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Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans le point hebdomadaire du groupe parlementaire de la France Insoumise. Je veux d'abord dire, au nom de mon groupe, notre émotion et notre colère face à l'acte terroriste raciste de Trappes. Nous aurons tout à l'heure en hémicycle à 15h une minute de s'élance pour Pengo Bossio. Wang Yi et nous pensons aux proches, à ses proches ainsi qu'aux blessés, dont un qui se bat toujours pour survivre. J'étais ce samedi avec plusieurs députés insoumis à Trappes et nous étions aux côtés des habitants qui aujourd'hui ont peur, après notamment des années de stigmatisation et qui ont la conscience aiguë que le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd si l'arme ne s'était pas enrayée ou si le tireur avait croisé plus de personnes. Évidemment, il y a le tireur et l'auteur Le Rassemblement National qui depuis des années stigmatise Trappes comme, je cite, une capitale européenne du djihad, jusqu'au gouvernement, avec notamment une ministre qui est normalement en charge de lutter contre les discriminations, Aurore Berger, qui expliquait il y a quelques semaines que la théorie du grand emplacement n'était pas une théorie raciste, mais une théorie à discuter politiquement, en passant évidemment par Bruno Rotailleau, qui était nommé par Macron ministre de l'Intérieur, et qui parle de français de papier comme sous Vichy, de régression vers les origines ethniques. ou qui hurlaient « abat le voile ». La responsabilité des politiques est posée, de tous ceux qui diffusent ce racisme systémique. La responsabilité de beaucoup de médias doit l'être aussi. puisque ce sont beaucoup de ces médias qui choisissent non seulement d'inviter les semeurs de haine, mais aussi de choisir comme sujet principaux, notamment des polémiques, là aussi des polémiques racistes. Et plus que jamais, il faut un sursaut pour rappeler que le racisme tue toujours dans notre pays. Alors je veux continuer en saluant évidemment la victoire de Lula qui nous réjouit et remercier le peuple brésilien qui par sa mobilisation massive a fait échouer toutes les tentatives d'ingérence de Trump pour imposer une extrême droite d'une violence inuise, celle de Bolsonaro Junior, et en faisant cela a fait mentir tous les sondages, ce qui ne manque pas de nous intéresser. Nos regards sont aussi toujours tournés vers la Palestine alors que le génocide continue à Gaza. Et alors que ce lundi, une commission d'enquête internationale mandatée par les Nations Unies a conclu, je cite, « que les autorités et les forces israéliennes ont commis en Cisjordanie des crimes contre l'humanité, d'extermination, de torture, de viol et d'autres formes de violences sexuelles, ainsi que de persécutions fondées sur des motifs discriminatoires. » Voilà ce que conclut cette commission d'enquête internationale des Nations Unies. Et plus que jamais, nous continuons. de dire que la France doit être à la hauteur du premier génocide filmé en direct de l'histoire de l'humanité. Je veux évidemment, même si Louis Boyard en reparlera, redire notre admiration devant la force de la mobilisation avec la jeunesse et contre la vie chère qui s'est tenue ce samedi. Il faut réaliser l'ampleur de la mobilisation alors que... Vous aviez un président de la République qui expliquait que ce qui était recommandé, c'était de ne pas aller manifester. Rien n'y a fait, ni les propos du président de la République, ni les mesures d'interdiction de manifestation, de changement de parcours au dernier moment, de politique de la peur avec des consignes extrêmement fermes qui ont été données, notamment sur le fait de suspendre le droit de vote ou de prévenir les employeurs lorsqu'une personne passe en procès. Rien n'y a fait, ni la répression qui ce samedi... puisqu'on explique que ça s'est bien passé ce samedi, qui ce samedi encore a été responsable de deux mains grièvement blessées, dont plusieurs doigts arrachés, à la fois à Clermont et à Toulouse, ou encore à des tirs dans l'œil directement, comme par exemple à Poitiers. Rien n'y a fait ni les couvre-feux, ni les hélicoptères, ni le déploiement de Centaure, et la mobilisation a été extrêmement massive, et avec à noter qu'à la colère des lycéens, des étudiants, se sont joints celles des salariés, des fonctionnaires, des... retraité des précaires contre la vie chère, et désormais, depuis samedi, aussi