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Bonsoir à vous, David Lissinard. Venez jusque à moi, vous êtes le maire de Cannes et candidat à l'élection présidentielle. Nous allons évoquer le mouvement LEC1 et la réponse que tente de lui apporter le gouvernement, les violences et les pillages qui ont émaillé les dernières semaines avec cet aveu du président de la République. Le 17 octobre n'a pas été anticipé. Je vous poserai des questions aussi sur l'attentat raciste de Trappes, sur l'hystérisation à laquelle se livre la gauche, l'extrême gauche, sur ce sujet grave. Et majeure. Mais ma première question, elle est toute simple, David Lissnard. C'est celle que je pose à tous les candidats que je reçois. Pourquoi les Français vous choisirez vous comme président ?
les Français choisiraient ? Pour retrouver le pouvoir, tout simplement. Parce que j'essaie de porter une démarche qui permettra, par la prise en compte de la réalité de notre époque, notre système social qui était merveilleux, formidable, a été fait pour les Trente Glorieuses, pour une période où on faisait beaucoup d'enfants, où nous n'avions pas le défi écologique, le défi démographique, le défi numérique, le défi démocratique face à nous. J'essaie de porter un projet de
prospérité
par la liberté, un projet d'autorité, de retour au bon sens, de retour à une confiance dans la culture française. Il est, je crois, fondamental aujourd'hui de retrouver le pouvoir, le pouvoir d'achat, cotiser moins pour gagner plus, donc baisser les dépenses, retrouver le pouvoir d'agir pour l'Etat. C'est nous qui allons rétablir l'autre sens de l'autorité de l'Etat. Et puis le pouvoir pour la France de choisir son destin, pour le pouvoir de chaque Français de choisir sa vie. C'est une vision de l'homme. C'est le redressement du pays, retrouver une belle France, une grande France, mais une vision de l'homme.
David Lissner, Marine Le Pen est à Orléans ce week-end. Elle a tenu un discours qui parle aux électeurs de la droite sur l'état de droit, la renaissance de la France, la bataille des idées remportée, l'union nationale pour le pays, l'ordre qu'elle rétablirait quand l'extrême gauche installe le chaos. Est-ce que vous n'avez pas peur que le vote utile fonctionne à plein et que les électeurs de droite se disent qu'on votera pour celui ou celle qui peut l'emporter, au fond
D'abord, j'y vais pour l'emporter. Pardon, autrement, je ne ferai pas tout ça. Moi, la seule chose qui puisse me faire peur, c'est que notre pays tombe dans la fatalité de l'échec. et que mes enfants, pour qui je me bats, ne puissent pas vivre dans un pays sûr, un pays prospère, un pays sûr de lui. C'est de plus en plus le cas. Je pense qu'on ne peut pas se louper en 2027. Et pour ma part, j'essaie de porter une voix qui est différente, tout simplement, qui vient d'un parcours de vie, qui vient de ce que je fais dans ma vie quotidienne, qui vient de toutes les rencontres que je fais sur le terrain, de toute cette France pays réel qui est extrêmement créatif. qui est exaspéré par le déclassement éducatif, par le déclassement sécuritaire, économique, mais qui, lui, n'a pas le choix, ne peut pas partir à l'étranger, etc. Et ce pays-là, on va le faire gagner, je vais le faire gagner. Croyez
-moi, on va vous interroger là-dessus avec toutes les équipes qui vont arriver dans un instant. Vous dites, je pars pour gagner. On regarde notre dernière balise d'intention de vote réalisée par OpinionWay. Elle montre que vous êtes en hausse, David Lissnard, de deux points. Cela vous place à 6%, c'est-à-dire au même niveau que Bruno Rotaillot. En tête, on a Marine Le Pen, 36%, M. Mélenchon, 16%. M. Glucksmann 13%, M. Philippe 12%. Et puis au second tour, dans tous les cas de figure, c'est Marine Le Pen qui l'emporterait, que ce soit face à Edouard Philippe où elle gagnerait avec 56%, pareil face à M. Glucksmann et elle gagnerait aussi face à Jean-Luc Mélenchon. Qu'est-ce qui encore une fois vous permettrait d'arriver à ce second tour quand on voit que le ticket d'entrée est encore très très loin de vous, David Lysnard ?
Je suis parti d'une réalité qui est celle du terrain. C'est ce terrain que je veux faire gagner. J'étais hors des écrans radars, pas médiatiques, pas partout en tout cas, et hors des écrans des sondages. Parce
que vous ne faites pas partie du système ?
Oui, je pense, oui, effectivement, parce que, vous me demandez ce qui me distingue, je n'ai pas réponse à tout, par exemple. Je ne concours pas... Vous dites je ne sais pas. Je ne veux pas être la meilleure IA, je ne suis pas énarque, quoi. En revanche, je crois que je sais être patron. J'ai su être patron dans ma vie et je pense qu'aujourd'hui, on a besoin de ça en France. C'est aussi simple que cela. D'un patron pour la France. Oui, et puis de créer un élan collectif. Quand je vois le gâchis de talent qu'il y a, quand je vois le nombre de fonctionnaires à qui on ne donne pas de sens dans leur mission, quand je vois le nombre de salariés qui bossent comme des dingues et que les patrons ne peuvent pas bien payer parce qu'il y a un excès de charges et de contraintes, tout ce gâchis-là, je ne l'accepte plus, comme beaucoup d'entre nous. Nous portons une espérance. C'est ce qu'il faut porter.
Quand vous dites vous, c'est qui ? C'est vos adhérents ? Oui, les gens
qui m'entourent. Beaucoup d'élus locaux qui nous rejoignent. Il y a plus de 80 000 personnes qui ont adhéré depuis le début de l'année. C'est quand même fantastique. C'est une réalité. Il se passe
quelque chose ? Oui,
oui. Je crois qu'il suffit de regarder les évolutions. Je l'ai senti... Ça fait un bout de temps, je le sens, mais à la rentrée de la Gagne, on avait vu grand et on a vu des gens arriver de la France entière, plus de 4500 personnes. Tout le monde sait que c'est compliqué, que la vie, on est dans une époque ardue, que rien n'est gagné, évidemment. Mais il y a de l'enthousiasme, il y a de la volonté de faire gagner une... Je vais au-delà de la droite parce que j'ai des gens de gauche. attaché à la culture, par exemple, à l'instruction, à l'universalisme républicain qui vient avec moi, mais je suis quand même marqué à droite, et de faire gagner cette France indépendante, cette droite indépendante, de la rendre gagnante, celle qui, jusqu'à maintenant, est hors des écrans radars, ces artisans, ces commerçants, ces mondes dont je viens, d'où je viens. Et je pense que ce monde-là va faire gagner la France, ceux qui savent faire, qui ont fait des choses dans leur vie. qui sont bosseurs, qui croient au mérite. C'est le mérite qu'il faut rétablir en France.
On va se parler cash. Vous avez vu cette semaine Bruno Retailleau. Je crois que vous avez déjeuné avec lui. Robert Ménard dit que vous ne finirez pas à deux face aux Français. Est-ce qu'il a raison ? Est-ce qu'il faudra choisir un moment entre Bruno Retailleau et David Lysnard ? Et qui va se désister pour qui, David Lysnard ?
Vous savez, quand vous prenez la ligne de départ, moi je l'ai fait... Je n'avais pas cette vocation au départ. Moi, j'ose le dire, tout le monde dit, c'était une vocation. Non, moi, j'aime mon pays. J'ai voulu être maire de ma ville, qui est une ville que j'aime, qui est une ville complexe. Vous la connaissez, c'est une ville beaucoup plus compliquée que parfois les clichés ne laissent supposer. Et puis, tout ce que j'ai pu mettre en œuvre... dans ma vie. Partout où je suis passé, on a baissé la dette, on a retrouvé des marges de manoeuvre. C'est une réalité factuelle.
Et un
alignement entre ce que je dis, ce que je fais, ce que je suis. Je pense que dans cette compétition, je suis le seul qui dirige un exécutif et qui n'a pas été ministre. Je sais faire une caisse le soir. C'est être radioactif d'avoir été ministre ? Oui, parce que ça a participé à l'échec du pays. Je sais faire une caisse le soir et aller voir le banquier le lendemain, y compris quand il n'y a pas eu de client dans la boutique la veille. C'est ma vie, c'est mon monde, c'est ma réalité. Et donc, je propose depuis des mois, parce que ce qui arrive aujourd'hui, je l'avais un petit peu annoncé, y compris sur votre antenne. Je propose depuis des mois le moins mauvais des systèmes, c'est-à-dire une grande primaire ouverte, c'est-à-dire une compétition. pour sélectionner les candidats et pour éviter la division qui fait perdre, mais aussi la compromission. Parce que quand vous vous battez pour être président de la République, moi, j'y mets toutes mes tripes, toutes mes convictions, toute mon âme pour mon pays, pour retrouver cette belle France, cette grande France. C'est un combat permanent qui engage votre entourage, qui engage tout. Donc, on ne peut pas, moi, me demander de céder. pour de mauvaises raisons, à une démarche qui ne serait pas la mienne. En revanche, je veux bien m'incliner si je perds dans une compétition. Donc pas dans les
sondages. Si vous êtes devant ou derrière dans les sondages, vous vous en fichez.
Mais si on se référait aux sondages, ce n'est pas moi qui me retirerais aujourd'hui. Mais je ne prends même pas ce critère. Bruno Retailleau, quelqu'un que je respecte, qui en a été dans le même mouvement comme avec d'autres, qui sont partis vers d'autres cieux, parfois plus au centre ou à gauche, d'autres plus à droite. C'est pour ça que les leçons que j'entends, ça me fait doucement sourire. profondément mais j'estime qu'aujourd'hui un mouvement neuf une pensée différente de rupture d'alternative claire non seulement au rn et à la gauche et l'extrême gauche mais surtout à ceux qui nous ont dirigé jusqu'à maintenant donc y compris la droite bien sûr mais évidemment mais même Enfin, je l'ai toujours dit, j'ai toujours été très indépendant. Vous êtes de droite ? Oui, tout à fait. Non, non, non, moi, oui, par rapport aux critères d'aujourd'hui, la droite, tout ça. Mais oui, je crois à la liberté de création, je crois à l'autorité républicaine, je crois à l'unité de la nation par la culture, par l'instruction, par la science. Et c'est justement ce projet de prospérité par la liberté, ce projet de retour à l'ordre et ce projet d'unité par la prospérité, l'ordre et l'éducation. l'instruction, la science, la culture qu'il faut faire gagner.
David Lysnard, on va commencer. Il y a plusieurs étapes dans cette émission. Vous allez voir sur CNews et sur Europe 1 l'épreuve des faits. On va vérifier si vous avez changé d'avis. Alors honnêtement, il n'y a pas beaucoup d'archives vidéo de vous. On ne peut pas remonter à 30 ou 40 ans comme avec certains candidats. J'écris depuis
longtemps quand même. Vous
écrivez, mais sur les vidéos, c'est moins évident. Vous avez, on l'a dit, demandé depuis longtemps cette primaire de la droite. Qu'est-ce que vous disiez en 2023 sur Europe 1 ? On va voir si vous dites exactement la même chose aujourd'hui. Écoutez.
qu'à partir du moment où il n'y a pas de candidat naturel, on l'a vu dans les derniers sondages, il n'y a pas d'évidence, il faut un principe de sélection. Et comme disait Churchill, la démocratie, elle perd des systèmes après tous les autres. En revanche, il faut faire une primaire au bon moment. Il ne faut pas qu'elle soit trop près de la présidentielle. Il faut qu'elle soit ouverte pour créer, pour que... À nouveau, on recrée un intérêt sur nos propositions parce qu'on est inaudible aujourd'hui. Donc il faut redevenir audible, puis après il faut redevenir crédible, puis il faut devenir éligible. Ça fait déjà trois étapes importantes.
Donc vous dites toujours la même chose, David Lysnard, mais vous prêchez un peu dans le désert. Est-ce que quelqu'un vous a donné un signe ? Oui, OK, pour la primaire, que ce soit Edouard Philippe, Bruno Retailleau ?
À l'époque où je disais ça, tout le monde était contre, sauf quelques exceptions assez rares. Depuis, je crois que le président du Sénat, Laurent Wauquiez, j'ai entendu récemment, alors qu'il était contre avant qu'il était pour. Bruno Retailleau, l'année dernière fois que je l'ai vu, m'a dit qu'il n'était pas hostile. Alors ne pas être hostile, c'est pas dire je vais la faire. C'est Edouard Philippe surtout qui bloque. Pourquoi ? Parce que j'y s'imagine que... qui leur accèdera au pouvoir différemment. Et je pense que c'est très mauvais pour la France. Moi, je veux combattre et affronter Edouard Philippe. Je pense qu'il vaut mieux l'affronter dans une primaire avant qu'au premier tour de la présidentielle. Sinon, c'est le désastre
assuré ? Non, ce n'est pas assuré.
Parce qu'il peut y avoir des cristallisations qui se font en janvier, en février, en mars. C'est ce que tout le monde espère plus ou moins. Donc vous attendez janvier ou
mars ?
Non, mais moi, je n'attends pas. Je propose une primaire. Mais je la propose. Après, il faut poser la question à ceux qui refusent. Quels sont leurs arrêts ? Je n'en vois pas. Mais il faut qu'il fasse vite parce que bientôt, ça ne sera plus possible. Après, on est dans
le money time, dans la dernière ligne droite. À partir de quand pour vous ? Décembre, c'est déjà trop tard.
