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le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs les députés, mes chers collègues, monsieur le maire de Trappes, monsieur le maire adjoint de La Verrière, mesdames et messieurs les membres de la famille de monsieur Pingo Bossio-Hwangi. Vendredi dernier, à Trappes et à La Verrière, Un attentat terroriste à caractère raciste a frappé notre pays. Selon le dernier bilan, sept personnes ont été blessées. Quatre grièvement, trois autres plus légèrement. Huit personnes visées par les tirs n'ont pas été blessées physiquement. Un jeune homme. Un jeune homme a perdu la vie. Monsieur Pengo Bossio Wangui. Pas moins de 128 balles ont été retrouvées. 128. Sans l'intervention rapide des forces de l'ordre, ce bilan aurait été plus dramatique encore. Je salue ici leur sang-froid exemplaire. Mes chers collègues, Pengo Bossio Wangui avait 26 ans. Espoir des armes martiaux mixtes, il s'entraînait sans relâche dans son club d'Aubervilliers pour concourir au plus haut niveau. Tous ceux qui l'ont côtoyé décrivent un colosse lumineux, généreux, respectueux, animé par un altruisme à nul autre pareil. Il avait des rêves, des projets, une vie à construire. La haine raciste lui a volé cet avenir. Mes chers collègues, cet acte terroriste nous rappelle cette vérité que nous devrions jamais oublier. Le racisme tue. La haine de l'autre tue. Derrière cet attentat, c'est aussi une certaine idée de la France qui est ciblée. Une France universaliste où chacun peut vivre librement, quelle que soit son origine, sa couleur de peau ou sa religion. Tel est le sens de ce triptyque républicain sur le fronton de nos mairies. Liberté, égalité, fraternité. Cette promesse républicaine, nous devons plus que jamais la faire vivre. Face au racisme, notre République, une et indivisible, ne doit donc rien céder et ne cèdera rien. Rien à ceux qui distillent le venant de la haine, rien à ceux qui attisent les brasiers de la division. Dans ces moments où le pays tressaille, il nous faut retrouver le chemin de l'unité, du dialogue et de l'apaisement. Il en va du destin de la nation. Mes chers collègues, en votre nom, à tous, je voudrais adresser nos condoléances à la famille et aux proches de M. Pengo Bossio Wangui. Nos pensées vont également aux blessés, à leurs familles, ainsi qu'aux habitants de Trappes et de la Verrière. En mémoire de M. Pengo Bossio Wangui et en soutien à toutes les victimes, je vous invite à observer une minute de silence. Je vous remercie. L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement et la première va être posée par Madame Cyrielle Châtelain, présidente du groupe écologiste et social.
Monsieur le Premier ministre, un homme est mort. Pengo Boshowangi a été assassiné par un terroriste raciste, islamophobe et négrophobe. Sept personnes ont survécu de peu à cet attentat planifié et exécuté méthodiquement, dont une enfant de 12 ans dont le corps a été criblé de 8 balles. Le groupe écologiste et social exprime sa plus grande solidarité à leurs proches et présente nos plus sincères condoléances à la famille du défunt. Notre groupe salue l'action des personnels soignants et des forces de l'ordre qui ont permis de sauver des vies. Le maire de Trappes, Ali Rabet, dont je salue le travail et la justesse des propos, dénonce... Il dénonce le discours martelé contre les étrangers, les immigrés et les musulmans qui ont contribué à les ériger en ennemis de l'intérieur. Pourtant, les dirigeants du RN continuent à fanfaronner dans les médias en qualifiant la ville de Trappes de foyer djihadiste. Pourtant, pas un mot de regret d'Aurore Berger qui, en tant que ministre chargée de la lutte contre les discriminations, a déclaré la théorie du grand remplacement comme un élément du débat public. Rien ne change. Nous refusons que Pengo Bossio Wangui soit une victime de plus en attendant la suivante. Au mot qui tue, nous devons opposer les mots qui font vivre respect, dignité et justice. La République doit s'exprimer, elle doit dire stop. Elle doit dire à celles et ceux qui sont terrifiés à l'idée d'être devenus des cibles, nous vous protégerons. Monsieur le Premier ministre, proposerez-vous au président de la République de déclarer un hommage national en l'honneur des victimes des attentats de Trappes et de la Verrière?
Merci beaucoup, madame la présidente de groupe. La parole est à monsieur le Premier ministre.
Madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, madame la présidente Châtelain, chère famille, monsieur le maire de Trappes. Permettez-moi, avec la même gravité, les mots que vous avez employés, les mots que la présidente de l'Assemblée nationale a employés très justement en ce début de séance, de redire l'ensemble... De l'émotion profonde qui traverse le pays, on le sent tous et on le sait tous depuis plusieurs jours, face à ce drame absolument épouvantable, avec une pensée évidemment et des condoléances pour la famille de la victime, une pensée pour les familles éprouvées par le nombre de blessés, y compris les blessés psychologiques, avec un suivi important que nous devons, que la nation et les pouvoirs publics doivent à ces blessés. mais également pour votre territoire, monsieur le maire, et plus encore pour tous nos compatriotes qui, au moment où on se parle, ont peur. Peur pour leur intégrité physique, peur d'être pris pour cible par une violence aveugle, par une haine aveugle. Et au fond, et je vais redémarrer par là, madame la présidente, quand les choses sont peut-être confuses dans l'esprit de certains, je pense qu'il faut faire preuve de clarté. Et au fond... Un acte qui a été minutieusement préparé et planifié, dans lequel des armes de guerre, une arme de guerre a été employée, 128 cartouches, ça a été rappelé à l'instant par la présidente de l'Assemblée nationale, avec un ciblage délibéré d'un profil de victime, ça s'appelle du terrorisme. Et l'enquête le montre déjà dans l'expression du procureur national antiterroriste. La nature même de cette planification, les premiers propos qui ont été recueillis par les forces de l'ordre sur le procès verbal d'interpellation et évidemment le profil des victimes, ça porte un mot et il faut qu'on l'assume tous ensemble dans la plus grande des clartés, c'est non seulement un attentat. terroriste, mais c'est un attentat terroriste, raciste. Et si on ne s'accorde pas sur les mots, si on ne met pas les mots sur ce qui s'est passé, on rentre évidemment dans une confusion qui est, à mon avis, dangereuse pour la République. La deuxième des choses, et vous l'avez fait, c'est saluer le sang-froid de la brigade anticriminalité, des forces de l'ordre. Le bilan est lourd, il est épouvantable, mais de ce qu'a dit le procureur national antiterroriste, on le sait bien, il aurait pu être encore beaucoup plus grave qu'il ne l'est déjà. Et salue aussi l'action de la justice, sur laquelle beaucoup trop de personnes, malheureusement, la remettent en cause. Et regardez la rapidité avec laquelle le procureur est en train de mener cette enquête, est en train de faire la transparence, y compris parce que les familles, les élus du territoire réclament cette vérité et cette transparence. La troisième chose... c'est quand les choses sont confuses, c'est aussi d'être clair sur le rejet de toute forme de violence. Le maire de Trappes a répété de nombreuses reprises depuis plusieurs jours une phrase que je trouve juste, et monsieur le maire, je me permets de la reprendre à mon compte, c'est il y a des discours, en tout cas il y a des gens qui portent des discours et des mots qui finissent par armer d'autres qui eux passent à l'acte. Je fais mienne complètement cette phrase. Et ça nous rappelle donc aussi qu'il faut lutter de la manière la plus claire qu'il soit devant toute forme de recours à la violence, devant toute forme de racisme, devant toute forme d'antisémitisme, devant toute forme de discrimination, d'homophobie. Bref, dans la République, le combat pour ses valeurs, il ne se fait pas à la carte. Et c'est le message que j'essaie. de déployer depuis que je suis Premier ministre, y compris dans cette Assemblée, lorsqu'on était tous bouleversés par cet affrontement entre ultra-gauche et ultra-droite avec la mort de Quentin, et dans lequel j'avais rappelé ici qu'on ne pouvait pas opposer un mort à un autre mort. Et cette réalité... Je le redis, dans la République, on ne peut pas opposer un mort à un autre mort. Et donc le rejet de cette violence, le rejet de cette ambiguïté, dont je vois quelques remous ici ou là, n'est pas supportable et n'est pas tolérable, je le dis aussi. Enfin, puisque la lutte contre le racisme et l'antisémitisme de nous mobiliser, vous le savez que le gouvernement a proposé un projet de loi. qui vient durcir justement un certain nombre de choses en matière de racisme. Ce projet de loi, il n'a rien à voir avec le terrorisme, mais il participe très clairement au combat politique et culturel qu'il faut mener contre l'antisémitisme et contre le racisme. Et donc, il a été présenté en Conseil des ministres au mois de juillet dernier. Et donc, nous aurons l'occasion de l'inscrire rapidement, à l'ordre du jour du Parlement. Parce que là aussi, ce combat culturel et politique, il doit être mené au-delà des paroles et doit aussi être mené dans les actes et notamment dans les votes. Merci, madame la présidente.
Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. Il vous reste juste une seconde. C'est court. Madame la présidente Châtelain, une seconde.
Monsieur le Premier ministre, la République doit se lever, doit parler et ça, c'est l'hommage national. C'est ce que nous vous demandions.
Merci beaucoup, Madame la présidente Châtelain. La parole est à présent à Monsieur Michel Barnier pour le groupe droite républicaine.