de la défense de l'état de droit. Et je veux dire à quel point nous sommes fiers que le peuple français refuse de se faire voler son droit de manifester. Désormais, Macron a deux choix, céder ou partir. Et je vous signale juste un petit point important, puisqu'on en parle très peu ici dans l'Hexagone. Je veux saluer particulièrement la mobilisation depuis plusieurs semaines en Martinique et en Guadeloupe contre la vie chère, contre la profitation pour le droit à l'eau, qui, je le rappelle, n'est toujours pas garanti ni en Guadeloupe ni en Martinique, pour évidemment garantir des conditions d'études dignes. Et peut-être encore plus qu'en Hexagone, la seule réponse de ce gouvernement a été la répression, avec un fait d'une extrême gravité. voudrais parler puisque dans la nuit du 20 au 21 octobre, Wendy Olibris, jeune homme de 23 ans, a été percutée par un véhicule de gendarmerie. Sa famille explique qu'on lui aurait ensuite roulé dessus, qu'on l'aurait battu et menotté. Il se trouve aujourd'hui dans le coma et aux côtés de sa famille, nous exigeons que toute la lumière soit faite sur ce qui lui est arrivé. Et je signale qu'en Guadeloupe, 11 organisations syndicales appellent à une mobilisation massive aux côtés des étudiants et des lycéens. le 14 novembre. Enfin, cette semaine est une semaine très importante pour notre groupe puisque c'est notre niche parlementaire et nous avons donc donné... l'ordonnancement de nos textes, que nous avons dû réordonnancer puisque, comme vous le savez, le premier texte que nous avions inscrit à l'ordre du jour était le fait d'interdire de nouveau l'acétamipride et le flupir adipurone, ces deux pesticides qui s'attaquent directement au cerveau des enfants, en plus d'être des pesticides tueurs d'abeilles qui sont responsables de l'effondrement du vivant. Et il se trouve que ce texte a été suramendé par à la fois la droite et l'extrême droite qui ont mis quasiment à eux deux... deux groupes quasiment sans amendement sur ce texte. Évidemment, vous savez que quand il y a ces amendements, ils peuvent être ensuite sous-amendés en séance. Et donc, une volonté de la droite et de l'extrême droite qu'il n'y ait pas de vote sur cette question, ce qui explique que nous avons dû le... baisser en termes de position. Alors nous commencerons cette journée parlementaire avec un texte sur la prescription acquisitive en Outre-mer qui a été adoptée en commission, qui est notamment normalement en procédure de législation en commission, mais puisque la Macronie s'y est opposée, nous irons au vote directement dans l'hémicycle et j'ose bien espérer que nous le gagnerons. Nous aurons en deuxième position la proposition de loi pour créer un corps de fonctionnaires pour les accompagnants d'élèves en situation de handicap. Je vous fais remarquer. que c'est d'ailleurs une des revendications du mouvement de jeunesse qui s'exprime depuis plusieurs semaines dans notre pays. Comme chaque année, nous avons fait des sondages sur l'ensemble de nos propositions qui sont largement majoritaires. Je donne un exemple sur les AESH. 82% des Français interrogés sont favorables à cette proposition de loi. Nous aurons en troisième position la proposition de loi visant à créer un parcours de soins intégralement pris en charge par la Sécurité sociale pour toutes les victimes de violences sexuelles, qui est elle soutenue à 89%. Nous aurons en quatrième position la proposition de loi pour protéger durablement les jeunes majeurs de l'aide. sociale à l'enfance, qui est elle soutenue par 77% des gens interrogés. En cinquième position, la proposition de loi visant à l'augmentation des salaires et des pensions. En sixième, celle sur l'acétamipride et le flupir adifuron. En septième, le moratoire sur le projet du canal Seine-Nord. L'ordre que nous avons donné et qui, évidemment, nous laissera ensuite piloter la journée comme nous le pouvons. En tout cas, vous voyez que nous commençons cette journée par envoyer une réponse politique pour dire que tout ce que nous vivons n'est pas une fatalité, que nous pouvons faire autrement. Et nous commençons par toutes celles et ceux qui souffrent des politiques macronistes depuis des années et particulièrement les enfants. Voilà comment nous commencerons notre niche parlementaire ce jeudi 29 octobre. Et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à la suivre attentivement. Et je vais donner la parole à Louis Boyard.