Il faudrait que la primaire soit organisée. Il faudrait qu'elle commence rapidement pour que le vote ait lieu soit en décembre, soit en janvier dernier carat. Mais il faut faire attention parce que peut-être qu'au bout d'un moment, c'est moi qui ne voudrais plus.
Deuxième archive. En février 2022, vous aviez décidé de donner votre parrainage à des candidats qui n'avaient pas réussi à réunir les 500 signatures d'élus. On va dire qu'ouvrir à qui vous vous l'aviez donné. Et si vous referiez la même chose aujourd'hui ? Écoutons.
Au moment où j'enregistre cette vidéo, trois des principaux candidats à la présidentielle n'ont pas reçu leur parrainage. On sent bien qu'il y a un problème pour les recueillir. Si Jean-Luc Mélenchon... Ou Marine Le Pen, qui a une implantation ancienne avec un parti politique important et qui est deuxième dans les sondages. Ou Éric Zemmour, qui a une dynamique, ne pouvait pas se présenter. Cela serait une grave atteinte à la démocratie. C'est pourquoi j'ai décidé de parrainer le candidat dont je suis le plus éloigné, puisque je suis classé à droite, qui est Jean-Luc Mélenchon. Je combats ardemment ses convictions, ses idées et ses valeurs, mais il doit pouvoir concourir. Je lui apporterai mon parrainage.
Est-ce que vous referiez la même chose ? Apportez votre parrainage à Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui.
D'abord, je trouve que c'est très juste. Je trouvais que c'était vraiment démocratique. Le parrainage, ce n'est pas un soutien. Il faut toujours l'expliquer. C'est permettre à quelqu'un d'être dans la compétition et imaginer qu'il ne l'ait pas été. Imaginer que ni Marine Le Pen... Parce qu'à l'époque, c'était la question. Et on se posait la question, on en parlait. Ni Marine Le Pen, ni Éric Zemmour, qui étaient d'ailleurs haut dans les sondages... qui n'avait pas les parrainages, et ni Jean-Luc Mélenchon n'avait pas eu les parrainages. C'était un déni de démocratie. Aujourd'hui, je me parraine moi, pardonnez-moi, mais aujourd'hui, je suis dans la compétition. Et puis, je me permets d'ajouter que les dérives... Ces dernières années de Jean-Luc Mélenchon, je l'ai déjà dit et je le confirme, sont des dérives antirépublicaines, néofascistes. Lui a beaucoup changé. L'ancien notable établi, embourgeoisé, socialiste, laïcard, est devenu du côté de l'islamo-gauchisme. Donc il est devenu antisémite. En tout cas, ses propos... Il cautionne l'antisémitisme. Il y a eu tellement d'ambiguïté. Donc, ce n'est pas le même. Et aujourd'hui, il se débrouille.
Troisième archive, vous êtes un libéral, David Lissnard. Mais jusqu'où ? On va écouter, alors comparaison n'est pas raison, Javier Milley, le président Argentin. Vous allez me dire ce que vous avez de commun avec lui et ce que vous avez de différent, évidemment.
« La
première chose que nous devons comprendre, c'est que l'Etat n'est pas la solution. L'Etat est le problème. » « Ministère des sports, dehors.
» «
Ministère de la culture, dehors. » « Ministère de l'environnement et du développement durable, dehors. » « Ministère des femmes, du genre et de la diversité, dehors.
» Dehors, pas besoin de ministère de l'Environnement, à Fuerra. Il m'arrive de le
dire sur certains ministères, mais... Mais pas la culture, j'imagine ? Ce qu'on a en commun, c'est qu'on va faire la surprise. Je vais faire la surprise sur l'élection et faire gagner la liberté. Ce qui est différent, c'est que l'Argentine, ce n'est pas la France, ni le même style, ni la même situation. La France se rapproche de... Mais ce n'est pas un pays libéral, la France. Vous êtes au courant ? Oui, c'est pour ça d'ailleurs qu'on est vite classé libéral dès qu'on est contre la suradministration. Vous vous rendez compte que nous avons le record du monde de la dépense publique par rapport à la richesse produite et que parallèlement, nos services publics, notamment de proximité, se délitent. Je n'ai jamais compris que ça n'entête pas tous les politiques. Comment se fait-il ? qu'on dépense plus qu'ailleurs, qu'on prélève plus d'impôts et de charges qu'ailleurs et qu'on ait de moins en moins de services avec des fonctionnaires qui sont souvent moins bien traités qu'ailleurs. Ce paradoxe, il est au cœur du problème français et c'est pourquoi à partir d'un moment, trop de dépenses publiques génèrent de la sur-bureaucratie, qui génère de la sur-fiscalité, qui réduit le moteur économique et que la base de tout. c'est de retrouver des flux, c'est de retrouver de la croissance, c'est de retrouver de l'activité économique. Donc il va falloir tailler dans la dépense. Donc
vous êtes un libéral, mais pas à la mille, on l'a compris. Non,
mais chacun a son style, son pays, son histoire. Non, mais regardez, en France, on a des très beaux modèles. RUEF avec De Gaulle en 58 font une remise en ordre du pays extraordinaire. En un an, ils retrouvent un excédent budgétaire. On est dans une situation identique à aujourd'hui, avec des mesures extrêmement rigoureuses.
Allez, 21h16, on est en direct sur CNews et sur Europe 1. David Lysnard est notre invité. On passe à l'engagement. David Lysnard, une mesure que vous voulez mettre en avant sur laquelle vous vous engagez ce soir devant les Français
mesures déjà d'emblée
? Une seule.
C'est typiquement les questions. On ne redresse pas un pays ou une entreprise ou une mairie avec une mesure. Je vous le dis, je vais répondre sur les salaires. Oui, on va baisser les cotisations, donc cotisez moins pour gagner plus. En commençant par aligner, par exemple, la CSG activité sur la CSG des inactifs. C'est-à-dire de baisser la CSG de 9,2 à 6,6. Ce qui redonne tout de suite du salaire net. tous. Et ce qui n'amplifie pas le surcoût sur le travail de l'extra-brut. Donc ce qui ne nuit pas à l'emploi, à la compétitivité et à l'investissement. Voilà une mesure parmi tant d'autres. Mais la réorganisation de l'appareil public, la réorganisation des pouvoirs publics est la base de tout. Parce qu'aujourd'hui, je le répète, on a une machine administrative qui se contredit. qui est un enchevêtrement de responsabilités ou d'irresponsabilités, d'ailleurs, qui coûte extrêmement cher et qui est déprimante et qui entrave les Français, qui nous entrave au quotidien, qui entrave l'activité.
Allez, votre engagement, on l'a entendu ce soir. J'ai deux questions d'actualité à vous poser avant que nos amis nous rejoignent. D'ailleurs, Agnès Verdier-Molinier vous interrogera sur votre programme économique. L'actualité, c'est cet abominable attentat raciste de Trappes qui a fait un mort et cinq blessés la semaine dernière. Il a été l'occasion, David Lissnard, de scènes chaotiques à l'Assemblée nationale cet après-midi. Après la minute de silence observée par les députés pour les victimes, et ce alors que le suspect est encore interrogé par les enquêteurs, l'extrême gauche, la gauche, se sont livrées à des attaques d'une grande violence contre le gouvernement, le Rassemblement national, la droite, qui alimenteraient un climat raciste et xénophobe. Écoutez la réponse du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui lui, accuse la gauche d'instaurer un climat nauséabond.
voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin, midi et soir, tout sent le recel politicien, marque une forme d'indignité et croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement National. Cette ambiance particulièrement nauséabonde de ces questions au gouvernement laisse présager de rien de bon pour les semaines et les mois qui viennent. Quelles que soient vos sensibilités politiques, j'en appelle au sursaut et j'en appelle à être debout pour la République.
Le sursaut, comment on fait pour lutter contre le racisme dans ce pays ? La récupération politicienne à laquelle on assiste est à la hauteur.
Bien sûr que non. Le racisme, c'est une abjection, c'est-à-dire de juger quelqu'un, non pas pour ce qu'il fait, mais pour ce qu'il est. C'est abject, c'est contraire à la tradition française, qui est un long cheminement depuis des siècles. Ce n'est pas que révolutionnaire, c'est bien sûr contraire à l'esprit des Lumières et à l'universalisme républicain. C'est une abjection, le racisme. On aurait pu imaginer qu'après cet attentat, l'Assemblée nationale fasse preuve de sobriété, pas simplement pendant une minute de silence, mais pendant les minutes d'expression. Mais aujourd'hui, cette extrême gauche est une extrême gauche chaotique, est une extrême gauche qui est en train d'enfermer les individus dans des... dans des postures identitaires. Enfin, c'est extrêmement malsain ce qui est en train de se passer. Il y a une grande violence en France. Et une grande partie de la gauche, d'ailleurs, c'est étrange, qui voit de la violence partout, de la violence systémique, symbolique, qui estime que les policiers tuent, etc. Ils ne voient pas la première violence, qui est la violence physique dans nos rues, la violence de leurs propos, la violence de leurs invectives, y compris la présidente du groupe LFI qui a attaqué le ruban rose et l'octobre rose. Alors que c'est une magnifique cause civique. Moi, je l'ai encore vu dans ma ville dimanche, on était 8000 à courir pour lutter contre le cancer du sein de toutes conditions. Comment ces gens arrivent à toujours mettre de la haine partout ? Il y a des attaques
contre les médias aussi, beaucoup, contre les journalistes, ceux de notre chaîne, évidemment, mais d'autres chaînes. Là aussi, on attise un climat de quoi ? De guerre civile ?
Oui, oui. C'est bien que vous en parliez parce que... Je trouve assez stupéfiant qu'on ne parle pas plus des agressions contre les journalistes. On peut être exaspéré contre des journalistes. On peut ne pas supporter certains médias. Moi, je dois avouer qu'il y en a certains qui m'exaspèrent quand je les entends. Mais enfin, c'est comme tout à l'heure quand je disais qu'il fallait que M. Mélenchon puisse se présenter aux élections. Alors que je l'aborde, que je le combanne, que je le combats. Il faut être démocrate. Et être démocrate, c'est accepter ceux qui nous dérangent. C'est d'attaquer l'argument et pas celui qui porte l'argument. Sauf si celui qui porte l'argument devient lui-même un élément. qui enfreint les règles et la loi. Et les attaques de journalistes de CNews, de Frontières, de BFM aussi, j'ai vu ça. Mais c'est impensable. Est-ce qu'on se rend compte de la vitesse de la dégradation de la société française ? Et pour retrouver l'unité dans la nation, il faut évidemment trouver de la respiration, il faut oxygéner la société, il faut retrouver donc de la prospérité. C'est vraiment fondamental. Et puis de l'autorité. On doit pouvoir parler d'immigration. Comme un phénomène social, sans que tout de suite on renvoie ça à des connotations racistes ou pas racistes. Ça n'a rien à voir. Chaque pays doit pouvoir maîtriser son peuplement. On doit pouvoir regarder cela techniquement. Il faut dédramatiser ces questions.
David Lysnard, Emmanuel Macron a présenté comme une première, entre guillemets, cet attentat ayant visé, selon lui, des Français pour leur couleur de peau, leur religion. Il a rectifié après parce qu'il avait oublié les enfants de l'école aux Arattara et le père Hamel ou les victimes de l'attentat de
la basilique. Il a oublié tous ceux qui ont déjà été tués pour leur religion ou leur conviction. Toutes les victimes des attentats, toutes les victimes des actes anti-chrétiens et anti-sémites. Que vous dire de plus ? C'est le même Emmanuel Macron qui disait que la police devait faire preuve de bienveillance ou d'empathie. Il est perché. Que vous dire de plus ? Tout à l'heure, le Premier ministre a bien parlé, mais quand il dit, vous pensez tous à la présidentielle, mais à cause de qui ? Quand il y a eu cette dissolution absurde... J'avais dit que pendant un an, on ne pouvait plus dissoudre. Donc il fallait bien évidemment diriger le pays pendant un an et éviter que ce soit la gauche et l'extrême-gauche, la nupesse, qu'ils le fassent. Mais que le président de la République se serait grandi dans une approche gaullienne à dire je vous annonce que dans un an, quand on pourra à nouveau dissoudre, je démissionnerai, il y aura une présidentielle. Et le nouveau président ou la nouvelle présidente pourra nommer, enfin voilà, pourra convoquer les électeurs. Et vous la demandez à
nouveau, cette démission ? Non, mais non, ça n'a plus aucun sens.
Il faut qu'il y ait la campagne, elle doit se dérouler cette campagne. Il faut qu'il y ait une campagne électorale, bien sûr.
Dans un instant, David Lissard, vous serez face aux rédactions de CNUS et Europe 1. Un mot encore de ce mouvement lycéen qui dure depuis plus d'un mois, avec à nouveau des manifestations prévues ce samedi ou le 5 novembre avec les syndicats. Les Français retiennent leur souffle, ils sont à la fois exaspérés, les commerçants sont désespérés. On va juste écouter Emmanuel Macron qui était en déplacement à Marseille, qui estime que le 17 octobre n'a pas été anticipé.
