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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
10h midi, Sud Radio. A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
vous de le dire avec aujourd'hui Jérôme Dubu, Éric Revelle, Christophe Bannerie. On va remplacer Parcoursup. Les lycéens ont obtenu des résultats. Manifestement, c'est la promesse d'Edouard Jeffrey, le ministre de l'Enseignement supérieur, après plusieurs semaines de mobilisation lycéenne. Alors, c'est vrai que la question qu'on se pose aujourd'hui, c'est par quoi ça va être remplacé ? Et puis, pourquoi ne pas nommer les choses ? Finalement, c'est la sélection qu'on veut enlever, puisque Parcoursup, c'est une plateforme dans laquelle on met ses voeux. C'est vrai que c'est un peu fastidieux, ce n'est pas toujours transparent, mais si on suit bien les lycéens, ils ne veulent plus de sélection. Mais comment on fait ? J'avoue que je me pose la question, Jérôme Dubu, ce matin.
Moi aussi, je me pose la question. C'est la même question que vous, Stéphanie, parce qu'en réalité, dans une société, il y a toujours une sélection à un moment ou à un autre. Donc là, on la recule. Moi, quand j'étais bachelier, il y avait un million de bacheliers. Aujourd'hui, il y en a trois. Et sur les trois, il y en a deux et demi qui vont dans les universités, dans les facs. Sans que les moyens aient été évidemment mis en place. D'ailleurs, on le sent bien, c'est ce qui est en train de couver. C'est le problème des moyens. C'est le problème des places, c'est le problème des moyens, c'est le problème des profs. Au-delà des lycées, c'est aussi le problème des facs. Donc ça, c'est un sujet. Mais Parcoursup n'est qu'un outil. Ça n'est qu'un outil. On va remplacer un outil par un autre outil. On avait remplacé Ravel. Un parcours sup, on va remplacer le parcours sup par un autre outil. Mais forcément, il y aura une sélection. Puisque le ministre dit, j'ouvre 15 000 places supplémentaires en université, après en avoir supprimé 10.
En BTS également, en université, il y en aura un peu moins, mais c'est tout confondu. Il en a supprimé 10
les années précédentes, et puis là, il en réouvre 15. On se demande quelle est la logique dans tout ça. On voit bien que c'est sous la pression que tout ça est décidé. Donc en réalité, moi je suis pour le système à l'allemande, alors ça ne plaira pas à un certain nombre de gens, où il y a un million d'apprentis et où on ne... On met en exergue, on privilégie pour un certain nombre de personnes, pour un certain nombre de jeunes, et ça n'a rien de déshonorant. Il n'y a qu'en France où c'est déshonorant d'autres filières que la filière universitaire. La filière de professionnalisation. Alors Macron, il faut lui reconnaître ça, a essayé d'augmenter le nombre de places en apprentissage. Et puis le cornu a tout cassé, évidemment, en réduisant les aides. Et puis, inévitablement, on est repassé de presque 1 800 000 apprentis à 500 000. une fois qu'on a supprimé les aides. Ce n'est pas sérieux. La professionnalisation, c'est un des moyens de répondre aux demandes des entreprises. Et
vous dites l'Allemagne, mais c'est comme ça dans beaucoup de pays, notamment la suite. Oui, mais je cite l'Allemagne parce que c'est celui qui a le mieux réussi
dans ce domaine. Évidemment, et je regardais
en Corée du Sud, il y a carrément, c'est en fonction du classement, vous avez les places.
Je me souviens, ça ne va pas nous rajeunir, de Giscard d'Estaing, qui nous disait quand il était président, je crois que c'était en 76 ou en 77, Barre venait d'arriver, il faut revaloriser le travail manuel. Il faut revaloriser le travail manuel. 1976, on est en 2026.
Surtout, je voyais que la moitié des emplois ne nécessitait pas nécessairement des études supérieures, en tout cas de celles... dont on sort avec un diplôme des universités. Donc c'est vrai qu'il y aura de la frustration à la fin. Mais quand vous avez
fait un parcours professionnalisant d'apprenti ou de stagiaire dans une entreprise allemande, que vous avez un job qui est reconnu, vous sortez avec un salaire de 2 500 euros, 3 000 euros.
Éric Revelle.
Un mot sur ce que Jean-Luc Mélenchon appelle Parcours Plus, sur Parcoursup, je comprends l'argument qui consiste à dire, on nous demande, donc là je me mets à la place d'un lycéen ou d'un étudiant, trop en amont, l'orientation qu'on souhaiterait, tout cela est géré sans transparence, on ne connaît pas vraiment les critères, mais Jérôme Dubu a dit quelque chose d'important. C'est le vrai sujet, oui, c'est celui de la sélection. Alors, j'entends des syndicats étudiants qui disent, non mais Yaka, le chiffre, ça fait deux fois que je l'entends, Yaka crée 250 000 places supplémentaires d'étudiants dans nos facs. Mais pour quelle filière ? Pour quel débouché ? En fait, le sujet, il est là. Et puis je vais vous dire, dans le système égalitariste dans lequel on est, je ne dis pas d'égalité, parce que si l'éducation nationale, malheureusement, depuis des décennies, était en capacité de réduire les inégalités sociales, ça se saurait. Les inégalités, elles s'accroissent plutôt en fonction de l'endroit où vous habitez, de l'école dans laquelle vous scolarisez vos enfants. Mais, pardon, notre système égalitariste, qu'est-ce qu'il dit en creux ? Et c'est pour ça que ces jeunes, ils reprennent à l'unisson, on ne veut plus de parcours sub sans savoir, oui, ce qu'il va y avoir derrière. Quelle est la finalité du régime égalitariste qu'on a mis en place en France ? c'est que la réussite scolaire, elle est plutôt considérée comme illégitime, et l'échec scolaire comme immérité. Voilà. Donc, vous naviguez entre ces deux bornes, donc, la logique du système, quand vous appliquez ça, c'est égalitarisme, pas cette égalité. républicaine, cet égalitarisme, vous dites tout le monde doit avoir son master, tout le monde doit avoir son doctorat, il ne faut pas de sélection, le bac ne sélectionne plus, Parcoursup ne sélectionne plus, je passe en deuxième, en troisième, en quatrième. Mais vous savez les meilleurs élèves où ils vont ? Ils vont en prépa. Et ils vont en prépa, ils ne vont pas à la fac de sociologie ou d'histoire contemporaine. Ils vont en prépa, et ils font tous des prépas, dans des lycées publics ou privés, il y en a des grands de chaque côté, et eux ils font des grandes écoles. Et vous savez quoi après ? Ils se barrent à l'étranger. Voilà, c'est ça la situation.
Aurélien Pradier, député du Lot, était ce matin sur Sud Radio, il nous parle justement de cette sélection.
