuables et des citoyens, eh bien nous avons dû changer de doctrine. Car quand nous faisons face à des adversaires qui sont prêts à mentir... à maquiller, à truquer, pour garder le pouvoir, pour distribuer de l'argent que nous n'avons pas, pour tout simplement acheter les élections avant les élections, eh bien il faut prendre des mesures pour protéger les Françaises et les Français. Et donc une fois plus Marine Le Pen, agir avec courage et responsabilité. Cette règle d'or, comme elle l'a très bien dit, c'est pour éviter la loi des reins. des marchés. Car aujourd'hui, la France peut être écrasée par la loin des reins des marchés et la France doit se doter souverainement, volontairement, d'une règle d'or qui la protège, non pas du peuple français, mais du système. Ce système que Marine Le Pen a le courage de dénoncer depuis maintenant 20 ans. Le système, c'est quoi ? Je le rappelle, c'est le détournement de l'intérêt public pour des intérêts particuliers. J'ai nommé le macronisme.
Bravo Jean-Philippe, en quelques secondes, minutes, tu nous as expliqué le contre-budget et puis la règle d'or. Et pour vous, amis militants, encore une fois, ça va vous servir de réponse quand on vous interroge sur ce point. Alors parmi toutes les critiques qui ont émaillé cette présentation, vous voulez sortir de l'Union européenne sans le dire, on a déjà évoqué le sujet. Il y a aussi, oh mais ça va être récessif. Est-ce que notre contre-budget aura un effet ou des effets récessifs ?
en économie, parfois, quand vous baissez la dépense publique, il peut y avoir des effets récessifs. Mais jusqu'à preuve du contraire, quand vous coupez de l'argent qui va à d'autres pays européens, comme c'est le cas de la contribution à l'Union Européenne ou de l'aide publique au développement, il y a zéro effet récessif. En plus de ça, notre programme ne se limite pas de baisser la dépense publique, il y a de la baisse de la fiscalité qui va avoir un effet positif pour la croissance. On a des baisses. d'impôts sur les productions pour les entreprises. On a globalement plus de 20 milliards de baisse de la fiscalité pour les entreprises et quasiment 30 milliards d'euros pour les particuliers, notamment les mesures que vous connaissez de baisse de la TVA sur les énergies de 20 à 5,5, de baisse de la TVA sur les produits de première nécessité et des mesures à la fois de pouvoir d'achat et de natalité comme la deuxième part pleine à partir du deuxième enfant. Tout ceci, c'est du pouvoir d'achat que vous rendez. A nos compatriotes, c'est la compétitivité que vous rendez aux entreprises, c'est un double choc de compétitivité et de pouvoir d'achat. Et donc ça, c'est un effet très positif pour la croissance. J'ajoute qu'on a aussi d'autres mesures qui sont positives pour la croissance, qui ne coûtent pas 1 euro aux finances publiques. C'est le cas notamment quand vous baissez les normes, quand vous dérégulez les normes, ce qui est le grand chantier du Rassemblement National, qui permettra de relancer l'économie. C'est le cas aussi quand vous rétablissez un prix national d'électricité. Quand vous mettez, on parlait de priorité nationale sur la HLM, une priorité nationale sur la commande publique et que vous créez aussi un fonds souverain pour financer les PMETPE, tout ceci, ça n'a pas un effet récessif, ça a un effet de relance de la croissance. Et ça, c'est fondamental, puisque Jean-Philippe l'a dit, on a une situation des taux d'intérêt qui est hors de contrôle. L'effet boule de neige, c'est aussi appelé effet trapadette. En gros, on a une inflation à 3%, on a une croissance réelle à 0,4% et on emprunte à 5%. Ce qui veut dire que la dette se nourrit d'elle-même et la charge de la dette est de plus en plus importante. Il y a deux solutions pour sortir de ça. Effectivement, vous baissez la dépense publique pour baisser le déficit, mais l'autre solution, c'est de relancer la croissance. Et le programme de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, c'est évidemment, en plus de rétablir les finances publiques, c'est de relancer la croissance, puisque tout est plus soutenable quand vous avez de la croissance. Et rien ne pourra se faire si on ne relance pas la croissance, qu'on ne réindustrialise pas. Et ça, c'est évidemment au cœur du projet du RN. Ça a toujours été au cœur du projet du RN. Ça l'était en 2022, ça le sera bien évidemment en 2027.