Marseille comme ailleurs, il n'y avait pas assez de force le 17 octobre, on le sait très bien, parce qu'on n'avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé. C'est-à-dire que le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait qu'on aurait autant de forces d'ultra-gauche qui se mobiliseraient dès très tôt le matin. On n'avait pas anticipé qu'on aurait, au-delà de cette mobilisation de l'ultra-gauche... aussi de la délinquance qui viendrait dessus. Les forces de police n'étaient pas dûment proportionnées. Ce n'est pas ce qui s'est passé le 24. On tient la République et l'ordre public sans l'état d'urgence. Ca veut pas dire que si les choses devaient se dégrader, c'est un interdit ou un tabou. Ca veut dire qu'on est rigoureux, qu'on est ferme, mais qu'on est républicain.
faites confiance à Emmanuel Macron pour rétablir l'ordre?
Si je lui faisais confiance, je n'aurais pas eu le parcours politique que j'ai eu. Je ne vais pas aller plus loin. Il commente. Ce qu'il faut maintenant, c'est diriger l'État. Et que dire
aux jeunes aussi ?
Et puis, porter une espérance pour la jeunesse. Moi, je suis père d'un lycéen, le plus jeune est lycéen. Mes filles et autres filles sont plus grands. Aujourd'hui, quand on vous dit toute la journée que la planète est foutue, que faire un enfant, comme je l'ai vu dans un manuel scolaire, j'avais écrit une chronique là-dessus, c'était un acte de pollution et que la meilleure façon de lutter contre le réchauffement climatique, c'était de ne pas faire d'enfants. Lorsque l'on a laissé l'idéologie se mettre dans l'éducation, lorsqu'on refuse de dire aux enfants que les aimer, c'est les aguerrir, leur montrer que la vie, c'est une compétition aussi. Alors, ce n'est pas que ça, mais c'est aussi une compétition. Ce n'est pas faire croire qu'on peut avoir tout comme ça. C'est apprendre la frustration, précisément. Bref, que voulez-vous ? On est face à un défi d'autorité, qui est un défi civilisationnel, qui est un défi culturel, qui est un défi judiciaire, enfin, ce qui renvoie à beaucoup d'éléments, mais il n'y a pas de fatalité. Moi, je vois aussi toute cette belle jeunesse qui veut s'en sortir, qui bosse. On a un centre de formation d'apprenti municipal à Canadaira, CFA. Moi, ma fille est née, elle a fait un apprentissage, elle est devenue cuisinière, etc. Ces gamins qui viennent de tous univers, parfois d'ailleurs de pays lointains, ils sont tous bosseurs, ils respectent le pays, ils apprennent la discipline par le travail, dans l'entreprise, c'est magnifique. Donc en combien de temps vous
remettriez l'éducation nationale ? Je
voyais samedi soir des enfants d'amis qui sont en fac et qui disaient que nous, ils avaient refusé que leur fac soit bloquée par une autre. Ce qu'on a fait à Cannes aussi, quand on a pu, avec la police municipale, on a fait un couloir pour que les lycéens puissent aller suivre les cours, parce qu'une majorité de lycéens veulent suivre les cours. Donc manifester, oui.
Combien de temps il faudrait pour remettre le système d'aplomb ? 80% d'une classe d'âge qui arrive au bac, qu'est-ce qu'on leur dit ? Ils veulent tous aller en fac.
On abolit
Parcoursup, qu'est-ce que vous proposez
? Parcoursup, il y a longtemps que je critique la froideur algorithmique de Parcoursup. Ceci étant, Parcoursup, c'est la victime expiatoire facile. Parce que le problème derrière Parcoursup, c'est ce mythe de l'absence de sélection. Donc, comme on n'ose plus assumer la sélection, le concours, le bac, qu'on le donne à tout le monde, on a confié à un machin un peu obscur la sélection. Mais il n'empêche que la vraie question, c'est de revenir sur le collège unique. l'orientation c'est de montrer que les il ya plusieurs formes d'intelligence il ya une intelligence qui part du concept qui va vers la matière qui est celle du collège unique de l'éducation classique et une intelligence qui part de la matière et qui va vers le concept et qui est tout aussi noble donc c'est de revoir tout le système j'ai beaucoup écrit là dessus je présenterai mes propositions pour l'instruction avec un seul ministère ça en fera moins comme ça qui sera un grand ministre de l'instruction publique de la culture de l'enseignement supérieur et de la science pour vraiment porter une grande ambition culturelle de savoir d'enseignement et éducative en France.
David Lysnard, 21h27, on est en direct sur CNews et sur Europe 1. On passe au face aux rédactions, je vous prie, installez-vous sur le plateau. Gauthier Lebrecht nous a rejoint. Bonsoir de CNews. Charlotte Dornelas du JDD et Louis de Ragnel de Europe 1. Bonsoir à tous les trois. C'est Gauthier Lebrecht qui commence et qui vous pose une question. David Lissnard.
David Lissnard, je vais vous interroger sur l'Algérie puisque vous avez eu un débat sur une chaîne infoconcurrente il y a peu. Vous vous étiez interrogé sur la répression de Maurice Papon sur les Algériens en octobre 61 et vous avez répondu je m'en fous, je n'étais pas né, un peu comme Marine Tondelier quand on l'interroge sur les anciens présidents de la République. Vous vous en foutez, vous n'étiez pas né.
Votre présentation est totalement erronée de ce qui s'est passé. Pardonnez-moi, mais votre question est connotée et elle n'est pas objective. Je répondais à des questions sur l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges et sur des pillages de commerçants. Et une militante LSI me renvoie à la répression de la manifestation de 1961. Et donc, le « je m'en fous », ce n'est pas sur le drame de la répression d'une manifestation qui a fait des victimes. Le « je m'en fous », c'est sur l'argumentaire qui consiste à détourner l'opinion et à vouloir justifier des exactions présentes en utilisant un événement du passé. Je trouve ça scandaleux. C'est une inversion rhétorique. Alors, les gens qui ne voient que le passé, je m'en fous, ils disent « mais qu'est-ce qu'ils racontent ? » Évidemment, ça pourrait être insultant. Non, non, écoutez-moi, chaque mot, le génie n'était pas né, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que je refuse aussi espèce de responsabilité générationnelle qu'on voudrait nous faire poser ad vitam aeternam, le passé. Et le passé doit être analysé. Le devoir de mémoire a toute sa portée. Dans ma commune, je suis celui qui a porté la réhabilitation d'un cimetière musulman des premiers de France qui porte sur les déportations de population algérienne de la Smala d'Adelkader au moment de la conquête de la France par l'Algérie. Et je l'ai fait, et ça s'est très bien passé, avec tout le monde. Pourquoi ? Parce que je n'ai pas mis de morale, je n'ai mis que de l'histoire. On a retrouvé l'identité des 278 morts, il faudra vérifier le chiffre exact, et quelque chose qui n'avait jamais été fait. Je n'ai pas fait de la publicité. Et c'est comme ça qu'il faut appuyer. En revanche, continuer d'accepter cette espèce de rente mémorielle, de culpabilisation et surtout de détournement d'opinion. Les victimes, le 17 octobre dernier, ce n'étaient pas les victimes de 1961. C'étaient les commerçants pillés, agressés. Et c'est pourquoi je n'accepte plus cette espèce de rhétorique et d'inversion accusatoire que l'extrême gauche nous sert tout le temps. Donc c'était... Un peu brutal. Je ne voulais pas que la conversation aille là-dessus. Je parlerai volontiers de 1961. L'histoire me passionne. Nous devons le respect aux victimes de toutes les manifestations, comme aux Italiens qui se sont fait tuer par les autorités françaises, avec mortes, je crois, en 1883, qui étaient des Italiens immigrés en France et qui ont été victimes de la répression politière et militaire française. Regardons ces faits. Ça fait partie de l'histoire difficile de l'immigration et, en 61, de la décolonisation. Ok, mais objectivement, et je le dis vraiment, nous ressortir ça au moment où on parle des victimes, des commerçants, c'était insupportable. Et la même personne quand même, pardon, si vous regardez l'émission de la chaîne concurrente, pardonnez-moi de l'évoquer, c'est vous qui l'avez mis, mais la même personne qui me dit après, vous êtes de droite, parce que maintenant vous êtes forcément d'extraordinaire quand vous êtes de droite, vous êtes donc, en plus libéral, et elle me dit, vous êtes donc un enfant et mort, c'est vrai qu'un jeune est mort l'année dernière en stage, bon, c'est dramatique de 15 ans. Et vous, comme vous êtes de droite, vous voulez faire travailler les enfants. Je dis oui, oui, bien sûr, je mange les enfants, je suis un ogre. Donc, à un moment donné, vous savez, face à qui sont des tactiques de débat pour manger la tête, cette extrême gauche, elle empoisonne la tête des enfants. Elle empoisonne la tête de nos compatriotes d'origine étrangère, maghrébine ou algérienne. Elle veut les enfermer dans une posture victimaire. Et beaucoup de nos compatriotes d'origine algérienne, je pense, n'acceptent plus, j'ose l'espérer en tout cas, et certains me le disent, que le drapeau algérien soit utilisé sur toutes les manifs. Je pense que les Algériens, qui sont un peuple fier, et moi je ne leur reproche pas, ne devraient plus accepter d'être récupérés par cette extrême gauche. Parlons de notre relation avec
l'Algérie, parce que c'est un sujet épineux et on peut penser à Christophe Gleiz, qui est toujours en train de coupir dans une geôle du dictateur Téboune. Sur l'Algérie, justement, lors de sa première campagne présidentielle, Emmanuel Macron dit que la colonisation était un crime contre l'humanité. Était-ce une faute de dire cela ? Et est-ce que vous dites que non, la colonisation n'était pas un crime contre l'humanité ?
Bien sûr, c'est une faute de dire que c'est un crime contre l'humanité parce que les mots ont un sens. Le crime contre l'humanité est le seul crime imprescriptible. Donc ça voudrait dire quoi ? Ça voudrait dire qu'on passerait notre temps aujourd'hui à rechercher les responsables de ce qui a été un crime contre l'humanité. Donc c'était pas un crime contre l'humanité ? Vous expliquerez donc au Harki... pieds noirs qu'ils ont été complices de crimes contre l'humanité. Donc, il y a eu des crimes abominables pendant la colonisation. La guerre, la conquête de l'Algérie sous Bugeot a été particulièrement sanglante. Ce sont des faits historiques qui ne sont pas le monopole de la France. Toutes les sociétés depuis des siècles et des siècles en ont conquis d'autres et ça n'a jamais été, l'histoire n'a jamais été très tendre avec les perdants, dans les deux sens d'ailleurs. Mais dire qu'il y a eu des crimes, oui, évidemment. Dire qu'il faut que les historiens fassent leur travail, évidemment, mais dire que c'est un crime contre l'humanité, c'est mettre la France en situation perpétuelle. De repentance, c'est inacceptable. Alors est-ce que vous dénoncer
tous les accords qui nous lient avec l'Algérie, les accords favorables pour les Algériens au moment où ils ont justement toujours un otage dans leur geôle ? Est-ce qu'il faut tout dénoncer ? Accord de 68, tout ce qui leur est favorable. Je
pense que... Quel est l'intérêt de la France 'intérêt de la France, c'est d'avoir une relation avec l'Algérie qui soit une relation apaisée, autour et utile, autour d'enjeux énergétiques. d'enjeux commerciaux, de lutte contre l'islamisme. Mais aujourd'hui, c'est impossible. Avec l'actuel régime algérien, c'est totalement impossible. C'est une dictature. L'Algérie devient chaque jour un peu plus une dictature. Elle le devient ou elle l'est ? Elle l'est. Si elle le devient, c'est qu'elle est devenue. Et d'une part et d'autre part, comment accepter qu'un de vos confrères journalistes sportifs... soit dans les géoles algériennes, comme il ne fallait pas accepter que Boalem Sansal soit dans les géoles algériennes. Donc, aujourd'hui, il est évident que c'est inadmissible. Deuxièmement, il y a eu une transition post-décolonisation. Les accords de 68 n'ont plus, aujourd'hui, pour moi c'est presque accessoire, mais n'ont plus de sens. Il faut les dénoncer ? Oui, je crois que tout le monde est d'accord, enfin en tout cas à droite. Je ne suis pas sûr que Jean-Luc Mélenchon soit pour dénoncer les accords de 68. Non, bien sûr que non. Et je crois que c'est même le respect que l'on doit à l'Algérie, de dire vous avez votre souveraineté, votre indépendance, la France a sa souveraineté, sa indépendance, et nous discutons entre deux nations souveraines qui se respectent, qui ont bien sûr des populations, il y a beaucoup de Français d'origine algérienne, donc c'est une évidence. Mais aujourd'hui, il est impensable d'aller plus loin. Mais il est vraiment très important. Et ce sera un point fondamental que nous retrouvions une politique de la Méditerranée. Porter une politique méditerranée est essentiel pour défendre les intérêts de la France. Et aujourd'hui, malheureusement, c'est le grand néant diplomatique. Ça rappelle Nicolas Sarkozy ? Oui, pourquoi pas ? Non, je veux dire, pourquoi pas ?
Justement, vous parlez de la Méditerranée, l'immigration. Qu'est-ce que pense David Disnard de l'immigration ? Est-ce qu'il y a trop d'immigration aujourd'hui en France ?
Oui, oui, je l'ai dit. Il
y a trop ? Il y a beaucoup trop ?