Merci beaucoup Mathilde. Alors, comme il y a beaucoup de choses et que pour beaucoup de sujets, le gouvernement est flou, je vais essayer de tout reprendre. Il faut prendre quand même la mesure de ce qui s'est passé. Au début, ça a commencé par un mouvement dans les lycées d'outre-mer. Puis après, ensuite, ça a été un mouvement dans les lycées d'Hexagone. La violence que le gouvernement a fait s'abattre sur des adolescentes et des adolescents a révolté tout le monde, et particulièrement les étudiants, qui ont aussi des droits à défendre. Et donc les étudiants sont rentrés dans le combat avec les lycéennes et les lycéens, à la fois en soutien à leurs revendications et contre les violences policières qu'ils subissaient, mais aussi sur les propres revendications étudiantes. Puis vient la date du 17 octobre. La date du 17 octobre, le gouvernement l'a abondamment commenté, sans souligner le fait qu'on se retrouve à avoir des centaines de milliers de gens qui ne sont pas que des lycéens, pas que des étudiants, mais aussi des composantes du peuple français, qui sont venus à la fois soutenir les lycéens et les étudiants contre la répression, mais aussi contre la vie chère. Et donc on se retrouve à avoir... Un mouvement de jeunesse qui lui-même est la pointe avancée d'un mouvement populaire qui vise à demander à ce gouvernement de donner des conditions de vie et d'études qui sont dignes. Et c'est là la situation politique dans laquelle nous nous trouvons. Et c'est parce que ces conditions se sont réunies que le gouvernement s'est trouvé obligé de répondre aux jeunes. Et c'est bien ça le moment, c'est que le gouvernement est passé de la stratégie du pourrissement à la stratégie de l'empumage. Et c'est comme ça que ça a été ressenti par les jeunes. C'est une forme d'enfumage de ce qui a été proposé par le gouvernement. Mais il faut quand même dire qu'il y a de quoi être très fier de notre jeunesse française qui a réussi à faire plier ce gouvernement de monarque. Et je veux remercier ces jeunes et leur dire à quel point ils nous rendent très très fiers. Alors grâce à ça, ils ont réussi à obtenir des créations de postes d'enseignants, même si jamais il faut rappeler que depuis que le président de la République est au pouvoir, il y a eu 11 000 suppressions de postes d'enseignants. C'est une inversion de la tendance. On va avoir plus 1900 postes. Les bourses vont être indexées sur l'inflation. Mais depuis trois ans, les bourses n'ont pas été indexées sur l'inflation. Ils n'ont pas révisé le barème. Et donc, on commence sur l'inflation de cette année. Et les APL resteront gelés. Donc sur les questions de pouvoir d'achat pour les étudiants, oui, certes, c'est un petit plus, mais on ne répond pas à la question de fonds. 1 milliard pour la rénovation du bâti universitaire et les 4 milliards qui vont être donnés pour les régions et pour les départements, c'est un prêt dont nous ne sommes pas certains que toutes les régions et les départements pourront les contracter. Et donc là aussi, il y a une forme d'enfumage. Et enfin, la possibilité d'une fin du contrôle continu en première. On parle de possibilité parce que le gouvernement maintient volontairement une ambiguïté sur le sujet. Il y a par contre des questions qui n'ont pas été résolues, notamment la question de la sélection et de la pénurie de places dans l'enseignement supérieur, notamment dans les universités dans lesquelles il n'y a pas d'ouverture de place, aucune ouverture de place. Et quand ils disent qu'ils vont remplacer Parcoursup, tout le monde dans ce pays est d'accord pour dire qu'il faut avoir une plateforme qui permet de centraliser les demandes de dossiers. C'est ça le sujet. Mais par contre, qu'est-ce que vous faites ensuite une fois que les dossiers sont là ? Ils ont fait la pénurie de places dans l'enseignement supérieur et ont créé une sélection de masse et ont organisé le secondaire pour que les filières de spécialité correspondent à cette logique de sélection. C'est de ça dont on parle quand on parle de Parcoursup. Donc si c'est pour remplacer Parcoursup par France Parcours et continuer par la sélection, les lycéennes et les lycéens, ils ne sont pas bêtes. Et c'est pour ça que je parle d'enfimage