D'abord je pense qu'il faut sacrifier Parcoursup, parce que ce système-là est tout sauf un système juste. Un vrai système de sélection, c'est une machine bureaucratique qui écrase y compris des avenirs de beaucoup de lycéens et de nos enfants. Et je ne suis pas du tout attaché à Parcoursup, qui est une connerie, pour dire les choses très simplement. Et qui est l'illustration de ce que la bureaucratie peut faire de mieux, de système. Je vous mets au défi de vous faire expliquer ce qui fait que vous sortez en bonne position ou pas de Parcoursup. Je n'en fais pas un totem. Pour le reste, là où on leur ment... C'est qu'il faudra quelque chose pour remplacer Parcoursup. Et qu'il y a un mot qu'on ne veut pas prononcer, qui est celui de la sélection.
On
leur ment avec un baccalauréat presque donné avec facilité. Alors, ça fait plaisir à tout le monde. Et moi, je suis la génération qui a un peu bénéficié de ça aussi. Et ça nous fait plaisir. Mais la vérité, c'est qu'on sacrifie l'avenir. Et donc, la question, c'est qu'est-ce qui va remplacer Parcoursup ? Et est-ce que le gouvernement va vraiment supprimer Parcoursup ou remplacer Parcoursup ?
réponse, Christophe Banay. Vous êtes d'accord avec Aurélien Foyer ? C'est ce qu'on vient de résumer en substance dans ce studio, il y a quelques minutes.
Oui, je pense que Parcoursup est très difficile d'utilisation pour certains. Je pense qu'il y a un manque de transparence, on le dit très bien. On ne connaît pas toutes les orientations que Parcoursup permet. Je pense que pour certains qui ont accès à l'information, c'est plus facile de savoir quelle voie choisir et que pour la plupart des étudiants qui n'ont pas forcément des grands métiers d'avenir, ne savent pas vers quoi s'orienter. Ça c'est le premier point. Mais
pardonnez-moi Christophe, à l'époque c'était pire. Quand vous aviez le malheur d'habiter en province, qu'il n'y avait pas internet, vous saviez encore moins ce qui existait par Coursup quand vous l'utilisez. Certes c'est fastidieux, mais enfin... C'est une bonne vitrine de tout ce qui existe, justement. Donc, je ne comprends pas ce procès, moi. Mais bon, qui est connu autre chose, justement.
Peut-être qu'avant, quand on commençait une formation, on savait où on allait. Aujourd'hui, Parcoursup ne permet pas à un étudiant qui a travaillé de savoir où il va. Moi j'ai des exemples d'étudiants qui peuvent avoir eu des moyennes, 18 de moyenne, et qui n'ont pas forcément la voie choisie. Oui, ça c'est vrai
qu'il y a des anomalies.
Mais ce n'est pas une anomalie, c'est dramatique pour l'étudiant. C'est ça le problème, c'est que j'entends bien qu'il faille la sélection, et bien ça de toute façon, de ma propre expérience en médecine, on a aussi une sélection, mais on sait où on va. À partir du moment où on entre dans un système, on sait où on va. C'est très compliqué pour les étudiants.
Le problème, c'est que personne n'est capable de nous dire par quoi on va remplacer Parcoursup. Parce que ceux qui nous disent, comme le disait Eric tout à l'heure, ou Pradié, d'ailleurs Pradié n'a pas de solution, alors qu'il est quand même député, il devrait avoir des solutions à nous proposer, il n'en a pas. Parce qu'il nous dit, Parcoursup, c'est pas bien, il faut le supprimer, mais remplacer par quoi ? Alors, il y a ceux qui disent, effectivement, 250 000 places de plus. Mélenchon, je dis 150 000, on ne sait pas comment il va les financer, on ne sait pas comment il va les créer. Tout ça n'a pas de sens, et pour le moment, tout le monde reste interdit et sans solution pour remplacer Parcoursup. Il y a des choses bien,
chaque refus devrait être expliqué. Bon, ça c'est bien. Non mais moi je ne défends pas
Parcoursup mordicus, je demande par quoi on va le remplacer, parce qu'on avait Ravel qui ne fonctionnait pas, je me souviens que sous Hollande il y avait... Plusieurs 150 000 personnes qui n'avaient pas d'affectation, 150 000 jeunes n'avaient pas d'affectation. Et moi j'ai connu le système LITCAN. Le système nique quand ? Le premier arrivé, premier servi. Bien sûr, on a connu ça. Voilà, ça ne vous rajeunit pas. Ça fait un peu vieux con. Il y a quelque chose dont on ne parle pas,
c'est les 57% d'échecs avant la licence. Les gens ne vont pas jusqu'au bout, donc c'est la sélection par l'échec de toute façon. Mais dans une société, il y a
toujours une sélection à un moment ou à un autre. C'est ça que je ne le capte pas. Oui,
mais ce qui est dramatique, c'est qu'après 5 ans, il y a quand même 47% des étudiants qui n'ont pas de diplôme. Oui,
c'est ça, c'est ce que je vous dis. Il y a une autre question aussi épineuse qui est un peu passée inaperçue, c'est l'effacement du lycée d'origine qui figure également parmi les pistes évoquées. Alors ça c'est selon, en fonction de là où on est, c'est injuste pour tout le monde. Un élève qui bosse comme un malade dans un lycée d'excellence, il n'y a pas de raison que le 12 chez lui, c'est un 18 ailleurs, ça c'est vrai. Est-ce que c'est souhaitable ou non ? C'est ce que j'appelle la
discrimination à l'envers, et on a vu des résultats, je prends le cas de Sciences Po parce que ça m'intéresse, parce que c'est mon ancienne école de Sciences Po Paris, où on a vu un certain nombre de... Grand lycée, Henri IV, Louis Le Grand, etc. Ne plus avoir un ennemi, vous entendez ? Ne plus avoir un ennemi à Sciences Po Paris, alors qu'ils ont passé un certain nombre, peut-être de manière ajuste aussi, mais là c'est la balance, c'est l'effet balancier à l'envers. Plus un... n'inscrit plus un ami à Sciences Po parce que les notes étaient trop faibles. Ça veut dire que vous tirez tout vers le bas ? Les notes étaient trop faibles. On le
voit. C'est pareil pour Polytechnique, l'école Polytechnique. On marche sur la tête. On voit quel prépa, d'où viennent les étudiants. On le voit. Vous parliez de prépa tout à l'heure. Oui, faire une prépa c'est bien. Encore faut-il y avoir accès ? Faut-il avoir les moyens de la faire ? Et puis, toutes les prépas ne se valent pas.
