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Les vrais voix écoutent la France en compagnie de Mathéo Lamblot. Bonsoir Mathéo. Bonsoir Philippe, bonsoir à tous. C'est comme tous les soirs sur Sud Radio de 19h à 20h. Nous vous écoutons à une émission spéciale ce soir puisque nous avons un invité. Alors les commerçants Sud Radio étaient avec eux lundi 19 puisque nous étions en direct à Paris, à Lyon, à Marseille, à Bordeaux en leur compagnie. Des commerçants qui se battent encore et toujours à deux mois des fêtes alors que les samedis de manifestation se succèdent les uns aux autres. Et nous avons le plaisir, on préférait que les circonstances soient meilleures, parce que c'est quelqu'un qu'on apprécie, d'être en compagnie d'Alain Di Crescenzo, président de CCI France. Bonsoir Alain Di Crescenzo. Bonsoir. Alors on va commencer avec vous, puis après on parlera des problèmes de pouvoir d'achat. Vous êtes commerçant, vous voulez réagir ? Un seul numéro, c'est comme tous les soirs dans les vrais voix écoutent la France, le 0826 300 300. Alors, Alain dit Crescenzo, il y a déjà beaucoup, comme vous attisez, c'est une expression de radio, de commerçants qui veulent vous parler. Mais je vais commencer par... Deux questions et on prendra déjà une première commerçante. Qu'est-ce que CCI France et quel rôle joue CCI France avec les commerçants CCI France que vous présidez ?
Alors, CCI France, c'est l'animation du réseau des chambres de commerce et d'industrie. Mais sur le terrain, ce sont nos CCI départementales et CCI régionales qui agissent. C'est elles qui sont au contact avec le terrain. Le métier des chambres de commerce et d'industrie, on a trois domaines d'activité. L'accompagnement des entreprises autour du cycle de vie. de leur site de vie, y compris pendant les difficultés. Et là, elles ont leur lot et on a notre lot. Après, vous savez qu'on fait de la formation, on est le premier formateur après l'éducation nationale. On a formé 500 000 personnes l'an dernier et on gère des petites infrastructures, des ports, des aéroports, des centres de congrès. Mais le gros de l'activité des chambres de commerce et de l'industrie, c'est l'appui à nos entreprises et à nos commerçants.
Alors, vous avez fait un point presse avec les présidents des CCI de Paris, Lyon et Marseille, le fameux PLM. Aujourd'hui, qu'en est-il sorti ?
On a fait déjà un point sur l'étendue des dégâts. Vous savez que nous avons recensé quasiment 2500 commerces qui ont été cassés sérieusement. Je ne parle pas de petites éraflures sur les vitrines. Et dont 643 n'ont pas encore été réparées. Ça a été le premier point que nous avons fait. Ça c'était pour le 17. Et alors que ça devait bien se passer pour le 24, il y a eu 50 commerces cassés. Et là je veux dire simplement, j'entends beaucoup de... de réaction de la justice en disant « Ah oui, c'est bien, c'est que 50 ». Non, 50 de trop, c'est inacceptable. Et c'est 50 de trop ? C'est 50 de trop, c'est inacceptable. Il y a eu 1300 interpellations, 1200 interpellations, 200 gendarmes et policiers blessés, c'est inacceptable. Et c'est pour ça que j'ai demandé de façon très claire une pause, parce que nous souffrons, nous avons deux types de commerçants qui souffrent, ceux qui ont été cassés. bien sûr, mais ceux qui n'ont pas été cassés, mais qui ne peuvent pas lever le rideau pour des questions de sécurité. Et donc, eux, ils font du no-commerce, un chiffre d'affaires égal à zéro. C'est de la souffrance, et ce n'est pas le moment.
Eh bien, justement, vous avez parlé des commerçants qui ont été cassés, et nous en avons une qu'on connaît, qui a voulu réagir au 0826 300 300. Ah, la ligne a été coupée,
on
va la rappeler immédiatement, comme elle a essayé de nous joindre. Alors, tiens, est-ce que les pouvoirs publics sont à l'écoute ? de vos demandes, parce qu'il y a quand même beaucoup, beaucoup à faire.
Alors, on a demandé trois choses au pouvoir public. La première chose, ça a été le retour au calme. Oui, vaste programme. Voilà, c'est un vaste programme, on n'y est pas encore, c'est pour ça que je demande une pause. Mais vous pouvez remarquer qu'il y a eu des renforts de police significatifs qui ont fait que, samedi dernier, ça a été, je dirais, moins pire que le samedi d'avant. Ça, c'est le point numéro un. Deuxièmement, on a demandé des aides d'urgence. et donc elles sont arrivées, on a eu des discussions le dimanche, donc c'était le 18, et le mardi d'après c'était en place, chômage partiel, des moratoires sur les charges sociales et fiscales, donc une réaction des assureurs, une réaction aussi des banquiers avec des prêts à taux zéro, dont BPI jusqu'à 50 000 euros, et après il y a un fonds de solidarité qui arrive, donc c'est plutôt à la hauteur pour les commerces qui ont été cassés. Et nous avons retrouvé Rachel. Voilà,
de Rachel, gérante de la boutique Welcome à Lyon. Rachel, on le rappelle, pour ceux qui n'étaient pas avec nous, le 19 octobre à Lyon, Rachel a été pillée le 17 octobre. Enfin, sa boutique a été pillée le 17 octobre et elle, elle a dû fermer également samedi dernier les portes de sa boutique. Bonsoir Rachel. Bonsoir Rachel.
Bonsoir, bonsoir
Philippe, bonsoir à tous. Eh bien, vous êtes en direct sur Sud Radio et Alain Dicrescenzo, votre président, vous écoute.
Alors, juste moi, une petite rectification. C'est ce que j'ai expliqué la semaine dernière. Nous, on a un rideau de fer. Ils nous ont cassé.
Oui, ils nous ont cassé, c'est ça, mais pas pillé.
Voilà, ils ont cassé des vitrines, mais pas pillé. Heureusement, on avait un rideau qui nous a protégés. Ils n'ont pas pu rentrer, quoi. Mais ils ont cassé des vitrines, effectivement, pris ce qu'il y avait à l'intérieur des vitrines. Et voilà. Donc nous, par rapport à d'autres, on va dire qu'on a été
plus chanceux, si on peut dire. Et qu'est-ce qui s'est passé le samedi 24 ? Ça s'est mieux passé ? Vous vous êtes en plein centre de Lyon
Dégage, sinon tu vas te faire rouler dessus. Nous, on est à 50 mètres de cette boutique. Sur le même trottoir. On n'est vraiment pas loin. Dans notre rue, il y a eu quelques boutiques qui ont été complètement pillées.
Et vous avez pu rouvrir cette semaine, ce week-end ?
