Chargement...
Chargement...
Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Mais d'abord un mot sur le climat politique actuel. J'aimerais qu'on revoie ensemble cette séquence qui s'est déroulée tout à l'heure à l'Assemblée nationale. Sébastien Chenu, député RN du Nord, prend la parole sur l'attentat raciste de Trappes. Il fustige, je le cite, les minables récupérations politiquaires de ses adversaires de gauche, et ceux-ci écologistes, socialistes, quittent l'hémicycle. Réaction dans la foulée, écoutez Sébastien Lecornu.
voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin, midi et soir, tout sent le recel politicien, marque une forme d'indignité et croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement National. Vous devriez justement, précisément, être présent dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l'unité de la République, défendre les valeurs de la République et faire corps, faire bloc et ne rien lâcher. Et cette ambiance... particulièrement nauséabonde de ces questions au gouvernement, laisse présager de rien de bon pour les semaines et les mois qui viennent. Donc moi, mesdames et messieurs les députés, quelles que soient vos sensibilités politiques, j'en appelle au sursaut et j'en appelle à être debout pour la République.
Eric Méchoux, vous étiez dans l'hémicycle cet après-midi ?
Absolument, madame, j'étais dans l'hémicycle cet après-midi et je veux d'abord avoir une pensée pour... Pango Bozirwangi, un homme brillant et lumineux. Ce jeune homme
de 26 ans qui a été tué par les terroristes de Trappes. C'est surtout pour lui,
mais c'est surtout pour sa famille aujourd'hui qu'il doit vivre avec ce drame. Qui
a quitté l'hémicycle aussi, suite aux propos de Sébastien Lecornu.
Oui, je ne l'ai pas vu. Il était derrière, au-dessus. Donc je ne peux pas voir qui rentre et qui sort réellement. Mais
le maire de Trappes a confirmé, notre porteur, qu'ils avaient quitté. C
'était leur choix. Je ne l'ai pas commenté les choix. Ce qui peut être regrettable, c'est l'instrumentalisation politique telle qu'elle est faite là par la gauche et l'extrême gauche. On ne peut pas donner tort à M. Lecornu qui dit qu'il y a instrumentalisation. En réalité, ça fait 20 ans que des crimes racistes existent et c'est une catastrophe parce que c'est une forme de négation de l'humanité. de l'autre, et ça c'est inacceptable dans la République. Des crimes sur les juifs, sur les chrétiens, sur les musulmans sont inacceptables et ne sont pas acceptés par la République, ne sont pas plus acceptés en tout cas à l'UDR pour en être le représentant et pour connaître bien l'ERN, ne sont pas acceptés par l'ERN, et encore moins par Sébastien Chenu que je connais bien, avec un homme extraordinairement humain.
Ce que disent les députés de gauche qui ont quitté l'Assemblée nationale, c'est qu'ils renoncent de participer à cette hypocrisie, notamment de la part du Rassemblement national. Sébastien Lecornu répond qu'il a une charge assez virulente vis-à-vis des députés de gauche. Il parle de recel politicien. Il dit que par le passé, il y a eu d'autres attentats terroristes. À ce moment-là, il y a eu une période de décence qui a été respectée. Pas forcément toujours la concorde, mais en tout cas une période de décence. n'empêche pas le débat démocratique. Est-ce que ça a été une attitude politicienne cet après-midi de ces députés de gauche ?