On continue ces débats dans quelques instants avec vous et vous n'hésitez pas. Est-ce que ça vous choque ? Est-ce que finalement il faudrait enlever toute sélection ? Mais avec quels moyens ? Avec quel argent ? A vous le dire 0826 303. Avec Jérôme Dubu aujourd'hui, Eric Revelle, Christophe Benry. On parle de cette réforme engagée. Ça y est, Parcoursup bientôt remplacée. Il y a eu plusieurs annonces. Les lycéens ont obtenu quand même des choses, même si, attention, vous avez vu qu'il y a eu une nouvelle réunion avec les professeurs, ce n'est pas assez. Non, mais ce n'est jamais assez. De toute façon, au lieu de refonder tout, de reprendre les choses par la racine, il va falloir sortir encore le chéquier, avec quel argent on se le demande. C'est vrai que c'est assez exaspérant tout ce qui se passe. Je ne sais pas si ça vous choque ou pas, n'hésitez pas à venir nous le dire, 0 826 300 300. Tiens, on va prendre Hakim qui nous appelle de Villeneuve sur l'Ode. Bonjour Hakim, soyez le bienvenu. Oui,
merci à vous, merci Laurence et bonjour à tout
le plus tôt. Vous m'avez appelée Laurence ?
Oui, moi aussi.
C
'est pas Valérie ?
Non, c vous
a trompé de chaîne,
mon cher Hakim. C'est un compliment parce que j'avais une bonne copine qui s'appelait Laurent.
Vous êtes pardonnés. Ça vous choque ou pas ces histoires d'annonce ? C'est vrai que sur le papier, on a tous envie que ça se passe bien, que tout le monde fasse des grandes études, mais on sait que dans la réalité, ce n'est pas comme ça que ça se passe.
De toute façon, tous ces jeunes gens, à un moment ou à un autre, la sélection finit par arriver. Alors que ça arrive dès la première année ou au bout de la deuxième année ou la troisième année, ça finit toujours par tomber. Et il y a beaucoup de jeunes gens d'ailleurs qui sont désillusionnés. Vous savez, il y en a, ils ont leur bac. Très bien, ils étaient dans une filière. Mais ils vous disent... Moi, je ne voulais pas faire ça, on m'a forcé, j'ai été obligé, je n'avais pas le choix. Mais moi, mon rêve, c'est par exemple de faire des études d'anglais. Bon, très bien. Ils vont en anglais. Ils s'aperçoivent que ce n'est pas du tout ce qu'ils croyaient. C'est beaucoup plus difficile qu'ils ne le pensaient. Alors, c'est vrai que ça coûte de l'argent tout ça. Quand un jeune s'inscrit quelque part, et qu'on le scolarise, et puis qu'au bout de 3, 4, 5 mois, il finit par tomber. Donc, ça a coûté de l'argent aux contribuables. Et puis dans le même temps, il a son droit à lui, peut-être, peut-être, il veut l'exercer, il veut pouvoir peut-être poursuivre un rêve. Mais c'est vrai que de toute façon, les désillusions, elles arrivent. La sélection, il y en a quand même un des sélections, il ne faut pas dire qu'il n'y a pas de sélection. Si vous voulez faire des grandes écoles, si vous voulez faire des expos... C'est très compliqué. Nous, on a des élèves qui ont réussi à voir Sciences Po. Mais je vous assure... Pourquoi vous faites quoi
dans la vie, Hakim
suis enseignant. Je suis enseignant depuis 25 ans au lycée professionnel. Donc moi, ce n'est pas mes élèves qui vont à Sciences Po. C'est ceux plutôt qui sont dans le général. C'est très dur. C'est très, très difficile. Donc, les sélections, elles arrivent. Si vous voulez faire médecine, vous avez le droit. A priori, quand vous avez un bac, vous pouvez vous inscrire en fac de médecine. Et si vous n'avez pas fait des études, si vous n'avez pas fait des filières scientifiques avec les spécialités scientifiques, vous n'allez pas durer.
Et après, il y a le classement aussi. C'est vrai que, là, je rejoins Christophe Banneri dans ce studio, qui disait, parfois, vous avez des excellents élèves qui n'ont pas eu de place en fac de médecine. Ça aussi.
Oui, ça c'est terrible. C'est vrai que c'est terrible. Ça peut arriver. J'ai vu que ça, c'était les incidences de parcours. C'est vrai. C'est le tir qu'il faut rectifier. Il y a beaucoup de jeunes étudiants, brillantissimes, qui n'ont pas compris que leurs affectations n'avaient pas été remplies. Ça, c'est peut-être là-dessus qu'il faut jouer. En effet. Maintenant, dans la grand masse, les étudiants ont des rêves parfois. Parfois, ça devient pour eux cauchemardesque. Ils se sont trompés. Moi, je crois que de toute façon, à un moment ou à un autre, la réalité finit par vous rattraper. Et quand vous n'êtes pas au niveau, quand vous n'avez pas la compétence, c'est cruel pour vous. Alors vous avez perdu du temps, c'est vrai que ça coûte de l'argent contribuable, c'est vrai que les amphis sont bondés. Mais bon, j'ai cru comprendre que dans les années à venir, il y avait de moins en moins de jeunes, que la démographie était... Il y avait une telle chose... que peut-être d'ici 10-15 ans, tout ça va rentrer dans l'ordre, on va dire. Mais bon, c'est vrai qu'il ne faut pas compter sur ce paramètre.
Merci, Hakim. Ça veut dire, il faut quoi ? C'est vrai, les jeunes ont des rêves, et c'est vrai que c'est dommage de ne pas pouvoir rêver. C'est peut-être ça, d'ailleurs, le fond du problème.
Bien sûr, mais quand vous êtes jeunes, vous avez envie d'accomplir vos rêves, c'est tout à fait logique. Mais après, il y a la réalité de la vie. Et moi, je trouve que plus on recule la réalité de la vie, moins bien c'est, parce qu'après, on est frustré, ça fait des gens mécontents, qui ne sont pas contents de leur situation, etc. De toute façon, si vous ouvrez les facs, si vous allez jusqu'à ouvrir Master 3 sans sélection, etc., on prend tout le monde, on remplit tout le monde, on les mène jusqu'à Master 3 ou 5 ans d'études, vous allez avoir le saut dans l'entreprise qui va être terrible. Sur le marché du travail, la sélection va se faire là. Donc, est-ce qu'il ne faut pas la faire avant ? Moi, je ne parle pas de sélection, je parle d'orientation. Aller dans une filière professionnelle, je l'ai dit tout à l'heure, j'ai cité l'exemple de l'Allemagne, ce n'est pas du tout dévalorisant.
Mais ça fait des années, ça fait 60 ans qu'on dit ça.
Moi, je discute avec les fédérations professionnelles, elles me disent tous, le bâtiment, les travaux publics, etc., la restauration, ils me disent tous, on manque de personnel. On manque de jeunes, on manque de personnel.
Peut-être dans ce cas, il faut augmenter les salaires aussi. Les salaires ont
été augmentés. Par exemple, dans la restauration, les salaires ont été augmentés.