Merci, Madame la présidente. Monsieur le Premier ministre. Notre groupe de la droite républicaine partage l'émotion et l'indignation au lendemain de l'attentat terroriste et Comme le 17 octobre, des lycéens, des travailleurs nombreux, des familles ont marché pacifiquement dans les rues de France pour dire leur colère, leurs espoirs. Ils en avaient le droit et ce droit, nous le défendrons toujours. Sans doute, ce samedi, y a-t-il eu moins de casse, aucune mairie incendiée, aucune Marianne piétinée et moins de commerces pillés. Mais à quel prix ? des villes désertes et confinées, des vitrines barricadées. Nous refusons de nous habituer au climat d'insurrection que l'ultra-gauche cherche à créer dans notre pays. Nous refusons de nous habituer au triptyque tragique, casser, détruire, voler. Monsieur le Premier ministre, j'ai deux questions et une proposition. D'abord, combien de policiers de gendarmes blessés sont-ils encore hospitalisés? Et au-delà du soutien que nous leur devons, avez-vous prévu un plan pluriannuel de renforcement des effectifs pour la sécurité de notre pays? Ensuite, quel est le premier bilan que vous tirez des réponses pénales contre les casseurs et les pillards? Pensez-vous sincèrement que ces condamnations sont de nature à stopper l'impunité ? Enfin, une proposition pour Paris, dont je suis l'un des députés, où les commerces détruits par centaines souffrent plus qu'on ne le croit. Étendez le statut de zone... Merci,
monsieur le député. Je suis désolée. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Monsieur le Premier ministre, merci de saluer le travail des forces de sécurité intérieure qui s'est déployé notamment le 24 octobre. Il y a eu, comme vous l'avez dit, je reprends vos propos, moins de casse. Mais sachez que des militants de la mouvance ultra-gauche, de l'extrême-gauche radicale, ont essayé sans cesse, dans de nombreuses villes, de se diriger vers les centres-villes pour commettre des exactions. Il y a eu cette intention qui a été empêchée, mais l'intention était bien là. Pour répondre très clairement à vos questions, nous avons eu sur la séquence du 17 octobre 1693 blessés. A ma connaissance, mais je suis prudent, plus aucun n'est hospitalisé, mais il y a eu 1693 blessés. Pour ce qui est du renfort des effectifs, je ne peux que mentionner le chiffre des emplois qui ont été créés entre 2017 et 2027, puisque nous avons eu 5'025 emplois dans la gendarmerie nationale et 13'489 pour la police nationale. Cet effort se poursuit en 2027 dans le cadre du projet de budget, notamment pour la police nationale et pour la filière judiciaire. Concernant la fermeté de la justice, je crois que le Nous le voyons d'ailleurs sur le terrain, puisque le garde des Sceaux lui-même a communiqué le 22 octobre. Je ne fais que reprendre ces chiffres. Il y a eu 2 700 gardes à vue dans le cadre de l'ensemble du mouvement. Un tiers ont été déférés. Nous avons eu 149 incarcérations. Juste un exemple, samedi dernier, il y a eu des personnes qui sont rentrées dans un carrefour Marquette à Marseille. Il y a eu 18 interpellations, 4 personnes ont été crouées. Je crois que la réponse pénale est ferme et elle continuera à l'être. Nous continuerons à protéger les centres-villes, protéger les commerces et avoir cette réponse pénale à la hauteur du travail des forces de sécurité intérieure.
Merci, madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur. Monsieur le ministre, vendredi dernier, dans les Yvelines, à Trappes et à la Verrière, un homme a tué l'un de nos compatriotes, Pengobosiuwangi, et en a blessé cinq autres en raison de leur couleur, de peau et de leur origine supposée. Cet attentat terroriste, raciste et islamophobe a bouleversé la France. Je veux tout d'abord rendre hommage aux proches et à la famille de Pingo Bossiuwangi et leur dire que nous sommes à leur côté. Merci à Ali Rabey, maire de Trappes, pour sa dignité et son courage Depuis vendredi, plusieurs rassemblements ont été organisés partout en France pour dire non au racisme. Ce racisme qui se propage notamment sur les plateaux de télévision où celles et ceux qui sèment la haine ont leur ronde serviette. Ces propos contribuent à un climat de division, de haine et de stigmatisation dont les terroristes font leur terreau. Face à cela, le silence n'est pas une option. Le racisme n'a pas sa place dans notre République. Monsieur le ministre, à mesure que l'élection présidentielle approche, le débat public se tend et les discours de haine se multiplient. Comment comptez-vous mettre fin et appliquer l'interdiction de la parole raciste et d'incitation à la haine sur les plateaux de télévision, mais aussi sur les réseaux sociaux qui ont armé idéologiquement ce terroriste? Comme nombre de nos compatriotes visés ou simplement inquiets, j'ai peur. J'ai peur pour mes filles, j'ai peur pour nos enfants, j'ai peur que celles et ceux qui nous ressemblent soient à nouveau des cibles. Que comptez-vous faire concrètement pour garantir leur sécurité? Et face à la prétendue théorie du grand remplacement, aucune ambiguïté n'est possible. Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit et il doit être traité et poursuivi comme tel. Je vous remercie.
La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
Permettez-moi mon tour évidemment d'avoir une pensée pour la victime de ce terrible attentat, sa famille et nous nous sommes vus à Trappes vendredi après-midi. Vous étiez présente à nos côtés avec Aurore Berger à la mairie de Trappes et je remercie évidemment le maire et l'ensemble des maires pour les dispositifs qu'ils ont mis en place. Le racisme, c'est un délit, madame la députée. Le gouvernement est très ferme là-dessus. Il ne laisse rien passer. Il y a plusieurs niveaux pour lutter contre ce mal absolu. Évidemment, c'est quand il débouche sur des actions terroristes. Le Premier ministre l'a dit, c'était le cas vendredi. Il faut que nos services de renseignement travaillent sur cette mouvance ultra-droite qui peut commettre des actions terroristes violentes. Un certain nombre d'individus sont suivis. Ce qui s'est passé vendredi, c'est ce que nous redoutons le plus. L'individu qui s'arme et qui passe à l'action et qui va cibler ses victimes au regard de sa conception raciste des choses. La lutte contre le terrorisme. Nous n'avons cessé ces dix dernières années de muscler notre dispositif pour pouvoir retirer les contenus racistes, bien sûr les contenus terroristes, mais pas que les contenus racistes, les contenus qui appellent à la haine. On va évidemment poursuivre cette action grâce à notre dispositif Faros et à son renforcement en permanence. Et bien sûr, nous continuerons systématiquement à poursuivre devant la justice tous les propos racistes quels qu'ils soient. Vous le savez, les préfets font énormément de saisines de la justice quand ils constatent des propos qui sont tenus qui ne sont pas acceptables. Ces propos peuvent conduire à des actions violentes. Comptez sur mon engagement comme ministre de l'Intérieur pour poursuivre cette action avec détermination et beaucoup de fermeté.
que nous attendons, monsieur le ministre, c'est qu'une loi concrètement soit appliquée pour éviter les injures racistes, les menaces de mort et que celles et ceux qui répondent à cette idéologie soient interdits de plateau télévision.
Monsieur le Premier ministre, comme de nombreux concitoyens français et héritiers de l'immigration, j'ai peur. Nous avons peur. A Trappes, ces concitoyens ont été pris pour cible pour leur couleur de peau ou leur religion supposée. Au nom de notre groupe, j'adresse mes condoléances aux proches de Pengo Bossiwangi et mes pensées aux survivants marqués à vie dans leur chair et leur esprit. Derrière ce passage à l'acte, il y a bien sûr son auteur, fanatisé, lecteur d'Hitler et décrit comme raciste par son entourage, mais il y a aussi un climat qui infuse, qui fracture et divise la société. Un climat fruit d'une parole publique qui construit le fantasme d'un ennemi de l'intérieur. Lorsque Jordan Bardella qualifie une ville de capitale du djihad et que des chaînes d'information relaient et organisent la surenchère des discours de haine, ils se rendent complices au passage de l'acte. Complices de la banalisation, de la xénophobie et d'un agenda politique porté à l'extrême droite au pouvoir. Mes collègues, que dire de celles et ceux qui, par opportunisme politique, ont aussi participé à la montée de ce climat insupportable? Que dire de celles et ceux qui se font élire comme des remparts et terminent en passe-plat? Que dire? Que dire d'un Premier ministre qui, dans une interview le soir d'un attentat raciste, choisit de dénoncer l'ennemi fantasmé de sa séquence médiatique, l'extrême-gauche? Que dire de celles et ceux qui, avec lâcheté et cynisme, des irresponsables ont abandonné le Front pour satisfaire une polémique sur le voile et aux dérives sécuritaires? Monsieur le Premier ministre, à quand le sursaut républicain de votre gouvernement? Trappe n'est pas une bascule, c'est la conséquence d'un aveuglement. Renoncez au récit des extrêmes renvoyé dos à dos.