Beaucoup, beaucoup trop ? Si vous voulez, l'année dernière, je ne parle que de l'immigration légale, parce qu'on parle toujours de l'immigration illégale. Bien sûr que par définition, il faut combattre l'immigration illégale. Je porte souvent le débat sur l'immigration légale. Il y a eu plus de 380 000 titres de séjour supplémentaires accordés en 2025. Vous ajoutez à cela 120 000 demandes d'asile, donc vous êtes à 500 000. 120 000 demandes d'asile, vous avez entre 70 000 et 80 000 qui ont été acceptées, les autres qui ont été refusées mais qui restent sur le territoire puisqu'on sait que plus de 90 % de demandes d'asile restent sur le territoire. Donc on a de facto accepté légalement 500 000 immigrés de plus. Donc ça pose un problème énorme comme phénomène social. C'est ça qu'il faut comprendre. C'est pour ça qu'il faut surtout le décorréler de toute considération d'origine raciste, etc. C'est absurde que j'entendais la gauche parler de ça. Il faut la ramener à combien cette immigration légale ? Certains réclament
d'immigration zéro, Éric
Zemmour parle d'immigration négative. Le bon seuil qui renvoie à des réalités humaines, parce qu'on parle d'êtres humains, qui renvoie aux besoins de l'économie française, qui renvoie surtout à notre capacité d'intégration pour retrouver une politique d'assimilation d'unité civilisationnelle. Ce qui manque en France, c'est l'unité civilisationnelle aujourd'hui, l'unité culturelle. C'est une des causes de la violence, du séparatisme, vous pouvez mettre tous les mots que vous voulez. Moi, j'ai toujours dit qu'il fallait qu'on passe en dessous de 100 000, visa d'étudiants compris. Et j'ai évoqué le chiffre de 80 000 en travaillant sur ce qui pourrait être une politique... Donc 80 000 entrées
légales
par an sur le seuil de France. Oui, c'est le seuil que je propose souvent et qui permettrait, parce que de répondre à des besoins professionnels, une société ne peut pas être fermée, ne doit pas être fermée. Aujourd'hui, 500 000 immigrés légaux, sans parler des illégaux, c'est insoutenable.
David Lissner, c'est Charlotte Dornelas, désormais qui a la parole pour vous parler d'un tout autre sujet. Allez-y Charlotte. La
justice des mineurs, vous avez plusieurs propositions concernant la justice des mineurs qui consistent essentiellement... à la durcir, abaissement de la majorité pénale à 16 ans, l'excuse de minorité vue comme une exception et non plus par défaut, la responsabilité des parents également. Pourquoi est-ce que pour vous c'est essentiel de durcir la justice des mineurs alors qu'elle existe déjà et qu'elle n'est déjà pas appliquée ?
C'est justement parce qu'elle n'est pas appliquée qu'il faut la durcir non seulement dans les textes, mais dans l'exécution des choses. D'ailleurs, comme toujours en France, on parle toujours du texte, il faut toujours parler de l'exécution des choses. Moi, c'est ce qui m'a frappé. La différence entre ce que je vis dans ma mairie ou ce que j'ai vécu en entreprise et lorsque je vois la politique nationale, c'est qu'il y a beaucoup d'annonces. de séquences, comme ils disent, même de théâtre. Et c'est une des motivations de ma candidature, d'ailleurs, pour répondre aussi à la question tout à l'heure. La toute première question. Oui, je suis un esprit dézel. Et c'est vraiment dans l'exécution des choses. Quand vous gérez une entreprise, vous tracez un cap, vous donnez des perspectives, mais votre temps, après 95%, c'est l'exécution des choses. Bref, pour revenir à... Si vous voulez, moi, j'ai vu monter cette... D'ailleurs, qui est documentée. Aujourd'hui, il y a eu des rapports sénatoriaux, il y a plusieurs rapports qui le démontrent. Cette violence juvénile qui est très grave, qui est très inquiétante, qui est très troublante. Il y a même un meurtre quasiment tous les deux jours par un enfant ou un adolescent entre 13 et 17 ans en France. Vous vous rendez compte du chiffre ? C'est plus de 120 par an. Donc, évidemment, la sanction fait partie de l'éducation. La sanction, il faut la renforcer pourquoi ? Pour deux raisons. La première raison, c'est de protéger la société. Donc les éléments les plus violents, récidivistes, quand le jeune Elias se fait tuer par des multirécidivistes qui ont été interpellés je crois 13 ou 14 fois, enfin vous vérifierez, c'est absolument délirant. Et que ces gens violents sont toujours en liberté, c'est incompréhensible. C'est pas ça l'état de droit. C'est pas l'impuissance du droit face à la violence. Ça ouvre la porte à tous les extrémistes que vous pouvez imaginer. C'est ça le problème. C'est cette impuissance publique qui est un problème majeur. Donc, vous vous souvenez, dans ma commune, cette dame dont le prénom est Angel, qui à l'époque avait 89 ans, s'est fait agresser par trois jeunes mineurs. Vous vous rendez compte qu'il y en a un des trois qui s'est bien comporté après, mais les deux autres, notamment, on les a réinterpellés 4, 5, 6, 7 fois depuis. qu'ils étaient censés être en centre fermé, et que ça s'appelle centre fermé, ils étaient dans les rues de Cannes, dont un qui conduisait à 15 ans une voiture, qui faisait des refus d'obtempérer, et qu'on retrouve sur des points de deal. Ce que je dis est purement factuel, ce n'est pas un propos de... Qu'est-ce que vous faites pour eux ? Ce que je veux dire, c'est que ça, c'est plus acceptable. Donc, que la réforme de la justice pénale des mineurs fait qu'entre le prononcer de la peine et l'exécution de la peine, il se passe un an. volontairement, pour que le jeûne ait une chance. Et pendant ces un an, c'est ceux qui assassinent Elias. Ce ne sont pas des faits divers, ce sont aujourd'hui des faits de société. Il faut bien l'avoir à l'esprit. Alexandra Martin, députée avec qui je travaille tous les jours. elle est à Cannes et elle est secrétaire générale de Nouvelle Énergie, a été une des premières à déposer un texte pour revoir le code pénal des mineurs, abaisser l'âge de la majorité pénale à 16 ans, réduire l'excuse de minorité, donc aujourd'hui qui est de 50% à 20%, mais surtout il faut derrière que dans l'exécution on crée un réseau d'établissements disciplinaires réellement fermés. Les mots ont un sens. C'est comme quand on vous dit, une OQTF, ça veut dire obligation de quitter le territoire. Et que vous vous retrouvez dans votre mairie, face à quelqu'un qui n'a pas le droit d'être là, qui est obligé d'être ailleurs, qui vous êtes obligé de marier. Tout ça, c'est plus possible.
Justement, vous disiez tout à l'heure, vous parliez, vous avez évoqué vous-même le fait de réconcilier l'éducation et la sanction. Et vous avez dit, la sanction est nécessaire, un, pour protéger la société. Et j'aimerais avoir le numéro 2.
Merci de suivre mon propos. C'était pour voir si vous m'écoutiez. Le numéro 2, c'est aussi pour sauver des gamins. Parce qu'un certain nombre, ce que je veux dire, c'est que la transgression... Attaquer une vieille dame dans la rue, dealer et tirer au mortier sur des policiers, ce n'est pas une transgression acceptable, évidemment. Mais ce que je veux dire, c'est que la transgression fait partie de l'apprentissage de la vie. Il faut être vraiment... avoir perdu la mémoire, être amnésique pour ne pas se souvenir que la jeunesse, c'est aussi de tester des limites. Donc, il faut qu'il y ait des limites pour les tester. Et la discipline, la sanction... va permettre de sauver quelques gamins. Certains, on ne pourra pas les sauver, donc il faut vraiment nous protéger d'eux. Mais les autres, il faut les sauver. Et c'est pourquoi, parallèlement à une politique pénale ferme, à la responsabilisation des parents, si vous voulez, si on a le temps d'en parler, on en parlera, mais aujourd'hui, je crois qu'au moins ça fait l'actualité, tant mieux. Mais ce que je dis depuis longtemps, on se faisait balayer d'un revers de main quand on parlait de ça il y a quelques temps, ce n'est pas si vieux que ça. Mais parallèlement, il faut aussi protéger les enfants des violences contre eux. Parce que je suis quand même frappé de voir la dégradation de la médecine scolaire par rapport à moi quand j'étais enfant. On paye plus d'impôts qu'avant, il y a plus de dépenses qu'avant, mais il y a moins de médecine scolaire. De savoir que dans une classe, quand vous rentrez dans une classe, vous avez au moins deux enfants, en statistique, qui sont victimes de violences sexuelles. C'est plus acceptable. Je suis en train de travailler pour proposer un grand projet pour l'enfance. qui passera notamment par deux choses. La protection contre les violences sexuelles. Je suis en train de rencontrer pas mal de spécialistes, d'acteurs associatifs aussi, de regarder ce qui s'est fait en Islande et dans d'autres pays, pour vraiment être beaucoup plus performant sur la détection des signaux faibles et la protection des enfants. Et deuxièmement, pour renforcer l'épanouissement, notamment cognitif. Et ça va être vital à l'ère de l'intelligence artificielle. On sait que sur les huit premières semaines de l'enfant, Les connexions cognitives, tous les neuropsychiatres vous le diront, permettent à l'enfant ensuite de développer des capacités à la fois de connaissance, d'acquisition des connaissances, mais aussi de bien-être avec les autres, d'empathie. Comme ça on aura des policiers empathiques pour répondre aux vœux du président de la République. Donc j'ai rencontré Frédéric Dumas, ancienne députée, qui fait un travail fantastique par la musique, sur ces techniques vraiment prouvées. Ce n'est pas n'importe quoi. Pour faciliter les connexions neuronales des enfants et des connexions positives, j'essaie de ne pas jargonner et de faire de la scientificité dont je n'ai pas les compétences. Et ça, je vais le mettre en place dans ma commune très vite. Et on va en faire un projet national. Vous voyez, on est au XXIe siècle. Donc bien sûr qu'il faut retrouver des fondamentaux, la discipline, l'instruction, le respect de l'adulte. Quand je veux dans une classe à Cannes, et croyez-moi, j'ai des classes dans des quartiers de l'île où, objectivement, on a beaucoup d'enfants de pauvres, d'immigrés, c'est quasiment 100% de certaines classes, mais les enfants, ils se lèvent parce qu'on leur a dit, ils sont mignons. Et s'ils retrouvent en phase 2, bien sûr, de l'écoute, de la compréhension, mais aussi de l'autorité. Il ne faut pas faire de faux jeunisme, il ne faut pas flatter, c'est ce qui me dérange dans la période actuelle. Je pense qu'on peut retrouver très rapidement un espoir pour la jeunesse. C'est intéressant
parce que vous présentez l'idée de la sanction dans l'éducation comme une chance pour certains de ces enfants. Par ailleurs, il y a une autre question que j'ai à vous poser, c'est que les victimes... de ces auteurs mineurs, de faits graves parfois, sont souvent d'autres mineurs. Comment vous expliquez la disparition des mineurs victimes, parfois d'autres mineurs, dans notre conception, généralement dans le débat de la justice des mineurs, qui se penche beaucoup du côté des droits de la défense, mais jamais de ceux de la victime qui sont pourtant souvent mineurs ?
Oui, je ne l'explique pas, mais c'est très juste ce que vous dites. J'ai des témoins. Hier matin, dans ma commune, nous parlions de ce que nous allions mettre en place pour encore avancer sur le périscolaire, mais pas que sur le périscolaire, sur la détection des violences. On parlait d'un phénomène qui est peu évoqué, c'est la violence entre enfants, qui est croissante. Est-ce qu'elle est croissante ou est-ce qu'on l'identifie mieux ? Je ne peux pas vous le dire encore, mais je n'ai pas la réponse à cette question. Notamment sexuelle,
d'ailleurs.
Vous voyez, je l'ai dit tout à l'heure, ce qui me distingue, c'est que je n'ai pas la réponse à toutes les questions.
21h45, on est sur CNUS et sur Europe, pas encore une
question. Une question sur les parents, justement, vous évoquiez la responsabilité des parents, comment mieux la déterminer et comment aider aussi en parallèle les parents qui s'avouent eux-mêmes dépassés et qui parfois conduisent leurs propres enfants à la gendarmerie ou au commissariat
rappeler que le rôle de l'éducation sont les parents. que le rôle de l'école, c'est l'instruction. Les mots ont leur sens. Évidemment, les deux sont liés parce que le fait de bien se tenir dans une école fait partie de l'éducation et les parents sont aussi des vecteurs d'instruction. Mais quand même, de rappeler, la première mission, c'est d'apprendre des savoirs. Et non pas des compétences, comme on le dit dans l'éducation maintenant. Je trouve que ce jargon de management est très révélateur d'une dérive. D'ailleurs, plus il y a le mot compétence, moins il y en a à la sortie. Ensuite, alors ça fait un peu... Je vais me réagir peut-être, mais ma grand-mère maternelle, mes cousins, cousines, mon frère m'écoute peut-être, mais elle était vraiment dans un milieu très modeste. J'invente rien. Elle avait neuf gosses. Et je peux vous assurer qu'ils avaient... Leur problème, c'était de manger. Elle a réussi à éduquer avec un grand-père qui était malheureusement très diminué, mais ses neuf enfants. Donc, peut-être que si les adultes se comportent moins en adolescent attardé, on rétablira la figure de l'adulte. Il faut évidemment écouter la parole de l'enfant, mais il faut aussi rétablir la figure d'autorité de l'adulte. Un élève, c'est quelqu'un qui s'élève. Pardonnez-moi de le dire. Quelqu'un qui s'élève, c'est-à-dire que c'est quelqu'un qui grandit physiquement et qui grandit moralement, mentalement. Et donc pour s'élever, il faut rencontrer un adulte. Alors ça paraît peut-être une évidence que je dis, mais je peux vous assurer que, et ça a commencé il y a longtemps, c'est pas que ces dernières années. Moi quand j'étais, pardon, j'ai quand même un âge confirmé, c'était déjà un peu n'importe quoi. J'ai fait toute ma scolarité dans le public, j'ai eu des super profs, etc. Mais enfin c'était l'époque de l'autodiscipline, on pouvait fumer en cours, etc. Ça a commencé dans l'année 70, le délire. C'est pas que récent, donc il va falloir reprendre tout ça en main.