Alors nous, on a réouvert. Samedi, on a ouvert jusqu'à 14h30, 14h15, enfin, même pas. C'est-à-dire qu'on a fermé encore plus tôt que le samedi d'avant, parce que d'abord, la ville était complètement vide. J'ai pris une photo, moi, de mon téléphone à 13h45. Il y avait, réellement, il y avait trois personnes dans la rue. On se ferait cru un 15 août. Il faut savoir qu'en plus, le mois d'octobre, c'est quand même un gros mois pour les commerçants.
Oui.
Surtout les samedis. Et là, ça fait deux samedis. Il y a des problèmes. Et la semaine, il n'y a pas grand monde.
Rachel, Alain Di Crescenzo, le président de CCI France, vous écoute, vous entendez le témoignage de Rachel, Alain Di Crescenzo, qu'est-ce que vous voulez lui dire ? Parce qu'elle, elle veut toujours continuer, elle a juste été cassée, papillée, et ils attendent des réponses, ces
commerçants. Donc ce que je veux dire, premièrement, c'est toute la solidarité, tout le soutien qu'on a. J'espère que Rachel nous a vus sur le terrain, on avait jusqu'à 200 personnes. qu'on avait appointé pour faire du service de sécurité, ça c'est la CCI de Lyon qui a fait ça, en plein accord avec le préfet, et donc ce que je dis à Rachel, je dis qu'il faut tenir le coup Rachel, premièrement, deuxièmement il faut être prudent, et je crois que même si ça me fait mal au bide de vous dire ça Rachel, je crois qu'il vaut mieux fermer le rideau plutôt que de se faire agresser. Donc vous avez le bon réflexe d'avoir fermé, j'ai compris, à 14h. Ça a été globalement le réflexe qu'ont eu beaucoup de commerçants. Et ça, c'est bon pour la sécurité. Et donc on ne doit pas risquer les personnes. Et ce que je peux vous dire, Rachel, c'est que je viens d'écrire au Midi du Travail, juste avant de rentrer, on a eu beaucoup de discussions. Et donc c'est vrai qu'il y a beaucoup d'attention qui a été portée sur les commerces qui ont été cassés. Mais il n'y a pas d'attention aujourd'hui qui est portée. Pas d'attention, ça veut dire qu'il n'y a pas de mesure, parce que bien sûr tout le monde est dépité de ce qui se passe, quel que soit le niveau de l'État ou des concitoyens. Et donc l'idée, si vous voulez, c'est de regarder comment on peut activer des aides, notamment du chômage partiel, c'est ce que j'ai demandé, de façon à ce que, si ça dure... Si ça dure, et puis je sais qu'on a deux week-ends devant nous, vous puissiez être indemnisé là-dessus, au moins pour vos collaborateurs, et qu'on a demandé aussi des prêtres au zéro et des moratoires aussi sur les charges sociales et fiscales. Voilà ce qu'on peut faire, en tout cas on est avec vous, et on va se battre aussi pour travailler la relance.
Je sais que vous êtes là, que vous avez essayé d'oeuvrer très rapidement pour tout le monde. Après, le chômage partiel, nous, on n'est pas très nombreux, donc je ne sais pas. Lorsque vous me dites qu'il est plus prudent de fermer, nous, on a fermé samedi parce qu'il n'y avait personne, en fait. Et pas parce qu'on a eu peur, parce qu'en fait, il y avait un tel dispositif de sécurité. Déjà, les gens ne pouvaient pas entrer en centre-ville parce que les ponts étaient fermés. Ah oui, là, ça pose problème. Je pense que les gens, de toute façon, très honnêtement, ouverts ou fermés, les accès, les gens, je pense qu'ils n'avaient pas envie de venir. Avec ce qui s'était passé le samedi d'avant, les gens ont... à mon avis, ont eu très peur de venir, ils n'avaient pas envie de s'aventurer dans une galère comme ça, de se retrouver au milieu d'une bagarre, d'une manif, d'un pillage, je ne sais pas. Les gens n'ont pas bougé, ils ne sont pas venus.
C'était pareil, si vous voulez, dans des villes que je connais bien, moi j'étais à Marseille, donc ce week-end j'ai vu la même chose, j'ai vu des commerces barricadés, fermés, même si ce n'était pas sur le but de passage des manifestations, et pareil à Toulouse. Donc écoutez, c'est pour ça que je demande une pause. Il faut absolument qu'on arrête ces manifestations et surtout qu'on ait à nouveau envie de consommer dans nos commerces. C'est là-dessus qu'on travaille aussi sur un plan de relance du commerce de fin
d'année. C'est ce que je disais la semaine dernière, en fait, quand on m'a demandé le mot de la fin, j'ai dit consommer local. C'est-à-dire qu'il faut que les gens aillent dans les commerces du centre-ville, il faut qu'ils fassent travailler tous ces gens qui sont actuellement un peu en galère. Et ce que j'avais oublié de mentionner la semaine dernière, et là je vais en profiter pour dire, c'est que si toutefois, alors je sais que ça peut être très alléchant, très attrayant les prix, mais si demain je parle à tous les Français, les Françaises qui sont honnêtes, j'ai envie de leur dire si demain on vous propose quelque chose de marque à prix défiant toute concurrence, vous savez que ça risque... Ça peut venir du 17 octobre, donc ce serait bien de ne pas racheter en fait. Des articles qui ont été volés, pillés.
Et puis il faut rappeler que c'est illégal, ça s'appelle du recel et c'est passible du tribunal correctionnel parce que c'est un délit, faut-il le rappeler.
Je suis d'accord avec vous, mais vous savez comme moi qu'aujourd'hui on ne leur fait pas grand-chose.
Nous sommes bien d'accord. Quelqu'un qui
va acheter du volet, il ne va pas lui arriver grand-chose. Déjà que les voleurs, ceux qui sont interpellés, on ne leur fait pas grand-chose. Donc, vous voyez, ceux qui achètent, je pense qu'on va leur faire encore moins. J'aimerais juste crier, faire un appel à SOS, à tous les Français qui nous écoutent, de ne pas acheter tous ces produits qui ont été volés.
Je sais que ça peut être
difficile pour des gens, ça peut être intriguant, mais voilà, par respect, par honnêteté. Ne pas acheter quoi.
Voilà, Rachel, simplement pour vous dire que je participe à ce SOS que vous lancez. Et je veux dire que Serge Papin, qui est le ministre du Commerce et des PME, a aussi joué le jeu là-dessus. Elle va rencontrer des plateformes, et donc des plateformes ont retiré les objets sur lesquels ils avaient des doutes. Donc là-dessus, une solidarité qui s'y met en place. Et donc bien sûr, il faut le rappeler, vous avez raison de le faire.