C'est-à-dire que là, on est quand même dans une pure inversion de la chose. En l'occurrence, vous avez vu votre reportage. Qu'est-ce qu'il montre ? Il montre qu'en l'occurrence, évidemment, il y a eu une minute de silence qui a été respectée par rapport à ce meurtre épouvantable qui a été commis à Trappes. Mais la question de Sébastien Chenu, elle est d'emblée polémique. Au lieu d'être dans le recueillement, dans l'unité nationale, qu'est-ce qu'il dit ? Il dit que la gauche récupère la gauche ceci. Il vitupère la gauche au moment même où la personne qui a été la meurtrière, on voit bien dans quelle... bain idéologique elle est. Elle a Mein Kampf à la maison, elle n'a pas le capital, que je sache. C'est quand même assez clair, du point de vue de l'orientation politique. Donc, cette personne-là du Rassemblement National, qui devrait plutôt faire profil bas, vu les horrores xénophobes qu'il ne cesse de raconter, vu tout ce qui a été dit par Ferdinand Bardella sur trappe, etc., pour continuer à braquer cette population, eh bien, plutôt que de faire ça, il est dans l'accusation. Et que fait le Premier ministre ? Les seuls mots qu'il a durent, c'est contre qui ? C'est contre la gauche. Mais qui a armé, comment dire, idéologiquement ce tueur ? C'est la gauche. Enfin, c'est vraiment lamentable. C'est écœurant à bien des égards. C'est écœurant ce qu'on vient de vivre. On devrait en ce moment penser... à cet homme qui est mort, mais pensez aussi à la fillette qui a été attaquée, qui a plusieurs balles alors qu'elle a 12 ans. Non, franchement, c'est écœurant.
C'est intéressant aussi ce que dit Sébastien Lecornu. Il s'adresse aux députés de gauche. Il dit, mais vous ne vous rendez pas compte que vous faites le jeu du Rassemblement national qui s'affiche comme le parti de l'ordre et vous, précisément en refusant le débat démocratique, vous faites le jeu
du
RN. Il n'y a
pas de refus de débat, c'est qu'il y a une prise de parole de Sébastien Chenu. qui est particulièrement dans l'accusation et dans la politique aérie, au moment où il s'agirait justement de dire que... Aujourd'hui, il faut être clair par rapport au racisme, clair par rapport à la xénophobie. De ce point de vue, il est vrai que le Rassemblement national est clair sur la xénophobie, il est xénophobe. Il n'y a pas de problème par rapport à ça. Et ce qu'a dit Vendran Bardella en permanence sur Trappes et sur tout le reste, on en a plein d'exemples en permanence. Donc non, aujourd'hui, je pense que là, l'attitude de Sébastien Chenu est tout à fait lamentable. Et moi, ce qui me déconne encore davantage, c'est l'attitude du Premier ministre qui ne trouve de mot dur à prononcer qu'en direction de la gauche au moment où c'est l'extrême droite. qui devraient être visés par des propos durs à la suite de cet assassinat.
Le RN devrait faire profil bas, accusé d'hypocrisie de la part de ses députés de gauche.
ne peux pas parler au nom du RN, mais c'est ce que dit monsieur. Il nous sort son brévière. Oui, je suis allié, mais pour autant, je peux parler à leur place. Permettez-moi quand même. C'est la primeur de leur parole, même si je sais très bien que ce sont des gens d'une honnêteté, d'une droiture incroyable. Monsieur nous récite son brévière communiste et gauchiste. Moi, je rappelle, effectivement, il y avait mal camp. Je ne sais pas s'il a vu le journal lui-même, mais de la même manière, il y avait un foulard palestinien chez lui. Donc, on peut jouer avec les symboles. On a dit qu'il y avait des tracts RN, il n'y en avait pas. Donc on joue dans l'insymbolique et votre approche est manipulatoire et dangereuse. Parce que vous utilisez un drame humain extraordinaire pour faire une politique, pour moi, nauséabonde, qui consiste à monter les Français les uns contre les autres. Aujourd'hui, la République, elle a besoin d'une concorde, elle a besoin d'une stabilité, elle a besoin d'une vision, elle a besoin de quelqu'un qui stabilise et qui ne mette pas le feu à l'Assemblée. Je suis député depuis deux ans. Avant, j'étais entrepreneur, je suis industriel. Mais c'est une catastrophe l'attitude de la gauche de manière générale. Comment je dirais ? C'est une catastrophe complète. C'est vraiment un ensauvagement de la politique. C'est inacceptable.
Mais ça donne des arguments à Marine Le Pen. Vous devriez être satisfait de cette attitude.