Merci Madame la députée. La parole est à Madame Aurore Berger, ministre en charge de l'égalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre les discriminations. Allez-y,
madame la ministre. Vendredi dernier, à Trappes, nous y étions avec le ministre de l'Intérieur, Pengo Bossio Wangui, jeune espoir du MMA français, âgé de seulement 26 ans, a été assassiné. Plusieurs personnes ont été blessées, dont une enfant de 12 ans. Ils ont été visés pour une seule raison, leur couleur de peau, leur origine, leur identité réelle ou supposée. Et avant eux, depuis 20 ans, tant d'autres. Ilhan Halimi, torturé et assassiné parce que juif. assassinés devant une école juive à Toulouse. Johan Cohen, Philippe Rahm, François-Michel Saada, Yoav Attab, assassinés à l'hypercachère. Le père Jacques Hamel, égorgé dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Sarah Halimi, Mireille Knoll, assassinés parce que juives. Nadine Divillor, Simone Barreto Silva, Vincent Locas, assassinés dans la basilique de Nice. Thomas Perrotto, 16 ans, tué à Crépaule. Djabel Benjabala, tué sous les yeux de sa fille après des années de harcèlement raciste. Aboubakar Sissé, assassiné dans une mosquée. Hichem Miraoui, assassiné dans le Var. 20 ans. Des visages différents, des origines différentes, des haines aux visages différents, mais une même négation de l'humanité de l'autre. Aucun Français ne devrait avoir peur pour lui-même ou pour ses enfants à raison de son identité, de sa couleur de peau, de son origine, de son orientation sexuelle. Face à cet attentat raciste, il y a trois risques. Celui de la banalisation, celui de la division et celui de l'instrumentalisation. La France n'est pas une couleur de peau. La France n'est pas une religion, la France n'est pas une origine. Nous n'avons qu'une seule réponse à adresser, celle de l'unité républicaine. C'est ce que nous faisons au sein de ce gouvernement.
Merci Madame la Ministre. La parole est à présent à Monsieur Sébastien Chenu, président du groupe Rassemblement National.
Monsieur le Premier ministre, l'épouvantable tuerie terroriste sur fond de motivation raciste survenue à Trappes nous a tous choqués et meurtris. C'est à la famille de ce jeune homme que nous présentons aujourd'hui nos condoléances. C'est aux familles des victimes que nous pensons également et c'est aux forces de l'ordre que nous pensons en les remerciant aussi. Comme si la tension insupportable qui règne dans notre pays ne suffisait pas, le concours de fake news a été ouvert, relayé par le journal Le Monde et boosté par les responsables politiques de gauche et d'extrême-gauche. Ceci ajoute au drame que nous traversons. Le déshonneur et la honte pour ceux qui tentent ces minables récupérations politicardes démontrent combien leurs intérêts politiciens, on est loin du pas d'amalgame, prennent le pas sur la concorde nationale appelée de nos voeux par Marine Le Pen et Jordane Bardella. Ce qui se joue ici, monsieur le Premier ministre, c'est ce que notre pays est en train de devenir, ou plutôt ce que nous ne voulons pas qu'il devienne. Un pays communautarisé, un pays dans lequel les Français, quelles que soient leurs origines, leur couleur de peau ou leur religion, se sentent menacés. Un pays dans lequel il soit impossible de dénoncer les mots de notre société et d'y apporter les solutions courageuses qui ont tant manqué. Monsieur le Premier ministre, une démocratie s'écroule lorsqu'elle se communautarise. Une démocratie se rétrécit sous les injonctions. Une démocratie s'écroule lorsqu'elle se barricade. Comment comptez-vous restaurer l'état de droit de notre côté ? Avec Marine Le Pen, nous y sommes prêts.
Merci, monsieur le président de groupe. La parole est à monsieur le Premier ministre.
Je vais m'adresser à l'ensemble de l'hémicycle. J'ai eu le sentiment, Madame la Présidente de l'Assemblée, que vous aviez trouvé le ton juste et les mots justes dans le discours que vous avez prononcé à l'ouverture. J'ai le souvenir, et je le dis avec... Beaucoup de tristesse et de gravité. J'ai le souvenir d'attentats terroristes dans le passé, quel qu'en soit le mobile, quel qu'en soit le motif des gouvernements de gauche, des gouvernements de droite étaient ici à ce banc et dans lequel il y avait un réflexe d'unité républicaine pour défendre les valeurs de la République. Je vais même plus loin, mesdames et messieurs les députés. Il y avait même un délai de décence, de dignité. dans lesquelles ont pleuré les victimes, dans lesquelles ont respecté le deuil des familles. dans lequel on montrait de la compassion, de la fraternité, ce qui n'empêchait pas le débat démocratique, ce qui n'empêchait pas la droite républicaine de demander des comptes à Manuel Valls ou Bernard Cazeneuve sur les conditions dans lesquelles tel ou tel attentat avait pu avoir lieu, ce qui n'empêchait pas la gauche républicaine de demander des comptes au gouvernement de Nicolas Sarkozy sur l'attentat, par exemple, propriété par Mohamed Béra, mais de voir ce spectacle. dans lequel toussant la campagne présidentielle matin, midi et soir, toussant le recel politicien, marque une forme d'indignité et croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement National. Vous devriez justement, précisément, être présent dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l'unité de la République, défendre les valeurs de la République et faire corps, faire bloc et ne rien lâcher. Et cette ambiance particulièrement nauséabonde de ces questions au gouvernement laisse présager de rien de bon pour les semaines et les mois qui viennent. Donc moi, mesdames et messieurs les députés, quelles que soient vos sensibilités politiques, j'en appelle au sursaut et j'en appelle à être debout pour la République.
Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. La parole est à présent à madame Nadej Abomangoli pour la France insoumise.
la Présidente, monsieur le Premier ministre, il s'appelait Pingo Bossio-Wangi, il est mort assassiné à l'âge de 26 ans parce que noir. Ils et elles s'appellent Marwa Samba Ibrahima Ahmed et Ramatou, 12 ans. Ils et elles ont été criblées de bal parce que noirs, arabes, musulmans. Cela aurait pu être moi, mes enfants, mes parents, mes amis. Aux familles et à leurs proches, nous voulons dire que vous n'êtes pas seuls. Un terroriste raciste a frappé à la verrière et attrape. C'est un acte prémédité, préparé par des années de matraquage raciste, qui installe le suprémacisme blanc dans les têtes, qui désigne des ennemis de l'intérieur à abattre. Ces discours viennent de l'extrême droite. Quand elles pointent tous les jours les hordes arabo-musulmanes, quand elles désignent trappe comme une république islamique miniature, ce sont les mots de la présidente du groupe RN Osema, hier encore à la télévision. Ces discours... sont relayés et normalisés par le système médiatique qui leur offre libre antenne, sans contradiction, matin, midi et soir. Et bien au-delà, dans une grande partie de la classe politique et dans votre camp, abat le voile Bruno Retailleau. Le grand remplacement relève du débat politique, Aurore Berger. Le problème de l'hôpital en France, c'est qu'il y a trop de mamadou, Emmanuel Macron, président de la République. Voilà les propos racistes, islamophobes, négrophobes que des millions de personnes doivent encaisser tous les jours. Et au-delà des paroles, il y a les actes depuis dix ans. des lois et de migration, la préférence nationale pour certains droits sociaux, la chasse à la baïa, votre refus de combattre les milices d'extrême droite dans nos rues, votre refus de lutter contre le racisme systémique dans la police, dans la justice, dans l'éducation nationale, votre refus d'entendre les victimes. Monsieur le Premier ministre, cette armée que le terroriste a tuée...
Merci beaucoup. La parole est à madame Aurore Berger, ministre en charge de la justice contre les discriminations. Allez, s'il vous plaît. Madame la ministre,
allez-y. Merci madame la présidente. Madame la présidente, face au drame que notre pays vient de traverser, il y avait deux attitudes possibles. Celle que de l'Assemblée nationale a eue, c'est-à-dire celle du recueillement, de la solidarité, de la cohésion nationale, de la mobilisation de la nation, et puis il y avait celle de l'indécence, de la récupération, de l'instrumentalisation. Et vous avez fait votre choix en quelques heures, le jour même, alors qu'avec le ministre de l'Intérieur, nous étions à trappe, aux côtés des élus, aux côtés des forces de l'ordre, aux côtés des forces de secours qui ont sauvé des vies ce jour-là, beaucoup de vies. Dès ce jour-là, vous avez fait un choix, celui de continuer à fracturer le pays, celui d'instrumentaliser un drame. Notre choix, c'est celui de l'unité républicaine. Parce que quand un homme est tué, quand un homme est assassiné, à raison de sa couleur de peau, à raison de son identité, à raison de son origine, il n'y a qu'une seule réponse à imposer. C'est l'unité de la République française. C'est l'universalisme républicain. Un universalisme qui ne trie pas les victimes. Un universalisme qui ne choisit pas les bourreaux. Un universalisme qui combat.
Merci, madame la ministre. La parole est à présent à madame Annane Mansouri pour le groupe UDR.