Louis de Ragnel, désormais européen pour David Lissnard. Oui,
David Lissnard, en 2017, c'était Emmanuel Macron qui a incarné un peu votre positionnement d'aujourd'hui, de transformation. Vous voulez être désagréable. Non, pas du tout, pas du tout, justement, je vais aller jusqu'au bout de ma question. Mais c'est lui qui a incarné cette volonté de transformer le pays, de rationaliser les dépenses de l'État. Qu'est-ce qui fait qu'avec vous, ce serait différent et pourquoi est-ce que le résultat serait vraiment différent par rapport à la situation qu'on connaît aujourd'hui ?
Pardon, mais moi, je ne veux pas transformer la France. Je veux m'occuper de l'État. La France, elle est très belle en réalité. Vous voulez transformer son fonctionnement ? C'est très important. Les réponses que vous
faites à Charlotte montrent que vous voulez changer les choses.
Oui, ce qui relève de l'État. C'est un État qui s'occupe de moins de choses, mais mieux des choses dont il doit s'occuper. Qui ne m'explique pas la température de ma douche, comme le fait l'ADEME, ou si et combien de fois je dois laver mon calve-but, ou ma chemise, pardonnez-moi, ou qui subventionne la France, pays. qui s'endettent, et le pays qui a inventé des subventions d'État avec des CERFA pour réparer les chaussettes et les grippes. Là aussi, je n'invente rien. Ça paraît délirant, mais c'est vrai. Non, mais c'est important de le redire. Ensuite, deuxièmement, si vous voulez, je ne suis pas inspecteur des finances. Je ne suis pas l'énarque. Pardon, mais quand j'ai été maire de Cannes, tout le monde me disait « tu n'arriveras pas, vous n'arriverez pas à baisser la dette sans augmenter les impôts ». On a baissé la fiscalité 3,6 dans une ville qui a un taux de pauvreté supérieur à la moyenne nationale, qui a des quartiers politiques de la ville, une ville qui est historiquement pauvre parce que c'est une ville d'immigration pauvre depuis le XIXe siècle et qui a des quartiers riches et prestigieux, ceux qui ont une vision miplégique de Cannes. On a baissé la dette de 84 millions d'euros au moment où je vous parle. On a multiplié l'autofinancement. À un moment donné, c'est comme dans une entreprise. Vous cherchez à motiver les gens. Vous avez des objectifs comptables, mais vous ne faites surtout pas une politique comptable. Ce n'est pas comme ça qu'on gère un groupe humain. Vous créez une capacité d'entraînement. J'ai été salarié. J'ai été patron. Je pense que la capacité à comprendre comment fonctionne un groupe humain, c'est très important. C'est difficile à expliquer dans un discours politique, mais je n'arrive pas avec des tableaux McKinsey. Ce n'est pas comme ça que ça se passe dans la vie. En revanche, on peut obtenir des résultats quand on crée de la confiance. Vous savez, dans ma commune, il y a plein de gens. Mais ça a été vrai que quand je me suis occupé d'eau potable, je me suis occupé d'un syndicat d'eau potable, on a baissé le prix, on a augmenté le rendement, on a augmenté le... Enfin bon, je ne vais pas jargonner aussi, mais on a baissé l'indice linéaire de perte. On a eu l'eau potable aujourd'hui abondante, d'excellente qualité, 30% moins cher qu'à moyenne nationale. Ça fait sur des années. Donc c'est un travail méthodique. On va faire un moratoire sur les nouvelles normes. On va suspendre les surtranspositions européennes immédiatement. Dès que j'arrive au pouvoir avec l'équipe qui m'entoure, je nommerai un gouvernement commando. J'enverrai des gens qui partagent mes idées dans l'administration. On fera un vrai plan de management participatif. Il y a une multitude de talents en France, partout, y compris dans les administrations. On va les motiver.
Une autre question, David Lissnard, par rapport aux émeutes. On a entendu Emmanuel Macron qui dit en réalité, selon lui en tout cas, la responsabilité c'est celle du renseignement qui n'a pas vu venir le phénomène. Moi j'avais une question toute simple à vous poser. Est-ce que vous, vous avez les bons capteurs ? Est-ce que vous aviez vu ce qui allait se produire ? Il y a beaucoup de gens qui disent mais ça ne nous a pas surpris. En revanche, l'intensité des violences nous a surpris. Vous, comment est-ce que vous avez anticipé ? ce qui allait se passer ?
Deux choses. D'abord, la responsabilité, elle est toujours individuelle. La première responsabilité, c'est celle des casseurs. Ça, c'est sûr. Je vais vous répondre. Je ne vais pas esquiver la question. La deuxième responsabilité, c'est ceux qui ont soufflé sur les braises, notamment l'extrême-gauche. On ne peut pas taper sur l'extrême-gauche, ça a été un petit peu une facilité, etc. Ils ont une grave responsabilité, mais d'abord, c'est les gens qui arrivent, tu n'es pas obligé dans ta vie, quand tu vois un commerce ouvert, d'aller piquer ce qu'il y a dedans. Et c'est faire insulte aux pauvres que de penser que ce serait la pauvreté qui explique ça. Heureusement, l'immense majorité des pauvres ne vole pas dans les magasins. Troisième élément, il y a eu une défaillance de l'État. Ce serait bien malhonnête de penser qu'on avait anticipé l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges. Moi, j'étais très frappé par ça. Et donc, il ne faut pas d'hypocrisie. Je pense que personne ne l'avait dit attention, il y a un manque d'anticipation. Mais à la décharge des gens comme moi ou comme vous ou comme les autres élus, c'est que l'État nous disait qu'eux, ils avaient mis les dispositifs. D'ailleurs, je pèse mes mots, mais je pense qu'il faudrait une commission d'enquête sur le chiffre qui nous a été annoncé de policiers le samedi 17 et la réalité de policiers des forces de l'ordre. Parce que le 24, on annonce plus de 20 000 et pourtant ça n'a rien à voir. Je pense qu'il y a un plus gros delta de forces de l'ordre entre le 17 octobre et le 24 octobre. Et ça, ça mérite. Je pense que je serai parlementaire, je ne suis pas, mais je m'intéresserai beaucoup à ça pour savoir quand même s'il n'y a pas eu un petit peu un mensonge d'État sur ce qui s'est passé le 17 octobre.
Dernière question, David Lissnard. On parle en ce moment de la loi casseur-payeur. Tout le monde sait qu'a priori, elle ne passera pas les fourches codines du Conseil constitutionnel. Qu'est-ce qui fait qu'avec vous, si vous étiez président de la République, vous arriveriez à davantage sanctionner les casseurs, les pilleurs qu'on a vus le week-end dernier ?
Je vous invite à consulter, il a en ligne le discours sur les institutions et sur la façon de préserver, même de revigorer les vrais principes de l'État de droit. Si on a le temps d'en parler, on pourra en parler, c'est intéressant. Mais de ne plus accepter l'utilisation d'une notion dévoyée de l'État de droit dans l'impuissance publique. Donc il est évident... C'est une interprétation. Non mais il est évident que dire... que l'individualisation de la peine, qui est un principe essentiel en France, doit passer par le fait que le responsable de la casse soit l'individu lui-même, soit ses parents, s'il est irresponsable, c'est pas à moi de payer pour les gamins des autres, j'assume les miens, c'est déjà du travail, ils sont formidables. Donc soit je suis solvable et je paye, soit je ne suis pas solvable. Et donc on déduit de ce que je reçois de la société le montant de ce qui doit être payé. C'est, je le dis depuis des années, je ne vois pas en quoi ça peut être contraire à un principe constitutionnel, l'état de droit. Ça s'appelle du bon sens. Et la société... Vous avez le conseil constitutionnel qui est là et qui vous dit on censure. Qu'est-ce que vous faites ? La société n'a plus à subventionner ceux qui détruisent la société.
On est d'accord. Ma question est...
— Qu'est-ce qu'on fait du Conseil constitutionnel ? — Quelle sera la motivation du Conseil constitutionnel pour censurer une telle mesure ? Je vous pose la question.
— On les connaît. C'est l'individualisation de la peine. — Non, c'est pas du tout au contraire à l'individualisation de la peine. — Mais aujourd'hui, c'est les réponses qu'on a. — Non, non, mais c'est
très important. —
Et vous verrez probablement ce qui va se passer.
— La seule façon de censurer serait de renvoyer à une interprétation une fois de plus évasive... et maximaliste, et à mon avis dévoyé, du préambule de la Constitution. Moi, je vais proposer une solution toute simple, c'est que le préambule de la Constitution ne pourra pas être invoqué pour censurer une disposition légale, ou s'il est invoqué pour censurer une disposition légale, dans ce cas-là, le référendum arbitrera.
bien. David Lissnard, dernière question de Gauthier Lobrette. Oui. Et on parle du Rassemblement national. Absolument. On écoute peut-être d'abord le sonore de Eric Ciotti qui était au congrès de Reléant évidemment ce week-end et qui vous appelle à le rejoindre. Écoutez
-le. 'appelle solennellement aujourd'hui dans ce moment si grave pour notre nation. Mes anciens amis et collègues des Républicains, qui aujourd'hui se querellent pour être les figurants d'une défaite annoncée, à nous rejoindre. Alors,
justement, est-ce qu'Éric Ciotti n'a pas eu raison ? Est-ce que l'avenir n'a pas eu raison à Éric Ciotti ? Quand on voit les sondages, Marine Le Pen est loin devant et vous vous annulez l'un l'autre avec Bruno Rotaillot. Vous savez,
si le seul but dans une vie, c'était d'aller avec ceux qui sont loin devant, je serais allé avec Emmanuel Macron il y a quelques années, comme certains l'ont fait qui étaient à LR, ou je serais allé chez Marine Le Pen aujourd'hui. Je pense que le but d'une vie, c'est d'être bien avec soi-même. d'être aligné, je pense que c'est la base de la sagesse d'ailleurs, on le doit aux grecs anciens, d'être aligné entre ce que l'on dit, ce que l'on fait, ce que l'on est. Éric Chiotty, dont le programme de l'UDR, est très proche de ce que je dis. mais très éloigné du RN. Aujourd'hui, moi j'ose le dire ici. Sur
l'immigration et la sécurité. D
'accord, enfin sur l'économie, moi qu'on m'explique comment on va relancer la prospérité en France et réduire les dépenses avec la retraite telle qu'elle est proposée par le RN. Pardon, je n'y crois pas une seconde, j'ai écouté Marine Le Pen ici, je ne l'ai pas trouvé crédible sur ces questions économiques et financières. J'appelle Eric Chotty à me rejoindre, à se séparer du RN. J'appelle ceux qui sont partis chez M. Macron à me rejoindre. Moi, je resterai dans mes convictions parce que je crois qu'elles sont bonnes pour le pays. Le pouvoir n'est qu'une modalité. La finalité, c'est de redresser la France. Et on ne redresse pas la France avec du « en même temps ». J'ai très vite rejeté le « en même temps » macronien. Je n'accepte pas le « en même temps » du RN. Justement, comment vous qualifiez Marine Le Pen ? Vous aviez le droit à une question. Je ne sais pas, c'est ce que j'avais entendu en
tout cas. Elle a quelle étiquette selon vous ? Vous la classez où ? Elle est à droite ? Elle est socialement de gauche ? Moi, je la crois quand
elle dit qu'elle n'est ni de droite
ni de gauche. Mais elle n'est pas d'extrême droite. Vous n'êtes pas de ceux qui qualifient le RN. C'est-à-dire qu'il
faut définir l'extrême droite. L'extrême droite, c'est quoi dans l'histoire ? C'est l'antiparlementarisme. Je pense que ce n'est plus le cas du RN. D'ailleurs, c'est longtemps que ce n'est pas le cas. Et c'est l'antisémitisme. Elle s'en défend. Il y a eu quand même un petit soubresaut récent concernant le RN sur l'antisémitisme. Vous
parlez des révélations de la droite ? Oui. Vous croyez Mediapart ?
Je croyais. Si je crois en cas, c'est en Dieu. Je crois en
Mediapart.
C'est faux.
Il y a
eu
ce retour de cette évocation. Est-ce que pour vous, les accusations de Mediapart sont fondées ?
Je n'ai jamais, y compris quand ça a désigné quelqu'un de gauche, je ne suis jamais rentré dans le jugement sur des invocations. Je dis que ce thème est revenu. Non, une fois de plus, vous faites une association d'idées, vous faites un petit sophisme. Mais oui, acceptez la controverse. Ce que je vous dis simplement, c'est que ce thème est revenu à travers Mediapart. Après, Mediapart parfois dit des choses vraies, souvent dit des choses fausses. Ça veut dire, David
Lysnard, que vous...
Et surtout que les leçons des antisémitistes de Mediapart, qui eux, dont deux des journalistes ont été très proches des thèses antisémites, les ont parfois véhiculées, me fait sourire. Donc non, je ne crois pas à Mediapart a priori. Ça
veut dire, David Lysnard, que si Marine Le Pen était élue à l'Elysée, vous ne rejoindriez pas en aucun cas un gouvernement de l'Union Nationale, une coalition comme elle l'a proposée.
