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Nous recevons donc pour la suite de cette matinale Yvan Rioufol. Yvan Rioufol, bonjour, est-ce que vous êtes bien avec nous ? Bonjour Alexandre de Galzin. Alors, d'autres manifestations vont s'enchaîner dans les prochains jours après celles du 17 et du 24 octobre. La France est-elle condamnée à l'insécurité permanente
jamais de 17 octobre, a dit hier Emmanuel Macron. En fait, malheureusement, on n'est pas obligé de le croire. Certes, la journée passée, celle du 24, s'est mieux déroulée. L'État a retrouvé ses esprits, si je puis dire, en maîtrisant la violence. Mais cette maîtrise ne me semble être que passagère. Car en fait, l'État a montré ces terribles faiblesses, qui ont d'ailleurs des faiblesses qui ont été accentuées hier par son nouveau recul face aux revendications lycéennes. Donc nous sommes entrés, me semble-t-il, dans une logique de rapport de force. entre des mouvements insurrectionnels et un gouvernement à bout de souffle. Samedi, il y a encore une autre manifestation qui s'annonce comme étant particulièrement dangereuse, d'autant plus dangereuse d'ailleurs que s'ajoute à cette manifestation la date d'Halloween qui est prétexte depuis maintenant quelques années à des violences de rue comme il y en a au 1er de l'an ou au 14 juillet. Et donc, d'en face à ce contexte-là, La gauche, qui voit effectivement sa perspective de victoire aux présidentielles s'éloigner de plus en plus, a décidé et va accentuer sa mobilisation des foules vindicatives, en reprenant dans le fond la stratégie ordinaire des régimes totalitaires et des idéologies liberticides. Et c'est ce à quoi nous assistons aujourd'hui à travers… Une extrême gauche et une gauche qui, faute de programme, ont déclaré la guerre. à un antifascisme imaginaire, qui crée d'ailleurs, par sa violence et par son intolérance, son propre fascisme. Il a été particulièrement choquant, de mon point de vue, d'observer cette gauche sectaire, qui a à nouveau réuni d'ailleurs la France Insoumise, le PC, les écolos, le PS, toute cette petite bande qui finit effectivement la discorde pour se rassembler. naturellement dans les moments difficiles, pour aller manifester à Orléans afin d'intimider, de tenter d'intimider les participants au congrès du Rassemblement national, dont la candidate, je le rappelle, est quand même la favorite pour l'élection présidentielle. Et c'est cette même gauche qui réclame aujourd'hui l'interdiction du Rassemblement national. On a entendu Bayaioko le demander. l'interdiction de chaînes de télévision, pourquoi pas, et qui fait des listes de journalistes qui ne lui conviennent pas. Et donc, il y a une série d'atteintes à la démocratie qui ne suscitent malheureusement aucun émoi auprès, en tout cas, du Bloc central et de la Macronie. Et en réalité, Emmanuel Macron, je lui en fais le procès, affiche une complicité passive avec ces mouvements insurrectionnels qui sont dirigés. contre une prétendue extrême droite que le président de la République également a voulu, a décidé de combattre en combattant à travers cette extrême droite, en combattant le Rassemblement national. Il est, de mon point de vue, le grand ordonnateur du chaos à venir qui risque d'imposer chaque samedi ses rapports de force et qui épuisent d'ailleurs par ces confinements sécuritaires tous les commerçants des centres-villes. Et les riverains, je me suis baladé samedi dans Paris, je n'étais pas le seul, on a bien vu que Paris était vide, que les commerces étaient fermés et que c'était particulièrement dramatique. Donc la seule solution qui pourrait, me semble-t-il, écourter cette période terrible que nous aurons à subir jusqu'en avril, c'est-à-dire jusqu'à l'échéance présidentielle, serait effectivement que le chef de l'État s'en aille. Il devrait partir, mais il ne partira pas. Et donc on est dans une impasse. Alors qu'il est devenu la cause de toutes les insécurités et qu'il apparaît de surcroît de plus en plus déconnecté de son pays. Hier par exemple, il était à Marseille, il s'est interrogé pour dire qu'il ne trouvait pas normal que le pays soit dans cet état d'ébullition à six mois des présidentielles. Mais il devrait s'interroger précisément sur la sourde colère française. On l'a entendu dire également... après le 17 octobre, qu'il ne comprenait pas pourquoi des Français s'en prenaient à d'autres Français, comme s'il n'avait pas vu qu'il y avait une fracture identitaire et deux Français, deux jeunesses et deux sociétés qui s'affrontaient. On l'a vu également. à trappe, après cet attentat raciste, nous dire qu'on en assistait à un tournant dans ce drame, parce que ce drame aurait pris en cible des victimes choisies en fonction de leur religion ou de leur couleur de peau, en oubliant qu'il y a eu de multiples drames déjà qui ont visé... des Blancs ou qui ont visé des Juifs ou qui ont visé des Chrétiens. Donc cet homme est devenu complètement imperméable aux réalités et on peut s'inquiéter en effet des suites à donner à ce grand chaos organisé.