Merci, madame la présidente. Permettez-moi tout d'abord, au nom du groupe UDR et de notre président Ciotti, de présenter nos sincères condoléances à la famille et aux proches de monsieur Pengo Bossio Wangui. Monsieur le ministre de l'Intérieur, 3000 commerces pillés, 1 milliard d'euros de dégâts, des vies de travail réduites en cendres en une nuit. 1 milliard d'euros, c'est déjà la facture de 2023. Qu'avez-vous fait depuis ? Rien. Qui sont ces casseurs ? L'ultra-gauche et ces relais de la France insoumise. Des pillards dont les députés insoumis prennent des nouvelles dans les commissariats pendant que les commerçants balaient les débris et que nos policiers et gendarmes pensent leur plaie. Le peuple, ce n'est pas celui qui casse, ça, c'est la racaille. Le peuple, ce n'est pas celui qui agresse, lynch d'honnêtes travailleurs, c'est les pompiers, les urgentistes caillassés qui viennent sauver des vies. Le peuple, collègue insoumis, c'est celui qui ouvre sa boutique à 7h du matin. Et à ce peuple-là, le préfet de police a écrit, ne comptez pas sur l'Etat, assurez votre sécurité vous-même. Mais pourquoi payons-nous des impôts si l'Etat renonce à sa mission première? Vous offrez aux commerçants un report, un report de charges et un prêt. Un report, c'est une dette qui reste. Un prêt, c'est une dette de plus. Les commerçants sont à l'agonie et vous allez les achever. Et les casseurs, pendant ce temps-là, après 10 ans de mandat, 13 mois dans un tiroir, votre loi anti-casseurs arrive enfin au Sénat aujourd'hui. Avec un plafond de 10 000 euros par casseur. 10 000 euros face à un milliard de dégâts. Notre président Éric Ciotti propose de faire payer les casseurs et leurs parents jusqu'au dernier euro. Sur leur salaire s'ils en ont un, sur leurs allocations, sur leur logement social. Alors, monsieur le ministre, allez-vous, non pas reporter, non pas... des commerçants pillés et promettre aux Français qu'un tel cauchemar ne se reproduira plus. La parole
est à monsieur Serge Papin, ministre en charge des PME du commerce de l'artisanat.
Je suis allé à Marseille, je suis allé à Paris. Tous les commerçants que j'ai vus, je peux vous dire, aucun ne sera laissé de côté. C'est une parole de commerçant. Alors qu'est-ce qu'ils m'ont dit, ces commerçants, et qu'est-ce que je leur ai dit? Ils m'ont dit que d'abord, la journée du 24, ils étaient rassurés par ce qui s'était passé. Je le dis aussi au passage parce que aussi les manifestations à venir éviteront aussi désormais la trajectoire des centres-villes. Deuxièmement, je leur ai dit en matière d'aide. Voilà ce qu'on leur propose tout de suite. D'abord, un premier paquet d'aide qui est l'activité à temps partiel. qui est le report des charges patronales, des charges sociales, qui est le report aussi des échéances à la demande de la Banque de France et de la médiatrice du crédit. Aide à la trésorerie, tout de suite, la banque de la BPI propose un prêt à taux zéro pour refaire les stocks et repartir en chiffre d'affaires. Ça, c'est tout de suite et c'est concret, c'est disponible maintenant. Un fonds de soutien de l'Etat qui est en train d'être discuté et dont on pourra communiquer les paramètres dans quelques heures. Un fonds aussi disponible par les régions qui se sont engagées. Je pense à Marseille, où la région est aux côtés aussi des commerçants. Les assurances qui anticipent en mettant en place des accomptes, en différant aussi la possibilité de mettre du temps pour remplir les dossiers. De cinq jours, on passe à 30 jours. Et puis aussi un accompagnement pour tout ça, parce qu'ils ont besoin d'être accompagnés les commerçants. Et il y a donc les conseillers qui sont à leur disposition, les conseillers départementaux. Voilà toute cette aide et ils ont salué la réactivité. Voilà ce que je vais vous dire, madame la députée. Merci beaucoup,
monsieur le ministre. Madame la députée. Monsieur le ministre, les Français et les commerçants n'ont pas à payer la facture de votre incapacité à faire régner l'ordre. Ce que veulent les Français, c'est très simple. Marine Le Pen l'a rappelé à Orléans ce week-end. Merci beaucoup, madame la députée.
La parole est à présent à madame Anne-Sophie Ronceret pour le groupe Ensemble pour la République.
Ma question s'adresse à la ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Vendredi dernier, à Trappes et à la Verrière, un homme a ouvert le feu sur des passants. Une personne a été tuée et sept autres blessés, dont une enfant de 12 ans. Ils ont été ciblés pour une seule raison, leur couleur de peau et leur origine. Mes premières pensées vont avant tout aux victimes, à leurs familles et aux habitants de ces deux communes des Yvelines. Je veux également remercier et saluer le courage et le sang-froid des forces de l'ordre et de l'équipe de la BAC qui ensemble... La mobilisation de l'Etat a été immédiate. Vous vous êtes rendu sur place le jour même avec le ministre de l'Intérieur. Le soir, le président de la République est venu témoigner du soutien de la nation aux victimes et aux habitants. Le parquet national antiterroriste est saisi pour crimes terroristes à caractère raciste. Mais au-delà de la réponse judiciaire, nous devons apporter une réponse politique pour assurer la sécurité des Français, combattre le racisme et refuser sa banalisation. Personne dans notre pays ne doit avoir peur de sortir dans la rue en raison de sa couleur de peau, de son origine ou de sa religion réelle ou supposée. Aucun enfant ne doit grandir dans la peur. Depuis 10 ans, notre majorité a agi. Éducation, sanctions, lutte contre la haine en ligne, soutien renforcé aux associations. Ces actions doivent se poursuivre et cette exigence doit nous rassembler. Quelles mesures le gouvernement entend-il prendre concrètement pour que partout dans notre pays, chacun puisse vivre, travailler et élever ses enfants sans craindre pour sa sécurité ou être pris pour cible en raison de sa couleur de peau, son origine ou sa religion?
La parole est à madame Aurel Berger, ministre en charge de la lutte contre les discriminations et l'égalité entre les hommes et les femmes.
Vous et moi connaissons l'émotion immense qui traverse notre département des Yvelines depuis vendredi dernier. Dès vendredi après-midi, j'étais avec le ministre de l'Intérieur Vous les avez salués. Quand j'entends encore dans des manifestations, y compris ce samedi, c'est-à-dire le lendemain, des slogans qui sont scandés disant tout le monde déteste la police ou la police tue, nous savons qu'attrape, la police a protégé, la police a évité le pire, la police a empêché que ce périple meurtrier ne tue et ne prenne plus de vie. Je veux saluer aussi les forces de secours qui se sont immédiatement mobilisées et qui ont permis de réanimer et de stabiliser un certain nombre de blessés. Je veux saluer les policiers municipaux. Je pense à une policière municipale de Laverrière qui, parce qu'elle est intervenue immédiatement et a fait les gestes de premier secours, a sauvé la vie d'un homme. Voilà ce qui s'est aussi passé dans notre pays. Cette solidarité, cette mobilisation qui fait que l'appareil de l'Etat, qui est composé aussi de celles et ceux qui... l'Etat. Nos policiers et nos forces de secours se sont mobilisés pour éviter le pire. Vous l'avez raison, on ne peut pas être uniquement dans un registre d'émotion. Il y a une indignation. Il y a une émotion qui traverse. Heureusement, le pays, après une tentative de crime de masse raciste, après un attentat terroriste raciste, nous ne pouvons pas rester uniquement sur la question de l'émotion. C'est la raison pour laquelle le Premier ministre l'a confirmé. Nous aurons en décembre ce débat sur un projet de loi de lutte contre le Nous ne trions pas entre les haines, entre les victimes, entre les bourrons. Nous adressons ce combat républicain. J'espère que ce sera le rendez-vous de l'unité républicaine, de la cohésion républicaine et que ce texte au Sénat et à l'Assemblée pourra être voté à l'unanimité.
Monsieur le Premier ministre, en France, le travail ne paye plus suffisamment. Des millions de Français se lèvent chaque matin, travail dur et pourtant peine à boucler leur fin de mois. Leur pouvoir d'achat s'érode et les classes moyennes s'appauvrisent. Il y a une autre réalité également. Nos entreprises, notamment nos TPE et PME, sont-elles aussi étranglées par les charges et les prélèvements? Que leur proposez-vous? Les Français n'attendent pas des ajustements symboliques, mais des mesures concrètes et ambitieuses permettant de vivre dignement de leur travail. Vous prétendez vouloir augmenter les salaires, de l'autre, vous envisagez d'alourdir le coût du travail pour les entreprises qui doivent les payer. C'est précisément cette contradiction que nous dénonçons. Au Rassemblement national, nous défendons une mesure claire, permettre aux entreprises d'augmenter les salaires jusqu'à 10%, sans charge patronale sur cette augmentation pour les salariés, gagnant jusqu'à trois fois le SMIC. Notre objectif est simple, plus de salaire net pour les Français, sans charge supplémentaire sur cette hausse. Nous voulons rapprocher le brut du net pour que les Français conservent davantage du fruit de leur travail. Car on ne redonnera pas du pouvoir d'achat aux salariés en fragilisant davantage les entreprises qui les emploient. Pendant combien de temps allez-vous encore demander aux Français de travailler davantage pour gagner si peu et aux entreprises de payer toujours plus? Allez-vous enfin accepter notre proposition d'augmentation des salaires de 10% sans charge ou continuerez-vous à faire payer aux salariés comme aux entrepreneurs le prix de vos mauvais choix budgétaires?