Non mais c'est non. Et je l'ai déjà dit comme ça a été long lorsqu'on m'a posé la question pour Emmanuel Macron à l'époque. Si vraiment elle gagnait, je lui souhaiterais de réussir. Vraiment, sincèrement, et ce n'est pas du tout une posture morale. Ce n'est pas une posture morale, c'est ça qu'il faut comprendre. C'est à chacun moralement d'estimer le parti. Je pense qu'aujourd'hui, la France vient de passer en richesse par habitant. C'est la première fois dans une histoire contemporaine, c'est très important, pardonnez-moi de le dire, en dessous de la moyenne européenne. Ce qu'elle propose est contradictoire. Je pense qu'il y a une forme d'ambiguïté préélectorale un peu habile, comme je l'ai vu chez Macron à l'époque. Monsieur Macron à l'époque, c'est tout. Donc, acceptez ça. Ce que je veux dire, c'est qu'on n'est pas obligé. Comprenez-vous bien les choses là aussi. Je ne suis pas candidat. pour un poste. Je viens pour faire le ménage. Je viens pour redresser le pays. C'est ça qui m'intéresse. Je viens pour redonner de la confiance à tous ces Français hors des écrans radars et médiatiques, des gens qui font, que je vois tous les jours et qui sont une magnifique France.
Il est 22h, on est sur CNews et sur Europe 1. David Nistard est notre invité. On passe au vrai ou faux. David Lysnard, c'est Agnès Verdier-Molinier qui nous rejoint, directrice de l'IFRA. Bonsoir Agnès, vous avez passé à la moulinette le programme économique de David Lysnard. Allez-y, c'est à vous.
Bonsoir David Lysnard, vous voulez tailler dans les dépenses publiques, faire le ménage, baisser les dépenses. Vous proposez dans votre programme 200 milliards d'euros d'économie d'ici 2032 et dès la première année 80 milliards d'euros d'économie. Est-ce que ce soir, vous pouvez nous détailler ces 200 milliards d'économies à la fois sur l'État, sur les dépenses sociales et sur les dépenses des collectivités pour qu'on ait une idée des masses d'économies que vous voulez faire sur l'État, sur le social, sur le local
La réalité de mon projet économique, c'est d'arriver en fin de quinquennat, et je voudrais encore proposer mieux, on est encore en train d'y travailler, on donne un chiffre en valeur absolue de 100 milliards, mais c'est 7 points de PIB. C'est-à-dire que si on fait 7 points de PIB, on est à 50%. On sera encore au-dessus de la moyenne européenne en dépenses publiques par rapport à la richesse produite. C'est très important ce que je dis, parce que le but c'est de recréer de l'activité et de... d'être à nouveau dans un cycle ascendant de prospérité, une courbe, alors ça fait un peu pompeux, mais de retrouver une courbe ascendante de l'affaire, alors qu'aujourd'hui on est dans un état qui surprélève toujours plus, qui baisse le moteur économique, donc qui baisse les recettes, alors qu'il prélève plus et qu'il étouffe l'économie, et c'est une spirale infernale, et les discussions budgétaires sont assez tragiques d'ailleurs de ce point de vue-là. Sur les 80 milliards de dépenses de la première année, l'enjeu est d'emblée d'aller dans ce qui peut être rapidement activé. Ce qui peut être rapidement activé, c'est évidemment les dépenses sociales qui sont aujourd'hui incompréhensibles. Par exemple ? Par exemple, les allocations non contributives à des personnes étrangères. Je pense qu'on est le seul pays qui donne de l'argent. à des personnes qui viennent d'ailleurs et qui ne contribuent pas. C'est d'un masochisme assez étonnant. Sur ce sujet, vous
faites combien d'économies, par exemple ?
On peut, dès la première année, être sur 2 ou 3 milliards sur ce sujet-là. Regardez tout de suite un moratoire sur les normes. Le CNEN ou d'autres organismes, certains disent que c'est trois points de PIB, je pense qu'on n'en est pas loin, mais on peut d'emblée, je le vois sur les collectivités par exemple, aujourd'hui on m'impose une augmentation de mes dépenses de 13 points en 4 ans de cotisation employeur pour alimenter une caisse, la CNRCL, dans laquelle l'Etat pioche chaque année. C'est délirant. C'est en milliards que ça se pèse. Donc l'enjeu, il est d'aller sur le social. Quand vous voyez qu'aujourd'hui...
Donc là, sur cette contribution, par exemple, il y aurait aussi des milliards d'économies à trouver ?
Bien sûr, oui. Je veux dire, c'est pas...
Donc les 80 milliards ? Si
vous voulez, il faut regarder les grosses masses d'abord. La grosse masse, c'est évidemment le social. C'est ce qui caractérise la France, puisqu'on est à plus de 900 milliards. C'est évidemment le plus gros volant. Donc sur ces 900 milliards, quelle est l'organisation qui ne peut pas faire 5% d'économie de fonctionnement ? C'est plus de 45 milliards, on est à 930 milliards. Donc c'est l'essentiel, il est là. C'est donc une non-indexation de prestations. C'est la suppression de certaines prestations. J'engagerai immédiatement... C'est un gel
total des retraites, un gel total des aides sociales... C'est pas un gel
total des retraites, c'est un gel des retraites de plus de 2200 euros par exemple. C'est par exemple sur l'allocation chômage. Aujourd'hui, il faut réduire. C'était la réforme qui avait été portée par Gabriel Attal et qui a été abandonnée à l'Assemblée. Vous me corrigerez, mais je crois qu'on parlait de 4,5 milliards d'économies sur cette réforme. Mais c'est
vrai qu'on sait que si on fait une année blanche, on a plutôt une trentaine de milliards d'économies. Et
c'est travailler en budget bas zéro. Il faut retrouver
80 milliards dès la première année. Je ne sais pas quelle est la première année. Est-ce que c'est 2027 ou 2028 ? Mais je pense qu'il faudrait aller peut-être plus loin.
Vous m'apporterez vos conseils. Je
regarde la question des emplois administratifs. Vous proposez de baisser les emplois administratifs de 33% à 25%. Et donc, vous dites que ça fait 400 000. Mais après, vous dites aussi que les 400 000, je vais les redéployer sur le terrain. À un autre moment, dans une autre interview, vous dites, je vais finalement ne pas remplacer les départs à la retraite. Alors, finalement, combien de postes publics allez-vous supprimer à l'horizon 2032 ? Combien pour l'État ? Combien pour les collectivités locales ? Combien pour les hôpitaux publics ? Et quel est votre objectif de nombre d'emplois publics en 2032 ?
l'objectif, je vais vous répondre sur les chiffres. Je ne vais pas... que ces visions-là, si vous voulez, elles sont absolument nécessaires parce qu'il faut donner des objectifs quantifiés. À un moment donné, autrement, ce n'est pas crédible. Sauf que dans la réalité... Vous gérez une dynamique humaine. C'est-à-dire que moi, quand je gère une entreprise ou quand je gère une mairie, je ne gère pas des tableaux Excel. Je ne gère pas un tableau Excel. Non, mais je gère une communauté humaine. Et
je sais
ce que j'ai fait dans ma mairie. Dans ma mairie, par exemple, je ne suis jamais arrivé en disant, voilà, on va réduire comme ça. Sauf qu'on l'a fait. On a réduit de 20% les effectifs. Si on regarde à périmètre constant, c'est une réduction de plus de 15%. Et c'est une réalité. Donc je l'ai fait. Je l'ai fait. Premièrement. Deuxième élément. Si vous m'aviez lu de façon plus exhaustive, et notamment dans la SIVA à la France, vous auriez constaté que j'ai dit, y compris chez une chaîne concurrente, la même d'ailleurs, que celle qu'on évoquait tout à l'heure, que l'objectif c'était 12% de baisse au moins. Ce n'est pas 400 000. C'est-à-dire que l'objectif, si vous baissez de 12%, vous êtes à peu près à 720 000 de mémoire. Vous le vérifierez. Pas supprimer. Non, alors, je vous explique. 700 000, c'est quoi ? 700 000, c'est-à-dire de suppression de postes administratifs. Les 35, c'était l'hôpital. Les 35, c'est 35 et on passe à 24. De postes administratifs. Et aujourd'hui, on a une grosse opportunité qui ne sont pas que les départs à la retraite. Je vais revenir aussi. Parce qu'il n'y a pas que les départs à la retraite. Et sur ces 700 000, l'idée, c'était, dedans, de faire, si vous voulez, trois tiers, mais ça aussi, ça se fait en se faisant. Ça ne marche jamais, les trucs McKinsey, ça ne marche jamais. C'est toujours dans l'action qu'on le fait. Si on retrouve de la confiance, ça va plus vite que prévu. Si on ne met pas de la confiance, ça va moins vite. C'était de dire, cette économie, dedans, il y a des agents qui reviennent sur le terrain. Si vous voulez plus de policiers, plus, surtout d'eux. D'ailleurs, les policiers, en fait, on en a assez. Ce qu'il faut, c'est qu'ils aient moins de tâches administratives.
Je vais vous
dire. Si vous voulez plus d'infirmiers, mieux payer, si vous voulez qu'il y ait des profs devant chaque classe, etc., il faut mieux manager. Première décision, une des premières décisions sera de nommer un DRH de l'État. Il n'y a pas de DRH. Il y a des directions des ressources humaines qui coûtent horriblement cher, jusqu'à 7% par direction. Mais il n'y a pas une personne responsable de l'organisation des ressources humaines dans l'État. Donc, là-dedans, c'est de dire, on remet... entre 200 et 300 000 fonctionnaires sur le terrain en plus, notamment dans les tribunaux. On manque cruellement de fonctionnaires, de greffiers, de gardes de prison, etc. Et
donc 400 000. Et un peu plus 400
000 suppressions.
Donc à la fin, il vous reste 300 000...
300 000 sur le terrain et 400 000 suppressions. C'est aujourd'hui les raisonnements que j'ai, mais de toute façon, ce que je ferai, parce qu'on est en train de travailler, y compris sur... Je veux démontrer le passage à la capitalisation, pardon, pour la retraite. J'ai vu que tout le monde la reprenait, tant mieux, parce que quand je parlais de ça il y a deux ans... Il ne fallait surtout pas en parler, on me disait de ne pas en parler, y compris à LR. Donc en décembre, je vous proposerai, je l'avais déjà bien énoncé au meeting de la mutualité en janvier dernier, la ventilation et l'organisation de cette réforme profonde des pouvoirs publics. Pour arriver aux
200 milliards, il va falloir faire beaucoup d'économie sociale.
Mais 200 milliards, ce n'est même pas assez en réalité.
En réalité, ce n'est pas assez 200 milliards d'économie. Mais sur la décentralisation, qui est un sujet très cher à votre cœur, vous portez cette idée de 50 provinces. de permettre une autonomie des établissements d'enseignement. Vous avez parlé beaucoup d'éducation ce soir. Et par exemple, sur l'éducation, avec votre décentralisation, seront embauchés les profs ? Par les établissements. Et
le financement public suivra le choix des parents.
Et donc ce sera géré par les communes, par les régions provinces, par l'État ? Et finalement, comme vous dites, quand je serai président, vous dites, j'augmenterai de 20% les enseignants. Est-ce que ce n'est pas un peu contradictoire de dire, je vais donner de l'autonomie, les établissements pourront choisir leurs profs, les embaucher, etc. Et en même temps, vous dites, du haut de votre centralité, j'augmente tout le monde de 20%. Est-ce que ce n'est pas contradictoire ?
Pas du tout. Ce qui est contradictoire aujourd'hui, c'est de penser que le système actuel est performant. On l'a vu lorsque le ministère a annoncé.
Ce n'est pas ce que je pense, je n'ai pas dit que c'était performant.
Oui, un petit peu quand même, parce que votre raisonnement, il reprend tous les items de Bercy. Ah bon ? Oui, y compris quand vous évoquez les collectivités. Ce qu'il faut, c'est associer les habitants à la dépense. Ce qui fait qu'on paye plus d'impôts qu'ailleurs, qu'il y a plus de dépenses et qu'il y a moins de performances. C'est qu'on a déresponsabilisé, qu'on a recentralisé. On l'a bien vu sur l'éducation, quand un ministre, après des émeutes, dit « je vais affecter 3000 profs ». C'est uniquement dans les lycées. Mais où était-il ? Que faisait-il ? On se rend compte d'ailleurs que ce n'est pas possible, etc. Ce que je veux vous dire, c'est que la gestion par établissement est bien plus performante que la gestion centralisée. Et que cette gestion par établissement doit se traduire par une baisse de l'absentéisme. Colossal, il y a un absentéisme très élevé. Parce qu'il n'y a pas de sens d'émission. 15 milliards
d'euros aux dépenses publiques. Rien que l'apprentissage sur l'ensemble des fonctions publiques. Donc
il n'y a pas de fatalité à ce que nous ayons plus de dépenses publiques qu'ailleurs en France. à ce que nous ayons un des budgets d'éducation les plus élevés de l'OCDE, et à ce que les professeurs
aient des salaires qui soient les moins parmi... Mais finalement, vous n'avez pas totalement répondu.
Mais si, je vous réponds totalement. A ce qu'ils soient parmi les moins... C'est
l'établissement qui va dépenser... Je
ne peux pas totalement vous répondre si vous ne me laissez pas terminer mes réponses. Non,
mais c'est l'établissement qui va embaucher,
mais
qui va donner l'argent à l'établissement pour embaucher ?
financement public, parce qu'il faut garder une autorité de l'État sur un tronc commun.