Dans un instant, on continue de parler des conséquences de ce samedi 17 octobre avec Alain Dickreschenzo, président de CCI France. Que vous soyez commerçant, enfin si vous êtes commerçant, n'hésitez pas, vous nous appelez au 0826 300 300.
Retour des vraies voix, écoute la France, Mathéo Lamblot avec nous. C'est un plaisir, on préférait l'avoir dans d'autres circonstances. Alain Dicrescenzo, président de CCI France, les chambres de commerce et d'industrie. Et beaucoup de commerçants nous appellent au 0826 300 300. On était à Lyon, au Paratouz. Bonsoir Didier. Bonsoir Didier. Bonsoir. Vous avez composé le 0826 300 300. Vous êtes commerçant ou plutôt vous étiez commerçant, c'est bien ça ? Oui,
c'est ça. J'ai été jusqu'au 1er octobre de cette année-là. Et on a été en liquidation judiciaire.
Oui. Pour quelles raisons ? Les manifs, qu'est-ce qui s'est passé
C'est-à-dire que depuis de nombreuses années, on voyait notre chiffre d'affaires baisser. On est en commerce de proximité, mais pas nécessaire. Je travaille dans l'ameublement. Je travaillais, pardon, j'ai du mal encore à me dire que c'est fini. Donc l'ameublement, je fabriquais des rideaux, je rhabillais des fauteuils. C'est vrai que c'est un secteur, quand il y a une crise en France, c'est des secteurs où le travail baisse immédiatement. financières, de pouvoir d'achat, etc.
Et c'est quoi qui vous a fait le plus mal ? La baisse du pouvoir d'achat, les manifs, autre chose
alors au départ, pourtant j'ai rien contre, mais ça a été les gilets jaunes. Ça a duré trop trop longtemps, la fermeture pendant trois mois, obligatoire, sans aucune compensation. Moi ça m'a fait perdre 45 000 euros. Sur les deux armes de Covid communes, j'ai eu 1500 euros. Et je payais, pour vous donner une idée, 1400 euros de loyer.
oui ? Oui, le quoi qu'il en coûte n'a pas tellement marché pour vous, manifestement.
À moins du tout, parce que comme on était en difficulté, les chambres nous disaient non, on n'aide pas les commerces en difficulté. D'ailleurs, il y avait une ministre qui avait dit déjà les commerces qui sont en difficulté, on ne les aidera pas. Effectivement, on ne nous a pas aidé. Donc, au fur et à mesure, après, il s'est engendré tous les autres problèmes en France. Et là, la guerre en Iran et le gazole, etc., ça nous a achevés.
Alors,
pour relever l'entreprise à partir des Gilets jaunes, moi, j'ai injecté de l'argent d'héritage qui devait être pour ma retraite. Mais bon, ça n'a pas séché. Donc là, on a décidé... au 1er octobre d'arrêter complètement. On était en plan, mais on l'a cassé parce qu'on voyait bien qu'on n'allait même pas pouvoir honorer nos remboursements, qu'on devait rembourser du plan.
'accord.
Oui.
Alain Dicré-Chenzo vous écoute. Il connaît très bien Toulouse, on peut le dire, parce que vous avez été président de la CCI de Toulouse. Vous entendez le témoignage de Didier qui est très touchant. Qu'est-ce que vous avez envie de lui dire ?
Je veux dire que j'en suis désolé. En fait,
c'est trop tard maintenant d'être désolé. C'était avant qu'il fallait... Nous, on a essayé de frapper à beaucoup de portes et très sincèrement, à part mon assurance qui nous a donné 1000 euros, parce que je pense qu'elle avait peur qu'on demande une perte d'exploitation, mais à part ça, on n'a rien eu d'autre.
Alors, moi j'étais président de l'association de Garonne entre 2010 et 2016. On était en 2018, mais j'étais sur le terrain aussi, puisque j'étais en Occitanie. Et donc ce que je peux vous dire, c'est que nous, avec les moyens qui étaient les nôtres, et donc les règlements, ce n'est pas nous qui les faisons, on a essayé de faire le maximum. Moi-même, je me suis battu pour détourner les manifestations, pour faire en sorte qu'il y ait des pauses dans les manifestations. Donc les préfets ont joué le jeu, mais il est évident que ça a été une catastrophe. Et quand je parle de mes commerçants, moi aussi j'ai des commerces, donc je sais de quoi on parle. Donc entre 2018 et aujourd'hui, on va de crise en crise, et ça a été bien expliqué par Didier. Didier, les gilets jaunes, après on a eu le Covid, après la crise ukrainienne, on a eu l'impression, les émeutes de 2013, le pouvoir d'achat et la canicule. Et pour moi,
terminer l'histoire.
Et c'est pour ça que ce que je dis, après je vous parlerai du terminer si vous voulez bien, et ce que je dis c'est qu'il faut absolument qu'on ait une pause. Là-dessus, on me reproche parce qu'on me dit que c'est du droit constitutionnel à manifester. Oui, mais on est en train de tuer nos commerçants, on est en train de tuer nos centres-villes, on est en train de faire des no-man's land. Et donc, quand il y a raison d'urgence, c'est une raison d'état, il faut faire une pause. voudrais simplement vous dire une chose, si vous me permettez, moi j'ai un parcours d'entrepreneur de 40 ans. Ça n'a pas toujours été linéaire, et ce que je veux dire, c'est que... les difficultés que vous avez connues, et j'ai compris que votre entreprise s'est arrêtée, c'est pas pour ça qu'on ne peut pas repartir, qu'on ne peut pas rebondir. Et donc, simplement, ce que je vous dis, c'est qu'il ne faut rien lâcher. Et moi-même, j'ai eu des difficultés dans mes entreprises, j'avais du mal à faire la paie, puisque j'étais entrepreneur à 24 ans, mais ne lâchez rien. Voilà ce que je peux vous dire. Et moi, je serais heureux de vous rencontrer à Toulouse, si vous êtes d'accord, puisque les week-ends, j'essaie de rentrer chez moi.
Il n'y a pas de problème, c'est avec grand plaisir. On échangera sur les réseaux
sociaux, si vous voulez, mais vous voyez, je vous enverrai mes coordonnées. On
peut, vous donnez vos coordonnées, évidemment, en rentaine. D'accord. Moi, je vais vous dire une chose, c'est que vous voyez, il y a 15 jours, je suis allé voir la mandataire judiciaire, et je lui ai dit, écoutez, elle me dit, qu'est-ce que vous voulez faire ? J'ai dit, moi, je veux me réinstaller. Je veux me réinstaller. Elle me dit, mais monsieur, vous ne pouvez pas vous réinstaller, il faut attendre la fin de la liquidation. Mais j'ai dit, ça va prendre combien de temps ? Elle me dit, entre trois mois, six mois et peut-être un an. C'est fou. Mais moi, j'ai... Donc, j'ai dit, ça veut dire quoi ? Elle me dit, vous pouvez être employé, si vous voulez, mais pas... Et pourtant, je n'ai pas d'interdiction d'exercer. D'accord,
oui.