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, oui, le contexte économique est difficile et les Français, comme les entreprises, traversent effectivement des difficultés économiques. On en connaît la cause principale, c'est la guerre Etats-Unis-Iran, c'est le détroit d'Hormuz et il y a des conséquences économiques directes, notamment sur les coûts de l'énergie. Sur ce sujet-là, le gouvernement a pris des mesures de soutien tout au long de l'année. D'abord sur les entreprises qui avaient des coûts de carburant les plus élevés et puis aussi sur les salariés, notamment les gros rouleurs. L'aide de 100 euros a été renouvelée, elle a été élargie. C'est maintenant plus de 5,5 millions de salariés qui peuvent en bénéficier. Rappelons aussi, puisqu'on parle de salaire, qu'en matière de primes, l'Etat a créé un instrument qui s'appelle la prime carburant, qui permet de verser aux salariés jusqu'à 1000 euros sans aucune cotisation, sans aucune fiscalité. Là, pour le coup, le brut égale le net. Rappelons également aussi que le SMIC a augmenté de 2,41% pour être précis au 1er juin et que la prime d'activité aussi a connu un coup de pouce de 50 euros par mois. pour 3 millions de foyers à partir du 1er juillet. On voit une réaction solide en matière de pouvoir d'achat tout au long de l'année. On ne méconnaît pas la situation, vous l'avez évoqué, de nos finances publiques, qui limitent les marges de manoeuvre. Il faut être concret. Il s'agit d'amener une réponse sociale concrète aux aspirations sociales légitimes des Français. Le Premier ministre m'a donné mandat de rechercher des solutions avec l'ensemble des partenaires sociaux. J'ai fait un premier tour de tous les partenaires sociaux, à la fois organisation patronale et organisation syndicale. de construire ce chemin. Il s'agit de relancer les salaires, mais sans affecter l'emploi. C'est un équilibre à trouver. J'en appelle d'ailleurs à la responsabilité de chacun. L'idée, c'est ni un AO à zéro, comme je peux l'entendre, mais c'est non plus non à des revendications inaccessibles, comme certaines que j'ai pu entendre dans vos propos, qui sont inatteignables au plan économique, qui détruiraient beaucoup d'emplois et qui recréent de l'inflation dans notre pays. Je suis au travail, je continue ces concertations et j'espère que dans le courant de la semaine prochaine, on pourra se rapprocher d'une conversation. qui permettra d'apporter des réponses sérieuses et concrètes aux Français.
d'habitude, votre réponse n'est pas à la hauteur des attentes des Français. Heureusement, dans six mois, nous augmenterons concrètement le pouvoir d'achat des Français en leur permettant de mieux vivre de leur salaire.
la présidente, au nom de mon groupe, je veux condamner cet attentat raciste et odieux de trappe et rendre un vibrant hommage fraternel à Dimanche dernier, en Serbie, le mouvement des étudiants a remporté une victoire historique face au pouvoir d'Alexander Vucic. Le même jour, le Brésil a fêté la victoire avec panache du président Lula grâce à une résistance historique de la démocratie face à la vague illibérale. Ces deux victoires démontrent que les citoyens, et particulièrement les jeunes générations, n'ont pas renoncé à la liberté, à la justice et à l'Etat de droit. Mais derrière ces deux scrutins, c'est un affrontement existentiel entre deux visions du monde qui se jouent. C'est de la démocratie fondée sur l'Etat de droit, les libertés publiques, l'intangibilité des frontières. Certes, cet ordre est imparfait, mais il porte une ambition fondamentale, empêcher que la loi du plus fort et la violence ne devienne la loi du monde. En face, il y a celle des puissants mouvements illibéraux, nationalistes ou impérialistes, qui affaiblissent les contre-pouvoirs, sapent les institutions démocratiques, intimident les oppositions. Ce combat se joue dans les urnes, mais se joue aussi dans les universités, dans les médias, dans les réseaux sociaux, dans les institutions internationales. La France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, puissance européenne et héritière d'une tradition diplomatique universaliste, a une responsabilité majeure. Quelle stratégie, quelle contre-attaque le gouvernement entend-il porter avec ses partenaires européens, avec les démocraties du monde entier pour défendre l'ordre international issu de 1945, renforcer le mutilitarisme, faire respecter le droit international et soutenir concrètement les peuples qui se battent pour leur liberté et pour la paix?
Vous l'avez rappelé, dimanche dernier, les élections en Serbie et au Brésil en ont fait la démonstration éclatante. La démocratie n'a pas dit son dernier mot. A tous ceux qui prédisent son déclin... qui nous annonce la fin de l'héritage des Lumières, qui voudrait nous faire croire au caractère inéluctable des solutions réactionnaires et autoritaires. Les électeurs serbes et brésiliens ont apporté un démenti cinglant. Pour toutes celles et ceux qui, partout dans le monde aujourd'hui, se battent pour la dignité d'écrire leur propre histoire, d'être acteurs de leur propre vie, pour tous ceux qui se battent pour la démocratie... ces deux élections sont une source d'espérance véritable. En Serbie, vous l'avez dit, c'est une génération qui s'est levée, qui a refusé la fatalité, qui s'est mobilisée pendant deux ans pour défendre l'Etat de droit et qui a démontré de toutes les armes du monde, c'est le bulletin de vote qui est la plus puissante. Au Brésil, c'est un grand peuple qui a fait vivre le pluralisme démocratique et qui a déjoué tous les pronostics. La France a vocation à nouer des liens toujours plus étroits au service de nos intérêts pour défendre la souveraineté de nos pays, mais aussi cet ordre international né après la Deuxième Guerre mondiale, comme vous l'avez rappelé. Mais, monsieur le président, la grande leçon de ce scrutin, c'est quoi? C'est qu'une élection n'est jamais jouée d'avance. Ne jamais décider à la place du peuple, ne jamais préempter son choix souverain. Et quoi qu'en disent les sondages, et si forts soient les vents contraires... Une élection n'est ni gagnée ni perdue jusqu'à l'ouverture des urnes. Voilà une leçon qu'à mon avis, certains d'entre nous feraient bien de méditer.
Je pense à cette petite fille de 12 ans. Elle devrait vivre dans l'insouciance. En France, le racisme, la négrophobie, l'islamophobie et l'antisémitisme ont déjà tué. Combien de fois faudra-t-il pleurer les morts avant de protéger les vivants? Aucun parent ne devrait retrouver son enfant à l'hôpital ou à la morgue à cause de sa couleur de peau. Aucune mère ne devrait craindre qu'un foulard mette la vie de sa fille en danger. Que devient notre humanité quand cette peur devient une habitude? La République doit garantir à chacun la même protection. C'est cela, la France. Beaucoup d'entre nous ont été élus grâce au Front républicain. Ce rassemblement nous oblige dans nos discours, dans nos votes, dans nos actes. On ne peut pas faire barrage dans les urnes et banaliser ensuite les discours qu'on prétend combattre. Ce climat est alimenté par ceux qui font de l'immigration la cause de tous nos mots et opposent les Français selon leur origine. Sur certains plateaux, des chroniqueurs montrent du doigt en continu les arabes, les noirs, les musulmans, les jeunes des quartiers comme des ennemis de l'intérieur. A force de présenter nos compatriotes comme des menaces, ils en font des cibles. Quand ces discours tournent en boucle sur les plateaux, qui peut croire qu'il s'arrêtera à la sortie des studios? Ceux qui font commerce de cette peur sont des dealers de haine. Monsieur le Premier ministre, les condamnations ne suffisent plus. Protégez, c'est votre responsabilité. Quel acte allez-vous poser pour que la loi s'applique aussi à ceux qui diffusent des appels à la haine à la télévision?
Merci, madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Stevie Gustave. Je partage évidemment les propos que vous avez eus et la dignité avec laquelle vous avez exprimé à la fois l'émotion qui est la vôtre en tant que citoyen et l'émotion qui nous traverse toutes et tous en tant que citoyen, en tant que mère ou père de famille. Vous avez raison, aucune mère dans notre pays, aucun père dans notre pays ne devrait avoir peur que son enfant aille dans une aire de jeu, aille dans un centre commercial, sorte dans la rue uniquement à raison de sa couleur de peau, de son origine. de son identité ou de sa religion. Face à ce combat-là, nous devons évidemment le mener ensemble. C'est dans cet esprit que nous voulons travailler et que nous avons travaillé. que nous avons travaillé à l'élaboration d'un projet de loi où tous les partis politiques ont été invités et tous les partis politiques ont été autour de la table, de manière à ce qu'ensemble, nous trouvions les voies des moyens pour aggraver les sanctions quand cela doit être et lutter contre ce qu'on pourrait appeler... racisme ou antisémitisme du quotidien, d'atmosphère. Celui qui se déguise, qui ne dit pas vraiment son nom, mais qui pourrit la vie de tant de Français, de tant de nos concitoyens et qui les fait même douter de leur avenir en France et de leur avenir de leurs enfants en France. La question de la lutte contre la haine en ligne, le ministre de l'Intérieur l'a dit. Avec ce projet de loi, nous allons pour la première fois, si vous l'adoptez, donner à Pharos les pouvoirs, les moyens, l'autorité pour permettre le retrait des contenus haineux, racistes, Je le redis, mon administration, ce gouvernement, à chaque fois qu'il y a des propos racistes ou antisémites, procède à des signalements à l'article 40 auprès des procureurs de la République. Nous ne laisserons rien passer. Nous ne céderons rien. C'est dans l'unité et dans la cohésion de la République que nous remporterons ce combat.
Dans notre République, la couleur de peau d'un enfant ne devrait jamais décider de ses chances de rentrer vivant chez lui. Je voudrais savoir quand est-ce qu'on se débarrassera des nazillons qui marchent en toute impunité dans les rues de France? Merci.
