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7h, 9h,
Europe 1 Matin.
7h23, bon réveil. Merci d'avoir choisi Europe 1 Matin avec Alexandre Lemaire jusqu'à 9h. C'est l'heure de retrouver Laurent Tessier.
Votre édito, bonjour Laurent. Bonjour à tous. Rédacteur en chef de l'émission Pascal Proévoud, de 16h à 18h sur Europe 1. Vous nous parlez ce matin des réseaux sociaux, car pour Emmanuel Macron, ceci... abîment la démocratie.
Oui, Emmanuel Macron était en visite à Marseille hier après les violences, les pillages qui ont frappé la ville, notamment le samedi 17 octobre. Et le président de la République a pointé du doigt le mauvais rôle des réseaux sociaux.
Est-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette affaire ? À coup sûr. Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties. parce qu'ils polarisent, parce qu'ils créent une espèce de sidération devant les scènes de violence, parce qu'ils sont pour certains des instruments de mobilisation du
pire. Oui, la dangerosité de ce que l'on peut voir est réelle des scènes de violence, des appels à la haine. Mais ce qui me dérange, c'est que cette phrase vient d'Emmanuel Macron. Je trouve ça un peu fort de la part d'un président youtubeur, tiktoker, qui se sert bien des réseaux sociaux quand ça l'arrange pour faire sa communication. L'an dernier, le 9 février, il avait posté une vidéo avec des faux montages le concernant, réalisés avec l'intelligence artificielle, notamment en danseur des années 80.
Je fais cette petite vidéo.
Et quand il s'agit de faire de la communication relayer la bonne parole, là, aucun problème. L'exemple le plus parlant. Hier, Emmanuel Macron déclarait à la mi-journée que les réseaux sociaux... abîmait notre démocratie. Et au même moment, quasiment, le Premier ministre Sébastien Lecornu recevait des influenceurs, des créateurs de contenu sur Internet pour leur donner les réponses à la colère des lycéens avant même les syndicats. Ils sont vantés d'avoir reçu un message privé du Premier ministre sur leurs réseaux sociaux dimanche soir.
Je vous mets le message là, mais en gros, demain, je serai à Matignon pour discuter avec lui.
Et résultat, certains ont été reçus en fin de matinée hier par le Premier ministre Sébastien Lecornu, le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray, de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, opération de communication. Des influenceurs comme Luc Amat et la Grande Bavardeuse ont raconté à leurs abonnés ce qui avait été dit lors de cette réunion, avant même la conférence de presse du ministre Edouard Geffray.
Je viens de quitter la réunion qui a été organisée avec Sébastien Lecornu, le Premier ministre, ainsi que le ministre de l'Éducation et le ministre de l'Enseignement supérieur, et je vais vous raconter ce qui est... Je
viens de raccrocher d'un appel avec le Premier ministre, avec le ministre de l'Éducation nationale et le ministre de l'Enseignement supérieur. C'est officiel. Parcoursup, c'est terminé.
Et ça ne passe pas. Jean-Rémi Girard du syndicat enseignant en SNALC a notamment écrit « Le coup des influenceurs prévenus des annonces avant les organisations syndicales lycéennes et qui balance tout dans les médias. Plus de trois heures avant la conférence de presse, c'est fascinant, je cite, de stupidité et de mépris. Bravo Matignon. » Donc vous voyez, Emmanuel Macron peut t'accuser et dire que les réseaux sociaux abîment notre démocratie. Oui. quand ça l'arrange pour sa communication, parce qu'ils sont bien contents de s'en servir. Votre
édito sur
Europe 1, Laurent Tessi, merci. On vous dit
à tout à l'heure. À tout à l'heure. À ce qu'elle croit-vous à partir de 16h sur Europe 1.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.