Vous
avez fait une liquidation judiciaire propre, comme on fait, comme on dit, en laissant pas d'impayés, etc. Vous avez liquidé la société ? Non, non,
non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, c'est juste victime de baisse de chiffre d'affaires. Et du coup, c'est juste baisse de chiffre d'affaires tous les ans, tous les ans, tous les ans. Et elle m'a dit, il vous faut attendre entre 3 et 1 an que la liquidation soit finie. Mais moi j'espérais rebondir de suite. Parce que moi j'ai des clientes qui m'ont dit, nous on vous suivra. Vous voyez ? Eh bien, je ne peux pas. Je trouve ça quand même assez scandaleux.
avez
donc un projet de réinstallation, ça c'est déjà une bonne chose. Je peux vous poser une question indiscrète, Didier D'habitude, vous avez quel âge ?
Moi
j
'ai 59
ans. Vous êtes encore jeune alors ? Donc vous pouvez repartir sur une nouvelle activité ?
Vous êtes plus jeune que moi, donc vous êtes très jeune déjà. Non, non, c'est gentil. Non, non, mais moi j'adore tellement mon métier oui, mais il y a des choses en France qui sont complètement folles. Par exemple, quand on avait un problème de dette de TVA. Vous n'avez pas le droit de répondre à des appels d'offres. Parce que moi, je travaillais avec les mairies, aussi les particuliers, et on m'interdisait de répondre à des appels d'offres qui pouvaient me faire rentrer de la trésorerie. Mais oui, les joueurs disaient, mais non, faites l'inverse. Payez-vous sur ce que je vais rentrer comme argent de cet appel d'offres, mais ne m'empêchez pas de le faire, autrement je ne pourrai jamais vous régler. Si tout continue comme ça en France. Vous voyez ? En fait, le système, il est mal fait. Il n'est pas fait pour les entreprises qui sont en difficulté. Pour les autres, je ne sais pas. Donc, j'en parle pas. Mais pour celles qui sont en difficulté, il y a un truc qui va pas. Alain Dicré,
Genzo ? Non mais Didier a raison. Lorsqu'on a des dettes fiscales et sociales, effectivement, on peut pas répondre au marché public. C'est la loi. Alors, je peux vous dire qu'on a essayé de faire bouger les choses, notamment dans les territoires d'outre-mer. Pourquoi ? Parce que les collectivités ont même des dettes envers les entreprises.
Oui, ce qui est problématique.
Bon, je dis, il faut quand même rétablir les choses, mais c'est vrai, vous avez raison Didier. Là-dessus, c'est comme ça que c'est fait, et donc c'est la loi.
Merci beaucoup Didier. On va faire les échanges de téléphone en antenne avec Alain Dicrescenzo. Et on vous souhaite tout le meilleur pour votre future activité du côté de Toulouse. Une ville qu'on aime beaucoup, bien évidemment, sur Sud Radio, Mathéo.
Et dans un instant, on continue de parler avec Alain Dicrescenzo, président de CCI France, de ses conséquences des manifestations du 17 octobre. Et comme Didier, si vous êtes commerçant, vous nous appelez au 0826 300 300.
Radio.
Parlons vrai.
Dès votre réveil, écoutez le Grand Matin Sud Radio.
Retour des vraies voix et toute la France avec un invité exceptionnel Alain Dicrescenzo, président de CCI France, les chambres de commerce et d'industrie. Avant de retrouver vos appels, vous êtes de très nombreux commerçants. A nous appeler au 0826 300 300 pour échanger avec Alain Dicrescenzo. Nous allons parler de la matinale de demain avec notre ami Jacques Cardos. Bonsoir Louis de Cargorlet. Bonsoir Philippe, bonsoir Mathéo. Et ça commence demain à 7h.
Exactement, justement vous parliez des différents commerçants. On le retrouve dans les journaux de Claire Pernier 2020. Deux reportages, l'un de Clément Barrien qui a été voir les commerçants parisiens, notamment sur le manque à gagner à cause des différentes casses. Et puis les commerçants marseillais qui nous parlent, des jeunes qui viennent faire du repérage des boutiques qui pourraient venir casser le week-end suivant. Donc voilà, des témoignages à retrouver dans les reportages des journaux de la matinale. Sinon, au niveau des talks, 7h10, c'est à la une. Nous allons recevoir Laurent Zameshkovski, exporte-parole de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public. sur cette enquête choc de l'éducation nationale qui est passée aujourd'hui, parue aujourd'hui un peu sous les radars. Un tiers des élèves de CE2, CM1 et CM2 déclarent avoir subi des violences sexuelles à l'école. Une enquête qui date de 1 tiers, tout à fait. 34% pour être précis. 7h40, on va faire un point avec Sébastien Boussois, docteur en sciences politiques et directeur de l'Institut géopolitique européen sur les élections législatives en Israël, les premières élections depuis le 7 octobre. Donc là, ça se passera dans la nuit, on pourra débriefer tout ça avec Sébastien Boussois. Et puis notre invité politique, 8h30, Antoine Léaumant, député Léfi de l'Essonne.
Merci beaucoup Louis de Cargolet et c'est demain à partir de 7h en compagnie de Jacques Cardoz et de ses invités sur Sud Radio.
Tout de suite, on continue avec Alain Di Crescenzo de parler des conséquences de ce 17 octobre, mais aussi on va parler de l'avenir pour les commerçants. Quel avenir pour nos commerçants ? Avant de partir à Marseille,
bonsoir Luc Gabriel. Bonsoir. Vous êtes coiffeur, vous êtes président de l'association de commerçants et vice-président des entrepreneurs des Bouches-du-Rhône et président de l'association des commerçants Prado Castellan. On va poser une question à lundi Crescenzo et vous allez échanger. Alain dit Crescenzo, on a vu notamment à Marseille tout ce qui s'est passé, le nombre de commerces vandalisés et pas seulement un poste de police, la mairie, etc. Est-ce qu'il y a un élan de solidarité ? de la part des artisans, par exemple, pour refaire les boutiques. On a vu des cagnottes, certaines étaient faites par des aigles fins, mais d'autres étaient honnêtes pour venir en aide aux commerçants. Est-ce que vous sentez un vent
de soutien ? Alors moi j'ai vu des... On peut même parler de Marseille, si vous voulez bien, puisque j'étais ce week-end. Alors j'étais ce week-end parce que je suis marseillais. Je suis né à Marseille. C'est ça, exactement. Je suis allé voir mes parents. Voilà, pour être précis. J'ai vu la solidarité s'exercer. J'ai vu des jeunes aussi, que j'ai rencontré, des associations de jeunes qui sont là pour réparer la casse qui a été faite. Et ça, je crois qu'il faut le dire, on a des jeunes aussi mobilisés pour réparer. J'ai vu le fonds de solidarité qui a été créé à Marseille, entre le conseil départemental, le conseil régional... Et la métropole, et donc la c'est 11 millions d'euros auxquels CMACGM a décidé d'abonder, pour faire des aides directes immédiates de 10 000 euros, et donc c'est la chambre de commerce qui... La société
de transport maritime, l'armateur, CMACGM...