La parole est à présent à monsieur Thierry Benoît.
Avec respect et dignité, avec les députés du groupe Horizon et Indépendant, nous voudrions adresser nos sincères condoléances à la famille du jeune Pingo Bossio Wangui, ainsi que nos pensées émues aux élus et aux habitants de Trappes. Monsieur le Premier ministre, il y a un an... Vous avez confié à un haut fonctionnaire une mission, l'Etat efficace. Vous l'avez chargé de vous confier des propositions et de rationaliser l'organisation de l'Etat. des mesures de rigueur et de restriction si seulement l'Etat, au plus haut sommet, montre l'exemple. Je vous l'ai dit il y a un an. Il y a quelques jours, vous venez de confier la même mission que vous avez confiée il y a un an à un haut fonctionnaire, à une collègue députée. afin de proposer des pistes concernant la rationalisation des agences de l'Etat. Monsieur le Premier ministre, le rapport Marlex nous explique qu'en 40 ans, nous sommes passés de 25.000 à 70.000 hauts fonctionnaires, alors que dans le même temps, nous avons confié des compétences aux régions, aux départements, aux intercommunalités, des fonctionnaires qui sont rémunérés bien souvent plus de 150.000 euros. par an. La question que je vous pose, est-ce si compliqué de réformer l'Etat central et de présenter des mesures d'économie aux Français?
Monsieur le député Benoît, vous nous aviez interpellé il y a un an. Je vous redis aujourd'hui ce que je vous disais hier. Oui, vous avez raison. Tout commence par l'exemplarité. L'exemplarité, c'est d'abord l'exemplarité de l'Etat. C'est la raison pour laquelle, dans le projet de loi de finances qui est en discussion aujourd'hui, les crédits des ministères pour la première fois hors défense sont gelés. Parce qu'on ne peut pas demander des efforts aux Français sans commencer par en demander au ministère. Bien sûr, certains augmentent, c'est le cas de l'éducation, c'est le cas de l'intérieur, c'est le cas de la justice, mais d'autres baissent à proportion. Et au sein de l'Etat, l'exemplarité commence en haut, monsieur le député. C'est la raison pour laquelle vous avez interpellé le Premier ministre. Les crédits qui portent la mission relative au service du Premier ministre baissent de 8,5%. C'est la raison pour laquelle nous supprimons 800 emplois en administration centrale tout en n'en créant sur le terrain, parce que c'est là où les Français les attendent. dans la police, dans la justice, dans l'éducation nationale. C'est la raison pour laquelle, monsieur le député, il y a un an, nous annoncions 50 millions d'euros d'économies dans les dépenses de communication des ministères. Cette année, cet objectif réalisé sera multiplié par 400 millions d'euros d'économies pour avoir une communication plus sobre, parce que les gens attendent des ministres et des ministères des résultats et une communication plus sobre. L'exemplarité se poursuit au sein des agences et des opérateurs. C'est la raison pour laquelle, dans le projet de loi de finances qui est présenté, nous avons 2000 suppressions d'emplois dans les agences, dans les opérateurs, dans les caisses de sécurité sociale. C'est la raison pour laquelle les travaux se poursuivent. Je salue la députée Blain, qui aura la charge de pouvoir continuer à multiplier les propositions pour aller encore plus loin dans cet effort.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Monsieur le député.
Vous voyez, les lycéens se mobilisent pour disposer de plus de moyens. Je suis en région Bretagne. Le recteur académique de la région Bretagne a été nommé il y a quelques mois, un an, délégué interministériel à l'éducation artistique et culturelle. C'est l'exemple d'anomalies et de choses... Merci
beaucoup, monsieur le député. La parole est à présent à monsieur Aurélien Pradié.
Ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur. Attrape le racisme à tuer. A Dijon, les règlements de compte entre trafiquants se font désormais à l'arme de guerre. A Aubervilliers, c'est à coup de grenades défensives que la loi du plus fort s'installe. Regardons ce que nous ne voyons plus. Jamais les armes de guerre n'ont autant circulé dans notre pays. 10 millions d'armes illicites sont en circulation sur notre sol. Plus de 1 000 armes à feu ont été saisies par les douanes sur la seule année 2025. Près de 10 000 armes à feu sont volées chaque année à travers le pays. Il est désormais aussi facile de se procurer une arme lourde que d'acheter un paquet de chips à l'épicerie du coin. Les armes de guerre arment les terroristes islamistes, les attentats antisémites, les narcotrafiquants, mais désormais, elles arment aussi les petits délinquants, les groupuscules politiques radicaux et les factieux. Parce que la faillite sécuritaire de l'Etat est massive, l'autodéfense émerge et avec elle, l'effondrement de ce qui peut rester de l'Etat de droit et de la République. Ces armes deviennent l'étendard d'une culture, celle de la violence extrême et banalisée. Nous ne mesurons pas assez l'abîme chaotique dans lequel le trafic d'armes fait plonger notre pays. La France devient une poudrière lourdement armée. Les filières internationales de trafic d'ex-Yougoslavie, des Balkans ou du Moyen-Orient sont désormais massives. Apo, c'est une usine de fabrication par impression 3D d'armes de guerre qui a été découverte. De toutes les faillites sécuritaires, le trafic d'armes est ce dont nous parlons le moins et qui pourtant nous menace peut-être le plus. Monsieur le ministre, le temps consacré aux diversions politiques est autant de temps que nous ne consacrons pas au vital. Combattre la prolifération des armes de guerre dans nos rues et dans notre pays est désormais affaire vitale pour notre pays.
beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
Monsieur le député Aurélien Pradier, je vous ai écouté avec beaucoup d'attention. Je vais vous répondre très précisément sur les circuits, les filières d'armes, car les services du ministère de l'Intérieur le suivent. Vous parlez de faillite sécuritaire. Je vous laisse la responsabilité de vos propos. La lutte contre les filières et le trafic d'armes est une des priorités de la direction nationale de la police judiciaire, comme c'est une priorité de la gendarmerie nationale. Oui, il y a des filières d'importation d'armes qui sont celles que vous avez citées. La route des Balkans, des importations qui arrivent de Serbie, de Croatie, du Monténégro, plus récemment encore, la Turquie, avec énormément de saisies qui ont été effectuées. L'an passé, pour les services qui sont sous mon autorité, on a saisi 13800 armes. C'est beaucoup, mais ça veut dire qu'on déploie beaucoup de dispositifs sur le terrain pour détecter ces filières et les entraver. Dans le cadre de la loi Riposte, nous avons prévu la possibilité pour les fonctionnaires de police et militaires de la gendarmerie d'effectuer des contrôles des fouilles dans la bande territoriale des 40 km sur toutes les zones frontalières sans réquisition du parquet. des armes. Ces armes ne sont pas importées de manière massive. Ce sont souvent des petites filières d'approvisionnement qui ne sont pas faciles à détecter. Les services de police et de gendarmerie font un travail remarquable pour saisir et entraver ces trafics d'armes. On les retrouve dans la délinquance de droit commun. Il y a des passerelles vers les réseaux terroristes qui peuvent s'en procurer. récents ou les plus anciens, que très souvent, la fourniture d'armes se faisait sur les réseaux de droits communs. C'est bien pour ça que ça reste une priorité. Je regrette que lorsque j'ai présenté Riposte, nous n'ayons pas pu retenir la visite domiciliaire qui aurait permis d'aller dans des domiciles, dans des caves, dans des entrepôts pour saisir des armes aux mains de l'autorité administrative.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Monsieur le député, il vous reste quelques secondes.
le ministre, je ne doute pas de votre connaissance des filières et de la situation, mais un pays dans lequel la circulation d'armes lourdes et d'armes de guerre est aussi massive que notre pays est une situation alarmante que nous ne pouvons pas et vous ne pouvez pas négliger.
Merci, monsieur le député. La parole est à présent à monsieur Alexis Joly pour le Rassemblement national.
Monsieur le ministre, l'économie française frôle la récession, recule au premier trimestre, croissance zéro au deuxième. Dans ce paysage à l'arrêt, un seul secteur tient encore debout, le tourisme. 77 milliards et demi de recettes internationales l'an dernier, c'est un record. A l'occasion de la mission d'information que j'ai pu porter à ce sujet, j'ai constaté combien ce beau succès est fragile. première destination du monde en termes de visiteurs, la France n'est que quatrième en recette, ce qui veut dire que nous attirons beaucoup, mais que nous ne valorisons pas assez. C'est ce secteur-là que vous laissez aujourd'hui exposer. Le 17 octobre, le monde entier a vu des commerces pillés, le Louvre bloqué, l'office du tourisme de Lyon en flamme, et le ministre de l'Intérieur a reconnu lui-même avoir perdu le contrôle. Le lendemain, les hôteliers du GHR... Selon lui, il a déclaré que les nouvelles réservations ont chuté de 47%. Et plus d'un quart des réservations pour la semaine suivante ont été annulées. La Chine et l'Allemagne appellent même leurs ressortissants à la prudence. Et que répond votre gouvernement ? Que pour l'instant, ça va plutôt bien. Non, monsieur le ministre, lorsqu'une réservation est annulée, c'est un hôtelier, un restaurateur, un commerçant, un guide qui est mis en difficulté dans son emploi. Et comme si cela ne suffisait pas, les Français vont devoir payer la facture des casseurs parce que vous comptez passer par décret une hausse de 0,8% de la fiscalité sur les assurances et habitations et automobiles pour financer les dégâts. L'Etat n'assure plus la sécurité des biens et des personnes. Il demande aux citoyens d'assumer la casse avec une hausse de la fiscalité. Je vous pose la question, monsieur le ministre. Combien de temps allez-vous encore fragiliser les derniers secteurs qui rapportent vraiment au pays? Quelles mesures immédiates comptez-vous prendre avec Atout France et toute la filière pour protéger nos professionnels et restaurer l'image de la France avant les fêtes?