et que c'est ressenti comme ça par les jeunes. Alors ils se disent... Bon, au moins on les a fait bouger. Donc puisqu'il bouge maintenant et qu'on n'a pas obtenu ce qu'on voulait, on va continuer. Et c'est d'ailleurs ça qu'ont répondu les syndicats lycéens et étudiants. Et ils appellent à une manifestation le samedi. Et donc nous, en tant que France Insoumise, nous serons aux côtés de ces jeunes, toujours avec nos brassards blancs, pour aller protéger cette jeune génération qui risque sa vie quand elle se mobilise. On a quand même eu une trentaine de blessés graves depuis le début de ce mouvement, du fait de la répression policière, dont la moitié sont des adolescents. Pour ce qui est du point de vue un peu plus parlementaire, c'est un message que nous voulons envoyer au gouvernement ce matin. Ils ont annoncé un débat 50-1, mercredi à 17h, sur la question de Parcoursup. Discuter, pas de souci. Mais à l'Assemblée, on ne fait pas que discuter, on vote. Et je crois que tout le monde demande à avoir un vote sur la question de Parcoursup. Donc je demande au gouvernement, je demande au Premier ministre de faire un vote à l'issue de ce débat 50-1 pour que enfin on puisse voter sur la question de Parcoursup. Et si jamais il n'y a pas de vote, alors ce débat cinquantirien ne sert à rien et on ne manquera pas de le dire au gouvernement si jamais il n'accède pas à notre demande. Je tiens juste aussi à dire que cette mobilisation, puisque ce n'est plus seulement une mobilisation de la jeunesse et que c'est maintenant une mobilisation du peuple français et des salariés, le gouvernement ne peut pas croire que par les interdictions de manifester, par la répression violente, les gens vont rentrer chez eux. Les gens, ils manifestent pas par plaisir. En fait, c'est une question de vie pour ces gens-là. C'est une question de vie ou de mort même. Parce qu'on a un Français sur trois qui s'est déjà privé d'un repas cette année. Parce qu'on a des élèves qui manquent de professeurs et qui ont besoin de réponses immédiates, et c'est ça qu'ils disent. Et que si le gouvernement se contente de donner quelques miettes, il apaisera pas les choses. Au contraire, il va plus énerver les gens, parce que les gens sont très conscients de ce qui se passe. Et nous, en tout cas, on est aux côtés du peuple français et de sa jeunesse mobilisée pour qu'il subisse obtenir ce qui lui revient de droit. Voilà.
Bonjour à toutes et tous. Alors c'est sur un autre sujet dont j'imagine Mathilde a parlé au début de la conférence de presse, j'ai le coup de début. C'est le fait que suite à ce qui s'est passé à Trappes, à cet attentat raciste et islamophobe, et à la mort notamment de Pengo Bossio Wangui, un jeune homme de 26 ans, tué parce qu'il est noir, j'ai décidé de redéposer une commission d'enquête qu'on avait déjà déposée avec le groupe parlementaire de la France Insoumise. En 2025, cette demande de commission d'enquête, elle vise à étudier les responsabilités dans la propagation des idées racistes, des idées islamophobes, des idées antisémites, des idées négrophobes qui aboutissent malheureusement à des meurtres, à des crimes tels que celui qu'on a connu ce week-end. Évidemment, je profite d'avoir ce micro pour rendre un hommage à sa famille, pour rendre un hommage et à... toutes mes pensées et tout notre soutien évidemment à toutes les familles de victimes qui sont encore aujourd'hui hospitalisées. Je pense notamment à cette petite fille de 11 ans, Ramatou, qui a été blessée de 8 balles, criblée de balles dans le corps. Et malheureusement, c'est cette attaque de l'extrême droite puisque l'auteur lisait Mein Kampf, cet auteur se référait à l'ultra droite, à l'extrême droite, à cette idéologie raciste. Malheureusement, cette attaque fait suite à une série d'autres attaques qui ont eu des conséquences aussi gravissimes. Par exemple, Hichem Mirawi qui a été tué lui aussi de 5 balles parce qu'il était d'origine arabe. Abou Bakar Sissé qui a été poignardé à 57 reprises alors qu'il priait. J'imagine que vous avez ce crime en tête. A un cuisinier de 59 ans qui a été lui battu à mort par quelqu'un d'extrême droite. mortaux dans le doux en raison de son homosexualité. Et donc, malheureusement, ce qui s'est