Mais pas que, et donc il y a le G20, je crois que c'est comme ça qu'on appelle, ou le club des vins, qui sont les ETI marseillaises, qui vont aussi abonder, voilà, je vois cette solidarité là, maintenant ce que je voudrais, moi... c'est qu'il y ait une autre solidarité, pour être très clair, la solidarité de faire une pause, c'est-à-dire que les manifestations s'arrêtent, très clairement, pour qu'on puisse raisonnablement se remettre au travail, gagner notre vie, et puis faire en sorte que cette période de fin d'année, qui représente 40% du chiffre d'affaires de nos commerçants, soit une période qui permette de récupérer un été difficile. C'est le premier point. La deuxième solidarité, ça a été dit, surtout qu'il faut qu'on aille consommer auprès de nos commerçants, de commerces de proximité. Il faut faire une pause sur les plateformes. Mais je vois cette solidarité, elle n'est sans doute pas suffisante. Mais elle existe, il faut l'encourager.
Luc Gabriel, vous êtes entre Marseillais avec Alain Di Crescenzo. Je vous laisse échanger. Qu'est-ce que vous voulez lui dire ?
La CCI et les CMA sont dans leur rôle. En revanche, on parle d'avenir, on a entendu ce monsieur tout à l'heure, l'avenir pour beaucoup de boutiques, beaucoup de patrons de boutiques, ce qui les attendent, c'est ça, c'est la faillite. Parce qu'un fonds de solidarité, c'est super. On a eu vendredi dernier, fait bouger des artisans. On a trouvé des panneaux de bois pour les aider à barricader des boutiques. On a barricadé plus de 20 boutiques juste à notre initiative d'association de commerçants. C'est bien, c'est bien. Mais au bout du compte, il faut remettre l'ordre des grandeurs dans la tête des gens. Une aide de 10 000 euros, c'est formidable. C'est vraiment quelque chose de génial. Une boutique, ça démarre à 50 000 euros. Je dirais même 100 000. Une belle boutique, c'est 200 000, 300 000 euros. Donc comment ils vont faire, ces commerçants qui ont été ravagés ? On a fusillé leur outil de travail. On a fusillé leur famille. Ils ont certainement des prêts en cours, comme le monsieur qui a fait faillite tout à l'heure, disait, après, avec le Covid, les Gilets jaunes, puis le Covid. Et le Covid, souvenez-vous, c'est les PGE. Les PGE, on nous a prêté de l'argent. Bon, c'était une maladie. Personne n'était responsable de la maladie. OK, là, on fait un effort. Mais là, il y a quelqu'un qui est responsable de la sécurité et qui n'a pas fait son rôle. Et on nous dit, on va te filer 50 000 à taux zéro. On va nous donner un prêt pour réparer les bêtises qui ont été faites par d'autres qui sont responsables d'eux et qu'on a élus. Il y a quelque chose qui ne va pas. L'avenir pour les commerçants qui ont été ravagés, c'est la faillite. Parce que qui va trouver 100 000 pour une boutique et 200 000 pour les stocks de Noël ? Ça fait 300 000. Et on nous dit, on va te prêter 50, il va falloir que tu rentres. Et tiens, en Royal, il y a quelqu'un qui a trouvé 10 000 balles. C'est super. Mais c'est pas à la hauteur des dégâts posés.
Est-ce que les assureurs jouent le jeu, tiens, justement Alors, on a contacté immédiatement France Assureur, qui est, si vous voulez, le chapeau. Donc, il a été négocié très rapidement, ça c'était le mardi, c'était dès le mardi, le fait que pour déposer les déclarations de sinistre, on passe de 5 jours à 30 jours. Mais attention, il ne faut pas utiliser le délai, parce que plus on déclare tard, moins l'argent et les avances arrivent rapidement, d'accord ? Et deuxièmement, ce qu'on a fait, c'est faire en sorte que les avances se déclenchent le plus rapidement possible. Alors, simplement, ces 10 000 euros ou 15 000 euros dont vous parlez, on a bien conscience que ce n'est pas suffisant. Par contre, il est clair que ça sert à faire le pont, si vous voulez, entre les avances des assurances qui arrivent, ou les remboursements des assurances, et bien sûr, le moment où on a été cassé. Alors, voilà ce qu'on a pu faire, voilà ce qui a été fait, et moi je suis d'accord, c'est jamais assez, mais là aujourd'hui, si on dit casseur payeur, vous savez très bien que c'est pas ce qui va faire rentrer de l'argent, donc pour rembourser, pour l'instant en tout cas, pour rembourser les dégâts qui ont été faits. Ce que je veux dire aussi, c'est qu'on travaille aussi, et donc Jean-Luc Chauvin, avec qui j'étais à midi, et avec qui je serai ce week-end, que vous connaissez, c'est le président de la CCI de Ex-Mersailles-Provence, avec Jean-Luc on travaille aussi, et on a bien travaillé avec votre préfet qui est vraiment... Donc c'est vraiment sur le terrain de votre préfet, donc de département et de région, donc à travailler à du chômage partiel, et puis aussi à des moratoires sur les charges chaussées, à des fiscales. Alors, encore une fois, on a bien conscience que les difficultés sont là, et nous on fait ce qu'on peut avec les moyens qui sont les nôtres, parce qu'on n'a pas de capacité de décision au niveau des chambres de commerce et de l'industrie, et puisque vous êtes entrepreneur chez les entrepreneurs, vous savez bien quelles sont nos prorogatives et quelles sont nos obligations.
sûr, bien sûr. La CCI n'a aucune responsabilité là-dedans. On est bien d'accord. Le responsable aujourd'hui, c'est l'État. Les entrepreneurs de la région sont allés, les entrepreneurs en Sud, discuter avec le président de région pour obtenir le fonds que vous citiez tout à l'heure, région, CRCGM et métropole.
Luc Gabriel, restez avec nous, parce qu'on a Pascal qui nous appelle, qui est commerçant et qui veut réagir. Bonsoir Pascal. Bonsoir Pascal.