Donc ça reste l'État ? Non,
un tronc commun. Un tronc commun de l'enseignement. Et comme dans d'autres pays, comme la Suède d'ailleurs, vous allez voir où là c'est les communes, d'autres c'est la région, etc. Mais moi je pense que ça peut être l'État, qu'importe. Le tout c'est que l'argent suive le choix des parents et du chef d'établissement. Et qu'ensuite les établissements aient une possibilité de recruter. Ce que je propose pour aller jusqu'au bout du geste, c'est que les enseignants actuels choisissent leur statut, ce qu'ils ne peuvent pas faire aujourd'hui.
Et
que les nouveaux enseignants soient recrutés. Ils
choisissent leur statut. Donc vous n'embaucherez pas ce contrat. Les
enseignants actuels qui sont aujourd'hui fonctionnaires puissent devenir contractuels.
Avec les avantages d'inconvénients. Et
les nouveaux seraient contractuels.
Ce qui permettra à partir
d'une répartition. équitable cette fois-ci, qui correspond à la performance des établissements choisis par les parents. C'est ce que Milton Friedman a théorisé merveilleusement bien et qui a fonctionné partout où ça a été appliqué, d'avoir un financement commun et ensuite c'est chaque établissement qui choisira son mode. d'organisation. Et
ça change tout. Donc tous les nouveaux entrants ne seront pas forcément contractuels pour les professeurs. Et par exemple, si vous embauchez... Si, les nouveaux entrants seront contractuels. Tous contractuels, ok. Et si vous embauchez au niveau des espaces verts dans une collectivité locale... Mais ça n'a plus aucun sens
qu'ils soient fonctionnaires.
D'accord, vous embaucherez que des contractuels et dans les hôpitaux publics.
Mais on peut même externaliser ces prestations.
Et avec des délégations de services publics, par exemple. Oui,
alors ça ne marche pas à tous les coups. Et après, ce
sera la confrontation. L
'expérience peut
l'approuver. C'est très important ce que je vais vous dire, je vais m'approuver. J'avais quelques a priori. Le gros problème, plus que le statut, c'est le monopole. Dans ma mairie, j'ai réinternalisé des prestations, alors que c'était contre-intuitif pour moi. Pourquoi ? Parce que les agents m'ont dit, c'est eux qui me font maintenant les plans d'investissement, etc. qui m'ont dit, cette prestation-là, nous, si vous nous payez plus... L'économie sera de temps et on partage l'économie. Il y a une partie de l'économie qui va pour les contribuables, c'est-à-dire pour le budget de la commune, l'autre pour le système de primes, etc. Mais même dans votre commune,
vous n'embaucherez plus que des contribuables aussi.
Mais ça dépend sur quoi. C'est pas moi qui décide le statut. C'est pas si clair. Ah non, non, mais je veux réserver le statut de la fonction publique aux fonctions régaliennes. Et donc dans les communes,
ce sera comment ?
C'est ça, pas du régalien. Donc ce sera que du contrat. Comme dans tous les pays du monde. Mais dernière,
dernière petite question sur la taxe foncière. C'est
très
différent. Et une réponse. Mais vous proposez la taxe foncière à la valeur vénale du bien. Oui. Est-ce que ça veut dire que les taxes foncières de nos compatriotes vont très largement augmenter ? Ça
dépend.
Ah oui ? Mais est-ce que vous pourriez leur donner des exemples
? Non, là, je ne peux pas vous en citer comme cela.
Mais
ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, le système de la fiscalité locale est complètement absurde. L'État a recentralisé la fiscalité, les prélèvements obligatoires sont toujours les plus élevés, et les déficits publics s'est creusé, puisqu'il s'est mis une balle dans le pied avec la suppression de la taxe d'habitation. Les locataires sont perdants parce que les propriétaires sont surfiscalisés, donc il y a de moins en moins de biens sur le marché et les loyers sont plus élevés. Ceux qui proposent le blocage des loyers font qu'il y a encore moins de biens, donc ils plantent le système. Donc il faut évidemment responsabiliser,
il
faut la subsidiarité. La Suisse marche mieux que la France.
La Suisse marche mieux que la France. Pour vous, le propriétaire, ça va faire une grosse augmentation. Non, mais non, c'est ce que vous dites. que les propriétaires bailleurs puissent faire payer par leur locataire la taxe foncière. Ce que vous dites est péremptoire.
Vous regrettez la taxe d'habitation. Ce que vous dites est péremptoire. Non, pas du tout. Non, non, ce que je veux vous dire, c'est qu'il faut rétablir de la liberté fiscale et de la justice fiscale et de la responsabilité fiscale locale. Il faut que le maire puisse être jugé sur sa capacité à ne pas trop prélever. Donc vous remettrez en place la
taxe d'habitation. Donc il
faut un impôt universel, résidentiel. Ça, je l'ai toujours dit. Parallèlement à une baisse de la fiscalité nationale, à la fin, il y aura moins de prélèvements obligatoires, il y aura moins d'impôts à la fin. Et surtout, on peut très bien imaginer... Un foncier sur une valeur vénale, mais capé. C'est-à-dire qu'il n'y ait pas d'augmentation. C'est plus rassurant
déjà.
Mais je l'ai dit dix fois. Je vais baisser la fiscalité. Le problème de la France, c'est qu'il y a trop d'impôts. Je ne sais pas qu'il n'y en a pas assez. Mais pourquoi il y a trop d'impôts ? Parce qu'on a enlevé le contact entre celui qui décide l'impôt et celui qui le paye. En tant que maire, il y a 15 ans, vous démontriez à tout le monde que vous ne préléviez pas plus d'impôts. Moi, je les ai baissés les impôts dans ma commune, mais qu'importe. Aujourd'hui... Être un bon maire, c'est aller taper l'État puisqu'on nous a mis sous perfusion du malade. Ce système est dingue. Je veux changer totalement le système et pas simplement faire des ajustements de fiscalité. C'est une révolution par la liberté locale. Et
l'invité d'Objectif, Élysée 2027. Merci beaucoup Agnès Verdier-Moligny. On passe à la confrontation. voici sur le plateau Pierre de Villeneuve et Franz Olivier Gisberg, écrivain plume libre qui tentera de dresser un portrait de vous. Mais on commence par Pierre de Villeneuve. Bonsoir Pierre.
Bonsoir Laurence, bonsoir David Lysnard. Bonsoir. Il y a beaucoup été question de contenu. Je vais vous parler du contenant. Je vais vous parler de la méthode Lysnard qui est beaucoup commentée en ce moment. Apprenez
-moi des choses. Oui, je lis beaucoup de choses. Vous êtes arrivé un
peu, il faut le dire, comme un challenger avec votre image, fils de petit commerçant. Vous jouez un peu l'image du boy next door en bon français. Et les Français veulent un homme d'État, ils veulent un De Gaulle. D'ailleurs, ils ont vu le film, le diptyque de De Gaulle, ils veulent un Pompidou. C'est pas un peu tout l'inverse que vous proposez
je sais pas. Je comprends pas votre question. Moi, je suis un Français, vous dites les Français veulent. Mais qui vous autorise à dire les Français veulent ? Les Français, ce que nous voulons, en tout cas, moi, ce que je veux comme Français.
Et ceux
qui me rejoignent, c'est qu'ils veulent voir l'État qui soit enfin chefé, la société qui soit plus libre. qu'on nous foute la paix sur ce qui relève de notre vie privée, qu'en revanche, on arrive enfin à rétablir de l'ordre dans la rue, de l'ordre dans les comptes et à l'école. Donc ils s'en fichent du contenant ?
Non,
pas du tout. Mais je trouve presque inconvenant d'estimer que quelqu'un qui vient du commerce n'ait pas la stature. Pardon, quoi, mais si vous voulez que... Donc la France
des énarques, la France
des... Mais à ce moment-là, supprimons les élections. Mais d'ailleurs, c'est ce que beaucoup qui se présentent ne comprennent pas. Ils se disent, je ne comprends pas, j'étais à l'ENA, j'ai fini meilleur qu'Emmanuel Macron. Et il m'a eu deux fois, il a été élu. Faites un concours de l'ENA, et puis voilà. Mais ce qui est devenu obsolète aujourd'hui par l'intelligence artificielle, c'est vraiment ça. C'est l'ENA. On n'en a plus besoin maintenant. On a des IA qui sont bien plus performantes pour avoir réponse à tout. On va
parler d'IA tout à l'heure.
Margaret Thatcher, qui venait de la quincaillerie de commerce, elle n'était pas si mauvaise chef d'État que cela. Monsieur Schroeder, qui avait un autre parcours en Allemagne, un social-démocrate. Heureusement que tout le monde, hélas, n'est pas de Gaulle. Les observateurs
analysent aussi l'agenda. C'est comme ça qu'on a appelé votre méthode sur les réseaux sociaux, des pastilles vidéo. C'est des exemples très concrets sur la vie de tous les jours. Vous dites par exemple qu'à Cannes, on a dû installer des bouées pour des questions écologiques et qu'après, l'administration fiscale est venue vous chercher parce que sur les mêmes bouées, il y a un droit et donc il a fallu vous taxer. J'ai bien pire comme exemple depuis. Celui-là me reste en tête parce que je trouvais que c'était vraiment shadowkien. Instagram, Twitter, ça cartonne. Mais est-ce qu'on dirige la France ? en montrant des pastilles Instagram et Twitter Non.
ne dirige pas la France en montrant des pastilles Instagram et Twitter. En revanche, on peut arriver à gagner des élections en se faisant connaître et en contournant l'Omerta, en contournant le système endogamique parisianiste par le terrain.
Donc vous dites que c'est juste le meilleur facteur ? Et par les réseaux.
Pourquoi il y a eu une... Les observateurs n'ont pas bien compris. Au début, ils disaient « Bon, en parlant de moi, de toute façon, il ne pourra pas faire un meeting, il n'aura pas de moyens, il ne sera pas là, etc. » « Tiens, il est là, mais il encombre, qu'est-ce qu'il fout là ? Il n'a même pas été ministre, etc. » Donc, moi, je vais organiser ma stratégie. Vous parliez du général de Gaulle. Le général de Gaulle, il parle à la radio. Je pense que le général de Gaulle, face au nazi, il aurait utilisé Twitter, enfin X ou Instagram. Il utilisait les moyens de son époque. Il était un des premiers à utiliser la télévision. Donc aujourd'hui, on est une époque où il y a les réseaux sociaux. Ça apporte parfois le pire, mais aussi le meilleur, la liberté. Ça contourne un peu ce qui est établi. Et pourquoi ça a autant pris ? Pourquoi ça s'est traduit par un nombre d'adhésions record ? D'ailleurs, je vais faire une proposition, si vous le souhaitez, là-dessus, dans quelques secondes. Mais pourquoi ? Parce qu'il y a eu un travail de terrain. Je laboure le terrain depuis des années. J'ai fait plus de 82 départements. Les mêmes qui me disent aujourd'hui, regardez, c'est une bulle, c'est les mêmes qui me disent, mais enfin, monsieur Lissnard, on ne fait pas de la politique comme ça. Aujourd'hui, au XXIe siècle, si vous vous faites connaître, faites plus de médias. Je dis, oui, pourquoi pas, mais je n'habite pas à Paris. Et puis, il y a le temps de parole. Enfin, à chaque fois, on me sort ces trucs-là. Que vous dire ? Moi, j'utilise les moyens. Ma proposition, c'est que je propose à tous les partis politiques, tous, sont aujourd'hui dans la course, de choisir un huissier, on peut choisir le même, et de faire venir constater, mais c'est très sérieux, le nombre d'adhésions, des vraies adhésions, quelqu'un qui a payé avec les adresses, les listings, qui peut vérifier de façon aléatoire, etc., à jour de cotisation dans les partis politiques. Je le propose parce que j'en ai assez. De dire, ah, ils déclarent qu'ils ont plus de 80 000. Oui, nous serons là dans quelques heures à 90 000 adhérents payants. C'est faible à l'échelle d'un pays, mais nous sommes le deuxième nouvelle énergie et le deuxième parti politique de France aujourd'hui. C'est une réalité. Mais vraiment, c'est très sérieux. Parce que je propose aux partis communistes, aux partis socialistes, à LR, qui a d'autres horizons, Renaissance, le RN et les filles. Donc
une sorte de fact-checking. Oui. Et s'ils
ne le font pas, moi, je le ferai. J'inviterai la presse. Vous me direz des huissiers à Paris qui sont des gens sérieux. Ils sont forcément sérieux tous. On parlait
de liberté à l'instant. La liberté, c'est intéressant parce qu'il y a la liberté et le libéralisme. Ça, le libéralisme, ça ne fonctionne pas. Il y en a qui ont essayé, souvenez-vous Alain Madelin. 2002, il arrive au premier tour avec 3,9%. Alors, est-ce qu'il ne faut pas faire preuve plutôt de pragmatisme que de libéralisme ? Est-ce que c'est votre caillou dans la chaussure, David ? Non, mais là aussi, vous... A chaque fois que je vous pose une question, vous me dites... Non,
parce
que vous
enfermez dans des... C'est vous qui êtes agaçant, vous enfermez dans des tiroirs. Je veux bien être agaçant. Vous enfermez dans des tiroirs, c'est-à-dire que... C'est pour mieux les ouvrir. Vous parlez du général de Gaulle. Qui a fait la politique qui a le plus libéré le pays de ce qui... C'est le plan RUEF avec Antoine Pinet en 1958. 330 ordonnances. Vous vous rendez compte qu'il y avait un déficit public qui était de 6%, plus élevé qu'aujourd'hui, quand en un an, ils redeviennent excédentaires. Je crois que M. Gisbert, d'ailleurs, s'est intéressé à la question. Je dis ça parce que je vois bien qu'on veut enfermer dans des mots en isme, etc. Il y a un mot en isme dont je me revendique. 'est le réalisme. Aujourd'hui, dès que vous... Pardon, mais moi, c'est vrai, je vois des socialistes partout. C'est peut-être pas logique, mais j'en vois au RN, j'en vois à Horizon, j'en vois même à LR, j'en vois bien sûr... Je ne leur en veux pas, les socialistes, ils portent une doctrine, ce n'est pas la mienne, mais je les respecte profondément. J'en vois bien sûr très à gauche, etc. C'est pour ça que la singularité de ma proposition, elle est dans ce changement radical à l'écart d'une matrice qui consiste à chaque problème à proposer un impôt, un chèque, une interdiction. Moi, je vais rompre avec ça. Alors, mettons les mots qu'on veut. La pensée libérale est très belle parce que c'est ce qui a permis... à l'individu d'être souverain, c'est ce qui a permis de reconnaître un État régalien qui protège les libertés. C'est plutôt pas mal, c'est plutôt une belle pensée. Mais je ne vais pas me laisser enfermer dans ce tiroir, c'est pourquoi je vais vous taquiner un petit peu. Merci
Pierre De Villeneuve. Maintenant nous passons à Face à Fog. On entre en terre inconnue. France, les légitaires, allez-y.