'est-ce que vous en pensez, Christophe ? Je pense que c'est
vrai qu'il y a des filières, il y a des orientations. Le problème, c'est l'orientation. Tout à fait. On le voit. Il y a des secteurs qui manquent cruellement de main-d'oeuvre, de salariés. Après, on passe sur un autre problème, c'est celui des entreprises. Celui où une entreprise... qui devrait avoir les moyens de prendre un apprenti, de pouvoir embaucher des salariés, se retrouve face aussi à la réalité financière où elle ne peut pas faire face à cette réalité. Et c'est ça aussi qui est bloquant. Je pense qu'on joue sur les deux tableaux. Un étudiant qui pourrait avoir envie de faire ce métier parce qu'il en a les capacités et où l'envie, mais il faut aussi valoriser ce métier pour lui donner la possibilité de le faire,
tout simplement. Et puis encore faut-il que les entreprises, on les laisse travailler, parce que vous avez vu, vous avez entendu. Emmanuel Macron prévient que samedi prochain sera encore à risque, malgré alors qu'on fait des annonces quand même, on sort des milliards encore
une fois. À Marseille, il a dit que ça ne se reproduirait plus jamais, donc c'est le même Macron qui est à Marseille à Paris, parce que j'ai du mal à suivre il y a des moments. Et
puis il juge anormal d'ailleurs que le pays soit dans cet état, six mois de la présidentielle, il semble découvrir son pays, le président de la République.
Je voulais vérifier le chiffre avant de vous le donner, mais c'est Thibaut Guilloui, qui est le patron de France Travail, l'ancien pôle emploi, qui donne ce chiffre. dans la tribune dimanche, donc de dimanche, d'avant-hier, il dit que 44% des entreprises rencontrent des difficultés importantes pour recruter. Alors vous avez un chômage qui va atteindre les 9%, en dépit d'ailleurs des promesses d'Emmanuel Macron de nous ramener le chômage en fin de quinquennat à un niveau structurel, c'est-à-dire de 5%. Après, ce qui est au double, c'est pas grave, il n'a pas dû réfléchir à ce qui se disait pendant sa campagne. Mais 44% des entreprises, Jérôme Dubu ? Mais il y a 200 000 postes non pourvus. Il y a
200 000 postes non pourvus. Donc on dit à chaque fois, je peux reprendre toutes les déclarations des présidents, des premiers ministres en disant ces postes non pourvus, on va les réduire, vous allez voir, on va revenir à 50 000, on va en réduire 150 000. On est toujours à 200 000 postes non pourvus dans les entreprises. Voilà.
Bon, on revient à Emmanuel Macron avant la diversion d'Éric Revelle. Je vous tapez sur les doigts mon cher Éric, il met en cause les réseaux sociaux. Il juge anormal que le pays soit dans cet état à six mois de la présidentielle. Écoutez le président de la République.
Ce n'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition. Il y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non. Donc plus jamais le 17 octobre. Le 24 octobre est un modèle, on a tenu et c'est ce qu'on continuera de faire.
Modèle maintenu, c'est vrai qu'on a du mal à suivre Emmanuel Macron, qui s'étonne que le pays soit en ébullition, qui n'est pas là quand il faut, qui fait ses annonces à contre-courant.
Il prêche dans le désert. C'est Saint-Jean-Baptiste, il prêche dans le désert, Macron. C'est catastrophique. C'est une fin de quinquennat. On avait déjà eu la fin de quinquennat de Jacques Chirac très compliquée parce qu'il avait eu cet AVC. La fin de Mitterrand, son septennat, son dernier septennat, deuxième septennat, très compliqué parce qu'il était malade. Là, on se demande si le président est malade. Pas la même maladie que les précédents, mais on se demande s'il est malade. Des problèmes de mémoire, peut-être. Des problèmes de mémoire, des problèmes de schizophrénie, des problèmes d'oubli. Non, mais on en vient à se poser des questions, parce que c'est tellement décalé. Non, non, mais moi, je ne renie rien. Contrairement à d'autres, je ne renie rien. J'assume tout. Contrairement à qui ? J'assume tout. C'est quand même
étrange de trouver anormal à quelques mois de la présidentielle. Il est au courant qu'il dirige le pays depuis deux quinquennats ?
Non mais on marche en plein délire. Pardon, alors délire, on marche. Je n'ai pas dit que le président délirait, je ne me permettrai pas, c'est le président de la République. Mais il accuse les réseaux sociaux d'être à l'origine ou d'entretenir cette violence débridée, infernale, qu'on a connue le 17 octobre dernier. Mieux maîtrisé le 24. Mais pardon, quand dans le même temps... Vous avez son Premier ministre qui convoque deux influenceuses, donc présentes sur les réseaux sociaux, pour essayer de jouer un pont-levis entre la colère estudiantine et lycéenne et le pouvoir exécutif, deux choses l'une, où les réseaux sociaux ne sont pas fréquentables, dixit Macron, où ils le sont, et vous convoquez deux influenceuses à Matignon comme ils l'ont fait. Enfin, pardon, mais c'est absolument hallucinant. On est en plein délire. C'est vous dire la fragilité du couple exécutif aujourd'hui. Vous savez, c'est pour ça que Jean-Luc Mélenchon, en bon trotskiste, lambertiste qu'il est, comprend qu'un pouvoir, lorsqu'on est révolutionnaire, il faut attendre qu'il soit mûr, voire blette. pour le faire tomber de l'arbre et le récupérer au bas de la rue. Et sans Mélenchon que le pouvoir, il est à cueillir en vérité. Il va tomber tout ça
en avril. Oui, mais 6 mois,
ça va être long, chère Stéphanie. Ça va être long pour les Français qui ne peuvent pas remplir leur frigidaire.
On va en parler justement de ces réseaux sociaux, parce que le gouvernement aimerait bien pouvoir les bloquer s'il ne supprime pas les contenus appelant à l'insurrection. C'est intéressant comme proposition. Est-ce que c'est réaliste ? Est-ce que c'est souhaitable ? On en parle dans quelques instants, on écoutera d'ailleurs Emmanuel Macron, on se retrouve tout de suite.
A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
vous de le dire, avec aujourd'hui Jérôme Dubu, Eric Revelle, Christophe Benry. On parle d'Emmanuel Macron qui a fait des petites annonces, alors pas des petites annonces, mais plutôt un diagnostic de la situation à Marseille hier, 9 jours avant les violences du 17 octobre. Il juge anormal que le pays soit dans cet état à 6 mois de la présidentielle. Et il met en cause, une nouvelle fois, c'est son dada, les réseaux sociaux.