Mais je n'ai pas à être satisfait ou pas. Ils sont responsables de leur attitude. Si aujourd'hui Sébastien leur connu, il leur dit, vous avez une attitude qui ne vous profite pas, mais surtout qui ne profite pas à la République, c'est qu'elle ne profite pas à la République. C'est vraiment, il faut le vivre. C'est des gens ingérables. D'ailleurs, ils sont sortis. Ils ont fait un dédit de démocratie en sortant.
Ça vous arrive de sortir, ça arrive à tout le monde de sortir, c'est pas le sujet. La question c'est... C'est le sujet, c'est ce qu'on vient de vous dire. Est-ce que la seule leçon qu'on a attirée quelques heures, après quelques dizaines d'heures, après l'assassinat de ce monsieur, la seule leçon qu'on a attirée, c'est des députés qui sont sortis de l'Assemblée nationale. La leçon qu'on devrait tirer... C'est vous qui faites votre résumé. C'est qu'aujourd
'hui... Vous faites votre résumé.
Non. C'est pas ce
que
j'ai dit. Eh bien moi, ce que je pense, ce que vous devriez dire, et qu'on devrait tous dire, c'est que... Répétez-moi
de penser ce que j'ai pensé. J'ai pas encore... Merci.
Je devrais dire. En l'occurrence, la seule chose qu'on devrait se dire là ensemble, en ce moment, tout de suite, c'est qu'est-ce qu'on fait pour faire reculer la xénophobie et le racisme dans ce pays ? Est-ce que M. Bardella va présenter des excuses par rapport à ce qu'il a dit sur Trappes, en disant voilà les émeutiers ? Ensuite, d'où viennent-ils ? Ils viennent des banlieues. Ce sont les hordes arabo-musulmanes, a dit M. Zemmour, et donc il faut aller les venger. Parce que c'est ça qu'a dit ce monsieur. Il a dit « Après les pillages, j'ai voulu venger les commerçants en tuant des Noirs et des Arabes ». Où est-ce qu'il a trouvé cette idée ? Il l'a trouvé en écoutant les gens de gauche ? Non, je ne crois pas. Je pense qu'il l'a écoutée, il l'a trouvé en écoutant des discours xénophobes qu'on entend en permanence à droite et à l'extrême droite.
Que vous êtes à l'aise précisément avec ce qui a été dit, notamment par Jordan Bardella, quand il a parlé de république islamiste miniature, en parlant de trappe
Est-ce que vous êtes à l'aise avec les mots ?
Oui, mais vous, comment vous les recevez ? Est-ce que vous êtes à l'aise avec ça ? Moi, je pense que
s'il dit ça, c'est quand même une raison. Il y a une raison, aujourd'hui, une forme d'islamisation autour de Trappes. Certainement, il a raison de le dire, parce que c'est la réalité. Après, ce monsieur dont vous parlez, que vous ne connaissez pas d'ailleurs, qui a malheureusement assassiné, c'est une véritable catastrophe. Je disais tout à l'heure, c'est véritablement une manière de nier l'humanité. Ce monsieur est aujourd'hui suivi par des psychologues, des psychiatres, parce que ça se trouve, il ne va pas être responsable. C'est un malade, c'est un malade mental. Je
précise quand même que sa garde à vue a pu reprendre, parce que précisément, les experts ont jugé qu'il était apte à pouvoir être interrogé par les enquêteurs. Je vous l
'accorde, c'est une personne faible. Et on avait une experte
psy hier en plateau qui nous disait que ça n'atténue en rien le caractère raciste des choses. D'ailleurs, c'est ce qui a été dit aussi par le procureur national antiterroriste. De toute façon, le racisme n'est pas
acceptable. Il n'est pas accepté à l'UDR, il n'est pas accepté au RN. Vous ne
minimisez pas en vous appuyant sur le profil psychologique de cet individu.
Non, je dis seulement que c'est arrivé aujourd'hui qu'il devait être analysé par un psychiatre. C'est une réalité. Mais de toute
façon, ça
ne retire en rien le caractère raciste de son acte. J'entends bien. Mais là, aujourd'hui, ça doit être traité par un psychologue et un psychiatre. Si le psychiatre dit effectivement qu'il est responsable de ses propos, il est responsable de ses propos. Et c'est inacceptable.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.