madame la présidente. Mesdames, messieurs les députés, monsieur le député Joli, d'abord, je veux aussi témoigner mon soutien à tous les professionnels du secteur, en particulier à l'antenne de la ville de Lyon, l'office de tourisme qui a brûlé. L'attractivité de la France, monsieur le député, c'est une responsabilité collective pour préserver la confiance des visiteurs. d'annulation, de vagues d'annulation, globalement. Les Européens, qui sont les trois quarts des visiteurs internationaux, connaissent les réalités des Français. Ils savent, là où il y a eu des débordements, ils n'y viennent pas, mais ils viennent ailleurs. Les transports, les hôtels, les musées, tout fonctionne normalement. Les touristes sont accueillis en toute sécurité. Évidemment, il y a une vigilance qui s'est portée. sur la journée du 17, sur les transports internationaux. En effet, il y a eu une vague d'annulation pour les longs courriers qui vient d'être affranchie à partir du 20-24. Les choses sont rentrées dans l'ordre. J'ai mobilisé à tout France pour qu'on déploie les messages de réassurance à l'étranger. J'ai participé à l'audition. On a vu qu'on a fait une bonne saison touristique toute l'année jusqu'à la fin de septembre. Je maintiens à 100 milliards les recettes en trajectoire, les recettes et l'ambition pour les touristes étrangers. l'ambition que nous soyons la destination préférée des Français pour les touristes du monde entier. Ce qui s'est passé avec la reprise en main et l'ordre, on va tourner la page.
Monsieur le Premier ministre, votre gouvernement ne tient plus que par la peur que vous voulez inspirer au peuple français. Interdire des manifestations, déclarer des couvre-feux, menacer de couper les réseaux sociaux, déployer l'armée dans les rues, retirer le droit de vote aux jeunes qui passent en comparution immédiate, votre surenchère répressive ne fera pas rentrer les Français chez eux. Ils se tiennent debout face à vous. Samedi, à nouveau, ils étaient près de plus d'un million dans le pays. Main dans la main, on marchait pour que la jeunesse soit respectée, pour un salaire digne et pour des fins de mois plus douces. Mais on marchait aussi simplement pour le droit de marcher. J'avais peur de venir, c'est pour ça que je suis là. Lisez-t-on sur une pancarte à Paris, ce slogan-là a fait le tour du monde. On marchait parce que dans le pays des droits de l'homme, les libertés publiques ne sont plus garanties. Le droit de manifester et la sécurité ne sont plus assurés. Des milices d'extrême droite attaquent sans être inquiétés. Le rythme des pales d'hélicoptères de surveillance étouffe les slogans. Monsieur le Premier ministre, pour les vies abîmées, pour celles et ceux qui ont perdu un oeil ou qui ont eu une main arrachée, pour celles et ceux qui se soulèvent pour le droit à étudier dignement, pour avoir à nouveau le goût du futur. A l'aspiration populaire à vivre mieux, vous avez répondu par les matraques et les grenades. A la colère légitime, vous avez répondu par le chaos. Le monde entier observe avec effroi votre dérive autoritaire et l'ONU la documente même. Vous obéissez en réalité à la volonté du président de la République qui a déclaré la recommandation générale, c'est qu'il n'y ait pas de crise politique. Désormais, c'est la crise de régime qui s'annonce. Monsieur le Premier ministre, allez-vous continuer de mutiler les enfants de la République?
Nous allons surtout continuer à protéger les cortèges comme nous le faisons, comme c'était encore le cas samedi. Comme vous le savez, nous avons des militants d'extrême-gauche. Les policiers et les gendarmes sont là pour les encadrer et rendre les choses possibles. Si 410.000 personnes ont pu défiler sur l'espace public samedi dernier, c'est bien parce qu'il y avait des policiers et des gendarmes pour protéger les cortèges. Ce que je voulais vous dire, madame la députée, il est faux de dire que nous assurons la protection des dispositifs en utilisant les militaires de dispositifs Sentinelle. C'est faux. Deuxièmement, vous avez évoqué, je vais vous répondre sur ce point, la présence de cortèges de militants d'ultra-droite samedi sur l'espace public. Je peux vous confirmer que c'est exact. Nous avons eu des militants d'ultra-droite qui sont venus provoquer un certain nombre de manifestants ou de militants de l'ultra-gauche. les forces de l'ordre sont intervenues pour empêcher les affrontements entre ces groupes. Ils ont interpellé deux d'entre eux à Rouen, 11 à Nice, et donc évidemment nous ne laissons pas non plus ces groupuscules prospérer. Et d'ailleurs des actions judiciaires ont été engagées, des articles 40 ont été effectués, des interpellations ont tenu lieu et il y aura également des suites judiciaires. Je ne peux pas vous laisser dire que les policiers et les gendarmes, et donc le gouvernement qui leur donne des instructions, leur donne des instructions de mutiler des manifestants. Nous sommes là pour les protéger, pour les protéger de ceux qui viennent semer le trouble et le chaos dans les cortèges. Et nous allons évidemment continuer. Quant aux interdictions de manifestations, madame la députée, elles n'existent pas. Il y a des endroits où nous interdisons des manifestations parce qu'il y a des risques de troubles à l'ordre public. Nous les autorisons dans d'autres lieux où elles se déroulent de manière plus sécurisée, comme c'était le cas samedi dernier.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Laurent Mazori pour le groupe IOT.
Monsieur le Premier ministre, à Trappes et à la Verrière, dans ma circonscription, dans nos villes... La haine raciste a frappé. Un homme a été tué, 5 autres personnes blessées, dont une enfant de 12 ans. Des familles attendent, tremblent et pleurent. Derrière ces mots, il y a des visages, des vies brisées et cette question... insupportable. Comment peut-on être pris pour cible une nouvelle fois dans notre pays pour sa couleur de peau ou sa religion supposée? A ces familles, à nos habitants, je veux dire, vous n'êtes pas seuls. Votre douleur engage la nation tout entière. Aux policiers, aux secours, aux soignants, notre reconnaissance. Monsieur le Premier ministre, notre émotion est immense. Notre détermination doit l'être aussi. La justice établira les responsabilités, mais nous avons, nous, ici... responsabilité, combattre la banalisation du racisme, de l'antisémitisme et des appels à la violence. Les mots ont un poids. Ceux qui les prononcent ont une responsabilité. Quand des responsables politiques dressent les Français les uns contre les autres, quand certains banalisent la stigmatisation, quand les réseaux sociaux et les médias amplifient les appels à la haine, notre devoir est d'agir. On peut débattre avec vigueur. On ne doit jamais désigner des populations à la vindicte. L'écran, quel que soit son usage, ne doit plus servir de refuge à l'impunité. Un pseudonyme n'est pas un permis de menacer. un réseau social ou un plateau TV ne sont pas des zones de non-droit. Monsieur le Premier ministre, quels actes concrets allez-vous engager pour protéger nos concitoyens et faire cesser l'impunité des appels à la haine, d'où qu'ils viennent et où qu'ils soient prononcés? Nous devons à ces familles victimes, davantage que des paroles, une République qui protège, une justice qui agit, une nation qui reste unie.
La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député, je reviens évidemment. Merci d'ailleurs de nous avoir accompagnés également sur le terrain à Trappes avec la ministre Aurore Berger. Vendredi après-midi, vous étiez à nos côtés. Merci d'avoir à nouveau salué l'acte absolument héroïque de ces fonctionnaires de police de la brigade anticriminalité de Saint-Quentin-en-Yvelines qui sont allés au-devant. du terroriste et qui l'ont interpellé sans avoir d'ailleurs à faire usage de leur arme comme ils en avaient la possibilité puisque nous étions confrontés à ce qu'on appelle un périple meurtrier qui est un cas d'usage légitime de leur arme par les forces de sécurité intérieure. Merci par ailleurs de ce soutien que vous apportez aux effectifs de politique. Évidemment que nous allons continuer à être extrêmement attentifs. à lutter contre le terrorisme et à détecter ce genre de profil. Mais vous voyez bien que c'est extrêmement compliqué. Il y a un certain nombre de groupes qui sont suivis, qui sont dans la subversion violente, et puis un certain nombre d'individus qui basculent dans le terrorisme, comme ça a été le cas vendredi après-midi. Évidemment que le discours ambiant, les discours de haine, les discours racistes, évidemment que ces discours-là peuvent inciter un certain nombre d'individus à franchir le pas et à passer à l'action. Nous avons un dispositif juridique robuste, d'abord judiciaire, pour lutter contre les propos racistes. Le racisme, c'est un délit. C'est bien pour cela également que nous voulons renforcer, et Aurore Berger vient de le dire, le dispositif Pharos pour pouvoir, sur les réseaux sociaux, supprimer ces contenus. Mais au-delà de cela, il faut qu'il y ait un sursaut dans notre pays. Notre République, c'est le vivre ensemble. Il faut qu'il y ait des propos qui ne soient pas blessants, incriminants, discriminants. qui peuvent, sur des esprits plus fragiles, susciter un passage à l'acte qui ne doit en rien négliger la qualification de terrorisme de ce qui a été fait le vendredi dernier dans le département des Yvelines.