Yvan Rioufol, vous vouliez aborder justement ce sujet de l'attentat de Trappes. Selon vous, est-ce qu'il est attribué actuellement par Laurent Nouniez à l'ultra-droite ? En réalité, le profil du personnage a l'air... particulièrement absurde et complexe. Est-ce que cet état de trappe, pour vous, risque d'accentuer encore l'insécurité présente ?
Je le crains parce que je constate les choses. On va revenir sur le profil du type qui, en effet, n'est pas clair, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais ce que l'on voit, en tout cas à travers les premières réactions, c'est un risque d'exploitation supplémentaire. dans la conflit tuée de ce qui sera fait par la gauche et par l'extrême-gauche islamisée, après ce crime en effet raciste qui a tué, donc je le rappelle, une personne, d'ailleurs c'était un chrétien d'origine africaine, et qui a blessé grièvement une jeune enfant de 11 ans. Mais avant même de connaître le profil de ce cinglé, ceux qui ordonnent d'habitude de ne pas faire d'amalgame quand ce sont des voyous des cités qui sont mis en cause, se sont précipités pour accuser à nouveau la droite, l'extrême droite et tous ceux en général qui gardent les yeux grands ouverts sur les désastres des sociétés multiculturelles. Et ce qui est apparu à l'occasion de ce crime, abominable bien entendu, est la mise en œuvre de ce nouveau fascisme qui se réclame de l'antifascisme. Vous savez, Pasolini avait annoncé effectivement ce comportement-là. À peine le crime avait-il été commis, qu'un député de la France insoumise... a réclamé la fermeture de CNews. Votre serviteur lui-même a été mis en cause par ce député pour avoir décrit en 2021 la réalité de l'islamisation de Trappes. Un avocat proche de la France insoumise a publié dans la foulée une liste de noms ayant en commun d'avoir alerté sur la conflictualité qui procède du communautarisme, donc en mettant autant de cibles sur le front de ces noms cités. pour tout esprit un peu dérangé qui voudrait effectivement lancer des fatwas. Et le maire de Trappes lui-même, d'ailleurs Ali Rabé, a alimenté encore davantage cette conflictualité en qualifiant immédiatement cet attentat d'islamophobe alors que la victime est chrétienne. et donc en reprenant un terme utilisé par l'islamisme. C'est l'islamisme qui a imposé dans le débat public ce terme d'islamophobie, afin de récuser toutes les critiques qu'on pourrait lui porter. D'ailleurs, Ali Rabbe avait... À ses côtés, lorsqu'il a fait cette déclaration, Elias Dimzalen, qui est connu pour, notamment en 2022, avoir appelé à l'intifada dans les rues de Paris. Il en avait retrouvé dans son appartement, comme pour l'auteur d'ailleurs de Trapp, le Mein Kampf d'Hitler, qui est une lecture qui est maintenant très prisée par les milieux islamistes. Et c'est ce même rabais qui a exigé que l'on interdise désormais. d'évoquer le grand remplacement, qui est pourtant une expression qui est employée par Mélenchon lui-même pour promouvoir sa nouvelle France. Bref, on est là devant la gauche prétendument antifasciste qui va ordonner aux médias, aux journalistes, aux politiques de taire des réalités concernant en tout cas l'échec du vivre-ensemble et du multiculturalisme, et c'est particulièrement... dangereux effectivement, et donc tous ces incendiaires sont prêts à tout pour alimenter la haine qu'ils dénoncent par ailleurs. J'en prends un exemple flagrant hier, Le Monde, le journal Le Monde, a fait une désinformation ouverte en laissant entendre, enfin en affirmant que des tracts du Rassemblement National avaient été découverts dans la voiture du tueur. Alors qu'effectivement, cette information était fausse. J'ai entendu Nunez nous dire, vous le rappeliez dans votre préalable, que ce crime était forcément lié à l'ultra-droite, mais pour l'instant, aucun signe ne semble le démontrer. Au contraire, ce Kevin, elle, a été vu participant à des manifestations d'ultra-gauche pro-palestinienne. Il y a des photos qui l'attestent. On a appris qu'il était schizophrène, qu'il a été un moment... placés en cellules psychiatriques. Donc cela ne change rien naturellement à son geste odieux, mais on voit bien que la surexploitation qui va être faite de la gauche ne peut qu'accentuer cette insécurité, cette même, cette guerre civile dans le fond qui nous pend au nez. Donc il est temps, et je reprends la monde entienne, il est temps que pour la France silencieuse, qui ne se reconnaît pas naturellement, qui n'a rien à voir avec tout ceci, que la France silencieuse se réveille et commence à manifester son épuisement et son refus de se faire caricaturer par tous ces gens-là.
Merci beaucoup Yvan Rioufol d'avoir été avec nous ce matin. Évidemment, on vous retrouve la semaine prochaine ici sur l'île de droite.
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