passé à Trappes est le reflet d'une augmentation du nombre d'agressions qui parfois vont jusqu'à provoquer la mort. En 2025, il y a eu 326 actes islamophobes, par exemple, qui ont été recensés. C'est plus 88%. d'actes par rapport à l'année précédente et on sait, grâce aux chercheurs qui travaillent sur cette question, qu'ils sont encore largement sous-estimés. On sait aussi que 9 meurtres à caractère idéologique sur 10 sont le fait de l'extrême droite et que cette proportion tend à augmenter et attendu à augmenter, notamment sous la Macronie. On vise avec cette commission d'enquête aussi à pointer des responsabilités médiatiques et politiques suite au 17 octobre, puisque vous le savez, L'auteur de l'attentat, Attrape, a revendiqué vouloir venger les commerçants en ciblant des Noirs et des Arabes. Suite au 17 octobre, le cadrage médiatique a été absolument déplorable et des responsables politiques tels que M. Zemmour ont pu, en toute impunité, sans se faire recadrer sur différentes chaînes d'information, parler de grands remplacements, théories adoubées par Mme Berger, dénoncer les hordes de barbares maghrébins et africains qui rentrent dans les villes, etc. Et donc ce type de propos a des conséquences en acte par la suite. Donc le but c'est de faire la lumière sur la responsabilité à la fois des médias mais aussi du gouvernement et pouvoir nous proposer des solutions qui doivent être comme d'habitude accompagnées de moyens pour mettre en place d'abord des indicateurs fiables et ensuite des dispositifs de prévention qui soient efficaces dans la prévention et l'empêchement de ces crimes racistes. islamophobe lgbti fob notamment
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suite de ce qu'a dit ma collègue clémence guettet sur la responsabilité médiatique et politique de ce qui se passe dans le pays et les discours de haine qui ont été autorisés à l'extrême droite depuis l'attentat raciste et islamophobe de trappe on a vu à nouveau des responsables politiques venir sur vos chaînes Cibler la ville de Trappes, notamment M. Chenu, Mme Edwige Diaz, qui ont redit que la ville de Trappes était soi-disant un foyer de djihadistes et une ville sous l'emprise islamiste. Donc il y a une responsabilité des médias et c'est important que cette commission d'enquête arrive à son terme pour qu'on puisse avoir un travail là-dessus. Et sur un autre sujet, mais qui concerne toujours l'extrême droite, vous avez sans doute vu les images dans ces nombreuses villes du pays où on a vu des milices d'extrême droite venir s'attaquer aux manifestants. On a 17 villes aujourd'hui. Clermont, Nancy, Rouen, Toulouse, Nice, Lyon, Caen, Brest, Lille, Tours, Montpellier, Dijon, Bayonne, Bordeaux, Saint-Etienne et Limoges. Je les liste toutes parce que ça veut dire la dimension organisée de ces groupuscules-là. Et c'était des initiatives qui étaient annoncées sur les réseaux sociaux, y compris couvertes par la presse locale. Nice matin, la veille de la manifestation du samedi, a dit « des groupuscules d'extrême droite s'organisent ». Et on a une question, nous, à poser au ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniès. Est-ce que Laurent Nouniès veut incorporer ces groupuscules au sein de la police nationale ? Pourquoi le ministre de l'Intérieur a laissé faire ? Pourquoi on a des images qui arrivent de Nice, de Montpellier, de Nancy, documentées notamment par Mediapart, qui montrent que ces militants d'extrême droite ont tabassé des manifestants ? sous le regard des forces de l'ordre. Son parti libre, les policiers ne sont jamais intervenus pour protéger les manifestants. C'est un scandale absolu. Le ministre de l'Intérieur aurait dû passer des consignes. Les policiers ne sont pas là pour protéger les militants d'extrême droite. Ils sont là pour protéger les manifestants et Laurent Nulès doit s'expliquer sur ce scandale. Et effectivement, nous redéposerons une commission d'enquête sur la question des groupuscules d'extrême droite qui est liée à celle de Clémence puisqu'il y a à la fois la responsabilité médiatique et politique et aussi la responsabilité du gouvernement qui laisse faire. laisse des groupes s'organiser, se développer, s'armer et passer à l
Merci. Question.