Merci beaucoup. La parole est à madame Patricia Lemoyne pour le groupe Ensemble pour la République. Merci,
madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le ministre chargé de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique. Mercredi dernier, la découverte de failles hypercritiques au coeur de PHP, un langage qui alimente 70% des sites web dans le monde, a déclenché une alerte cyber générale. En permettant à des pirates d'exécuter du code à distance pour prendre le contrôle de serveurs, cette brèche a fait l'objet de tentatives d'exploitation malveillantes. Prise de contrôle, vol de données, installation de logiciels hostiles. A titre préventif, les sites du ministère de l'Intérieur ou encore de Météo France ont été rendus inaccessibles. C'est une énième alerte sur la vulnérabilité de nos services et de nos entreprises. Monsieur le ministre, vous le savez, numériser sans sécuriser, c'est construire sur du sable. Si fermer temporairement les sites par précaution était le bon réflexe, la question demeure de savoir si chaque entité, qu'elle soit publique ou privée, sait ce qu'elle expose, ce qu'elle peut corriger en quelques heures et ce qu'elle peut continuer de faire fonctionner. C'est précisément ce que la directive NISDE organise. Gestion des risques, traitement des vulnérabilités, continuité d'activité, responsabilité des dirigeants. Elle devait être transposée avant le 17 octobre 2024. Nous accusons donc deux ans de retard et la Cour de la justice de l'Union européenne vient d'être saisie, nous exposant à des sanctions financières. Plus d'un an après le passage en commission et malgré les promesses d'un examen prévu avant l'été, le projet de loi a été finalement retiré le mois dernier de l'ordre du jour. Pourtant, cette transposition est urgente. Elle étendra les règles de protection de l'ANSI, aujourd'hui limitées à 300 acteurs à plus de 10 000 entités essentielles. Ma question est simple, monsieur le ministre. Pourquoi tant de retard ? Pouvons-nous espérer voir ce texte bientôt arriver en séance ? Je vous remercie.
Merci beaucoup, madame la députée. La parole est à monsieur Laurent Roulan-Lescure, ministre de l'Economie et des Finances.
Merci, madame la présidente, mesdames, messieurs les députés. Madame la députée Patricia Lemoyne, merci pour votre engagement sur ce sujet qui est essentiel. Vous l'avez dit, le 20 octobre dernier, un éditeur PHP utilisé dans le monde entier a fait état de failles dans son système de sécurité. J'allais dire heureusement qu'il l'a fait, puisque ça nous a permis d'alerter, ça nous a permis de fermer un certain nombre de sites. Et vous l'avez dit, l'État français a réagi très vite pour des sites que vous avez mentionnés et d'autres. Il faut reconnaître que l'éditeur de logiciels a aussi réagi très vite, puisque dans les 24 heures, il a publié un correctif. que nous avons pu mettre en place dans nos sites, ce qui nous a permis de réouvrir les sites en question. Mais vous le dites, c'est une alerte de plus, c'est peut-être même une alerte de trop. Ça a affecté des sites dans le monde entier. Internet a été bloqué dans le monde entier pendant quasiment 24 heures. Et ça, ça doit nous réveiller. Vous l'avez dit, la directive Nice 2 va permettre d'avancer sur ce sujet. Je ne suis pas sûr qu'une directive et une loi suffiront à insuffler un changement de culture profond qui doit tous nous concerner. Je vous engage, comme vous le faites sans doute, à les sensibiliser à ça. Elle était à l'ordre du jour, sa transposition début octobre. Elle a dû être retirée de l'ordre du jour parce que le projet de loi sur les violences sexistes et sexuelles poursuivait son examen. Nous devons l'examiner dès que possible. La saison budgétaire conduit à l'ordre du jour parfois un peu variable, mais nous souhaitons pouvoir l'examiner dès que possible. En attendant, on doit tous être sensibles à ce risque. Dès jeudi, nous recevrons à Bercy avec la ministre de l'Intelligence artificielle et du numérique, Anne Le Hénonf, l'ensemble des filières industrielles. Les entreprises de cybersécurité françaises, on en a beaucoup qui doivent pouvoir se développer pour nous aider à nous protéger. Et vous y êtes évidemment la bienvenue. Merci.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Romain Eskenazi pour le groupe socialiste.
Merci Madame la Présidente, Monsieur le Ministre de l'Education nationale. Il y a deux ans, j'avais l'honneur de me tenir ici pour poser ma première question au gouvernement. Je souhaitais parler de service public, mais ce ne fut pas le cas, car deux jours avant ma question, Abou Gakar Sissé a été sauvagement assassiné dans une mosquée. Ma question avait donc porté sur ce crime raciste et sur les mesures que le gouvernement comptait prendre pour endiguer les paroles et les actes racistes. Cette année, aujourd'hui, c'est à mon tour de poser la question. Je voulais de nouveau parler de service public, mais comment évoquer les lycéens et leurs mouvements ? sans évoquer le crime raciste de Trappes, sans rendre hommage aux victimes, aux maires, aux habitants, comme nous l'avons fait hier à Sarcelles dans ma circonscription, pour dire aux habitants qui ont peur pour eux et pour leurs enfants que la République se tiendra toujours à leur côté. Comment parler du mouvement lycéen sans évoquer ces groupes d'extrême droite qui ont attaqué des manifestants pacifiques ce week-end, faisant du territoire de la République un théâtre de guerre civile. Mais je souhaite quand même parler des lycéens, monsieur le ministre. Car leur mobilisation est exemplaire. Car ils se battent pour l'égalité, pour la justice. Parce qu'ils ont obtenu en quelques semaines, ce que nous, députés de gauche, on n'a pas obtenu depuis 10 ans dans cet hémicycle. Ils ont obtenu la fin programmée de Parcoursup. Ils ont obtenu des moyens supérieurs dans l'éducation nationale. Ils ont obtenu qu'on recrute des enseignements, des enseignants, pardon. Ils ont obtenu qu'on réforme enfin le bac. Il était temps. Il était temps d'apporter une réponse politique à ce mouvement. Après des policiers blessés d'une part et des mains arrachés, des oeufs crevés, d'autre part, après des commerces pillés, après une mairie incendiée, il était temps d'apporter enfin une réponse politique. Mais il me semble, Monsieur le Ministre, que les réponses ne sont pas encore aujourd'hui à la hauteur du message qui est passé par notre jeunesse. Que dites-vous aux lycéens qui vont encore sur Bir Parcoursup ? Que dites-vous aux lycéens qui parlent de santé mentale, d'infirmières, de psychologues, d'AESH qui ne sont pas suffisamment recrutés pour... l'égalité des chances. La mobilisation de notre jeunesse est admirable et historique. Il faut que la réponse politique du gouvernement soit à la hauteur de cette mobilisation. Je vous remercie.
La famille de la victime n'est plus là, c'est que je partage la douleur qui est celle de tout l'hémicycle par rapport au crémastisme qui s'est produit. Je crois que nous venons de notre territoire suffisamment proche tous les deux pour savoir la résonance particulière que ça a pour vous comme pour moi. La deuxième chose, c'est que vous avez dit qu'il était temps de répondre. Je pense surtout qu'il est temps d'arrêter de faire des promesses en l'air et d'apporter des réponses qui sont effectivement crédibles, chiffrées, tenables. et respectueuse du cadre démocratique. Nous avons écouté dans le cadre de la plateforme, dans le cadre aussi des très nombreuses consultations que j'ai eues avec les associations lycéennes, avec les élus lycéens, avec les syndicats, etc., tout le monde. Et nous avons effectivement pris un certain nombre de mesures très concrètes. Première mesure, parce que les lycéens nous ont dit qu'ils étaient dans un bâti qui était souvent dégradé, lequel bâti relève des régions, je me permets de le rappeler, un prêt de 4 milliards d'euros à destination des régions pour leur permettre précisément de prendre leurs responsabilités. 4 milliards d'euros de près. Deuxième élément, vous l'avez dit aussi, nous l'ont dit, ce sont les générations les plus nombreuses qui sont actuellement au lycée. Ça correspond au pic démographique. Je souhaite apporter une réponse, comme je l'apporte dans d'autres cas quand c'est au contraire un effondrement. Toutes les classes de seconde seront progressivement plafonnées à 28 élèves, à la rentrée 27 pour les 50% d'établissements les moins favorisés, on commence par eux, et à la rentrée 28 pour les 50 autres %. Troisième élément, il faut répondre à leur angoisse sur Parcoursup. On aura l'occasion d'en débattre demain. Beaucoup ont parlé d'abrogation de Parcoursup. Rares sont ceux qui ont dit ce qu'ils voulaient faire à la place. Dans quelques semaines, nos élèves, eux, vont avoir besoin de faire des choix et de s'inscrire pour un enseignement supérieur. C'est pour ça qu'on fait en deux temps. Un premier temps avec Philippe Baptiste, un premier temps où on transforme et un deuxième temps qui passera par la loi où il faudra remplacer. Tout ça, on l'assume complètement, mais on l'assume dans un cadre, une fois encore, structuré pour nos élèves et pour ne jamais, jamais, jamais leur mentir. Je vous remercie.
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