Est-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette affaire ? À coup sûr. Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties. Parce qu'ils polarisent, parce qu'ils créent une espèce de sidération devant les scènes de violence, parce qu'ils sont pour certains des instruments de mobilisation du pire. Ils ont été utilisés, en particulier le 17, pour faire venir. des jeunes ou des moins jeunes sur les lieux de délinquance, d'attaque, de pillage, et parce qu'il y a une forme de déréalisation de la violence qui se passe sur ces réseaux sociaux. C'est
mal fini. Bon, on peut lui laisser... Non mais il y a une forme de... Non mais je vais me faire l'avocat du diable, il a toujours voulu, vous savez, les supprimer au moins de 15 ans. Ça c'est vrai.
Enfin, est-ce que j'aurais l'autre guidance de rappeler au président de la République qu'il y a une époque, d'ailleurs dans la même vidéo... Il dénonçait l'assassinat de Samuel Paty tout en faisant le malin avec nos deux chanteurs youtubés. J'ai oublié leur nom. Donc lui, il s'en servait des réseaux sociaux. Quand il communique avec ses muscles de boxeur, il s'en sert des réseaux sociaux. Quand M. Lecornu convoque deux influenceuses, je rajoute. à Matignon pour essayer de créer un lien entre la colère des étudiants et le pouvoir exécutif. Ils s'en servent des réseaux sociaux. Non mais
d'accord, mais c'est vrai qu'il n'a pas totalement tort sur le rôle des faces des réseaux sociaux. Mais
attendez, Stéphanie, d'abord, Eric a raison, il s'en est servi outre mesure. Il se précipitait sur TikTok, etc., sur Instagram, pendant sa campagne. Premier point, donc il sait parfaitement... Quel est l'impact que ça peut avoir ? Et deuxièmement, il confond la cause et l'outil. Les réseaux sociaux, c'est un outil. La cause, c'est autre chose. C'est comme Parcoursup. C'est exactement la même chose. La cause est autre chose. Jérôme,
vous savez bien qu'il y a des problèmes aussi d'algorithmes en fonction de qui vous suivez. Vous voyez des violences policières toute la journée. Vous avez
beau avoir les meilleurs réseaux sociaux du monde, si vous n'avez pas une cause derrière ou un feu qui couvre derrière, ça ne marche pas. Vous savez très bien.
Les réseaux sociaux sont dangereux. On le sait. C'est difficile pour tout le monde de discriminer le vrai du faux. Alors maintenant, c'est... de plus en plus avec l'intelligence artificielle. Néanmoins, et comme vous le dites très bien, il y a une cause derrière. Et en fait, on alimente, alors à tort ou à raison, mais des événements... comme les manifestations dernières, où plusieurs vidéos tournent sur les réseaux sociaux avec des angles différents d'une même action, et avec des interprétations différentes. Alors, du coup, oui, il y a une dangerosité des réseaux sociaux, et ça, on ne peut pas dire que ce n'est pas vrai. Par contre, effectivement, s'il n'y a rien à alimenter, les réseaux sociaux servent simplement de moyens de communication.
Pouvoir les bloquer ces réseaux, s'ils ne suppriment pas les contenus appelant l'insurrection, il y a, vous savez, cet amendement à la loi Casseur-Payeur, qui est d'ailleurs examiné au Sénat aujourd'hui, qui veut donc imposer aux plateformes de retirer dans l'heure les publications qui appellent à un attentat, l'insurrection ou l'armement contre l'État. Écoutez Laurent Nunez sur ce point.
Non, ce n'est pas une interdiction des réseaux sociaux, c'est le fait de, d'abord... Bah si, ça revient à permettre de suspendre le réseau social. Ça permet de supprimer un message ou un contenu. D'une manière générale, d'ailleurs, on étend le texte qui existe. Ce texte existe déjà pour le terrorisme, pour la pédocriminalité, pour le trafic de stupéfiants. On l'étend aux appels à la violence, notamment dans le cadre de manifestations. Donc on pourra supprimer un contenu sur un réseau social, et dans les 24 heures, et même dans l'heure, si cet appel vise un appel à l'insurrection. C'est pour ça que vous vous êtes fait dépasser le 17 octobre ? C'est parce qu'il y a eu des appels de ce type ? Le 17 octobre, il y a eu un souci avec les réseaux sociaux, évidemment, on en tire toutes les conséquences. Vous avez des casseurs et des pilleurs qui sont venus sur l'espace public pour payer des magasins et qui se sont beaucoup alertés, orientés.
C'était Laurent Nunez sur RTL, j'entends les cris d'orfraie des défenseurs de la liberté d'expression, mais en l'espèce, supprimer des contenus précis qui appellent à des violences, ça peut être quand même du bon sens. Oui, mais c
'est à la marge, une fois de plus, ce n'est pas ça qui va éteindre l'incendie. Je reprends cette phrase, le peuple a tort, donc supprimons le peuple. On a l'impression que c'est un peu ça. On ne parle pas du peuple, on parle des appels
à la violence, les pillages et tout ça. Olivier Villas, spécialiste des radicals. qualité nous disait que ça a été organisé sur des plateformes.
Mais d'accord, mais il y a toujours eu des manifestations depuis la loi El Khomri, depuis 2016, depuis la loi El Khomri, chaque manifestation d'importance, chaque célébration, je pense aux célébrations sportives, aux victoires du Paris Saint-Germain, ça finit mal. Est-ce que c'est à cause des réseaux sociaux ? La preuve que non. La preuve que non, ce n'est pas à cause des réseaux sociaux. C'est bien qu'il y a des problèmes qui ne sont pas résolus, c'est bien qu'il y a un problème de l'exemplarité des peines. Quand je regarde à quoi sont condamnées les premières condamnations actuelles, c'est une condamnation du juge, ce n'est pas une condamnation de l'exécutif, puisqu'on est dans la séparation des pouvoirs. C'est une condamnation des juges. Les pires condamnations, enfin les plus importantes, c'est six mois. Ce sont des gens qui risquaient 6 ans, 7 ans pour des vols, pour des circonstances qui sont en plus en groupe, volants, saccades,
attentats,
actions contre les individus, contre les personnes. Tout ça, ça vaut 6 à 7 ans, si on regarde le code pénal. Il n'y a pas eu plus de 6 mois ? Non, aujourd'hui on est à 6 mois. Les premières condamnations c'est 6 mois.