Bonjour David Lysna. Bonjour. Bête qui monte. Alors dites-moi, vous êtes en train de nous faire une Macron là, c'est quoi ? Ça vous prend, vous aussi.
C'est quand même
terrible. C'est le type qui vient de l'extérieur, de nulle part, et qui dit qu'il va tout changer. Il y a un petit problème quand même. En quoi ? Un problème juste de légitimité. Si on peut avoir des réponses courtes, puis je ferai des questions courtes. Oui,
mais... Il venait de nulle part. Il venait du gouvernement du président François Hollande. Il venait de l'inspection des finances. Il n'était pas prévu. Il n'était pas dans la course. C'est autre chose. Mais il venait de l'inspection des finances. Vous c'était quelqu'un du serraille. Alors, quelle était la question à part ça ? La
question, oui, je vous demande si vous vous sentez plus légitime. Parce qu'au fond, les Français, est-ce qu'ils ne vont pas se dire à un moment donné ? On s'est déjà fait avoir une an. Par un homme providentiel, on va prendre un deuxième.
Moi, je récuse cette notion d'homme providentiel. Je pense qu'un président de la République ne peut réussir aujourd'hui que s'il crée un élan civique. Que si c'est chaque Français qui est une femme et un homme providentiel. Que si on libère les capacités de création du pays. C'est totalement différent. Et ça, c'est très important, même dans ma façon de raisonner. Je me suis posé la question de la légitimité de ma démarche. Moi, j'ose le dire. Et le système, sans arrêt, vous dit, mais est-ce que vous êtes légitime ? Et vous avez le complexe ? Oui, je l'ai eu. J'ai l'impression un peu. Je l'ai eu, je l'ai eu. Vous avez des doutes, même ? Oui, bien sûr, j'ai des doutes. On me dit, il ne faut jamais dire que tu as des doutes. Bien sûr qu'on a des doutes. C'est une démarche tellement difficile. Le pays est dans une situation difficile. Mais c'est toujours... Tout simplement le fait de dire mais qui suis-je pour parler à des millions de personnes et de dire qu'ensemble on va redresser le pays. Mais si je le fais, c'est parce que j'ai acquis la confiance, la conviction profonde que les ressorts... renouveau du pays, ils sont vraiment dans la libération, alors ça fait un peu formule, mais des énergies du pays, je crois profondément. Justement, je ne veux plus accepter cette espèce de système qui
nous
enferme.
Mon petit doigt me dit que vous avez un petit problème quand même avec vous-même, c'est-à-dire que vous ne devez pas vous aimer beaucoup, d'ailleurs, c'est un trek à Bruno Retailleau, un certain nombre de personnalités qui ont fait beaucoup de choses pour la France. Je ne sais pas, changer de petit doigt, non, je ne sais
pas, je suis incapable. de répondre à ça, non ? Vous avez des complexes ? Non, je n'ai pas des complexes. Je me suis posé la question dans cet univers politique. Au départ, vous savez, vous arrivez là-dedans, vous n'êtes pas de cet univers. Donc vous singez un peu le truc. Vous essayez de répéter des choses. Et puis après, vous vous libérez. Et maintenant, je me sens totalement libéré. Donc vous vous aimez, alors ? Je ne sais pas répondre à ça. Je ne sais pas répondre à ça. Non, je ne sais pas répondre à ça. Pour moi, ce n'est pas important. Je ne sais pas répondre à ça. J'ai été court
dans la réponse. Je ne sais pas répondre à ça. Je vais essayer de poser des questions idiotes de journalistes. Réponse courte, ça demande des réponses courtes. Qu'est-ce que vous êtes ? Renaud ou Peugeot Mozart ou Céline Dion ? 504 coupées, c'est mon rêve. Un jour, je voudrais avoir une Peugeot 504 coupées. Vous n'êtes pas le seul. Mozart ou Céline Dion ? Mozart. TF1, France 2
? C'est parce que ça coûte moins contribuable. Côte de
bof ou salade frisée aux œufs mollets ? Côte
de bof, évidemment, mais j'ai un grand faible pour les œufs. Zemmour ou Knafo ? Knafo, oui. Mélenchon ou Le Pen ? C'est quoi la question ? Qu'est-ce que vous préférez ? Je lui ai dit que je voterais contre tout candidat face à Jean-Luc Mélenchon. Voilà. Donc j'espère voter pour moi, si je fais face à lui. Donc c'est Mélenchon-Le Pen, c'est le... Ah ben je voterai Le Pen contre Mélenchon, mais comme je voterai... Je suis même prêt à voter pour un macroniste face à Mélenchon. Vous voyez, je porte l'audace.
Mais ça va la moins. Il y en aura vraisemblablement pas au second tour. Alors, le questionnaire... Peut-être que je voterai pour moi contre Marine Le Pen aussi. Vous vous souvenez de ce questionnaire absolument incroyable, merveilleux. On pose des questions. Bon, je vais... Je vous pose quelques questions, je prends quelques questions dans ce questionnaire. Votre vertu préférée vertu préférée ? Oui.
C'est une vertu peut-être théologale, mais c'est l'espérance.
qualité que vous préférez chez un homme ou une femme ? La générosité. Chez un homme d'État ou une femme d'État ? Le courage. Qu'est-ce que vous auriez voulu être d'autre
'aurais adoré être chef d'orchestre, j'aurais adoré être footballeur et marquer le but, ressentir folie du but libérateur en finale de Coupe du Monde. Comme le papa, quoi. Oui, mon père n'a pas joué la finale à la Coupe du Monde. J'admire les gens qui exercent un art au plus haut sommet. Je suis très admiratif des artistes, des gens qui créent, des gens qui arrivent à interpréter la discipline. Ma mère était danseuse classique, la discipline de la danse, la maîtrise d'un instrument, des gens qui créent. Je trouve ça prodigieux, fabuleux.
Vous êtes héros dans la fiction ? Il y en a une somme.
San Antonio, Bob Moran, Astérix. Héros dans l'histoire Philippe Auguste. Bouvines, Périclès, De Gaulle, Pompidou, j'ai co-écrit un
livre sur Pompidou. Oui, mais pourquoi pas De Gaulle ? Pourquoi on passait comme
ça ? De Gaulle, parce que ça n'en a pas parlé tout à l'heure, merci. Voilà, Churchill. Je l'ai remarqué. Churchill, oui. Oui, oui, Churchill, oui. Fascinant, Churchill. Qui a peint l'hôtel de ville de Cannes, figurez-vous. Qui venait peindre à Cannes. Ah oui, partout. Le Nobel de littérature. J'ai adoré
la Côte d'Azur. De Gaulle aurait dû avoir le Nobel de littérature aussi. Ah oui, très bon. Très bon écrivain. Et le don de la nature que vous aimeriez avoir ? Un don de la nature ? Oui, le don qui vous manque. Vous parliez tout à l'heure. La patience. C'est un don de
la
nature. La patience. Je ne sais pas si c'est un don de la nature. Et puis, juste pour terminer, les personnages historiques que vous détestez le plus ? Ceux qui ont voulu faire notre
bien malgré
nous.
par exemple ? Pol Pot, Staline, Robespierre, ceux qui, au nom du bien, n'ont pas compris que la vertu, la morale, qui est forcément en politique, n'était pas que dans l'affichage d'une finalité, elle est dans les modalités. La vertu est dans les modalités. C'est très important de le saisir. Et d'ailleurs, c'est toute la question que pose l'utilisation de la robotique et de l'intelligence artificielle.
Alors justement, c'est la transition. Merci messieurs. On passe au dernier mot. Vous venez de publier chez Fire David Lysnard les robots, le pape, l'IA et nous avec Romain Marcilli. L'IA, elle s'invite dans nos vies, elle balaye le monde du travail, les études. Vous dites que l'IA, ce sera ce que nous aurons le courage d'en faire. Qu'est-ce que vous proposez sur l'IA ? Est-ce qu'il faut la contrôler ? Est-ce qu'il faut la maîtriser ? Parce qu'après, elle a une question à vous poser, l'IA.
J'essaie d'apporter les réponses dans le livre avec Romain Marcilli, mais ce qui est sûr, c'est qu'on ne contrôle bien que ce que l'on produit. Donc nous devons absolument être des producteurs. Non seulement d'IA, mais de robotique. Le grand marché mondial va être la robotique. On l'évalue à 250 milliards que pour la France en 2050. Cinq fois les hydrocarbures. On a des champions de la robotique, on en évoque quelques-uns dans le livre. Et donc il faut le maîtriser. La régulation ne suffit pas. En Europe, on a inventé le code de la route, mais on ne fait pas de bagnole si on faisait une métaphore sur l'IA. Deuxième élément, la machine augmentée peut élever l'homme. mais elle peut aussi l'écraser, l'abaisser. Et donc, là-dessus, la question essentielle qu'il faut se poser, c'est qu'elle va être... La discipline intérieure, comment allons-nous pouvoir acquérir, et notamment pour nos jeunes, une discipline intérieure qui nous permet de nous élever ? Et d'où la nécessité, non seulement de maîtriser toutes les IA, de savoir orchestrer les IA, ça c'est indispensable, mais avant tout de décoder le monde. C'est pour ça qu'à Cannes, on a mis en place des cours de philo dès la maternelle, de grec, de latin, d'étymologie. Autant il faut utiliser l'IA, et l'IA va nous apporter une espérance fantastique en matière environnementale, écologique. C'est vraiment exceptionnel, contre la maladie, contre le cancer. Mais la technique n'est pas un progrès en elle-même, elle est un progrès lorsqu'on lui donne une connotation morale de progrès. Donc il va falloir, à l'école, sanctuariser des enseignements sans IA, sans machine, pour renforcer l'élévation cognitive. des jeunes. Je trouve que c'est passionnant.
Allez, Lia a une question à vous poser. Écoutez. Alors, qu'est-ce que vous lui dites ?
Non, c'est vous qui vous trompez parce que l'IA se trompe encore. Heureusement. Pour une raison simple, c'est qu'il ne s'agit pas d'être contre la régulation de l'IA. Il s'agissait de dire que l'on ne pourrait pas maîtriser l'IA et avoir une ambition française et européenne si on se contentait de réguler parce que cette régulation plante nos entreprises. C'est pour ça qu'il faut de la capitalisation d'ailleurs par la retraite pour pouvoir apporter des fonds aux entreprises et que les entreprises puissent se développer en France, robotique et IA. Par exemple, il est évident qu'on doit avoir une obligation de transparence algorithmique et ça, ça doit être une règle. Il y a des règles qui doivent accompagner l'IA, mais ce sont des règles qui doivent être des règles d'abord internationales et qu'on ne se contente pas de dire, en jouant sur les peurs de surcroît, on va réguler, se contenter de réguler. Je n'ai jamais été pour l'anarchie de l'IA, ce n'est pas du tout le sujet. C'est de dire qu'aujourd'hui, la réponse doit être dans la science. On doit chercher des modèles à la frontière, pour en parler pendant des heures, mais il y a un livre que je vous invite à acheter. Il est très bien, il est faillard, ça tombe bien.
Allez, le dernier mot, vraiment le dernier mot. Qu'est-ce que vous voulez que les téléspectateurs et auditeurs retiennent de ce que vous nous avez dit ce soir, David Disnard ? Un mot, pas une phrase.
C'est que nous avons tout en nous pour devenir propriétaire de notre vie et à nouveau propriétaire de la France. Et que la France soit propriétaire de son destin.
Merci beaucoup David Lisna. Dans un instant c'est Gauthier Lebrecht qui nous attend sur CNews pour 100% politique, sur Europe 1, Maël Hassani. Dites demain à 8h10, notre invité c'est Bruno Retailleau. Vous avez un petit mot à lui passer ?
lui souhaite une bonne interview et... Un
petit message, non ?
Qu'il participe à la dynamique que nous créons.
Et à la primaire que vous lui proposez ? A la
primaire.
Allez, merci beaucoup, bonne soirée à vous et à demain matin.
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