économie structurelle et croissance. Ça marche sur deux jambes.
je crois qu'en fait, on est les seuls maintenant à être raisonnables. C'est-à-dire que quand on regarde la situation, on est surendetté avec des taux d'intérêt qui s'enflamment. On est les champions du monde de la dépense publique. C'est-à-dire que quand vous créez en France 100... Vous avez 57 qui partent en dépenses publiques. On est les champions du monde. Même pour l'anecdote, dans les grandes heures de l'URSS. Pourtant, régime communiste, on était à 50% du PIB en URSS. C'est-à-dire qu'au niveau des finances publiques, on est au-delà même des régimes communistes. Et troisièmement, on a les impôts les plus élevés du monde, 44% de richesse nationale qui part dans les prélèvements obligatoires. Et d'ailleurs, cette année, c'est un record absolu. Nous, face à cette situation, nous proposons des solutions, une règle d'or, ça a été très bien expliqué par Jean-Philippe, pour redresser les comptes publics, commencer à désendetter le pays, d'une part, deuxièmement, il faut baisser les dépenses publiques, et troisièmement, baisser globalement les impôts pour réoxygéner l'économie. Et quand on voit ce qu'on a en face, parce qu'on a deux autres grands blocs au Parlement, le bloc central... qui a construit toute une partie de sa légitimité sur la soi-disant bonne gestion. Soi-disant, c'était le bloc, le parti des bons gestionnaires, des gens raisonnables, des gens modérés, qui savent techniquement gérer un budget. Quand on les met face à leur contradiction, face à leur bilan, eh bien, ils se défaussent. Déjà en disant, oui, mais il y a eu la guerre en Ukraine, il y a eu le Covid, il y a la crise énergétique, etc. Comme si... On était complètement isolés en Europe et comme si nos voisins européens n'avaient pas eu à faire face à ces mêmes crises. Mais la réalité, c'est que nous sommes passés d'élèves moyens au début du macronisme à derniers élèves de l'Europe. Et ça, c'est uniquement la faute de la macronie. Par ailleurs, on entend aussi des discours assez lunaires en ce moment. Par exemple, on a eu le ministre David Amiel. en commission des finances qui nous a dit, mais écoutez, si les taux d'intérêt augmentent, mais c'est à cause du rassemblement national. Parce qu'en fait, les marchés... On
montait dans les sondages.
...anticiperaient finalement les mesures du rassemblement national et donc décideraient d'augmenter les taux d'intérêt en prévision de... Non mais attendez, c'est de votre faute, point. C'est parce que vous avez coulé le pays, point. Voilà, donc on a un bloc central. a un bloc central qui se déresponsabilise complètement et puis alors la gauche. Alors là c'est tout un roman à l'Assemblée, il faut se les costiner matin, midi et soir pendant des semaines parce que là c'est une ribambelle de taxes. une ribambelle de promesses de dépenses publiques, et d'ailleurs on le verra aux élections présidentielles, avec eux tout est gratuit. Donc si vous votez pour eux, vous aurez des nouveaux services publics gratuits, vous aurez des allocations gratuites, vous aurez des hausses de salaire illimitées, vous aurez peut-être une licorne qui ira devant votre domicile pour aller vous pondre à des pièces d'or tous les matins. Voilà. Donc on est vraiment dans le royaume de l'argent magique. Et en réalité... Au niveau de la dette, je n'en parle même pas. Vous avez entendu les déclarations de Mélenchon cet été. C'est-à-dire que la dette, finalement, ce n'est pas un problème. Il suffit de claquer des doigts et puis on annulera la dette. Tous les ménages endettés et sur-endettés et toutes les entreprises endettées ou parfois malheureusement sur-endettées le savent très bien. Il suffit dans la vie de claquer des doigts pour que tous les problèmes disparaissent. Et quand on regarde du côté des taxes. Alors là, c'est très intéressant parce que sur le papier, c'est toujours il faut taxer les ultra riches. Voilà, donc on commence par les milliardaires. Après, c'est des millionnaires. Et puis, quand on va dans le détail de leur proposition, on se rend compte que c'est les classes moyennes qu'ils veulent piller. Jean-Philippe a donné l'excellent exemple de l'épargne tout à l'heure. Quand on va dans le détail de leur proposition à l'Assemblée, l'épargne égale livret