Vous avez tout à fait raison, monsieur Dubu. Vous vous souvenez du débat entre Mitterrand et Chirac ? Non, je dis ça parce que c'est Mitterrand qui a supprimé la loi Casseur. Vous vous souvenez ? Oui, Casseur-Mitterrand. Parmi les grandes découvertes du président Mitterrand, au-delà de son virage libéral économique à partir de 1983, au-delà de la retraite à 60 ans, et je pourrais en rajouter. Donc en fait, on a des institutions qui sont à poil, pardonnez-moi. Mais moi, je ne voudrais pas que le ministre de l'Intérieur s'exonère quand même d'une explication qui, à mon sens, n'a pas été donnée, au-delà de la responsabilité des réseaux sociaux. C'est pourquoi est-ce que le 24 octobre, ils ont redécouvert une technique de doctrine de maintien de l'ordre qui est appliquée depuis longtemps par la gendarmerie notamment, qui est ce qu'on appelle le contrôle en profondeur des flux de manifestants. C'est-à-dire contrôler des manifestants sur les aires d'autoroute. dans les gares, ça a été fait le 24 octobre. Ils ont dit qu'ils l'avaient
sous-estimé. Oui, mais ça
n'a pas été fait le 17 octobre. Oui, parce qu'ils ont sous-estimé. D'ailleurs, Emmanuel
Macron a fait son mec. D'accord, mais
il faudrait que Laurent Nunez nous explique, alors que cette tactique du maintien de l'ordre était connue, pourquoi on n'a pas jugé utile de... Non, ça c'est un
auditeur. Je
m'interroge un peu. On n'a pas laissé faire, ce n'est pas ça que je veux dire. Mais à cette occasion, avec ce contrôle en profondeur des flux de manifestants, on a pu découvrir plein d'armes par destination. Des battes de baseball, des fusils factices. Je pense qu'ils vont recommencer. D'accord, mais si on protège nos gares, si on protège nos aires d'autoroute dans les centres-villes, vous avez moins de casseurs normalement.
Bonjour Sandra. Bonjour. Bonjour, soyez la bienvenue sur
l'antenne. Merci, bonjour à tous. C'est le blocage des réseaux sociaux, ça me paraît. D'abord, je pense que ce n'est pas possible, tout simplement. C'est des contenus précis, dit Laurent Nunez. Moi, ça me gêne un peu dans la liberté. Par contre, il y a un problème sérieux d'éducation à l'utilisation et de comportement sur les réseaux sociaux, comme d'ailleurs de comportement dans la rue, d'incivilité, parce qu'on est sur des incivilités finalement. Et puis, s'il y avait une vraie action derrière possible de recours que l'État pourrait poursuivre les gens, mais dans le réel, ce n'est pas comme ça que ça se passe. Oui, vous pariez irréaliste. Voilà, et puis c'est la géométrie variable, parce que, comme le disait l'une des personnes sur le plateau, les réseaux sociaux, nos politiques s'en servent, et parfois ils sont très violents eux-mêmes. C'est-à-dire que quand M. Macron dit qu'il faut traverser la route pour trouver un travail, et ce genre de choses, pour celui qui cherche du travail... Ça reste quelque chose de violent. Les sans-dents, toutes ces choses, toutes ces expressions. Ça, c'était François Hollande. Oui, mais c'est un politique aussi qui a été en responsabilité en plus de manière importante, c'est le moins qu'on puisse dire. Donc, je ne vois pas comment on va pouvoir gérer ça. Et le fond du problème, c'est qu'on est sur une société quand même hyper violente. qu'on utilise maintenant tout ce qui est réseau. Enfin, on se permet. Moi, je vois sur ma commune des débats sur les réseaux sociaux, mais les gens sont odieux. Et ils seraient incapables de se
dire ça en face. C'est le reflet de la violence de la société pour vous, c'est ça Sandra ? C'est exactement ça. Et moi
je pense que c'est à chacun de se contenir en fait. Est-ce qu'on dirait la moitié de ce que les gens disent en face à face ? Mais non. Mais non, on n'oserait pas. Et puis en plus, il y a toujours un décalage dans les réponses. Donc il y en a un autre qui répond entre les deux. C'est un dialogue de sourds. Oui, c'est vrai, vous avez raison. Avec beaucoup de violence.
Jérôme, c'était fort, Alexandre Alain. Je partage exactement ce qui a été
dit. Je prêche un peu dans le désert aussi, pour reprendre une expression que j'ai utilisée tout à l'heure. je prêche pour l'anonymisation. On me dit, ah non, mais techniquement, c'est pas possible, on va faire fuir des tas de gens, etc. Mais enfin, vous vous faites insulter de manière anonyme en permanence. Ah oui, la fin de l'anonymisation. La fin de l'anonymisation. C'est absolument indispensable. Alors, on me dit, non, techniquement, ça marche pas, on n'a pas trouvé les solutions, etc. Moi, je vais pas fouiller l'affaire, mais enfin... Tant qu'on aura cette anonymisation des réseaux sociaux, ça ne sera pas possible. Vous vous faites insulter en permanence par des gens que vous ne connaissez pas, c'est insupportable.
Tout à fait. Après, ils ont pu mettre l'anonymisation, donc je pense qu'ils peuvent très bien leur tirer. Techniquement, il ne faut pas... Je ne sais pas
qu'on prenait des pseudos, etc. Je n'en sais rien. Techniquement,
on
m
'a toujours
dit
que
ce n'est pas possible.
En tout cas, au-delà de la responsabilité des médias, il y a aussi une responsabilité politique. sur laquelle il faut quand même se pencher et voir un petit peu, maintenant, dans le fond du sujet, qu'est-ce qui pose problème. Il y a un manque de confiance du peuple vis-à-vis de notre président et du gouvernement au sens général. Donc je pense que c'est là-dessus aussi qu'il faut se pencher, creuser. et rétablir ce lien de confiance pour éviter d'attiser la colère du peuple à travers les réseaux.
Et contre la vie chère à la base, je vous le rappelle. Notamment. On va en parler d'ailleurs. Et puis rappelez aussi quand même que ces manifestations, c'est partout en Europe. En tout cas, on a eu des similaires en Italie, en Espagne. En tout cas, merci Sandra pour votre intervention, pleine de bon sens. La colère, on en parle parce que... Ce matin, j'ai écouté Dominique Schellcher, le PDG de la coopérative U, qui disait qu'il y avait un véritable effondrement de la consommation de carburant en octobre. Vous savez, les prix ont flambé. Ça veut dire que les Français n'osent même plus faire le plein maintenant. Il n'y a plus de sous. Confiance des ménages des Français, elle est tombée en octobre au plus bas depuis, tenez-vous bien, juin 2013. C'est ce qu'a annoncé l'INSEE. Évidemment, tout le monde est pénalisé dans sa situation personnelle, financière. Voilà aussi ce qu'il couvre, Eric Revelle.