Bonjour, Olivier Perrou du Monde. On parlait beaucoup de commission d'enquête. J'ai une question sur la commission d'enquête suite aux événements du 17... Octobre, qui n'a toujours pas annoncé son calendrier ni ses auditions. Vous avez vu qu'Agnès Firmin-Le Baudot, votre collègue d'Horizon, s'est mise en retrait, considérant que le RN devait avoir une place chez les rapporteurs. Est-ce que vous pouvez nous faire un point suite à la conférence des présidents, si vous en avez parlé ce matin ? Et est-ce que vous craignez que cette commission ne tombe finalement à l'eau
Hugo Babé, Capitale de questions. Sur votre commission d'enquête sur la diffusion de messages racistes, la propagation de messages racistes, est-ce que c'est une commission d'enquête que vous présentez, qui a été validée ? Quel est l'état de cette commission d'enquête ? D'autant plus que Yael Broden-Pivé a dit qu'il n'y aurait plus de commission d'enquête, mis à part celle-ci sur le 17 octobre. Et deuxième question, sur les mesures du gouvernement, l'indexation des bourses sur l'inflation, c'est à quel stade ? Est-ce que vous avez des garanties sur le fait que ce serait pris par décret ou alors est-ce qu'il faut le voter à l'Assemblée nationale ? Il y a une procédure parlementaire pour cela.
Merci.
Lucas HDL pour France Télévisions. Raphaël Glucksmann a dit hier matin qu'il était victime d'une campagne de harcèlement de la part de LFI qui l'empêchait de mener campagne dans de bonnes conditions. Qu'est-ce que vous lui répondez et est-ce que vous avez effectivement passé la consigne aux militants de ne pas perturber les événements de Raphaël Glucksmann ? Merci.
Bonjour, Juliette Gloria pour France Info. Monsieur Boyard, vous parlez d'enfumage au sujet de Parcoursup. Qu'est-ce que vous proposez comme alternative ? Ok.
'est bon ? Louis commence à répondre sur Parcoursup et sur Bourse.
C'est comme je disais, en fait, il y a la question de la plateforme centralisée des demandes des dossiers. Il faut une plateforme comme ça. Mais par contre, la question, c'est ensuite pour aller à quoi ? Donc nous, on propose deux choses. Déjà, premièrement, d'avoir un service public de l'orientation, qui est indispensable pour pouvoir accompagner ces jeunes. Et ensuite, deuxièmement, d'avoir des ouvertures de place à l'université, en BTS, dans les UT, pour permettre aux jeunes de pouvoir suivre la formation de leur choix. Et donc, en fait, de mettre le budget. Ensuite, sur la question des bourses, nous, on n'a pas plus d'informations que vous. Par ailleurs, quand on parle d'inflation, il se pose aussi la question de, il y a un certain nombre de jeunes qui, avec l'inflation, devraient rentrer dans le système de bourse. On ne sait pas non plus si jamais ça, ça va être fait très concrètement. Donc, il va y avoir des questions au gouvernement et on attendra une réponse du gouvernement. Mais je suis comme vous, je n'ai pas plus d'informations. Par contre, juste ce dont je suis sûr, c'est que l'inflation des trois dernières années qu'ils n'ont jamais pris en compte, ça, ils ne la prendront toujours pas en compte, ce qui est dénoncé par les différentes organisations.