Bonsoir à toute l'équipe et bonsoir au président de la CECI. Vous avez composé le
0826 300 300 et vous êtes un commerçant, mais un peu différent des autres. Racontez-nous.
Oui, oui, oui, totalement. Moi, je suis dans l'événementiel. J'étais commerçant. J'ai appartenu à CGPME dans les années 90, quand j'étais enseigné Marne, avec 49 salariés dans la sécurité. Donc là, ça m'avait fait un peu rire au niveau de la sécurité. Prenez des agents de sécurité pour protéger leur commerce. Ils n'ont qu'une autorité, ils n'ont qu'un pouvoir, et ça coûte très cher. Et un commerçant qui est à la dérive se serait retrouvé sans pouvoir payer. Bref, on va passer de ce côté-là. Moi, j'ai arrêté mon entreprise au moment de la première gare du Golpe, parce que malheureusement, je m'étais retrouvé avec une dette par rapport à un très, très grand groupe qui n'existe plus, qui s'appelait les magasins continents. Donc, j'ai rebondi quelques années après, et en 2005, je me suis relancé dans l'événement. J'ai 65 ans, je suis à la retraite maintenant, mais je continue. Je continue parce que c'est mon plaisir. Et là, j'intervenais parce que... Alors, il y a deux systèmes de commerce. Il y a les commerces... C'est dentaire et il y a des commerces ambulants. Le syndicat des marchés de France fait un appel en disant, attention, c'est pareil dans les grandes villes. On bloque tout, mais on ne pense plus. Alors bien sûr, nous, sur le Lot-et-Garonne, le Fumélois, le Villeneuve-sur-Lotte, tout ça, c'est les petits marchés, on n'est pas trop impactés. Mais il y a des grands, grands marchés où eux vont être impactés. Et c'est des gens qui ne vont pas aller pouvoir acheter par la peur. C'est des commerçants qui ne vont pas pouvoir s'installer. Les commerçants qui vendent du poulet, qui vendent des produits frais, se retrouvent avec des aliments qui sont périmables. Et ce n'est pas les grandes surfaces, ce n'est pas tout ça. Alors je pense que... On aurait aussi pu demander, parce qu'il était temps qu'au niveau syndical, qu'au niveau des commissions paritaires, il serait peut-être temps qu'on fasse peut-être un progrès dans le fait où la part patronale au niveau des URSA et au niveau des autres caisses, on la met de côté en attendant. La part salariale est obligatoire, ça on ne peut pas passer à travers. mais la part patronale, pour permettre déjà un allègement des charges, et puis qu'au niveau des impôts, parce que c'est l'État là qui est en tort, c'est l'État qui a traité le 17, au niveau des impôts, qu'il soit fait aussi un geste de ce côté-là. Parce que tous ces gens, tous ces commerces, quand ils vont vraiment, malheureusement, il y en a beaucoup qui vont se casse la figure, ils vont aller chercher l'argent où ? Ils iront chercher l'argent où ? Sur ceux qui ne sont pas en SRN, ça c'est sûr, même parfois des SRN, mais malheureusement... Malheureusement, c'est que ça, on n'y pense pas. J'ai été ravi d'entendre le président de la CCI au niveau France qu'il disait des petits commerces de proximité. Mais bien sûr, parce que moi, même qui suis dans l'événementiel, j'organise des marchés des créateurs. Là, on a deux marchés de Noël. C'est dans les petits villages. Donc, je veux dire, on n'est pas impacté pour l'instant. Mais on peut très bien avoir une décision du préfet qui dise... Aucun marché n'est en place parce que les événements ne vont pas en régression, mais vont en augmentant. Et là, tout le monde se retrouve impacté. Donc, il y a ces commerces de proximité. Il faut que les commerces découlent. que les Français comprennent qu'il faut y aller. Ils sont ouverts, ils sont agréables, ils ont le sourire. Les commerces de proximité dans les villages, comme dans les villes, comme dans les grandes villes, ils sont importants. Parce qu'un jour ou l'autre, malheureusement, rien ne dit qu'un jour ou l'autre, les grandes surfaces ne se casseront pas la figure non plus. On l'a vu avec le coup des frigos qui ont été impactés sur certains villes. Sur les piratages, oui. Voilà. Donc, à un moment donné, il faut se dire, on est un pays, en France, on a toujours eu de l'artisanat depuis la nuit des temps. On a toujours eu des commerces depuis la nuit des temps. Il faut que les gens... comprennent, excusez-moi, il faut que les gens comprennent qu'à un moment donné, eh bien, on peut redémarrer, on peut remettre au pied à étrier. Et ce qui est beau, ce qui est beau, c'est qu'au moins les commerçants commencent à comprendre qu'il faut se donner la main. J'en parlais avec un petit jeune qui m'a appelé tout à l'heure, qui voulait s'installer en food truck. Je lui ai dit, attends, arrête le food truck pour l'instant, ça ne va pas le faire. Essaye de voir avec ta chambre des métiers, tu es dans la fabrication en tant que cuisinier, essaye de voir ce que tu peux faire, mais ne va pas dans les food trucks, ça ne va pas le faire, tu vas te planter. C'est vrai qu'on a de l'expérience, on peut les guider. Ce que je vois, moi, dans les exposants, les exposants me disent, mais tu te rends compte, Pascal, mais même un emplacement à 30 euros, bon, c'est des petits villages, je ne vous parlais, ce n'est pas des foires comme à Bourges, ou comme à Bourges, à 5600 euros, la commandée 4 jours. Mais les marchés de Noël seront impactés.
Alors, Pascal, on va faire réagir brièvement à l'indicé Crescenzo, parce qu'on doit faire une nouvelle pause, et repartir au 0826 300 300, vous êtes nombreux à vouloir réagir. Est-ce que ce n'est pas un peu les oubliés, les commerçants ambulants ?
Les commerces d'ambulance sont touchés, parce que quand je vois sur Toulouse par exemple, tous ceux qui tournent autour de la place du Capitole, notamment sur le marché de Noël, il était très évident, il est évident que s'il y a de la casse, ils ne pourront pas venir commercer. Je regarde les marchés autour de Toulouse aussi, les marchés de plein vent sur les allées, c'est la même chose. Donc, alors ils ne sont pas oubliés, d'accord ? Mais simplement, ils n'ont pas de vendure, ils n'ont pas été cassés, mais ils subissent aussi les pertes de chiffre d'affaires. qui ont très bien été expliquées par Pascal. Sur la ruralité, Pascal, aujourd'hui elle est épargnée, la ruralité tant mieux. Donc la ruralité est épargnée, aujourd'hui on ne voit pas d'injonction particulière qui pourrait arriver en disant on va bloquer, on va interdire le commerce et les marchés. Mais c'est vrai que dans les grandes villes, le commerce de plein vent est impacté comme les autres commerces, et c'est pour ça qu'on demande aussi pour eux. des aides, je vous l'ai dit, du chômage partiel, des moratoires sur les charges, fiscales et sociales. Vous avez parlé de la part patronale, mais c'est un moratoire global qu'on demande. Et puis j'ai compris que vous étiez de Villeneuve sur l'autre, c'est ça ? Oui. J'ai un vieux copain qui s'appelle Philippe Sella.