Oui, alors ça rejoint un peu notre premier sujet, si vous voulez. Encore une fois, il ne s'agit pas pour moi de légitimer les vols de produits alimentaires ou de produits de première nécessité. Mais le fait que l'effondrement de la consommation de carburant soit constaté, ça veut dire que les Français n'ont plus les moyens. de mettre de l'essence ou du gazole dans leur réservoir. Alors je faisais un petit calcul, très simple, parce que vous allez voir que l'État est en train de se prendre les pieds dans le tapis, j'insiste. Shell Chair dit 40% d'effondrement de la consommation du carburant, c'est ça sur un mois. 40% ! ça fait à peu près 4 milliards de litres d'essence, et de gazole, ou de ce que vous voulez, de super sans plomb, de trucs. Je vois
arriver la multiplication. Mais oui,
parce que 4 milliards, si vous prenez les 60% de taxes sur la ligne de carburant en France, ça fait un manque à gagner pour l'État sur un mois, si les 40% sont confirmés sur un mois, d'un milliard 6. De recettes en moins. De recettes en moins. Ça veut dire que... au-delà du signal d'alarme de la pauvreté dans laquelle se trouvent les gens pour remplir leurs réservoirs, il y a un sujet financier qui nous pend au nez. Ça veut dire que le budget de M. Lecornu, de ces 54 milliards, il est déjà largement dépassé, même si l'Assemblée n'en veut pas, ils vont passer à l'ordonnance. Mais ça veut dire que les recettes fiscales de l'État, que sur le carburant, sont en train de s'effondrer de manière violente. Elle s'était déjà effondrée de 500 millions d'euros au mois de septembre. Donc vous êtes à près de 2 milliards potentiels de recettes fiscales en moins pour l'État. Je ne vois pas comment les agences de notation peuvent continuer à nous faire confiance. Et
pourtant ça a été le cas il y a quelques jours. À l'instar
de Moody's. Et je vais vous dire, quand j'entends M. Roland Lescure expliquer que les méchants déclinistes aimeraient bien que la France soit dégradée pour emprunter plus cher, ce qui est déjà le cas, je réponds à M. Lescure, non, ce que j'aimerais bien c'est que le gouvernement dont vous êtes ministre des Finances prenne des décisions, même si vous n'avez pas de majorité, mais arrête de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Vous ne prenez pas de décision. La consommation s'effondre, la croissance s'effondre, les recettes fiscales s'effondrent, on est dans une situation économique, financière, sociale, sécuritaire terrible.
Et vous ajoutez à cela 72 000 faillites d'entreprise, c'est un record, on en parle dans quelques instants. Je vous donne la parole sur Sud Radio, suite et dernière partie, dans quelques secondes.
Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru. A vous de le
dire, troisième et dernière partie avec Jérôme Dubu. Aujourd'hui, Éric Revelle, Christophe Benry. On parle de la situation plus qu'explosive en France parce qu'à l'heure où certains promettent de nouvelles manifestations tous les samedis, les commerçants, les entreprises tirent la langue et ça devient extrêmement inquiétant. Éric Revelle avant... La pause nous parlait de cette situation. On parlait notamment de l'essence. On avait le patron de la coopérative U qui évoquait ce matin sur BFMTV un véritable effondrement de la consommation du carburant en octobre. Lui, il parle de chez lui, bien sûr. Mais j'imagine que c'est à l'instar de ce qui se passe en France. Les Français n'ont plus d'argent. Ils ne consomment plus. D'ailleurs, je rappelle l'indice de confiance des ménages au plus bas depuis... Juin 2013, en octobre, selon l'INSEE. Ça veut dire que tout le monde a le moral dans les chaussettes, personne ne consomme. Parlez-en aux commerçants, à mon avis, tout le monde va commencer à commander sur Amazon à Noël, ce qui serait un désastre pour les commerçants, puisque les centres-villes sont pris d'asseoir les week-ends. Il faut quand même rappeler un
certain nombre de données, qui sont des données vérifiables et incontestables. Après la crise du Covid, les entreprises ont largement augmenté les salaires, parce qu'il y avait l'inflation. Donc on a eu un pouvoir d'achat. J'accepte l'année dernière et sûrement cette année, mais jusqu'en 2024, on a eu un pouvoir d'achat des Français en moyenne. Alors après, il y a des cas particuliers, etc. Il y a des gens qui sont en difficulté, mais un pouvoir d'achat en moyenne qui a continué d'augmenter. Pourquoi ? Parce que les entreprises... Il y a de la chance, hein ? Je dis, il y a sûrement des cas particuliers. Je parle en moyenne, c'est de la macroéconomie, ce n'est pas de la microéconomie. En moyenne, le pouvoir d'achat des Français a continué d'augmenter. Parce que les entreprises ont concédé des augmentations de 3, 4, 5%. C'est ça la réalité. Et au bout d'un moment, les entreprises ne peuvent plus augmenter les salaires. Pourtant, vous avez
vu que le SMIC va certainement être augmenté au mois de janvier. Moi, je parle de tous
les salaires. Et donc, comme on est dans un système où la croissance en France est soutenue par la consommation depuis des années... et des années, on aurait pu changer de modèle, on ne l'a pas fait, quel que soit le type de gouvernement, et bien il y a un moment où effectivement la croissance s'effondre, c'est ce qui est en train de se passer, elle était à 1%, elle va sûrement être à 0% en 2026, que... la consommation diminue. Et pourquoi la consommation diminue ? Parce qu'effectivement, le pouvoir d'achat est mangé par de nouveau l'inflation. Mais les entreprises ne peuvent plus aujourd'hui augmenter les salaires. C'est impossible.
Et puis, il y a l'instabilité. Plus personne n'a envie d'acheter quoi que ce soit. Les gens sont extrêmement fébris. Il y a vraiment une baisse de morale et de confiance. Comment on va faire ? Ça va être long, six mois avant la présidentielle ?
La baisse de consommation, elle est à la fois locale et internationale. On voit aussi avec... Déjà, tout ce qui se passe en France, une grosse diminution du tourisme, une grosse chute baisse du tourisme. Ce qui est important à noter aussi, parce que c'est une grosse partie des activités des entreprises locales. Donc ça déjà, voilà. Et ensuite, on ne peut pas négliger qu'il y ait une crise sociale qui est quand même profonde. Les gens n'en peuvent plus, ils sont à bout, ils n'ont plus d'argent. Moi qui m'occupe du centre social... de ma ville, je n'ai jamais vu autant de personnes consultées. Et pas simplement des gens qu'on pourrait attendre voir venir. Il y a de plus en plus de ménages qui sont dépassés avec des revenus qui sont normalement, qui permettraient quand même de joindre les deux bouts, comme on peut dire. des travailleurs qui sont devenus pauvres, tout simplement, et qui ont envie de s'en sortir, mais qui sont obligés de demander des logements sociaux. Mais les logements sociaux, vous avez quand même un peu trop de revenus pour y avoir accès. C'est cette difficulté pour les ménages, entre le « je ne gagne pas assez d'argent, mais j'en gagne trop quand même pour avoir des aides », et c'est de pire en pire.