A assurance vie. égal actionnaire, égal grand capital, et donc grand capital égal ultra riche. Voilà. Donc, finalement, au bout du bout, ils veulent piquer votre épargne. Et c'est pareil sur l'héritage. Là, cette année, on a été quand même assez surpris de la puissance et du nombre de propositions pour taxer l'héritage. Et il faut rappeler à la gauche que l'héritage, c'est d'abord le fruit du travail de toute une vie. C'est le fruit de gens qui entreprennent, de gens qui ont bossé, de gens qui se sont privés pour pouvoir transmettre à leurs enfants, qui, toute leur vie, ont été taxés, taxés, taxés, et à la fin, on va leur dire, mais attendez, l'Etat ne vous a pas assez taxé, on va remettre une couche au moment de votre mort. Mais cette emprise sur l'héritage, il y a quelque chose de profondément idéologique. J'ai envie de dire que c'est le vieux Paris du manifeste du parti communiste qui voulait abolir l'héritage. Et on en revient toujours là avec eux. Ils veulent abolir la notion d'héritage parce qu'ils veulent abolir la notion de transmission. Et puis il y a un côté plus pratique. C'est-à-dire que, effectivement, ça a été dit, il y a 6 000 milliards d'euros d'épargne chez les Français. Et vous avez un vieillissement de la population avec une génération baby-boom qui, malheureusement, va s'éteindre dans les 10, 15, 20 prochaines années. Et donc, il va y avoir un mouvement financier massif de transmission. Et face à ces mouvements financiers massifs, vous avez... Des vampires, des vampires qui, au nom de l'Etat, des vampires socialo-communistes qui reluquent ça en se disant c'est une manne financière extraordinaire. pour faire grossir encore l'Etat. Nous, nous voulons non seulement préserver la notion d'héritage, mais nous voulons baisser les impôts sur l'héritage et en particulier faciliter les donations. Parce que nous croyons à la notion d'héritage, nous croyons à la notion de lien et de solidarité et de transmission entre les générations.
Pour terminer, parce que le temps avance, on déborde légèrement. Jean-Philippe.
Les amis, dans les mois qui vont venir, vous allez entendre une douce musique venant de nos adversaires qui vont vous expliquer que nous ne sommes pas sérieux parce que nous ne voulons pas faire souffrir les Français. Peut-être l'avez-vous déjà entendu, on nous dit, mais on ne comprend pas le plan de rétablissement des finances publiques de Marine Le Pen et Jordan Bardala, il ne peut pas être crédible parce que vous ne faites pas souffrir les travailleurs, vous ne faites pas souffrir les retraités, vous ne faites pas souffrir les malades, vous ne faites pas souffrir finalement le peuple français, le peuple français qui est évidemment coupable. dans leur vision malade et étriquée de la situation puisque Emmanuel Macron est innocent. Mais c'est tout à fait logique. Si Emmanuel Macron est innocent de tout, si les macronistes sont innocents de tout, si le système... des socialistes, de LR et toute la clique, est innocent de tout. Si les médias qui ont vendu ça pendant des années sont innocents de tout, eh bien, il n'y a qu'un seul coupable. Et souvenez-vous, François Béroud avait avoué, il avait dit, devant le peuple français, il avait dit, la dette, c'est pas François Béroud, la dette, c'est les Françaises et les Français. Mais quelle honte, la dette, c'est François Béroud, c'est Emmanuel Macron, c'est Hollande, c'est les socialistes, c'est les LR, c'est toute cette clique qui a mal gouverné la France. Et qui a menti aux élections ? Est-ce qu'Emmanuel Macron est venu se présenter au premier et au deuxième tour en disant « avec moi il y aura 1500 milliards de dettes » ? Non, il a menti. Est-ce que François Hollande avait dit avec moi « il y aura 400 milliards de dettes » ? Non, il a menti. Est-ce que Nicolas Sarkozy avait dit avec moi « il y aura 600 milliards de dettes » ? Non, il a menti. Et ce faisant, tous avec eux. Ils n'ont jamais dit la vérité aux Françaises et aux Français. Et donc ils veulent vous faire payer. Car ils n'acceptent aucune culpabilité, ils n'acceptent aucune responsabilité et donc ils ne méritent pas de gouverner le grand pays et la grande nation qu'est la France. Et c'est le message que vous fait souvent passer Marine Le Pen et Jordan Bardella. Ce qu'il faut faire