J'ai un vieux copain qui s
'appelle Philippe Sella, avec qui j'ai fait quelques déplacements sur les tournois, donc vous le saluerez si vous le croisez.
On salue Philippe Sella, parce que c'est quelqu'un que j'ai la chance de le connaître d'adorable, et j'ai un souvenir magnifique après un match du tournoi des 6 nations dans un restaurant du Sud-Ouest, où avec Philippe, le chanteur basque David Olaizola, qui est un ami, et moi-même, nous avions fait chanter les deux étages du restaurant. sur des champs du Sud-Ouest. Un souvenir inoubliable. J'embrasse d'ailleurs David et Philippe. C'est marrant parce que je m'appelle Philippe David, mais c'est pas grave. Allez, merci beaucoup Pascal Dulottet-Garonne. Merci beaucoup Luc Gabriel de Marseille, responsable d'association à Marseille, le commerçant. On fait une petite pause et on va partir à Bordeaux.
C'est ça, on se retrouve tout de suite. Vous nous appelez au 0826 300 300 si vous souhaitez poser vos questions à Alain Di Crescendo, président des CCI France.
19h20, les vraies voix écoutent la France. Vraies voix écoutent la France. Philippe David.
Retour des vraies voix écoutent la France. Beaucoup d'appels pour Alain Di Crescenzo, président de CCI France, Mathéo.
Et oui, un appel notamment de Bordeaux, Guillaume Dournaud nous attend. Guillaume Dournaud, vous êtes donc commerçant à Bordeaux et président de l'association de commerçants de Saint-Rémy. Bonsoir Guillaume.
Bonsoir Guillaume. Oui, bonsoir, bonsoir tout le monde, bonsoir Monsieur le Président. J'espère que ça va mieux pour vous que pour nous.
Alors, on vous écoute. La rue Saint-Rémy, une rue mythique, pleine de commerce à Toulouse, qui va de la Garonne vers le centre-ville. À Bordeaux, pardon. Bordeaux, bien sûr.
Absolument, vous connaissez bien. J'ai un peu brièvement écouté votre émission. Je ne vais pas en redire les mêmes choses. On ne sait pas comment ça va se passer à l'avenir. Le mois de décembre, c'est 20% de notre chiffre, à peu près. Mais au-delà de cela, j'ai peur qu'au mois de mars, parce qu'on gère nos commerces au jour avec un petit temps d'avance. Et j'ai peur qu'au mois de mars, les tribunaux de commerce soient encore... Parce que je vois, par exemple, pour la rue Saint-Catherine, la rue Saint-Rémy, tout ça, c'est le même secteur. Il y a 100 commerces qui ont été impactés, donc il y a 8 millions d'euros de dégâts, je crois, à peu près. 8 millions d'euros ? Oui, à peu près, oui. Mais au-delà, en comptant un petit peu tout, les pertes d'exploitation, etc. La casse, les vols, les vitrines, etc. Une centaine de commerces impactés, 45 complètement pillés. Ça veut dire que les vitrines cassées ne peuvent pas être remplacées avant un mois ou trois mois. Les stocks de Noël ont été pillés, donc pour répéter ce qui a été dit précédemment, effectivement, Noël, ça va passer à la trappe, ça veut dire qu'au mois de mars, on ne pourra pas, le mois de décembre, c'est à peu près 20% du chiffre, donc vous regardez sur un million d'euros, à peu près, 20%, ça fait 200 000 euros qu'ils vont passer à la trappe, un SMIC, c'est à peu près 4 000 euros chargés, le calcul est vite fait, ça fait plein de salariés qui ne pourront pas être payés, au mois de mars, plein de gens qui vont se retrouver dans la merde, pour dire les mots, tout simplement. Donc, pour l'instant, ce que je peux constater sur Bordeaux, c'est que tout le monde fait le job, que ce soit la CCI, que ce soit la mairie, que ce soit l'association qui regroupe les petites associations diverses et variées de centre-ville. Tout le monde fait le job, mais on gère l'urgence. Mais par contre, dans six mois, on ne sait pas ce qu'on va devenir, si ce n'est peut-être aller frapper à la porte du tribunal de commerce, qui sont très réactifs. La CCI de Bordeaux a mis en place une... cellules d'aide psychologique, par exemple, au niveau de l'activité, il y a un commerçant sur deux qui y est allé. Donc, on est un peu dans la sidération, dans la gestion du quotidien, on essaie de faire du mieux qu'on peut, mais j'ai peur qu'au mois de mars, encore une fois, on risque de m'en répéter, le tribunal de commerce se retrouve surchargé, malheureusement. Qu'est-ce que vous en pensez
Alain Dicréchenzou, mais je pense que Guillaume sent bien les choses. Nous, on fait, encore une fois, on fait ce qu'on peut, c'est les cellules à PESA que vous avez à Bordeaux, qu'on a mis dans toutes les grandes villes, parce que on a des commerçants qui sont fatigués, et puis je vous dis très clairement, il y en a qui ont même un tendance suicidaire, parce qu'ils sont au bout du bout. C'est terrible. C'est terrifiant. Et c'est pour ça qu'il faut intervenir. Alors donc, qu'est-ce qu'on peut faire, nous, dessus ? Qu'est-ce qu'on peut faire par rapport à ce qu'on a déjà fait ? C'est mobiliser les pouvoirs publics. Moi, je passe mon temps à parler, là, j'étais en ligne, justement, encore avec le ministre du Travail, pour le chômage partiel. pour les commerces qui n'ont pas été cassés mais qui ne peuvent pas ouvrir. Donc on va se voir sans doute dès demain pour parler du sujet et approfondir. Donc nous on fait feu de tous les côtés pour essayer de vous aider. Ce que je peux vous dire Guillaume c'est que... Je ne sais pas faire plus. On ne sait pas faire plus. Nos collaborateurs n'ont pas pris de vacances, ne prennent pas de vacances, nos élus sont sur le terrain. Donc il faut se battre. Et moi je compte sur une chose, si vous voulez, Guillaume. Moi ce que je souhaite c'est un vrai sursaut, un vrai réveil républicain là-dessus. Et c'est pour ça que je veux arrêter les manifestations. C'est pour ça que je souhaite arrêter les manifestations dans les centres-villes, parce que c'est là que ça souffre. C'est pas sur les périphériques, c'est sur les centres-villes. Et là, j'ai un appel à la solidarité. À Bordeaux, on peut aller manifester
vers le stade et le parc des expos, il n'y a pas de problème.