Et ça, vous les avez vus affluer ces derniers mois ? Je les vois affluer,
et je vois aussi qu'on ne peut rien faire. C'est-à-dire qu'on a aussi des baisses de budget au sein des communes, qui ne nous permettent pas de faire face à ces deux membres. Les demandes se multiplient, on n'a pas assez de logements, on n'a pas assez de chèques, même énergie et tout à leur donner. On voit aussi l'augmentation des personnes fréquentant les restos du cœur, c'est l'explosion. Vous
êtes à Perne-les-Fontaines, on rappelle dans 1984. Eric Revelle, on le disait, ça va être très très très long avant la présidentielle.
Je partage évidemment tout à fait votre point de vue, parce que vous êtes un homme de terrain. Vivez les choses, vous allez dire, au quotidien, Jean-Christophe, mais je voudrais rajouter une chose quand même, c'est qu'au-delà de l'aspect micro et microéconomique et des réalités de terrain, c'est-à-dire pour des familles qui le vivent au quotidien. Je vais ouvrir une petite parenthèse. Est-ce que vous vous rendez compte qu'après les pillages de magasins de commerçants, au-delà de l'effondrement et des pertes d'exploitation accumulées, vous avez plein de commerçants qui, en attendant que l'assurance, l'administration, les rembourses, lancent des cagnottes. Donc on avait les restos du cœur pour les Français en difficulté alimentaire, on a maintenant les commerçants du cœur. Ce sont des commerçants qui lancent des cagnottes pour essayer de se refaire une trésorerie. Mais sur le point de vue macro, il ne faut jamais oublier que la consommation des ménages, c'est le premier pilier de la croissance de notre modèle économique. Ce
n'est pas comme l'Allemagne qui
est orientée vers les exportations. Vous avez une croissance qui est à 0,4% officiellement aujourd'hui, qui est sans doute encore inférieure, puisqu'on a déjà eu un trimestre de croissance négative. Eh bien, les Français ne consomment plus parce qu'ils n'ont plus les moyens. Parce qu'ils n'ont pas confiance dans l'avenir. Parce qu'ils ne voient pas comment on s'en sort. Alors moi je veux bien que, oui, les 6 mois vont être longs. Mais en fait, cette consommation des ménages, ce n'est pas quelque chose que les distributeurs ou le gouvernement devraient prendre à la légère. En fait, on assiste. à l'effondrement des recettes fiscales. J'insiste, mon cher Dubu, même si vous ne partagez pas mon extrapolation tout à l'heure, mais on assiste à un effondrement des recettes fiscales qui seront encore moins redistribuées en direction des collectivités locales, puisqu'on n'en aura pas, mais qui vont avoir un effet très négatif sur la croissance et sur l'emploi. Voilà, on est dans une difficulté. Mais attendez, qu'est
-ce qu'on fait ? C'est quoi la marge de manœuvre ? Il faut quand même être réaliste
dans cette affaire. Tout le monde tape comme ça, sur le modèle, en disant, les gens n'ont plus d'argent, Le pouvoir d'achat baisse, etc. Mais les entreprises, aujourd'hui, sont dans l'incapacité d'augmenter les salaires. Je suis désolé de vous dire. Vous savez ce qu'on a fait pendant des décennies, mon cher Dubu ? Je n'ai pas critiqué que Macron, là. Oui, mais il faut arrêter d'augmenter aussi les prestations sociales. Je suis désolé de vous dire. Mais vous savez ce qu
'on a fait, qui a été théorisé par Jérôme Fourquet, le consuméro étatiste, pendant des années. Vous savez ce qu'on a fait, en fait ? Pourquoi on a embauché beaucoup de fonctionnaires ? après la régionalisation voulue par François Hollande, notamment dans les territoires. Parce qu'en fait, souvent, regardez bien ce que je vais vous dire, quand une entreprise, une usine, un centre de production ferme, il y a un hyper-marché qui se met en place. Cet hyper-marché, il vend de la consommation aux ménages. Mais pour que le pouvoir d'achat soit suffisant pour faire vivre cette hyper-consommation... on embauche des gens dont le pouvoir d'achat est assuré, ça s'appelle des fonctionnaires. Et en fait, on a un modèle qui a tourné en creux, on a un modèle qui a tourné à vide, c'est-à-dire qu'on a déployé une sphère publique importante pour faire de la consommation et pour masquer notre désindustrialisation. Voilà, c'est ça le système dans lequel on est, et qui n'est plus finançable. Il
faut
redonner la possibilité aux entreprises d'embaucher.
Oui, on aimerait bien. Merci à tous les trois. Mais oui, mais avec des
salaires qui ne suffiront pas. Encore une fois, les entreprises sont dans des situations financières extrêmement difficiles. Bon, ne soyez pas trop négatifs. Ne comptez pas sur les entreprises pour augmenter le pouvoir d'achat. Aujourd'hui, c'est impossible. Elles l'ont fait après les années post-Covid.
Merci à tous les trois. Merci Perico Léga. Bonjour.
Bonjour Stéphanie.
Bon, j'espère que vous allez nous remonter le moral quand même. Non,
mais le moral de vous. Vous avez les moyens de faire face.
avec un parlant vrai qui
caractérise cette antenne. Elle vous
présente à la présidentielle, déjà
la présidentielle de ma succession. Qui n'est pas une sinecure. J'ai jamais gagné. J'aurais une humeur sur l'idée qu'un détraqué ou pas reste un raciste, reste un crime raciste. En rappelant que pour l'instant, au nombre de victimes, il y a un racisme qui a fait plus de morts que d'autres. Voilà, c'est pas fait d'actualité. À midi, je vais aller à Marseille. Je recevrai la passiolaria de la Belle de Mai, Cauter Ben Mohamed. Il viendra nous parler des colères de Marseille et nous essaierons de comprendre avec elle comment la France continue à penser ses plaies du 17 octobre. On a du mal à s'en remettre. On aura même Jean-Paul Brighelli, qui est un prof de la Fabrique du Crétin, qui nous dira comment ce mouvement lycéen a pu être ou pas récupéré. Et j'aurai de 13 à 14h, Julien André. Monseigneur Dré, voilà, audilitaire du Parti Socialiste, qui viendra nous dire... Ex. Ex. Oui, oui, oui. Avec lequel
je vais débattre dimanche. Il a viré sa cutie. Il a viré sa cutie. Il est en forme. C'est pour ça qu'il est en forme.
C'est pour ça qu'il est en forme. C'est pour ça qu'il est en forme. C'est pour ça qu'il est en forme. C'est pour ça qu'il est en forme. C'est pour ça qu'il est en forme. C'est pour ça qu'il est en forme. C'est pour ça qu'il est en forme. C'est pour ça qu'il est en forme. C'est pour ça qu'il est en forme. C'est pour ça qu'il est en forme. C'est pour ça qu'il est en forme. C'est pour ça qu'il est en forme.
C'
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