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7h23, vous avez choisi Sud Radio et vous avez bien fait. La propriété, c'est une liberté qui a sa limite. C'est la déclaration de Jean-Luc Mélenchon. L'idée est celle du célèbre Karl Marx dans son manifeste du Parti communiste. Elle a même été proposée par Léon Blum en 1946, mais elle n'est pas passée à cette époque-là. On a créé chez les gens l'idée qu'il fallait posséder son logement. Et bien Jean-Luc Mélenchon dit qu'il veut mettre fin à ce qu'il appelle une injustice. Nous sommes avec Sylvain Grattalou, il est président de l'UNPI, l'Union Nationale des Propositions. propriétaire immobilier. Bonjour Sylvain Grattalou. Oui, bonjour. Comment accueillez-vous cette déclaration
Je suis profondément en colère. C'est absolument honteux de tenir de tels propos. Ils sont extrêmement préoccupants parce que je rappelle qu'on a quand même un pays dans lequel il y a 35 millions de propriétaires. Donc, c'est injurieux à l'égard de tous ces propriétaires qui ont construit leur histoire et leur patrimoine en travaillant, en faisant en sorte que ce soit un projet de vie. Et vous bien vous doutez qu'à mes yeux, en tant que président de l'UNPI, c'est évidemment quelque chose de profondément choquant. puisque je lui fais la propriété depuis 140 ans.
Vous interpellez Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que vous l'interpellez ? Est-ce que vous lui posez une question aujourd'hui, ce matin, sur Sud Radio
? La question que j'ai envie de lui poser, c'est que s'il n'y a plus de propriété privée, il faudra bien loger. Les gens, on les logerait comment ? Dans les établissements, des bâtiments publics, collectifs ? Et quels espoirs on peut avoir ? Parce qu'à travers tout ça, on sait très bien que la propriété permet d'accéder à une forme de liberté. C'est-à-dire qu'on est chez soi, on a un patrimoine qui se construit, on a un capital qui est là, qui permet de faire face aux moments qui sont difficiles. Cela permet d'avoir une stabilité personnelle, une stabilité familiale, et puis d'une certaine manière, une stabilité sociale. Et je crois que ce que Jean-Luc Mélenchon ne comprend pas... c'est que mes propriétaires ont des devoirs à l'égard de la société, des devoirs de loger l'ensemble des citoyens. Il y a 70% des Français qui sont logés dans le parc locatif, et ces devoirs ne peuvent être mis en œuvre que dès l'instant où le droit de propriété, qui est un droit fondamental, que je rappelle, est protégé. La Déclaration du droit de l'homme et du citoyen de 1789 n'en fait pas un privilège, mais il en fait une liberté au service. de la société. Et c'est là où il y a une erreur qui est commise, mais qui est bien volontaire de la part de Jean-Luc Mélenchon, c'est de considérer qu'être propriétaire, c'est être égoïste, c'est être individualiste, c'est exclure les autres. Pas du tout, mais pas du tout, bien au contraire. Je crois qu'on a tous en tant que propriétaires des devoirs à l'égard de la société, des devoirs de rénover les bâtiments, de faire en sorte que ces bâtiments soient aussi agréables et entretenus, ce qui explique qu'on est quand même plus de 100 millions de touristes chaque année qui lèvent les yeux et qui disent que la France est magnifique. Pourquoi ? Parce que les propriétaires entretiennent. C'est un devoir également qui est un devoir économique, parce qu'à travers la gestion d'un bien, ce sont des entreprises en très grande quantité qui sont employées, que l'on fait intervenir, le plombier, l'électricien, etc. Et puis aussi, c'est un devoir social, parce qu'effectivement, on doit impérativement s'occuper de ses concitoyens en mettant nos biens à disposition de ceux qui ne sont pas encore propriétaires.
Ça signifie, Sylvain Grattalou, que contrairement à ce qu'il dit, ça va aussi dans le sens de l'intérêt général. Est-ce que l'UNPI serait prête à rencontrer Jean-Luc Mélenchon pour échanger et organiser un échange sur ce thème avec le président des Insoumis ?
Si vous pouvez intercéder auprès de lui avec un immense plaisir. J'ai passé mon temps à écrire à l'ensemble des parlementaires, les seuls qui n'ont jamais même adressé une réponse, c'est Jean-Luc Mélenchon et ses équipes. Moi je suis prêt à entendre cette démarche-là, bien sûr. Je veux bien me nourrir de leurs arguments, même si je ne suis pas certain d'être convaincu, mais je veux bien y aller comme ça. Je n'ai jamais de réponse. Donc il y a un choix qui est fait. Et ce choix me pose... vraiment en difficulté dans une société démocratique, on est là dans l'échange, dans la compréhension, et surtout, c'est que la société que je préside, l'UNPI, ce sont des milliers et des milliers de propriétaires qui sont préoccupés par leur situation, situation personnelle, mais aussi sont préoccupés des locataires, sont préoccupés aussi de les mettre dans les meilleures conditions. Et aujourd'hui, c'est tout. On l'a bien
entendu. Merci beaucoup Sylvain Grattalou. Et vous savez quoi, ce débat, si vous le souhaitez, on lui proposera, y compris sur Sud Radio. Merci, je rappelle que vous êtes président de l'Union Nationale des Propriétaires Immobiliers.
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