ensuite, sur les autres questions qui ont été posées sur la commission d'enquête sur le 17 octobre, qui avait été donc décidé à l'unanimité en conférence des présidents. Nous en avons parlé ce matin en conférence des présidents. Et moi, je veux dire le scandale que c'est, ce qui est en train de se passer dans cette assemblée. Une commission d'enquête qui a été décidée à l'unanimité des groupes. ne peut pas tenir ses travaux. Pourquoi ? Parce que le Rassemblement national, qui est mécontent du vote sur les rapporteurs, a décidé de quitter cette commission d'enquête. Bon, normalement, ça aurait dû s'en arrêter là. Il y a eu un vote, il y a un résultat de vote. Je le dis aussi, nous ne sommes pas non plus contents de ne pas être dans les rapporteurs. Nous nous avions présenté un rapporteur. Je rappelle que la France Insoumise est aux côtés du mouvement de la jeunesse depuis le début, que nous sommes particulièrement ciblés et qu'il aurait donc pour nous été normal que la France Insoumise ait un rapporteur. Nous avons présenté un rapporteur, en l'occurrence Thomas Porte, et nous avons été battus. Est-ce qu'on a quitté la commission d'enquête pour autant ? Non. Mais ce qui est en train de se passer... C'est que normalement, ça aurait dû s'en arrêter là et la commission d'enquête aurait dû pouvoir faire son travail d'aller interroger le gouvernement sur les ordres qui ont été donnés, d'aller interroger les uns et les autres sur les mutilations qui ont touché la jeunesse de notre pays, etc. Mais ce qui se passe, c'est que le Rassemblement national, aidé donc au moins par Horizon, peut-être par d'autres, essaye de bloquer cette commission d'enquête en faisant un caprice puisqu'ils ont quitté cette commission d'enquête et du coup, la rapporteure Horizon menace donc de démissionner de son poste, ce qui empêche du coup que la commission d'enquête puisse faire son travail. Et donc, le Rassemblement national est en train d'enquister une commission d'enquête qui est pourtant nécessaire, avec des questions qui sont posées dans le pays. Donc, c'est vraiment scandaleux. Alors, dans les propositions qui ont été faites, il pourrait y avoir un quatrième rapporteur, juste tout fait pour le Rassemblement national, ce qui est quand même assez incroyable. Je rappelle, des commissions d'enquête avec trois rapporteurs n'existent pas normalement. Donc, ça a déjà été fait pour que, justement, il puisse y avoir des rapporteurs de différentes sensibilités. Bon, donc là, il propose de créer un quatrième... du rapporteur ce qui est évidemment hors de question de refaire un vote sur madame firmin levodos si elle se retire de cela donc horizon disant directement qu'elle veut que le rn soit représenté comme rapporteur dans la commission enfin c'est du n'importe quoi un moment il faut respecter les votes et que cette commission d'enquête puisse commencer son travail. Alors ça s'est terminé en queue de poisson. Yael Bronfivet expliquant qu'elle allait appeler les présidents de groupe pour pouvoir décider de ce qui pourrait être fait. En attendant, ceux qui en sont en train de bloquer cette commission d'enquête, c'est l'extrême droite. Et je vous fais juste un petit parallèle. Si nous, nous avions quitté la commission d'enquête parce que nous étions mécontents du vote et nous sommes mécontents du vote sur les rapporteurs. Je vous assure que ni Horizon ni Yael Brown-Pivet ne se seraient souciés de refaire un vote, de nous proposer un poste de rapporteur, parce qu'il serait important que la France insoumise puisse être représentée en tant que rapporteur dans la commission d'enquête. Je trouve ça vraiment extrêmement grave. Sur la question des commissions d'enquête qui ont été proposées. Les commissions d'enquête, vous avez raison, il n'y a plus de droit de tirage puisque l'Assemblée nationale va terminer fin février. Il est normalement possible qu'en conférence des présidents, comme sur celle du 17 octobre, il puisse y avoir une décision pour créer une commission d'enquête. Donc ça pourrait être possible dans ce cadre-là. Et en tout cas, nous, c'est un appel qu'on fait devant la gravité des faits qui touchent notre pays. Moi, je veux redire vraiment devant la peur qu'il y ait un nombre de nos concitoyens et concitoyennes qui vivent au quotidien le racisme systémique et qui maintenant n'ont pas seulement peur pour leur enfant, pour leur avenir en général, comme à peur tous parents, mais qui désormais... peuvent avoir peur que leurs enfants sortent dans la rue avec directement des risques de mort. C'est ça, c'est ça en fait la question qui touche notre pays et la question du racisme. Et pour nous, c'est insupportable. L'Assemblée nationale s'honorait à décider de lutter contre les groupuscules d'extrême droite. Elle s'honorait de travailler sur les crimes racistes, je rappelle, en quatre ans, huit crimes racistes ou actes terroristes racistes qui ont été faits et Clémence Guettet a redit leur nom. Enfin, sur la question de Raphaël Glucksmann. Bon, je souris un peu parce que nous, nous ne parlons jamais de Raphaël Glucksmann. Nous, nous savons que nos adversaires sont l'extrême droite, la Macronie et l'abstention. Donc, je conseillerais juste à M. Glucksmann d'arrêter de parler de la France insoumise et de parler plus souvent du projet politique qu'il propose au pays. Je crois que tout le monde y gagnerait et que personne n'est en train de parler de M. Glucksmann puisque nous n'en parlons jamais. Merci.
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