passer autour de vous en tant que militant, dites-le aux contribuables, dites-le aux entrepreneurs, qu'ils votent enfin pour des gens qui disent la vérité, qui respectent les Français, qui aiment la France et qui ne vont pas leur mentir une fois encore. Il n'y a pas besoin. de faire souffrir les Français. Il n'y a pas besoin de punir les Français. C'est une vision mensongère de la politique, c'est une vision viciée de la République et c'est une vision... toxiques de la démocratie. En démocratie, ceux qui s'appellent ou qui veulent se désigner les élites, ceux qui s'appellent ou veulent se désigner comme dirigeants d'un pays, eh bien ils se creusent la tête, ils se creusent les méninges, ils passent des nuits blanches pour trouver une solution pour aider les Français. Comme un entrepreneur qui est dans la difficulté, il n'accuse pas ses clients, il se creuse les méninges, il travaille les nuits entières pour trouver une solution. Comme un agriculteur qui a une mauvaise récolte, l'année il va le travailler encore deux fois plus dur. Comme un artisan qui va devoir remonter la pente. Comme une famille qui peut avoir un petit pépin dans la vie, qui peut se retrouver surendettée et qui se dit la nuit, qui passe des mauvaises nuits parce qu'ils disent comment je vais nourrir mes enfants. Ça c'est la vraie vie des Français qui sont innocents des vices et de la culpabilité de leurs élites. Et c'est ça le combat. Et c'est pour ça que ce combat est aussi dur. C'est que le combat du rassemblement national, le combat des patriotes, le combat des nationaux, c'est aussi un combat, oui, il ne faut pas avoir peur de le dire, pour la morale publique, pour une certaine éthique de la République, pour une vision de la démocratie qui est que les dirigeants obéissent au peuple. Et souvenez-vous de la forfaiture de 2005, de la trahison du référendum. Souvenez-vous de tous ces votes qui ont été trahis. A chaque fois, c'est la même chose. A chaque fois, c'est la même chose. Ce sont des dirigeants politiques qui ne veulent pas obéir au peuple. Ils nous appellent pour cela des populistes. Eh bien moi, je revendique d'être un populiste. Car moi, j'obéis au peuple. Je respecte le peuple. Je me plie au peuple. Et la deuxième des vérités, elle est encore plus dure pour ceux qui ont dirigé et ruiné la France, c'est qu'en fait, les Françaises et les Français n'ont pas besoin d'eux. On n'a pas besoin de ces gens qui pensaient être plus malins que nous. On n'a pas besoin de ces élites d'opérettes, de ces experts à la noix. En fait, la France et les Français seraient tellement bien sans eux. Sans eux, souvenez-vous ! C'était le slogan de Marine, un des slogans de Marine en 2022. Sans lui, sans Emmanuel Macron, sans eux les macronistes, sans eux cette bureaucratie, sans eux ces parasites de la Commission européenne. Imaginez ce que pourrait faire l'agriculture française sans ces normes. absurde qui empêche les gens de bosser. Imaginez ce que pourraient faire les entrepreneurs et les artisans français sans cette bureaucratie et sans cette pieuvre qui les empêche de travailler. Imaginez ce que pourraient faire les fonctionnaires, les forces de l'ordre, les enseignants, tous ceux qui sont de bonne volonté si la bureaucratie les laissait travailler. Imaginez ce que pourraient faire les salariés français si on les laissait vivre de leur travail. Imaginez en fait ce qu'on pourra faire sans eux et avec Marine Le Pen. C'est ça le projet de renaissance de la France.
Bien, merci à vous trois et Marine Le Pen, face à elle, tous ceux qui nous ont rendu la mondialisation heureuse, vous l'avez observé de près, vous n'avez plus de frontières, les capitaux circulent librement, les marchandises, les individus, puis on voit le résultat, on nous a mis en compétition avec des pays qui n'ont pas les mêmes règles fiscales, sociales, environnementales, et on voit le résultat, donc Marine Le Pen relèvera tout ça. Merci beaucoup à vous trois, vous avez rendu le budget et l'économie, je voyais tout le monde attentif devant vous. Il faut être prof de fac en économie, reconversion éventuelle. Merci beaucoup, on va passer à notre dernière tableau. On peut les applaudir encore une fois, Jean-Philippe, Mathias et Charles.
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