Voilà, donc les parcours, on le tient beaucoup, on y travaille les préfets pour dérouter et faire en sorte de redonner l'envie d'aller dans les centres-villes. Alors, simplement, ce que je travaille, sur quoi nous travaillons aussi, je l'ai annoncé, une conférence de presse à midi où il y avait votre président de la CCI. aussi qui était avec moi, donc on veut trouver les moyens de faire des animations de fin d'année dans les centres-villes pour essayer de, je dirais, de colmater au mieux ce qui s'est passé. Après, il n'y a pas de magie, il n'y a pas d'incantation là-dessus, il faut que ça s'arrête et qu'on arrive à reconstruire nos commerces. J'espère que les assurances marcheront, donc moi, les analystes que j'ai sur les stocks... Le problème des stocks, si vous voulez, je le dis pour les personnes qui sont autour de moi, c'est que bien souvent on assure une moyenne de stock. Et là on a un pic de stock. Et donc c'est vrai qu'il se peut qu'une partie des stocks ne soit pas assurée. Mais on fait ce qu'on peut pour faire en sorte que les assurances jouent le jeu à fond et qu'on ait, pour faire la pointe, des éléments de solidarité économique.
Je suis d'accord avec vous. Pour les stocks, il n'y a pas de problème. Et sur la gestion d'urgence, il n'y a aucun problème. Par exemple, dans la situation d'urgence, on était à une réunion à la préfecture l'autre matin. Madame la préfète voulait interdire les manifestations. Il fallait aller au tribunal administratif, pardon, pour avoir l'accord du juge qui valide l'interdiction patati patata. Ce que je veux dire, c'est une espèce d'inertie qui est insupportable. On n'est pas là pour faire ni de la politique, ni des kilomètres de serfas. On est là pour faire du commerce. Avant tout. Effectivement, dans la gestion des stocks, c'est bien joli si les assurances en prennent une partie à la recharge. Ça fait partie du boulot, mais encore faut-il que le stock, on puisse le rentrer et le trouver. On est quand même presque début novembre. Noël, ça commence maintenant. On va se retrouver avec des magasins qui n'ont pas de vitrine. Ils ont des panneaux en bois parce que c'est entre un mois et trois mois pour avoir une nouvelle vitrine. Donc on aura une nouvelle vitrine au mois de janvier, et le stock, on va essayer péniblement de le retrouver. Donc effectivement, tout le monde fait le job, tout le monde gère l'urgence, mais au-delà de ça, il y a des impératifs qu'on ne peut pas gérer. Et ces impératifs-là, ils vont nous mèner dans une merde noire, et encore une fois, je le maintiens, au mois de mars, les tribunaux de commerce vont être surchargés. Malheureusement, malheureusement, et ça c'est un constat, c'est factuel. Voilà, tout simplement. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On gère l'urgence, effectivement. Et tout le monde le fait bien, que ce soit les mairies de Bordeaux, que ce soit... des associations, que ce soit la CCI, tout ça. C'est géré admirablement, 7 jours sur 7, il n'y a pas de problème. Mais qu'est-ce qu'on fait après ?
Alors Guillaume, restez avec nous, parce que Mathéo a une question complémentaire à ce sujet pour Alain Di Crescenzo.
Le budget 2027 prévoit une coupe budgétaire, il me semble, pour les CCI. On parle de 20% à peu près. Quid donc de cet accompagnement de terrain, si jamais ça venait à avoir moins de budget pour vous ?
Alors écoutez, moi je n'ai pas envie de parler de moi aujourd'hui, je voulais parler de nos commerçants parce que je n'aime pas nous mettre sur le vent de la scène là-dessus. Bon, en résumé, si on nous enlève 25% on est mort. Voilà. Et donc c'est ce que j'ai dit au ministre du Budget. Donc moins d
'accompagnement sur le terrain aussi pour ces petits commerçants. Non, non, mais attendez, on a
une chambre sur deux qui meurt. Parce qu'à force de nous en baisser nos budgets... donc on va mourir, voilà, c'est comme ça. Alors j'espère qu'on va éviter ça, mais pour l'heure, on n'est pas mort, et pour l'heure on est sur le terrain avec nos commerçants, et c'est ça qui est important.
Et pour répondre à Guillaume, vous avez cette inquiétude pour le mois de mars ? Mais il a raison Guillaume,
Guillaume a raison, c'est pour ça qu'il faut que ça arrête le plus rapidement possible, il y aura déjà de la casse, il a raison, parce que ceux qui ne pourront pas ouvrir, ou qui vont perdre tellement, tellement de chiffre d'affaires... Encore une fois, ce n'est pas que sporadique ce qui nous arrive. Il y a eu la canicule, il y a eu toutes les crises avant. Il y a eu le Covid, il y a eu tout ça. Donc si vous voulez, on arrive au bout du bout. Et je dis que ces manifestations que nous vivons là, cette crise qu'on vit, c'est le coup de grâce pour le commerce. ne peux pas le dire autrement. Donc il y aura déjà, il a raison, des répercussions. Qu'est-ce qu'on essaie de faire, Guillaume ? C'est de faire en sorte de minimiser la casse. Je parle de la casse des entreprises, là. Je ne parle pas des casseurs. Eux, j'aimerais maximiser les pénins là-dessus. et les peines pour ces gens-là qui font n'importe quoi et qui abîment la vie de personne. On est en train de ruiner tout l'effort d'une vie de certaines personnes qui commercent. C'est inacceptable.
C'est vrai. Merci beaucoup d'avoir passé toute l'heure avec nous à lundi Crescenzo. On avait beaucoup d'appels, beaucoup de commerçants qui voulaient vous poser leurs questions. Vous êtes toujours le bienvenu dans le studio de Sud Radio. Merci à vous, merci Mathéo, merci à toute notre équipe. Dans un instant, vous allez retrouver notre ami Anthony Martin-Smith pour On vous a compris. Nous, on se retrouve bien évidemment avec Maxime, avec Aude au Standard, qui était là ce soir, qui a eu beaucoup de travail d'ailleurs, avec Antonin au web, Mathéo, bien évidemment, ma compagnie. Et évidemment, à 17h, avec Cécile de Ménibus et Patrick Roger pour les vraies voix, on n'a pas pu prendre vos appels. Vous étiez nombreux à vouloir réagir pour le pouvoir d'achat. On en parlera évidemment demain soir, de 19h à 20h. Tout de suite, rendez-vous avec Anthony Martin Smith. On vous a compris.
Sud Radio. Parlons vrai.
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